jeudi 28 novembre 2019 - par Alain Alain

Les directions de la CFDT, « Trente ans de détricotage du droit social » ?

Comme le parti démocrate US-américain pro-esclavagiste à ses débuts est devenu antiraciste aujourd'hui, la CFDT, d'anticapitaliste et d'autogestionnaire des années 60, s'est convertie en cogestionnaire aujourd'hui sur le modèle allemand ou suèdois.

Enfin c'est ce qu'elle s'imagine en faisant passer sa soumission à tous les pouvoirs pour de la cogestion alors qu'elle n'a aucune place, même pas le moindre strapontin, dans les lieux de décisions et malgré toutes les lettres inutiles de propositions politiques envoyées jusqu'au président qui n'en a rien eu à faire. Etonnante démarche d’ailleurs pour une CFDT qui n'a jamais voulu donner de consigne de vote parce que selon elle, un vrai syndicat ne doit pas empiéter sur l'action politique. Alors pourquoi aujourd'hui à plusieurs reprises ces tentatives d'influencer le président ou de le séduire peut-être ?

Je ne parle pas des syndiqués de terrain, dans leur section syndicale en entreprise ou ailleurs. Tout syndiqué de tout bord malgré parfois des maladresses, des erreurs ou de rares dérives, mérite le respect pour le courage de son engagement parce que ce n'est pas en se syndiquant qu'il attirera la considération, la complaisance, la reconnaissance de ses chefs, patrons et même parfois de ses collègues de travail. Au contraire, bien souvent, il prend le risque d'hypothéquer ses chances d'amélioration de carrière.

Je parle des directions successives.

Evidemment on va arguer qu'elles ont été élues et réélues par la majorité des adhérents ayant ainsi approuvé leur action dans la durée. Ben, justement, aux adhérents, c'est pour ça qu'il faut leur adresser ce message : si je ne me trompe pas alors c'est vous qui vous vous méprenez et donc ouvrez les yeux.

On va ajouter que la CFDT a gagné en influence au point d'être devenue le premier syndicat devant la CGT.

En réalité ce qui étonne c'est que la CGT ne se soit pas encore écroulée.

D'une part, à cause des innombrables politiques, journalistes, chroniqueurs, pseudo experts et même leader syndicalistes se répandant en propagande et CGT Bashing dénonçant unanimement l'immobilisme, l'archaïsme, le manque de propositions constructives de ce syndicat obtus et s'émerveillant à contrario de la modernité de la CFDT.

D'autre part, parce que rester syndiqué ou même sympathisant CGTiste n'est pas sans risque : monter parfois une nouvelle section syndicale CFDT, CFTC, UNSA, CGE et même FO est encore envisageable ; mais gare à celui qui aurait l'idée saugrenue de vouloir en implanter une CGT. Et c'est quelqu'un qui n'a jamais été syndiqué à la CGT qui vous le dit. (Ma dernière affiliation était UNSA, bon, par nécessité.)

Quelques étapes de l'action d'un syndicat "constructif" selon la CFDT :

- 1995, les dirigeants de la confédération, violemment contestés par leur base, sont prêt à accepter de signer une partie de la réforme des retraites et de la sécurité sociale portée par Juppé qui sera finalement abandonnée sous la pression des autres syndicats ;

- 15 mai 2003, la CFDT signe un compromis avec le gouvernement Raffarin sur la réforme des retraites des fonctionnaires entre autre ;

- 2013, accord sur la loi de modernisation du marché du travail, les lois Macron et El Khomri ;

- 2016, accord sur la loi travail, deuxième mouture, avec l'inversion de la hiérarchie des normes juridiques en matière de durée du travail, donnant la priorité aux accords d’entreprise sur la loi ou sur les accords de branche ;

- 4 octobre 2017, Le parisien : "Loi Travail : le patron de la CFDT ne descendra pas dans la rue" ;

 Libération  : "Si son leader s’est dit « déçu » par certains aspects de la nouvelle loi travail, la confédération réformiste ne manifestera pas ce mardi. Mais de nombreux militants ne comprennent pas l’attitude de leur syndicat, et ont décidé de descendre malgré tout dans la rue."

 " La base de la CFDT a du mal à suivre son Berger ."

- 14 juin 2018, Le Parisien, Vincent Vérier : "Réforme de la SNCF : Depuis plusieurs jours, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, incite sa fédération cheminots à sortir du mouvement." ;

- 29 avril 2018, Marianne : "On a un syndicat de pilotes qui prend en otage l'ensemble de la compagnie", a dénoncé Laurent Berger (...) Alors que les salariés sont invités par la direction à se prononcer cette semaine lors d'une consultation pour dire s'ils sont favorables ou non à l'accord salarial proposé le 16 avril 2018, Laurent Berger précise que la CFDT n'est "pas demandeur de ce type de consultation" mais "dans ce cas précis où il y a une impasse totale (...), nous disons aux salariés : il faut voter oui pour sortir de cette impasse" ;

 6 Mai 2018 : 55,33 % des salariés ont rejeté les propositions de la direction et le PDG a donc donné sa démission. (Mais pas Laurent Berger !)

- 21 novembre 2018, Le Figaro : "La CFDT Route, premier syndicat du transport routier, a annoncé mercredi qu'elle n'appellerait plus ses adhérents à rejoindre le mouvement des gilets jaunes, contrairement à FO".

La CFDT parangon du syndicat démocratique :

- "1988, la mise à l’écart des opposants de la région CFDT-PTT d’île de France, en lutte contre la séparation de France Télécom, conduit ceux-ci à fonder un nouveau syndicat : Solidaires, unitaires, démocratiques (SUD) (...)

- la confédération a été condamnée en 2016 pour « abus de pouvoir » sur plainte d'un de ses syndicats affiliés, celui de la Régie autonome des transports parisiens (RATP) (...)

- De même, en janvier, le Syndicat commerce indépendant et démocratique (SCID, ex-Syndicat du commerce Île-de-France), affilié jusqu’à l’an passé, a obtenu la condamnation de la Fédération des services CFDT, avec laquelle il était en conflit, pour violation (...) de la liberté syndicale et des règles statutaires."

Le monde diplomatique, Jean-Michel Dumay, juin 2017.

La CFDT solidaire : "On a en face de nous, pour un certain nombre de gilets jaunes, des gens qui veulent renverser la démocratie, des gens d'extrême droite et peut-être d'extrême gauche", a dénoncé M. Berger, "scandalisé" par "l'intrusion dans un ministère et la violence extrêmement forte contre des policiers". "Dès le début j'avais dit qu'il y avait une forme de totalitarisme dans l'exercice de ce mouvement, on y est !", a déploré le responsable syndical qui a dénoncé un "déferlement de violence raciste, antisémite et antirépublicaine". Le point, 06/01/2019.

C'est vrai qu'il les connaissait bien lui les gilets jaunes, de loin, grâce à la fameuse science infuse.

Attention pas de méprise, ce qui est dénoncé ici c'est le pilotage conduit par les directions successives et l'orientation qu'elles ont imposée et non pas son secrétaire général actuel qui ne fait que suivre le sillon creusé par ses prédécesseurs sans talent particulier d'ailleurs. Précisément, le non recours à la grève quasi systématique, la volonté de "négocier" à tout prix et de signer n'importe quoi pour convaincre les gouvernants de « leur volonté d'aboutir, de leur sens des responsabilités, des réalités, de la mesure ou de leur pragmatisme ».

Et ce n'est pas moi qui l'ai dit le premier.

Lors des manifestations du printemps 2016, bien avant cet article, d'autres ont écrit plus finement sur des banderoles à l'adresse de la CFDT, « CFDT - C’est Fini De Trahir ? » ou sur certains badges, « quand le PS rétablira l’esclavage, la CFDT négociera la longueur des chaînes ».

"De l’idéal autogestionnaire au culte du compromis CFDT, un syndicalisme pour l’ère Macron.

(...)

Pressé de réécrire le code du travail, le nouveau président français, M. Emmanuel Macron, espère s’appuyer sur les syndicats dits « réformistes », et en premier lieu la Confédération française démocratique du travail (CFDT). (...) Alors qu’elle incarna un profond renouvellement de l’action collective dans les années 1960 et 1970, celle-ci accompagne depuis trente ans le détricotage du droit social, tout en jurant rester fidèle à ses valeurs."

Le monde diplomatique, Jean-Michel Dumay, juin 2017.

Et aujourd'hui un palier est franchi ! La CFDT soutient, revendique pourrait-on presque dire, la mise en œuvre du système de retraite par points !

Dans le système actuel.

Quand les gouvernants exigent des aménagements pour "sauver les retraites", promis ce sera la dernière fois, après qu'ont été rejetées toutes les propositions alternatives émanant de syndicats ou de partis politiques de l'opposition, il reste aux partenaires sociaux comme on les nomme au moins 6 paramètres à négocier pour éviter le pire : l'âge légal de départ à la retraite ; le nombre d'annuités nécessaires ; le montant des cotisations ; le nombre d'années sur lequel calculer le salaire de référence ; le mode de calcul de la pension ; le montant des pensions.

Dans le régime par points.

Pas besoin d'âge légal, pas besoin de nombre d'annuités nécessaires, pas besoin de nombre d'années sur lequel calculer le salaire de référence, une seule formule de calcul, multiplication du nombre de points acquis par la valeur du point : tant qu'on n'aura pas acquis assez de points pour obtenir une pension suffisante on restera en activité autant qu'on pourra. La valeur du point étant périodiquement révisée le montant des pensions automatiquement aussi. Donc pourrait être négocié le coût d'acquisition des points.

Sachant que le seul objectif recherché et atteignable dans la mise en place d'un tel système est l'équilibre budgétaire entre actifs et passifs, pendant les mauvaises périodes les pensions baisseront obligatoirement, comme en Suède où " les retraités (de ce régime à points) ont vu baisser leur retraite par trois fois en 2010, 2011 et 2014." (Retraites : doit-on suivre le modèle scandinave ? - 25/10/2019, France Culture.)

Qui pourrait croire que la mise en place d'un tel système est un progrès ? Certainement pas un syndicaliste expert !

Alors pourquoi la CFDT le propose ? Sincèrement, je l'avoue, c'est un mystère pour moi.

Parce qu'elle croit à la cogestion comme en Allemagne et Suède ?

Mais dans ces pays les syndicats ont des élus dans les lieux de décision des entreprises et pourraient même y être majoritaires en cas d'acquisitions individuelles d'action en nombre suffisant. Aussi le patronat et les actionnaires ont renoncé à imposer leur seule volonté.

Mais en France, aucun progrès n'a été obtenu sans lutte.

Le mardi 5 novembre 2019, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT était l’invité de l’émission le Grand Entretien à 8 heures 20 sur France Inter. Écoutons-le ou plutôt ici relisons le verbatim d’une partie de l’entretien.

Lorsqu’est abordée la question des retraites, Laurent Berger signale « il y a deux choses aujourd’hui, un, il est miné par les inégalités (…) », deux ? On ne saura pas.

Ensuite il développe : « Le système actuel il est à l’équilibre, s’il est à l’équilibre c’est parce qu’on a fait des efforts notamment la CFDT. »

Recul de l’âge légal de départ à la retraite, augmentation du nombre de trimestres nécessaires, décote et par voie de conséquence souvent, baisse des pensions.

Parlant de la future réforme des retraites, Léa Salamé lui demande :

  • « Vous avez peur qu’il la décale aux calendes grecques, si on vous écoute, c’est ça ? »
  • Laurent Berger, « Bah, vous savez, la justice c’est toujours pour plus tard et les économies c’est pour aujourd’hui ». 

Un auditeur demande pourquoi la CFDT ne participe pas à la manifestation unitaire du 5 décembre.

Laurent Berger : « La CFDT on est dans une phase de discussion, de concertation pour élaborer cette réforme, j’ai parlé de pénibilité, de la situation des personnes précaires, des basses pensions, pour nous on a revendiqué pour aller à 100% du SMIC minimum en terme de retraite, c’est loin d’être le cas aujourd’hui et bien on veut continuer de discuter et lorsque cette réforme sortira en début d’année, je ne sais pas trop quand, on verra si on est d’accord ou pas d’accord et à ce moment-là on verra s’il sera temps de se mobiliser. » (…) Il ajoute « Le syndicalisme ça se résume pas à dire je ne suis pas content, c’est aussi la capacité à porter des propositions ».

Donc les deux ans de « négociations » avec « monsieur retraite », Jean-Paul Delevoye, n’ont servi à rien et il veut continuer !!! Et quand la réforme sera sortie il verra s’il faut se mobiliser !!! Quand ce sera fini et qu’il n’y aura plus rien à faire !!! On peut se demander s’il ne sait pas déjà qu’il approuvera la réforme à la fin, pourvu que les apparences puissent être sauvées ?

On donne la parole à un auditeur, Josse je crois, mais je n’ai pas bien compris son prénom.

C’est un syndicaliste dit-il : « De quels moyens dispose-t-on aujourd’hui en tant que syndicaliste pour faire plier les gouvernements ».

Laurent Berger : « La question qui est posée c’est quelles nouvelles formes de mobilisation parce qu’on sait bien que les formes classiques elles ont parfois pas de résultat (…) La mobilisation c’est pas simplement la manifestation de rue, c’est aussi la qualité des propositions qu’on porte, de l’analyse qu’on porte sur la situation et de la capacité de porter des propositions (…) »

Léa Salamé, dans un moment de lucidité : « oui d’accord mais vous n’êtes pas écouté ».

Laurent Berger : « ça dépend sur quel sujet ». Je rapporte approximativement la suite : « sur le rapport Pénicaud sur le grand âge, il n’aurait pas été écrit sans la poussée de la CFDT ».

Est-ce que ce verbiage appelle un commentaire : l’action syndicale c’est d’apporter des propositions qui ne sont pas écoutées comme même Léa Salamé l’a remarqué, c’est pour vous dire l’évidence.

Depuis que la direction de la CFDT a abandonné l’action collective elle ne sait plus que faire, elle n’a plus de moyens d’action. Pour cacher son inefficacité, elle réclame des négociations où elle signe n’importe quoi pour faire croire qu’elle a une influence. C’est pour cela que son secrétaire général aujourd’hui mendie auprès du président une grande conférence et que celui-ci veuille bien renouer le dialogue avec les corps intermédiaires c’est-à-dire principalement la CFDT. Il le dit lui-même, il n’a qu’un seul moyen d’action : faire des propositions ! Donc quand elles sont ignorées, il n’a plus rien !

Monsieur Demorand, lit une question d’un auditeur, Michel : « Ma retraite devait être calculée sur les 10 meilleures années, une réforme et hop ce sont les 25 meilleures années qui seront prises en compte ; où était Laurent Berger à ce moment-là ? ».

Laurent Berger : « D’abord je ne sais de quel régime il était pour que ce soit sur les dix dernières années (! !!) Et dans la réforme en question ce sera même pas forcément mais un système par points c’est même pas 25 années, c’est ce que je reçois en fonction de ce que j’ai cotisé ». (Tel quel.)

Monsieur Demorand : « Vous lui dites que ce sera … »

Laurent Berger : « Mais non, ça c’est une vision pessimiste pour le coup parce que ça dépend combien ça coûte le point et comment on le revalorise et qui décide… »

Le secrétaire général de la CFDT ne sait pas qu’avant que son syndicat approuve ces réformes, le calcul du salaire de référence se faisait sur les 10 meilleures années !!!

C’est la seule fois où il a parlé de système par points. Craindrait-il que l‘expression système par points soit un refouloir pour les français qui ne seraient pas dupes ?

Il ne répond pas à la question. Il cache la vérité : le montant de la retraite sera calculé sur tous les salaires de toute la carrière même les moins élevés du début et souvent aussi de la fin.

Il parle du « coût » du point. Payer une retraite pour lui c’est un « coût » !

Voici la phrase de conclusion de Laurent Berger :

« Depuis 2003, 2003 on en a pris dans la figure. Depuis 2003 un million de travailleurs sont partis avant l’âge légal pour carrière longue défendu et obtenu par François Chérèque à l’époque. Je vous le dis beaucoup ont critiqué mais ces travailleurs de l’agriculture, de la transformation agricole, de l’industrie, des PME, on ne les entend pas beaucoup mais ils ont gagné. Ça c’est un progrès social et on continue de se battre ».

Hallucinant ! Avant 2003 tous les travailleurs pouvaient partir à 60 ans et les longues carrières plus tôt puisqu’ils avaient plus que le nombre de trimestres nécessaires. Le secrétaire général de la CFDT se vante d’avoir obtenu un recul général de l’âge de départ à la retraite avec des conditions moins pires pour les carrières longues. Il appelle ça un progrès social. Et il annonce qu’il va continuer à se battre pour ce genre de progrès social !!!

Ça fait peur.

Personne ne voit à la CFDT : la fin de carrière plus incertaine, le recul de l’âge effectif du départ à la retraite, la baisse des pensions, la détérioration continue du mode de vie des salariés, la fragilisation de leur statut même le CDI et dans le public, la précarité, l'insécurité sociale, la pénibilité ignorée, les maladies professionnelles, les suicides, etc., à cause de toutes ces réformes acceptées par les directions de leur confédération et parfois sans l’approbation nette de la base et dans l’opposition aux autres travailleurs ?

En renonçant à l'action collective, la CFDT s'est désarmée et il ne lui reste plus à faire valoir que « sa volonté d'aboutir, son sens des responsabilités, des réalités, de la mesure et de son pragmatisme ». Aussi elle ne peut dissimuler son impuissance qu'en prétendant privilégier la voie de la négociation en abdiquant toute grande revendication.

Et, malheureusement, c'est tout le monde du travail qui en pâtit.

Avec la force de la CFDT originelle, solidaire des autres syndicats combatifs, combien de victoires auraient été possibles ou, au moins, de défaites empêchées.

La force et la légitimité d’un syndicat ce n’est pas la « popularité médiatique » de son secrétaire général chouchouté par les médias et monopolisant la parole au nom de la confédération toute entière, impliquant de fait aussi l’organisation dans son ensemble, quand il insulte les gilets jaunes.

La force et la légitimité d’un syndicat se mesure en particulier par l’implication de ses adhérents dans la définition des orientations que le syndicat mettra en œuvre.

Aux militants CFDTistes, « ben, justement, c'est pour ça qu'il faut leur adresser ce message : si je ne me trompe pas alors c'est vous qui vous vous méprenez et donc ouvrez les yeux. »

ça ne vous plairait pas d’abandonner ce statut de syndicat « finalement, où voulez-vous que je signe » ?

Vous n’en avez pas assez d’être le syndicat qui collabore.



59 réactions


  • 77777 28 novembre 2019 08:45

    Bravo pour cet article.


    • Le421 Le421 28 novembre 2019 17:37

      @77777
      La meilleure phrase que je n’ai jamais entendue est celle-là :
      Quand le patronat rétablira l’esclavage, la CFDT négociera sur le poids des chaînes...


  • Spartacus Lequidam Spartacus 28 novembre 2019 09:46

    En 1995, le libéral Madelin propose l’universalité des régimes de retraite, la CGT c’est opposé pour défendre les rentes des agents public. Exposer que c’est une victoire sociale, alors que c’est une victoire de la discrimination corporative est juste une farce.


    Un exemple que la CGT ne combat pas les inégalités vraiment injustes, c’est-à-dire celles qui profitent aux hommes politiques et aux fonctionnaires.


    Changez de nom.

    Appelez vous Confédération générale des rentiers de l’état.


    • Garibaldi2 28 novembre 2019 10:24

      @Spartacus

      T’es un gros naze Sparta, tu parles de choses que tu ne connais pas ! Les régimes spéciaux c’est avant tout, en nombre d’adhérents, les AVA (artisans) et l’Organic (commerçants), tous 2 fondus administrativement dans le RSI, puis maintenant dans le régime général, toujours administrativement.

      Leurs retraités perçoivent toujours une pension vieillesse de base financée en grand partie par l’intercompensation entre régimes. Seuls leurs régimes complémentaires sont auto financés.

      https://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/retraites-quels-regimes-profitent-137507

      Les artisans et commerçants, qui gueulaient contre le RSI, vont voir leurs 17 milliards d’euros de réserves financières de leur régime complémentaire passer sous la gestion du régime général !


    • Garibaldi2 28 novembre 2019 10:32

      @Garibaldi2

      Et pour info, les artisans et commerçant du RSI c’était presque 6 millions de personnes.


    • Spartacus Lequidam Spartacus 28 novembre 2019 11:57

      @Garibaldi2
      Justement je parle de choses qui sont très concrètes et je ne change pas de sujet...
      Je sais que ça fait pas plaisir de recevoir la vérité sur la mentalité pourrie de caste de la CGT.

      Le sujet c’est la CGT qui détruit la cohésion sociale et leur lutte indécente pour créer des inégalités et la défense des privilèges des castes et les idéaux de corporatisme le plus indécent comme concept.

      Madelin a proposé l’une des plus intelligente réformes des retraites en 1955, il a propose de généraliser les droits identiques au secteur public, au secteur des entreprises publiques et au secteur privé....

      A contrario, les syndicats Italiens ont manifesté pour l’égalité des droits et la fin des droits différences entre secteur public et privé....Eux ont étés plus intelligents...

      Bref la CGT a fait des fonctionnaires et assimilés des privilégiés, en leur a donnant un titre de noblesse appelé « statut » qui les différencie leurs droits des droits des gens de la société civile...
      La CGT en 1995 a fait beaucoup de mal à la cohésion sociale en France lorsqu’elle a refusé l’égalité des droits au nom de la protection des corporatismes.

      Le paradoxe du gauchiste CGT, ça gueule et hurle sur l’égalité et l’inégalitarisme, mais ne fait que se battre sur les inégalités les plus infames, celle de l’inégalité des droits....
      Triste syndicat... Triste mentalité...
      Triste caste qui détruit tout au nom de minorités égoïstes, violentes, vindicatives et qui veulent profiter des majorités silencieuses tolérantes et non violentes.


    • Gasty Gasty 28 novembre 2019 13:46

      @Spartacus

      Et toi Spartacus, Ultra libéral qui cherche à imposer sa vision d’un monde prétendument parfait avec un flacon de Roundupt à la main..... Es-tu sûr de ne pas chercher à vouloir profiter de la crédulité d’une majorité. Ton esprit opportuniste est abject, c’est ce qui fait la différence.


    • Garibaldi2 28 novembre 2019 15:40

      @Spartacus

      Les régimes spéciaux de salariés de la fonction publique (ou assimilés) ont été créés sur l’initiative de l’état qui voulait pouvoir payer ses fonctionnaires (ou assimilés) avec des salaires inférieurs au privé en faisant valoir les avantages d’une meilleure retraite.

      Donc Sparta ne connaît rien au sujet. Et la majorité des adhérents aux régimes spéciaux ne sont pas des salariés.

      Personne n’est contre une réforme des retraites, la CGT et d’autres syndicats, et représentants des adhérents (comme les avocats), sont contre cette réforme, qui sous prétexte de réformer un système pour le simplifier et soit-disant le rendre plus juste, veut imposer un nivellement par le bas.

      Plutôt que perdre votre temps à commenter sur une sujet que vous ne maîtrisez pas, vous devriez nous faire un petit topo pour nous expliquer pourquoi les retraités chiliens sont dans la rue avec des millions d’autres chiliens ! C’est bien vous qui nous expliquiez que le système de retraite chilien par capi était une totale réussite ?! En Argentine et au Chili les régimes de retraite par capi ont dû être garantis par l’état ! Ce système a surtout permis aux plus riches de se goinfrer, une fois de plus, sur le dos des plus pauvres.


    • Spartacus Lequidam Spartacus 28 novembre 2019 18:29

      @Garibaldi2
      Si tu savais comme je maîtrise très bien le sujet.....

      Bien au contraire je maîtrise parfaitement le langage de l’hypocrisie gauchiste a justifier par des pseudos arguments, les mensonges et les conneries pour que les castes volent légalement les autres. 

      Je connais très très bien, dans une vie antérieure j’ai eu une entreprise fournisseur il y a quelques années du catalogue CGT et je visitais la centrale à Montreuil. C’était mon client le plus corrompu et ses cadres chiaient sur leurs adhérants, et sollicitaient la corruption et pour eux des « petits voyages », des gratifications pour eux. Impossible d’être dedans sans payer une petite galette.

      J’ai arrosé toute la centrale, de cadeaux que j’ai récupéré en chiffre d’affaire sur les pauvres adhérants.
      S’ils avaient su les pauvres, comment la mafia des cadres les utilisaient comme marché pour leur gueule, et comment la direction de la CGT n’avait rien a foutre d’eux.
       
      Le client le plus immonde, corrompu et à la mentalité la plus abjecte que j’ai jamais connu.

      Je maîtrise parfaitement les niaiseries des gauchistes a essayer de faire du hors sujet pour noyer leur dégueulasse mentalité comme parler des avocats ou du chili ou essayer de diaboliser ceux qui démontrent des vérité a ces gens a la mentalité a chier.

      Le sujet c’est les gauchistes de la CGT qui se battent pour l’inégalitarisme le plus immonde. L’inégalité de droits. Oui ou NON.

      C’est factuel, la CGT n’est qu’un ramassis de fonctionnaires qui ne branlent rien en « disponibilité permanente » intéressés que par voler les autres par l’intermédiare de l’état et ne rien faire sous prétexte de défendre les ouvriers.

      Et l’insulter, me diaboliser, parler des hors sujets ne change pas les faits.

      La CGT est une force de fonctionnaire qui agit au détriment des ouvriers et de la société.
      La CGT est une plaie de notre société, qui détruit la coésion sociale, politisée elle ne sert que les minorités les plus favorisées de la gamelle de l’état.


    • Ruut Ruut 29 novembre 2019 07:21

      @Spartacus, le Libéralisme, expérimentation réelle et son bilan....
      vidéo qui explique tout ce déroulement et ce qui nous conduit a la situation actuelle :
      1. soit une fuite en avant le libéralisme
      2. soit de gros dégâts et une reprise Nationale de nos économies
      une chose est certaine, nos Irresponsables Politique et les médiats, n’ont fait que nous mentir sur tout pendant plus de 40 ans.....
      Même Alain Madelin l’avoue, plus rien n’est sous contrôle dans l’UE actuelle.

      source : https://www.youtube.com/watch?v=K_H2czsjNUs&t=24s


    • Garibaldi2 29 novembre 2019 07:48

      @Spartacus

      Et sinon, sur le Chili ..... !


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 29 novembre 2019 09:06

      @Garibaldi2
      Ce n’est pas en changeant de sujet et en parlant du Chili que ça change quelque chose aux financements opaques des syndicats...
      .
      Exemple, le procès des fonds de l’UIMM « pour fluidifier le dialogue social »
      .
      Ou bien, en 2015, patronat et syndicats qui se sont partagés 116 millions d’euros au titre du dialogue social...

      La CGT : 17,5 millions d’euros

      La CFDT : 17,3 millions d’euros

      FO : 13,9 millions d’euros

      La CFTC : 11,7 millions d’euros

      La CFE-CGC : 11,7 millions d’euros

      Medef : 11,3 millions d’euros

      CGPME : 5,8 millions d’euros

      UPA : 2,1 millions d’euros

      Ils dialoguent beaucoup !


    • JulietFox 29 novembre 2019 10:49

      @Fifi Brind_acier
      Tandis qu’avec Mr 1% ça va c***er Colonel Trautmann !


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 30 novembre 2019 10:54

      @JulietFox
      L’UPR a 0 emprunt, 0 dette, 0 argent public.
      Autofinancement par les dons et les adhérents.
      .
      Occupez vous donc de la gestion financière du FN qui est en faillite.


    • capobianco 1er décembre 2019 19:42

      @Fifi Brind_acier
      «  Autofinancement par les dons »
      Les dons du medef, de lr, de lrem ?


  • Garibaldi2 28 novembre 2019 10:06

    Nicole NOTAT, surnommée ’’la tsarine’’ par des militants de la CFDT, de 1992 à 2002 elle était secrétaire générale du syndicat CFDT, dont les dirigeants, depuis leur virage anti contestataire, ont toujours été qualifiés de ’’chevaliers de la plume’’, toujours prêts à signer n’importe quel accord avec le patronat.

    Entre autres sinécure ou poste de pouvoir, elle est membre du club Le Siècle dont elle a assuré la présidence du 1er janvier 2011 au 31 décembre 2013.

    Elle était membre du conseil d’administration de la Coface (Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur) et du conseil d’administration du Monde S.A.

    Tout le monde se souvient de Nicole NOTAT poursuivie par des militants CFDT qui voudraient lui faire passe le goût de la trahison : https://www.youtube.com/watch?v=H73cnTsfPUE

    On se souvient aussi d’André Bergeron de Force Ouvrière, syndicat monté avec l’appui financier de la CIA grâce à Irving Brown !

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Irving_Brown


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 28 novembre 2019 11:42

      @Garibaldi2
      Certes, ce que vous dites sur la CFDT et FO est exact, mais les autres syndicats sont affiliés aussi à la CES. Et si les entreprises redoutent la création d’un syndicat CGT, ce n’est pas à cause des dirigeants qui ne font plus peur à personne, mais à cause du dévouement des salariés syndiqués à la base !
      .
      Au dernier Congrès de la CGT, chauds, chauds les marrons pour la direction...
      .
      Quant aux financements des syndicats, il vaut mieux ne pas poser trop de questions.. Le rapport Perruchot roupille au fond d’un tiroir.
      .
      Et l’enquête, (et le livre) « Syndicats, corruption, dérives et trahisons » permet de voir des aspects assez consternants des pratiques syndicales des directions, qui n’ont rien à envier aux harcèlements que peuvent exercer certains patrons.


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 28 novembre 2019 11:57

      @Garibaldi2

      Ce n’est même plus de la « collaboration de classe », mais carrément de la gestion des ressources humaines dans l’intérêt des employeurs. Deux DRH dans la même entreprise : celui embauché par le patron et celui que les salariés ont « élu » (avec les mêmes artifices que pour l’élection de Macron). Le discrédit est d’autant plus dommageable que les autres organisations ont d’autres travers qui ont fini pas les vider de leurs substances. Mais le monde syndical n’est que le reflet du monde politique auquel il se réfère et la représentativité des uns et des autres est devenue problématique.


    • capobianco 28 novembre 2019 20:49

      @Fifi Brind_acier
      «  Et si les entreprises redoutent la création d’un syndicat CGT, ce n’est pas à cause des dirigeants qui ne font plus peur à personne, mais à cause du dévouement des salariés syndiqués à la base ! »
      Décidément vous êtes grave, fermez la plutot que de parler de ce que vous ne connaissez pas. Le dévouement des militants cgt se retrouve bien évidemment à chaque niveau du syndicat. Et quand une brebis galeuse s’infiltre elle ne tarde pas à être virée, nous avons eu cela il y a peu avec T Lepaon aujourd’hui coopté par macron à « l’inspection génétale de jeunesse et sport ».
      Vous êtes aussi crédible que votre dieu vivant (enfin, vivant, vivant....) 


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 28 novembre 2019 21:35

      @capobianco
      J’ai été pendant des années dans un syndicat dirigé par le PCF, alors, camembert !
      Lisez donc le livre sur les syndicats, que j’ai mis en lien, puis vous viendrez en reparler.


    • JulietFox 29 novembre 2019 10:50

      @Fifi Brind_acier
      Avec préface de Branco ?


    • capobianco 1er décembre 2019 19:57

      @Fifi Brind_acier
      « J’ai été pendant des années dans un syndicat dirigé par le PCF  »
      Dirigé par le pcf ah,ah,ah ? Comment vous croire avec ce propos digne du patronat ou du fn ? Et vous étiez donc militante pcf ou ils vous obligeaient à être syndiquée ? En ce moment vous faites feu de tout bois contre la FI et contre les syndicats, c’est vrai que la contestation est de plus en plus forte dans le pays il vous faut aider macron et décrédibiliser ceux qui soutiennent le mouvement.
      J’espère que lrem et le patronat vous paie bien... 


  • L'apostilleur L’apostilleur 28 novembre 2019 13:43

    « ..On a un syndicat de pilotes qui prend en otage l’ensemble de la compagnie », a dénoncé Laurent Berger.."

    et il avait raison, parlez en aux PNC (hôtesse stewart !!) et aux autres personnels d’AF. Laurent Berger a osé ce que d’autres syndicats s’interdisent, juger en conscience. Être capable de condamner les revendications excessives ou dogmatiques n’est pas donné à tout le monde.

    Casser « c’est bien ». Construire c’est plus difficile.


    • Gasty Gasty 28 novembre 2019 14:07

      @L’apostilleur

       ????? « Casser c’est bien » ? Je ne crois pas que la casse du code du travail soit bien. « Construire c’est plus difficile » Certainement ! et de défendre ce qui a été acquis.

      Et que pensez-vous de « Déconstruire c’est bien »


    • Yaurrick Yaurrick 28 novembre 2019 19:55

      @Gasty
      Vous parlez bien du code du travail français ? Celui qui contribue au chômage endémique, et particulièrement des jeunes, des moins qualifiés ?


    • foufouille foufouille 28 novembre 2019 20:03

      @Yaurrick faut bosser pour 600€ brut par mois ordure puante.


    • Yaurrick Yaurrick 28 novembre 2019 21:11

      @foufouille
      C’est sûr qu’être chômeur à 0€ par mois, c’est bien mieux...


    • foufouille foufouille 29 novembre 2019 09:38

      @Yaurrick

      commence par le faire avec toute ta famille car ensuite ce serait pour tout le monde ..............


    • JulietFox 29 novembre 2019 10:51

      @Yaurrick
      Et l’esclavage, c’est pour bientôt ?


    • Yaurrick Yaurrick 29 novembre 2019 11:31

      @foufouille@JulietFox
      Hors sujet....Si vous faites preuve d’objectivité, en principe vous devriez préférer que ses comparses parviennent au moins partiellement à leur propre prise en charge, plutôt que d’être au chômage et à la charge des autres.


    • foufouille foufouille 29 novembre 2019 12:19

      @Yaurrick

      On appelle ça Cotiser ou travailler pour vivre et pas arbeit Macht Frei.

      C’est rentable pour un bulgare qui aura un mois de vacances chez lui tous les 150€.

      Et pour le patron qui économise 1200€ par personne.


    • L'apostilleur L’apostilleur 29 novembre 2019 17:51

      @Gasty

      « ..et de défendre ce qui a été acquis... »

      La préservation des acquis est une priorité aussi longtemps que l’entreprise le permettra. Le chantage des pilotes qui laissent porter les efforts de restructuration d’AF aux autres personnels est insupportable.

      Quant aux salariés qui ont accepté de revenir sur leurs acquis pour sauver leur entreprise, c’est parfaitement respectable


  • sls0 sls0 28 novembre 2019 14:40

    30 ans ? Il y a 40 ans je voyais des syndiqués CFDT déchirer leur carte en public. La CFDT c’était style c’est où que je signe pour briser la grève ?

    C’était l’époque où l’on ne faisait pas grève pour se défendre mais pour avoir plus.

    Je me rappelle d’un fois, on sentait que le patron allait craquer dans la journée ou le lendemain. Ben non la CFDT a signé.

    Depuis la deuxième moitié des années 70 que je leur en veux, ça fait 40 ans.

    Au début ils exauçaient les voeux du patronat, ensuite ils ont même anticipé les souhaits du patronat.


    • Cadoudal Cadoudal 28 novembre 2019 14:42

      @sls0
      https://www.dedefensa.org/article/la-passion-fusionnelle-capitalisme-gauchisme

       » • Le globalisme, – ou, en termes marxistes, l’“internationalisme”, – a toujours été un but de la gauche et il est devenu un but des entreprises multinationales. Les seconds élargissent leurs marchés et les premiers pensent qu’ils font avancer l’objectif marxiste du “Travailleurs du monde entier, unissez-vous !”.
       » • Immigration sans restriction : Fournit une main-d’œuvre bon marché aux entreprises et donne aux gauchistes le sentiment d’être politiquement branchés et moralement supérieurs pour être des antiracistes qui accueillent tout le monde, –- quelle que soit leur race, leur religion, leur sexe ou leur orientation sexuelle, – y compris les membres de gangs mexicains qui vendent de la drogue et des enfants , – tout cela à la campagne, mais pas vraiment pour camper dans leur salon.
       » • Le transgendrisme ou le polygendrisme, la pointe de la politique identitaire de gauche, est également bonne pour les affaires. Elle crée de nouveaux créneaux pour les produits d’entreprise, divise la main-d’œuvre et distrait les gauchistes par des arcanes et des absurdités quotidiennes.
       » • Se débarrasser des nations, du genre stable, de la famille, de la culture occidentale et (pourquoi pas ?) du christianisme, – la marque du “progrès” gauchiste et de la politique d’avant-garde, – favorise également les objectifs corporatistes mondiaux, éliminant tout obstacle à la domination mondiale des entreprises.  »


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 28 novembre 2019 18:12

      @Cadoudal
      Article intéressant, Cohn Bendit est emblématique de cette dérive..
      Non seulement il a été vice Président du Mouvement européen, section France, mais il a créé « les Young Leaders européens »...


  • Captain Marlo Fifi Brind_acier 28 novembre 2019 18:00

    Un air révolutionnaire a soufflé sur le Congrès de la CGT.

    "Le bilan de la stratégie réformiste et de syndicalisme rassemblé n’est pas bon. C’est ce que souligne nombre de syndicalistes, et notamment la puissante fédération de la Chimie : “La CGT a été dans l’incapacité d’opposer un rapport de forces à la déferlante de lois et mesures anti travail, de la loi El Khomri aux ordonnances Macron” qui s’indigne également de la stratégie adoptée refusant le tous ensemble avec le mouvement des gilets jaunes : la CGT est “étrangère au mouvement social le plus marquant de ces dix dernières années”

    .

    Pour mémoire, voici ce que disait la CGT dans les années 50/60 de la construction européenne :

    "- La libre circulation des marchandises, donc le déchaînement de la concurrence fondée sur l’infériorité des salaires et de la législation sociale, l’harmonisation par le bas des conditions sociales dans les différents pays, l’opposition renforcée à toutes les revendications des travailleurs. (...)

    - La libre circulation des capitaux, le danger d’évasion des capitaux, de dévaluation et même de remplacer la monnaie nationale par une monnaie commune. (...)"

    Et en 1957, avant la ratification par la France du Marché commun, la CGT, par la voix de Jean Duret, directeur du Centre d’études économiques de la confédération déclare :

    L’enjeu est énorme : le Marché commun conduit infailliblement, à plus ou moins brève échéance, à la disparition des souverainetés nationales, à la création d’un super-État européen, réduisant à sa plus simple expression tout ce qui pourrait subsister d’individuel, de politiquement et économiquement indépendant chez les membres de la Communauté.

    Ce super-État sera dominé par le pôle d’activité économique le plus puissant : la Ruhr ; par la puissance la plus énergique et la plus dynamique : l’Allemagne de l’Ouest. [...] Pour la France, la réalisation du Marché commun c’est l’acceptation de l’hégémonie allemande. Son industrie ne pouvant lutter contre la concurrence d’outre-Rhin tombera sous la coupe des konzerns de la Ruhr.


  • vesjem vesjem 28 novembre 2019 18:16

    j’ai connu la cfdt en entreprise

    plus faux-cul tu meures

    sur le plan national, idem, des judas

    tous leurs dirigeants sont stipendiés et touchent des dessous de table pour se coucher ou enrayer les mouvements de grève


    • JulietFox 29 novembre 2019 10:57

      @vesjem
      Moi, dans ma boîte, je les ai connus gauchistes -rappelez vous Charlety puis « autogestionnaires », puis carrément « Où que je signe » ?
      Mais nous avons eu assi FO, dont le délégué syndical, durant une grève dure, écrivait ses tracts avec le Chef du Personnel -On n’en était pas au déairache.


  • Lugsama Lugsama 28 novembre 2019 19:10

    En attendant la CFDT progresse et la CGT régresse, la CFDT est devenu le premier syndicat, belle literrature de gauchiste frustré sinon..


  • Alain Alain Alain Alain 29 novembre 2019 10:48

    @Raymond75 28 novembre 08:49

    « Ha la honte !!! La CFDT au lieu d’être dans l’opposition stérile et systématique, »

    La honte ? C’est ce que vous ressentez ?

    Les faits cités dans l’article sont tous vrais.

    Soit on trouve que c’est bien et on approuve :

    « Le recul de l’âge de départ à 62 ans ; ouais, c’est bien.

    L’inversion des normes dans la loi travail ; ouais c’est bien.

    Le régime de retraite par points ; ouais, c’est bien. »

    Etc.

    Il n’y a pas de honte à le croire et à le dire.

    Soit, comme moi, on pense que c’est de la régression et de la destruction des droits sociaux et on écrit cet article en fournissant le plus d’explications possibles pour que l’on puissent en débattre sereinement et honnêtement.

    Évidemment j’espère que beaucoup de ceux qui liront l’article et les réactions rallieront mon point de vue.

    L’auteur


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 30 novembre 2019 11:26

      @Alain Alain
      Soit, comme moi, on pense que c’est de la régression et de la destruction des droits sociaux ...
      .
      Sauf que ce n’est pas la CFDT qui impose les réformes et la fin du modèle social français, c’est la Commission européenne, en application des Traités européens, en particulier du Pacte de stabilité et de croissance de la zone euro, signé par la France en 1997.
      .
      Pendant 10 ans, aucun pays ne s’en est trop occupé, puis le patronat européen a commencé à s’agiter et à exiger que la Commission européenne impose les GOPé, les Grandes Orientations de Politique économique.
      .
      Une feuille de route arrive chaque année dans chaque pays européen, avec les réformes à faire, fissa, sinon, sanctions financières.

      "Il n’y a plus de politiques intérieures nationales, mais uniquement des politiques européennes.

      Il ne faut pas se tromper de cible, c’est notre appartenance à l’ UE qui est en cause, la CFDT et Macron ne sont que les idiots utiles de ceux qui tirent les ficelles et les profits.


  • Alain Alain Alain Alain 30 novembre 2019 11:08

    C’est marrant comme du sujet de la CFDT impuissante on est passé à la CGT démoniaque. Ben maintenant que c’est fait, avez-vous quelque chose à dire sur la question posée : la stratégie de la CFDT, renoncer à l’action collective comme vient encore de le faire sa fédération des cheminots et tenter des soit-disant négociations est-elle bonne ou néfaste pour les travailleurs ?

    L’auteur


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 30 novembre 2019 11:39

      @Alain Alain
      Vous prenez les problèmes à l’envers, on s’en fout de la CFDT.
      Ce qui importe ce sont les donneurs d’ordre.
      Si la CFDT disparaît, ça va changer quoi ?
      C’est un autre syndicat qui signera, puisqu’ils sont tous affiliés à la CES.
      .
      Et sauf l’UPR et Mélenchon, aucun syndicat n’explique d’où viennent ces réformes, pas plus la CGT que les autres. Posez-leur la question, vous verrez, ils vous diront que c’est Macron. Pas du tout que c’est dans la feuille de route de la Commission européenne, ni que c’est la conséquence des Traités européens !
      .
      Ce qui est néfaste pour les travailleurs ce sont les exigences que le Medef obtient de la Commission européenne pour liquider le modèle social français.
      « Sortons de 1945, raccrochons notre pays au monde ! »
      .
      Il y a des moments où il faut savoir regarder la lune plutôt que le doigt.


    • Alain Alain Alain Alain 30 novembre 2019 12:17

      @Fifi Brind_acier

      « Macron fait ce que lui demande Bruxelles »

      Oui mais Bruxelles fait ce que l’ultralibéralisme des ultrariches lui demande.
      Le problème n’est pas européen, il est mondial.
      Marx voulait faire l’internationale des prolétaires du monde.
      Ça n’a pas marché et au contraire on se retrouve avec une société d’individus pour qui, seul compte, le « sauve qui peut ».
      Quant à eux, les ultralibéraux ont réalisé la leur d’internationale et dominent le monde jusqu’à son effondrement prévisible pour le siècle prochain. Effondrement dont ils sont les vrais responsables en s’accaparant à leur seul profit inutile tous les moyens nécessaires pour commencer la lutte contre l’extinction probable de l’humanité.
      Alors lâchez - nous la grappe avec Bruxelles, la solution n’est pas là et vous nous faites perdre du temps et des forces pour nous défendre et peut-être tenter de sauver le monde.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 30 novembre 2019 17:27

      @Alain Alain
      Sauver le monde avec des syndicats corrompus à coups de millions d’euros par le patronat et la Commission européenne, vous planez. Votre but est de blanchir les syndicats plus blanc que blanc , en critiquant la CFDT, qui le mérite amplement, mais pas plus ni moins que les autres.
      .
      Si le libéralisme est mondial, les 170 autres pays du monde sont des pays souverains, qui font leurs propres lois, s’ils veulent décider de retraites par répartition, ils peuvent, alors que 80% de nos lois sont d’origine européenne.
      .
      Voici la feuille de route de Bruxelles qui impose la réforme des retraites à la France.
      Et si la France n’obéit pas, c’est 4 milliards de sanction financière dans 2 ans.

      (10)Actuellement, 37régimes de retraite coexistent en France. Ils concernent des catégories de travailleurs différentes et fonctionnent selon des règles qui leur sont propres.

      Une uniformisation progressive de ces règles améliorerait la transparence du système, renforcerait l’équité entre les générations et faciliterait la mobilité de la main-d’œuvre. Une harmonisation des règles de calcul contribuerait également à une meilleure maîtrise des dépenses publiques.

      Si les réformes des retraites déjà adoptées devraient réduire le ratio des dépenses publiques de retraite à long terme, un système des retraites plus simple et plus efficient générerait des économies plus importantes et contribuerait à atténuer les risques qui pèsent sur la soutenabilité des finances publiques à moyen terme.

      Selon une étude récente, l’alignement de différents régimes de retraite des secteurs public et privé réduirait de plus de 5milliards d’EUR les dépenses publiques à l’horizon 2022. 


  • titi 2 décembre 2019 00:09

    Taux de syndicalisation en France : 8%

    Ces gens ne sont rien et ne représentent rien.

    Ce qui prouve bien que le discours jusqu’au boutiste de la CGT, SUD et autres ne séduit personne à part quelques gogos sur Agoravox.

    Et encore… ces dinosaures verrouillent les avancements dans certaines administrations. Sans ces techniques mafieuses, la syndicalisation serait encore moindre.


    • Alain Alain Alain Alain 2 décembre 2019 15:59

      @titi

      « Ces gens ne sont rien ».
      Comme vous n’en connaissez aucun manifestement de ces gens qui ne sont rien comme a déjà dit notre lumineux président, je vous propose la lecture d’un de mes premiers articles sur Agoravox : Article publié le 10 avril 2018 - N’oserait-on plus se syndiquer en France ?

      Grand sage érudit, peut-être serez-vous un peu plus respectueux après l’avoir lu, en tout cas moins ignorant des sacrifices qu’ils ont faits pour améliorer y compris votre sort à vous personnellement : l’interdiction du travail des enfants, du travail de nuit des femmes, les caisses de retraite, la sécurité sociale,le repos hebdomadaire, les congés payés, la semaine de 40 heures aujourd’hui 35 heures, etc.


    • titi 3 décembre 2019 09:58

      @Alain Alain

      « les sacrifices qu’ils ont fait »

      Moi je parle pas du 19è siècle, je parle d’aujourd’hui.

      Vous parlez comme un ancien combattant, ou, pire, comme un enfant d’un ancien combattant : comme si on vous devait quelque chose d’une action faite par un aïeux… une nouvelle noblesse en quelque sorte.

      Et donc ? ils font quoi les syndicats depuis 40 ans ?
      Rien.
      C’est bien pour cela que plus personne ne se syndique…
      Et qu’ils ne sont rien.


    • Alain Alain Alain Alain 4 décembre 2019 00:05

      @titi
      ils font quoi les syndicats depuis 40 ans ?
      Quand quelqu’un pose cette question c’est qu’il n’a jamais été syndiqué et qu’il n’y connait rien car il prend les syndicats pour des officines d’assistance ou de défense comme les assureurs ou les avocats.
      Ce ne sont pas les syndicats qui font, ce sont leurs adhérents et tous ceux qui veulent bien suivre les actions engagées qui font.
      C’est stupide de dire : ils font quoi les syndicats depuis 40 ans ?


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