jeudi 3 mai 2018 - par astus

Le tabou des mutilations sexuelles

Beaucoup d’actions tentent à ce jour d’éradiquer les violences physiques commises sur les enfants, notamment sexuelles, que différents crimes viennent parfois malheureusement rappeler (meurtre, pédophilie, inceste, coups, séquestrations, mauvais traitements) d’où l’existence de lois dans la plupart des pays réprimant ces pratiques, qui toutefois laissent souvent dans l’ombre les violences d’ordre psychique, plus difficile à repérer quoique parfois très toxiques. Parallèlement les agressions physiques contre les femmes ont été récemment remises sur le devant de la scène médiatique avec l’affaire Weinstein pour libérer la parole de toutes celles qui ont enduré ou subissent encore des actes répréhensibles de la part de certains hommes : attouchements, viols, relations contraintes, harcèlement. Rappelons aussi qu’en 2016 en France, 123 d’entre elles ont succombé aux coups de leur partenaire contre 34 hommes et 67 enfants mineurs dans un contexte de violence familiale.

Or si plupart des nations tentent d’apporter des solutions à ces problèmes pour améliorer la sécurité des personnes et promouvoir le respect de chacun il reste encore un domaine tabou : celui des mutilations sexuelles telles que l’excision des filles et la circoncision des garçons qui sont des interventions chirurgicales effectuées par des adultes sur les organes génitaux d’enfants souvent très jeunes, sans leur accord, et en dehors d’un soin avéré. Cet article cherche à comprendre les ressorts profonds de ces pratiques pour tenter de les faire évoluer mais s’oppose à toute tentative pour discriminer des religions, communautés, ou ethnies, et a fortiori pour les dresser les unes contre les autres. Ceux qui voudraient interpréter ce travail dans le sens d’un quelconque but polémique se trompent et doivent par conséquent s’abstenir de le faire : « Un homme ça s’empêche » disait le père de Camus.

L’excision féminine concerne environ 200 millions de filles et de femmes dans le monde, et plus de 50 000 en France. Elle est le résultat d’une ablation partielle ou totale du clitoris accompagnée parfois d’infibulation réalisées souvent sans aucune précaution sanitaire. Cette mutilation très ancienne d’origine animiste concerne une vaste répartition géographique dans le monde : principalement Égypte, Somalie, Soudan, Mali, Gambie, Éthiopie, Guinée, Mauritanie, Érythrée, Liberia mais aussi d’autres pays à un moindre degré. Absente du Maghreb, elle est condamnée et punie dans de nombreux endroits mais encore pratiquée par des femmes âgées sur des petites filles comme mode initiatique de passage à l’état adulte dans le contexte général d’antiques rites de fécondité en relation avec le cosmos. Il s’agit de lutter contre l’autoérotisme et de préserver la virginité en vue du mariage ce qui permet de contrôler la reproduction et la compétition sexuelle. Mais il existe aussi des objectifs culturels implicites de cohésion sociale dans des ethnies où la femme peut servir parfois de bien d’échange pour favoriser ou maintenir des systèmes d’alliances et de pouvoir. Ces pratiques cherchent donc à renforcer les liens et limites de la communauté pour agir comme un marqueur social. Une fillette qui ne subirait pas ces mutilations sexuelles serait considérée comme impure, ne pourrait pas se marier, et serait de fait exclue de son milieu.

Les conséquences sanitaires de ces actes sont très importantes : mortalité par hémorragie, infections, diminution du plaisir sexuel, stérilité, risques psychiatriques, problèmes urinaires, complication lors des grossesses et accouchements. Des liens potentiels avec la polygynie et l’esclavage ont pu être relevés dans les pays cités. L’organisation Mondiale de la Santé et l’Unicef ont institué une journée internationale de lutte contre les mutilations génitales féminines le 6 février et de nombreux États directement concernés par ces questions ont établi des législations spécifiques à quelques exceptions notables près : Mali, Sierra Leone, Cameroun, Gambie, Liberia. Mais un débat s’est ouvert entre l’arrogance supposée de certains abolitionnistes de ces pratiques, accusés de vouloir coloniser ou infantiliser les femmes des pays concernés en leur imposant des normes étrangères, et ceux qui mettent en avant la pauvreté globale de ces populations, les manques éducatifs, les nombreux risques sanitaires, l’absence de prise en compte de l’avis des fillettes elles-mêmes, et les souffrances infligées pendant ces interventions avec leurs durables conséquences individuelles et sociales.

Parallèlement à l’excision, la circoncision est aussi une pratique très ancienne qui vient peut-être de Nubie, proche de l’Égypte, où elle est attestée par des textes et des bas-reliefs de 2300 ans avant JC pour être ensuite proscrite chez les grecs et les romains. Elle désigne l’ablation rituelle du prépuce qui laisse le gland du pénis masculin découvert. On estime à environ 700 millions le nombre d’hommes circoncis dans le monde mais ce chiffre approximatif concerne des zones géographiques et des motivations différentes. Elle est généralement imposée à des bébés ou des enfants essentiellement pour des motifs culturels ou religieux chez les juifs et les musulmans, dans certaines parties de l’Asie du Sud-est et de l’Afrique, sur le continent Nord-Américain, et plus rarement quoique non absente, dans de nombreuses autres régions.

Dans la tradition juive la circoncision, qui est appelée « brit milah » (coupure), intervient le 8ème jour après la naissance car justifiée dans la Torah par l’alliance conclue entre Abraham et Dieu « Voici l’alliance que vous avez à garder, alliance établie entre moi et vous, et tes descendants après toi : tout mâle parmi vous devra être circoncis » (Genèse 17:10). Cette cérémonie, très valorisée chez beaucoup de juifs, est aujourd’hui pratiquée par un mohel dans le cadre d’un rituel religieux ou parfois à l’hôpital.

Le monde musulman, qui représente le plus grand nombre de circoncis (68%) est partagé face à cette pratique préislamique qui n’est pas mentionnée dans le Coran où il est seulement dit que la création de Dieu est parfaite. La circoncision ou « tahera », qui signifie purification, est rejetée par certains, car assimilée à une coutume juive, mais elle est très largement appliquée par d’autres parce que mentionnée dans plusieurs hadits et que certains docteurs de l’islam la préconisent pour contrôler la sexualité des garçons.

Cette coutume existe aussi chez les chrétiens coptes d’Égypte et orthodoxes d’Éthiopie même si l’Église catholique romaine l’interdit depuis longtemps (conciles de Tolède et de Latran IV) puisque le baptême est censé la remplacer. Elle fut néanmoins durablement célébrée par la fête religieuse du saint prépuce le 1er janvier en souvenir de la circoncision de Jésus.

Enfin, dans le monde anglo-saxon, la circoncision s’est surtout développée au début pour des raisons puritaines comme la lutte contre l’onanisme. Par la suite elle est devenue un lobby très lucratif prétendant montrer qu’elle améliore l’hygiène et facilite la lutte contre diverses maladies, dont le sida, même si préservatif est un moyen nettement plus sûr. Aussi de nombreux médecins s’insurgent-ils sur le fait qu’il n’y a jamais eu autant de données non fondées pour protéger ce mode opératoire qu’ils jugent nocif sans raison médicale spécifique.

Avec la tradition hébraïque et le primat donné à une reproduction humaine qui s’oppose à la mort, la circoncision vise à dissuader la compétition sexuelle masculine et entérine la coupure instaurée par l’Ancien Testament entre le féminin et le divin par la disparition de toutes les divinités féminines antérieures. Elle fonctionne donc comme une recherche de cohésion sociale qui repose sur la domination des femmes et des garçons par les hommes. Pour Glick si « Le sang féminin contamine, le sang masculin purifie ». Nancy Jay souligne que cela fait « apparaître naturelle et inévitable la hiérarchie patrilinéaire et patriarcale ». Plusieurs penseurs, de Spinoza à A. Miller, ont évoqué les particularismes propres à cette culture et Freud le premier a montré l’importance des angoisses de castration pour la psyché. Mais d’autres chercheurs soupçonnent que ce traumatisme précoce rend difficile une élaboration mentale ultérieure car ces interventions infligent une très intense douleur souvent déniée. Et de nombreux travaux relient les violences subies dans l’enfance avec leur répétition à l’âge adulte comme c’est parfois le cas pour des enfants battus dont certains, devenus parents, frappent leurs propres enfants. Mais si l’on ne saurait accuser les mutilations sexuelles de tous les maux, celles-ci sont surtout critiquées pour une atteinte grave à l’intégrité corporelle contraire à l’éthique médicale du « primum non nocere  » chez des sujets qui ne peuvent s’y opposer. Différents projets existent dans plusieurs pays pour atténuer ou supprimer ces pratiques mais cela suscite de vifs débats entre des associations et groupes de pression qui s’opposent entre eux pour des raisons éthiques, religieuses, culturelles, ou médicales.

En réalité chaque coutume interroge en creux d’autres modèles culturels et les identifications dont chacun a besoin pour trouver sa place dans une société donnée ainsi que la valeur des normes en vigueur ici ou là. « Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà  » disait Pascal en écho au chapitre de Montaigne sur les Cannibales. Il est donc légitime de questionner les différentes manières dont le corps peut être actuellement modifié (prothèses, changement de sexe), appareillé (interfaces cerveau-machines, exosquelettes), reproduit (PMA, gestation pour autrui), préservé (cryonie, thanatopraxie), réparé (thérapies géniques, chirurgie esthétique), transformé (sorcellerie, réincarnation, crémation, piercing, tatouages, scarifications), exploité (travaux pénibles, esclavagisme, prostitution, dons d’organes), exposé (habits civils et religieux, érotisme, pornographie). Existe-t-il des valeurs universelles relatives au corps ? Celui-ci est-il une simple donnée biologique indépendante du cosmos et du contexte culturel ? Le projet transhumaniste d’homme augmenté est-il la suite de l’homme-machine de La Mettrie ? A qui appartient le corps de l’enfant ?

L’excision et la circoncision ont pour base fondatrice un idéal de reproduction parfaite qui protège de la mort et d’une concurrence sexuelle par le contrôle de la virginité des filles et du sexe des garçons. Ce sont aussi des protections contre la bisexualité par la séparation du féminin et du masculin, voire un moyen de réduire la concupiscence. Mais les motifs religieux ou culturels de ces violences commises par des adultes sur des enfants ne les rendent pas plus vertueuses. Et quelles que soient les intentions invoquées ces mutilations sexuelles, même médicalisées et consenties, ont souvent de multiples conséquences nocives bien connues sur les plans physique relationnel et psychique. Or il n’existe nulle part dans le monde une éthique justifiant les cruautés commises sur des enfants. Ces coutumes archaïques qui ne les reconnaissent pas comme des êtres individués libres de leur corps concernent pourtant près d’un milliard de sujets. Elles devront nécessairement se modifier à l’avenir pour suivre l’évolution des sociétés car il n’est pas acceptable par-delà la diversité des cultures de continuer à maltraiter des enfants tout en prétendant lutter contre d’autres formes de maltraitance. La plupart des civilisations en temps de paix ont remplacé le cannibalisme les sacrifices humains l’esclavage le viol l’inceste et d’autres violences par des modes de vie différents, et 142 pays sur 195 ont déjà aboli la peine de mort. Tôt ou tard il faudra donc abandonner aussi l’excision et la circoncision. D’ailleurs des groupes se revendiquant d’un judaïsme humaniste pratiquent déjà le « brit shalom » (alliance de paix) qui est une cérémonie de nommage excluant la mutilation génitale.

Toute la difficulté est de savoir comment accompagner ces changements. Si des lois existent parfois pour encadrer ces coutumes il faut aussi un réel effort de compréhension pour faire avancer ces problèmes avec les populations concernées par des traditions qu’il n’y a aucune raison de stigmatiser a priori. Une large réflexion est donc nécessaire pour comprendre avec elles comment on peut remplacer ces actes par des moyens symboliques et mettre des mots à la place des maux. Et même s’il est clair que toute violence appelle la violence, c’est aussi l’occasion de réfléchir ensemble sur l’impact réel de souffrances intérieures souvent déniées. Notamment pour l’apparition de syndromes de stress post-traumatique, de troubles sexuels, de dépressions, et de cruautés sociales ultérieures sous forme de talion, de vengeance, ou d’actes agressifs. Le présent de nos enfants est le futur de nos sociétés. Demain est écrit hier.

 

C. C. mai 2018

 

 

Principales Sources

 

Droit au corps

Algosphere

Annexes algosphère

Des limites à la volonté de puissance ?

ame enfant

ONUSIDA

Excision Wikipédia

Circoncision Wikipédia

Mutilations sexuelles féminines

Conseil de l'Europe et mutilations sexuelles

Une intervention pas si banale

Entre torture et barbarie

Excision et torture

Mutilées de la tradition

Brit Shalom

Circoncision : identité, sexe et pouvoir

Circoncision. Le complot du silence

Combattre l'excision

Excision parlons-en

Corps données anthropologiques UNIVERSALIS 2017

Terrorisme et circoncision

Être juif et s’opposer à la circoncision

Photos

Mutilations sexuelles et ethnocentrisme

Les féministes et la circoncision

FREUD Le petit Hans 1909

L’Égypte, destination vacances pour petites filles

L’excision touche des millions de femmes dans le monde

Les conséquences de la circoncision sur la sexualité

Les conséquences psychologiques de la circoncision

Clitoris et prépuce ont la même fonction

Mutilations sexuelles et ordre moral

Les mutilations sexuelles féminines

Contre la violence des adultes

La circoncision contre le sida

Entre barbarie et exclusion

Françoise HÉRITIER De la violence

Article 222-1 du Code Pénal

Article 16-1 du Code Civil

Résolution 1952 sur le droit des enfants à l'intégrité physique

 

 

Iconographie

 

Le cri par Edvard MUNCH 1895



220 réactions


    • Méduse Méduse 8 mai 2018 20:44

      @ Gollum

      Méduse = kalachnikov = Lermontov


    • Méduse Méduse 8 mai 2018 21:27

      @ Jean Keim

      Un être humain n’est pas un chien ? L’homme est un mammifère, la seule chose qui le distinguerait de l’animal, c’est le barnum conscience qui décidément vous travaille et que vous révérez tacitement. Vous êtes un idolâtre, et de la plus vieille idolâtrie qui soit. Et vous tombez mal car justement, le crépuscule de cette idole est au programme. Vous pouvez pleurer et grincer des dents, ne vous en faites pas, vos affects importent peu, c’est égal. Aussi, amor fati.

      ’Il nous reste soit à nous détruire nous-même ; soit à détruire notre vénération de nous-même’.
      [Nietzsche]

      Que répondre à des arguments choc du genre : ’Certains généticiens le pensent, d’autres expliquent ainsi la réincarnation...’ Il manque la pythie des Belges et son astrologie de quatre sous pour faire pleine mesure, non ?

      Je vais vous apprendre à penser, il suffit d’être honnête intellectuellement, rigoureux et d’aimer la Vérité quand bien même cette vérité nous heurte*. Donc, plutôt que des arguments pétris de lâcheté, relevant d’un idéalisme forcené et auto aveuglant, je vous demande juste des oui ou des non.
      Y a-t’il dans la situation que je vous ai proposée (le chien domestique urinant) présence de la faculté d’abstraction ? Je vous définis la faculté d’abstraction : c’est la capacité de s’affranchir de l’expérience et du réel immédiat pour se projeter dans des situations possibles et d’agir en conséquence de ces situations virtuelles. Donc, cela est ou cela n’est pas ?
      Y a-t’il présence d’un surmoi qui censure et fait office de conscience morale (le maître) ? La volonté du maître s’est-elle substituée à l’intérieur du chien à la volonté du chien et partant de la Nature ? C’est oui ou c’est non.
      Si cela est oui, si vos yeux et vos oreilles, vos sens jugent cette perception exacte, pensez-vous que cela puisse être démontré par la dissection ? Ne pensez-vous pas que votre argument concernant la taille des cerveaux est résolument foireux puisque cela n’a rien à voir avec le cerveau mais plutôt avec la plasticité de l’entendement (non pas l’organique mais le psychologique) ? Et last but not least, comment osez-vous cette dénégation morale et quasi religieuse ’l’être humain n’est pas un chien’ ? Avez-vous vérifié ? Bien sûr que non. Sur vous-même ? Evidemment non sinon vous ne seriez pas à vous intoxiquer d’opium de contrebande nuit et jour.

      Bon, vous pouvez invoquer les calembredaines martelées par vous et vos potes de l’Eternelle Manigance et dire joker (au choix ’parce que dieu’, ’tu dois et ferme -là’, impératif catégorique et bla bla bla). Ou invoquer des pseudo sages, vous noyer dans l’orientalisme et vous défoncer aux vapeurs d’encens. Je vous dirais bien que l’Un existe et est préhensible, mais seulement lorsqu’on a démoli la Farce ; que quiconque y parvient se tait sur le sujet alors que quiconque en parle, se dit à tu et à toi avec et en fait fonds de commerce (au sens ancien, commerce avec autrui) et est donc un usurpateur manipulateur mais bon... ’Il n’y a pas de chemin ; c’est les flatter que de dire qu’il y a un chemin’ [Nietzsche]

      Et pour conclure : ’Il n’y a pas d’erreur ; l’erreur, c’est la lâcheté.’ [Nietzsche]


    • Jean Keim Jean Keim 9 mai 2018 08:06

      @Gollum
      Votre commentaire est acerbe, votre besoin de prendre les autres pour témoins est immature comme l’est votre manie puérile de ponctuer vos écrits par des émoticônes.


      Manifestement soit vous ne connaissez rien de Krishnamurti ou soit vous n’en avez rien perçu, sinon votre penchant qui vous pousse à vouloir le classer, ainsi que tout le reste d’ailleurs, avec une étiquette.

      Vous assenez des citations comme des coups de massue, votre dernière n’est pas la plus heureuse, J. Bergier (avec L. Pauwels) par son bouquin « Le Matin des Magiciens » s’est fait remarquer en son temps par un plagiat de l’ouvrage de Charles Fort « Le Livre des Damnés », au point de copier quasiment mot à mot certains passages.

      Quand des propos qu’au départ vous réfuter vous semble finalement acceptables, par une pirouette du genre « J’ai toujours dit que... » ou encore « Bon ok. On sait faire. » vous tentez de retourner la situation à votre avantage car vous êtes en perpétuelle compétition avec vos interlocuteurs.

      La vérité n’est pas un savoir, c’est ontologiquement incompatible, elle ne nécessite pas d’écrire des volumes entiers de discours, elle n’a que faire de prétendues élites, seule la pensée crée de tels abstractions... 
      Mais oui ! Je sais que vous savez très bien tout cela, mais il ne s’agit pas de savoir...




    • Gollum Gollum 9 mai 2018 08:59

      @Jean Keim

      vous tentez de retourner la situation à votre avantage car vous êtes en perpétuelle compétition avec vos interlocuteurs.

      ça c’est très drôle parce que c’est exactement comme cela que je vous perçois. 

      Sous un masque de fausse humilité vous n’arrêtez pas de jouer au gourou de pacotille qui aurait trouvé « la » solution. Vous êtes en compétition avec les « sachants » (ou du moins ceux que vous étiquetez ainsi) en mettant en avant votre solution à vous qui est bien évidemment supérieure à celle des autres et notamment des plus grands philosophes ou spirituels de tous les temps... pour la bonne raison que vous êtes incapable de votre propre aveu de « penser », dénigrant Spinoza, Plotin, etc.. Excusez du peu, monsieur doute de rien. Bref, vous avez un complexe d’infériorité intellectuelle qui a réussi a retourner la situation en dénigrant la pensée. Bravo. Maigre victoire mais on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a.

      Donc si vous ne « savez » pas, vous êtes. Vous êtes un libéré vivant, un Jivan Mukti. Allez dites le qu’on se marre un bon coup... smiley

    • Gollum Gollum 9 mai 2018 09:09

      @Jean Keim

      Vous assenez des citations comme des coups de massue, votre dernière n’est pas la plus heureuse, J. Bergier (avec L. Pauwels) par son bouquin « Le Matin des Magiciens » s’est fait remarquer en son temps par un plagiat de l’ouvrage de Charles Fort « Le Livre des Damnés », au point de copier quasiment mot à mot certains passages.

      Tellement plagiat que dans le bouquin en question les auteurs citent nommément Charles Fort et son bouquin Le livre des damnés. Pour rappel un plagiat est une copie d’auteur que l’on ne cite pas. 

      Et même si cela était on ne voit pas bien ce que cela vient faire dans la choucroute. Plagiat ou pas on s’en b.. ce qui compte c’était la citation.


      Vous assenez des citations comme des coups de massue

      Oui je sais. Vous, vous ne citez que... vous même. C’est comme l’onanisme quoi on n’est jamais mieux servi que par soi.

    • Méduse Méduse 9 mai 2018 14:35

      @ Jean Keim

      ’seule la pensée crée de tels abstractions...’ :
      je vous tope encore en flagrant délit. Alors comme ça la pensée est un machin en nous autonome et malfaisant ? Bon, c’est une façon radicale et super feignante d’en finir avec la chaînon manquant qui doit forcément relier organique et psycho que personne ne trouve mais gare à l’HP quand même.

      PS : N’abusez quand même pas trop de l’encens et du patchouli, cela pourrait vous mener sur la voie de la dissociation. Pour supporter quoi d’ailleurs, quel traumatisme ?


    • Jean Keim Jean Keim 9 mai 2018 21:34

      @Méduse, votre commentaire du 8 mai 21:27


      Une citation tronquée et sortie de son contexte est discourtois et malhonnête.


      Vous n’avez pas besoin de m’apprendre à penser, cela vient tout seul et le processus s’auto-entretient, seulement je m’intéresse au processus quand vous privilégiez le contenu, sommes-nous dans un dialogue de sourd ? Le contenu est propre à chaque individu et le processus est commun à chaque être humain.

      Dans mon commentaire précédent je décris le processus tel que je l’observe, c’est factuel, notamment la pensée qui ne peut exprimer que du savoir, si je dis des absurdités alors mettez le doigt dessus mais laisser Nietzsche là où il est, réfléchissez par vous-même.

       

      En fait votre commentaire est surprenant, il est décousu, incohérent, sans rapport avec notre sujet, vous exigez des réponses comme le ferait un inquisiteur, vous portez des jugements à l’emporte pièce, je serais un idolâtre, je pratiqueras la lâcheté, l’idéalisme forcené, vous êtes irrespectueux.


      Alors mettez de l’ordre dans votre surmoi puisque ce concept vous agrée et restons en là, cela limitera vos logorrhées et votre acrimonie auxquelles votre dernier commentaire n’échappe pas.


      À au fait le machin de votre dernier commentaire est devenu effectivement quasiment autonome, observez le par vous même, ce n’est pas si difficile, quand à savoir si le machin en question est malfaisant... en bien ça dépend de son contenu.


    • Méduse Méduse 9 mai 2018 22:16

      @ Jean Keim

      Quand vous aurez fini mon procès, monsieur le juge, j’espère que vous en viendrez à parler du fond.

      Si je vois un truc qui s’autoalimente, une sorte de folie circulaire, c’est bien la vôtre.


    • Gollum Gollum 10 mai 2018 10:18

      @Jean Keim

      Vous n’avez pas besoin de m’apprendre à penser

      Lol smiley 

      (C’est comme si un connard s’amenait dans un orchestre, n’ayant jamais joué de la guitare de sa vie, et s’implante au beau milieu du groupe, gratte sa sèche de façon incohérente, se fait engueuler par le groupe et sorte : vous n’avez pas besoin de m’apprendre à jouer les gars !)

      cela vient tout seul et le processus s’auto-entretient

      On appréciera cette perle à sa juste valeur... (comme le « guitariste » de mon exemple)

      seulement je m’intéresse au processus quand vous privilégiez le contenu

      On avait bien compris on n’est pas totalement idiots non plus.

      le processus est commun à chaque être humain.

      Ben non. C’est là où vous faites une lourde erreur. Rien de commun entre les processus de pensée d’un Nietzsche (Spinoza, Plotin, tout ça quoi..), à haute valeur ajoutée, et les vôtres, où il n’y a strictement rien, mais rien de rien, à tirer... bref, de la bouse à l’état pur.

      Mais ne désespérez pas. Vos processus de pensée à vous sont malgré tout au-desssus des processus de pensée de quelqu’un atteint de troubles obsessionnels compulsifs. Car ce sont des processus de pensée aussi. Sauf que cela tourne en rond.

      Alors votre escroquerie, parce que c’en est une, consiste à faire passer la pensée à haute valeur ajoutée pour de la pensée entropique et maladive style TOC.

      C’est comme si on confondait une symphonie de Brahms avec un groupe de gorilles tapant sur des casseroles.

      En bref, vous faites fi du côté qualificatif des choses. Et qui, lui, est en amont de la pensée (ou de la symphonie).

      Mais il est vrai, et c’est bien là la seule chose que je vous accorde (d’où vous avez cru que je me rapprochais de vous en faisant des « concessions »), qu’observer la pensée peut être utile. Notamment dans le cadre des TOCs cela peut être thérapeutique, en se dégageant, en observant la pensée, on la met de côté et on lui ôte son emprise et donc sa toxicité. C’est la base même des thérapies comportementales et cognitives.

      notamment la pensée qui ne peut exprimer que du savoir

      Ben non. La pensée exprime aussi des idées, du grec eidos, autrement dit des choses qui viennent de l’autre monde. Sinon, votre Jésus, il n’aurait même pas parlé.

    • Gollum Gollum 10 mai 2018 10:19



      mais laisser Nietzsche là où il est, réfléchissez par vous-même.

      Ben non. On aime bien savoir ce que des gens, de qualité (eh oui c’est élitiste, je sais vous détestez), pensent... smiley Cela n’empêche pas d’en prendre et d’en laisser.

      Mais à tout prendre si on doit laisser Nietzsche de côté on laissera aussi Jean Keim de côté...(Et même avant Nietzsche).   smiley 

      Et votre copain l’indien tant qu’on y est. Qui bien qu’il dénigre la pensée aussi en pond des tonnes et des tonnes de posts, sans intérêt aucun, en jouant à celui qui sait parce qu’il dénonce le NOM, si j’ai bien compris né il y a 12000 ans... ne faisant que reproduire bêtement les « pensées » les plus triviales et à la mode du net.

      Une belle brochette de « penseurs »..

      Au fond vous avez un peu une mentalité gauchiste. La pensée c’est mal, c’est fasciste parce qu’élitiste. Et donc vive la médiocrité et l’égalité on se tient chaud ensemble, c’est très perceptible chez votre pote l’indien.

      Allez, on vous laisse. Bon vent.

    • Méduse Méduse 10 mai 2018 15:14

      @ Jean Keim

      Sous votre masque de bienheureux, vous vous adonnez encore au dénigrement. Il vous serait profitable de lire Nietzsche car il a justement beaucoup parlé de vous, ou plus exactement du type que vous incarnez résolument, l’homme du ressentiment. Il suffit de pousser votre logique au paroxysme pour bien vous saisir : plus de Nietzsche, plus de culture, la pensée c’est le Mal. En fait, c’est juste la volonté de néant qui vous anime sous un dehors riant et séducteur, l’envie confuse de retourner vivre à quatre pattes. Une certaine conception du nirvana, entendue au sens propre (nirvana = littéralement extinction). Bon, ce n’est pas comme ça qu’on va la surmonter, la Chute.
      Et Gollum sent bien quand il parle de votre aspect gauchisant. En fait, le terme adéquat est rousseauiste, vous avez bien des trits similaires au Jean-Jacques, synthétiquement une sentimentalité camouflant une grande noirceur, un nihilisme radical. Bref.


    • Jean Keim Jean Keim 10 mai 2018 18:50

      @Méduse Gollum




  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 12 mai 2018 13:53

    Incestuel pseudoique, cela doit bien exister. On change de genre et on brouille les pistes. 


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 12 mai 2018 14:04

    La circoncision physique n’a quasi aucun rapport avec l’angoisse de castration ou le sevrage sur le plan psychique. Elle n’est en rien structurante ni maturante. Il suffit d’observer le fonctionnement des familles musulmannes. Sous couvert d’un patriarcat de façade, c’est la mère qui est le pivot central et domine la famille.


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 12 mai 2018 14:26

    Ce n’est pas la domination ou la présence de l’homme qui fonde le patriarcat. C’est la place que la femme donne à l’homme dans le système triangulaire et sexuellement différencié : père-mère-enfant. C’est parce que l’enfant comprend n’est pas tout pour sa mère, qu’il peut rentrer dans la lignée symbolique du père. Si un jour, je veux moi aussi rencontrer une femme, comme celle que mon père aime, je dois sortir (en partie le plus souvent) de la dépendance (nourricère) à la mère pour m’identifier au père (avec tous les risques d’angoisse face à l’homosexualité sous-jacente). L’antidote à la violence n’est pas dans le fait d’être dans du matriarcal ou patriarcal. Mais de passer du binaire au triangulaire. La sublimation étant évidemment du côté de l’absence, de la distance, de la séparation avec la nourriture physique pour intégrer l’aliment spirituel (pain azime par rapport au pain au levain, et toute autre formes de sevrages).


    • kalachnikov kalachnikov 12 mai 2018 14:52

      @ Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Allez étudier un peu. Par matriarcat, scientifiquement (en ethnologie, anthropologie, etc), on entend une organisation sociale de type matrilinéaire, ça n’a rien à voir avec la notion de domination de genre, contrairement au patriarcat.

      Votre galimatias fait peine. Les Trobriandais, et une tripotée d’autres peuplades, vivent dans l’ignorance totale de la notion de père. Vivre dans sa tête comme vous le faites, ça a l ’air grisant mais il faut quand même s’appuyer sur les connaissances, etc. Votre machin binaire était tellement moche et violent que les Anciens appelaient ça l’Age d’or. Mais bon, tout ça, c’était avant que vous ne veniez re écrire l’Histoire poussée par votre constitution psychique problématique. Alors, comme ça, la réalité malmène la petite fille en vous ?

      Ps : arrêtez de chouiner et de grincer des dents, ça trouble le silence.


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 12 mai 2018 14:27

    Alors, merci de ne pas dire de n’importe quoi.....


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 12 mai 2018 14:27

    Castrer le « de » excédentaire.....


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 12 mai 2018 14:34

    Quant aux cycles lunaire, ils sont dépendent évidemment du soleil.


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 12 mai 2018 14:36

    Quant aux cycles lunaires, ils dépendent évidemment du soleil (symbole paternel).


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