mercredi 13 mai - par Dover63

Le traitement précoce du Covid-19 révèlerait des inégalités territoriales et sociales : union nationale ? Urgence sanitaire ? Vraiment ?

Les médecins sont différents

Recommandations sanitaires et expériences de terrain

Inégalités territoriales et sociales ?

Impact faible de la communication par voie classique ?

Inégalités et tests

Inégalités et médicaments

Inégalités de traitements, de convalescence, de charge virale et de contagiosité ?

 

 

Mots-clefs : azithromycine, C3G, coronavirus, Covid-19, disparités territoriales, disparités sociales, doxycycline, hydroxychloroquine, macrolides, médecins de ville, médecins généralistes, médicaments, revue de presse/web, santé publique, SARS-CoV-2.

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Il existe des inégalités naturelles, elles sont inévitables.

 

Les médecins sont différents.

Chacun d’entre nous est censé avoir un médecin traitant. Entre lui et nous devrait s’instaurer une relation de confiance, de respect et d’écoute. Il s’agit d’une alliance thérapeutique. Néanmoins chaque médecin a son propre passé, sa propre expérience, ses propres convictions et son tempérament propre. Cela fait partie de ce qui différencie un médecin traitant d’un autre. Est-ce une inégalité entre les patients ? Une différence naturelle pour le moins.

En période d’épidémie, afin de limiter et d’éviter toute différence de traitement selon le territoire ou selon l’interlocuteur médical, il est usuel pour les autorités de santé de diffuser des « medical guidelines »[1]. Dans le cas du Covid-19, les recommandations faites en France semblent limiter la médecine ambulatoire au traitement des symptômes, sans approche curative[2]. Ce que certains généralistes résument par la formule : « prenez du Doliprane et faites le 15 si ça va très mal » [3]. Cela pourrait ressembler à un nivellement par le bas, un nivellement d’indigent.

 

Recommandations sanitaires et expériences de terrain.

Certains médecins (généralistes ou spécialistes) de ville ont depuis fin mars proposé des approches thérapeutiques[4][5] à base d’azithromycine (plus généralement des antibiotiques de type macrolide, famille à laquelle appartient l’azithromycine), éventuellement associé à des C3G (céphalosporines de troisième génération). On entend également parler de doxycycline.

Depuis le mois de mars 2020 une bithérapie est proposée par Didier Raoult[6]. Elle implique l’azithromycine et l’hydroxychloroquine.

Alors que la France subit la vague épidémique du coronavirus SARS-CoV-2, les recommandations faites aux médecins de ville n’ont pas semblé évoluer jusqu’à ce jour[1][4][5]. Fin mars un décret interdit la prescription d’hydroxychloroquine en médecine de ville (hors AMM)[7].

Depuis plusieurs semaines, les médecins de ville semblent rester livrés à eux-mêmes.

Ils peuvent suivre les recommandations officielles…

Lorsque les symptômes deviennent plus avancés le tableau clinique du Covid-19 s’apparenterait à une pneumopathie atypique[8][9][10][11]. Dès lors les médecins peuvent décider de se fier à leur pratique de terrain, à l’empirisme et proposer une thérapie des pneumopathies constatées à base d’antibiotique (macrolide voire macrolide/C3G)[12]. On lit que l’azithromycine est « le traitement de référence des infections respiratoires. »[13][14]. Les indicateurs médicaux de ces approches thérapeutiques (délai d’amélioration des symptômes, taux d’hospitalisation, nombre de décès…) sembleraient bons[8][9][15].

Il peut apparaître difficile de reprocher à un médecin de tenter un traitement de référence. On pourrait se demander si maintenir la recommandation du seul traitement symptomatique ne risquait pas d’induire une forme d’inégalité de prise en charge des patients. Paracétamol d’un côté (en schématisant grossièrement) ou macrolide par exemple, selon que le médecin consulté applique une approche symptomatique ou curative via la thérapie présentée ci-dessus. On se souvient du témoignage de ce médecin qui exprime mi-avril sa colère face à cette situation[4][16][17][18]. Il expose quelques jours plus tard sa satisfaction de constater que l’Italie a adopté une stratégie couplant antibiotiques et cortisone en médecine de ville[19].

 

Inégalités territoriales et sociales ?

La bithérapie proposée par Didier Raoult implique également l’azithromycine associée à l’hydroxychloroquine. L’équipe de l’IHU de Marseille a régulièrement et médiatiquement communiqué sur ses résultats[20].

On peut supposer que les approches thérapeutiques de terrain ont possiblement diffusé dans le voisinage géographique des initiateurs. Certains ont partagé leurs propositions thérapeutiques via des groupes sociaux[21], la presse[21] ou des blogs[4].

Début mai est publié sur le site de l’ANSM un rapport intitulé : « Usage des médicaments en ville durant l’épidémie de Covid-19 : point de situation après cinq semaines de confinement »[22][23][24].

Concernant l’hydroxychloroquine, on peut lire [23] : « La population nouvellement sous hydroxychloroquine (population incidente) était relativement jeune […] et globalement plus favorisée socialement […] ». En terme de prescription d’hydroxychloroquine la région Provence-Alpes-Côte d'Azur est classée en tête devant la région Île-de-France. Le Grand-Est pourtant très touché par l’épidémie semble se situer « juste dans la moyenne ». À l’échelle départementale, les départements ayant eu le taux de délivrance le plus élevé seraient : Paris, les Bouches-du-Rhône, le Var, les Hauts-de-Seine, le Territoire de Belfort, la Corse-du-Sud, le Val-de-Marne et les Pyrénées-Orientales. Certaines semaines la consommation médicamenteuse semble avoir augmenté de +140% pour la chloroquine et l’hydroxychloroquine.

Pour ce qui est de l’azithromycine associée à l’hydroxychloroquine, on peut lire [23] : « Il est notable que l’utilisation de l’azithromycine combinée à l’hydroxychloroquine est associée à un gradient social fort avec une utilisation plus de deux fois plus fréquente par les populations plus favorisées (indice de désavantage social Q1), par rapport au plus défavorisées (Q5). L’association hydroxychloroquine et azithromycine qui n’était qu’exceptionnellement utilisée avant l’épidémie de Covid-19 avait bondi de 7 000 % en semaine 13. ».

Au sujet de l’azithromycine seul, on peut lire [23] : « L’azithromycine, antibiotique de la famille des macrolides et proposé dans les pneumopathies Covid-19 avait augmenté par rapport à l’attendu de 70% en semaines 13 et 14 et concernaient environ 100 000 personnes supplémentaires. ». Cette augmentation de 70% peut être mise en perspective avec « la consommation d’antibiotiques polyvalents (ATC J01, systémiques utilisés habituellement pour les infections bactériennes ORL, pulmonaires…) [qui] a chuté de -23% à -40% par rapport à une consommation habituelle d’avril ».

Ces disparités sont pour le moins troublantes. On peut trouver des tribunes expressives à leur sujet [25]. On peut se demander si des recommandations thérapeutiques nationales qui ne semblent pas avoir évolué sur l’aspect curatif auraient pu nuire à l’égalité territoriale.

On se souvient d’une interview où il était question de témoignages off de médecins défenseurs de l’étude Discovery qui seraient tombés malades et qui se seraient soignés par la bithérapie proposée par le Professeur Raoult[26][27].

 

Impact faible de la communication par voie classique ?

Concernant les approches thérapeutiques, on constate une couverture médiatique, par la presse, par blog, par réseaux sociaux, par chaînes vidéo[4], mais trouve-t-on des traces de communications par des voies plus « normalisées » ?

On trouve des traces de communications (en direction d’associations et de sociétés savantes médicales semble-t-il) fin mars. Les adresses web des pages consultées semblent correspondre à l’AGREE (Association Gérontologique de Recherche et d'Enseignement en Ehpad)[28] et à la SFGG (Société Française de Gériatrie et Gérontologie, sfgg.org)[8]. Mais la disponibilité des rapports en ligne cesse[10][28][29][30][31].

Sur le plan prophylactique, un signalement auprès d’une ARS semble avoir été fait en mars[32].

Quand on songe aux populations fragiles (personnes âgées à domicile ou en Ehpad) et/ou confrontées régulièrement à des charges virales notables (personnel soignant) et/ou concentrées dans un espace restreint (prisons, porte-avions…), une approche médicamenteuse préventive à l’échelle nationale ne semblerait pas dénuée de sens. Peu de directives de santé publique en ce sens en France semble-t-il. L’Inde avec son 1,3 milliard d’habitants serait sur cette piste[33].

Parallèlement, le conseil national de l’ordre des médecins publie un communiqué de presse[34][35]. On apprend : « L'Ordre des médecins a mis en garde jeudi « une vingtaine » de médecins libéraux qui testent sur leurs patients un cocktail de traitements contre le Covid-19 dont l'efficacité n'est pas prouvée, les invitant à ne pas « susciter de faux espoirs de guérison » » [36]. On entend parler de traitement non-éprouvé pour un virus inconnu il y a encore quelques mois.

Une contribution récente[37][38][39] mentionne 4 médecins généralistes du grand Est qui auraient compilé leurs résultats portants sur 700 patients. Il ressortirait que l’azithromycine serait à prescrire seule dans la première phase de la maladie. Dans la contribution, on lit : « Le nom* et la publicité des résultats des médecins du grand Est ne peuvent être divulgués car, aussi paradoxal que cela puisse paraître, alors que ces résultats nous permettent « une nouvelle sécurité » dans le traitement, ces derniers ont reçu (par courrier) des menaces du conseil de l'Ordre des médecins et de l'ANSM (Agence nationale de sécurité [du] médicament). ».

On pourrait se demander : pourquoi ne pas publier ? Sous quels délais pourraient-ils voir leurs travaux publiés ? Les délais seraient-ils compatibles avec la dynamique de l’épidémie ? Les travaux seraient-ils acceptés pour publication ? Quelles peuvent être les contraintes financières des revues médicales ?

On peut rester songeur sur les voies de communication académiques des indicateurs cliniques de terrain. Un service national pour aider les médecins de ville à mutualiser leurs propositions, leurs observations et leurs ajustements de traitements en temps réel a-t-il été mis en place ? Le 3 mai, la Fédération des Médecins de France déclarait : « On était en droit d’attendre un relais des sociétés savantes de médecine générale à la mise en place de recherche thérapeutique en ambulatoire. Il n’en sera rien, à part rappeler aux généralistes de ne jamais prescrire d’hydroxychloroquine, on ne verra rien ! Même pas un petit essai sur l’intérêt de la prescription précoce de tel ou tel antibiotique ou de telle ou telle molécule ou de la mise en place de l’oxygénothérapie précoce à domicile. »[39b].

 

Inégalités et tests.

Ce qui peut rendre difficile les suivis de cohorte par ces médecins de ville est la mesure de la charge virale, et plus généralement les tests.

Fin mars dans un rapport on pouvait lire « Ces patients n’ayant évidemment pas été testés, faute de tests disponibles jusqu’à il y a une semaine, ces tests restant très rationnés, dans un labo distant d’1/2 h en voiture. » [8] 

Récemment on pouvait lire [40] : « La France « est prête pour tester massivement, […] la capacité de dépistage est aujourd’hui au niveau des besoins estimés » à 700.000 tests par semaine, selon le ministre. ». Alors que le plus gros de l’épidémie est possiblement derrière nous. On se souvient : sur « l'action du gouvernement face au coronavirus : "il n'y a pas eu de retard" »[41]. Pourtant même en secteur hospitalier, les réactifs tardent toujours à arriver et les automates attendraient inactifs depuis des semaines[42].

Dès lors on pourra toujours reprocher aux médecins de ville le point « faible » de toute tentative de suivi de cohorte : pas ou peu de test et pas ou peu d’évaluation de la charge virale.

On se souvient de ce membre du gouvernement qui déclarait avoir été testé et ne présenter que des symptômes bénins[43]. La politique de gestion des tests serait-elle potentiellement source d’inégalités ?

 

Inégalités et médicaments.

On entend parler très discrètement d’une décision du conseil d’état relative à l’hydroxychloroquine[44][45][46][47][48]. On peut lire : « Les médecins de ville peuvent prescrire de l'hydroxychloroquine, selon Maître Krikorian » [44]. Toutefois on réalise qu’un « autre conflit pourra ainsi se déplacer entre la prescription du médecin et le refus de dispensation du pharmacien. » [44].

Prêtons attention au circuit du médicament et des pharmacies.

On pouvait lire il y a quelques jours : « Des pharmaciens ont découvert récemment qu'il n'y avait pas d'interdiction légale de vendre des masques issus de l'importation, contrairement à ce que l'administration avait laissé entendre »[49]. Dans cet article on peut lire : « […] l'administration s'était bien gardée de leur dire ! […] "Beaucoup de pharmaciens découvrent qu'on leur a menti" […] " on s'est retrouvés avec un Conseil de l'Ordre et des syndicats qui eux disaient aux pharmaciens : 'la consigne est de privilégier les soignants et de ne pas vendre de masques'." ». Que penser ?

Parallèlement on peut trouver une note intitulée « Médicaments utilisés chez les patients atteints du COVID-19 »[50], dans laquelle on peut lire : « C’est pourquoi l’ANSM rappelle que ces médicaments doivent être utilisés uniquement à l’hôpital, sous étroite surveillance médicale dans le cadre fixé par le Haut conseil de la santé publique. ».

Concernant la prescription d’azithromycine, dans les commentaires de la récente contribution[37][38], on peut lire : « « […] On attend la suite. Interdiction de prescrire de l'azithromycine et aux pharmaciens d'en délivrer ? » […] « Malheureusement c’est ce qui risque d’arriver. » […] « J'ai rencontré le problème suivant : les pharmacies me rappellent pour me dire qu'elles n'ont pas le droit de délivrer l'azithromycine au-delà des durées définies dans l'AMM, donc 5 jours » ».

La mise en perspective peut être dérangeante. Le circuit du médicament : source d’inégalités potentielles ?

Concernant les tensions d’approvisionnement de la France en médicaments, elles ne sont pas récentes. En 2014 on parlait de pénurie pour la doxycycline[51]. Début avril on pouvait lire : « Azithromycine sous tension : des pharmacies contingentées »[52]. Devant les tensions en médicaments liées aux milliers de personnes en réanimation, il semblerait que l’usage de médicaments vétérinaires ait été autorisé[53]. On se souvient également du rationnement du paracétamol[54].

La délivrance du médicament pourrait-elle être source d’inégalités ?

On pourrait se demander si l’absence de proposition curative dans les recommandations aux médecins ne pourrait pas être également mise en perspective avec la disponibilité des médicaments. La France 6ème puissance économique mondiale ou colosse aux pieds d’argile ? Oublions nos questionnements sur la prophylaxie…

Concernant l’hydroxychloroquine, maitre Krikorian rappelait[44] : « il appartient, désormais, au Gouvernement, en application de l’article L. 3131-15, 9° CSP, « En tant que de besoin », de prendre les mesures permettant sa mise à disposition effective » c’est à dire de produire le médicament en quantité suffisante ».

 

Inégalités de traitements, de convalescence, de charge virale et de contagiosité ?

Beaucoup de personnes infectées par le Covid-19 restent asymptomatiques. Une grande partie de ceux qui vont présenter un tableau clinique guérit sans traitement curatif. On se souvient avoir lu : « dans 80% des cas, les gens sont guéris. Oui, mais il faut voir dans quel état. Nous, on constate qu’il faut administrer notre protocole le plus tôt possible. Trois jours après, ils vont mieux, c’est spectaculaire. »[55].

Le collectif « Laissons les médecins prescrire » publie sa propre étude[5][56][57][58]. Il s’agit d’une « étude rétrospective chez 88 sujets avec 3 approches thérapeutiques différentes (traitement symptomatique / azithromycine / azithromycine + hydroxychloroquine) » présentée comme un « Rapport d’expérience de médecins de terrain ». Concernant cette étude le « critère principal d'évaluation était la durée de résolution des symptômes : […] 17,1 jours en moyenne dans l'ensemble de la population de l'étude, 25,8 dans le groupe bénéficiant d'une prise en charge exclusivement symptomatique, 12,9 dans le groupe azithromycine seule (AZM) et 9,2 dans le groupe hydroxychloroquine (HCQ) + AZM. Si les durées de résolution des symptômes étaient significativement plus basses dans les bras AZM seule et HCQ+AZM que dans le groupe traitement symptomatique, il n'y avait en revanche pas de différence significative entre le bras monothérapie et celui bi thérapie. » [58].

D’une contribution récente[37][38][39] il ressortirait que l’azithromycine serait à prescrire seule dans la première phase de la maladie. Elle éviterait à ce stade « la majorité des hospitalisations et 90 % des décès ». Le traitement par l’azithromycine seule, sur une période de 10 à 14 jours, dès le début des premiers symptômes, diviserait « par 4 le nombre de patients nécessitant une hospitalisation ».

Sur une chaîne vidéo[59][60], on entend parler de « récidive », de « réactivation du virus » pour des « patients […] laissés sous doliprane ». Et si l’azithromycine réduisait la charge virale ?

En terme d’inégalités : combien de personnes traînent leur misère de Covid-19 des jours et des jours ? Combien d’arrêts maladie qui s’étalent sur des semaines ? Combien de soignants hospitaliers tombent malades et ne peuvent plus soigner ? Combien de complications voire de décès qu’on aurait pu éviter ?

Sur le moyen-long terme Didier Raoult évoque[61][62] la question des séquelles potentielles liées aux fibroses pulmonaires. Plus récemment il indique que 65% des personnes asymptomatiques présenteraient des lésions visibles au scanner[63][64]. Sur le territoire français, on peut se demander combien d’asymptomatiques ont bénéficié d’un scanner…

La diminution rapide, par traitement médicamenteux précoce, de la charge virale semblerait essentielle à l’évolution clinique du malade[6][56]. On entend parler de contagiosité sur plusieurs semaines[59][60]. Dès lors, la dynamique de l’épidémie pourrait-elle être différente sur le territoire selon les disparités dans les approches curatives ?

Union nationale ? Urgence sanitaire ? Alors...

Liberté de prescription pour le médecin ?

Égalité pour les citoyens et les territoires en présentant des recommandations nationales d’usage des antibiotiques macrolides et C3G ?

Fraternité en misant sur la thérapie pour diminuer la charge virale et tenter d’agir sur la contagiosité ?

L’espoir fait vivre, mais les inégalités ne risquent-elles pas de morceler un peuple ? Certaines sont inéluctables, on pourrait peut-être éviter d’en induire d’autres.

 

 

Précédentes tribunes sur la thématique du Covid-19 :

 

Covid-19 : et si la France faisait confiance à ses généralistes ?

 

Covid-19 : Azithromycine testé en préventif. Et si en pleine période de pandémie la France faisait du curatif ?

 

Covid-19 : que penser des essais cliniques avec groupe placebo en période d’épidémie ?

 

Covid-19 : masques, azithromycine, généralistes, essais cliniques, vaccin, confinement, chloroquine… Éléments de langage pour un 20 h 02

 

Antibiotiques : azithromycine, macrolides, C3G, doxycycline… Un traitement du Covid-19 par les médecins de ville serait possible ?

 

Enquête d’un syndicat de médecins généralistes : 9000 décès à domicile en rapport avec le Covid-19 … vraiment ?

 

Didier Raoult, collectif « Laissons les médecins prescrire », prise en charge précoce du Covid-19 : vers un scandale de santé publique ?

 

Désinfox coronavirus, fake news, libération du marché de l’info… et pendant ce temps-là les articles sembleraient disparaître du web ?

 

Chèque-Niouze : le docteur Robinson Crusoé prescrit (hors AMM) du jambon et du fromage aux intermittents du spectacle en cas de Covid-19 ?

 

L’azithromycine aurait un rôle capital dans le traitement précoce du Covid-19 : les médecins n’oseraient plus divulguer leurs résultats ?

 

Estimations des décès liés au Covid-19 à domicile par le certificat de décès : naïveté ? Poisson d’avril ? Arnaque délibérée ?

 

 

[1] https://blogs.mediapart.fr/laurent-mucchielli/blog/160420/mais-ou-est-donc-passee-la-haute-autorite-de-sante

[2] https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/covid-19_fiche_medecin_v16032020finalise.pdf

[3] https://www.liberation.fr/checknews/2020/04/15/l-antibiotique-azithromycine-est-il-vraiment-efficace-contre-le-covid-comme-l-affirme-cette-publicat_1785212

[4] https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/antibiotiques-azithromycine-223696

[5] https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/didier-raoult-collectif-laissons-223946

[6] https://www.mediterranee-infection.com/pre-prints-ihu/

[7] https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/decret-rivotril-compassion-223015

[8] https://blogs.mediapart.fr/cathy-lg/blog/140420/covid-19-lespoir-par-des-traitements-antibiotiques

[9] https://www.liberation.fr/checknews/2020/04/15/l-antibiotique-azithromycine-est-il-vraiment-efficace-contre-le-covid-comme-l-affirme-cette-publicat_1785212

[10] https://blogs.mediapart.fr/basicblog/blog/160420/covid-19-traitement-au-macrolides-du-dr-sabine-paliard-franco-le-rapport-disparu

[11] https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/covid-19-azithromicyne-teste-en-223380

[12] https://www.mediterranee-infection.com/wp-content/uploads/2019/03/Guide-Antibio-IHU-hors-HIV-21-02-2019.pdf

[13] https://twitter.com/raoult_didier?ref_src=twsrc%5Egoogle%7Ctwcamp%5Eserp%7Ctwgr%5Eauthor

[14] https://www.charentelibre.fr/2020/04/26/le-professeur-raoult-menace-de-suspension-par-le-conseil-de-l-ordre-des-medecins-je-ne-suis-evidemment-pas-concerne-repond-l-interesse,3591420.php

[15] http://www.leparisien.fr/societe/sante/coronavirus-trois-medecins-generalistes-pensent-avoir-trouve-un-possible-remede-13-04-2020-8298963.php?fbclid=IwAR2KWhCkD6ZONDEdmWbe13q9dDyOa6MEPy8AJfiS7wPU-49OQEv_Ug6O0yg

[16] https://blogs.mediapart.fr/laurent-mucchielli/blog/130420/chloroquine-protocole-raoult-liberte-de-prescrire-des-medecins-bilan-provisoire

[17] https://blogs.mediapart.fr/basicblog/blog/180420/malades-du-covid-19-n-attendez-pas-des-generalistes-savent-vous-soigner

[18] https://www.youtube.com/watch?v=hiioRSM4Ohc

[19] https://www.youtube.com/watch?v=brf2h0n9KlI

[20] https://www.mediterranee-infection.com/pre-prints-ihu/

[21] https://www.estrepublicain.fr/sante/2020/04/11/un-medecin-mosellan-constate-l-efficacite-d-un-protocole-a-base-d-azithromycine?fbclid=IwAR2JVB4tnSYyfT8pbP32dsIKH-l5bVinlq1-DD0fmgWe2IboGGnTpJmJOfE

[22] https://www.ansm.sante.fr/S-informer/Points-d-information-Points-d-information/Usage-des-medicaments-en-ville-durant-l-epidemie-de-Covid-19-point-de-situation-apres-cinq-semaines-de-confinement-Point-d-information

[23] https://www.ansm.sante.fr/content/download/176899/2313025/version/3/file/20200430-Covid_Usage-Medicaments_Rapport-Ansm-Epiphare-2.pdf

[24] https://www.contrepoints.org/2020/05/07/370929-traitement-du-covid-19-le-bal-des-hypocrites

[25] https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-france-macronienne-a-interdit-224291

[26] https://www.nexus.fr/actualite/entretien/perronne-hydroxychloroquine/

[27] https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/covid-19-que-penser-des-essais-223447

[28] http://www.agree-asso.fr/index.php/actualite/123-experiences-territoriales?fbclid=IwAR1mgHlDb97plpo6RCg6kJwhd9uZFrmXPoCc5us6Tl250LIKEaxwFSnuInE

[29] https://resistancerepublicaine.com/2020/04/13/le-docteur-sabine-paliard-franco-un-medecin-qui-soigne-le-coronavirus/

[30] https://www.lejournaldumedecin.com/actualite/azithromycine-etc-la-controverse-gronde-autour-du-cocktail-anti-covid-19-de-medecins-generalistes/article-normal-47443.html?fbclid=IwAR0WdOBIOohBkMtgt2JSoyqIy9MmiqQCAPF4mbs__7PgkWSiJgt2eS48BNA

[31] https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/cheque-niouze-le-docteur-robinson-224170

[32] https://www.lanouvellerepublique.fr/poitiers/covid-19-des-dermatologues-poitevins-se-mobilisent

[33] https://www.mediterranee-infection.com/coronavirus-pays-ou-lhydroxychloroquine-est-recommandee/

[34] https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-chasse-aux-toubibs-est-ouverte-223645

[35] https://www.conseil-national.medecin.fr/publications/communiques-presse/protocoles-recherche-clinique-prescriptions-amm

[36] https://www.lefigaro.fr/flash-eco/l-ordre-des-medecins-met-en-garde-contre-l-experimentation-de-traitements-contre-le-covid-20200423

[37] https://www.lequotidiendumedecin.fr/specialites/infectiologie/un-traitement-efficace-contre-covid-19-existe-deux-etudes-vont-clore-la-polemique-raoult-estime-un

[38] https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-azithromycine-aurait-un-role-224216

[39] https://blogs.mediapart.fr/gabas/blog/080520/le-quotidien-du-medecin-un-traitement-efficace-contre-covid-19-existe

[39b] https://www.fmfpro.org/le-flop-des-essais-cliniques.html

[40] https://www.20minutes.fr/politique/2774895-20200507-deconfinement-transports-deplacements-modalites-annoncees-edouard-philippe

[41] https://www.france24.com/fr/20200328-coronavirus-suivez-en-direct-le-point-presse-d-%C3%A9douard-philippe-sur-la-situation-en-France

[42] https://www.lavoixdunord.fr/750945/article/2020-05-09/depistages-l-hopital-de-boulogne-n-toujours-pas-recu-les-reactifs

[43] https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/coronavirus-la-secretaire-d-etat-emmanuelle-wargon-annonce-avoir-ete-testee-positive-au-covid-19_3879691.html

[44] https://www.alta-frequenza.corsica/actu/les_medecins_de_ville_peuvent_prescrire_de_l_hydroxychloroquine_selon_maitre_krikorian_qui_explique_une_decision_du_conseil_d_etat_103810

[45] https://www.zinfos974.com/Hydroxychloroquine-Une-victoire-paradoxale—malgre-le-rejet-de-la-requete-pour-exces-de-pouvoir_a153466.html

[46] https://www.agoravox.fr/commentaire5750050

[47] https://www.agoravox.fr/commentaire5750061

[48] https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?idTexte=CETATEXT000041820848

[49] https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/video-les-pharmaciens-etaient-autorises-a-vendre-des-masques-depuis-fin-mars-et-ne-le-savaient-pas_3953545.html

[50] https://www.ansm.sante.fr/S-informer/Points-d-information-Points-d-information/Medicaments-utilises-chez-les-patients-atteints-du-COVID-19-une-surveillance-renforcee-des-effets-indesirables-Point-d-information

[51] https://www.santemagazine.fr/actualites/actualites-traitement/antibiotiques-penurie-de-doxycycline-en-france-194735

[52] https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/actu/actualites/actus-medicaments/azithromycine-sous-tension-des-pharmacies-contingentees.html

[53] https://francais.rt.com/france/73790-covid-19-cas-penuries-medicaments-veterinaires-pourront-etre-utilises

[54] https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/revues/le-moniteur-des-pharmacies/article/n-3314/rationnement-sur-le-paracetamol.html

[55] https://infodujour.fr/sante/33596-covid-19-et-si-tout-le-monde-setait-trompe

[56] https://stopcovid19.today/

[57] https://stopcovid19.today/wp-content/uploads/2020/04/COVID_19_RAPPORT_ETUDE_RETROSPECTIVE_CLINIQUE_ET_THERAPEUTIQUE_200430.pdf

[58] https://www.lequotidiendumedecin.fr/specialites/infectiologie/etude-lappui-un-collectif-de-medecins-plaide-pour-la-liberte-de-prescrire-en-ville

[59] https://dr-besnainou-orl-paris.fr/content/covid-19-infos-et-vid%C3%A9os

[60] https://www.youtube.com/watch?v=yj7fgrmlIfE

[61] https://www.agoravox.tv/actualites/sante/article/covid19-un-excellent-didier-raoult-85674

[62] https://www.youtube.com/watch?v=cj4bGVszZP8&feature=emb_err_watch_on_yt

[63] https://www.mediterranee-infection.com/ou-en-est-le-debat-sur-lhydroxychloroquine/

[64] https://www.youtube.com/watch?v=eqb1VXHKAAs



7 réactions


  • leypanou 13 mai 14:11

    12,9 dans le groupe azithromycine seule (AZM) et 9,2 dans le groupe hydroxychloroquine (HCQ) + AZM 

     :

    il n’y avait en revanche pas de différence significative entre le bras monothérapie et celui bi thérapie 

     : entre 9,2 et 12,9 ce n’est pas significatif ?

    C’est à ce genre de commentaire qu’on reconnaît le parti-pris d’une « étude ».


    • Pere Plexe Pere Plexe 13 mai 19:02

      @leypanou
      Le commentaire est absolument normal compte tenu du type d’étude, du faible nombre de patients et surtout que significatif n’a pas exactement le sens habituel.


  • Eric F Eric F 14 mai 10:48

    J’ai regardé le rapport de l’ANSM [23] qui évoque la question de gradient social pour les prescriptions HCQ et AZM, il semble que ce soit surtout lié à des considérations géographiques, puisque la région parisienne et la région PACA sont mentionnées, or dans cette dernière, l’influence de l’IHU de Marseille a été importante. A quoi s’ajoute probablement la recherche d’informations médicales dans les catégories éduquées. Il est un peu étonnant que les prescriptions de ces médicaments aient été surtout constaté sur un public plutôt jeune et à majorité féminine selon une étude indiquée dans le rapport, donc pas tellement les populations « à risque », il est vrai que les contre-indications peuvent l’expliquer pour une part.

    Il semble que les médecins les aient prescrit en tant que traitement symptomatique (pneumopathie, etc.) sans forcément référence explicite au covid. Il y a un curieux argument dans les directives dissuasives ou rappels à l’ordre, celui de ne pas « susciter de faux espoirs de guérison ». Or un « espoir » n’est-il pas au moins un facteur psychosomatique positif ?
    On rencontre couramment, pour diverses pathologies, des traitements extrêmement lourds et couteux sans guère d’espoir, or dans le cas présent le [risque et cout] par rapport à l’[effet bénéfique possible] est favorable.


    • leypanou 14 mai 12:01

      @Eric F
      susciter de faux espoirs de guérison 

       : que ceux qui disent çà aillent le dire en face de ceux qui ont été guéris avec.
      Il y a vraiment des gens qui marchent sur la tête.
      Protocole du Dr Vladimir Zelenko de New-York.


    • Eric F Eric F 14 mai 18:45

      @leypanou
      par ailleurs, qu’est-ce qu’un « faux espoir » en la matière, car l’espoir de guérir ne peut que favoriser la guérison.


    • Alcyon 15 mai 11:50

      @leypanou
      Putain, tu as un QI négatif.

      Le mec est généraliste, il n’a AUCUN SUIVI de ses patients et ne les teste même pas, vu qu’il n’a pas de test.

      VOUS COUTEZ DES VIES.


  • Alcyon 15 mai 11:50

    https://www.bmj.com/content/369/bmj.m1849

    Donc les « plus riches » ont pris un truc qui ne marche pas et ont eu plus d’effets secondaires. Comme quoi parfois c’est bien.


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