mercredi 12 janvier 2011 - par morice

Les néocons sont de retour (1) Sarkozy, « l’américain »...

Et le voilà qu’il a déjà remis son habit de Napoléon. La conduite intérieure de son pays étant devenue un désastre, il a trouvé quel serait le thème de campagne de 2012 : celui de G.W.Bush en 2004 :« la guerre au terrorisme ». Et le revoilà reparti, déjà : après l’affaire du Tanit (*) et celle de l’attaque du camp ou aurait été détenu Michel Germaneau, deux affaires ayant mal tourné, voilà que déboule sur les téléscripteurs l’affaire de l’enlévement de deux jeunes au Niger. L’occasion rêvée qui s’offre à notre « BushBis » de reprendre le flambeau des neocons. Résultat : deux morts chez les otages, et d’autres à venir sans nul doute, une action militaire de la sorte handicapant fortement les chances de s’en sortir pour ceux détenus ailleurs : c’est un fort mauvais calcul. Déjà, à l’époque de Michel Germaneau (**), les espagnols avaient tiqué : ils craignaient des représailles sur leurs propres prisonniers. Le lendemain même de l’opération nigérienne, notre Napoléon de Neuilly traversait l’Atlantique pour aller discuter avec le président américain, qui n’est plus G.W.Bush, manque de chance pour Nicolas Sarkozy qui l’appréciait tant (et sa femme du moment nettement moins). A voir sa mine épanouie, je ne suis pas certain que l’entrevue ait été aussi sereine que ce qu’on a pu en dire... En fait, en Afrique, les intérêts américains sont les mêmes que ceux des français, et ça ne peut donc qu’être problématique, économiquement, diplomatiquement et politiquement. Retour sur les relations entre France, les USA et l’Afrique... Mais on commence par une bombe, tout d’abord...

Le coup de tonnerre, c'est notre confrère de Secret Défense qui l'annonce le 10 janvier : selon lui, l'otage français "Michel Germaneau, le Français détenu au printemps par AQMI (Al-Qaida au Maghreb islamique), est selon toute vraisemblance mort de maladie, bien avant l'opération militaire franco-mauritanienne du 22 juillet 2010. Il n'a donc pas été éxécuté dans les heures qui ont suivi, comme l'expliquait alors le président Nicolas Sarkozy". En fait, l'auteur reprend la thèse du journaliste algérien Mohamed Mokeddem parue en décembre mais qui n'a eu aucun écho ici en France. En effet, pourquoi donc avoir raconté alors qu'il avait été exécuté ? Sinon pour noircir davantage encore ses geoliers ? Ces "terroristes islamistes", auxquels il faut faire la guerre, bien sûr, à en emmener aujourd'hui avec lui toute l"opposition française ! La fameuse "guerre à la terreur", ça ne vous rappelle rien ? Moi si. Avec la désagréable impression ces derniers mois et surtout ces derniers jours qu'on a élu en France en 2007 un G.W.Bush "bis"... toujours prêt à bomber le torse et à prendre des postures guerrières... en voilà un qui n'avait pas serré la main à Bush père et fils pour rien...

L'article de notre confrère, c'est bien en revanche de la bombe, qui déclare la guerre à une manipulation véritable. "Michel Germaneau, 78 ans, avait été enlevé le 20 avril. Cet ingénieur à la retraite, reconverti dans l'humanitaire, souffrait de sérieux troubles cardiaques et devait suivre un traitement quotidien. Il avait avec lui des médicaments en quantité suffisante jusqu'au 18 juin. Une vidéo est diffusée le 14 mai dans laquelle il indique être malade et fatigué. Puis plus aucune nouvelle, ni aucun contact avec ses ravisseurs," précise Jean-Dominique Merchet. Or, il nous indique également que, "grâce à des intermédiaires locaux au Mali, la DGSE fait déposer à plusieurs endroits des médicaments destinés à Germaneau, s'engageant explicitement à ne pas surveiller ces lieux, afin de proteger la vie de l'otage. Aucun de ces "dépôts" ne sera visité par AQMI et les médicaments resteront là." Ce qui laisserait entendre que le pauvre Germaneau était déjà mort, peu de temps après la réalisation de sa vidéo poignante, qui le montrait déjà fort affaibli, le 14 mai.

La DGSE en a en effet, des intermédaires : tous les regards se portent sur Pierre Camatte, lui aussi retenu prisonnier, mais libéré le 22 février 2010. Contre, rappelons-le, la remise en liberté de quatre islamistes réclamés par les terroristes d'Al-Qaida... et sans doute aussi une rançon à la clé (faut bien payer l'intermédiaire). Rappelons aussi que Camatte avait été enlevé par des mafieux maliens et "revendu" à l'AQMI : refilé à Abdelhamid Abou Zeïd, celui qui détenait aussi Michel Germaneau, le grand rival de Belmoktar. En somme, l'AQMI n'était que le commanditaire, et l'islamisme radical idem : on lui a servi sur un plateau ses prisonniers. C'est la confusion entre actes purement mafieux et islamistes qui prévaut dans la région : l'islamisme radical a trop bon dos encore une fois : c'est avant tout de l'argent qui est souhaité par les ravisseurs, quitte à "revendre" l'otage à un groupe islamiste qui le "vendra" dix fois plus "cher" à l'Etat concerné. Et s'en tirera seul la gloriole. Lors du raid de l'armée mauritanienne contre le camp des geoliers présumés, l'armée avait fait chou blanc, et Germaneau était resté introuvable, même son cadavre, alors qu'un otage précédent britannique avait vu la remise de son corps être l'objet de sordides tractations élevées (on a parlé de 300 000 euros). Dès juillet ; le Nouvel Obs avait déjà noté toutes les zones d'ombre du dossier : aujourd'hui, il resurgit à la surface.

Car, lors de son intervention devant les caméras, Nicolas Sarkozy avait déclaré ceci : "nous avons accepté que les forces françaises prêtent un soutien à la Mauritanie qui, informée d'une attaque imminente sur son sol d'un groupe terroriste, avait décidé de mener contre lui une action préventive", avait-t-il expliqué. Le camp "de base du groupe qui a été détruit était susceptible d'être le lieu de détention de Michel Germaneau". Cette fois encore c'était donc une attaque menée par l'armée française, comme pour l'opération au Niger avec les forces nigériennes, conjointement cette fois avec les mauritaniens. Le hic, aujourd'hui, c'est qu'on a eu ensuite une annonce dont personne n'a relevé le côté surréaliste : "Convaincus que nous étions que celui-ci était condamné à une mort certaine, nous avions le devoir de mener cette tentative pour l'arracher à ces geôliers", a-t-il poursuivi. "Malheureusement, Michel Germaneau ne s'y trouvait pas. Aujourd'hui, il est mort".

Comment donc notre président avait-t-il alors appris le décès de Germaneau, c'est bien là le mystère, aujourd'hui, puisqu'à ce jour encore, aucun corps n'a été retrouvé. Seuls les terroristes affirmeront officiellement son décès. Et comment aussi et surtout en est-on arrivé à des titres comme celui de cette vidéo commençant par un "Michel Germaneau a été "décapité"... A partir d'une déclaration, paraît-il, en provenance d'un" élu de la région malienne de Kidal (nord-est)",  "sous couvert de l'anonymat", où était censé être détenu Michel Germaneau. Il a affirmé que "le Français a été décapité sous les yeux" du chef de l'unité radicale d'Aqmi qui le détenait, Abdelhamid Abou Zeid, qui avait déjà exécuté, l'an dernier, un otage britannique, Edwin Dyer, après six mois de détention".

Passe encore qu'on tente de nous faire croire à la décapitation, mais de qui ne va pas, dans cette tentative de bourrage de crâne, c'est l'insistance à faire de l'otage quelqu'un de vivant PENDANT l'assaut. "Il était bien vivant lors du raid, mais caché dans une zone montagneuse dans la région de Kidal, vers la frontière avec l'Algérie. L'endroit est une forteresse imprenable, où les islamistes ont posé des mines et construit des abris pour se protéger de toute attaque aérienne", a ajouté l'élu". Voilà qui laisse assez songeur : en un paragraphe, on a deux beaux mensonges, si l'on compare à la version de Merchet : l'otage était mort de maladie avant l'assaut et n'avait donc pas été décapité. Mais pour le tuer après l'assaut, il faut bien raconter aux médias qu'il était "ailleurs", et toujours vivant. Selon certains, en effet, si cet assaut n'avait mené à rien (sinon à la mort de 4 "islamistes", c'était parce le DRS avait mené la France en bateau ! "Le seul témoignage concernant son exécution provient d'un dignitaire local qui a été impliqué dans des négociations antérieures dans des affaires d'otages, et qui est totalement discrédité" précise l'auteur d'un article assez pointu sur le sujet.

Selon ce même article, en effet, ce sont les algériens, à la base de la création de l'AQMI, qui auraient mené la danse, afin de discréditer la France et son interventionnisme : "cela me ramène à la question de savoir comment la France a eu des renseignements aussi erronés. Il est invraisemblable que les services de renseignement français n'aient pas été en contact avec la Sécurité militaire algérienne, le Département du renseignement et de la sécurité (DRS), à propos de l'opération projetée. Les deux services, français et algérien, ont des relations suivies, et on sait que le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, a rencontré le général Mohamed (Toufik) Mediène, le chef du DRS, le 20 juin à Alger."  Ah tiens, personne ne l'avait retenue celle-là : Guéant ; le ministre des affaires étrangères véritable (Kouchner faisant de la représentation), allant causer directement au DRS de la situation... Car les rares photos de la destruction du camp ne laissent pas beaucoup le choix sur l'interprétation de de qui s'y était passé : c'était bien l'œuvre sinon d'un bombardement, ou au minumum d'un tir d'armes lourdes. Or, note le même auteur, ce jour-là, des avions ont été aperçus dans le ciel. Lesquels, ça reste à définir : les deux Beechraft 1900 algériens ou un Bréguet Atlantique 2 français ? Des tirs de MI-25MK-III de l'armée algérienne ou ceux à partir du Caracal du COS (***) ? L'armée mauritanienne ne disposant que d' HAMC Z-9 "Haitun" chinois, des copies de Dauphin français...

"Les premières informations que j'ai reçues de la région, de sources régionales bien placées, peu après midi le 22 juillet, m'indiquaient qu'il y avait eu une intense activité aérienne autour de Tessalit pendant la nuit et la matinée, et que les algériens, appuyés par les COS français, avaient conduit une attaque dans les montagnes voisines de Tigharghar en vue de libérer Germaneau.Tessalit est une ancienne base militaire française modeste de l'époque coloniale. Son aéroport est toujours opérationnel, qui a même été utilisé récemment par les forces spéciales américaines et pour des vols militaires ou privés. Mes sources m'ont indiqué qu'on avait pu entendre des tirs, que six « terroristes » avaient été tués, quatre mis en fuite ou blessés, et que Germaneau pourrait avoir été exécuté par ses ravisseurs au début de l'assaut". Certes l'auteur se trompe sur la fin de l'otage, comme beaucoup l'ont fait, mais sa description d"une attaque aérienne se tient, semble-t-il." Des sources fiables à Tessalit m'ont confirmé qu'en contradiction avec le récit franco-mauritanien, des avions et des hélicoptères ont bien été actifs sur l'aéroport de tessalit, et qu'il n'y avait aucun signe de présence mauritanienne". Le résultat ayant été un fiasco, celui du COS, qui s'est donc trompé de cible, leurré par les indications algériennes. Selon l'anthropologue britannique Jeremy Keenan "la version « officielle » souligne qu'il n'y a pas eu d'opération aérienne, que cela ne concernait pas la localité de Tessalit, et qu'aucune assistance américaine en renseignement n'a été apportée comme cela a pu être dit par ailleurs"  : c'est difficile à soutenir au vu des photos de l'attaque. Reste d'autres questions à définir, notamment le rôle exact des américains, alliés des algériens, qui auraient prêté quelle assistance, on ne sait. Une assistance dans le fourvoiement ?

Le raid n'avait donc rien à voir avec la libération de l'otage : "Aussi, je pense que le raid français n’avait rien à voir avec la libération de l’otage ; il procède d’une autre raison et mire d’autres objectifs. Ces objectifs sont, à mon avis : (1) contrecarrer la démarche algérienne en provoquant son isolement dans la région ; (2) réintroduire le Maroc dans l’équation sécuritaire régionale, (3) faire diversion afin de détourner l’attention des français des échecs de la politique du président Sarkozy ; (4) installer des bases militaires dans une zone riche ressources et que la France considère toujours comme sa profondeur stratégique" avait même alors écrit le Républicain. Il y a bien un enjeu politique derrière, qui se heurte automatiquement à l'envie américaine de créer des bases militaires. Germaneau était donc déjà mort faute de soins, le pauvre : ce qui a en fait été confirmé le jour même grâce à deux personnes enlevées en même temps que lui : "deux éleveurs maliens (Cheikna Ould Bolla et Rabah Ould Bammoshi) ayant été enlevés lors du raid militaire du 22 juillet, contre une base présumée d’une branche armée d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), viennent d’être libérés" dont la presse française s'est empressée de taire le témoignage. Nicolas Sarkozy ayant affirmé que Germaneau était mort, il n'y avait pas à chercher plus loin.

Africa Presse note même à l'égard des soldats locaux : "Après leur libération annoncée par certains membres de leur famille, des officiers de l’armée mauritanienne étaient venus présenter des excuses de l’armée aux parents des deux éleveurs et leur ont même remis des sommes d’argent à titre de dédommagement." Le prix de leur silence, aussi, très certainement. L'opération était un fiasco complet, et l'on savait maintenant qu'elle n'avait servi à rien. Les renseignements sur la localisation de l'otage français étaient erronés. Qui avait berné l'armée française, ça c'est une autre histoire, et il y a plusieurs prétendants au titre : les USA, ravis d'empêtrer les français, les algériens, toujours en train de ravaler le mot "repentance" et la Mauritanie, pas trop heureuse de la libération de quatre islamistes au Mali lors de la libération de Camatte ("bien entouré" notera l'Express)... Du côté des islamistes, on découvre la photo des cadavres quelques semaines après. Selon l'un des familles qui reconnaît un de ses fils, il y dedans Aboubacr Essidigh, qui "serait ainsi le fils de l’ancien député d’Aleg (ville mauritanienne), Yahya Ould Abdi". On indique quelle était sa fonction réelle : contrebandier : "cela faisait déjà deux ans qu’il n’avait pas donné signe de vie depuis deux ans alors qu’il faisait du commerce entre le Sénégal et la Mauritanie, lorsqu’un appel anonyme a informé sa famille de sa mort". On est très loin des islamistes annoncés...

Alors pourquoi raconter de tels bobards ? Et pourquoi n'a-t-on jamais retrouvé le corps de Germaneau ? Pourquoi donc faire dire que "c'est sûr, pour se venger de la mort de plusieurs de leurs éléments, ils ont tué l'otage français. Nous venons de l'apprendre par des canaux traditionnels"... ce qui signifierait là qu'il aurait été tué... après l'assaut : une contradiction de plus ! Car un autre circuit, savait à l'avance le sort de Michel Germaneau : "dimanche dans la journée, au Mali, des sources au sein de services de sécurité et de renseignement avaient assuré à l'AFP que l'inquiétude était à son comble sur le sort du Français, impliqué dans l'action humanitaire."Les nouvelles de Germaneau ne sont pas bonnes", a déclaré l'une de ces sources. "On est très inquiet au moment où de folles rumeurs et des informations lugubres circulent sur son sort". En somme, les services secrets français savaient déjà qu'il était très certainement décédé faute de soins. Le mot "lugubre" ne signifie à mon avis pas autre chose. D'où l'assaut violent, car sa vie n'était plus un frein à une attaque par de gros moyens, tel un bombardement. Alors pourquoi donc raconter autre chose ? N'y a-t-il pas là manipulation ?

Et dans cette surenchère sinistre, l'AQMI n'est pas en reste, à annoncer avec une fierté toute morbide que c'était bien lui qui avait assassiné l'otage français : le "Nous annonçons avoir exécuté l'otage français dénommé Michel Germaneau samedi 24 juillet pour venger nos six frères tués dans la lâche opération de la France", aux côtés des forces mauritaniennes contre une unité d'Al-Qaeda, a déclaré le chef de l'Al-Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi), Abou Moussab Abdel Wadoud, dans un enregistrement sonore diffusé dimanche soir par la chaîne Al-Jazira". Un mensonge de plus et un communiqué qui permettait de sauver la face d'une opération ratée de prise d'otage, et qui permettait aussi de l'autre côté de mettre en marche la thèse de la décapitation, via les médias interposés : histoire de diaboliser un peu plus l'événement (au même moment l'histoire des moines de Tibérine ressurgissait (et les accusations contre le RDS !). Des deux côtés, c'est clair il y donc eu manipulation des faits et de l'opinion. On pouvait l'attendre d'un mouvement terroriste qui a déjà revendiqué tout et rien : Ben Laden a par exemple revendiqué par témoignage vocal l'attentat de Karachi. On l'attend moins d'un président français, élu d'un pays démocratique qui est censé représenter certaines valeurs fondamentales.

Car cette opération ratée Franco-Mauritanienne embarrasse alors aussi un autre gouvernement : celui de l'Espagne, qui craint alors pour ses otages. L'intermédiaire Burkinabé Mustapha Ould limam Chafi, dont certains pensent qu'il s'est réservé une partie de la rançon versée pour les otages espagnols, confirme ces craintes : "J’ai dit à Belmokhtar que l’Espagne désapprouve le raid français” (...) Le médiateur a précisé que l’attaque franco-mauritanienne menée contre l’Aqmi dans le territoire malien, le 22 juillet passé, pour tenter de libérer l’otage français Michel Germaneau – qui s’est soldée par un échec – a été “le moment le plus difficile” de sa mission, d’autant que les ravisseurs étaient sur le point d’exécuter les deux otages espagnols. “Nous les avons considérés presque pour mort. Nous croyions que c’était une cause perdue”, a-t-il ajouté. Mustapha Chafi affirme qu’il s’est alors efforcé de convaincre Belmokhtar qu’il fallait “dissocier les cas français et espagnols”. “Je leur ai expliqué que non seulement l’Espagne n’a pas participé à l’opération militaire, mais aussi qu’elle la désapprouvait”, a-t-il confirmé. Il a tenu à saluer “l’effort considérable” du gouvernement espagnol et leur service de renseignement pour leur “sagesse et compréhension”, comme il n’a pas manqué de critiquer le gouvernement mauritanien qui a posé, selon lui, des obstacles. Ce qui a tardé la libération des otages avant qu’il décide enfin d’extrader le mercenaire malien Omar le Sahraoui qui était présent lors de la libération des otages"... Le gouvernement français, politiquement, a donc fait cavalier seul : il ne semble pas qu'il y ait eu d"échanges de coups de fll entre Paris et Madrid avant le déclenchement de l'attaque, qui se terminera on vient de le dire en fiasco total "El Pais révèle que le gouvernement espagnol a été "informé" mais pas "consulté" de l'attaque du 22 juillet. Une initiative très critiquée par Madrid, qui craignait des répercussions sur ses otages. Surtout, il ne s'agissait pas des premières frictions entre la France et l'Espagne à ce sujet" pouvait-on lire dans l'Express du 24 août 2010.

Et notre "médiateur" a en effet déjà "œuvré" : "des sources proches des négociations précisent que c’est Belmokhtar, et non le gouvernement espagnol, qui avait choisi Chafi comme médiateur au vu de son “expérience”. Il avait notamment déjà négocié la libération de deux diplomates canadiens en 2009 en échange de 2 Mauritaniens détenus au Mali dont un spécialiste en explosifs, et l’otage français Pierre Camatte en échange de 4 détenus au Mali. Il aurait des relations avec des hauts responsables au Mali et en Libye. Il est issu d’une des plus grandes tribus à l’est de la Mauritanie tout comme sa belle famille est des touareg. Il est le conseiller africain du président burkinabé, on le nomme “Bob dinar Africain”. Ce qui laisse donc entendre que Camatte a été libéré contre rançon également, en plus des quatre détenus au Mali. Camatte, un agent de la DGSE, selon beaucoup d'observateurs. Dont la libération avait été fort mal appréciée en... Mauritanie et en Algérie. Pas de négociations avec Al-Qaida... clamait-on alors à l'Elysée... sauf dans certains cas ? Bien entendu, à peine libéré, Camatte racontait que ses geoliers étaient des "fanatiques", et "qu'il était passé près de la mort". Ce qui n'est guère discutable, nous sommes bien d'accord, mais le propos sur le "fanatisme" rejoignait un peu trop celui sur la "décapitation", disons... Camatte a bien été détenu par un islamiste tendance "dure" et non par Belmokhtar : Abdelhamid Abou Zeïd, le rival, justement, au sein de l'organisation, de Belmoktar. Et ce n'est donc pas Mustapha Ould limam Chafi qui a obtenu sa libération. Ce serait plutôt le maire de Tarkint, ville dans les environs de laquelle le Boeing 727 bourré de coke s'était posé... à deux pas du logement de Pierre Camatte et au milieu des Touaregs : les français et la DGSE adorent les B-727 bourrés de coke, c'est bien connu (enfin, pour ceux qui s'intéressent aux tribulations historiques de la cocaïne.. et à celui de l'émir Nayif bin Fawwaz al-Shaalan al-Saud).

"Deux Maliens en particulier ont participé activement à la libération, le 23 février, de ce Français enlevé le 26 novembre 2009 par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). Baba Ould Choueckh, homme d’affaires d’origine arabe et maire de Tarkint, à 90 km de Gao, et Iyad Ag Ghali, diplomate, actuellement en poste en Arabie saoudite et appelé en renfort par Bamako au début de janvier. Ancien chef rebelle touareg, Ag Ghali est originaire de Kidal et appartient à la puissante tribu des Ifoghas. Kidal est la région contrôlée par l’émir Abou Zeid, qui détenait Pierre Camatte. Le diplomate connaît aussi la branche d’AQMI dirigée par l’émir Mokhtar Belmokhtar, ancien chef de l’ex-Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC). Fort de cette connexion, il avait négocié, en 2003, la libération des otages allemands détenus par le GSPC. Quant à Ould Choueckh, commerçant, grand connaisseur du désert, il aurait fait des affaires avec Mokhtar Belmokhtar, avec qui il a noué des relations de confiance". C'est très certainement donc Ag Ghali, de Kidal, qui a raconté à la presse la version de la mort de Germaneau.

Quant à Belmokhtar, c'est hélas lui que l'on retrouve la semaine dernière au Niger, comme commanditaire de la prise d'otage qui vient de se terminer tragiquement : "l'identité des ravisseurs n'est pas formellement établie d'après le colonel Thierry Burkhard, porte-parole de l'état-major des armées à Paris. Mais d'autres sources militaires affirment qu'il s'agit de l'une des deux katiba concurrentes dans l'Aqmi, celle de Mokhtar Belmokhtar. Pour des sources proches du renseignement français, Abdelhamid Abou Zeïd (assassin de l'otage britannique Edwin Dyer en 2009, ravisseur du Français Michel Germaneau mort en juillet 2010 et geôlier des otages d'Arlit) n'est pas concerné par l'enlèvement." nous confirme LePoint. Voilà qui ruine complètement les analyses d'un Jean-Pierre Filiu, qui attribue dans Libération (qui laisse imprimer ça sans broncher !) la prise d'otages à Abou Zeïd : il n'a pas écrit pour rien les "Neuf vies d'A-Qaida", ce "spécialiste", à faire grossir le mythe comme beaucoup d'autres "experts", vivants avant tout de ce mythe, comme nous le verrons plus loin. Les deux pauvres otages nordistes ont été en fait enlevés par "Mr Malboro", le roi de la contrebande, un islamiste de pacotille, ou par une bande désireux de lui "vendre". "L'Algérien Mokhtar Belmokhtar, alias Belawar, qui détenait les otages espagnols, est considéré par des experts d'Aqmi comme un homme d'argent plus que comme un religieux." confirmait il y a peu encore Jeune Afrique. Qui confirmait également que pour les otages espagnols qu' "un des auteurs, en novembre 2009, de l'enlèvement des deux humanitaires espagnols qui viennent d'être libérés lundi, a été relâché, selon les informations dévoilées par un membre de sa famille contacté par l'AFP. « Omar a été libéré peu avant la libération des deux Espagnols, je l'ai vu de mes yeux », a déclaré Mohamed, cousin de Omar Sid'Ahmed Ould Hamma, dit « Omar le Sahraoui »... Imaginez que le fameux Omar ait été l'homme à la Kalachnikov le soir, au bar du "Toulousain", et vous aurez une idée de l'engrenage là-bas... La suite de la soirée, hélas, on en connait la fin tragique.

Or, une fois encore, sur cette dernière intervention de l'armée française au Niger ; là aussi des choses clochent. On a droit déjà à des déclarations hautement contradictoires : "Les corps des otages portaient des traces noires de brûlures et leurs mains étaient liées derrière le dos, a dit sur place un membre du personnel de l'hôpital de Niamey", ce qui confirmerait d'une manière les témoignages recuillis auprès "d'informateurs" dont on ne donne pas le nom, bien sûr et qui ressemblent plutôt à des militaires français bon teint : "au petit matin, poursuit Le Républicain, ils sont toujours en territoire nigérien et ils essuient des tirs de l’armée nigérienne. A la frontière malienne, des forces françaises entrent en jeu, à partir d’hélicos. Sur une bonne quinzaine de djihadistes, plusieurs sont blessés et trois sont tués. C’est à ce moment que le sort des otages français aura été scellé. Ils seront abattus par les ravisseurs et jetés hors de la voiture." Or, peu de temps après, est apparu un tout autre son de cloche : "Une première source soutenait nous disait vers 16 heures, "c’est fini pour les deux otages et leur quatre ravisseurs dont la voiture a été bombardée par l’avion - un Bréguet - qui accompagnait les forces de sécurité qui ont pris en chasse les ravisseurs peu de temps après leur forfait au bar le Toulousain de Niamey" indiquait "Afrique en Ligne". Si la première explication se tient pour les mains liées, la seconde prévaut pour les "traces de brûlures". "Selon une source médicale qui a pu voir les corps, les deux hommes "avaient été attachés, les mains dans le dos, et ils avaient des traces noires sur le corps". Une source proche de la présidence nigérienne avait auparavant assuré à l'AFP que "les corps étaient calcinés". Ah, déjà on a pas le même son là..

Les Bréguet Atlantique II, des patrouilleurs maritimes qui bombardent, maintenant, ça semble plutôt incongru. Détrompez-vous : depuis deux ans, ils sont devenus aussi pointus dans le genre qu'un Mirage III ou un Rafale : "depuis le mois de juillet 2008, les Atlantique 2 ont reçu une capacité supplémentaire de bombardement, qui leur permet d'emporter en soute et de larguer quatre bombes à guidage laser GBU-12 Paveway II. Toutefois ils ne bénéficient pas d'un pod de désignation laser ce qui les oblige à être épaulé par un autre avion ou qu'un TacP (contrôleur aérien avancé) au sol éclaire sa cible". Des désignateurs laser que possède le COS, notamment parmi les troupes du le CPA 10 (commando parachutiste de l'air) un COS décrit partout comme ayant pris part à la traque des preneurs d'otage. Des hommes pilotés par Benoît Puga, le chef d'état-major particulier du président de la République qui a été lui-même l'ancien patron du COS, de 2004 à 2007 et qui "supervise actuellement toutes les opérations militaires envisagées pour retrouver les otages du Niger" nous apprenait le Parisien le 25 septembre dernier... "le para de l'Elysée"... "un dur à cuire de 57 ans qui « n'aime pas la guimauve ». Il a connu Kolwezi, le Tchad, la Bosnie"… comme le présente le Figaro. Voilà qui n'engage pas nécessairement à la sérénité et à à la non intervention, pareil CV... quel a été son rôle exact dans cette action militaire ? La presse a suffisamment glosé sur un Sarkozy tenu au courant "à la minute près" du déroulement de l'opération qu'on peut sans trop se tromper lui en attribuer la paternité. "Selon des sources maliennes," précise le Nouvel Obs, qui précise aussi qu' il n'y aurait pas eu bombardement mais des tirs à partir d'hélicoptères : "des hélicoptères de combat français ont tiré sur le convoi de véhicules des ravisseurs dans le nord du Mali, à une quinzaine de kilomètres de la localité malienne de Tabankor (35 km au sud de Ménaka), où des épaves calcinées ont été retrouvées. Parmi ces épaves, "un gros véhicule 4X4 immatriculé au Bénin", selon une autorité administrative dans le nord du Mali. A Niamey, des témoins avaient déclaré que les Français avaient été emmenés à bord d'un tel véhicule". Voilà qui ne va pas arranger la thèse de l'assassinat "à froid" auquel tiens tant le premier ministre François Fillon.

Ce soir, en tout cas, l'avis est unanime : "Mokhtar Belmokhtar est plus un contrebandier qu’un terroriste, précise Anis Rahmani. Il a utilisé le GSPC, et maintenant Aqmi, pour faire du trafic au nom de l’islam. En réalité, il recherche simplement de l’argent." "La direction d'Aqmi ne peut se passer de ses services, confirme Alain Rodier, du CF2R. C’est lui qui fournit en grande partie le mouvement en véhicules et en armement grâce à son activité de contrebandier, qu’il exerce dans la région depuis 1995." Les deux malheureux jeunes hommes originaires du Nord ont donc été enlevés par l'un de ceux qui a le moins à voir avec une quelconque revendication religieuse islamiste, mais bel et bien par un contrebandier connu. Connu, et fort pratique pour présenter une hydre Al-Qaida partout présente, à l'américaine, dirons nous, un panneau dans lequel tombe à pieds joints un président présenté dans Wikileaks comme le plus pro-américain que la France n'ait jamais eu. S'est-il pris pour G.W.Bush au point de vouloir vraiment mener "la guerre au terrorisme" à ce point ? A t-il profité déjà à deux reprises au moins pour présenter les choses de façon biaisée sur deux événements graves sans que beaucoup ne s'en aperçoivent, y compris une opposition menée en bateau sur la question, muselée par son incompétence sur le sujet (à part Paul Quiles, ancien ministre de la défense, qui est bien le seul à avoir émis des réserves) ? L'histoire le dira plus tard... hélas.

Le Figaro, le 10 janvier, peut afficher fièrement qu'un "nouvel axe franco-américain" se forme "en Afrique"... alors que ce n'est pas exactement cela. Mais cela, justement, nous le verrons demain avec le grand retour des néocons en Afrique : nous vous en avons repéré un qui vaut le détour : en 2005, il était aux premières loges, en France, lors des émeutes de banlieue, qui, je vous le rappelle, ont vu l'instauration d'un couvre-feu en France, un événement pas vu depuis la Guerre d'Algérie... à l'époque, déjà un certain ministre de l'intérieur français avait fait quelques déclarations remarquées. Bien avant que ce futur président ne se prenne pour un président américain (ici, Gérald Ford).

 

PS : A noter, une fois n'est pas coutume chez moi, l'attitude très digne du député nordiste Christian Vanneste, dont je suis loin de partager les idées, mais, qui dès la nouvelle du décès des deux Linsellois connue, s'est empressé de contacter les familles dans les plus brefs délais. C'est tout à son honneur, et il convient de le saluer ici : d'autres n'auraient pas eu cette réactivité et cette disponibilité. C'est aussi hélas le travail d'un élu sur le terrain. Et c'est loin d'être le plus agréable.

(*) Le Tanit, où Florent Lemaçon avait été tué lors de l'intervention, en avril 2009. Ce n'est que plus tard que sera révélé que le tir qui l'avait atteint provenait des forces spéciales françaises.

(**) à son sujet, lire ce bel hommage à son action.

(***) lors de l'affaire du Ponant, le 4x4 des pirates avait été stoppé par un tir précis de fusil de snipper de calibre 12,7 mm McMillan TAC-50 à partir du Panther du Jean-Bart. Au sujet du Ponant, lire ce morceau de bravoure du Figaro tout à la gloire de Nicolas Sarkozy...



35 réactions


  • spartacus1 spartacus1 12 janvier 2011 11:35

    @l’auteur :
    Tu nous dit :
    --------------
    Le lendemain même de l’opération nigérienne, notre Napoléon de Neuilly traversait l’Atlantique pour aller discuter avec le président américain,
    -------------

    Mais il ne pouvait pas faire autrement, Obama organisait un dîner de con et Sarko étati l’invité d’honneur !


  • Alpo47 Alpo47 12 janvier 2011 11:42

    Et pour avoir des « terroristes » à présenter, il commence à les titiller un peu, notamment en Afrique. On envoie des « forces spéciales », tire à vue ...
    En réponse, ils nous présentent comme « l’ennemi » principal et annoncent représailles et actions diverses contre les intérêts Français...
    Le tour de « passe-passe » est joué... On peut décréter l’alerte rouge, amarante ... machin, truc ... mettre des militaires dans les rues et essayer de susciter un sentiment d’union nationale contre l’ennemi extérieur. Voilà un bon thème de campagne. Forcément, ce n’est pas sur le pouvoir d’achat, le chomage, ou la qualité de vie qu’il peut se vendre... Il fallait bien trouver autre chose.

    Manipulation de l’opinion, des faits ...du Sarko pur jus, finalement...


  • Marina Mars Marina Mars 12 janvier 2011 11:50

    Bonjour je souhaitais également vous donner cette source, de Rue 89 datant du 9 Aout 2010, qui souligne également que monsieur Germaneau n’a pas été exécuté. Mais est décédé avant.

    Copier-coller.

    Le 14 mai, dernière « preuve de vie » de Michel Germaneau

    La seconde nuance concerne le moment et les circonstances de la mort de Germaneau. Il y a des raisons de croire que l’otage français pourrait ne pas avoir été exécuté comme l’a affirmé l’Aqmi, mais pourrait avoir trouvé la mort plusieurs semaines auparavant. Il avait 78 ans, était fragile et dépendant de médicaments qui ne lui étaient pas fournis. La dernière « preuve de vie » reçue par les autorités françaises date du 14 mai. Selon des sources dans la région, il pourrait avoir trouvé la mort peu de temps après.

    http://www.rue89.com/2010/08/09/germaneau-la-main-de-lalgerie-dans-le-fiasco-militaire-francais-161541


  • LE CHAT LE CHAT 12 janvier 2011 12:30

    pourquoi néocon , ça doit être de naissance pour le nain !  smiley


  • Pyrathome pyralene 12 janvier 2011 12:38

    Un joli sac de nœuds , votre histoire !
    Une question qui s’impose, la France voudrait-elle renouer avec ses vieux démons ? c’est à dire l’impérialisme à la néo-con ? Parce qu’en sous-main, le véritable objectif est bien le pillage systématique de l’Afrique qui devient, de facto, un futur champ de bataille entre les US, le vieux continent Européen, et la Chine pour le contrôle des ressources minières et pétrolières.....
    Vous déclarez d’embarquer l’opposition.... , laquelle ? le PS ? vous parlez d’une opposition..... !!
    des tartuffes qui commencent par me donner la nausée grave....
    la seule opposition actuelle en France est celle du front de gauche.....et mon seul souhait est de voir les vrais socialos rejoindre ce mouvement ou de virer ces salopards qui osent encore se réclamer de la gauche, vous connaissez les noms de ces pachydermes....


  • 2102kcnarF 12 janvier 2011 13:21

    D’accord avec l’auteur. C’est depuis le Tanit que la politique française en matière de prise d’otages à changer. Et, je pense cette politique vouée à un échec cinglant.


  • eric 12 janvier 2011 17:32

    Excellent ! Dans tous les sondages, la majorité des français est plus tôt pro américaine et a peu de sympathie pour l’islamisme intégriste en particulier et le terrorisme en général. Elle est par ailleurs globalement « conservatrice » au sens anglo saxon du terme, c’est a dire soucieuse de conserver la société existante en l’améliorant, plus tôt que de la « révolutionner ».
    Ainsi, Sarkozy une fois de plus, et comme d’habitude va a la rencontre de son électorat. En dehors de la nullité absolue d’à peu pret toutes les forces d’opposition, a l’exception peut être de Bayrou ( l’article souligne leur incompétence), tous ces éléments devraient contribuer a renforcer le sentiment fort au sein de la majorite, que malgré la crise economique, malgre les difficultés et lenteurs de la réforme de l’État face aux conservatismes et archaïsme de la gauche syndicale et fonctionnarisée, il va dans la bonne direction.
    Quand aux indécis, le choix entre ces politiques raisonnables et des candidats partisans de quoi ? D’une confrontation frontale avec des américains réputés fous furieux ? Des négociations pacifiques avec de pauvres islamistes victimes de leur alienation économique par l’occident neo colonialiste ? Une ouverture tous azimut des frontieres a toutes les miseres du monde au nom de la beauté de la cohabitation entre les diversités ?
    A mon avis, les prochaines présidentielles, c’est plié, et ce type d’article n’y contribuera pas peu.


    • Krokodilo Krokodilo 12 janvier 2011 17:55

      Il va dans la bonne direction ? Il n’est pas réellement conservateur mais destructeur, NS va dans le sens des néocons américains les plus extrémistes, en détruisant petit à petit tous les services publics :ce sont les accords de l’AGCS, également détaillés sur Wiki
      Pourtant, 96% des Français, toutes opinions politiques confondues, restent fidèles à EDF en matière d’électricité, à leur service public, preuve qu’ils ne les détestent pas tant que ça. Du coup, l’UE a obligé EDf a vendre son électricité à prix cassé aux concurrents afin qu’ils nous la revdent plein pot ! Délirant, ça s’appelle les accorsds NOME. Demain, ce sera le tour des écoles, des cantines scolaires et de l’eau, des nappes phréatiques, que n’importe quelle multinationale pourra exploiter, et les communes seront obligées de céder : c’est ça le choix de société qu’un tout petit groupe nous impose, avec la complicité de la Commission européenne et de puissants lobbys.
      C’est là-dessus que nos candidats à la présidence doivent prendre parti, pas sur les clivages droite-gauche habituels.


  • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 12 janvier 2011 17:39

    « Le lendemain même de l’opération nigérienne, notre Napoléon de Neuilly traversait l’Atlantique pour aller discuter avec le président américain... »

    Pas pour discuter, « morice », pour implorer OBAMA de suivre le calcul français, en l’invitant notamment à venir goûter à la cuisine française des G8 ET GMerde, qui n’interressent plus les humains !

    La France qui se prostitue politiquement faute de convaincre, a peur de ne plus pouvoir enrôler les USA dans ses intrigues internationales, elle sera seule et en face de ses forfaits !

    OBAMA pourra bien boycotter les affaires françaises, car OBAMA n’est pas BUSH et l’Amérique intelligente mais visiblement maladroite par le passé commence à comprendre les « intérêts de la France »... !

    Mohammed MADJOUR.


  • Peau lisse vaut pas pied Peau lisse vaut pas pied 12 janvier 2011 18:37

    Serait-il, une fois de plus, question de « terroriser les terroristes » ?

    Cette magnifique phrase, nous la devons à un des mentors de l’actuel occupant de l’Élysée.
    Il fut à une époque ministre de l’intérieur et a eu depuis des déboires judiciaires, tout comme l’actuel occupant de « la place Beauvau », serait-ce la fonction qui crée cette propension aux ennuis avec la magistrature ? Si c’est la cas, not’bon président devait faire attention car lui aussi fut « premier flic de France »...


  • Taverne Taverne 12 janvier 2011 19:00

    Benoît Poolvoorde a recommandé aux Belges de cesser de se raser. Surtout que Sarkozy ne suive pas ce conseil ! Le rasage est pour lui le seul moment de sa vie où il s’arrête et peut penser. Le reste du temps, il ne pense jamais. D’ailleurs, il l’a lui-même reconnu dans une formule restée célèbre...


  • brieli67 12 janvier 2011 21:02

    Hillary au Kenia  à Nairobi chez le bon Docteur Georges Yang



    selon arrivage et shootage, toute la faune d’Afrique est proposée

    du rat palmier à l’hippo. Tigresse, lionne dans le moteur ?

  • brieli67 12 janvier 2011 21:17

    Le Carnivore  propose :


    la récolte des viandards et des braconniers


    • agent orange agent orange 13 janvier 2011 03:58

      En 2005, après un voyage en Afrique de l’est, l’ex premier ministre thaïlandais Thaksin Shinawatra avait reçu en cadeau de ses homologues africains, de nombreuses espèces animales pour le zoo de son fief de Chiang Mai.
      Au menu, le restaurant du zoo proposait comme mets exotiques les animaux « importés », pour le plus grand plaisir des visiteurs chinois fortunés.


  • morice morice 12 janvier 2011 21:50

    http://www.tamarind.co.ke/images/pictures/Carni2.png

    décidément vous avez encore déniché un must là

    aujourd’hui, on ne s’entend déjà plus entre nigériens et Sarkozystes sur comment s’est passé l’attaque...

    de mieux en mieux, la petite Duflot...

    plus bizarroïde encore :

    Un autre question reste en suspens : les conditions de la mort de gendarmes nigériens (deux ou trois, les chiffres varient là aussi). Après l’assaut, avaient été retrouvés morts, avec les otages, « des terroristes et des personnes portant uniforme de la gendarmerie nigérienne »« A l’enquête d’établir quelle était la raison de leur présence dans les véhicules que nous avons arrêtés », avait déclaré M. Juppé réfutant toute « bavure » française.


  • morice morice 12 janvier 2011 23:54

    baboosh... Qaida !


    je la retiens celle-là tiens...

  • brieli67 13 janvier 2011 00:17

    j’ aimerai attirer l’attention de l’auteur sur le Bénin et le Togo

    complètement happés par les voisins.

    de la culture française, il reste si peu si peu. 

  • fredo74 13 janvier 2011 04:33

    bonjour,

    Je ne voie pas pourquoi nous devrions etre surpris. Vous semblez tomber des nues Mr L’auteur.
    Nous vivons dans un monde de mensonge, aujourd’hui même internet deviens un média dont il faut se méfier. Mais cela, ce n’est pas à vous que je vais l’apprendre.
    Dans ce bas monde , nous restons spectateur de ce qui se déroule autour de nous. Bien sur , le monde change, il est en perpétuel évolution....
    Chaque jour qui passe , sommes abreuvés d’informations manipulées , orientées, nous pouvons l’appeler bien sur désinformation. Quelque soit les chaines existantes, radios, presse écrite.
    Pour une personne ayant du bon sens, parfois , certaines informations divulguées par les chaines trditionnel, sonnes fausses , normal.....
    Suffis de intéresser un peu à l’économie mondial et des intérêts de chaque pays , pour se rendre compte de la supercherie.
    chaum
    Un peu à l’image de notre économie, du chomage de masse, etc etc, et d’écouter nos ministres nous expliquer que la mondialisation et notre meilleurs chance d’en sortir.
    Alors que dans le même temps, on licencie à tours de bras pour cause de délocalisation.
    Nous votons, nous pouvons voter, certains ne le font même plus. Comment le citoyen à qui il reste un temps soit peu de bon sens et qui tout les jours entends nos chers élus mise en examen pour une affaire ou pour une autre....et qui au final s’en sort avec une médaille..
    Comment lui dire que l’information qui lui est livré est truqué, ce n’est pas utile puisque il l’a compris seul.
    Après on lui dira de bien voter, Mr Sarko annonce que sortir de l’euro serais une catastrophe...
    Pour qui  ? Pour l’ouvrier à qui l’on a venté les mérites d’une europe qui lui enlève son travail.
    Un peu de sérieux là , il est acteur et plus spectateur. 
    Les chiffres du chomage sont depuis longtemps truqués, se n’est plus une nouvelle.
    Tous voyons se qui se déroule sous nos yeux, en France mais pas seulement.
    A nous prendre pour des abrutis en permanence, ca en deviens insultant, et c’est là ou les vrais ennuis risque de ce produire.
    Vous trouverez des fautes en tout genre dans mon texte, j’en suis convaincu, mais soyez indulgent .

     


    • morice morice 13 janvier 2011 08:26

      Je ne voie pas pourquoi nous devrions etre surpris. Vous semblez tomber des nues Mr L’auteur.


      j’en suis à 58 exemplaires d’articles sur les mensonges de la CIA.... je ne vous ai donc pas attendu pour les dénoncer, ces mensonges....

      Tous voyons se qui se déroule sous nos yeux, en France mais pas seulement.
      A nous prendre pour des abrutis en permanence, ca en deviens insultant, et c’est là ou les vrais ennuis risque de ce produire.


      la seule solution : INFORMER.

  • Gérard Luçon Gerard Lucon 13 janvier 2011 06:44

    Excellent article, encore une fois

    Le message est clair, l’armée francaise a délibérément massacré tout le monde pour faire comprendre qu’on ne négocie plus ... Dieu reconnaitra les siens .....

    C’est probablement l’énorme différence entre les américains, les israéliens et nous, les deux premiers cités font tout pour sauver leurs compatriotes au prix de massacrer des civils ; l’armée française s’en bat les couilles, et le gouvernement français de même, c’est le message qui compte .... et la presse française gobe cela lamentablement !


  • morice morice 13 janvier 2011 08:23

    Ce matin les résultats des deux autopsies confirment ce que je pressentais :


    - ce gouvernement a menti sur tout la ligne sur cette affaire. Comme pour Germaneau...

    même le Figaro y va de son couplet :

    « Niamey affirme ne pas détenir de terroristes faits prisonniers lors de l’opération contre les preneurs d’otages »

    Juppé est déjà entre de beaux draps : quand il dit hier soir «  :  »A l’enquête d’établir quelle était la raison de leur présence dans les véhicules que nous avons arrêtés« , avait déclaré M. Juppé réfutant toute  »bavure«  française. Il faudra qu’il m’explique ce qu’est une bavure alors, si dans une opération de police ou d’armée on tue des personnes avec qui on est allié. C’est quoi alors ? Une »erreur de tir«  ??? Qu’il prenne exemple sur les américains en Irak ou en Afghanistan : ils ont inventé mille et une raison pour tuer des milliers de gamins et de gamines : »dans des maisons où s’ét aient réfugiés des talibans« ....

    Le Figaro questionne lui aussi :

    D’autres questions demeurent en suspens. Où sont passés les combattants d’Aqmi capturés lors du raid ? Dans quelles circonstances sont morts les trois gendarmes nigériens ? Comment se sont déroulés les combats ?.

    Ces zones d’ombre provoquent un étrange début de polémique entre le Niger et la France. Dans un entretien accordé mercredi à RFI, le ministre de l’Intérieur nigérien, Cissé Ousmane, a affirmé qu’« il n’existe pas actuellement de terroristes auditionnés par (ses) services ». Des propos en contradiction avec les déclarations françaises. Lundi, l’entourage d’Alain Juppé avait annoncé que deux membres du commando étaient interrogés au Niger. Une version que le ministère de la Défense maintenait mercredi. Puis, mardi, une équipe mixte d’enquêteurs de la police judiciaire française et de la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur) a débarqué à Niamey. Reçue par le procureur, elle s’est vu notifier une fin de non-recevoir.

    Simple malentendu ou geste de mauvaise humeur, l’affaire a semé l’embarras. Tout comme le mystère entourant la mort des trois gendarmes nigériens. Prudent, Alain Juppé a parlé lundi dans son bilan du raid de « trois morts portant des uniformes de gendarmes ». Des morts dont les corps ont été découverts, semble-t-il, dans un véhicule des kidnappeurs.

    Selon des sources sécuritaires nigériennes, les membres des forces de sécurité auraient été en fait capturés lors d’un accrochage avant la frontière nigéro-malienne qui aurait tourné en faveur d’Aqmi. L’incident aurait été gardé sous silence pour éviter une humiliation ou pour masquer une éventuelle complicité avec les terroristes.

    Pourquoi ça ne marche pas aussi bien qu’au Mali, qui a servi à libérer Camatte, certainement agent de la DGSE venu voir ce qu’était ceci.....

    c’est ce dossier qui est la clé du mystère :

    http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-i-le-boeing-du-desert-2/39356

    http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-ii-a-la-recherche-du-boeing-perdu-2/39572

    http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-iii-un-boeing-et-des-touaregs-3/39894

    http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-iv-boeing-touaregs…-et-espions/40234

    et la suite...


    Déterminé à combattre les islamistes armés, le pouvoir nigérien coopère étroitement avec la France dans la lutte antiterroriste. Il a toutefois refusé, à l’instar du Mali, l’installation d’une base arrière française sur son territoire après l’enlèvement des cinq Français d’Areva. Paris s’est alors rabattu sur Ouagadougou, au Burkina Faso, pour prépositionner sa force d’intervention rapide.

    Samedi, ce sont une trentaine d’hommes du régiment d’élite du Commandement des forces spéciales (COS) équipés de quatre hélicoptères et des paras du Régiment parachutiste d’infanterie de Marine (RPIMA) qui ont mené l’assaut. Une opération dans laquelle le Niger a joué un rôle très secondaire.
    J’avais bien indqué le COS et les paras. Le deuxième corps d’otage examiné ne porte aucune trace de balle et n’a donc pas été »éxécuté". Brûlé par quoi alors ? Un véhicule incendié ou une bombe, ou un missile tiré par les français ??? 

    Les trois gendarmes nigériens retrouvés morts à bord d’un des véhicules de ravisseurs est un autre mystère à élucider.

    Ce gouvernement a menti, et la gauche en le soutenant s’est discrédité, à part Quiles, Mamère et Duflot, seuls venus dire qu’ils mettaient en doute la version qu’on a voulu faire avaler aux français. 


  • Wàng 13 janvier 2011 14:26

    Sarkozi n’a rien d’un néo-conservateur. C’est un étatiste bien Français qui ne comprend rien aux enjeux actuels, notamment économiques.


  • morice morice 13 janvier 2011 17:56

    Sarkozi n’a rien d’un néo-conservateur. 


    ben si : sa posture de « rénovateur » est bien une façade et ses valeurs celles de l’extrême droite conservatrice.... ce n’est pas parce qu’il va au Fouquet’s qu’il ne pense pas comme JMLP...

    WàngEspérantiste, aristotélicien, catholique, conservateur (quand ça en vaut le coup).

    bref il vous ressemble beaucoup..... sauf pour Aristote, qu’il ignore de toute façon....

    • Wàng 15 janvier 2011 11:59

      Non, il ne me ressemble pas.

      1) Sarkozy n’a rien à foutre de l’espéranto, mais vraiment rien. Je ne lui reproche pas vraiment, car ce n’est pas à l’état de dire aux gens quelles langues étrangères il faut apprendre, mais il serait tout de même nécessaire d’autoriser cette langue en option au bac, dans l’intérêt du pays.

      2) Sa culture religieuse est au niveau de celle de Napoléon : avant tout un moyen pour tenir les peuples. Ce qui n’est certes pas forcément négatif en soi (en tout cas pas plus que de proposer un messainisme politique). Mais ça n’en fait pas un catholique.

      3) Conservateur, néo-conservateur ou libéral : en France, je ne vois qu’une poignée d’intellectuels dans cette catégorie, et ils ne passent pas à la télé. Sorman peut être considéré comme libéral au plan économique, Millière est tout cela, dans le passé Turgot, Say. Il n’y a aucun équivalent en France d’un Ronald Reagan, d’une Margaret Thatcher ou d’un Georges Bush, et il n’y a aucun débat contradictoire sur un conservatisme à l’américaine, capable de faire un lien global entre les problématiques du XXème siècle : état de droit, liberté d’expression, liberté d’entreprendre, problème de l’islam radical au plan mondial et dans nos banlieues, problème de la mondialisation et d’un état d’esprit positif vis-à-vis de celle-ci...

      Si Sarko était libéral, il aurait brisé définitivement les reins des syndicats et des « associations » subventionnées qui se mêlent de tout et n’importe quoi (cf Zemmour), changé la constitution héritée de de Gaulle, privatisé les branches de la sécu, baissé massivement les charges et les impôts, dérégularisé, revendu les logements sociaux et supprimé les subventions aux entreprises non viables.

      Au lieu de ça, on a droit à une politique kénésienne et des grands travaux : la prime à la casse automobile, des discours sur l’industrie hérités du siècle dernier, des distinctions ineptes entre capital patrimonial et actionnarial, des discours débiles sur l’écologie et le CO² repris des verts-pastèques, des garages à vélo et des coulées de béton dans les rues des villes (idées de débiles mentaux pour créer des embouteillage et de la pollution), des policiers qui fliquent et raquettent les automobilistes, qui ne respectent pas la présomption d’innocence mais qui laissent les trafics et les délinquants tranquilles, des vidéos sur des agressions où personne ne réagit, censurées par le pouvoir, et des débats télé contradictoires sur les cités, l’islam, la mondialisation, la récidive, dignes de l’Allemagne de l’est avant la chute du mur ... smiley


  • Gérard Luçon Gerard Lucon 14 janvier 2011 14:27

    Effectivement, Camatte était bien un agent DGSE, c’est pour cela qu’il a été « racheté », lui


  • HERVE 31 janvier 2011 16:04

    Ce qui suit est relatif aux réseaux « Stay-behind » (Gladio en Italie, etc) et pourrait vous intéresser (notamment dans la mesure où certains réseaux de ce genre semblent avoir servi à autre chose qu’à une défense en cas d’invasion). De « Stay-behind », on passe à Wisner (père et fils) et à ... Sarkozy ...

    D’abord un extrait d’un livre récent :

    http://www.scribd.com/doc/47870340/Frank-G-Wisner-Sr

    America’s Nazi Secret : An Insider’s History

    John Loftus (Author)

    Publisher : TrineDay LLC
    ISBN : 13 : 978-1-936296-04-0 : 10:1-936296-04-7

    John Loftus’s America’s Nazi Secret could not have come at a more appropriate time. Just a few weeks ago a 600-page report was released concerning a secret history of the USA’s government’s involvement of the creation of a « safe haven » in the USA for hundreds of Nazis and their collaborators after World War II- a report which the Justice Department had attempted to keep secret for four years. ( ... )

    _ _ _


    Loftus parle longuement (pas seulement dans cet extrait) de Frank Wisner Senior.

    Dans la famille Wisner, le père et le fils qui nous intéresse portent le même nom !

    _ _ _ _ _ _


    http://fr.wikipedia.org/wiki/Frank_Wisner

    Frank Gardiner Wisner (23 juin 1909 - 29 octobre 1965) fut directeur des opérations de l’Office of Strategic Services (OSS) en Europe du Sud. Il devint directeur de la planification lorsque l’OSS devint CIA, ce qui faisait de lui de facto le chef des réseaux stay-behind de l’OTAN.

    Il épousa Mary Knowles Fritchey dont il eut quatre enfants : l’ambassadeur Frank G. Wisner , Ellis Wisner, Graham Wisner et Elizabeth ’Wendy’ Hazard.

    Il sombra dans la folie et se serait suicidé.

    _ _ _ _ _ _


    http://www.apfn.org/enron/wisner.htm

    The Power Elite : Enron and Frank Wisner

    On 28 October 1997, Enron Corporation announced the entry of Frank G. Wisner Jr. onto its board of directors. Most of the business press did not find this untoward and it certainly did not emerge as part of the US discussions on corruption at the highest level. Frank Wisner, as we know in India, was the US Ambassador from 1994 until this year and his entry into Enron must be seen in light of the scandal of Dabhol. Enron, like most US corporations, uses its close association with the state (both its elected and bureaucratic arms) for its own ends. ( ... )

    _ _ _ _ _ _


    http://www.sourcewatch.org/index.php ?title=Frank_Wisner

    Frank G. Wisner, Jr. Vice Chairman, American International Group,

    _ _ _ _ _ _


    http://en.wikipedia.org/wiki/Frank_G._Wisner

    Frank George Wisner II (born 1938) is an American businessman and former diplomat. He is the son of Frank Wisner.
    Wisner was Vice Chairman of American International Group. He retired from this post as of February 13, 2009, according to an internal AIG memo issued by Edward Liddy, CEO.

    ( ... )

    After retiring from government service in 1997, Wisner joined the board at a subsidiary of Enron, the former energy company. He is also on the board of Hakluyt & Company, a British corporate investigation firm.

    _ _ _ _ _ _


    Wisner is married to Christine de Ganay (former wife of Pal Sarkozy and former stepmother of French president Nicolas Sarkozy), and they have four children.

    _____________________


    Pour rappel :

    http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/11/15/quand-la-cia-protegeait-les-anciens-nazis_1439956_3222.html#xtor=EPR-32280229-[NL_Titresdujour]-20101115-[zoneb]

    Quand la CIA protégeait les anciens nazis
    LEMONDE.FR avec AFP | 15.11.10 | 11h16 • Mis à jour le 15.11.10 | 14h

    Nazis Were Given ‘Safe Haven’ in U.S., Report Says

    • InternetDev InternetDev 6 juillet 2015 04:02

      @HERVE

      il y a plusieurs Frank G. Wisner de la même famille... Frank Gardiner / et Frank Georges (ou Geoges selon les sites) Wisner..

      le deuxième a couillonner Mubarak en lui faisant croire que les USa le soutiendraient. Un petit d’(influence avec Obama (qyui lui avait publiquement reproché d’avoir été top proche de Mubarak avant l’offensive des révolution Arabes - aussi appelée Révolution Facebook).

      Ce qui est aussi troublant dans ce lien (Wisner), c’est qu’il est aussi lié au procureur Vance (le père Cyrus Vance ayant été lié professionellement à Frank Wisner sr).

      Les français n’y ont pas trop prêté attention , pourtant c’est le demi-frère d’Olivier Sarkozy (lui-même demi-frère de Sarkozy) David Wisner qui était chargé de la campagne de Sarkozy pour les votants anglophones (en 2007 et 2012). Il faisait des vidéos de point de campagnes. Si vous avez suivis , David Wisner est donc le demi-frère d’Olivier Sarkozy - Anonyme est pourtant banquier d’UBS jusqu’en 2008 , puis chez Carlyle, il est aussi marié à Kate Olsen (une des jumelles actrices milliardaires, en tous cas à une époque).


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