mercredi 21 octobre 2015 - par Jérôme Henriques

Les dégâts environnementaux de l’agriculture intensive

Apparue dans les années 60 en France, l'agriculture intensive n'a eu de cesse de se développer depuis. Augmentation de la rentabilité pour les producteurs, diminution des coûts pour les consommateurs, les adeptes du libéralisme économique exultent. Et les externalités négatives, on en parle ?

 

Pesticides

La France est le premier utilisateur Européen de pesticides et le troisième utilisateur mondial (derrière les États-Unis et le Japon). Epandus sur les cultures pour les débarrasser des mauvaises herbes (herbicides), des champignons (fongicides) ou des insectes gênants (insecticides), les pesticides contaminent les sols et les milieux aquatiques (les phénomènes de ruissellement vers les eaux de surface et d'infiltration vers les nappes phréatiques sont dus à l'irrigation et aux pluies). Une partie de l'épandage est également perdue dans l'atmosphère, par envol ou par évaporation. Emportés par les vents ou chargés dans l'eau des nuages, les résidus de pesticides retombent ensuite sur des sols et des eaux situés à distance de la zone d'épandage. Théoriquement, les pesticides sont censés cibler les espèces végétales ou animales à détruire. Cependant, en interférant dans des processus fondamentaux du métabolisme (photosynthèse, croissance, reproduction, etc.), ils ne sont jamais véritablement sélectifs. Nombreuses sont les études qui montrent aujourd'hui leur toxicité sur l'être humain, la faune et la flore : cancers et malformations chez les agriculteurs et leurs familles, disparition des abeilles, phénomènes d'inversion de sexe chez les gastéropodes ou les grenouilles, etc. Les pesticides n'ayant pas tous la même toxicité ni la même persistance, les produits les plus dangereux doivent normalement être interdits. Le problème, c'est que les études de toxicité sont financées par les fabricants eux-mêmes et que l'Union Européenne ne vérifie pas toutes ces études (de plus, seule la molécule active est généralement analysée alors que parfois, ce sont les adjuvants qui sont toxiques). Ainsi, lorsqu'après plusieurs décennies d'utilisation, la toxicité d'un produit ou son accumulation dans la chaine alimentaire est prouvée, un nouveau produit prend le relai et ainsi de suite ... Prenons le DDT. Très utilisé dès le début de la seconde guerre mondiale, il a été dénoncé par les scientifiques dans les années 60 (pour sa cancérogénicité et sa reprotoxicité) mais n'a commencé à être interdit dans les pays occidentaux qu'au début des années 70 ; comme il est peu dégradable (il a été classé en 2004 sur la liste noire des polluants organiques persistants par la Convention de Stockholm), il continue encore aujourd'hui à polluer notre environnement. Aujourd'hui, le pesticide le plus utilisé dans le monde est un herbicide fabriqué par la firme Monsanto : le glyphosate (plus connu sous le nom de Round up). Alors que les études sur sa toxicité font controverse, sa vente aux particuliers pourrait bientôt être interdite en France ...

 

Nitrates, phosphates

L'agriculture intensive est responsable de hauts niveaux de nitrates et de phosphates. Cette pollution provient d'une part des engrais minéraux apportés aux plantes (ils facilitent leur croissance) et d'autre part des effluents d'élevage (déjections animales au sein des fumiers et lisiers). Comme pour les pesticides, les nitrates et les phosphates pénètrent dans la terre puis contaminent les eaux par ruissellement et infiltration. La conséquence la plus visible de cette pollution de l'eau est probablement le phénomène d'eutrophisation. Dû à la surabondance de substances nutritives (nitrates et phosphates), il se manifeste par la prolifération de plantes aquatiques, et notamment des algues vertes. Or, cette masse végétale crée un écran qui empêche la lumière de passer. L'eutrophisation engendre alors un autre phénomène, celui de dystrophisation : l'activité photosynthétique se trouve réduite à quelques mètres de la surface, donc l'oxygène se raréfie (phénomène accentué par la décomposition des végétaux morts) et les êtres vivants meurent. D'après un rapport conjoint du ministère de l'agriculture et du ministère de l'écologie publié en 2012, les apports d'azote (composé du nitrate) et de phosphore (composé du phosphate) "ont augmenté de façon considérable à partir des années 1960" (cela correspond au début de l'agriculture intensive en France, ndr). Après avoir précisé qu'en l’absence de contamination, la teneur en nitrates des eaux souterraines est de 2-3 mg/l, le document montre l'évolution de leurs concentrations : 5,5 mg/l en 1971, 7,5 mg/l en 1976 et 21,5 mg/l en 1981 (valeurs moyennes) ; les données pour les années suivantes ne sont pas présentées mais le document stipule que la décennie 1980-1990 marque un maximum. Si les nitrates sont plus surveillés et réglementés que les phosphates, c'est parce qu'ils présentent un surcroît de risque pour la santé humaine : méthémoglobinémie/cyanose, cancers. L'OMS a défini la valeur de 50 mg de nitrates/litre comme la limite au delà de laquelle l'eau n'est pas considérée comme potable. En se basant sur cette valeur, l'Union européenne a établi en 1991 la directive "nitrate" (91/676/CEE), laquelle demande aux états membres de surveiller les concentrations de nitrates dans leurs eaux, de cartographier "les zones vulnérables" (concentration en nitrates > 50 mg/l) et d'établir des programmes d'actions dans ces zones. En juin 2013, la France a été condamnée une première fois par la justice Européenne pour désignation incomplète des zones vulnérables, puis une seconde fois en septembre 2014 pour insuffisance des programmes d'action dans ces zones.

 

Hormones et antibiotiques

Depuis les années 80, l'Europe interdit aux éleveurs d'utiliser des hormones de croissance (lesquelles permettent notamment d'accélérer la croissance des animaux et d'augmenter la taille des parties consommables). Cependant, la directive 96/22/CE (dernière en vigueur sur ce sujet) autorise toujours l'usage des hormones pour des "traitements thérapeutiques et zootechniques". En pratique, il s'agit surtout de maîtriser la reproduction (diminution des périodes improductives, augmentation des portées, facilitation des mise bas ...). Cela n'est pas sans conséquences pour l'environnement. Retrouvées dans les eaux par le biais des déjections animales, ces hormones peuvent en effet perturber le système endocrinien d'autres espèces. Elles sont en partie responsables de plusieurs problèmes de santé humaine : phénomènes de puberté précoce, problèmes de reproduction, cancers hormono-dépendants ... Si les antibiotiques peuvent eux-aussi jouer le rôle de facteur de croissance, cet usage a été banni dans l'Union européenne en 2006. Pour le reste, ces médicaments restent massivement utilisés en élevage. La concentration des animaux (associée à la concentration de leurs déchets, à l'augmentation du risque de blessures, etc.) augmente en effet fortement les risques d'épidémie et des antibiotiques sont alors donnés à tout le groupe. On sait aujourd'hui que l'utilisation excessive d'antibiotiques entraîne l'émergence de bactéries résistantes, lesquelles peuvent non seulement transmettre cette résistance à d'autres bactéries mais aussi traverser la barrière des espèces. Les exemples ne manquent pas : preuve de la transmission du SARM (bactérie résistante à la méticilline) entre l'homme et le porc, augmentation de la résistance humaine aux antibiotiques de type fluoroquinolones suite à leur utilisation en élevage, corrélation entre la résistance à l'avoparcine dans les élevages et la résistance à la vancomycine dans les hôpitaux, etc. Ces bactéries peuvent être transmises par contact physique (SARM) ou encore via l'alimentation (entérobactéries productrices de blse) ; autre facteur d'apparition d'une résistance chez l'homme, la transmission des antibiotiques (résidus) eux-mêmes via l'alimentation. La plupart des personnes porteuses de bactéries résistantes (SARM sur la peau ou dans le nez, entérobactéries dans la flore intestinale) ne deviennent pas malades pour autant. Mais les choses peuvent se compliquer dans des conditions défavorables : un traitement antibiotique pourra par exemple se révéler contre-productif (prolifération des bactéries résistantes) ; pire, une intervention chirurgicale (moment pendant lequel le système immunitaire est affaibli) pourra engendrer le passage des bactéries dans le sang et déboucher sur une septicémie ...

 

Pollution de l'air et gaz à effets de serre

Selon les scientifiques, les gaz à effets de serre (GES) sont l'un des plus grand facteur d'impact du réchauffement climatique (avec des conséquences telles que la disparition d'espèces etc.). Selon l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le secteur de l'élevage est responsable à lui seul de 14,5 % des gaz à effet de serre anthropiques, soit plus que les transports. Il représente environ 9 % des émissions anthropiques de dioxyde de carbone (CO2), 37 % du méthane (CH4) et 65 % du protoxyde d'azote (N20) (le CO2, le CH4 et le N2O sont trois des six gaz à effets de serre ciblés par le protocole de Kyoto). Les émissions de dioxyde de carbone sont essentiellement dues à la déforestation (expansion des pâturages et des cultures fourragères pour le bétail) ; les émissions de méthane (qui agit sur le réchauffement climatique 23 fois plus que le CO2) proviennent essentiellement de la fermentation gastrique des ruminants et de la gestion des effluents d'élevage (respectivement à hauteur de 74 % et 21 %) ; enfin les émissions de protoxyde d'azote (qui a un potentiel de réchauffement climatique près de 300 fois plus élevé que le CO2) proviennent essentiellement des engrais, fumiers et lisiers (produits azotés). Au sein de l'élevage, les bovins sont les plus gros contributeurs de gaz à effet de serre. Ils en émettent environ 6 à 7 fois plus que les cochons ou les poulets (ce facteur multiplicatif est applicable aussi bien en considérant la totalité des animaux que par kilogramme de viande produite). En plus de ces gaz à effets de serre, l'élevage est responsable de 64 % des émissions anthropiques d’ammoniac (notons au passage que la France en est la première émettrice en Europe). Cela pose deux problèmes majeurs. D'abord, l'ammoniac (NH3) est un irritant des voies respiratoires et engendre de nombreuses maladies dans les élevages (bronchite chronique, asthme, fibrose pulmonaire ...) lesquelles peuvent aussi toucher les éleveurs. Ensuite, en se dissolvant dans les précipitations sous forme d'ammonium (NH4+), un ion acide, l'ammoniac contribue sensiblement aux pluies acides et à l'acidification des écosystèmes. Cette acidification perturbe la photosynthèse et détruit les éléments nutritifs des sols et des eaux, causant le dépérissement des forêts, des lacs, etc. Certaines espèces aquatiques, très sensibles au PH, disparaissent. Un rapport de 1999 sur l’état des forêts en Europe indiquait que 20 % des terres sont très acides, 2/3 des forêts sont endommagées et 21,4 % ont subi une défoliation d’au moins 25 % (Commission Européenne, 1999).

 

Déforestation

Le secteur de l'élevage est de loin le plus gros utilisateur anthropique de terres. D'après la FAO, 26 % des terres non recouvertes de glace sont employées pour le pâturage et 1/3 des terres cultivables sont utilisées pour nourrir le bétail (rapport de 2006). Selon les données de l’université du Maryland (USA) et de Google, rien qu'en 2014, les forêts ont reculé de 180 000 km2 dans le monde (soit environ deux fois la superficie du Portugal). En Asie, en Amérique du sud ou encore en Afrique, ce phénomène affecte les principaux poumons verts de la planète. La forêt amazonienne, qui est l'une des trois plus grandes forêts primaires du monde, a ainsi perdu en 40 ans environ 800.000 km2 (soit près d'1/7ème) de sa superficie. L'élevage est la principale cause de ce problème et devance largement l’exploitation forestière ou minière. Après une enquête de 3 ans publiée en juin 2009, Greenpeace affirme que l’élevage bovin est responsable à 80 % de la déforestation amazonienne. Une grande partie de l'espace forestier est ainsi transformée en prairie (pour le pâturage des bovins) et une autre partie est utilisée pour la culture de céréales fourragères (soja et maïs essentiellement). L’Union européenne est le quatrième importateur de bovins (derrière les USA, la Russie, et le Japon), lesquels proviennent à 80 % d’Amérique du Sud. Pour nourrir son propre bétail, l'Europe importe aussi énormément de soja (souvent transgénique) depuis le Brésil ou l'Argentine (la France en est d'ailleurs le premier destinataire Européen). Ainsi, la consommation de viande en Europe et en France (les Français sont les premiers consommateurs européens de viande bovine - FranceAgriMer, 2010) est une cause de déforestation en Amérique du Sud. La FAO rappelle par ailleurs que les forêts "sont à la base de la subsistance de plus d’un milliard de personnes". Dans beaucoup de pays en développement, le bois est en effet la principale source d'énergie (chauffage, cuisson des aliments) et le matériau de base des logements ou de l'artisanat. (rapport de 2014). S’y ajoutent un ensemble de "services écosystémiques" difficilement chiffrables mais cruciaux. Ainsi, les forêts recèlent plus de 80 % de la biodiversité terrestre, protègent les ressources en eau (rivières etc.) et offrent de l'air pur. En stockant le carbone, elles jouent aussi un rôle central dans la régulation du climat (la végétation terrestre absorbe environ 1/4 des émissions anthropiques de CO2 et les forêts sont évidemment le "puit de carbone" par excellence).

 

 *****

 

Il n'aura fallu que que quelques décennies pour que notre agriculture se transforme en profondeur. L'élevage en plein air (pâturage, activité physique ...) a cédé la place aux systèmes de stabulation (cages, stalles) où des animaux affaiblis sont gavés de produits chimiques (compléments alimentaires, médicaments) ; les cultures de saison et les techniques agroécologiques (assolement, rotation des cultures ...) se sont inclinées devant les monocultures bourrées d'engrais et de pesticides ; les petites exploitations paysannes se sont raréfiés au profit des fermes-usines ultramécanisées ... Aujourd'hui, 80 à 95 % de la production agricole est issue de systèmes intensifs, lesquels ont pourtant largement prouvé leur effet délétère sur l'environnement. Il est urgent de changer de modèle. Il faut arrêter la course effrénée au productivisme (recherche de compétitivité avec l'Allemagne, accords de libre échange avec les USA ...) et encourager une production plus modeste mais de qualité ; les aides de la PAC doivent être réorientées vers les exploitations qui oeuvrent en faveur de l'éthique et de l'environnement (élevage en plein air, respect du rythme biologique des animaux, soins vétérinaire particuliers et non de troupeaux, utilisation d'engrais et de pesticides naturels ...) ; enfin, les consommateurs sont peut-être les plus grands acteurs de ce changement. Comment ? En privilégiant les circuits courts (vente directe, AMAP) et les filières bio (sans produits chimiques), en mangeant des fruits et légumes de saison, en acceptant que l'éthique et la qualité ont un coût, en réduisant (et pourquoi pas en stoppant) leur consommation de viande. Il n'ont qu'à demander et l'industrie s'adaptera ...

 

Jérôme Henriques

 

Références

Inserm, Pesticides : effets sur la santé

Ce que vous ne savez pas sur les pesticides

C'est pas sorcier, Pesticides

Le Monde, DDT : pesticide d’hier, cancer d’aujourd’hui

BastaMag, Pourquoi la consommation de pesticides continue à augmenter

BastaMag, La vraie fausse interdiction du Roundup : le coup de com de Ségolène Royal

Reporterre, Mortalité des abeilles : on connait maintenant le coupable

Vedura, Pesticides et agriculture intensive

CNRS, La pollution par les pesticides

Commission européenne (Eurostat), L'azote en agriculture

Université Laval (Canada), Le cycle de l'azote

Union des Industries de la Fertilisation, Le cycle de l'azote

Directive Européenne 91/676/CEE du 12 décembre 1991, concernant la protection des eaux contre la pollution par les nitrates à partir de sources agricoles

Le Monde, Pollution aux nitrates : la France de nouveau condamnée par la justice européenne

Actu environnement, Algues vertes : un rapport ministériel pointe la responsabilité de l'agriculture industrielle

Vedura, Engrais chimiques

Aquawal, Nitrate et eau de distribution

Arte, Germes tueurs : le réseau de l'élevage intensif

Research gate, Les méthodes de maîtrise de la reproduction disponibles chez les mammifères d’élevage et leur intérêt en agriculture biologique

Agri réseau, L’utilisation des hormones dans la production animale

La Recherche, Viande : Après les hormones, les antibiotiques ?

Directive européenne 96/22/CE, Interdiction d’administrer certaines hormones aux animaux d'exploitation

Commission européenne, Interdiction des antibiotiques comme facteurs de croissance dans les aliments pour animaux (2006)

Le Monde, L'alarmante pollution de l'eau par les médicaments

Partage des eaux, La pollution de l’eau par les produits pharmaceutiques, une menace dont on commence seulement à prendre la mesure

Vedura, Beaucoup trop de bactéries résistantes aux antibiotiques dans le poulet et la dinde

Rapport du sénat, Prévenir les infections nosocomiales : une exigence de qualité des soins hospitaliers

FAO, The use of hormones in animal production

Commission européenne (Eurostat), Agriculture et acidification

Commission européenne (Eurostat), L’agriculture et les changements climatiques

Natura-Sciences, Comment l’agriculture participe à la pollution de l’air

Médiapart, Ammoniac et Agriculture

FAO, Tackling climate change through livestock

Viande.info, L’élevage accentue l’effet de serre et la déforestation

Commission européenne, Report on forest conditions in Europe 1999 : No improvement of the vitality of European Forests

FAO, Développement durable et lutte contre la déforestation en Amazonie brésilienne : le bon, le mauvais et le pire

FAO, Situation des forêts du monde 2014

FAO, Forêts : Fonctions et importance pour le développement

Greenpeace, En Amazonie

Le Monde, Déforestation : 18 millions d’hectares de forêts perdus en 2014

Le Monde, Les forêts du globe malades du réchauffement climatique

FAO, Elevage industriel et environnement

Vedura, Impacts de l'élevage sur l'environnement

FAO, Le rôle de l'élevage dans la pollution des terres, de l’eau et de l’atmosphère

FAO, L’élevage aussi est une menace pour l’environnement

FAO, Livestock's long shadow (les grandes ombres de l'élevage)

FAO, Les impacts de l'élevage sur l'environnement

 



20 réactions


  • howahkan Hotah 21 octobre 2015 12:03

    Salut et merci de cet article.... smiley


    • Jérôme Henriques JeromeH 21 octobre 2015 20:40

      Merci grand chef apache smiley


    • TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE 22 octobre 2015 10:17

      @JeromeH

      les dégats du bétonnage du littoral ont commencé en bretagne dans le finistère amis ;; ; maires de 2 peites communes 3000 hb a 2 alors que l’état proposait des communes nouvelles ou communautés
      de 15000 HB !
      l’une des communses station balneaire n’a plus de terrain l’autre en a des milliers d’hectares ;
      le bétonnage a commencé a st evette l’un des plus beaux coins de la cote : UN IMMEUBLE DE 500 M2 LE PREFET A SIGNE DONC NOUVELLE COMMUNE AU 1.02.2016 e - 3000 HB

      DENI DE DEMOCRATIE PAS DE CONSULTATION DES CITOYENS MAIS PETITS ARRANGEMENTS ENTRE AMIS DU MEME PARTI ET HOMMES D AFFAIRES !!!!!!!!!!!!!

      DONC NOS ELUS LOCAUX SERAIENT AUSSI CORROMPUS QUE LES NATIONAUX§§§§§§§§§


    • TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE 22 octobre 2015 10:19

      @TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE

      les agriculteurs de la « grande commune » manquent deja de terrains a cultiver !!!!!!!!!!!!!! ( agriculture non intensive ou ogm )


    • howahkan Hotah 22 octobre 2015 10:36

      @JeromeH

      De rien...il s’agit en fait d’un chaman sioux que j’ai connu , c’est un sioux Lakota en gros de la région du Dakota,aujourd’hui décédé, du nom de archie fire lame deer..

      salutations..


  • Le421 Le421 21 octobre 2015 16:07

    Demandez donc à un agriculteur si ce sont les pesticides, les antibiotiques, le cancer, les hormones, la déforestation ou bien... Les immigrés qui le préoccupe !!

    Vous voulez mettre en pétard un petzouille ??
    Dites que vous votez « écologiste », vous allez voir !!

    Alors qu’ils devraient être, eux, les premiers écologistes sur la terre...

    Avec la nuance que certains, minoritaires et sans audience, sont de vrais agriculteurs et sont de véritables écologistes convaincus. Je les remercie d’ailleurs pour le travail qu’ils font et la qualité de leurs produits.
    Les autres...
    Gros tracteurs flambant neuf à Paris et ça demande des sous(FNSEA).
    Pendant ce temps le Modef démontre que l’on peut acheminer des légumes du Lot et Garonne à Paris, de façon rentable, et les vendre à moitié prix des grandes surfaces.


    • Jérôme Henriques JeromeH 21 octobre 2015 20:43

      Bonjour Le421,
      Entièrement d’accord,
      Malheureusement la FNSEA est le syndicat majoritaire tandis que le Modef ne fait que quelques % 


    • Croa Croa 21 octobre 2015 22:04

      À Le421
      Il y a aussi la confédération paysanne, plus discrète hélas que la FNSEA.


    • Le421 Le421 22 octobre 2015 11:26

      @Croa
      Oui, oui, pas de problème !!
      Mais ils n’ont qu’une audience à la marge.
      D’ailleurs, le leader FNSEA, ponte multimillionnaire, a reçu une volée de produits divers à Lyon.
      Pas de bruit dans les médias.


  • Le p’tit Charles 21 octobre 2015 16:30

    Les agriculteurs nous empoisonnent...avec la bénédiction du gouvernement... !


  • Croa Croa 21 octobre 2015 22:27

    En fait ce n’est pas exactement ça : Nos gouvernements successifs ont voulu une agriculture productiviste  : Comprendre globalement toujours plus productive, c’est à dire intensive ET extensive. Coté ’’com’’ c’est surtout le coté « intensif » qui a été mis en avant car QUI, dans les années 60, ...N’aurait pas voulu toujours plus de rendements à l’hectare  ! Laisser entendre que demain il y aurait beaucoup moins de paysans aurait été moins vendeur. Les conséquences de l’intensification, très bien décrites dans l’article, nous les découvrons aujourd’hui ! Avec la désertification des campagnes le coté extensif n’est pas moins nocif.
    Le recul des forêts n’est pas dû au coté intensif de l’agriculture moderne & productiviste mais à son coté extensif. Nous sommes, pour le moment, bien moins touchés en France qu’ailleurs par ce phénomène... Mais ça vient ! smiley 


    • Jérôme Henriques Jérôme Henriques 21 octobre 2015 23:06

      Bonjour Croa,
      Productivisme et agriculture intensive sont étroitement liés. C’est le productivisme qui a amené au remplacement progressif de l’agriculture extensive par des systèmes intensifs depuis les années 60 : engraissement des cochons en stalle, contrôle de la reporduction, alimentation mécanisée et pilotée par ordinateur ... Le tout dans le but d’augmenter la rentabilité. Un porc qui court dans l’herbe, fait moins de viande, idem pour les autres animaux... Parmi les animaux d’élevage les bovins sont ceux qui ont le plus accès à l’extérieur (je ne sais plus dans quelle proportion mais plus que les cochons, volailles etc qui sont eux enfermés dans plus de 80-90 % des cas) ... Mais ça aussi c’est en train de disparaitre : regardez les projets de fermes-usines récents (ex : ferme des 1000 vaches) où il est prévu que les vaches soient complètement enfermées. On va vers toujours plus de gigantisme. Quant à la déforestation en Amérique du sud, une partie est effectivement dû à l’agriculture extensive (vaches qui pâturent) mais une autre partie est dûe à l’agriculture intensive (produire des céréales de maÎs, soja OGM, des tourteaux de soja etc. pour nourrir les animaux enfermés).


    • Croa Croa 25 octobre 2015 23:03

      À Jérôme Henriques,
      Tu n’as pas comprit !
      « Extensif » est un autre concept productiviste et l’agriculture d’autrefois n’était ni intensive ni extensive. L’agriculture ’’moderne’’ est à la foi intensive et extensive, les deux concepts étant seulement mis en opposition PAR LA PROPAGANDE afin d’en masquer les intentions et aussi de valoriser une vue apparemment plus française. Par ailleurs « extensif » ça ne veut pas dire « dehors » ou « à l’herbe » mais toujours plus grand, à l’américaine quoi ! (Sauf que comme nous ils ont toujours su pousser les rendements avec les produits chimiques qui vont bien pour ça !)


    • Jérôme Henriques Jérôme Henriques 26 octobre 2015 20:06

      Si, j’ai bien compris mais je ne suis pas d’accord avec tes définitions.

      « Extensif » est un autre concept productiviste ... « L’agriculture ’’moderne’’ est à la foi intensive et extensive«  »
      => Non, l’agriculture moderne (aux USA, en Allemagne, en France) est devenue intensive à plus de 80-90 % et cela est la conséquence directe du productivisme depuis quelques décennies

      « extensif » ça ne veut pas dire « dehors » ou « à l’herbe » mais toujours plus grand, à l’américaine »
      => C’est exactement le contraire : »élevage extensif" ça veut bien dire dehors et à l’herbe, tandis que les fermes-usines à l’Américaine (où des animaux sont entassés dans des hangars), ça c’est de l’élevage intensif.

      En gros :

      INTENSIF :
      - Agriculture intensive : recherche d’un meilleur rendement à l’hectare ; monocultures, utilisation massive d’intrants chimiques (engrais et pesticides, activateurs de croissance ...), de semences OGM
      - Elevage intensif : concentration des troupeaux et recherche d’un meilleur rendement (plus de viande, plus de naissances ...) ; vaches en stabulation, poulets en cages, cochons en stalle, nourriture chimique (tourteaux de soja, compléments alimentaires ...), antibiotiques, hormones et insémination artificielle etc.

      EXTENSIF :
      - Agriculture extensive : cultures adaptées aux sols et au climat, techniques agroécologiques (assolement et rotation des cultures), utilisation de produits naturels (compost, huile de Neeem etc.)
      - Elevage extensif : élevage en plein air, pâturage, reproduction naturelle, médicamentation moins importante

      Donc, c’est bien l’agriculture et l’élevage intensifs qui sont liés au productivisme effréné (avec ses conséquences en terme de maltraitance animale et de dégradation de l’environnement) ; l’agriculture et l’elévage extensifs sont au contraire liés à des rendements plus faibles mais aussi plus éthiques et plus écolos (et souvent plus créateurs d’emplois). L’élevage extensif n’est bien sûr pas la panacée (l’idéal étant de ne pas manger de viande du tout -pour le tiers monde, les animaux, la planète-), mais disons qu’il est plus acceptable que l’élevage intensif.

      Mais bon, sur le fond je crois qu’on est d’accord (vive le végéta*isme smiley


  • Le chien qui danse 22 octobre 2015 10:27

    Le régime carné finira par disparaître et la nature s’en trouvera soulagée, les animaux pourront peut être exister pour d’autres raisons que « ressources naturelles ».

    L’industrie est essentiellement orientée par les profits générés par la main mise sur les besoins collectifs comme bien d’autres secteurs d’activités. Rien de nouveau, les conséquences sont là.

    Est-il possible, techniquement, d’allier production de masse et qualité (sans parler du coût dans un premier temps) ? Car est-il possible de revenir à la petite production (de qualité) pour fournir les besoins en nourriture de millions (milliards) de personnes sans changer leur régime alimentaire ?

    S’alimenter est bien sur naturellement nécessaire mais la relation que nous entretenons avec la nourriture est culturelle. Sans entrer dans les détails, les choses ne changent que quand les mentalités ont évoluées au préalable.

    "Comment ? En privilégiant les circuits courts (vente directe, AMAP) et les filières bio (sans produits chimiques), en mangeant des fruits et légumes de saison, en acceptant que l’éthique et la qualité ont un coût, en réduisant (et pourquoi pas en stoppant) leur consommation de viande."

    Je ne mange plus d’animaux depuis plus de 25 ans, je ne m’en porte pas plus mal pour autant, j’en conclus donc que c’est viable pour un humain de se nourrir que de végétal. Mais bon nous sommes bien peu nombreux...


    • Le421 Le421 22 octobre 2015 11:37

      @Le chien qui danse
      Ce qui demeure assez étrange dans le circuit court, c’est les prix.
      J’ai remarqué que dans les magasins de coopérative paysanne, le prix des produits est calqué sur la grande distribution avec un léger surcoût de 10% environ.
      Les tomates du mois de Juillet/Août restent plus chères que celles de Novembre.
      Ce ne serait pas en raison du nombre de touristes des fois ??

      Comment ont-il fait ces agriculteurs pour acheminer la camelote jusqu’à Paris et la vendre moitié prix en expliquant que c’était quand même rentable ??
      Réalité ou intox ??

      Un boucher artisanal pas très loin de chez moi vends la viande locale (et excellente) moins cher qu’à l’hyper du coin.
      La différence, c’est qu’il joue le jeu et sa boucherie marche à fond. C’est un choix.
      Mais c’est moins fatigant de vendre moins et plus cher, je sais. Et ça fait le même chiffre !!

      http://impressons.over-blog.com/fran%C3%A7ois-hollande-%C3%A0-carsac-aillac-d-autres-photos

      C’est à côté de chez moi, les produits sont pas mal, mais c’est cher !!


    • Jérôme Henriques Jérôme Henriques 22 octobre 2015 21:47

      Bonjour Le chien qui danse

      Beaucoup de gens ne connaissent pas les trésors de l’alimentation végétale. J’ai fait goûter à des amis des plats à base de seïtan, ils étaient persuadés que c’était de la vraie viande. Le courant végé est encore très minoritaire, mais c’est celui de la raison et du coeur. Il ne s’arrêtera pas et ne faiblira pas, ça j’en suis certain. Et un jour la société changera.

      Bien à vous camarade smiley


    • Croa Croa 25 octobre 2015 23:12

      À Le chien qui danse « nous sommes bien peu nombreux... »
      En france : OUI ! Ailleurs dans le monde c’est différent et il y a beaucoup de peuples qui ne mangent presque que du riz (même si ce n’est pas vraiment un choix.)
      La Terre est incapable de nourrir 7 milliards d’êtres humains au régime français moyen. Il serait temps d’en prendre conscience ! 


    • CORH CORH 2 novembre 2015 15:38

      @Jérôme Henriques
      la sociéte a deja changé et changera dans beaucoup de domaines bien évidemment et precisemment dans l’art de la chimie qui consiste a nous vendre des produits qui ont le gout de ce qu’ils ne sont pas. Quand on décide d"être végétarien on ne cherche pas a retrouver le gout de la viande, vous êtes a l’alimentation ce que le vapoteur est a la clope, vous etes addict a la viande en somme.


  • CORH CORH 25 octobre 2015 16:36

    Question pour les végétaliens : Pourquoi les lions se la coulent douce pendant que les zébus passent leurs temps a bouffer ?


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