dimanche 20 avril 2014 - par Jean-Paul Foscarvel

Le totalitarisme euro-atlantique : extension ou extinction ?

Le temps est à l'orage.

Les éléments se déchaînent.

Les États-Unis, en pleine crise, s'imposent dans le monde. Mais au-delà des États-Unis, c'est un système qui tente de s'imposer.

La structure même des USA s'est complètement transformée, la part industrielle cédant sous les nouvelles technologies et l'économie financière. Le produire ne produit plus de profits. Par contre, le faire produire, sous toutes ses formes, que ce soit par la finance, le brevetage, la chaîne de sous-traitance, ou la captation de savoirs-faire, rapporte de plus en plus.

Il en résulte que les masses industrielles autrefois occupées à produire sont devenues inutiles, superflues. La superfluité de l'humain, d'une part des entres humains, c'est la première condition du totalitarisme, qui peut ainsi diviser entre ceux qui sont nécessaires et ceux qui sont inutiles.

La deuxième condition est l'existence d'une idéologie forte et clivante. Nous avons cette idéologie représenté notamment par Hayek, économiste de l'école de Chicago, qui a pris comme laboratoire le Chili de Pinochet, et fort apprécié à l'époque par Thatcher. Derrière, toute une pensée selon laquelle les entres sont responsables de leur histoire, entièrement. Les pauvres sont donc responsables de leur état, les Roms sont responsables de leur misère, les chômeurs de leur non travail, etc.

Pour que le totalitarisme s'accomplisse, il faut des chefs, et un processus entraînant. Peu importe que le chef soit élu ou non, car le processus agit de lui-même.

Le processus actuel est réalisé par la chaîne :

pouvoir financier->sphère médiato-politicienne->exécutants aux ordres->exécutés.

Le processus est invariable, inéluctable, indépendant des droits des peuples. Les élections sont là pour faire illusion, et choisir la tête aux ordres du système.

Pour qu'il soit complet, il lui faut des camps, c'est-à-dire un système d'élimination des superflus. Bien sùr, au sens strict, Guantanamo est un camp réel. Mais aujourd'hui, le camp est symbolique, cependant tout aussi efficace, c'est la rue dans laquelle tombent les SDF, c'est-à-dire ceux qui sont à la fin de la chaîne de l'inutilité. Fin de chaîne où tous les citoyens ordinaires peuvent tomber un jour ou l'autre, tant la chute sociale est aujourd'hui facile. Cela crée le moteur principal du système, la peur de tomber, qui fera accepter par quiconque l'inacceptable, et en fera un rouage efficace du système.

Tôt ou tard, le système totalitaire mange ceux qui le servent.

La nouveauté, est que les chefs, les vrais chefs, contrairement aux totalitarismes classiques, sont invisibles, inaudibles, inexistants. Ce ne sont pas les marionnettes présidents, qui sont élus sur des idées et accomplissent les ordres sans aucun rapport avec les programmes préétablis. Ce ne sont pas non plus les fonctionnaires européens, hommes-fonctions, tels Barroso, ou Ashton, répétant automatiquement en boule l'idéologie-système, qui peuvent être les chefs du système. Le système est devenu un totalitarisme auto-alimenté par lui-même, et sous pilotage des grands groupe, Goldmann Sachs, Google, Exxon, et d'autres multinationales financiaro-mafieuses.

L'autre paradoxe est sa façon de s'étendre, non uniquement par la force, quoiqu'il est capable de l'utiliser (Afghanistan, Irak), mais par la manipulation des peuples. Il crée de l'agitation dans les contrées où la soumission est problématique, et intervient, soit directement, soit par l'intermédiaire de ses institutions (FMI, UE, etc.) pour finalement soumettre le pays à une cure antisociale radicale, une privatisation à grande échelle, laissant le champ ouvert aux multinationales de la destruction.

En Europe, le TTIP sera une marche supplémentaire de la soumission, l'UE n'étant plus qu'un rouage de transmission de ce que les "Intérêts supérieurs", lui dictent. Un au-delà de la rigueur qui est une destruction systématique du social, du lien, de la mémoire (à ce propos, l'enjeu de la destruction des départements et des régions est de créer un choc qui annihilera la mémoire territoriale et mettra les régions en concurrence), et finalement des êtres humains.

Mais à mesure qu'il agit, il intègre des pays, des nations, des régions, des populations, toujours plus soumises, toujours plus clivées entre les hyper-riches qui dirigent et le peuple en état constant d'appauvrissement, les tensions se font jour, des oppositions se fédèrent, des contestations s'affirment.

Il existe un moment dialectique où le système toujours plus fort entraîne contre lui une masse, certes inorganisée, mais à la fois plus vaste et plus légitime, contre lui.

Car au fond, chaque être humain aspire à son auto conservation, et finit par se rebeller lorsque celle-ci est menacée par ce qui autrefois l'entretenait. Lorsqu'entre la peur de mourir contre le système et celle du mourir par le système le rapport s'inverse, celui-ci n'a plus d'avenir.

En ce sens l'apothéose du système peut aussi être son crépuscule.



49 réactions


  • kalon 20 avril 2014 10:48

    Tout empire connait sa fin lorsque son entropie a atteint la phase d’autodestruction.

    L’Alpha et l’Oméga sont des constantes dans notre univers, pourquoi y échapperions nous ?

    Dans le cas présent, il est manifeste que le système actuel est condamné et, même ceux qui en vivent et l’ont généré le savent.

    « chaos ab ordo » est une très belle définition mais si l’homme sait créer le chaos ou, du moins, favoriser son installation, il n’a, par contre, aucune possibilité de le gérer car, par essence, tout système chaotique échappe à la volonté humaine.

    Attendre et se préparer à passer le cap !


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 21 avril 2014 00:22

      Une guerre entre la Russie et les Atlantistes serait la mort de la civilisation occidentale. Chacun, discrètement, mais de toutes ses forces, a donc la responsabilité de saboter et détruire toutes les governances fantoches inféodées au pouvoir financier qui poussent à cet affrontement. Aucun dommage infligé à la structure politico-financiere actuelle de l’U.E ou des USA n’est à négliger. 


      NE RÉPAREZ RIEN. Brisez. Chacun doit faire sa part pour mettre du sable dans les engrenages de la machine infernale, car toute tentative pour une solution constructive est prématurée : elle sera contrée par autre propositions constructive opposée et la zizanie programmées fera la reste. 

      Rien de positif ne peut être fait avant que la machine ne soit détruite, car tout nouveau avant cette destruction naitrait selon les principes de l’ancien et s’ajoutera au probleme... On doit avoir le courage de la metamorphose, qui es le saraifice de tout ce qui precede pour que naisse ce qui est vraiment nouveau. 

    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 22 avril 2014 00:07

      @ St-Just 


       Je ne doutais pas que nous fussions d« accord. Concernant l’ »Affaire Ukraine" j’ai um article en modération ici sur Avox ... S’il n’apparait pas.... bienvenue sur Nouvelle Société


      PJCA

  • filo... 20 avril 2014 11:10

    La situation est grave, très grave. Nous nous approchons vers un point de non retour.

    Les américains cherchent (p.ex. Ukraine) à mettre au pouvoir des parties politique d’extrême droite ; la peste brune. Et avec eux nous imposer une dictature.

    Votre président de la république et votre gouvernement porte une lourde responsabilité car ils appliquent en France ce jeux américains. Votre président détruit, consciemment ou pas, la question je laisserais ouverte, le partie socialiste avec sa politique néo libérale.

    Il fait ainsi le lit pour arrivée en France de FN et qui une fois accédé au pouvoir fera tomber les masques. Les vrais visage apparaitront...

    D’autre côté Vldimir Putin porte sur ses épaules avenir de l’humanité toute entière. Il doit tout d’abord ne pas permettre que le monde sombre dans cette dictature. Ensuite, il se doit d’empêcher l’Otan de s’approcher des frontières russes et de stopper encerclement de son pays.

    Les occidentaux avec U. S. A. ont jusqu’à maintenant mentis aux russes de manière éhontée.

    Une chose est sûre ; Ukraine ne deviendra jamais membre de l’Alliance Atlantique et ne sortira jamais de giron russe. Putin est prêt à payer le prix qu’il faudra pour ça.

    D’ailleurs suite à la conférence de Genève sur Ukraine il a dit être très déçu par interprétation d’Obama de l’accord signé. Il se dit même trompé.

    Immédiatement après la conférence Obama a commis une suprême stupidité ; il a brandit des nouvelles sanctions.

    Putin a dit alors il est où dans tous ça le dialogue ?

    Ensuite il s’est déchainé et annoncé (a deux reprises) que maintenant la ligne rouge est franchie et qu’il n’aura plus de place pour le dialogue.

    Tout de suite après J. Kerry a téléphoné à Lavrov pour lu demander de continuer les contact et les discussions.

    Cette ligne rouge évoquée par Vladimir Putin l’OTAN ne croit pas du tout, il me semble. Il continue de masser les troupe un peu partout autour de la Roussie.

    Putin ne recule jamais !

    La crise syrienne l’a montrée. Les prochains jours seront décisives. Mais la situation actuelle est très dangereuse.

    Une chose et toutefois sûre car annoncée déjà par les russes qu’en cas de conflit, la guerre se fera pour la première fois de son histoire sur le sol américains !


  • Captain Marlo Fifi Brind_acier 20 avril 2014 11:21

    Bonjour,
    Très bon bilan d’étape, et après ?
    L’UE pose un cas unique au monde, celui de 28 pays qui se sont défaits volontairement de leurs droits régaliens qui leurs permettaient de se protéger contre les prédateurs.

     80% de nos lois sont d’origine européenne, même les Allemands sous l’occupation n’avaient pas réussi cet exploit !

    L’ UE nous a été vendue pour faire contrepoids aux USA, premier mensonge d’une longue liste sur l’ Europe de la prospérité et de la paix !

    ** Les élections européennes vont mettre en présence ceux qui pensent qu’il n’y a pas assez d’ Europe, qu’il faut aller vers une Europe fédérale.
    Mais dirigée par qui ? Où se situera le pouvoir ? Si c’est nulle part, c’est la porte ouverte à la domination étrangère, pour nous inféoder à un autre Etat, qui lui, restera Etat- Nation...

    ** Ceux qui rêvent de changer l’ Europe, alors que tout est verrouillé par l’article 48 qui impose l’accord unanime des 28 pays.
    Et que les USA ont chargé l’Allemagne de continuer à sauver l’UE et l’euro.

    C’est ce qu’ explique Vincent Brousseau qui a passé 15 ans à la BCE et qui a vu l’UE fonctionner de l’ intérieur. L’ Allemagne est chargée de maintenir les choses en l’état et s’opposera à tout changement des traités.

    ** Et puis ceux qui veulent en finir avec l’expérience ruineuse de la construction européenne. En France, seules 3 organisations le proposent : le M’PEP, le PRCF et l’ UPR. Les deux premiers appellent à l’abstention.

    Seule l’ UPR présentera des listes dans les 8 circonscriptions, pour que la parole des nonnistes de 2005 soit entendue, que la résistance s’organise, et pouvoir coordonner les interventions des députés d’autres pays, pour promouvoir la sortie de l’ UE, de l’euro et de l’OTAN légalement par l’article 50.

    Vous pouvez aussi soutenir financièrement l’ UPR, qui ne reçoit aucune subvention. La Résistance, c’est maintenant !


    • Le421... Refuznik !! Le421 20 avril 2014 19:39

      Sauver l’UE et l’EURO...
      En lui maintenant volontairement une valeur surestimée incorrecte étouffant son système économique afin de noyer la bête pour mieux se repaître des restes...
      Nos dirigeants sont soit très cons, soit des escrocs de haut vol, soit totalement irresponsables.
      Remarquez, quand je vois déjà les menteurs qui sont élus au niveau local, je devine qu’en haut lieu, ce doit être « la crème ».
      Révolution.
      Pas d’autre solution.


    • vesjem vesjem 20 avril 2014 22:10

      et le fn , alors
      tu vas pouvoir sortir ton couplet ...


  • claude-michel claude-michel 20 avril 2014 11:22

    Les sociétés fonctionnent par cycles (plus au moins longs) depuis des millénaires...La notre (post seconde guerre mondiale) se trouve en fin de cycle...Quelques soubresauts et nous passerons au cycle suivant...sans avoir rien appris comme avec les précédents.. !


  • kalon 20 avril 2014 11:32

  • JMBerniolles 20 avril 2014 12:11

    La fin de l’article résume bien le problème.

    Le système néo libéral, aboutissement ultime de la transfiormation capitaliste, notamment sous l’effet de Lois mises en évidence par Marx : la baisse tendancielle du taux de profit, l’accumulation du capital, est un système mortel pour l’humanité.

    L’économie mondiale est à l’arrêt, les ressources naturelles sont pillées sans discernement,... l’avenir de l’humanité est menacé.

    Le système lui-même s’essouffle... il a un besoin vital des marchés transatlantique et transpacifique pour augmenter les flux de capitaux spéculatifs.

    Mais ces futurs marchés sont tellement ravageurs pour les économies que les pays hésitent. Notamment le Japon.

    Il se trouve que les promesses US, -livraison de gaz de schistes, protection militaire.. -, 
    contre l’engagement dans cette voie suicidaire pour des pays entiers, sont de moins en moins crédible.

    Le basculement, sans que les gens en soient conscients puisque les médias leur mentent, s’est fait avec les défaites US en Afganistan et surtout en Syrie. Du coup la suprématie du dollar est remise en cause notamment.

    L’Ukraine marque bien le déclin du monde occidental.




    • kalon 20 avril 2014 12:18

      Selon Philippe Grasset (dedefensa.org) la crise Ukrainienne serait la phase haute de la crise ultime, et je suis enclin à le suivre dans ce raisonnement car quoiqu’il arrive en Ukraine dans les prochains jours, il y aura, certainement pour l’Europe, un « avant » et un « après » cette crise.

      Les rapports entre la Russie et l’Europe s’en trouveront significativement modifiés.

      En bien ou en mal, cela reste la question, mais modifiés, certainement !


    • Rensk Rensk 20 avril 2014 14:04

      Le déclin est aussi très marqué en Suisse... Pays qui a attiré les boîtes qui spéculent sur les matières première.

      A Lausanne les ONG ont demandé « plus de transparences » et voici la réponse :

      - Yves Rossier, secrétaire d’État et chef de la diplomatie de la Suisse, a lancé l’idée ; les plus grandes et les plus controversés des sociétés de négoce des ressources naturelles du monde... il propose d’installer un ambassadeur suisse dans les dites sociétés = Glencore Xstrata est lancé dans l’avenir avec le statut d’un État dans l’État !!!


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 20 avril 2014 18:56

      kalon,

      Les tensions entre la Russie et les USA ne sont pas terminées. Les USA à travers l’ OTAN, nous font financer leurs guerres, alors que les caisses sont vides, et vont finir par nous faire détester partout où les USA ont des intérêts pétroliers ou géostratégiques.

      En cas de conflit avec la Russie, si nous restons dans l’ OTAN, la France risque de se trouver dans un conflit qui ne nous concerne en rien, pas plus que l’ Afghanistan, ou la Syrie, des pays qui ne nous ont jamais déclaré la guerre.

      En Droit International, il n’existe pas de « droit d’ingérence », mais une obligation « de non ingérence » dans les affaires d’un pays qui ne nous a pas déclaré la guerre.

      C’est l’une des nombreuses raisons qui impose de sortir le plus vite possible de l’ UE par l’article 50.


    • verdad 20 avril 2014 19:01

      l’UE Remplace les USA en tant que Gendarme du Monde, Husseïn OBAHAMA leur a refilé la corvée de pluches.
      Les dindons seront les 28 Pays soumis aux Dictats des U.S.A, ils seront
      seuls à en subir les conséquences car ce sont eux qui accusent les autres.

      En vertu de quels principes, se permettent-ils de décider de frapper la Russie,
      de sanctions mais, ce sont des méthodes factieuses qui rappellent la défunte
      Société des Nations des années 30 qui débouchèrent sur la débâcle des années
      40. Nos guignols de politiciens aux ordres des Britanniques, ont déclaré la
      Guerre à l’Allemagne surarmée par la faute aux crétins de Politicards

      Déjà !

       ;
      alors que notre principal allié, ne possédait aucune armée de Terre, aucun
      Chars et en tout, pour protéger leur Empire le plus vaste du Monde d’alors,
      une Armée de Métier de ((( Trois Divisions ))), une flotte aérienne destinée
      à protéger leur Marine, aidée de la flotte Française que 15 jours après nous
      avoir abandonnés en réembarquant son armée de 200.000 Soldats à Dunkerque,
      Churchill fit détruire notre flotte Atlantique grillant Vifs quelque 1500
      marins de notre flotte au mouillage donc non opérationnelle car, tous feux
      éteints à ; MERS EL KEBIR

       Ceci pour ceux qui auraient oublié la
      traitrise de Churchill.
      Churchill , en Septembre 1940 remit à nouveau sa traitrise en attaquant le Port de Dakar avec son
      artillerie de Marine obus de 340, massacrant civils Français et Militaires.
      attaquant à trois reprises, les marins Français de Mers el Kebir furent vengés,
      et Churchill dut faire son deuil des 2000 TONNES D’OR planquées à DAKAR par la FRANCE.

      Si vous n’étiez pas au courant, maintenant vous l’êtes.

      la vérité sort toujours du Puits toute nue car, elle n’a rien à cacher  !!!!
      VERDAD


  • Furax Furax 20 avril 2014 12:14

    Les larbins de notre presse se laissent aller.
    Aujourd’hui, les fachos qui ont attaqué un barrage et versé le sang en Ukraine de l’Est sont appelés « pro-européens »
    Facho= pro-européen ; Pour une fois c’est lucide !


    • Nestor 20 avril 2014 12:32

      Salut Furax,

      « Les larbins de notre presse se laissent aller. »

      La presse d’aujourd’hui ce n’est plus de l’information mais de la déformation ... Du lavage de cerveau !


    • Nestor 20 avril 2014 12:37

      « Facho= pro-européen ; Pour une fois c’est lucide ! »

      Les méchants Ukrainiens de l’Est se rebiffent ... Heureusement, l’extrême droite Ukrainiennes a le soutient des USA et de l’UE pour mater ces vilains terroristes à qui on a interdit de parler la langue Russe ... Et la maudite Russie ose les soutenir ... N’est-ce pas une honte de voir ça !


  • Furax Furax 20 avril 2014 12:20

    Sans oublier notre capitaine de pédalo atomique qui a cessé de s’intéresser à l’emploi en ce dimanche de Pâques et revient joyeusement sur les attaques chimiques du vilain Assad.
    De la lecture pour ce week-end, à son intention :
    http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/rai-news-24-les-rebelles-syriens-150522
    http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/la-syrie-et-le-rapport-du-mit-147902


  • Donquichuchote 20 avril 2014 13:43

    "Car au fond, chaque être humain aspire à son auto conservation, et finit par se rebeller lorsque celle-ci est menacée par ce qui autrefois l’entretenait. Lorsqu’entre la peur de mourir contre le système et celle du mourir par le système le rapport s’inverse, celui-ci n’a plus d’avenir.« 
    La conclusion serait exacte à la condition que les êtres humains se sentent plus menacés que protégés par ce puissant système totalitaire, or il a déjà la parade pour qu’un tel état d’esprit ne se répande pas : la logique des blocs, à forces à peu près équivalentes mais opposées. Et ce processus est déjà presque achevé.
    Le capitalisme financier international impose à nos marionnettes dans l’UE, un euro fort non dépendant des Etats, une disparition des barrières tarifaires pour la bonne et simple raison qu’il transfère industries et revenus en Chine. Tôt ou tard les Européens s’en rendront compte massivement...et l’Etat chinois deviendra notre ennemi, notre Etat supra national notre protecteur alors même que les deux Etats seront en fait en sous-mains dirigés par les mêmes personnes, celles qui en ce moment font les transferts. Ajoutez à cela quelques guerres entre les deux blocs pour faire prendre les deux mayonnaises auprès des peuples et vous obtenez »deux systèmes« apparents plus protecteurs que menaçants. dans cette fausse dualité chacun, »menacé" par l’Autre, pourra presque légitimement imposer la cohésion la plus totale à ses membres.
    Pour un espoir de démocratie et de paix, il n’y a plus d’autres choix que la recherche de souveraineté.


  • alinea Alinea 20 avril 2014 14:58

    La Bête immonde a toujours été l’immonde bête pour tous les pillards devenus seigneurs puis maîtres de ce monde !
    Notre avenir est entre les mains de cette « bête » !! Il y a comme un réveil, une prise de conscience, quelques actions, désobéissances ou rebellions...nous sommes au début d’une marche qui sera certainement longue et douloureuse, pleine d’impasses et de mirages, mais la vie n’est pas son propre but, la vie, c’est cette marche !


  • Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 20 avril 2014 15:41

    Merci pour les contributions.

    Nous sommes peut-être en train d’assister à une accélération de l’histoire, une précipitation des événements, qui nous mène vers un chemin éminemment dangereux. Les chefs de l’Euro-atlantique sont comme devenus fous (est-ce l’Euro-atlantide qui nous attend ?).

    Je suis d’accord avec Fifi-brindacier : on ne peut pas vouloir une politique sociale et rester dans l’Europe actuelle. Mais les gauches sont trop divisées (voir mon article sur la réponse à Valls), et la sortie de l’Euro, voire de l’Europe, n’est pas suffisante. La France à elle seule ne peut changer le monde, il nous faut des alliés, une stratégie, et un seul mouvement, même s’il a raison, ne peut pas lui-même modifier une situation complexe, même si elle nous mène dans l’abîme. Pour le moment, chaque mouvement pense avoir la clef, mais aucun n’a la même !

    Il y a deux sites qui m’inspirent beaucoup, en voici des articles récents :

    *LEAP
    *Dedefensa (cité par Kalon)

    La crise ukrainienne a en effet un rôle paroxystique, mais aussi un dévoilement de ceux qui sont censés nous diriger... vers le chaos final ?
     


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 20 avril 2014 19:09

      Jean Paul Foscarvel,
      La France n’a pas vocation à sauver le monde... !
      Sinon en redevenant un exemple d’ Etat indépendant et souverain qui défend l’intérêt général avant les intérêts particuliers.

      Commençons par sortir de l’ UE pour nous occuper de la France et des Français.
      Les Grecs ruinés, ne peuvent aider personne !

      La Gauche n’est pas divisée, à part les organisations M’PEP, PRCF et UPR qui sont pour le retour à la souveraineté, tous les autres, de Gauche, de Droite, du Centre et le reste, sont tous pour continuer la construction européenne, sous diverses formes, mais pas pour en sortir !
      La ligne de partage n’est plus Gauche / Droite, mais sortir de l’ UE ou pas.

      C’est Poutine qui me semble le mieux expliquer la situation, dans son discours à Munich :

      « Le Nouvel Ordre Mondial n’a pas d’avenir.
      Ce qui compte, c’est le principe consacré de la souveraineté des Etats.
      Non alignement sur les USA, non confrontation, et non ingérence dans les affaires des autres Nations »

      Ensuite, des coopérations bilatérales ou multilatérales avec divers pays du monde, remplaceront avantageusement les Traités européens.


  • filo... 20 avril 2014 16:31

    Apparemment c’est fini, la tension va retomber, le danger s’éloigne. Amérique esquive comme dans la crise syrienne.

    Reste bien sûr à vérifier, mais Obama annonce qu’il laisse tomber Ukraine. Il va selon lui se consacrer à isoler totalement la Russie sur le plan économique et politique. Et qu’il va se consacrer aux problèmes des américains.

    Je pense que nous pourrions dire ouf ou dommage (c’est selon) !

    Personnellement je pense que les U. S. A. l’ont échappé belle ; une fois de plus et une fois de trop.

    Ministre des AE allemandes lui emboite le pas (pourtant c’est le chien qui a aboyé le plus fort) et demande de calmer le jeu et que la crise ukrainienne soit réglée sans les sanctions contre la Russie.

    Putine triomphant et les occidentaux viendrons à genoux et à plat ventre vers lui pour lui demander pardon. Les russes annonce arrivée prochain à Donetsk de Victor Ianoukovytch.

    Peut être que V. Putin reprendra l’initiative et se consacrer au problème d’Alaska ?

    Et votre président de la république et son ministre des AE quelle genre de pirouette vont ils faire pour se faire pardonner et faire oublier les menaces qu’ils ont proférés contre Putin et la Russie ?



  • Jean Keim Jean Keim 20 avril 2014 16:35

    Il est possible que nous allions vers une catastrophe, en qq. sorte la fin d’un temps et qu’il y ait beaucoup de souffrance, de morts et de destructions mais si nous prenons rétrospectivement du recul par rapport à l’histoire de l’humanité, nous pouvons constater que les évènements marquants se déroulent dans un temps qui s’accélère de plus en plus, la durée entres deux évènements diminue et la durée de l’évènement fait de même, par exemple les guerres modernes sont nombreuses mais durent moins longtemps, également l’homme contemporain n’acceptant pas aussi facilement sont sort et sa conscience étant plus large (planétaire), la conscience collective de notre espèce est plus incisive. Tout cela pour dire que nous pouvons espérer un dénouement rapide mais sera t-il heureux, allons nous vers un monde nouveau débarassé de ses vieux démons ? Il y a toujours la possibilité d’un facteur impondérable, notre petite planète évolue dans un univers signifiant.


  • leypanou 20 avril 2014 18:36

    Bel article dont je partage le contenu.

    Par contre, quand l’auteur affirme : « les Etats-Unis s’imposent », c’est discutable. La situation actuelle, ne serait-ce qu’en Amérique Latine, n’est pas ce qu’elle a été il y a quelques années où la quasi-totalité des gouvernements latino-américains étaient des marionnettes. Les Brésil, Vénézuela, Bolivie, Équateur, Uruguay et autres étaient dirigés par des vassaux des yankees et du chemin a été fait depuis.

    L’affaire syrienne ne se passe aussi facilement comme cela a été prévu par l’empire. Pareil pour l’affaire ukrainienne, malgré les 5 milliards de $ apparemment dépensés par l’empire pour un changement de régime.

    Le combat idéologique est permanent, et on peut toujours faire quelque chose ne serait-ce que se cultiver pour ne pas se laisser berner par la propagande atlantiste de vassalisation.

    Penser globalement, agir localement : tout un chacun peut participer même modestement à l’exemple de ce qui est fait ici ailleurs.


    • Rensk Rensk 20 avril 2014 20:25

      En effet cela se complique... smiley

      Le gouvernement russe a interdit, le 14 avril 2014, le survol de son territoire demandé 72 heures à l’avance par un avion espion états-unien en vertu du Traité Ciel ouvert (Open Sky).

      Depuis 1992, 34 États de l’Otan et de l’ex-Pacte de Varsovie ont décidé de s’autoriser mutuellement le survol d’avions espions afin de pouvoir contrôler mutuellement l’activité de leurs forces militaires respectives.

      L’état-major états-unien craint que la Fédération de Russie soit en train de préparer une invasion de l’Ukraine et interprète cette inhabituelle interdiction comme une volonté de dissimulation.

      Le Conseil de sécurité nationale des États-Unis envisage d’interdire par réciprocité le survol de son territoire au nouvel avion espion russe, le Tupolev 214ON.

      Cependant, avant même cette interdiction, des parlementaires états-uniens (dont le président de la Commission du Renseignement de la Chambre des représentants) dénonçaient les capacités du Tu-214ON et demandaient que le Pentagone interdise ses missions au dessus du pays. Les senseurs russes semblent en effet désormais techniquement bien supérieurs à ceux de l’Otan.


  • lucidus lucidus 20 avril 2014 19:15

    Bel article en effet. 

    Je viens d’apprendre ce qu’était la « French-american foundation », créée sous Giscard et qui programme aux États Unis les futurs dirigeants français... C’est horrible. En font partie tous les carrés de l’UMPS... Hollande, Juppé, Montebourg etc. C’est encore pire que ce que je croyais...
    Tous vendus et dirigés par l’oncle Sam... 
    J’arrête là, je vais vomir.

    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 20 avril 2014 19:48

      Aquileno Morelle aussi est Young Leader.
      C’est lui qui a écrit le discours du Bourget de Ôlandouille :
      « Moi, contre la finance ! » ...
      Quand il dit qu’il n’y pas eu de conflit d’intérêts, on ne peut que le croire, non ?
      On a bien crû un moment Cahuzac...


  • Captain Marlo Fifi Brind_acier 20 avril 2014 19:44

    lucidus,
    Ne vomissez pas tous les chocolats que vous venez de manger, ce serait dommage !
    Mais continuez à découvrir les dessous des cartes de notre belle Union européenne... :

    « Le Prix Charlemagne décrypté » par Asselineau

    « Quand la CIA finançait la construction européenne » Revue Historia

    « Le mythe du couple franco- allemand » Asselineau

    « Jean Monnet était un agent US pour détruire les Etats européens » Marie France Garaud.

    «  Cohn Bendit crée le Mouvement des Young Leaders européens »...


    • lucidus lucidus 22 avril 2014 10:20

      Merci Fifi.

      Quand fait-on la révolution alors ? Parce que, le savoir, c’est bien, mais l’empêcher c’est mieux. Il faut descendre dans la rue et tout foutre en l’air s’il n’est pas déjà trop tard. Monsieur Asselineau me semble bien trop policé et bien sage. Il nous faut un Fidel Castro, un Chavez !!!

    • steph bigorneau steph bigorneau 22 avril 2014 15:44

      @ Lucidus
      Se révolter et réagir de façon agressive est évidemment ce que recherche nos dirigeants. Ce sera le meilleur moyen de justifier ce qu’ils ont commencé, la mise en place d’un pouvoir policier et anti-démocratique.
      La seule solution que je vois c’est une éducation populaire comme le fait Asselineau ou par exemple Gabriel Rahbi.

      Une fois suffisamment de personnes éclairées et instruites des façons dont on dévoie la démocratie, on pourra voter ou organiser une résistance pacifique.
      Dans le deuxième cas se sera plus dur, les snipers de l’Otan seront toujours prêts à faire des morts parmi les policiers histoire de légitimer la réponse violente.

      En attendant le 25 mai je voterai UPR, ce sera la première fois que je vote en étant vraiment d’accord avec le constat et les solutions proposées.


    • HELIOS HELIOS 22 avril 2014 19:56

      ... il n’y a qu’une solution pour s’en sortir sans bain de sang (et encore...) : VOTER !!!

      et voter pour qui ? pour celui qui est le plus pres du pouvoir en terme quantitatif et qui respecte notre volonté de changement.

      Pas la peine de vous faire un dessin, vous savez de qui je veux parler.

      Il n’est pas question d’adherer a quelques idées que ce soit, il est question, cette fois encore de voter contre et non pas de voter pour. Voter pour, ce sera le « second effet Kisscool » vous vous souvenez de la pub ? Esperons ensuite que nous voterons « pour » quelque chose ou quelqu’un... mais disperser ses voix dans des candidats a 1 ou 2 ou même 5 et 7% cela n’a strictement aucun interet, c’est servir le pouvoir sur un plateau a ceux qui nous opriment. 


  • Esclarmonde Esclarmonde 20 avril 2014 22:02

    Merci pour cet article ! Hasard ou non, quelques minutes avant de lire cet article, j’ai lu ceci : http://www.wikistrike.com/article-quelques-citations-celebres-87983420.html


    Tout est dit des projets (et non des complots vu que il suffit d’un petit « clic » sur son ordi pour y voir bien plus clair !) de l’élite financière et maffieuse des Etats-Unis...

    Et je pense que les Américains et leurs alliés fascistes en Ukraine vont « se ramasser » face à la Russie, comme Napoléon Ier et Hitler avant eux... Et malheureusement, ça risque d’être violent...



    • Rensk Rensk 20 avril 2014 22:50

      C’est confirmé de nos jour...

      Une ancienne directrice de Goldman Sachs, Nomi Prins prétend « qu’il n’y a plus aucune importance de savoir qui siège à la Maison Blanche » et « les banquiers opèrent sans se soucier des besoins de l’économie nationale ». « Il n’y a pas de contrepoids à leur pouvoir  »

      Nomi a également travaillé pour :

      • Bear Stearns
      • Lehman Brothers
      • Chase Manhattan Bank

    • reveilmaton 21 avril 2014 22:54

      Et je pense que les Américains et leurs alliés fascistes en Ukraine vont « se ramasser » face à la Russie, comme Napoléon Ier et Hitler avant eux... Et malheureusement, ça risque d’être violent...

      Et nous avec !


  • agent ananas agent ananas 20 avril 2014 23:08

    Merci à l’auteur pour son analyse très intéressante.

    2014 sera l’année de vérité pour les US.
    De nombreux pays ne sont plus disposés à tolérer les abus de Washington de l’étalon mondial du dollar. Les pays du BRICS n’utilisent déjà quasiment plus le dollar pour leurs échanges commerciaux, ce qui entrainera à terme la fin du dollar et de l’hégémonie des Etats-Unis.
    A partir de là, il y a deux scénarios possibles. Guerre mondiale avec l’arme nucléaire comme épée de Damoclès. L’autre, étant un nouvel ordre mondial multipolaire avec l’éclatement de l’OTAN et probablement de l’EU ainsi que la fin des institutions prédatrices du FMI et de la Banque Mondiale. Les pays du BRICS envisagent de créer prochainement un Fonds alternatif.


  • mortelune mortelune 21 avril 2014 09:15

    Pour en savoir plus il faut demander l’avis aux Rothschild et aux Rockefeller qui ont façonné le monde à leurs avantages depuis deux siècles et aujourd’hui ils ’pèsent’ plus de 55000 mille milliards de dollars. Avec leur ami Soros ils sont à la base de tous ce bordel sur terre (Europe y compris), dans leurs seuls intérêts. Faire fructifier la monnaie et souffrir les peuples c’est leurs spécialités. Pourquoi le font-ils ? Certainement parce qu’ils ont, à juste raison, le sentiment d’être au dessus des lois.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 21 avril 2014 12:21

      mortelune,
      Parce que des politiques ont accepté, sans le dire aux populations, de mettre en place TINA : Thatcher et Mitterrand, pour ne citer que les précurseurs.

      On finira par savoir un jour s’ils ont été corrompus, ou persuadés que l’idéologie trimballée par les économistes de l’ école de Chicago, c’était mieux que les politiques menées après la guerre ?

      Après la guerre, une cinquantaine de pays se sont réunis pendant des mois, pour élaborer un système économique au service des peuples, et contre le libre échange.
      C’est la Charte de la Havane.

      Les USA ont refusé de le signer.
      Leur politique prédatrice, qui date du 19e siècle, ne pouvait s’en accommoder.
       Sur les billets d’un dollar il y a écrit « Pour le nouvel ordre des siècles »

      Puis il y a eu les coups d’Etats en Amérique du sud, et les économistes de l’ école de Chicago, qui ont concocté un super plan de manipulation des pays du vieux continent européen. Les chars dans les rues, ça faisait pas ! Fallait instiller lentement la modernité incontournable :

      « Les Evangélistes du marché » de Keith Dixon explique comment ils s’y sont pris pour que TINA devienne une religion.

      Quant aux dérégulations de la finance au niveau mondial, il semble que tout se soit joué à l’ OMC :
       « Le Trésor public américain accusé d’avoir vendu le monde aux banquiers ».


  • hellpast hellpast 21 avril 2014 09:33

    Jean-Paul Foscarvel

    Cet article présente une très bonne analyse de cette nébuleuse qui clou l’homme au pilori de la finance dont la dérégulation poussée à l’extrême génèrera peut être sa chute, mais rien n’est moins sur. Chacun des posts ici ou presque est intelligent et démontre que beaucoup ont comprit la réalité de la situation derrière le mensonge médiatique permanent. Beaucoup trop de gens souffrent de cette dictature antisociale qui sévit aujourd’hui, je ne parlerai ici que de la France. Sans reprendre toutes ces analyses, toutes exactes, je pose la question suivante, quand et comment va t on s’organiser, en France pour reprendre en main notre destin. Beaucoup savent que cela ne passera pas par les urnes, alors comment ? On peut faire les analyses les plus brillantes, être sur-informés certes, mais en définitive, on subit sans en avoir le choix non ? Je ne suis ni d’extrême droite, ni d’extrême gauche, ni anarchiste encore moins socialiste ou ump, je tiens à le préciser. Je pense comme beaucoup ici que l’Europe n’est que le terrain de jeu des états unis, un vaste tapis roulant ou circulent les flux financiers, et les travailleurs, Europe dont les directives sapent l’économie et le social de tous ses protagonistes comme tu le soulignes si justement. Poutine a 1000 fois raison de protéger ses frontières contre l’OTAN et d’épargner à la Crimée l’endettement auprès du FMI et de l’UE entre autre, d’ailleurs, l’Ukraine qui est déjà endettée auprès du FMI finira surement comme la Grèce ; ce n’est pas moi qui le dit mais de brillants économistes honnêtes, c’est parce qu’ils sont honnêtes qu’ils sont brillants. Tout ça pour dire, d’accord on est tous super informés, on produit tous de brillantes analyses, mais comment faire pour que ça bouge vraiment chez nous en France ? Nos hommes politiques, désormais complètement déconnectés des réalités socio-économiques de chacun depuis 20 ans et cela s’aggravant aujourd’hui pour atteindre à l’imposture face à l’autorité que nous leur avons délégué pour gouverner, en d’autre termes, ces politiques n’en ont plus rien à foutre de nous. Ne reste qu’à survivre. Mais il nous reste internet, jusqu’à quand ? Il n’y a qu’a écouter le flots de diktats d’un VALLS qui croit pouvoir tout se permettre en matière de liberté individuelle et de liberté d’expression. Ici sur internet, nous résistons, tachons de faire éclater une vérité bannie des médias mainstreams, tous avec l’espoir conscient ou inconscient de se fédérer autour de l’idée qu’on peut changer les choses. Tu parles à raison de la manipulation des peuples dans ton article, du totalitarisme, à quand la prose combat ? Ce n’est nullement une critique au contraire. Au plaisir de te lire.


    • Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 21 avril 2014 12:18

      Oui, l’action est fondamentale.

      Le mouvement social est « out », les syndicats paralysés ou manipulés, les mouvements politiques sont éclatés en archipel, la polulation lobotomisée par les médias.

      La société est comme dans un état d’anomie, tétanisée par un tsunami sociétal sans pouvoir agir.

      Une partie « avancée » de la population (avancée au sens de Pasolini parlant des parties avancées de la bourgeoisie auxquelles il s’adressait dans ses oeuvres) est consciente, échange, et mène une réflexion pour rester lucide.

      Il est déjà important de savoir ce qui nous arrive et ce qui risque de nous arriver si nous ne faisons rien. Voir en face le chaos qui vient.

      J’avoue être plus doué pour la réflexion que pour l’action, mais je ne suis pas seul, et des contributeurs ont des idées et des propositions à faire.

      Mon idée (suite à ce commentaire) : il faudrait créer un forum orienté vers l’action, concrète, avec des interventions spectaculaires, des actions qui réveillent les endormis avant qu’il ne soit trop tard, et autres...


    • hellpast hellpast 21 avril 2014 12:29

      Jean-Paul Foscarvel

      Cest avec plaisir que je constate que nous nous comprenons parfaitement. Personnellement je serai plus orienté et tenté par ce j’appelle la prose combat. Et la création d’un tel forum serait on ne peut plus bénéfique.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 21 avril 2014 18:13

      Jean Paul Foscarvel,
      Ce que comprend très bien la population, c’est qu’on ne lui dit pas ce qu’elle devrait savoir. La défiance vis à vis des médias est grande, autant qu’envers les Partis politiques.

      Toute la construction européenne s’est faite dans le secret, comme l’indique un document américain déclassifié en 2000 et publié dans le Daily Telegraph.
      « L’ UE et l’euro doivent se faire sans débat », en clair, sans information.

      Et sans démocratie non plus, l’avis des peuples, ils s’assoient dessus.

      Un Italien, parmi les fondateurs de l’ UE, Tommaso Padoa Schioppa expliquait :
      « L’Europe ne procède pas d’un mouvement démocratique. Elle s’est faite en suivant la méthode qu’on pourrait définir du terme de despotisme éclairé. »

      Il aurait pu compléter : « despotisme éclairé contre les peuples ».
      Le meilleur moyen de s’informer du dessous des cartes, c’est de regarder les conférences d’ Asselineau sur le site de l ’UPR.fr


  • kalon 21 avril 2014 18:56

    Une chose m’interpelle : c’est bien beau d’imaginer une guerre d’invasion contre la Russie, mais avec quelle armée ?

    L’armée américaine, à part le « carpet bombing » n’a pas beaucoup évolué depuis la dernière guerre, je dirais même qu’au niveau d’envoyer des troupes au sol, cette armée est devenue quasi inexistante.

    Les troupes U.S. n’ont l’habitude de débarquer qu’après avoir construit les casernements en mis les journaliste accrédités en place

    Alors ou trouver une armée capable de rivaliser avec les 500.000 militaires Russes sur leur propre terrain ?

    Perso, je n’en vois pas et la technique du « carpet bombing » ne sait pas fonctionner contre la Russie, ce n’est pas la Libye quand même ! smiley

    Et il en est de même pour les dissidents Ukrainiens, quelle troupe militaire pourrait être mise en œuvre pour les déloger des bâtiments administratifs après les « pseudos » accords de Genève ?

    L’armée Ukrainienne ? le pouvoir en place à Kiev n’a aucune confiance en cette armée

    Les factions d’extrême droite ? ils auront les cosaques Ukrainiens face à eux qui ne les apprécient VRAIMENT pas du tout smiley

    Blackwater ? apparemment, ils ne sont plus très chaud à jouer dans cette guerre contre des civils, on est pas en Afghanistan !

    L’armée américaine ? on ne va pas s’étendre sur cette possibilité farfelue smiley

    L’O.N.U. ? ok, je sors ! smiley

    Alors qui ? sinon reprendre des discussions, d’adulte cette fois, avec Poutine.

    A mon avis, le fédéralisme est déjà installé de facto en Ukraine.

    Il ne reste plus qu’a trouver une narrative pour qu’Obama puisse raconter sans rire que c’est lui qui a gagner, comme en Syrie smiley


    • HELIOS HELIOS 22 avril 2014 20:04

      ... les seuls qui savent faire, encore, c’est « probablement » les chinois.

      Pourquoi ? parceque la technologie, les avions furtifs... ça marche lorsque les populations crient au scandale des que 3 militaires meurent au combat.

      Les chinois, pouir l’instrant peuvent engager des milliers d’hommes sans que personne dans la population ne leve le petit doigt.

      Leur materiel est probablement moins sophistique, mais ne tombera pas plus en panne. les soldat sont moins bien habillés, ; mais satront probablement economiser les munitions et tirerons a coup sur... bref, comme au viet nam, le combat ne se jouera pas avec les même regles. on sait qui gagne dans ces conditions....


  • kalon 21 avril 2014 19:07

    Bon, il reste « les sanctions » mais à part interdire les champs Elysée et le shopping à Londres aux oligarques Russes, c’est pas vraiment efficace.

    Pour ce qui est de la « guerre » économique, il suffira de « dédollariser » plus rapidement le commerce international et ce seront les américains qui tomberons les premiers !

    Et puis, il y a la Chine qui, quoique très discrète, n’en reste pas moins dans le camp d’en face et qui pourrait pourrir la vie des Américains du coté du Japon ou en balançant quelques centaines de milliard de bond du trésor américain à chaque période de solde ! smiley


  • taktak 22 avril 2014 10:48

    Avec son soutien et son utilisation des néonazis de Kiev, l’UE atlantique tombe le masque.
    L’euro fascisme se dévoile : oligarque et fasciste coalisés avec le soutien des USA, de l’UE et de l’OTAN contre les travailleurs ukrainiens.

    Sortons de l’UE, de l’euro, de l’otan et du capitalisme

    Le 24 avril avec le PRCF, tous unis contre le fascisme en Ukraine


  • BA 22 avril 2014 14:16

    Mardi 22 avril 2014 :

     

    La deuxième guerre civile.

     

    Par Bernard Maris

     

    En 1992, François Mitterrand a ouvert une deuxième guerre de 30 ans en croyant par la monnaie unique arrimer l’Allemagne à l’Europe.

     

    L’Allemagne réalise sans le vouloir par l’économie ce qu’un chancelier fou avait déjà réalisé par la guerre : elle détruit à petit feu l’économie française. Certes, elle n’est pas responsable de cette situation, au contraire  ; elle n’est jamais intervenue dans la politique intérieure de la France, elle a tendu la main aux Français du temps de Balladur pour réaliser un début d’unité fiscale et budgétaire (qui lui fut refusée).

     

    C’est François Mitterrand qui à deux reprises a voulu arrimer la politique monétaire de la France à celle de l’Allemagne, détruisant une industrie française qui n’allait pas bien fort : en 1983 d’abord, avec le tournant de la rigueur et la politique du « franc fort », en 1989 ensuite, en paniquant après la réunification Allemande, et en avalisant celle-ci au prix d’une monnaie unique et d’un fonctionnement de la BCE calqué sur celui de la Bundesbank.

     

    Plus de vingt ans de guerre économique ont passé, et l’industrie Allemande a laminé les industries italienne et surtout française. Aujourd’hui la guerre est terminée et gagnée. La part des exportations de l’Allemagne en zone euro représente 10% du total. Le reste est hors zone euro, aux Etats-Unis et en Asie. L’Allemagne n’a plus besoin de la zone euro. Au contraire : la zone euro commence à lui coûter cher, à travers les plans de soutien à la Grèce, au Portugal, et à l’Espagne, à tel point qu’elle songe elle aussi à quitter l’euro.

     

    Il est bien évident que ni la Grèce, ni le Portugal, ni l’Espagne, ni même la France et l’Italie ne pourront jamais rembourser leur dette avec une croissance atone et une industrie dévastée. La zone euro éclatera donc à la prochaine grave crise de spéculation contre l’un des cinq pays précités.

     

    La Chine et les Etats-Unis contemplent avec ravissement cette deuxième guerre civile interminable, et se préparent (pour les Etats-Unis une deuxième fois) à tirer les marrons du feu. La Chine et les Etats-Unis pratiquent une politique monétaire astucieuse et laxiste. On pourrait ajouter à la liste des pays pratiquant une politique monétaire intelligente la Corée du Sud, et aujourd’hui le Japon. La Grande-Bretagne, elle, prépare tout simplement un référendum pour sortir de l’Europe.

     

    On a le choix : sortir de l’euro ou mourir à petit feu. Sinon, le dilemme pour les pays de la zone euro est assez simple : sortir de façon coordonnée et en douceur, ou attendre le tsunami financier.

     

    Une sortie coopérative et en douceur aurait le mérite de préserver un peu de construction européenne, un tsunami sera l’équivalent du Traité de Versailles, les perdants étant cette fois les pays du Sud. Et au-delà des pays du Sud, toute l’Europe.

     

    La sortie douce et coordonnée est assez simple, et a été déjà envisagée par nombre d’économistes. Il s’agit tout simplement de revenir à une monnaie commune, servant de référentiel aux différentes monnaies nationales. Cette monnaie commune, définie par un « panier de monnaies » nationales, atténue les spéculations contre les monnaies nationales.

     

    C’est un retour au SME (Système monétaire européen) ? Oui. Des marges de fluctuations autour de la monnaie commune. Une stabilisation de la spéculation par des limitations des mouvements de capitaux, stabilisation qui pourrait être accrue par une taxe type Tobin sur ces mêmes mouvements de capitaux.

     

    Mais le SME a échoué direz vous… Oui, parce que le SME ne s’était pas donné les moyens de lutter contre la spéculation, et n’avait pas adopté une «  Chambre de compensation » comme la souhaitait Keynes dans son projet pour Bretton Woods (abandonné au profit du projet américain).

     

    Le meilleur moyen de rendre l’Europe odieuse, détestable pour longtemps, de faire le lit des nationalismes les plus étroits, est de poursuivre cette politique imbécile de monnaie unique associée à une « concurrence libre et non faussée » qui fait se pâmer de joie ceux qui en profitent, Chinois, Américains et autres BRICs.

     

    Bien évidemment la mainmise du politique sur la monnaie ne suffit pas à faire une économie puissante : la recherche, l’éducation, la solidarité sont certainement aussi importantes. Mais laisser les « marchés » gouverner les pays est tout simplement une honteuse lâcheté.

     

    (A suivre)

     

    Bernard Maris.

     

    http://alternatives-economiques.fr/blogs/raveaud/2014/04/20/sortie-de-leuro-bernard-maris-vire-sa-cuti-3/

     


    • steph bigorneau steph bigorneau 22 avril 2014 16:09

      @ BA
      Bernard Maris a le mérite d’avouer s’être trompé sur toute la ligne sur l’euro. Par contre il n’a pas encore compris que c’est toute l’union européenne dont il faut se débarrasser en même temps que de l’euro.

      Revenir au SME ne rendra pas le pouvoir des gouvernants sur leurs monnaies, en observant les années 50 à 70 on se rend compte que l’Italie, et dans une moindre mesure la France, n’ont pu sauvegarder leur compétitivité qu’en faisant des dévaluations compétitives assez régulièrement, pendant que l’Allemagne ne cessait de réévaluer sa monnaie.

      Il nous faut réindustrialiser la France, revenir à une souveraineté alimentaire en limitant l’emprise de l’agro-bizness , retrouver nos acquis sociaux etc...
      Tout cela est impossible dans les traités actuels, il serait illusoire de croire que l’on pourra renégocier ces traités, 28 états avec autant d’intérêts nationaux différents et des gouvernements de sensibilité politique différente ne pourront jamais s’unir pour rejeter la base néolibérale de la construction européenne.

      Keynes est un économiste très intéressant mais il envisageait un monde où les monnaies étaient alignées sur une parité avec l’or, ce qui n’est plus le cas, et où les gouvernements étaient encore légitimés par une souveraineté populaire.

      La situation a changé et voter UPR est la seule alternative crédible à mon sens, regardez quelques conférences d’Asselineau et vous me direz si pour vous son analyse est farfelue ou inadaptée.


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