jeudi 14 mai 2009 - par JM

Les études aux USA : Modèle à suivre ou à éviter ?

 
Lorsqu’on parle de chômage des jeunes en France, on évoque également, les dysfonctionnements au niveau de la formation. Ainsi, le gouvernement français pointe souvent nos universités du doigt, et travaille actuellement, avec son projet de loi sur l’autonomie des universités, à modifier la gouvernance des universités en créant des Conseils d’Administration, à modifier ses compétences budgétaires, notamment en “permettant” le recours à des fonds privés, tout cela afin de « rendre l’université attractive », « sortir de la paralysie de la gouvernance actuelle » et « rendre la recherche universitaire visible à l’échelle internationale ». Voilà pour le discours officiel

Dans les faits, le gouvernement cherche peu à peu à se désengager de l’université, tant au niveau des responsabilités, que du financement, et tente de se rapprocher ainsi du modèle américain tellement envié par notre Président de La République, qui rêve d’institutions comme Harvard, PrincetonUCLAMIT, Stanford etc. Mais au fait. Qu’en est-il de ce modèle américain tellement envié ? Faisons donc un tour au-delà de l’Atlantique et observons ce qui s’y passe actuellement.

Quels diplômes, pour combien de Dollars ?

A tous ceux qui rêvent d’études supérieures aux USA, parlons d’abord du nerf de la guerre, sans quoi rien n’est possible : L’argent. Car ne l’oublions pas, l’éducation se paye, et elle se paye cher. D’aprés la dernière étude en la matière publiée dans USA Today, Il faut compter pour une université publique, 6 585 Dollars en moyenne par année en tant que résident américain, et 25 143 Dollars pour une université privé. (Je donne la précision des tarifs pour des étudiants américains, car un pour un étudiant étranger, il faut encore multiplier par 3 voire 4 selon l’université). Sachant, qu’il faut compter en moyenne 4 années d’études supérieures pour obtenir un Bachelor’s Degree (Equivalent d’une maîtrise), ces chiffres doivent donc être encore multipliés par 4. Donc, il faut compter avec environ 26 000 Dollars dans le public et plus de 100 000 Dollars dans le privé, rien qu’en frais de scolarité. Pour ceux qui lorgnent sur un Master’s Degree (Equivalent d’un DESS), il faut alors encore compter une année supplémentaire à un tarif encore supérieur à celui pour un Bachelor’s Degree.

Et les bourses ?

Evidemment, il existe également des bourses diverses (Pour certaines minorités, de la part d’associations, Rotary, Lions et consort, et de la part de l’université même, à condition d’être proche d’un petit génie). Pour les américains qui ne rentrent dans aucune catégorie donnant droit à une bourse, il reste aussi la possibilité de… s’engager dans l’Armée, via le ROTC. En somme, on gagne la possibilité d’un séjour en Irak ou en Afghanistan sous les balles de snipers en échange d’une bourse dans une université publique. 

Et dans la réalité ?

Envier le système universitaire américain et donc bien joli, mais à quel prix ? Inutile de dire, que si en France, chaque étudiant d’université ramenait en moyenne 20 000 Euros par an, les conditions d’études ne seraient pas les mêmes. Est-ce là réellement un gage de bonne éducation ? Est-ce là ce que l’on recherche en France ? Si oui, cela reviendra à dire que l’éducation et la culture d’un jeune sera proportionnelle à son portefeuille. Plus on sera riche, meilleure sera l’éducation que l’on obtiendra. Pour information, à titre de comparaison, je précise que le système éducatif en Finlande, dont le niveau est un des plus élevé en Europe, voire au monde, offre une scolarité à un coût de…0 Euros. Mieux, il y a mise en place gratuite de cantines, de bus de ramassage, de livres et de cours particulier, le tout avec un échec scolaire proche de …0.

Notre gouvernement s’acharne à pointer l’éducation universitaire pour expliquer en partie le chômage des jeunes. Donc, si le système US tant envié était si bon, l’économie des USA devrait être florissante et les étudiants américains devraient donc sortir indemnes de la crise, n’est-ce pas ?

Retour aux USA, avec le même article dans USA Today :

Eh là surprise avec ce titre : “College graduates struggle to repay student loans”. Les étudiants américains s’endettent en moyenne à hauteur de 27 000 $ à 114 000 $ suivant les universités et les études. Etudier le Français dans le Wisconsin est bien moins cher que faire médecine à Harvard. 

Pourtant, de plus en plus de diplômés bataillent pour rembourser leur prêt, incapables de trouver un emploi sur un marché morose qui leur permettraient de faire face à leurs obligations financières. Le défaut de paiement des prêts étudiants est à son plus haut point depuis 1998. De réelles détresses font leur apparition, et comble du comble, pas moyen de faire marcher la loi sur la faillite (Suite à un amendement sur la loi des faillites de 1998, tiens, comme par hasard), comme pourrait en bénéficier par exemple un particulier s’étant sur-endetté, ou un joueur compulsif ayant tout perdu, car il ne s’agit ni de dettes auprès d’organismes de cartes de crédit, ni de prêts pour un véhicule, ni des dettes de jeux. La seule option qu’on leur laisse, est d’étaler la dette jusqu’à…trente ans. Dans les faits, en moyenne, on parle d’un remboursement de 1 500 $ à 2 000 $ par mois (suivant l’indice des intérêts) pendant 15 années !

En clair, les étudiants bataillent pour rembourser le prêt d’études. Et pour quelle raison ? Car le marché de l’emploi se contracte. Donc, même dans le pays si admiré par Nicolas Sarkozy, force est de constater que de bonnes études dans de prestigieuses universités ne garantissent pas obligatoirement un emploi à la fin des études. Pire encore. Il y a risque d’endettement majeur sur plusieurs années. Et pour cause : Les études ne créent pas d’emploi, tout au plus, elles forment à un emploi. 

Avis à notre gouvernement : La réforme en cours des universités, ne changera rien à la calamité du chômage. Afin que le nombre de chômeurs baisse, en l’occurrence celui des jeunes, il faut que l’offre en emplois surpasse la demande. C’est aussi simple que cela (Niveau 1ère ES), et tellement inquiétant de voir que notre gouvernement ne semble pas le comprendre. 

Par ailleurs, je demande encore à ce que l’on m’explique, comment le fait de réduire le nombre d’enseignants dans l’Education Nationale, en ne permettant pas le remplacement de certains départs à la retraite, saurait aider les universités dans leur fonctionnement et les étudiants acculés dans des amphithéâtres déjà trop bondés.

Le Blog de L’info libre

Source :

  • USA Today - Christine Dugas - 13/05/2009


42 réactions


  • goc goc 14 mai 2009 11:38

    et puis n’oublions pas que la société privée qui financerait une université, le fera dans un but totalement lucrtif, a savoir

    1 - recuperer les resultats de recherche (payés quand meme en grande partie par l’etat) pour pas trop cher.

    2 - faire main basse sur les eleves les plus brillants.

    et bien sur pour cela, la société privée ne financera que les universités à fort taux de rentabilité immediate (a bas la recherche fondamentale)

    Enfin seules les sociétés les plus riches pourront le faire. On peut meme se demander si toutes seront francaises, ou si grace au nain, on va ouvrir la porte aux sociétés etrangeres qui pourront ainsi recupere des brevets, et des individus a un cout moindre. L’affaire gemplus est un exemple de ce que peut faire un etat via des sociétés ecran, pour recuperer un savoir-faire.

    Quand a faire un parallele entre financement d’universités americaines et francaises, c’est y ajouter le nationnalisme des sociétés americaines, face au mondialisme des sociétés francaises. Là ou une université US formera pour le bien de la nation americaines exclusivement, les universités francaises pourraient bien former pour le bien ..des autres nations. Meme là on n’est pas a armes egales. 


  • Michael Jordan Manson (MJM) Michael Jordan Manson (MJM) 14 mai 2009 11:43

    Je pense que chaque modèle est propre à sa culture. L’argent ne reste qu’un moyen, pas une fin ou à défaut d’une fin un super moyen ou un trousseau... Les USA qui se prennent une grosse claque actuellement ne peuvent que remettre en cause leur notion de l’argent. Logiquement ils devraient tendre vers le modèle allemand, puisque protestants.


  • patroc 14 mai 2009 11:54

     Un bon article sur le fonctionnement financier des universités us, modèle sur lequel est adapté la réforme des universités en france (et l’ensemble du système éducatif français).. Le modèle français, bientôt, n’existera plus..


  • goc goc 14 mai 2009 12:12

    n’empeche avec la chance qu’ila not nabot, il va faire passer sa loi, le jour ou la premiere université americaines deposera le bilan, pour cause de crise du credit et autres subprimes joyeuses

    quelqu’un pourrait-il lui dire que ce n’est plus bush, son idole, qui est au pouvoir et que la crise touche les USA de plein fouet.


  • W.Best fonzibrain 14 mai 2009 12:28

    et dire que y’avais des mongoliens prêt à souteir que c’était normal de s’endetter de plus de 100 000 euro pour faire ses études

    ajoutons 300 OOO pour une maison
    40 000 pour une voiture
    et enconre quelques milliers por de « la consomation » à 19% en france et 29% aux USA



    et hop vous avez une société entière qui NE PEUT SE PERMETTRE DE FAIRE GRÈVE,ayant le couteau des remboursement sous la gorge

    pauvres jeunes,se retrouvé à 30 ans et devoir rembourser des centaines de milliers d’euro,dans un système purri comme le notre

    plus je vieilli,plus je me dis que j’ai vraiment bien fait de ne pas croire dans ce monde pourri
    pas de dette,liberté

  • Yvance77 14 mai 2009 12:40

    Salut,

    J’ajouterais à ce bon billet que j’en ai cotoyé de part et d’autres de ces étudiants, sans le sou an France et criblés de dettes outre-atlantique. Et le constat final est :

    « Ils ne sont pas plus idiots les uns que les autres »

    Alors quitte à choisir autant faire une formation gratos.

    A peluche


    • LE CHAT LE CHAT 14 mai 2009 12:57

      salut Parkway

       idem pour moi avec
      les étudiants acculés dans des amphithéâtres déjà trop bondés.
      l’auteur n’imagine pas que si l’ampithéatre est trop bondé , c’est qu’on a laissé trop de monde s’inscrire par rapport aux places disponibles ?


    • LE CHAT LE CHAT 14 mai 2009 13:22

      @parkway

       celà ne nous regarde pas ! smiley


    • Le Blog de l’info libre 14 mai 2009 17:36

      Salut le Chat,


      « si l’ampithéatre est trop bondé , c’est qu’on a laissé trop de monde s’inscrire par rapport aux places disponibles ? »

      Mais c’est vrai, ou avais-je la tête ? Depuis quand décrocher son bac donnait le droit de poursuivre des études. smiley
      Pourquoi pas construire plus d’amphis pour les accueillir et par la même créer plus de postes d’enseignants ? J’aimerais quand même savoir, combien d’amphis on peut construire avec les 15 milliards d’Euros que KDO fiscaux par an.


  • ronchonaire 14 mai 2009 13:03

    Comment peut-on oser écrire qu’en Finlande l’éducation est gratuite ?! Pour la énième fois : RIEN N’EST GRATUIT !!! Les finlandais ont simplement préféré financer le coût de l’éducation par l’impôt plutôt que par des droits d’inscription et, effectivement, ça semble marcher plutôt bien là-bas.

    Soit dit en passant, cela marche aussi parce que chaque école, même primaire, a une liberté totale en ce qui concerne le recrutement de ses enseignants et la fixation de leurs salaires. La France est-elle prête à accepter de mettre ses écoles primaires en concurrence les unes avec les autres pour attirer les meilleurs instits ? Ne répondez pas, nous connaissons tous la réponse.

    Quant aux Etats-Unis, il ne faut pas oublier deux éléments :
    1. Quasiment tous les étudiants ont un petit boulot qui leur permet de couvrir une partie des frais de scolarité ;
    2. Les salaires offerts aux diplômés sont plus élevés qu’en France, ce qui permet de rembourser son emprunt assez rapidement en fin de compte ;

    Question bonus pour finir : étant donné le niveau d’endettement public en France (qui sert en partie à financer l’éducation), peut-on vraiment considérer que les jeunes américains s’endettent plus que les jeunes français pour financer leurs études ?


    • Le Blog de l’info libre 14 mai 2009 13:40

      Ronchonaire,


      Les études aux USA, je connais bien, pour les avoir effectuées là-bas.
      Oui c’est vrai, quasiment chacun a un boulot, mais pas pour payer les frais de scolarité...pour manger et payer sa chambre, pour le reste, soit vous avez Papa-Maman, soit c’est l’endettement.

      Côté salaire, vous avez plusieurs années de retard. D’une part, le salaire médian de la classe moyenne n’a pas bougé depuis 1973 en Dollars relatifs. Il n’y a guère plus que l’endettement massif qui leur procure encore un peu de pouvoir d’achat. De l’autre, savez-vous qu’actuellement, les salariés cadres récemment licenciés (donc diplômés) en sont au point de postuler pour des jobs d’été, jusqu’à présent pourvus par des étudiants, donc certainement bien mal payés ?

    • ronchonaire 14 mai 2009 14:36

      Ne comptez pas sur moi pour défendre mordicus le système éducatif américain, je ne le ferai pas ; ce système a de nombreux défauts, c’est indéniable. Mais ce n’est pas pour autant que je vous laisserai véhiculer des fausses vérités sur ce système. D’autant plus que votre article et votre réaction me laisse penser que vous ne cherchez pas à évaluer objectivement la situation mais que vous exprimez plutôt votre déception vis-à-vis d’une aventure qui, manifestement, n’a pas tourné dans le sens que vous espériez.

      Par ailleurs, vous n’avez pas répondu à ma question. Certes, les étudiants américains ont recours à l’endettement privé pour financer leurs études ; il faut d’ailleurs y ajouter l’endettement des universités elles-mêmes pour être vraiment complet. Mais la France n’a-t-elle pas, elle aussi, fait le choix de financer l’enseignement supérieur par l’endettement, public cette fois-ci ? Avec en prime des résultats franchement médiocres, tant en termes quantitatifs (vu le nombre d’abandons) qu’en termes qualitatifs (aux dernières nouvelles, le niveau des diplômés d’universités françaises et vaguement dans la moyenne des pays développés).

      En d’autres termes, il n’y a pas de quoi être fiers de notre système universitaire, qui de toute évidence ne fonctionne pas correctement. Cela n’implique pas de devoir passer du jour au lendemain à l’extrême inverse que constitue le système américain ; mais ce serait peut-être le bon moment pour commencer à réfléchir et chercher des idées nouvelles, non ?


    • Le Blog de l’info libre 14 mai 2009 14:46

      Tout à fait d’accord avec vous pour des idées nouvelles. Le projet de loi pour l’autonomie des universités, par contre, à mon sens, passera à côté de l’essentiel, et n’améliorera en rien le sort des universités. En somme, sans offres d’emploi, avec ou sans diplôme, c’est la merde.


    • ATHENA 14 mai 2009 17:03

      Apparemment tu envisages sereinement le fait qu’il existe de BONS et moins bons instits, de BONS et moins bons établissements (la sélection se faisant bien sûr par l’argent).

      Mais bon sang, ici comme ailleurs, serait-il possible d’envisager que l’éducation NATIONALE aient une qualité (à peu près homogène) d’un bout à l’autre du territoire !!

      Pourquoi faudrait-il qu’ils y aient des disparités flagrantes entre les établissements ??

      Nous savons bien que tous les enseignents ne se valent pas (nous en avons tous connu des tocards), faut-il pour autant les regrouper en section pour les populations les moins fortunées ??

      Ca finit par être insupportable ce discours !

      Par ailleurs, qui se charge de la sélection, et selon quels critères ???


    • ronchonaire 14 mai 2009 17:55

      Athena,

      Je confirme, j’envisage très sereinement que certains instits soient excellents et que d’autres n’aient même pas le niveau suffisant pour apprendre à une vache à meugler. Ce qui rend de facto toute tentative d’homogénéisation du niveau éducatif totalement illusoire ; cela fait 30 ans qu’on essaie en France, on voit le résultat.

      Mais en fait, j’envisage surtout la sélection comme un moyen de ne plus avoir de mauvais instits du tout, vu que les mauvais finiraient tôt ou tard par tous se faire éjecter au profit des instits compétents (car qui dit sélection dit bien évidemment fin de la sécurité de l’emploi). Ce serait une forme d’homogénéisation, mais par le haut, pas par la médiocrité comme c’est le cas actuellement. Quant aux critères et à la sélection, ma foi, on pourrait peut-être essayer au moins une fois d’embaucher les profs de la même manière qu’on embauche n’importe qui : CV et entretien(s) d’embauche.

      Cela pourrait permettre, par exemple, aux quartiers chauds d’attirer des instits qui ont vraiment envie d’y enseigner, soit parce qu’ils sont attirés par le défi que cela représente, soit parce qu’on leur verse une prime suffisamment incitative. On éviterait du coup cette forme de bizutage qui consiste à envoyer systématiquement les jeunes provinciaux débutants en plein ghetto, un peu comme on sacrifiait les vierges dans les croyances païennes d’autrefois.


    • mat 14 mai 2009 23:06

      Le seul souci dans cet argumentaire, c’est que l’endettement public aux USA est mauvais, pire qu’en France.
      Bref, endettement public mauvais et endettement des ménages catastrophique. 
      Assurance maladie catastrophique, système des retraites en faillite avec la crise.
      Le tournant libéral de Reagan a vraiment mal tourné, si l’on peut dire...
      Comment disent ils au canada ?
      Ah oui, « libérez nous des libéraux »...


    • Jordan Jordan 14 mai 2009 23:21

       

      @ ronchonaire : Vous avez parfaitement raison.

      @ L’auteur : Ayant fait toutes mes études dans les Universités américaines, votre sujet est plutôt mal traité. Vous oubliez que quand nous sommes sur le marcher du travail, pour la grande majorité, nous envoyons un cheque a notre ancienne Université pour la simple raison que nous déduisons le montant de nos impôts. De plus nous donnons des cours gratuitement une ou deux fois par ans aux nouveaux élèves. Les grosses sociétés financent aussi la recherche des brevets, en en versant une partie, pour l’instruction toujours déductible d’impôts, etc. Les plus démunis en profitent et c’est normal

      Il m’est aussi arrivé autrefois de donner des cours dans une Université russe. Un model qui vous plairait, une fois votre diplôme en poche quel qui soit, votre salaire était à peu prés le même que celui d’un balayeur. Le principe est simple, il est normal que vous fassiez des études si vous en avez la capacité intellectuelle, et non si vous ne l’avez pas.
      Imaginez qu’avec ce principe qu’en France, l’on vous demande ce que vous préférez faire, médecin ou concierge, il y a de grandes chances que vous répondiez, a salaire presque égale autant être concierge, cette histoire est véridique.
      Alors pour ce qui est de votre gauche bien pensante vous repasserez. 

      Crédit pendant vingt-cinq ans ? Mais c’est le crédit qui donne de l’argent aux banques. Les francais ont cent milliard d’économies dans leurs carnet d’épargne qui ne rapporte que des clous. Alors que si vous en utilisiez, ca augmenterait votre pouvoir d’achat qui ferait démarer la consomation, la production et l’emploi.


    • Jordan Jordan 14 mai 2009 23:49

      @ Mat

      Organisation mondiale de la Santé.

      Dépense santé aux US Dépenses totales consacrées à la santé en % du PIB (2006) : 15.3
      Dépenses santé en france totales consacrées à la santé en % du PIB (2006) : 11.1



  • manusan 14 mai 2009 15:11

    Il y a un an quand j’étais au US, j’ai demandé à mon collègue nord américain combien coutait les études de sa fille, réponse 12 000 dollars l’année rien que pour étudier. En France une étude venait de paraitre : entre 8000 et 10000 euro, en fonction fac, IUT ..., vu le taux de change, on peut dire que les études coutent à proximativement pareil, c’est le mode de payment qui différe, impot ou direct.

    Ce n’était pas vraiment un probléme aux US d’obtenir 12 000 $ de crédits l’année derniére pour payer les études, aujourd’hui à voir ...


    • Ced 14 mai 2009 15:47

      Entre paiement par l’impot et paiement direct, ca change évidemment tout !
      Dans le premier cas, seul celui qui en as les moyens financiers peut se payer des études, dans le deuxième, c’est celui qui en a les moyens intellectuels qui fait les études.

      Je vous laisse deviner ce que je trouve le plus normal, que celui qui a du talent ait la possibilité de faire progresser la société ou que celui dont les parents ont de l’argent ait la possibilité de continuer à en gagner ?

      Et la question ne me semble pas la possibilité d’obtenir 12000$ de crédit mais la logique d’écraser un jeune sous le poids des remboursements de crédits.


    • ronchonaire 14 mai 2009 16:54

      Vous avez tout faux, Ced. Le financement par l’impôt permettrait de financer les études de ceux qui ont les moyens intellectuels d’étudier si le produit de cet impôt servait, par exemple, à mettre en place un système de bourses, attribuées sur le seul critère du mérite et des résultats scolaires. Le système français est différent puisque l’impôt sert à financer les études de...tout le monde, indépendamment des moyens financiers et/ou intellectuels de chacun ; et on s’étonne que ça ne marche pas !

      Quant à la question de l’endettement, voir mon commentaire plus haut : la France n’a pas non plus de leçons à donner sur ce point-là car, si elle a gentiment épargné à ses étudiants de s’endetter individuellement, c’est pour mieux les endetter collectivement.


  • Chris83 14 mai 2009 15:25
    « Et d’ailleurs, au fond, que veulent-ils ? Encore deux ans de palabres… » Ou comment Valérie Pécresse évita de voir à Berkeley ce qu’il aurait été utile qu’elle contemplât - Déborah Blocker, Département d’études françaises, Université de Californie, Berkeley, 2 mai 2009http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article2520

  • Tristan Valmour 14 mai 2009 15:41

    Bonjour

     

    Bon article à compléter par deux éléments. D’abord, les coûts annoncés de la scolarité dans les universités privées ne tiennent pas compte de la préparation au SAT, un concours d’entrée basé sur le test Stanford-Binet. D’autre part, il faut arrêter de colporter la légende Finlandaise. Le système Finlandais n’est pas bon de l’avis même des plus hautes autorités scientifiques finlandaises. PISA est biaisé ; c’est un instrument politique. Merci de lire mes 4 articles consacrés aux évaluations, dont le système PISA.  

     

    On étudie pour répondre à un besoin de changement. Ce besoin naturel est lié à la nature opportuniste (opportuniste = qui s’adapte) de l’Homme et se décline en besoin de savoir (connaissance), de savoir-faire (compétence), de savoir-être (humanisme). Le système anglo-saxon a privilégié le savoir-faire ; le système latin le savoir. Aucun système n’est supérieur à l’autre. Le savoir-être est quant à lui complémentaire. Il ne sert à rien sauf à être humain. Rappelons-nous que les « humanités » (éléments de culture générale, philosophie, etc.) ont été bannis des études de médecine pendant quelques années. Cela a donné une génération de médecins qui considéraient les patients comme de la viande : 22 € les 5 minutes et « au suivant » : pas le temps de dire « bonjour » ni « au revoir ».

     

    Etudier a un coût que les Etats ne veulent plus supporter parce qu’ils se sont aperçus que l’Economie n’a pas besoin d’autant de diplômés pour fonctionner. D’autre part, les entretiens d’explicitation (Pierre Vermersch) comme les analyses de pratiques professionnelles (Michael Balint) ont démontré que le travail effectué n’empruntait qu’assez peu au savoir et au savoir-faire appris lors des études supérieures : différence entre savoir déclaratif et procédural. L’information est un message objectif. La connaissance est une reconstruction personnelle de l’information. Le savoir est une formalisation collective de l’information. Le cours du professeur est pour l’étudiant une information tant que ce dernier n’en n’a pas fait l’expérience théorique ou pratique. Facile de transmettre/recevoir une information. Difficile avec le savoir.

     

    Selon Antoine de la Garanderie (philosophe et pédagogue non pas marxiste mais catholique), notre société repose sur un système pyramidal élitiste consacré par les évaluations qui ont pour objet non de sélectionner, mais d’éliminer. On pose des obstacles sur le parcours scolaire et universitaire pour consacrer les écarts de rémunération et le pouvoir des uns sur les autres. Si l’on voulait vraiment évaluer, on ne poserait pas de limite de temps aux examens, sachant de plus que le traitement cognitif d’un examen relève avant tout d’une compétence textuelle. On réserve la mémoire, l’application et les activités reproductrices à la plèbe ; la réflexion et les activités transformatrices à l’élite. Si l’on expliquait à tous la méthode pour réussir les examens, on ne pourrait plus justifier les écarts.

     

    Parler de « formation tout au long de la vie » dans un monde où l’on se contente de plus en plus d’appuyer sur un bouton ne signifie rien moins que le sacrifice de la formation initiale supérieure.


    Franchement, il n’y a pas de grande différence formelle entre un système éducatif libéral ou étatiste. Au final, c’est le consommateur qui paie. Le problème est ailleurs comme exposé plus haut.


    • Marianne Marianne 14 mai 2009 19:42

      « Franchement, il n’y a pas de grande différence formelle entre un système éducatif libéral ou étatiste. Au final, c’est le consommateur qui paie. Le problème est ailleurs comme exposé plus haut. »

      Tristan, il y a au contraire une grande différence entre l’un et l’autre : dans le premier cas c’est le consommateur (d’éducation, c’est un comble !) qui paye, dans le second c’est le contribuable.

      Et si les gros et très gros revenus étaient correctement imposés, alors il y aurait beaucoup plus de moyens pour l’enseignement public à répartir entre les chercheurs, les étudiants et tous ceux qui font vivre les universités. 

      A l’inverse de cette logique de solidarité et de répartition (à chacun selon ses besoins), le libéralisme (et le capitalisme) prône et met en pratique le : « à chacun selon ses moyens ».

      On voit ce que cela donne...



  • décurion 14 mai 2009 16:52

    Les études aux USA : Modèle à suivre ou à éviter ?

    Peut on réellement répondre avec pertinence, sachant que les études sont des classes préparatoires à l’entreprise, et non à la citoyenneté ?

    Si l’on redéfinissait le but des études, peut être que le choix du modèle tomberait sous le sens .


  • Le Blog de l’info libre 14 mai 2009 17:32

    Allez, je me relance dans la marre smiley.

    Tous ces commentaires sont bien constructifs, mais nous perdons de vue une chose essentielle, tout comme le gouvernement actuel. L’urgence ne consiste pas à reformer le système universitaire pour l’approcher du système américain. L’urgence c’est l’emploi. A quoi cela nous servirait-il d’avoir des étudiants sur-diplômés, sur-compétants, sur-efficaces, si le seul moyen de les classer dans la vie active, c’est derrière une caisse enregistreuse chez Leclerc à mi-temps.

    Cette loi n’est qu’un brouillard pour nous détourner des vrais problèmes, une manière pour le gouvernement de se dédouaner une fois de plus, et de faire porter le chapeau à d’autres. Il faut donner un avenir à nos jeunes.

    La situation actuelle qui pourrit depuis février, ne fait que nous passer pour des zozos à l’étranger, met les étudiants dans la merde juste avant les examens, et surtout, démoralise tout le monde, les profs, comme les étudiants, tout ça pour quoi ? Pour que Sarko 1er ne perde pas la face, et parce que c’est son bon vouloir.

    • ronchonaire 14 mai 2009 18:00

      Sauf que l’emploi est en grande partie lié à l’adéquation entre les jobs offerts d’un côté et les compétences offertes de l’autre, et qu’en général, on adapte les compétences aux jobs et non l’inverse ; on ne va pas non plus créer 3000 postes de profs de psycho juste pour faire plaisir aux étudiants. Les deux problématiques ne sont donc pas aussi déconnectées que vous semblez le penser.


    • Le Blog de l’info libre 14 mai 2009 18:25
      Pour ce qui est de la psycho, vous avez raison. Je trouve, que c’est un non-sens de continuer à orienter des étudiants en psycho, sachant le peu de débouchés qu’il peut y avoir (à part être profs de psycho smiley ). C’est également un non-sens alors, de prévoir encore plus de profs en psycho. Là n’était pas mon point. Il y a d’autres filières qui sont en manque cruel de profs. 

      Cordialement

  • Tristan Valmour 14 mai 2009 18:47

    @ l’auteur

     

    Avec les caisses automatiques, plus besoin de caissières. Le marché du travail n’est pas du ressort de la formation initiale et comment pourrait-il l’être ? Il faut de 10 à 20 ans pour que les travaux de chercheurs soient déclinés en cours à dispenser aux étudiants. Le marché du travail répond à des besoins de production et de consommation, pas de savoir. Ces besoins n’attendent pas de 10 à 20 ans pour changer. Faites l’inventaire de tout ce que vous avez appris il y a 20 ans et qui est périmé. La formation initiale sera toujours en décalage par rapport au marché du travail. On ne peut pas l’accuser de produire des chômeurs ; ce n’est pas elle qui emploie. Je ne trouverai pas incongru que chaque grande surface emploie des historiens, des mathématiciens (…) pour animer des manifestations culturelles. Après tout, des guignols de la télé vont s’y produire. Naturellement, cela n’arrivera pas parce que les gens préfèrent le divertissement. Le marché commande tout et tout lui est subordonné. Erasmus doit se retourner dans sa tombe.  

     

    Il n’y aura pas de retour au plein-emploi, sauf à découvrir de nouvelles planètes. Il faut s’habituer à gérer la pénurie. Le système capitaliste n’est pas adapté à gérer la pénurie sauf dans un cadre dirigiste, en sacrifiant la majorité de la population. C’est ce qui se passe.

     

    Si nos dirigeants avaient le souci de l’intérêt général, la notion d’emploi s’effacerait devant celle d’activité.

     

    @ Ronchonnaire

     

    Les profs de psycho vont bien, ils ouvrent des cabinets de développement personnel où se précipitent tous ceux qui trouvent inutile la psychologie et paient des milliers d’euros quand ils auraient pu avoir la même prestation dix fois moins cher sur les bancs de la fac en unité de valeur. Mais on en trouve aussi beaucoup dans le management, le marketing, les RH, etc. Donc, no souci pour eux. A propos, à quoi servirait un conseiller fiscal s’il n’y avait pas d’impôt, des policiers s’il n’y avait pas de voleurs, etc. L’utilité d’une chose est toujours relative. La moitié des professions a pour objet de réparer les dommages de l’autre moitié. Plus de partage = moins de vol = moins de policiers. Moins de pollution = moins de dépollution.


    • Le Blog de l’info libre 14 mai 2009 19:01

      @Tristan,


      « Il n’y aura pas de retour au plein-emploi, sauf à découvrir de nouvelles planètes. »
      Ou en alors avec une avancé technologique majeure, comme la découverte de la machine à vapeur dans le passé, le semi-conducteur il y a 50 ans, et les PC dans les années 80. Serons-nous encore suffisamment innovant ?

  • Marc Bruxman 14 mai 2009 19:12

    Vous oubliez de préciser que :

    • L’universite américaine offre des boulots sur le campus à ses étudiants (garder la bibliothéque, maitre nageur à la piscine, ...) et aménage ces petits boulots de façon à ce que les horraires soient compatibles avec les cours.
    • Les salaires de sortie aux US ne sont pas les mêmes qu’en France. Une somme qui vous parait énorme n’est pas comparable parce que un mec diplomé d’un Master se fera fréquemment plus de 80 000 $ annuels et rapidement plus après. Donc le remboursement n’est pas si problématique que cela, sauf quand on a fait n’importe quoi.
    • Les études disent que le retour sur investissement d’un diplome est de 7 ans aux Etats-Unis quand on considére l’écart de salaire en sortie. Cela vous laisse plus de 30 ans pour en profiter plein pot.
    • Le cout des études est le même en France, c’est juste que vous ne le payez pas directement mais sur vos impôts. Et des impôts vous en payez pour très cher chaque année si vous additionnez directs et indirects. (Doublez votre salaire).

    • Pierre 14 mai 2009 21:16

      tout a faiy juste.

      En France il est facile de faire des etudes, beaucoup y accedent, mais la difficulte reside dans l’etape suivante : trouver du boulot.

      Au US l’acces aux etudes est plus complique, c’est un vrai challenge, il faut etre bon pour obtenir une bourse ou il faut travailler avant pour economiser assez d’argent. Mais une fois ces annees difficiles passees on obtient un boulot remunerateur a hauteur des etudes tres rapidement.

      Aux US un Bechelor degree (maitrise) est plus paye qu’un Master degree (DESS, ingenieur) en France. Tout mes collegues n’ont que des bechelors degree et je me retoruve comme un idiot avec mon Master degree pour faire le meme chose qu’eux.

      En mon sens le systeme anglosaxon offre un veritable escalier social, celui qui se demmerde, travail dure pour finir ces etudes aura un poste de qualite. En France, meme sortant d’une ecole d’ingineur repute, la recherche d’emploi est difficile....

      Le systeme universitaire Francais est d’une betise crasse. Qu’ils continuent a faire la greve, ils ne le tue que plus rapidement pour mon bon plaisir !

      P.


    • delamothe delamothe 15 mai 2009 01:07

      Vous savez il y a grave crise économique aux etats unis , alors les offres d’emplois doivent se faire rare en ce moment meme avec une formation à 100 000 dollars.


  • frédéric lyon 14 mai 2009 19:34

    J’ai lu cet article avec attention, mais je n’ai pourtant pas trouvé les raisons qui font que le modèle universitaire américain (il faudrait plutôt dire anglo-saxon, car ce modèle a été inventé en Angleterre) est désormais imité partout dans le monde.

    Ni pourquoi trente pour cent des étudiants dans les universités américaines viennent de l’étranger, les Asiatiques et les Européens étant particulièrement bien représentés. On devine déjà l’influence que celà procurera aux USA dans le monde, demain et après-demain.

    Au sujet du coût des études aux USA :

    Les universités américaines pratiquent de plus en plus souvent (notamment les meilleures) la sélection en « blind need ». C’est à dire qu’elles sélectionnent sans tenir compte des moyens financiers des candidats, puisqu’elles financeront, par don grâcieux, tous les étudiants qui seront admis en fonction de leurs résultats scolaires et qui n’auront pas les moyens de se payer leurs études.

    Il s’agit pour elles de faire un investissement sur la tête d’un étudiant méritant qui deviendra peut-être un scientifique, un homme d’affaire ou un politicien de haut rang et qui saura alors se souvenir de son « Alma Mater ».

    70 % des anciens étudiants des meilleures universités américaines font des dons annuels à leurs « Alma Mater ».

    Les meilleures universités américaines sont si riches qu’elles peuvent investir les sommes nécessaires au paiement des études de leurs étudiants « pauvres » et pour elles un étudiant « pauvre », c’est un étudiant dont les parents gagnent moins de 50,000 dollars par an.

    Le « blind need » qui était tout d’abord réservé aux étudiants américains est peu à peu étendu aux étudiant étrangers. Eux aussi auront peut-être de la mémoire :

    Le don le plus important jamais reçu par une université américaine s’élève à 250,000,000 de dollars, effectué par un ancien étudiant Suisse. Ce don permettra de bâtir et d’ouvrir un nouvel institut de recherche scientifique sur le campus de cette université.

    Comment la Sorbonne pourrait-elle lutter ?

    Evidemment, le système universitaire américain a ses lacunes, en particulier celle-ci :

    Les cancres n’ont pas de place dans ce système. Il s’agit donc d’un système inégalitaire, on voit d’ici le débat interminable qu’un tel système provoquerait en France, où l’on préfère contourner le problème en créant un système encore plus inégalitaire avec les « Grandes Ecoles » qui accueillent quelques centaines d’élèves par an, tout au plus.

    La crême de la crême, qui ont en plus le plaisir de faire leurs études à l’oeil alors qu’ils soient pratiquement tous des fils et filles de parents qui ont les moyens et qui devraient payer les études de leurs enfants plein pot, s’ils vivaient aux Etats-Unis ! 


    • Jordan Jordan 15 mai 2009 14:27

      @frédéric lyon

      Excellent point de vu, que votre grande maitrise de la langue française, (comme d’autres d’ailleurs) que je n’ai pas rend avec précision, et vérité ce que je voulais dire plus haut. Merci, de la part d’un anglophone.


  • franc 14 mai 2009 20:45

    avant de seposer la question s’il faut suivre le modèle américain ou pas il faut d’abord définir ou de redéfinir le rôle et la mission des études universitaires et de l’école en général

    il me semble qu’il y a en gros deux missions :1)la formation générale pour que la personne devienne un citoyen instruit et éduqué sur tous les plans -----2)la formation particulière en vue d’un métier -------------------------les deux formations doivent être effectuées

    maintenant il faut adapter ces deux formations à la vocation de chaque individu car les êtres humains sont différents les uns des autres quant à leurs compétences propres ,les uns par exemple sont plus faits pour l’esprit pratique et les travaux manuels et d’ autres plus aptes à l’esprit d’abstraction et au travail intellectuel----------et différent ne veut pas dire inégal au sens moral,c’est à dire qu’il n’ya pas supériorité ou infériorité de l’un par rapport à l’autre,ni en utilité ni encore moins en dignité -------------------il faut seulement pratiquer l’orientation pour adapter à la vocation de chacun,ainsi on ne va pas orienter un élève doué d’abstraction mathématique et d’intuition scientifique vers un métier manuel comme un maçon mais plutôt de professeur de mathématiques ou de physiciens -----à chacun sa vocation

    après l’orientation il faut la sélection qui est l’adaptation à la compétence ,car là aussi il y a des différences en tre les individus ,mais en principe si une orientatation est bien faite la personne est à peu près compétente dans l’activité conforme à sa vocation,mais comme il n’y a jamais d’orientation parfaite avec adaptation parfaite à la vocation de chacun ,une sélection est nécessaire pour repérer les meilleurs dans une branche d’orientation bien déterminée ------------------ainsi donc l’orientation et la sélection sont incontournables


  • franc 14 mai 2009 21:39

    suite---------------------en fait une sélection est un affinement de l’orientation ou une orientation à chaque étape de l’étude ,donc la sélection par la compétence avec un examen qui mesure cette compétence n’a rien d’élitiste et encore moins d’inégaltaire ou d’injuste ,c’est juste une orientation pour s’adapter au près à la vocation de chacun ----------------------l’élitisme ou l’inégalitarisme est une philosophie qui privilégie artificiellement une vocation par rapport à une autre en l’ocurrence dans la société bourgeoise le travail intellectuel par rapport au travail manuel ,mais il pourrait exister une société qui privilègerait le travail manuel par rapport au travail intellectuel ,c’est plus rare dans l’histoire (révolution culturelle maoïste)---------------------------l’égalitarisme est le respect de l’égalité de toutes les vocations en utilité et en dignité ,ce qui se traduit par une égalité et équité dans la rémunération

    donc l’égalité n’exclut pas la sélection ,au contraire ,quand il n’y a pas sélection suivant la compétence alors il y a une autre forme de sélection qui elle est inégalitaire ,c’est la sélection par la fortune ou par le piston -------------donc il ne faut pas avoir peur de la sélection ,au contraire

    c’est maintenant qu’on peut juger des différents modèles d’école -----------------------------------------le modèle américain respecte le principe de la sélection par la compétence tout en y ajoutant une sélection par l’argent qui la rend inégalitaire cependant tempéré par le système des bourses qui aident les plus compétents mêmes pauvres -------------------------le système français jusqu’au début des années 80 en gros est un système étatique qui respecte plus ou moins le principe de compétence ,plus avant les années 80 ,moins après qui penche de plus en plus vers l’idéologie nihiliste du refus de la sélection et donc de la diminution de l’orientation égalitaire par la compétence et donc une augmentation de l’orientation inégaltaire par le hazard de la fortune et du piston ou de la débrouillardise

    le système républicain,étatiste et universel français est supérieur au système américain avant les années 80 mais malheureusement il faut reconnaitre qu’il lui est inférieur après les années 80 lorsque le principe de sélection par la compétence a été délaissé qui a provoqué une dégradation sensible de la qualité et de la valeur de l’école française,c’est même un désastre

    il faut donc non pas suivre le modèle américain mais retourner vers le modèle républicain français du début du 20è siècle et avant ,celui de Jule Ferry


  • Traroth Traroth 14 mai 2009 21:51

    « La réforme en cours des universités, ne changera rien à la calamité du chômage. Afin que le nombre de chômeurs baisse, en l’occurrence celui des jeunes, il faut que l’offre en emplois surpasse la demande » : Heureux de voir qu’il existe encore des gens qui ont un atome de bon sens ! Mais qu’espérer tant qu’on nous mettra en concurrence avec des Chinois qui travaillent pour 10 € par mois ?

    « nquiétant de voir que notre gouvernement ne semble pas le comprendre » : Et s’il comprenait très bien, au contraire ?


  • delamothe delamothe 15 mai 2009 01:03

    TRès bon article sur un sujet brulant : l’enseignement supérieur. Et il faut bien dire que sur ce sujet les bonnes analyses sont souvent cachés par un tas de conneries style café du commerce (umps) . J’ai encore entendu qu’il fallait faire un quota d’étudiant pour permettre à tous de trouver un boulot et pour les non sélectionnés on imagine quoi ? Surement le goulag...
    Enfin les universités américaines privés se sont lourdement endettés avec leur investissement et doivent faire face à une baisse signifivative de leur ressources. Pour l’instant pas d’augmentation mais pour combien de temps ? Les aides de l’Etat vont etre nécessaire...ha le libéralisme .


  • ffi ffi 15 mai 2009 02:52

    Comment réformer l’université française tout en regardant en même temps un autre système ? C’est un peu comme si un médecin opérait un malade en regardant les radios du malade d’à coté.

    L’université française est basée sur des principes, elle a une histoire. Ce que l’on constate, c’est que le pouvoir en place ne veut pas réformer l’université, mais plutôt en changer les principes. Mettre les universités en concurrence. Mettre les diplômés en concurrence. Mettre les chercheurs en concurrence. Tout mettre en concurrence, tout mener grâce à la baguette par un grand chef d’orchestre nommé par l’état ploutocrate (noyautage par le haut). Je ne sais pas si vous avez déjà entendus des orchestres où les musiciens se la pètent et se font concurrence entre eux : ça déraille.

    Pour quelle raison tout mettre en concurrence ? Le manque d’argent. Dit comme ça... Mais en y réfléchissant bien, la concurrence, c’est le dogme libéral. C’est celui-ci a engendré la faillite du système.

    Pourquoi donc insister à vouloir aller plus avant dans un système qui a vidé les caisses selon la raison que les caisses sont vides ?

    Il est évident que le paradigme est faux et incohérent, et, puisqu’il est maintenu, malgré toutes les évidences qui s’accumulent, il est en fait frauduleux.

    Le problème des caisses vides est un faux problème. L’argent, ça s’imprime. Les banques le font tous les jours. Le crédit est le moyen essentiel pour mener des projets dans la société. C’est une avance monétaire qui permet de faire face au paiement des premiers salaires et des matériaux. Cette avance monétaire doit être remboursée lorsque le projet est accompli, grâce aux gains de productivité que celui-ci a engendré dans la société. Si la gestion du crédit est mal maitrisée, cela aboutit à une série de duplications monétaires en cascade qui forment des bulles de richesse virtuelle, mais sans création de richesse concrète.

    Les gouvernements ont sciemment donnés le monopole du crédit aux banques privées (En France, Pompidou, Loi 73-7, en Europe Art 104 de Maastricht). Question ?
    Quels sont les gains de productivités engendrés par les projets pour lesquels les banques privées ont avancés des fonds ? Nada, rien, néant.
    Spéculation boursière, spéculation immobilière, spéculation immobilière, usure, crédits revolving (le flingue sur la tempe ?), crédit étudiant, crédit hypothécaire. Conséquences ? accroissement monétaire incontrôlé = inflation + on ne rentre pas dans les frais = faillite.

    C’est pourtant simple, non ? Auriez-vous peur de comprendre ?

    Heureusement, avec le bon diagnostique, la solution vient : émettre du crédit productif publique (c’est-à-dire, rompre le monopole privé du crédit), pour mener de véritables projets de développement créateurs de richesse pour toute la société.

    Du coup, la réforme des principes de l’université à la française, n’est plus utile, il suffit d’investir, de mettre au point un projet de développement, réellement générateur de gains effectifs pour l’économie. L’émission de crédit public dans tous les secteurs de l’économie la dynamisera, sans avoir à payer de rente aux rentiers du frics.

    Ou alors, il faudrait permettre aux banques de spéculer sur l’éducation, afin de se refaire une santé financière en émettant des crédits aux étudiants. Après on pourra même mettre en place les crédits hypothécaires tel que l’a proposé Sarkozy !

    C’est ce qu’ont fait les Etats-Unis, lesquels ont, dit-on, 15 ans d’avance sur la France. Il serait intéressant d’avoir l’évolution du système universitaire américain pour avoir une vue meilleure de celui-ci (lequel a changé).

    Prudence est mère de sureté. Va-t-on continuer de s’enfoncer plus avant vers la saloperie pour renflouer ces cigales de ploutocrates ?

    A force de nier le coup d’état en cours, il progresse...


  • Jordan Jordan 15 mai 2009 14:36

    La difference entre la France et les US est que la grande majorité des américains n’aiment pas que l’État se melle de nos affaires, ( gaspillage en administration comme en France) nous ne sommes pas des assistés sociaux, a perpette.


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