samedi 5 août - par rosemar

Les nouveaux esclavages du monde moderne...

L'esclavage, contrairement à ce que l'on affirme souvent, n'a pas été aboli : l'esclavage existe encore sous différentes formes et dans de nombreux pays.
 
Siddharth Kara, un économiste américain spécialiste de l'esclavage et du trafic d'êtres humains à la Harvard Kennedy School en dresse un bilan terrifiant dans son ouvrage intitulé L'esclavage moderne.
 
Une véritable industrie s'organise autour de l'esclavage sexuel.
 
L'Organisation mondiale du Travail considère aussi qu'aujourd'hui, au moins 21 millions de personnes sont réduites en esclavage. C'est plus que lorsque l'esclavage était légal, entre les 15e et 19e siècles. 
 
On se souvient de cette tragédie qui avait frappé un atelier de confection à Savar, près de Dacca, capitale du Bangladesh : un bâtiment, qui abritait des ateliers de confection pour des grandes marques de prêt-à-porter occidentales s'était effondré et avait enfoui sous les décombres 3 122 personnes, en majorité des femmes. 
 


L'immeuble avait été bâti sur un sol instable et sans les autorisations nécessaires.
Ces ouvrières du textile reçoivent un salaire dérisoire pour confectionner des vêtements à bas prix.
Ces ouvrières exploitées sont des esclaves des temps modernes.
 
Dans certains pays, les femmes sont aussi considérées comme des objets de la même façon que les esclaves dans l'antiquité : elles subissent la loi des hommes et doivent se soumettre à leurs "seigneurs et maîtres".
Femmes mariées contre leur gré, femmes violentées, humiliées, elles sont nombreuses encore à vivre sous le joug des hommes.
 
Et même en France, le pays des droits de l'homme, il n'est pas rare de voir dans les rues de la capitale des enfants exploités pour la mendicité.
Paris la ville lumière, Paris ville touristique offre ce triste spectacle d'enfants exhibés.
Ces enfants dorment sur les trottoirs, étonnamment calmes : on les a abrutis de sirops et de drogues... une façon de les rendre dociles.
Il paraît que l'esclavage a été aboli dans notre beau pays !

Et, pourtant, ces enfants sont bien drogués, exploités...
Qui se soucie de leur sort ? 
Au fond, il ne faut pas aller très loin pour trouver des esclaves.
Les travailleurs détachés sont, eux, sous payés : les abus liés au travail détaché au sein de l'Union européenne se multiplient : non-respect des normes d'hygiène et de sécurité. De plus en plus nombreux sur le territoire français, les travailleurs détachés sont souvent dissimulés aux autorités françaises par les entreprises qui les emploient.
 
Qui a dit que l'esclavage avait été aboli ? Hélas, il sévit dans de nombreux pays, et même tout près de chez nous.
 
 

Le blog :

http://rosemar.over-blog.com/2017/08/l-esclavage-du-monde-moderne.html



13 réactions


  • popov 5 août 13:47

    @Rosemar


    Voici une femme du Koweït qui lance un appel pour le retour à l’esclavage pour les femmes

    Ses arguments : comme d’après l’islam un homme a le droit de sauter ses esclaves femelles, cela éviterait qu’il commette l’adultère avec une mohométane.

    Et c’est une femme pratique : elle propose que les commerçants koweïtiens rachètent les femmes non mahométanes prisonnières de guerre dans des pays comme la Tchétchénie (qui était à ce moment en guerre avec la Russie).

  • marmor 5 août 14:14

    Au secours, à l’aide Rosemar !! Je suis prisonnier d’un quarteron de gonzesses qui m’obligent à travailler comme une bête et me piquent toute ma paye. Je suis un pôvre esclave, exploité !!!!! 


  • mmbbb 5 août 16:02

    " Paris la ville lumière, Paris ville touristique offre ce triste spectacle d’enfants exhibés. Ces enfants dorment sur les trottoirs, étonnamment calmes : on les a abrutis de sirops et de drogues... une façon de les rendre dociles. Il paraît que l’esclavage a été aboli dans notre beau pays !«  Emploi du » ON " Qui est derriere ce ON Un auvergnat, un Breton, un Alsacien .Qui donc se cache derrière ce ON ? . Décidément Rosemar le ON est un paravent utile pour votre langue de bois .


  • sls0 sls0 5 août 20:51

    Faire référence à la période 1500-1800 pour le nombre d’esclaves par rapport à aujourďhui est un peu biaisé. En 1800 il y avait moins d’un milliard de personnes.

    Il faut tenir compte de ce rapport de 7 ou parler en pourcentage.

    Par chez moi il y a des bateys (canne à sucre) pour les ouvriers agricoles c’est pas mieux voir pire. 

    Vous mettez peut être du sucre venant de ces bateys dans votre café et êtes vous sûr que vos fringues ne viennes pas de Dacca ?

    C’est bien de se révolter par écrit mais parfois par son acte d’achat on valide le système.

    • Xenozoid Xenozoid 5 août 21:57

      @sls0


      C’est bien de se révolter par écrit mais parfois par son acte d’achat on valide le système.

      comme le vote,le votant est un consomateur comme un autre, société du spectacle .....

    • foufouille foufouille 6 août 07:17

      @sls0
      rosemar mange bio mais pour les fringues, c’est un peu difficile à trouver et le revendeur se goinfre bien donc le prix est en rapport.


  • Djam Djam 5 août 22:50

    @ Rosemar Votre article est curieux...vous dénoncez l’esclavage moderne dans le monde, ce qui est vrai, par ailleurs, mais...vous ne voyiez pas que dans nos pays soit disant civilisés et modernes, les entreprises sont pleines d’esclaves ? Ces « managers » et leurs « collaborateurs », vous croyez qu’ils vivent quoi ? Pensez-vous vraiment que les gens dans les milliards de bureaux du monde font un métier ? Que nenni ! Aucun n’a de métier, tous ont une fonction et qui consiste à atteindre des « objectifs » - de profit, bien entendu - dont ils ne toucheront pas un radis. Ils bossent jusqu’à l’épuisement nerveux, font suer le burnous de leurs collabos, passent le plus clair de leur temps à remplir des documents informatique - ils adorent appeler ça le « reporting »... ils remplissent des rapports, quoi...et tout ça pour gagner 2, 3 ou un poil plus de pognon, lequel servira ensuite en grande partie à payer des factures pour des trucs inutiles ou pour juste vivre. L’esclavage moderne ce n’est pas les chaînes chinoises ou les hangars indiens, c’est le citadins occidental qui croit être libre et qui ne l’est pas. Ce sont ces millions d’anonymes qui partent le matin, engoncés dans des transports inhumains ou qui se tapent des kms de routes et de bouchons quotidiennement juste pour aller chercher de quoi régler leur pitance. L’esclavage moderne, c’est le pousseur de caddy qui, le samedi, dans un immense hangar mortel, arpente des kms de rayons ou sont alignés des millions de produits frelatés qu’ils payent archi cher parce qu’on lui atout désappris...l’esclave moderne c’est ce petit blanc ou ce métis toute origine, transformé en petit homme en costard made in china ou cette jeune femme fagotée façon chiffon mode in Vietnam ou made in Tunisie, et qui ne sait plus ni faire la cuisine, ni coudre, ni travailler la terre, bref c’est cet individu occidentalisé jusqu’au pathétique qui, s’il y avait 5 jours de grève totale des transports internationaux, mourrait de peur et de faim parce qu’il ne sait plus rien faire par lui-même. C’est celui là le véritable esclave moderne...pas celui que vous mentionnez dans votre article, parce que ce dernier, lui, si demain il y a grève générale sur la planète, il sait encore cultiver son petit carré de terre...


    • mimi45140 5 août 23:47

      @Djam

      Chutt , faut pas dire cela , ce n’est pas convenable, c’est pas bien.
      C’est vrai certains joueurs sont hors de prix un propriétaire viens d’en céder un pour plus de 20 millions d’ euros,ce n’est plus humain,tout fout le camps mon bon monsieur,son nouveau maître vas t’il pouvoir le revendre plus cher dans peu de temps, surtout que l’entretien et l’assurance bien que déductible des charges vont coûter cher. 
      Le monde vas à volo mon cher ami.Mon grand père il y a 60 ans était quasi autosuffisant , il partait une fois par an pour vendre des bêtes le matin et acheter les produits de première nécessitè l’après midi pour revenir tard le soir, l’electricité est arrivé à la ferme quelques semaines après sa mort.
      Aujourd’hui,on vit tous dans le meilleur des mondes.

    • gogoRat gogoRat 6 août 01:39

      @Djam

      «  L’esclavage humain a atteint son point culminant à notre époque sous forme de travail librement salarié. »
      George BERNARD SHAW

      ( Dans la même (dé-)veine :

      «  Il n’est pas d’individu plus fatalement malavisé que celui qui consume la plus grande partie de sa vie à la gagner. »
      Henry D. THOREAU : La vie sans principes.

      «  Le propre du travail, c’est d’être forcé »
      ALAIN

      «  Rien ne sert d’être vivant, s’il faut que l’on travaille.  »
      André BRETON

      «  La vie n’est pas le travail : travailler sans cesse rend fou. »
      Charles DE GAULLE

      )



    • rosemar rosemar 6 août 09:21

      @Djam


      On est tous esclaves d’un travail : le monde occidental maintient une forme d’esclavage, c’est certain, mais il ne faudrait pas minimiser l’esclavage que connaissent certaines populations... Les migrants qui débarquent chez nous n’ont qu’une peur : devoir retourner dans leur pays de misère où ils n’ont même pas de quoi manger, même s’ils travaillent.
      N’oublions pas l’esclavage des femmes et des enfants, les populations les plus fragiles.

  • philippe baron-abrioux 6 août 11:11

    @Rosemar ,

     Bonjour Rosemar ,

     combien de parents de ce monde « moderne » ont ils pris le temps de lire à leurs enfants ou de leur offrir « la case de l’oncle Tom » ?

     ma mère est née ( père haut fonctionnaire de la police) à HanoÏ ,au Tonkin (selon ce qui figurait sur sa carte d’identité) , région de Vietnam, en 1915 donc bien après la loi d’abolition de 1848 de Victor Schoelcher .

     elle a fui son père violent et quand elle évoquait le Vietnam qu’elle avait quitté à 18 ans , elle me parlait des « boys » , serviteurs masculins et des « kongaïs » , femmes au service, au sens large visiblement , du maitre de maison et de le famille entière , à toute heure du jour et de la nuit .

    quand je lui posais des questions plus précises pour comprendre comment un tel système avait perduré , sa réponse était le plus souvent :« c’était admis chez tous ceux qui en avaient les moyens » .

     « c’était admis ! » mais au nom de quoi , à quel titre , par qui ?

     les nouveaux esclavages du monde « moderne » , titre de votre article , sont parfaitement identifiés , localisés, chiffrés et les réseaux qui les alimentent connus (et reconnus comme tels ) , mais semblent , eux aussi être admis comme inévitables conséquences d’un marché économique hyper consumériste qui vise à inonder de marchandises innombrables des produits fabriqués à bas coût pour des consommateurs assoiffés qui , bien qu’informés des conditions de production de ces produits , se retranchent derrière des « au moins ça leur permet de manger , de s’habiller eux mêmes et (parfois seulement de se loger et de se soigner ) ! »

     foutaise , mensonge éhonté qui ne visent qu’à se donner bonne conscience et exonère d’accepter l’effort de réagir , y compris , si rien n’est fait, par le boycott , comme je l’ai pratiqué pour certains produits importés provenant de pays ne respectant aucun des droits fondamentaux ou pratiquant des politiques de ségrégation .

     est ce si difficile d’être vigilant et lors de nos achats de tenir compte de l’étiquette de provenance du produit sur lequel on lorgne ?

    curieux , on est plus attentif sur les conditions de lavage , d’entretien , la fiabilité du S.A.V que sur les conditions de vie ou de fabrication de celui ou de celle qui a produit et qui, si le hasard en avait décidé ainsi , pourrait être nous , un de nos enfants ?

     se faire plaisir à soi, parce qu’on en a les moyens sur le moment, en contribuant de façon claire et consciente à maintenir dans une forme « moderne » d’esclavage à vie celle ou celui qui , ici ou là , crève à petit feu de son travail forcé , est ce impossible d’y penser quand on s’offre à bas prix ce bien dont on n’a pas toujours réellement besoin ?

     le monde moderne dont vous parlez admet donc , en toute conscience , au nom de la loi du marché « mondialisé » , ce monde « ouvert » à la consommation aveugle et sourde à la condition humaine de ceux qui n’ont d’autre choix que de vivre (ou survivre plutôt ) dans un monde « fermé » aux droits les plus élémentaires , bafouant toutes les déclarations sur les droits de l’homme , de la femme et de l’enfant , en vantant la « modernité , comme vecteur de progrès , tout en admettant de façon cynique que tout progrès fait inévitablement des victimes , des » dégâts colatéraux« .

     des produits élaborés de façon  »équitable « , respectant l’environnement , les conditions de travail assurant une juste rémunération des producteurs existent et sont disponibles (parfois à un prix inaccessible aux moins argentés ) sur le marché , mais qui et quand aura le courage , sans doute pas d’interdire mais au moins de surtaxer lourdement et de façon dégressive ,de mettre sur le marché les produits fabriqués au mépris de toutes les lois internationales , y compris et en premier lieu , tous les pays qui les piétinent joyeusement , au vu et au su de tous mais dans une indifférence telle qu’elle s’assimile à une forme de cautionnement des ces pratiques illégales et amorales ., ?

     si l’économie de marché obéit à des lois dont on ne cesse de nous présenter les avantages , elle est aussi soumise à d’autres lois , ratifiées par la grande majorité des pays producteurs : les lois qui protègent celles et ceux qui lui permettent de fonctionner .

     ici comme ailleurs , une chose est de »produire de la LOI , autre chose est de la faire connaître et de la faire respecter .

     c’est sans doute ce point qui serait « moderne » .

     on voudrait nous vendre un monde « moderne » , « ouvert » , en oubliant qu’en fait une bonne partie de l’humanité , du fait de notre complaisance , vit dans un monde fermé ,verrouillé , enchaîné par des lois et des pratiques iniques , hors d’âge , auquel il convient de bien réfléchir car les esclaves n’ont pas vocation à le rester indéfiniment .

     c’est ce à quoi je pensais quand je passais à Cayenne devant la place anciennement appelée Victor Hugo et qui depuis 1899 ,époque où fut installé sa statue , s’appelait Victor Schoelcher .

     bonne fin de journée !

     P.B.A

     


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