samedi 10 octobre 2020 - par taktak

“Le seul souverainisme émancipateur, c’est le Frexit progressiste” une tribune de Fadi Kassem et Georges Gastaud à lire dans Marianne !

Dans une tribune publiée le 5 octobre par l'hebdomadaire Marianne, Georges Gastaud et Fadi Kassem, secrétaires nationaux du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF - www.initiative-communiste.fr) défendent un Frexit de gauche, socialiste et progressiste.

Depuis plusieurs années, le débat politique tend à se réduire à une opposition destructive entre les “mondialistes” incarnés par la Macronie et par ses renforts de second tour (LR, PS, EELV, voire PCF), et les “souverainistes” du prétendu “Rassemblement national” flanqué de toute une série de “souverainistes sans rivage” qui minimisent l’existence du clivage gauche-droite et qui, par-delà ce clivage, relèguent au second plan l’antagonisme fondamental de toute société capitaliste : celui opposant le monde du travail à celui du capital. Cette fausse alternative, véritable “tenaille” idéologique, est imposée par nombre de commentateurs qui font du “duel”-duo Macron-Le Pen le pivot de la prochaine présidentielle, alors que 80% des Français refusent (les sondages le montrent) la reproduction de ce scénario mortifère pour 2022.

Un souverainisme de gauche

Dans cette optique et selon nombre d’analyses, la galaxie “souverainiste” regrouperait des formations refusant le clivage gauche-droite pour défendre la “politique française” : c’est ce qu’a déclaré Michel Onfray lors du lancement de sa revue Front populaire – dont le titre usurpe le nom du Front populaire de 1936, dans lequel le jeune PCF et la CGT jouaient un rôle moteur. Cette nébuleuse comprendrait “Debout la France” de Nicolas Dupont-Aignan, “les Patriotes” de Florian Philippot, l’UPR de François Asselineau, “République souveraine” de Djordje Kuzmanovic, “Génération Frexit” (scission de l’UPR) récemment créé… et le Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF) ; mais il n’en n’est rien concernant le PRCF.

En effet, le PRCF, première formation politique à avoir fait de la sortie de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme, le cœur de son programme dès sa création le 18 janvier 2004 – soit plus de trois ans avant la naissance de l’UPR –, diverge foncièrement des partis qui se proclament “souverainistes”. D’abord parce qu’il s’agit là d’une publicité mensongère de leur part, puisque aussi bien le RN que Dupont-Aignan (qui vient d’annoncer sa candidature à la présidentielle, tuant au passage l’espoir de candidature unique desdits “souverainistes” en 2022) ne souhaitent sortir ni de l’euro, ce clone destructif du Mark, ni de l’UE, cette dictature néolibérale pré-totalitaire, ni (cela ne surprendra personne) du capitalisme ; cette dernière sortie, pierre angulaire du message porté par le PRCF, n’est évidemment jamais évoquée ni par l’UPR, ni par les Patriotes de Florian Philippot.

Sortie de l’euro, de l’UE, de l’Otan

Or cet élément est décisif pour saisir la différence et la divergence profondes opposant le PRCF aux formations pro-capitalistes et “euro-constructives” se réclamant publicitairement du Conseil national de la Résistance (CNR), au risque d’ailleurs de le dénaturer. C’est ce que fait M. Asselineau quand il explique que le CNR fut le fruit d’une “alliance des patrons et des ouvriers“, donc d’une “collaboration de classes“. Rien de plus inexact : le CNR penchait largement à gauche, du fait du rôle central du PCF de l’époque qui alliait la Marseillaise et l’Internationale, le drapeau tricolore et le drapeau rouge, et de la CGT qui menait la lutte des classes ; il suffit d’ailleurs de se référer au programme du CNR à forte connotation progressiste, dans la continuité de la politique menée par le Front populaire ; en face, le Comité des forges, MEDEF de l’époque, optait pour la Collaboration, de même que la majorité de la droite et l’extrême droite lourdement compromises avec Vichy. Finalement, les voltes-faces des “radicaux” et l’anticommunisme primaire régnant en France – y compris parmi les “socialistes” emmenés par L. Blum – accélérèrent la chute d’une coalition de gauche qui se heurta au patronat fascisant décidé à prendre sa revanche sur les conquêtes sociales de 1936, au même titre que tous les fascistes et réactionnaires grouillant dans les ligues et dans l’armée de l’époque. La sortie de l’euro et de l’UE sans perspective socialiste correspond au Brexit

Ces rappels sont indispensables pour comprendre le message du PRCF, à savoir un Frexit progressiste se traduisant par la sortie de l’euro, de l’UE, de l’Otan et (et nous insistons sur le “et”) d’un capitalisme de plus en plus prédateur, dont Marx disait déjà dans Le Capital qu’il “ne produit la richesse qu’en épuisant ses deux sources, la Terre et le travailleur”. Car la sortie de l’euro et de l’UE sans perspective socialiste correspond au Brexit célébré par les “souverainistes des deux bords” le 31 janvier dernier au siège de l’UPR, lors d’une soirée au cours de laquelle les forces de droite extrême dominaient nettement ; cela ne règle pourtant nullement la question d’un asservissement central, celui des travailleurs (incluant petits artisans et commerçants, cadres, ingénieurs, etc.) et des citoyens envers “la nouvelle raison du monde” totalitaire décrite par Pierre Dardot et Christian Laval dans leur ouvrage éponyme, à savoir celle du capitalisme néolibéral.

Or pour les militants franchement communistes du PRCF, la lutte pour l’indépendance nationale passe par la confrontation du peuple travailleur avec l’oligarchie capitaliste dont le cœur de stratégie est précisément la dissolution de la France républicaine dans un Empire euro-atlantique piloté par Berlin et Bruxelles, le tout supervisé par Washington. Dans ces conditions, la lutte pour sortir la France du capitalisme a besoin de l’émancipation nationale, ce que refusent d’entendre l’euro-gauche “réformiste” ; et symétriquement, la lutte pour la souveraineté, nationale et populaire, ne peut aboutir à rien si notre pays, refaisant son unité autour du monde du travail, ne rompt pas franchement avec l’UE, machine de guerre du grand capital contre les services publics, les conquêtes sociales, les souverainetés nationales et populaires, le “produire en France” et même notre langue menacée par le tout-anglais cher à Bruxelles et à ses traités “transatlantiques”, ainsi qu’avec son indissociable “partenaire stratégique” qu’est l’OTAN.

Un parti franchement communiste

C’est pourquoi le PRCF appelle à reconstruire un Parti franchement communiste, qui s’inscrit clairement dans la continuité révolutionnaire des Sans-culottes, des Communards, de la Révolution d’Octobre et du Congrès de Tours, et dans une démarche à la fois patriotique et internationaliste pour affronter Macron-RN (les deux faces d’une même pièce oligarchique) et leurs satellites, le MEDEF, les actionnaires du CAC 40 et l’ordre capitaliste euro-atlantique. Pour cela, sans courtiser le moins du monde ni ceux frayant avec Le Pen (dont Dupont-Aignan accepta d’être le Premier ministre en 2017) ni les “progressistes” invertébrés de l’euro-gauche, il faut construire le “Tous ensemble en même temps” des travailleurs contre les licenciements et les contre-“réformes” successives (code du travail, Sécurité sociale, retraites par répartition, services publics…), mais aussi ériger un large Front rassemblant des communistes, des insoumis et des patriotes antifascistes – ce que fit Maurice Thorez en tendant la main aux catholiques dans le cadre du Front populaire –, des syndicalistes de combat, des gilets jaunes, des intellectuels progressistes, et tous les travailleurs et citoyens aspirant à un autre monde que le Diktat imposé par l’ordre capitaliste euro-atlantique. Le seul indépendantisme qui vaille et qui puisse conduire à de nouveaux “Jours heureux” est donc celui auquel mènera, sans crainte de marcher au socialisme

Sans cela, impossible d’empêcher le naufrage programmé du pays (Macron) ou son franc déshonneur xénophobe (Le Pen) ; sans cela, impossible de reconstruire une République une et indivisible, sociale et laïque, souveraine et démocratique, fraternelle et pacifique en marche vers une autre société, la société socialiste. Articuler Frexit progressiste et marche au socialisme, c’est comprendre avec Jaurès que “la souveraineté nationale est le socle de l’émancipation sociale”, mais que vaut également la réciproque : la France ne se sauvera pas comme pays indépendant si elle ne rompt pas avec le capitalisme qui l’asphyxie sans pitié. Le seul indépendantisme qui vaille et qui puisse conduire à de nouveaux “Jours heureux” est donc celui auquel mènera, sans crainte de marcher au socialisme, le Frexit progressiste, antifasciste et anti-impérialiste que propose le Pôle de Renaissance Communiste en France !

https://www.marianne.net/agora/humeurs/le-seul-souverainisme-emancipateur-cest-le-frexit-progressiste



29 réactions


  • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 10 octobre 2020 09:31

     le PRCF [...] s’inscrit clairement dans la continuité révolutionnaire [...] du Congrès de Tours

    Difficile à entendre, quand deux paragraphes plus haut, on se félicite de la participation du PCF au front populaire

    « les militants franchement communistes du PRCF » pour « un souverainisme de gauche » « clairement dans la continuité révolutionnaire [...] de la Révolution d’Octobre » devraient relire Lénine de temps en temps.

    le communisme naissant, grandissant, marchant à la victoire, est appelé à traverser une période de lutte (qui a déjà commencé), d’abord et surtout, contre le « menchevisme » propre (de chaque pays), c’est-à-dire l’opportunisme et le social-chauvinisme ; puis, à titre de complément, pour ainsi dire, contre le communisme « de gauche ».

    Lénine, La maladie infantile du communisme  (le « gauchisme »), 1920.


    • Captain Marlo Captain Marlo 10 octobre 2020 20:57

      @Opposition contrôlée

      d’abord et surtout, contre le « menchevisme » propre (de chaque pays), c’est-à-dire l’opportunisme et le social-chauvinisme ; puis, à titre de complément, pour ainsi dire, contre le communisme « de gauche ».Lénine, La maladie infantile du communisme  (le « gauchisme »), 1920

      .
       
      Oui, c’est exactement ça : le sectarisme des gauchistes, qui croient être « plus révolutionnaires », en refusant toute alliance..., et à l’extrême gauche, il n’est pas le seul, il y a aussi le Pardem. Si vous avez le temps, regardez les vidéos que j’ai mises en lien plus bas, sur le meeting d’Aix en Provence en 2012.


    • taktak 11 octobre 2020 19:59

      @Captain Marlo
      Le sectarisme n’est pas dans le camps du PRCF. Le PRCF n’a eu de cesse que de construire des alliances respectueuses de la diversité, permettant le rassemblement le plus large, sans prétendre imposer ni un chef, ni une structure, comme le fait F Asselineau et son UPR.
      Car il faut le dire et le rappeler. De 2013 à 2020 en passant par 2015 et 2016, les communistes du PRCF n’ont eu de cesse que de tendre la main.
      C’est Asselineau et l’UPR qui ont refusé de signer l’appel pour de nouveaux jours heureux en 2013, alors que progressistes du MPEP et gauliste des CPF rejoignez le front
      C’est Asselineau et l’UPR qui ont refusé de participer à la manifestation des 10 ans du non devant l’assemblée nationale le 30 mai 2015
      Encore eux qui n’ont pas voulu soutenir la pétition pour un referendum pour la sortie de l’UE et de l’euro qui a pourtant receuilli des milliers de signatures
      Et toujours eux qui n’ont pas invité en 2019 le PRCF pour célébrer le brexit, préférant la fangeuse compagnie d’opposants déclarés à la sortie de l’UE mais au pedigree marqué à la droite extrème.
      Et quand le PRCF ce printemps a proposé avec l’appel du 29 mai un nouveau mouvement ouvert réunissant une nouvelle fois des milliers de soutiens, l’UPR et ses militants étaient encore aux abonnés absents.
      Les faits sont là, terrible, l’UPR et asselineau, n’ont de gout que pour les campagnes électorale, celle permettant à asselineau de prendre la lumière des projecteurs.
      C’est d’autant plus terrible que toute cette énergie qui ne bénéficie pas du tout au frexit est rendue caduque par les frasques de Asselineau lui même empétré dans des scandales sexuels, se disqualifiant ainsi lui même.
      Quant à parler de capacité de rassemblement, l’éclatement du bureau national de l’UPR démontre que le résultat sur le plan de l’unité n’est pas là non plus à l’interne même de ce mouvement

      Il y a donc urgence pour les militants de l’UPR, plutot que de tirer prioritairement comme ils le font trop souvent par anticommunisme sur les communistes du PRCF, à prendre vraiment leur responsabilité. Comme y invite Fadi Kassem et Georges Gastaud


    • Captain Marlo Captain Marlo 11 octobre 2020 22:35

      @taktak
      Il y a donc urgence pour les militants de l’UPR, plutot que de tirer prioritairement comme ils le font trop souvent par anticommunisme sur les communistes du PRCF,

      Nous ne sommes pas anti communistes, nous sommes anti diviseurs !

      Sinon, je ne vois aucune alliance des révolutionnaires en France, étonnant, non ?
      Il faut vous allier au Pardem, aux organisations révolutionnaires présentes à Aix en 2012, et avec toutes les autres !

      .
      Avec tous ces révolutionnaires, vous devriez vous entendre, non ?
      Pourquoi êtes-vous divisés ?


    • Durand Durand 12 octobre 2020 14:10

      @michalac

      Asselineau, 21 ans pour les européennes de 1979 et 8 ans en 65...

      Je ne sais pas si vous touchez enfin le fond mais je vous le souhaite.


  • Attila Attila 10 octobre 2020 11:18

    Toujours pas compris que pour sortir de l’Union Européenne il fallait la volonté de la majorité des électeurs ? Et que pour cela il fallait un projet qui fasse consensus ?

    Le parti communiste a fait alliance avec les gaullistes pour créer le programme du CNR.

    .


  • Yanpi 10 octobre 2020 12:36

    Bonjour et merci à l’auteur pour cet article,

    Si on écoute M. Asselineau, Il dit clairement que le socialisme est mort avec la chute de l’URSS. Non pas que ce qu’il dise soit parole d’évangiles, mais tout est dit non ?

    Il faut effectivement discerner travail de capital. Devrait-on empêcher le capital ? Le problème de fond ne serait-il pas le manque de régulation et le fait que le capital puisse rapporter plus que le travail ? plus j’ai d’argent et plus je serai en capacité d’en amasser en un minimum d’effort.

    Qu’en pensez-vous ?


    • Captain Marlo Captain Marlo 10 octobre 2020 20:23

      @Yanpi

      En 2017, il y avait 2 candidats révolutionnaires : Poutou du NPA, & Arthaud de Lutte ouvrière, parfaitement connus de tous les électeurs.
      Résultats : Poutou : 1,09% et Arthaud : 0,64% des bulletins exprimés.

      Si les Français voulaient la révolution & le communisme, ça ne se voit pas de manière évidente... Comment voulez-vous rassembler sur un programme communiste, alors que la majorité des citoyens ne manifestent aucune volonté communiste ??
      .
      Même le PCF & la CGT en 1943, l’avaient compris ! Ils ont oeuvré pour le CNR et l’écriture du programme, mais ce n’était pas un programme communiste !

      Le programme du CNR ne contenait ni référence à la dictature du prolétariat, ni appropriation de l’outil de production. Il y avait des nationalisations au programme, mais rien de plus. Sinon, le PCF & la CGT auraient été les seuls à le signer.

      Ce que comprenait le PCF de 1943, le PRCF ne le comprend pas, c’est bien dommage, parce que votre sectarisme divise. Si vous attendez que la majorité des Français soient communistes, nous ne sommes pas sortis d’affaire avec l’UE !


    • babelouest babelouest 11 octobre 2020 01:59

      @Yanpi empêcher la formation et l’expansion du capital ? ABSOLUMENT.


    • Captain Marlo Captain Marlo 11 octobre 2020 06:37

      @babelouest
      empêcher la formation et l’expansion du capital ? ABSOLUMENT.

      Il me semble pourtant que la Chine communiste ne crache pas sur les capitaux...
      Quant à Cuba et à l’URSS, il s’agissait d’un capitalisme d’état, non ?
      Comment voulez-vous créer des entreprises et des emplois sans capitaux ?
      Il me semble que la question serait plutôt la redistribution des profits.
      .
      Et en ce qui concerne la sortie de l’UE, l’urgence est de remettre en place le contrôle des mouvements de capitaux qui a été supprimé par le Traité de Maastricht en 1992. Et avant, par les accords de l’Uruguay Round entre la Commission européenne et le gouvernement américain, qui a ont mis en place la mondialisation en 1994.
      .
      Depuis, en Europe et aux USA, tout doit circuler librement : les capitaux, les marchandises, les hommes & les services, d’où les délocalisations. En 20 ans, la France a perdu 40% de ses usines, et les emplois directs et indirects qui allaient avec.
      .
      Mais pour le PRCF, faire cesser cette hémorragie d’usines et d’emplois ne semblent pas être urgent.


    • babelouest babelouest 11 octobre 2020 09:31

      @Captain Marlo ce n’est pas parce que des fonds sont mis à disposition des entreprises, qu’il s’agit de capitalisme. Bien entendu, la Chine fait partie de ces pays qui fonctionnent « à la capitaliste ». Ce n’est pas pour autant que je l’encourage à remettre au goût du jour « le grand bon en avant », qui manquait complètement de cohérence, donc de bons résultats.
      .
      L’important réside dans la façon dont les fonds nécessaires sont répartis (par un organisme d’État), et dont les institutions (il en faut quelques-unes) surveillent que des non-travailleurs ne s’accaparent pas du PROFIT au détriment d’une vie correcte pour ceux qui produisent EN FONCTION DE LA DEMANDE. La loi de l’offre dot être bannie bien entendu.
      .
      C’est dès maintenant qu’il faut réfléchir ensemble, et bâtir un après-capitalisme avant qu’il soit possible de le mettre en place. La rapidité de mise en place de celui-ci sans hésitations sera beaucoup dans son succès.
      .
      Un détail : je le répète, je déteste le mot frexit, quant à lui accoler le mot progressiste, n’est-ce pas une piètre tautologie ?


    • Captain Marlo Captain Marlo 11 octobre 2020 21:41

      @babelouest
      C’est dès maintenant qu’il faut réfléchir ensemble, et bâtir un après-capitalisme avant qu’il soit possible de le mettre en place. La rapidité de mise en place de celui-ci sans hésitations sera beaucoup dans son succès.


      C’est aux Français de choisir la société dans laquelle ils ont envie de vivre !

      Je soutiens l’UPR, car depuis 2012, Asselineau propose dans son programme, le RIP, référendum d’initiative populaire, bien avant les Gilets jaunes !

      Je suis pour la démocratie, pas vous ? Les Français en crève de ne pas être entendus, je ne vais pas donner mes votes à des Partis qui décideront à leur place !


  • Doume65 10 octobre 2020 18:53

    « Cette nébuleuse comprendrait “Debout la France” de Nicolas Dupont-Aignan, “les Patriotes” de Florian Philippot, l’UPR de François Asselineau, “République souveraine” de Djordje Kuzmanovic, “Génération Frexit” (scission de l’UPR) récemment créé »

    Oh, le gros mensonge !


  • Captain Marlo Captain Marlo 10 octobre 2020 20:03

    Le PRCF gagnerait à cesser de mentir et de diviser.

    1/ Programme de l’UPR qui prouve que vous mentez :

    "(...) Voulant redonner toute son actualité au programme du Conseil national de la Résistance de 1944, je propose aux Français de se rassembler, quelles que soient leurs convictions politiques ou religieuses et leurs origines ethniques ou sociales, afin de rendre à la France sa liberté et sa démocratie. Cela impose en premier lieu de dénoncer juridiquement les traités européens, de sortir de l’UE et de l’euro, de sortir de l’OTAN et de soustraire l’économie, les services publics et les médias à la mainmise des féodalités privées..etc.

    .

    L’UPR a une divergence de stratégie avec le PRCF, elle veut sortir de l’ UE légalement par l’article 50, comme la GB. Le PRCF veut en sortir par la révolution, ce qui est son droit, mais il n’est pas obligé de le cacher et de salir l’UPR, à moins de vouloir diviser à tous prix !?

    Les preuves de cette divergence sont dans les vidéos d’un meeting commun en 2012 à Aix en Provence. Asselineau proposait l’unité autour d’un nouveau CNR2.0. Ils ont tous refusé ! Les bonnes âmes qui nous disent de nous allier, l’ignorent, mais ce sont les autres qui refusent de s’allier !!!!

    .

    2/ L’UPR n’est pas souverainiste, c’est un rassemblement provisoire, comme le CNR, et pas un Parti politique perenne, comme le PRCF, elle a vocation à se dissoudre.

    .

    3/ Les souverainistes, c’est autre chose ! Ce sont tous ces faux culs qui parlent sans cesse de souveraineté, qui critiquent l’UE, mais ne veulent jamais en sortir !

    Car ils veulent une Autre Europe : Dupont Aignan, les Verts, le FN, Lutte ouvrière, le NPA, le PS et feu le PCF par exemple. Preuves : ce document de l’UPR montrant les affiches électorales de tous ces partis.

    .
    PS : Il serait bon que le PRCF relise la liste des organisations signataires du CNR, du PCF/CGT, (qui étaient révolutionnaires en 1943 !!) , jusqu’à la Droite la plus conservatrice. Liste des signataires du programme du CNR.


    • babelouest babelouest 11 octobre 2020 02:01

      @Captain Marlo
      « Asselineau proposait l’unité autour d’un nouveau CNR 2.0 » Oui, mais derrière lui !


    • Captain Marlo Captain Marlo 11 octobre 2020 07:17

      @babelouest
      « Asselineau proposait l’unité autour d’un nouveau CNR 2.0 » Oui, mais derrière lui !

      Et alors ? Vous êtes combien ? Quel autre parti que l’UPR est capable de réunir autant de monde que la manif du 1er Mai 2019 ?

      Si le PCF a pris la direction du CNR, c’est qu’il était le Parti le plus important.
      Aux élections européennes en 2019, le PRCF a obtenu 1454 voix.
      L’UPR : 411 481 voix
      , la messe est dite.

      A mon avis, si depuis 2012, vous aviez accepté de vous allier à l’UPR, vous auriez bien davantage progressé, car les Français détestent les divisions, et ils ont bien raison ! Vous avez lu la liste des signataires du CNR ?

      Vous croyez qu’ils étaient d’accord sur tout ?
      Ils étaient d’accord sur l’essentiel : l’indépendance et la souveraineté du pays.


    • babelouest babelouest 11 octobre 2020 09:36

      @Captain Marlo je crains que vous ne jouiez sur les mots : il s’agissait alors, en 2012, non de faire bloc autour d’un parti pivot, mais de suivre UN homme dont les méthodes étaient (et sont toujours) contestées.


    • taktak 11 octobre 2020 20:15

      @babelouest
      la méthode même d’Asselineau est sectaire : poser en préalable premier et unique qu’il est le chef et porte parole. Sur cette base affirmer que son parti est un « rassemblement », et ensuite refuser de discuter avec quiconque en ne poursuivant comme seul moyen du frexit l’election à la présidence de Asselineau.
      C’est une impasse
      qui interdit le rassemblement et divise
      qui est évidemment sans issue, comme l’on montré les élections de 2012 et 2017, faisant apparaitre l’idée même du frexit pourtant majoritaire dans les classe populaire comme ultra minoritaire (1%).

      Une impasse d’autant plus grande que
      l’UPR vient de voler en éclat, avec une nouvelle fois l’eviction de la majorité de ses cadres, Asselineau jalou d’être la seule figure identifiable du mouvement
      les frasques d’affaire sexuelle éclabousse l’UPR et son leader.

      La méthode proposée par le PRCF, qui est dans l’esprit même du CNR, non pas la proclamation de la fusion de tous derrière un chef et dans un parti, et ce alors même que le CNR n’était pas un parti, est a contrario à même de faire se lever une large mobilisation populaire pour faire gagner non seulement le frexit mais aussi le peuple.
      Mais il est vrai que certain qui se prétendent pour le frexit on si peur de la contestation du capitalisme qu’ils préférent que le frexit n’adviennent pas


    • Captain Marlo Captain Marlo 11 octobre 2020 21:50

      @babelouest
      mais de suivre UN homme dont les méthodes étaient (et sont toujours) contestées.


      Et en quoi sont-elles contestées ?
      Tous les dirigeants sont un jour ou l’autre contestés.
      Le PCF et de Gaulle n’ont jamais été contestés ?
      Et pourtant, en 1943, tout le monde a bien suivi le PCF et de Gaulle, non ?

      Et je ne vois pas en quoi, le fait que vous soyez révolutionnaires vous empêchait de mener votre politique de manière indépendante ?  Il ne s’agissait pas d’une fusion, mais d’une alliance sur un sujet précis, le Frexit.

      D’ailleurs si les Français voulaient faire la révolution, ils ne voudraient pas de vous.
      On l’a vu avec les Gilets jaunes qui ne voulaient pas être récupérés par les Partis politiques...


    • Captain Marlo Captain Marlo 11 octobre 2020 22:07

      @taktak
      et ensuite refuser de discuter avec quiconque en ne poursuivant comme seul moyen du frexit l’election à la présidence de Asselineau.

      1/ Asselineau n’a pas refusé de discuter, il a participé au meeting d’Aix en Provence, c’est vous qui avait refusé l’alliance proposée.
      .
      2/ L’UPR n’a pas éclaté, les cadres ont été remplacés, à tous les niveaux, au bureau, au national, au régional, au départemental etc
      Vous prenez vos désirs pour des réalités !

      .
      3/ Quand on connaît l’histoire agitée du PCF, vous feriez mieux de ne pas la ramener. On en apprend de belles en lisant cette enquête, sur les erreurs multiples de Staline, et les dessous du PCF.... !!
      .
      4/ Quand aux accusations, évitez de prendre partie dans une affaire judiciaire en cours, merci !


  • Captain Marlo Captain Marlo 10 octobre 2020 21:06

    Ceux qui sont curieux peuvent faire des recherches sur les 8 mouvements de résistance, ils n’étaient pas tous communistes, tant s’en faut !

    Il y avait même des royalistes dans la résistance !


    • taktak 11 octobre 2020 20:29

      @Captain Marlo
      la question n’est pas le nombre des mouvements mais leur force respective.
      En France, par le nombre de résistant et encore plus par le nombre de resistants armés et organisés, la résistance se résumait pour l’essentiel aux communistes.


    • KARELLEN Cyrus 11 octobre 2020 22:15

      @taktak

      Non , avant la rupture du pacte germano sovietique , les communiste dans la resistance n’ etait qu’ une poignée ...

      L’ anteriorité compte aussi dans la creation et la structuration des reseaux .


    • KARELLEN Cyrus 11 octobre 2020 22:17

      @Captain Marlo

      Et pire encore des la victaire allié tout les ancien colabo se sont empressé de rejoindre la reistance ...

      Mitterand , hersant , .... ce sont en fait eux les plus nombreux , mais aussi les dernier arrivé ...


    • Captain Marlo Captain Marlo 11 octobre 2020 22:18

      @taktak
      la résistance se résumait pour l’essentiel aux communistes.

      Mythe entretenu ou réalité, là question n’est pas là :
      En 1943, le PCF a accepté toutes les alliances, d’où qu’elles viennent !
      Pas comme vous, qui ne voulez que des révolutionnaires, avec un programme révolutionnaire. Pourquoi ne pas vous allier avec LO & le NPA ?
      .
      D’ailleurs, depuis 2012, vous ne vous êtes pas alliés non plus avec le Pardem et les autres révolutionnaires du meeting d’Aix... Si les révolutionnaires sont divisés au point de ne pas pouvoir s’allier, ça la fout mal !
      .
      Mais les temps ont bien changés, désormais, les Gilets jaunes ne veulent pas de vous, ils ne veulent pas être récupérés par les Partis politiques, vous êtes dans une impasse, non ?


  • Français du futur Français du futur 12 octobre 2020 03:05

    Pour le seul, le vrai et l’unique Frexit qui vous apportera chaleur et humidité, le Frexit tropical !

    Parce que le Frexit c’est bien, mais avec de la chaleur, c’est mieux quand même !

    Vive « Les Patriotes de la Génération Frexit Tropical »...


  • Jean de la Beauce France Républicaine et Souverainiste 12 octobre 2020 13:31

    Manifeste intéressant. Je ne suis pas communiste mais je comprends et partage l’essentiel de l’article. Par ailleurs, beaucoup d’est-allemands regrettent la RDA, ils sont encore moins libres maintenant puisque leur pays a été vendu aux industriels de l’ex-RFA...


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