mardi 29 novembre 2016 - par ricoxy

Les anglicismes rampants : adjectifs (2)

Nous sommes envahis par les anglicismes, que ce soit des « xénismes » ou anglicismes intraduisibles (rock'n roll, foot-ball) ; des anglicismes purs et durs (succes story, my life) ; des interjections (waouh, oops ou oups) ; des anglicismes acclimatés et francisés (booster, liker) ; des calques (en charge de, en termes de), des anglicismes structurels ou grammaticaux (elle est une belle femme, au lieu de : c'est une belle femme), et des anglicismes rampants (hybride, majeur, opportunité, viral), auxquels cette série d'articles est consacrée. Dans la foulée, on rencontre aussi des américanismes gestuels (la main sur le cœur en chantant La Marseillaise, les très horripilants guillemets gestuels).

Voici donc un autre volet des « anglicismes rampants », c'est-à-dire des mots français passés en anglais et qui sont revenus avec un sens anglais.

L'anglais, loin d'être une langue vertueuse, est comme le rappelle Claude Hagège une langue tueuse, qui tend à étouffer les autres langues et, par la même leur originalité et leur créativité : on ne se donne plus la peine de trouver ou de créer des équivalents et on adopte les anglicismes tels quels. Il est donc nécessaire de prendre les armes contre l'anglo-américain et ce, par tous les moyens.

Première remarque : sur le plan linguistique il faut, pour combattre un ennemi, ne jamais utiliser le même langage que lui, ne jamais utiliser les mêmes mots que lui. Pour affronter l'anglo-américanisme envahissant et les anglicismes rampants, et bouter l'anglois hors de France, on doit, dans la mesure du possible, dépouiller sa langue de tout mot, de toute expression, de toute tournure empruntés à l'ennemi linguistique. Et il faut rendre au français sa pureté originelle, non polluée par l'anglo-américain.

Deuxième remarque : en une période où l'Académie royale de Suède a cru bon d'attribuer le Prix Nobel de littérature à un croque-notes états-unien – que les Gaulois de Petibonum auraient volontiers accroché à un arbre, un baillon sur la bouche –, on assiste à une perte de la littérature, et donc du livre, consacrant ainsi la prédominance de la voix et de la vue sur le signe écrit. Le sensible l'emporte sur l'intelligible. La perte du français s'inscrit dans cette ligne générale de l'affaiblissement de l'écrit ; l'école ne remplit plus véritablement son rôle, et ce d'autant plus qu'on va mettre l'accent sur l'informatique et le « tout-numérique ».

Troisième remarque : pour se défaire de l'imprégnation constante et continue de l'anglo-américain, qui est diffusé et propagé à jet continu par les moyens modernes de communication (télévision, internet, téléphonie mobile, publicité, etc.), il est nécessaire de prendre de la distance et d'être conscient des mots que l'on emploie par une attitude critique et objective. C'est ce que l'auteur va essayer de faire dans cet article.

Comme on peut rendre la plupart du temps un mot anglais par plusieurs équivalents français, l'emprunt aux anglicismes rampants appauvrit le vocabulaire. On assiste à une véritable egestas sermonis (indigence de vocabulaire), un anglicisme rampant prenant en général la place de plusieurs mots français. Se dépouiller d'anglicismes inutiles sera donc, contrairement à ce qu'on pourrait croire, un enrichissement et non un appauvrissement. Car, si l'on n'y prend pas garde, on va finir par parler un nouveau français – appelé françaisien –, qui ne sera plus qu'une variante francisée de l'anglo-américain.

 

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Comme pour les articles précédents, à côté de l'adjectif français en gras, l'adjectif anglo-américain est donné entre parenthèses. Les rubriques sont un peu plus étoffées que pour les articles précédents, avec de nombreux exemples tirés de notre excellente presse nationale, qui joue souvent le rôle de cheval de Troie de l'anglo-américain.

 

hilarant (hilarious). Amusant, cocasse, comique, drôle, rigolo. Quiconque lit les chroniques sur internet, et surtout les titres des rubriques de Yahoo, trouvera souvent cet adjectif que semblent apprécier certains rédacteurs.

(image : hilarant04.png)
Qu'y a-t-il d'« hilarant » à recevoir une gifle ?

Ce dimanche 11 août, c'est la DILA (Direction de l'information légale et administrative), une administration chargée de la diffusion des textes officiels, sous l'autorité du Premier Ministre, qui a commis une gaffe hilarante (Gentside . com, 12.08.2013). Le côté hilarant, c'est que la DILA a publié des photos de robes « sexy » (érotiques) présentées par des mannequins peu vêtus. On voit ainsi quels sont les fantasmes de ces honorables fonctionnaires. De toute façon, on sait bien que les services de l'État nous laissent souvent en slip. Noter « Premier Ministre » : Premier ministre.

Alain Juppé a remporté lundi 29 septembre le 12e Grand Prix 2014 du Press Club, humour et politique qui récompense la phrase « la plus hilarante de l'année ». Sa petite sortie : « En politique, on n'est jamais fini. Regardez-moi ! » dans le journal Libération, le 18 novembre 2013, a été primée. (d'après Le Monde . fr, 29.09.2014). Alain Juppé n'en finit pas de finir. Noter la dénomination bien française « Press Club ».

Après son appel à la violence samedi, le chef du groupe État islamique a reçu des réponses des plus hilarantes de la part des musulmans sur Twitter (Le Point point fr, 28.12.2015). Répondre à la mort par l'humour, c'est là la plus noble fonction du rire. L'humour est le plus grand défi à la mort.

Sens français d'hilarant : qui provoque le rire.

 

hybride (hybrid). Mixte. Cet adjectif s'emploie quand il s'agit d'allier deux techniques différentes (moteur, ordinateur). Voiture hybride, PC hybride, processeur hybride. On parle aussi de téléphone hybride WiFi – GSM : à la fois wifi et Gsm.

Autres emplois : Le ministre des Affaires étrangères français [B. Kouchner] a invité lundi le président soudanais Béchir à accepter le déploiement rapide d'une force hybride. (Temps réel-Nouvel-Obs . com, 12.06.2007). Ici, hybride doit signifier (force) « composée de troupes de nations différentes ». Un raccourci saisissant.

Lu sur internet un article où apparaît le mot hybride dans un sens qui reste à définir : À la dernière rentrée, il [le professeur] a décidé d'arrêter les cours magistraux avec ses deux classes de 3e et a mis en place des "classes hybrides" : le cours est fait en classe et des documents complémentaires sont à consulter en ligne (Le Point point fr, 15.11.2012). Hybride ici voudrait dire : à deux systèmes ou à deux méthodes d'enseignement différents.

Sens français d'hybride : ce mot vient du latin hybrida ou ibrida : bâtard ; de sang mélangé. Le dictionnaire latin Gaffiot signale que le mot hybrida désigne le croisement d'une truie et d'un sanglier. Le mot, en latin et en français, n'est pas particulièrement ragoûtant.

 

icônique, iconique (iconic). Emblématique, représentatif, symbolique, typique. Ce nouveau décès dans la famille la plus iconique d'Amérique [les Kennedy] faisait jeudi les gros titres de la presse tabloïde (La Dépêche . fr, 01.03.2016). Une famille iconique  ? Ça devient comique.

Autre exemple, tiré d'une réclame pour des jeans (l'auteur taira la marque) : Sans vous, pas de pionniers, pas de preneurs de risques, pas de success stories, comme l'histoire de ce simple jean devenu iconique… Un jean iconique ! L'image est culottée.

Sens français : une statue iconique est une statue exacte et fidèle, de grandeur naturelle, représentant le vainqueur aux jeux sacrés. L'athlète couronné une fois a droit à une statue, et s'il est couronné trois fois, à une statue iconique, c'est-à-dire à une effigie qui soit son portrait (Taine). Sens dérivé  : qui se rapporte à l'icône, relatif à l'image.

 

improbable (improbable). Extraordinaire, incroyable, inimaginable, impossible, insolite, invraisemblable, impensable, voire tout simplement étonnant ou surprenant (le vocabulaire français, comme on le voit, est très limité). […] les pages sur Jeanne d'Arc nous proposent une improbable relecture de Jeanne et ses mythes (Non-Fiction . fr, critique d'un livre de J.-F. Kahn).

Extrait de l'excellent journal Le Monde . fr du 31.02.2012 : […] il vivait en Afrique du Sud depuis le milieu des années 80 sous l'improbable nom de Robert von Palace Kolbatschenko. C'est probablement un faux nom. Extrait du toujours excellent Le Monde . fr du 22.01.2013 : Le premier ministre Benyamin Nétanyahou […] a gagné ces derniers jours deux soutiens assez improbables en provenance des Etats-Unis.

Un dernier exemple (le dernier, promis, juré) : Vous êtes de plus en plus nombreux à vous brancher tous les soirs sur D8 pour écouter le rire improbable de Cyril Hanouna dans son émission « Touche pas à mon poste » (Pure People . com, 12.01.2013). Un rire improbable ? Le rédacteur veut probablement parler d'un rire de hyène.

(image : improbable03.png)
Son conseil « improbable » ? Des bains de vapeur pour purifier le vagin.

L'emploi de l'adjectif improbable peut, comme pour la plupart de anglicismes rampants, introduire une ambiguïté : Une improbable erreur de GPS (titre Yahoo). L'ambiguïté porte sur le fait qu'on peut comprendre qu'une erreur de G.P.S. pourrait être improbable (peu probable) ; or le sens, d'après le contenu l'article, est 'invraisemblable', 'inimaginable'... Ce qui n'est pas la même chose.

On a même forgé sur improbable le charmant barbarisme improbablologie. Titre d'un ouvrage de Pierre Barthélémy : Improbablologie et au-delà : Nouvelles chroniques de science improbable (c'est pas du blabla).

Sens français d'improbable : qui ne repose sur aucune preuve, d'où par extension : douteux, peu fiable.

 

inapproprié (inappropiate). Qui ne convient pas, choquant, peu ou pas convenable, déplacé, inadmissible, incongru, inconvenant, indécent, inopportun, intempestif, malséant, révoltant, scabreux, scandaleux, etc. L'auteur n'en finit pas de déplorer la pauvreté du vocabulaire français. Samsung découvre des "pratiques inappropriées" chez ses fournisseurs en Chine (La Tribune . fr, 26.11.2012). L'usine chinoise emploierait des ados effectuant, qui plus est, de nombreuses heures supplémentaires. Non seulement c'est inapproprié, mais c'est de l'exploitation illégale pure et simple, à la limite de l'esclavagisme.

La CGT qualifiée de "terroriste" : Pierre Gattaz "retire ce mot totalement inapproprié" (RTL . fr, 01.06.2016). Non seulement c'est inapproprié, mais c'est diffamatoire.

On admirera au passage le côté simplificateur de l'adjectif inapproprié, qui s'emploie la plupart du temps pour désigner toute chose, toute situation qu'on réprouve.

Inapproprié a le plus souvent une connotation sexuelle : Michel Sapin reconnaît un geste « inapproprié » envers une journaliste – il aurait tiré l'élastique de la culotte de la journaliste (selon RFI, 11.05.2016). Nouvelle version de la main de Sapin dans la culotte d'un zouave ?

On nous dresse le portrait d'un DSK séducteur, homme à femmes, adepte des clubs échangistes mais aussi un habitué "des comportements inappropriés" (The Huffington Post . fr, 17.05.2011). Inapproprié a ici un sens proprement édulcoré pour suggérer des pratiques SM.

En français : cet adjectif n'existe pas. C'est un pur barbarisme, réducteur et euphémisant.

 

intelligent (intelligent). Adaptable, apte à varier, évolutif, multi-usage, perfectionné, polyvalent. Définitions trouvées sur Google . com :

Intelligent in·tel·li·gent (/in'teləjənt/) : (of a device, machine, or building) able to vary its state or action in response to varying situations, varying requirements, and past experience. (En parlant d'un dispositif, d'une machine, d'un bâtiment) : capable de faire varier son état ou son action en réponse à des situations ou des besoins variables, ou d'une expérience passée).

Les États-Uniens parlent ainsi d'intelligent nutrients (aliments intelligents), d'intelligent scissors (ciseaux intelligents), etc. On utilise aussi le mot smart (élégant ; malin, futé, intelligent) : smartphone, smartbox™. D'où sans doute l'explosion de réclames, tournant autour de produits « malins » ou « futés ».

Un constat : c'est fou ce que les machines deviennent intelligentes de nos jours ! Appareils photos numériques, téléphones portatifs, automobiles, ordinateurs, maisons, etc. Les créatifs des réclames publicitaires promeuvent des « lessives intelligentes », des « vêtements intelligents », etc. Il est amusant de voir des imbéciles porter des vêtements intelligents. L'intelligence devient synonyme d'adaptation technique, de confort et de facilité ; sont proclamés intelligents tout produit ou tout appareil techniquement évolués, tout appareil multi-fonction ou qui s'adapte à certaines conditions d'utilisation. Mais est-ce vraiment de l'intelligence ?

Disponible sur le portail de téléchargement d'Apple et déjà traduit en 7 langues, l'application Réveil intelligent promet de suivre vos cycles de sommeil et de vous réveiller « au bon moment » (Le Figaro . fr, 13.08.2013). Et le réveil c*n, c'est le réveil naturel ?

Le Ministre comme un Colbert croyait pouvoir générer de nouveaux secteurs autour des énergies renouvelables, de l’avion électrique, d’un nouveau TGV, des vêtements intelligents, d’objets connecté [sic] (Atlantico . fr, 28.05.2014, à propos d'Arnaud Montebourg). Noter « le Ministre » : le ministre ; « générer » : créer.

Morceau d'anthologie : Au panthéon des cadeaux glamours, il y a : le Lavnav. C’est un boîtier intelligent qui se fixe très simplement sur vos toilettes. [...] Et comme il est très intelligent, il s'illumine de couleurs différentes selon que la lunette soit rabaissée ou non, et s'éteint tout seul après votre départ (Yahoo pour Elles, 04.11.2014). Et si le boîtier prend feu, aura-t-on le feu au Q ? Noter « glamours » (au pluriel ici) : sympas, extras, ou tout ce que voulez.

Sens français d'intelligent : apte à saisir des rapports entre les choses, apte à concevoir et à comprendre la réalité et à l'organiser. C'est la plus haute fonction mentale de l'homme.

 

intense (intense). Fort, grand, important, marqué, sérieux, vif, etc. Cet adjectif est très apprécié des publicitaires, qui emploient intense à tout bout de champ, tout comme l'adjectif généreux, qu'on a déjà vu. Plus intense le goût ! bêle une pub pour un chocolat. Ce même adjectif sera employé pour la qualité d'une coloration de cheveux, pour un plaisir, pour une émotion. Dove nutrition intense… Garnier Color Intense est une crème colorante permanente… Découvrez le nouveau parfum intense d'YSL… Harpic : Gel Force Oceane, fraîcheur intense... Utiliser intense à propos de parfum ou de gel pour WC, il fallait le faire ; la publicité l'a fait. Noter « Oceane » sans accent aigu sur le 'e'.

Les journalistes ne sont pas en reste : Afghanistan : intense émotion après les frappes américaines. Noter ici le mot édulcoré frappes : bombardements. Parions que ces « frappes » ont été, elles aussi, intenses.

Autre exemple : Malgré une campagne de promotion plutôt intense, la comédie dramatique d'Hugo Gélin, " Comme des frères ", manque le podium (Ozap . com, 21.11.2012). Hum, « plutôt intense » ?

Sens français classique : est intense ce qui se manifeste avec une grande tension, ce qui agit avec beaucoup de force, ce qui dépasse la mesure.

 

invalide, non valide (invalid). Non valable. Mot de passe invalide ou non valide : mot de passe non valable, erroné. Jargon informatique. Il semble, avec toutes les commandes, tous les mots de passe invalides, que l'informatique soit une annexe du secrétariat d'État aux Handicapés (= invalides). Voir Valide.

Les traducteurs de séries états-uniennes qui s'en donnent aussi à cœur joie : Si mon client ne joue pas le jeu, l'accord est invalide (Esprits criminels, « La Machine infernale »).

Sens français d'invalide  : qui n'est pas en bonne santé, qui n'est pas en possession de toutes ses forces. Un invalide de guerre.

 

large (large). Cet adjectif ne signifie plus forcément : qui a une grande largeur, mais s'emploie dans les sens de : ample, de grande contenance, fort, grand, de grand format, immense, important, nombreux, vaste, etc. Ce néo-adjectif se rencontre à tous les coins de page des articles, à tous les coins de bouche des journalistes et animateurs de télevision.

Titre d'un magazine de sport : Rugby. Large victoire de l'équipe de France. L'équipe de France s'est payée l'équipe adverse dans les grandes largeurs.

Entendu à la télé : « Paris accueille une large clientèle ». Fauteuils grande taille indispensables. Large clientèle = nombreuse clientèle.

La campagne, lancée en 2005 en territoire palestinien, appelle à imposer de larges boycotts contre Israël (magazine Respect . com, 12.10.2010). Les étroits boycotts sont-ils, eux, réservés aux goyim ou aux roumis ? Larges boycotts = importants boycotts.

Proposée par le maire de la ville Michael Bloomberg, l'interdiction de vente de larges boissons sucrées au restaurant, dans la rue et au cinéma a été approuvée le 13 septembre par le département santé de la mairie de New York (Slate . fr, 13.03.2013). Gageons que l'interdiction de vendre de larges boissons a été largement approuvée. Larges boissons = boissons de grand volume.

(image : large_vainqueur.png)
La droite « large vainqueur »

L'adverbe est évidemment largement. Une panne informatique a largement perturbé le système de réservation électronique. L'informatique est une large énorme fumisterie.

Le maire de Bordeaux, largement devancé par son concurrent selon les résultats partiels du second tour de la primaire de la droite et du centre, a félicité François Fillon pour sa « large victoire » (L'Opinion . fr, 27.11.2016). « Largement », « large »… les rédacteurs ont un riche vocabulaire.

Et ce morceau d'anthologie : En 2005, l'ambassade américaine à Paris expliquait déjà ne s'attendre qu'à « peu de réactions officielles de la part du gouvernement français » puisque l'intérêt hexagonal pour Guantanamo s'était « largement limité à la présence citoyens français sur l'île » (Le Nouvel-Obs - Rue 89 . com, 12.01.2014). Largement limité ? Quant aux prisonniers de Guantanamo ils sont pas, eux, largement élargis.

Sens français de large  : concerne la largeur d'une surface donnée. Surface = Longueur × largeur, si les souvenirs de l'auteur sont bons.

 

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41 réactions


  • Séraphin Lampion Jeussey de Sourcesûre 29 novembre 2016 10:14

    « Pour affronter l’anglo-américanisme envahissant et les anglicismes rampants .../... on doit, dans la mesure du possible, dépouiller sa langue de tout mot, de toute expression, de toute tournure empruntés à l’ennemi linguistique. »


    La « mesure du possible » représente un gros morceau, et il ne sera pas facile de faire admettre aux ados actuels, futurs « francophones responsables », d’abandonner le vocabulaires des nouvelles technologies composé majoritairement de termes importés.

    Après l’indépendance, l’Algérie avait proposé des mots forgés à partir de l’Arabe littéraire pour désigner les innovations techniques et remplacer « téléfsionne » par un mot arabe signifiant « image qui vient de loin ». Il suffit d’entendre une conversation dans n’importe quel café algérien pour se rendre compte que ça n’a pas marché.

    • Abou Antoun Abou Antoun 29 novembre 2016 11:19

      @Jeussey de Sourcesûre
      Tout cela est discutable. En fait les innovations techniques et les concepts qui vont avec viennent souvent d’outre-atlantique, on peut le déplorer mais c’est ainsi. Cela fait que dans les premières publications en langue française traitant de sujets ’actuels’ les termes américains sont conservés tels quels.
      Mais après un certain temps, l’académie propose des francisations tout à fait acceptables. Je pense par exemple au mot ’courriel’ qui sonne français et qui est totalement explicite, à préférer bien sûr à email (le français émail existe avec une toute autre signification).
      Cela dit les termes ’high tech’ (taquinons l’auteur) ne sont pas trop nombreux dans la langue de tous les jours, ce problème est donc assez marginal.


    • ricoxy 29 novembre 2016 11:31

       
      ►Jeussey de Sourcesûre
       
      Il est inévitable que les techniques nouvelles, fortement marquées par les Anglo-Américains, entraînent un vocabulaire spécial, la plupart du temps non traduit – par manque de volonté, par manque de vocabulaire des techniciens et par manque d’imagination de leur part, par manque de moyens.
       
      Cependant, nous pouvons éviter la plupart des anglicismes inutiles dans la vie courante, en particulier les anglicismes rampants que je dénonce, par une simple réflexion. Improbable  ? Large ? Majeur  ? N’y a-t-il pas des adjectifss français qui correspondent, et mieux ? La plupart des anglicismes rampants entraînent un appauvrissement du vocabulaire. On croirait entendre Syme, dans 1984, qui se vante de râcler les mots jusqu’à l’os.
       


    • Abou Antoun Abou Antoun 29 novembre 2016 11:54

      @Jeussey de Sourcesûre
      Après l’indépendance, l’Algérie avait proposé des mots forgés à partir de l’Arabe littéraire pour désigner les innovations techniques et remplacer « téléfsionne » par un mot arabe signifiant « image qui vient de loin ». Il suffit d’entendre une conversation dans n’importe quel café algérien pour se rendre compte que ça n’a pas marché.
      Il y a là une grosse différence entre le Maghreb et le Mashrek . En orient les néologismes arabes ’purs’ sont utilisés systématiquement (
      سَيّارة-siara-automobile, طائر- tiara-avion) les équivalents français (autombilet, aviion) sont ignorés. Il y a des raisons à cela, en premier une empreinte culturelle française (Liban Syrie) beaucoup moins forte et surtout le fait que ces pays étaient en grande partie lettrés en arabe avant le mandat. En Afrique du Nord les lettrés arabes étaient une très petite minorité avant la conquête, de sorte que beaucoup d’algériens ont appris à lire et à écrire en français avant de le faire en arabe.


  • sarcastelle 29 novembre 2016 11:39

    J’élèverai une statue à l’auteur s’il réussit à nous débarrasser de la technologie, hormis les cas très minoritaires où le mot est employé convenablement. 


    • ricoxy 29 novembre 2016 11:52

       
       ►sarcastelle
       
      Et aussi méthodologie pour méthode, pathologie pour maladie, affection...
       


  • ZenZoe ZenZoe 29 novembre 2016 11:59

    A l’auteur :
    Votez donc pour Fillon en 2017, parait que l’homme va renvoyer la France dans les années 50, et une large partie de notre vocabulaire devra ainsi disparaitre  smiley


    • Abou Antoun Abou Antoun 29 novembre 2016 21:04

      @ZenZoe
      Fillon peaufine son équipe. Monseigneur Bernard Fellay, successeur de Monseigneur Lefebvre, est pressenti pour être ministre des cultes. Plus d’inquiétude pour l’enseignement des langues anciennes, la messe sera dite en latin à nouveau.
      Ite missa est !


  • lsga lsga 29 novembre 2016 12:45

    La syntaxe de cet article est complètement anglo-saxonne : des phrases à rallonge, avec des propositions relatives ou subordonnées qui s’enchevêtrent les unes dans les autres (un peu comme on le ferait en français avec des parenthèses) sans respecter l’ordre des idées. On dirait la syntaxe de John Lock. Cette syntaxe, je la connais bien, comme dans cette phrase par exemple, c’est celle que j’utilise volontairement le plus. C’est la meilleur manière de tuer la langue française, et c’est ce que l’auteur fait dans cet article à merveille. 


    Pour rappel, la langue de Descartes suit le rythme des idées : des phrases courtes, avec une ou deux propositions maximum, qui viennent dans l’ordre de la démonstration. Proust fait exception à la règle, confirmant celle-ci par la même. 

    L’auteur se concentre sur le vocabulaire, car il n’est pas très intelligent. Le vocabulaire est ce qui spécifie le moins une langue par rapport à une autre. Les langues passent leurs temps à s’échanger des termes et des concepts. Ce qui fait par dessus tout la spécificité d’une langue par rapport à une autre, c’est sa syntaxe, la prosodie de ses phrases, la manière dont son rythme et sa structure vont capturer les significations. Mais bien entendu, étudier et comprendre la syntaxe demande un niveau intellectuel élevé, c’est aussi difficile que d’étudier les mathématiques. Les imbéciles à l’image de l’auteur de cet article préfèrent donc se concentrer sur le vocabulaire et l’orthographe. 

    • sarcastelle 29 novembre 2016 13:18

      @lsga

      .
      Soyez indulgent ; il fait ce qu’il peut. 
      Bon, je plaisante, bien sûr. Sa volonté de freiner l’anglomanie est profondément réactionnaire en ce qu’elle retarde la survenue de la révolution mondiale qui nécessite la dissolution des prétendues identités. 


    • Ben Schott 29 novembre 2016 13:43

      @sarcastelle
       
      « Sa volonté de freiner l’anglomanie est profondément réactionnaire en ce qu’elle retarde la survenue de la révolution mondiale qui nécessite la dissolution des prétendues identités »
       
      Comment peut-on vouloir la dissolution de quelque chose dont on n’est pas sûr qu’elle existe ?
       
      Mais si elles existent, ça tombe bien pour la « révolution mondiale », la dissolution des identités fait aussi partie du projet mondialiste (et pour lui, les identités sont bien réelles) !
       


    • ricoxy 29 novembre 2016 13:46

       
      ►lsga
       
      Vos remarques constituent un monceau d’âneries, comme d’habitude.
       
      « Isga » n’est ni écrivain ni linguiste, à peine un troll qui se permet de juger de l’intelligence alors que son niveau de critique assez primaire.
       
       


    • ricoxy 29 novembre 2016 13:54


      son niveau de critique assez primaire = son niveau de critique est assez primaire


    • lsga lsga 29 novembre 2016 13:54

      @ricoxy


      Vous n’êtes pas très intelligent, vous êtes même un peu crétin. Vous êtes donc incapable de répondre à ma critique, car c’est largement au dessus de votre niveau intellectuel. 

      Qu’est-ce qui fait l’identité d’une langue ? Voilà ce qui vous dépasse complètement. Si vous parliez plusieurs langues, si vous aviez déjà du travailler avec des logiciels d’analyse sémantique, si vous aviez un peu étudié la question de la nature de la signification, les débats de Saussure à Quine entre les fonctionnalistes, les structuralistes, l’approche catégorique, l’approche connexionniste, le point de vue neuronal, etc. : vous sauriez que la structure des phrases est ce qui constituent l’identité d’une langue. 

      Vous, vous parlez avec la syntaxe anglaise, la prosodie anglaise, le style anglais. On a l’impression d’entendre parler un anglais qui vient d’apprendre le français. Votre style est beaucoup plus proche de celui d’un John Lock que d’un Descartes. 

    • clément dousset clément dousset 29 novembre 2016 16:24

      @lsga
      Je ne me permettrais comme vous le faites pour les autres de porter un jugement sur votre intelligence. Sur votre façon péremptoire d’affirmer des faussetés évidentes, je risquerais un exemple quand même. Celui-ci :« Pour rappel, la langue de Descartes suit le rythme des idées : des phrases courtes, avec une ou deux propositions maximum, qui viennent dans l’ordre de la démonstration. Proust fait exception à la règle, confirmant celle-ci par la même. » Je n’en finirai pas d’énumérer la liste des écrivains dont la moindre phrase dépasse le nombre de deux propositions que vous fixez comme un maximum ! Au fait, savez-vous ce qu’est une proposition ?Quant à dire que la langue française suit « le rythme des idées », cela ne veut absolument rien dire. Qu’elle suive la logique de leur enchaînement, je le veux bien... mais là où c’est vérifié, c’est tout !


    • lsga lsga 29 novembre 2016 16:42

      @clément dousset
      Je n’ai pas fixé la limite à deux. Je faisais simplement remarquer que la syntaxe de l’article est anglo-saxonne. Ceci dit, votre réponse était déjà plus intelligente que celle de l’auteur, qui, contrairement à vous, est visiblement un crétin. 

       
      Le point important est que la défense d’une langue ne passe pas par la défense de son vocabulaire. La langue française elle-même est un conglomérat de mot d’origine diverses et variés (latin, arabe, anglais, langues germaniques, etc). Le ping-pong entre l’anglais et le français a été extrêmement important pour ces deux langues : l’anglais regorge de mots français . Certains mots français comme « Barbecue » ou « Tennis » ou « blue jeans » sont des mots français qui ont été repris par les anglais et prononcé à l’anglaise (« barbe au cul », « Tenez », « bleu de gêne ») qui ont été ensuite refrancisés. Toutes les langues regorgent de ces exemples. 

      La meilleure manière de défendre une langue, c’est de défendre sa littérature et sa poésie. Visiblement, l’auteur passe son temps à consommer des séries anglo-saxonnes, et ne lit pas de littérature française, car sa syntaxe tient beaucoup plus de l’anglais que du français. 

    • Abou Antoun Abou Antoun 29 novembre 2016 19:07

      @ricoxy

      Этот идиот ничего не знает. Cкажите ему, сколько языков вы yзнаете !

    • sarcastelle 29 novembre 2016 21:29

      @Abou Antoun

      .
      ia panimaiou jusqu’à la virgule et nitchevo après. Mes dix leçons d’Assimil russe sont loin. 

    • Abou Antoun Abou Antoun 29 novembre 2016 21:37

      @sarcastelle
      J’incite l’auteur à décliner son pedigree pour ce qui concerne la connaissance des langues étrangères, mais c’est un modeste et je doute qu’il le fasse pour répondre à Isga. Vous aurez compris que ricoxy pratique, entre autres, la langue russe. Lui et moi nous partageons l’amour de la langue française.
      спокойной ночи


    • Doume65 30 novembre 2016 14:29

      @lsga
      « Cette syntaxe, je la connais bien, comme dans cette phrase par exemple, c’est celle que j’utilise volontairement le plus. C’est la meilleur manière de tuer la langue française  »

      Pourquoi cherches-tu tant à tuer notre langue ?

      D’autre part tu confonds joyeusement syntaxe et style, mais ce n’est que très secondaire, pourvu que tu y trouves argument...


  • Aristide Aristide 29 novembre 2016 13:27

    Chaque définition française donnée tient en deux lignes. Serait ce le signe de la pauvreté du sens des mots en français ou simplement le signe de la vision étriquée de l’auteur sur sa propre langue ?


    Par exemple, hybride est utilisé dans le sens : « qui est composé d’éléments disparates »(*). En dehors de la démonstration oiseuse de son mauvais usage prétendu, quelle est donc le but de cette restriction du sens des mots et de l’ignorance de leur sens figuré.




    • ricoxy 29 novembre 2016 13:52

       
      ►Aristide
       
      Je n’ai donné qu’un, deux ou trois sens pour le mot français. Donner tous les sens possibles aurait doublé ou triplé la longueur de l’article.
       
      Quant à ma vision « étriquée », je pense que c’est là ce que la psychanalyse appelle une projection.
       
       


    • Jean 29 novembre 2016 16:53

      @ricoxy

      Intéressant article qui vient en écho avec mes propres déplorations. A noter que la plupart de ces défaillances langagières sont largement relayées par les médias, où de surcroît c’est avec entrain et ravissement qu’on psittacise.

      J’avais remarqué des « québecquismes ». Par exemple pour un Québecois « j’aime définitivement cette personne » veut dire pour un Français « j’aime vraiment cette personne », parce qu’on a fait un passage par l’anglais « definitely ». Or on s’aperçoit que « définitivement » est de plus en plus utilisé en France pour dire « vraiment, réellement ».

      Autre genre de truc viral : par exemple la « date » en français signifie l’indication du jour, du mois, de l’année. En anglais « date » à une connotation de « rendez-vous », de « rencontre », et par extension dans le domaine du spectacle, de rencontre avec le public le jour d’un concert. Eh bien plus aucun chanteur en France ne dit « j’ai un concert à Annecy le 27 juin » mais « j’ai une date à Annecy le 27 juin ».

      Bien sûr les langues évoluent. Mais évitons que ce soit sous le moteur du panurgisme, de la paresse, de l’ignorance, de la vogue.

      .

       


    • Abou Antoun Abou Antoun 29 novembre 2016 20:34

      @Jean
      « j’aime définitivement cette personne »
      C’est quand t-l’aime bin fort, là.


    • Abou Antoun Abou Antoun 29 novembre 2016 20:54

      En anglais « date » à une connotation de « rendez-vous », de « rencontre »
      Plus précisément de rendez-vous galant. ’date’ c’est un ’rencart’. Vous n’avez pas une ’date’ avec votre boss mais un ’meeting’. Cela dit, ’date’ est également utilisé pour les dates de concert par les artistes (rendez-vous galants avec le public ?).


    • Jean 30 novembre 2016 09:11

      @Abou Antoun
      Un petit dernier pour la route... « Addiction », mot anglais, a bouté « assuétude » hors de notre parler et tend à remplacer « dépendance » (Mais pas « toxicomanie » que nous gardons encore un peu). Cela dit « addiction » du latin « addictio » passe très bien et son adoption paraît naturelle. 


    • Aristide Aristide 30 novembre 2016 09:52

      @ricoxy

      Je sais que votre compétence ne s’arrête pas à la langue et que vous excellez dans la psychologie. J’admets toute vos hypothèses quand à ma « personne » si cela peut vous calmer.


      Mais sur le fond, et l’exemple précis que j’ai donné, rien à dire. Pas le début du commencement d’une réponse. Ah si l’article aurait été trop long. Et peut être aussi il aurait complètement perdu tout son sens si vous aviez donné quelques sens figurés aux mot en cause, sens admis par tous et même de notre académie française.

      Hybride ne serait donc a utiliser que pour les animaux ? Voyons, vous patauger dans une vision étriqué de notre langue, bien plus riche et nuancée que vous le prétendez. Des erreurs flagrantes dans vos élucubrations « Inaproprié : En français : cet adjectif n’existe pas. C’est un pur barbarisme, réducteur et euphémisant. » Et pourtant dans le dictionnaire de l’académie.



    • Aristide Aristide 30 novembre 2016 10:03

      @Aristide

      Mots ,étriquée et pataugez, quelques corrections afin de vous éviter cet exercice ...

    • Doume65 30 novembre 2016 14:35

      @Aristide
      Autocorrection qui a du panache, mais qui reste incomplète. smiley


  • clément dousset clément dousset 29 novembre 2016 16:05

    article intéressant sur le fond. Je trouve absolument nécessaire de lutter contre les anglicismes envahissants. En même temps, comme le dit Aristide, il ne faut pas exagérer et voir des anglicismes là où il ne sont pas. En plus de celle sur « hybride » , on peut lever l’anathème sur l’adjectif invalide dans le sens de non valable. Le grand Robert qui date invalider de 1453 donne cet exemple emprunté à Voltaire pour l’adjectif dérivé :« . Notre pape Clément VII n’osa pas déclarer invalide le mariage du roi d’Angleterre Henri VIII... »



    • ricoxy 29 novembre 2016 16:41

       
      ►clément dousset
       
      « il ne faut pas exagérer et voir des anglicismes là où il ne sont pas ».
       
      Merci de votre commentaire. Mais on constate maintenant une fréquence anormale de certains mots français dans un sens nouveau. Tous les mots ou les adjectifs que je cite sont bien français, mais ils sont « revisités » comme on dit (repris, réutilisés, revus et corrigés) par nos amis anglo-américains. Hybride dans le sens de « mixte » ou « utilisant deux techniques différentes » ne se justifie pas. « Mixte » suffit. De même, valide dans le sens de « valable » (mot de passe valide) ne se justifie pas non plus, puisqu’il y a déjà un adjectif qui remplit fort bien cet emploi.
       
      L’ennuyeux, c’est qu’à terme ces néo-sens risquent d’évacuer les sens classiques, traditionnels.
       


    • lsga lsga 29 novembre 2016 16:55

      @ricoxy
      Hybride :
      Qui est composé d’éléments disparates : Une architecture hybride.http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/hybride/40717

      Un mot très français, car un mot technique/scientifque qui comme souvent en français est donc d’étymologie hellénique. Les anglos-saxons détestent les mots d’origine hellénique, et ne les emploient presque jamais pour le vocabulaire technique et scientifique.


      « Mixte » en revanche est d’origine latine. En français, on évitera donc de l’utiliser dans un contexte technique et scientifique. On l’utilise plutôt dans la langue courante. Les anglais eux, l’utilisent sans problème dans un contexte technique et scientifique. Ils ont utilisé le mot « hybride » pour décrire leurs voitures électrique pour des raisons marketing, pour faire raffiné, c’est à dire POUR FAIRE FRANÇAIS.

      Vous vous exprimez comme un anglais. 

    • ricoxy 29 novembre 2016 17:30

       
      ► POUR FAIRE FRANÇAIS ◄ (1)
       
       
      HYBRID

      Origin
      early 17th century (as a noun) : from Latin hybrida ‘offspring of a tame sow and wild boar, child of a freeman and slave, etc.’

  • ricoxy 29 novembre 2016 17:32

     
    ► POUR FAIRE FRANÇAIS ◄ (2)
     

    Use over time for : hybrid

    Le diagramme montre le grand essor du mot « hybride » à la fin du XIXe siècle - début XXe siècle, sans doute en relation avec les moteurs dits «  hybrides ». Connaissant l’estime que les États-Uniens manifestent envers tout ce qui est français, surtout après la guerre du Koweit,, ce n’est que plus étonnant.

     


    • ricoxy 29 novembre 2016 17:38


       
      Rectif :
       
      fin du XIXe siècle - début XXe siècle = fin du XXe siècle - début XXIe siècle, On va m’accuser d’être un homme du passé et dépassé.
       


  • ricoxy 29 novembre 2016 17:33

     
    ► POUR FAIRE FRANÇAIS ◄ (3)
     


  • rocla+ rocla+ 29 novembre 2016 17:45

    Si j’ ai bien comprit on doigt pas dire  :


    je sais pas si c’ est congénital ou congétrobu ?

  • mursili mursili 30 novembre 2016 00:07


    « Pureté originelle du français », à quelle époque ? Vous faites sans doute allusion à la langue classique, celle du XVIIe ou du XVIIIe siècle, mais les origines du français sont un peu plus anciennes. À la Renaissance, des puristes ont déploré l’invasion des italianismes. Au moment des Serments de Strasbourg, la langue romane parlée en Gaule venait de subir l’invasion de vocables d’origine germanique. Pourquoi dire « bazar » quand on peut dire « marché » en bon français ? Et pourquoi les Anglo-saxons disent-ils « deja-vu » alors que « already seen » permet d’exprimer la même idée ?

    Quelqu’un a dit ici avec raison que le plus important est de conserver le goût d’une belle langue littéraire, sans cesse à recréer.

    Trois citations, sans doute apocryphes :

    Wittgenstein : « Don’t ask for the meaning, ask for the use » (la signification, c’est l’usage)
     
    Nietzsche : « Encore un siècle de journalisme et tous les mots pueront »

    George W. Bush : the trouble with the French is that they don’t have a word for entrepreneur...


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