jeudi 30 janvier 2014 - par astus

Les tartuffes factieux

« Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît ». Tout le monde connaît cette réplique que Michel Audiard fait dire à Lino Ventura dans Les Tontons flingueurs (1963) de Georges Lautner.

Eh bien ces cons là ont osé en effet : 

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« Le choix est simple, soit on accepte la « théorie du genre » (ils vont enseigner à nos enfants qu'ils ne naissent pas fille ou garçon mais qu'ils choisissent de le devenir !!! Sans parler de l'éducation sexuelle prévue en maternelle à la rentrée 2014 avec démonstration et apprentissage de la masturbation dès la crèche ou la halte-garderie…), soit on défend l'avenir de nos enfants. »

Les « enseignants et militants LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuels, Transsexuels) abordent en classe l'homosexualité, la bisexualité et la transsexualité. La pudeur et l'intégrité de nos enfants sont profondément attaquées par « la théorie du genre »

"Les enfants [seront utilisés] dans une propagande interminable à partir de l’âge de 3 mois, quand ils sont déposés à la crèche" !

"Le mariage homosexuel avait pour objectif de faire entrer ce qu’on appelle la théorie du genre (…) à l’école"

"L'introduction de la théorie du genre à l'école est une arme de destruction massive dirigée contre le peuple français"

Et pour certains qui décidément osent vraiment tout et devraient aller à con-fesse : il s’agit de vouloir apprendre à des élèves de 4 ans "comment se masturber" et à se servir "de peluches en forme de pénis et de vagin" (où l’on voit clairement à quoi s’alimentent les fantasmes délirants de ces Tartuffes qui vont jusqu’à imaginer que l’école va ainsi devenir un repère de pédophiles, d’onanistes, et le lieu de toutes les transgressions alors qu’ils sont eux-mêmes ceux qui transgressent le pacte républicain de l’école laïque obligatoire).

Ces propagateurs professionnels de rumeurs affichent sans vergogne leurs thèses manipulatrices sur le site du JRE (Journée de retrait à l’école) dont le "Manifeste des intellectuels du peuple destiné aux parents d'élèves" (sic) piloté par Farida Belghoul, a pour but de s’opposer à "l'enseignement de la théorie des genres à l'école primaire". En arrière-plan il y a la mouvance trouble d’Alain Soral, un ami de Dieudonné, Béatrice Bourges présidente du Printemps français, l’extrême droite réactionnaire, les nationalistes et intégristes religieux de toutes obédiences et même un philosophe (?) égaré comme Alain Finkielkraut : "Quand une petite fille voudra jouer à la poupée et qu’un garçon fera glisser une voiture sur la table en faisant vroum-vroum, on dira au garçon : 'Mais qu’est-ce que t’as à jouer à faire vroum-vroum ? Joue donc à la poupée !' Et à la petite fille, on lui demandera de faire vroum-vroum ou de jouer au ballon !" Quant à J.F. Copé il a échappé de peu au désastre en condamnant in extrémis l’appel au boycott de l’école non sans avoir accusé le gouvernement d’instrumentaliser ces rumeurs. Mais si cela est vrai, alors il doit fournir des preuves de ce qu’il avance sinon il ne s’agit que d’une rumeur s’ajoutant aux précédentes, l’ensemble de celles-ci relevant alors d’un délit de diffamation puni par la loi.

Bien entendu la théorie du genre n’est qu’un argument fallacieux visant à discréditer des faits évidents, accrédités par toutes les études scientifiques, et connus de tous : l’identité sexuelle de chacun est un processus intime complexe et largement inconscient qui se construit progressivement à partir d’un faisceau d’influences qui se coordonnent et interagissent entre elles, notamment le sexe biologique et ses contraintes génétiques, l’éducation reçue, les identifications à l’Autre et les normes sociales en vigueur. Le choix sexuel final étant un compromis, parfois conflictuel et douloureux pour le sujet, entre ces différents apports. Or il faut bien constater que les pressions sociales exercées sur le fait de naître garçon ou fille sont souvent le prétexte à exercer des contraintes intolérables sur les femmes pour des raisons souvent présentées comme religieuses dans les pays les plus rétrogrades, mais en réalité politiques car elles visent à leur interdire l’accès à l’éducation, la maîtrise de leur corps, et l’égalité des chances dans les différents domaines de la vie sociale. En France aussi on constate de nombreuses inégalités qui touchent les hommes : par exemple la garde des enfants après un divorce et la circoncision des enfants, mais surtout les femmes : accès aux postes de responsabilité, représentation insuffisante en politique et dans les assemblées du peuple, importantes différences de salaire à travail égal, violences conjugales, contraintes vestimentaires, mutilations sexuelles… etc.

Il paraît donc plutôt sain, et pas vraiment audacieux, de penser que l’école républicaine qui arbore le mot d’égalité sur son fronton puisse se faire l’écho de préoccupations sociales partagées par la plupart des français, car celles-ci relèvent du bon sens élémentaire tant il est évident pour chacun que les sociétés les plus développées au monde sont aussi celles qui sont les plus respectueuses de l’égalité entre les sexes, et qu’à l’inverse les plus rétrogrades sont celles qui la combattent. Le projet expérimental des « ABCD de l'égalité » contre lequel se mobilisent ces détracteurs factieux et hypocrites n’est peut-être pas parfait mais il permet au moins de réfléchir à ces questions, puis d’en évaluer les résultats pour faire en sorte que l’école puisse ensuite assumer sereinement son travail de formation des futures générations de personnes libres. Les croyances folles et les obscurantismes de ces intellectuels de bazar montrent à l’évidence que « le sommeil de la raison engendre des monstres » (Goya) ce qui rend nécessaire aujourd’hui que les citoyens responsables s’opposent avec fermeté à tous les fondamentalismes imbéciles, d’où qu’ils viennent. 



43 réactions


  • Dwaabala Dwaabala 30 janvier 2014 10:33

    L’idéologie du genre, dont M. V. Peillon et Mme N. Vallaud-Belkacem sont éloignés comme F. Hollande l’est de celle du MEDEF est elle-même un fondamentalisme.


  • claude-michel claude-michel 30 janvier 2014 11:02

    Nous savons depuis longtemps que la classe politique est faite de « CONS »...mais malheureusement dans le peuple une grande majorité le sont aussi pour les mettre au pouvoir...Un coup ceux de droite un coup ceux de gauche...moi en 2017 je voterai pour les cons du FN...pour changer un peu de cons... !


  • bernard29 bernard29 30 janvier 2014 11:10

    un élément de langage ;

    on ne peut plus parler de Soral sans oublier d’indiquer une liaison perfide avec Dieudonné.

    ici dans votre texte ;

     il y a la mouvance trouble d’Alain Soral, un ami de Dieudonné ;

    dans le Monde aujourd’hui. article sur le même sujet :

    Farida Belghoul, figure de la seconde « marche des beurs » (1984) aujourd’hui proche de la formation d’extrême droite Egalité et réconciliation d’Alain Soral (lui-même lié à Dieudonné),

    à quoi vous participez ! Soral ça ne vous suffit pas. c’est une drôle de tartufferie, non ? un peu méprisable peut être !


    • bernard29 bernard29 30 janvier 2014 13:32

      le nouvel obs (le plus) aujourd’hui

      le pouvoir de nuisance, l’organisation et la cohérence politique d’Alain Soral et de ses jouets, dont Dieudonné est le plus visible....


    • astus astus 30 janvier 2014 14:10

      Vous tenez semble-t-il à insister sur 4 mots dans un billet qui en compte plus de 900. Mais personnellement je ne fais pas de fixation sur ce personnage. Pourquoi ne vous prononcez-vous pas plutôt sur le fond de ce texte qui est celui-ci : « les sociétés les plus développées au monde sont aussi celles qui sont les plus respectueuses de l’égalité entre les sexes, et à l’inverse les plus rétrogrades sont celles qui la combattent. »


    • bernard29 bernard29 30 janvier 2014 14:18

      je ne dis pas que vous faites une fixation. je dis que c’est devenu un élement de langage ( pas innocent).

      sur le reste je suis d’accord avec vous, quoiqu’il y avait tout déjà dans la législation sur l’éducation pour promouvoir au sein de l’école, l’égalité des sexes, le refus des actes sexistes, et le respect et la connaissance de l’autre. etc ..

      mais je ne résiste pas à vous communiquer encore un petit extrait pris dans un article sur le même sujet (les réseaux de la folle rumeur) dans le Monde des idées.

      « Farida Belghoul, ex-figure de la Marche des beurs dans les années 1980 et qui a, depuis, rejoint la mouvance d’extrême droite « Egalité et réconciliation », animée par Alain Soral, antisémite affiché, fidèle soutien de Dieudonné »


  • Robert GIL ROBERT GIL 30 janvier 2014 11:25

    Des activistes d’extrême droite ont lancé une action nationale pour l’interdiction de l’étude du genre à l’école. Cette campagne est basée sur un mensonge. En effet, les programmes scolaires et notamment les ABCD de l’égalité contiennent, conformément au Code de l’éducation, des éléments pédagogiques combattant les archétypes sexistes et promouvant l’égalité entre les sexes.

    L’école, et c’est son rôle, enseigne le refus des discriminations, l’égalité entre les filles et les garçons, la liberté de construire l’esprit critique et l’intelligence par l’accès au savoir. C’est cette dimension d’égalité qui agresse une extrême droite familialiste, dont le modèle de société est de remettre les femmes « à leur place », à la maison ; de propager auprès des parents la peur d’une société sans préjugés et sans discriminations.

    En appelant à boycotter l’école sur la base du mensonge et de la désinformation, en provoquant la censure d’un livre* publié par le Centre national de documentation pédagogique, sous l’autorité du ministère de l’Education nationale lors du Salon de l’éducation, cette extrême droite familialiste entend peser sur les publications, les programmes ou encore la fréquentation scolaire.

    http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article139588


    • César Castique César Castique 30 janvier 2014 12:17

      « L’école, et c’est son rôle, enseigne le refus des discriminations, l’égalité entre les filles et les garçons... »


      Il faut être jobard comme un militant de gauche pour croire qu’un jour, « grâce » à l’école, maman regardera le foot, ou le rugby, à la télé, pendant que papa repassera les limaces, les falzards et les calebutes.

    • julius 1ER 30 janvier 2014 13:14

      @ césar 

      l’éducation elle est là et après tu en fais ce que tu veux, quand à toi apparemment, à te lire le résultat est désastreux, je crois qu’on devrait attaquer en justice l’Education Nationale pour de tels désastres !!!!!

    • astus astus 30 janvier 2014 16:24

      Merci ROBERT GIL pour votre réponse et votre lien qui contrastent heureusement avec les réactions épidermiques des « moinsseurs » patentés qui avancent masqués ou en bandes car ils sont généralement incapables d’argumenter quoi que ce soit, et n’ont pas la lumière à tous les étages. La recherche de l’égalité entre les sexes sur le plan social s’enrichit évidemment de leurs différences réelles pour contribuer à rendre la société plus harmonieuse et efficiente, même sur le plan économique, comme de nombreux observateurs l’ont déjà souligné avant moi. Car je répète que toutes les sociétés évoluées ont tenu ce pari. Mais certains ici rêvent sans doute de femmes asservies comme en Afghanistan, au Pakistan, en Inde, au Yémen, en Arabie Saoudite ou ailleurs ... ? Pour ne plus douter de leur propre genre ? Tout cela fait bien mauvais genre... 


    • César Castique César Castique 30 janvier 2014 16:56

      « ...l’éducation elle est là et après tu en fais ce que tu veux... »


      C’est exact et quand je me compare avec ce que je pensais - c’est-à-dire ce qu’on m’avait inculqué - à 18 ans, et ce que l’observation de mes semblables et de mes contraires, m’a révélé par la suite, je perçois l’abyssal canyon séparant le monde tel qu’il est du monde que les idéalistes (de gauche) voudraient qu’il soit. Et je me félicite d’avoir été gâté par la bonne fée qui distribue le gène de la lucidité à ses élus...

    • César Castique César Castique 30 janvier 2014 23:22

      « La recherche de l’égalité entre les sexes sur le plan social s’enrichit évidemment de leurs différences réelles pour contribuer à rendre la société plus harmonieuse et efficiente... »


      C’est ce que montre, effectivement, la chute vertigineuse du nombre des divorces... 

      Avant de reprocher aux autres de ne pas argumenter, il faudrait être soi-même capable de produire autre chose que les clichés de la presse boboïsante.

  • Bonneteau 30 janvier 2014 11:58

    C’est Pisani-Ferry, le Commissaire à la stratégie et à la prospective, qui est derrière le rapport sur les stéréotypes. Je signale que je lui consacre une certaine attention dans mes billets, quoique sur un terrain tout à fait différent : le fédéralisme, l’euro, le lobbying de la finance.


  • Furax Furax 30 janvier 2014 12:22

    Il faut revoir votre copie.
    « C’est Nabum » publie ci-dessus un excellent billet sur ce thème qui vous passionne :
    http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/parodie/article/l-agonie-du-genre-147187
    J’aime sa conclusion ;
    "Abandonnons une fois pour toutes ces « ils » ou ces « elles » qui ne sont plus qu’un lointain souvenir d’une grammaire dépassée. Le « on » fera bien l’affaire tant il est passé dans la pratique quotidienne. Il a le double avantage de se penser singulier tout en s’affirmant pluriel et comme nos chers responsables ont depuis fort longtemps choisi de nous prendre pour des « On », la boucle est bouclée !

    Genrement leur.« 

    Donc »les ONS, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnait« 

    A signaler également un excellent article de Florence Aubenas dans »Le Monde" :

    http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/01/29/a-asnieres-hlm-et-quartiers-chics-unis-contre-l-ecole-qui-met-les-enfants-en-danger_4356143_3224.h

    ll nous change un peu de l’actuelle curée médiatique des bien-pensants


  • foufouille foufouille 30 janvier 2014 12:42

    "connus de tous : l’identité sexuelle de chacun est un processus intime complexe et largement inconscient qui se construit progressivement à partir d’un faisceau d’influences qui se coordonnent et interagissent entre elles, notamment le sexe biologique et ses contraintes génétiques, l’éducation reçue, les identifications à l’Autre et les normes sociales en vigueur. Le choix sexuel final étant un compromis,« 

    donc on peut »soigner« les homos par une »bonne" éducation et société ?


    • astus astus 30 janvier 2014 13:15

      Malheureusement on ne peut pas soigner la connerie...


    • foufouille foufouille 30 janvier 2014 13:36

      "l’identité sexuelle de chacun est un processus intime complexe et largement inconscient« 

      c’est pourquoi je pose la question. si c’est mental cela se »soigne« 
      il suffit de bien formater tout petit.

       » l’éducation reçue, les identifications à l’Autre et les normes sociales en vigueur."
      donc il suffit de changer ces normes pour rendre le gamin hétéro ou homo ?

      (je l’ai pas vu dans le passé mais c’était certainement une pas bonne éducation )


  • JL JL 30 janvier 2014 13:16

    Quand on voit avec quelle unanimité les médias du PPA (pouvoir et argent)
    prennent argument sur des faits anecdotiques
    en l’occurrence une femme qui aurait dit je ne sais quoi,
    pour généraliser : ’’tous ceux qui sont opposés à ces ’expériences’ sont d’une bêtise crasse’’,
    on se dit qu’il leur est si facile de lancer eux-mêmes les pires rumeurs,
    et les monter en épingle pour discréditer tous les opposants. Trop facile.


  • JL JL 30 janvier 2014 13:17

    Pourquoi les enseignants qui ont été chargés de faire ces ’expériences’ ne nous diraient-ils pas ce qu’il en est ?

    Pourquoi n’organiserait-on pas des journées portes ouvertes pour permettre aux parents de voir ce qui se dit en classe ?

    Un célèbre ministre de l’Éducation nationale (Jules Ferry ?) disait qu’un enseignant doit pouvoir faire classe devant n’importe quel parent d’élève parce qu’il ne doit rien se dire en classe qu’ils ne pourraient entendre.

    Je crois que l’école, si elle ne peut pas faire ça n’est plus l’école de la République, de même que les médias, y compris ceux qui sont financés par la redevance, ne sont pas les médias de la République.


  • jymb 30 janvier 2014 13:27

    Prenez un quidam qui ne demandait rien à personne et répétez lui en boucle qu’il est raciste : il y a de fortes chances qu’il le devienne

    Prenez un enfant dont les préoccupations étaient d’empiler ses legos et colorier un dessin et, alors qu’il ne demandait rien à personne, fourrez lui dans le crâne qu’il faut se masturber le cerveau de ce qui est garçon, fille, différence, pas différence, bref truffez le de questionnement stupides non sollicités, potentiellement anxiogènes et laissez infuser.

    J’admire les parents qui vont devoir réparer les pots cassés


  • Lisa SION 2 Lisa SION 2 30 janvier 2014 14:19

    Salut astus,
    j suis tout à fait d’accord avec votr théori.


  • Oursquipense Oursquipense 30 janvier 2014 14:29

    Une civilisation ne forme pas des personnes libres de tout. Par exemple concernant la reproduction elle « contraint » à un renouvellement des personnes qui composent la socitété. Donc elle contraint à l’hétérosexualité.
     
    Ce qui est, dans une logique de liberté et d’égalité, parfaitement injuste. Mais comment lutter contre l’évidence : il faut les gamètes de deux héteros pour faire un homo (ou un hétéro, malheureusement dans 99% des cas la nature tombe mal) alors que deux gamétes provenant d’homos ne reproduisent rien.


  • Oursquipense Oursquipense 30 janvier 2014 15:38

    « En France aussi on constate de nombreuses inégalités qui touchent les hommes : par exemple la garde des enfants après un divorce et la circoncision des enfants, »

    C’est vrai qu’il est difficile de circoncir une autre personne qu’un garçon. En fait ici on est surtout dans une inégalité entre hommes.

    Il est surtout temps que les femmes se réveillent en occident pour affirmer qu’elles refusent qu’on les dressent contre les hommes. Cette lutte n’a vraiment aucun sens.

    Récemment j’ai vu un extrait d’une émission qui parlait du foot féminin et l’un des animateurs demandait pourquoi le football pro n’était pas mixte (comme ça arrive dans les jeunes catégories d’âge). Eh bien, quand on voit ce qu’acceptent les arbitres en terme de simple « épaule contre épaule » il est évident qu’au niveau junior et senior on verrait, en cas d’équipe mixte, la quasi-totalité des joueuses valdinguées aux 4 coins du terrain pendant toute la partie. Quand l’obsession de l’égalité en vient à nier des évidences physiques et/ou physiologiques c’est une part d’intelligence qui disparaît. 


  • marmor 30 janvier 2014 16:26

    Donc pour éviter ces « contraintes intolérables subies par les femmes » il faut dire à nos enfants qu’il n’y a ni femme ni homme ! Et le seul moyen d’expliquer celà à nos enfants, c’est de leur dire qu’ils ont le choix entre homo et hétéro.
    Ah le progrès, c’est beau !


    • Pere Plexe Pere Plexe 30 janvier 2014 18:50

      En même temps si vous êtes persuadés que la sexualité d’un individu n’est le résultat que de l’ADN profondément ancré en lui vous n’avez rien à craindre...non ?


  • spartacus le vrai pas l'autres !!! spartacus le vrai pas l’autres !!! 30 janvier 2014 16:31

    Ne pourrait on pas se demander, si tout cette histoire de rumeur ne serait pas un test d’opinion et de réactivité de la population, faite par le pouvoir, ils le font souvent avant de balancer des lois liberticides ou destructrices de nos acquis sociaux, ils balancent du lourd puis revienne en arrière, pour mieux amener la quenelle en douceur


  • Grandloup74 30 janvier 2014 17:57

     L’EGALITE DES SEXES !!!
     Serait ce la question la plus importante ? Lorsque l’on voit l’absence totale d’égalité entre les différentes couches de la population de tous les pays ? Où un patron gagne 1000 fois le salaire d’un ouvrier (autrement dit, il gagne en un mois ce que l’ouvrier gagnerait en 83 ans soit deux carrières !) Une société plus inégale tu meurs ! Et on nous amuse avec une prétendue égalité entre les sexes pour mieux faire diversion. La seule égalité que l’on peut et doit exiger, c’est l’égalité des droits et devoirs. Un homme ou une femme plein(e) de beauté, de charme etc, ne sera jamais l’égal(e) d’un corps déficient, de même un esprit embrumé ne sera l’égal d’un esprit brillant, un grand jamais l’égal d’un petit, un costaud l’égal d’un faible, un riche l’égal d’un pauvre etc. La noblesse d’esprit voudrait que l’on accepte sans discrimination des différences dont finalement on ne sait qui sort « vainqueur ». Une société est (ou devrait être) basée sur la complémentarité et non sur des comparaison qui ne sont qu’une forme de compétition qui souligne les inégalités.
     Cette « égalité » qui n’en sera jamais une n’est qu’un enfumage de plus destiné à détourner l’esprit revendicatif des peuples et à créer une division (pour mieux régner) entre hommes et femmes.
     Et pendant ce temps là, les politiques nous roulent dans la farine.


    • astus astus 30 janvier 2014 18:51
       A Grandloup74 

      Merci pour votre réponse, qui me fait associer ceci :

      L’égalité des sexes, suppose en effet celle « des droits et des devoirs » et cela n’a rien à voir avec un égalitarisme que vous dénoncez à juste titre. Comme je l’écris un peu plus haut :  La recherche de l’égalité entre les sexes sur le plan social s’enrichit évidemment de leurs différences réelles pour contribuer à rendre la société plus harmonieuse et efficiente, même sur le plan économique, comme de nombreux observateurs l’ont déjà souligné avant moi.
      Quant aux autres inégalités, notamment de salaire, elles sont en effet inacceptables mais pointer les unes empêche-t-il de dénoncer les autres et d’essayer que cela change ? Si l’on va par là la faim dans le monde est un sujet encore plus préoccupant et vous n’en parlez pas non plus. Vous dites que ce débat sert à faire diversion, mais à votre avis qui a lancé ces rumeurs et peut-on dans une démocratie rester les bras croisés face à d’évidentes contrevérités lancées sciemment par des officines troubles dans le but de fragmenter encore plus le corps social ? On reste là et on attend que cela passe ? 


    • Grandloup74 30 janvier 2014 21:54

       Je parlais de l’égalité des sexes telle que la question est soulevée en France. Je ne fais pas un article et n’ai pas voulu répertorier toutes les inégalités du monde. Ce serait un autre débat. On peut soulever la question, et je peux apporter mon point de vue, ce que j’ai fait. Ce que je dénonce, c’est le dogme de l’égalité à tout prix, ce qui tend à amener à une uniformisation de tout : Valeurs, langage, comportement, habillement, pratiques, etc.
       Un tableau n’est beau que par le diversité des couleurs qui le composent. On ne cherche pas à définir que le blanc doit être l’égal du rouge ou du noir. Chaque être est différent, point final.
       L’égalité des sexes est aussi stupide que l’égalité de la mer et de la montagne : les deux sont beaux et DIFFERENTS ! Le jour où les femmes ressembleront à des hommes, le jour où l’homosexualité sera la règle, la planète retrouvera un équilibre par la diminution du nombre d’humain ce qui finalement sera une bonne chose pour elle.
       Le reste ne sert qu’à créer une scission au sein du corps social, comme vous le soulignez, et je pense que c’est plutôt inutile actuellement ! Il vaut mieux accepter et apprendre à aimer les différences.


  • vesjem vesjem 30 janvier 2014 19:46

    « Pourquoi les enseignants qui ont été chargés de faire ces ’expériences’ ne nous diraient-ils pas ce qu’il en est ? »
    Et pourquoi ON ne laisserait pas toute l’éducation en l’état pour ne pas engendrer une connerie de genre « la théorie du genre » ;
    en fait , cette foutaise machiavélique est bien « dans les cartons » européens pour des raisons francmac obscures , mais qui ont un sens pour ces tarés ;
    Et ON se rend compte que le sujet fait l’actualité et draine des idiots convaincus ou des suppôts de Satan 


  • francesca2 francesca2 30 janvier 2014 20:25
    Oui, Ripostelaique et le Figaro ont bon dos, ça c’est sur le site de l’EdNat :
    ’apprentissage de l’égalité de la maternelle au lycée

    2013 constituera une année de mobilisation pour « l’égalité à l’école » associant l’ensemble des acteurs éducatifs et associatifs.

    La construction, dès le plus jeune âge, dès la maternelle, d’une éducation qui porte et transmet la culture de l’égalité entre les sexes est un impératif républicain. Pour que l’école adopte une pratique quotidienne de l’égalité, le ministère de l’éducation nationale lance plusieurs chantiers s’inscrivant dans les priorités définies par la convention interministérielle pour l’égalité entre les filles et les garçons, entre les femmes et les hommes dans le système éducatif. Cette convention, qui sera reconduite pour la période 2012-2017 dans les semaines qui viennent, est désormais copilotée par le ministère de l’éducation nationale et le ministère des droits des femmes. Elle engage également la signature des ministères de l’enseignement supérieur et de la recherche, de l’agriculture et du travail. Elle définit trois grands axes d’action : la transmission d’une culture de l’égalité entre les sexes, l’engagement pour la mixité dans toutes les filières de formation, la promotion du respect mutuel entre les sexes.

    Une culture de l’égalité : la lutte contre les stéréotypes de l’école maternelle au lycéeEn primaire : l’ABCD de l’égalité

    La création du programme « ABCD de l’égalité », qui s’adresse à l’ensemble des élèves de la grande section de maternelle au CM2 et à leurs enseignants, vise à déconstruire des stéréotypes de genre. Une documentation pédagogique, coproduite par le ministère des droits des femmes et le ministère de l’éducation nationale, sera mise à la disposition des enseignants sous forme physique et numérique. Cet outil pédagogique permettra de travailler sur les connaissances, les attitudes et les comportements des enseignants et des élèves en matière d’égalité filles-garçons et sera accompagné d’une formation. En cours d’élaboration, il sera expérimenté à la rentrée 2013 dans cinq académies et fera l’objet d’un protocole d’évaluation pour être généralisé dans toutes les écoles à la rentrée 2014.


    Alors, CONCRETEMENT, comment « déconstruire les stéréotypes de genre » à la maternelle ? 


    • izarn izarn 30 janvier 2014 21:51

      Bon c’est du fascisme élementaire...Tellement c’est débile.
      C’est de la manip : Freud le disait : Il faut formater les gosses avant 5 ans...C’est la méthode pour fabriquer des homosexuels, des pédophiles et des criminels contre l’humanité...
      Aprés, trop tard ! Queunelle de 175 !
      Ben oui, je me rappelle à 6 ans d’un curé qui m’expliquait le mystere de la sainte trinité...
      Depuis je suis haté...Parceque le Saint Esprit dans la Sainte Vierge, effectivement c’est un mystere insoluble...


  • izarn izarn 30 janvier 2014 20:36

    Mias c’est n’importe quoi !Bien entendu qu’avec la culture vous allez transformer un homme en femme ! Bien sur ! Vous en etes fiert ? Vous etes fiert de démolir la sexualité naturelle de vos enfants ? Mais bien sur vous le pouvez, espece de terroristes dégénérés !
    L’homme est manipulable, vous pouvez transformer une femme en homme, et vice versa.
    Bravo ! Mais les salopards, c’est VOUS !


  • Zobi Zobi 30 janvier 2014 22:39

    Mais comment et pourquoi vouloir déconstruire une identité si elle n’est pas encore créée ?

    La question de l’identité, des stéréotypes, etc... se pose avec l’âge, mais pour un jeune, cela n’a pas de sens, sauf si cette idée ne sert finalement qu’à assurer la transition d’un formatage mental à un autre.

  • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 31 janvier 2014 05:07

    "l’identité sexuelle de chacun est un processus intime complexe et largement inconscient qui se construit progressivement à partir d’un faisceau d’influences qui se coordonnent et interagissent entre elles, notamment le sexe biologique et ses contraintes génétiques, l’éducation reçue, les identifications à l’Autre et les normes sociales en vigueur."

    Faux. Voilà l’exemple d’une définition vainement laborieuse, complètement tirée par les cheveux et grossièrement erronée. Une définition de tartuffe, justement.

    Il faut donc vous corriger. 

    L’identité sexuelle est l’unité indissociable de la détermination sexuelle biologique et de l’orientation sexuelle de la psyché. Se sentir homme dans un corps d’homme ou se sentir femme dans un corps de femme, voilà l’identité sexuelle. En revanche, se sentir homme dans un corps de femme, ou femme dans un corps d’homme, est évidemment un trouble de l’identité sexuelle. Dans cette situation, il n’y a pas identité sexuelle, mais il y a inversion sexuelle. L’inversion sexuelle est le contraire de l’identité sexuelle et non une forme particulière d’identité sexuelle.

    Et cela est également valable pour les singes, les vaches, les chats et les castors. Que penser d’un animal qui se sentirait guenon dans un corps de singe mâle ? Que penser d’un être humain qui souffrirait psychologiquement de ne pas avoir de nageoire parce qu’il se sentirait intérieurement être un dauphin ?


  • Onecinikiou 31 janvier 2014 08:19

    « Le choix sexuel final étant un compromis, parfois conflictuel et douloureux pour le sujet, entre ces différents apports »


    Il n’y a pas équivalence entre les différents apports que vous citez, là se trouve être l’escroquerie intellectuelle que vous relayez complaisamment.

    Votre « libre choix » se réduit en réalité à la prééminence déterministe du facteur biologique et est conditionné par lui, essentiellement :


    Ce qui corrobore ce que rappelle fort justement Gaspard Delanuit : l’idée selon laquelle l’on pourrait choisir son identité de genre indépendamment de son sexe biologique, que la culture au final primerait voire s’affranchirait de l’état de nature, est au mieux une incompréhension formelle de ce que revêt la simple normalité (au sens littéral), au pire une imposture grossière aux desseins éminemment idéologiques. 

  • eric 31 janvier 2014 08:23

    Total respect ! Contrairement a a peut prêt tous les autres, vous avez tenté d’aller au delà du communique officiel et d’ajouter des réflexions qui ont l’air de vous être propre...
    Ou peut être plus exactement avait vous choisit de prendre le risque d’aller plus loin dans la description exacte des absurdités que défend ce pouvoir, la ou celui-ci préfère un profil très très bas...

    http://www.liberation.fr/societe/20...
    http://www.lelibrepenseur.org/2014/...
    http://www.lelibrepenseur.org/2014/...
    http://www.snuipp.fr/Journee-de-ret...
    http://www.huffingtonpost.fr/2014/0...
    http://www.alterinfo.net/Mise-en-ga...

    http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/ah-ces-rumeurs-147166?debut_forums=0#forum3936064

    Voir aussi l’edito du Monde, le NO, la FCPE, etc... bref, tous les gens, financés par l’état, satellites ou supplétifs du PS. On a rarement été aussi loin dans le copie colle servile...

    Bon, dans l’ensemble, vous « n’osez pas trop ». Il y a absolument tout les mots et concepts du COC (communiqué officiel commun).

    Il faut bien voir qu’il n’y a pas que les cons, il y a aussi les génies, les héros, les révolutionnaires, les prophètes etc... qui osent tout

    Rumeur ? Ce n’en est pas une. C’est une initiative civile civique citoyenne qui invite les parents a consulter les sites officiels et a se demander si ils sont d’accord.

    École obligatoire ? Non,instruction d’après les droits de l’homme et a a partir de 6 ans.

    Etc... le COC, oui, est bourré de rumeurs, de vraies..

    Ok, vous reprenez texto les éléments de langage sans trop réfléchir.

    Après, la ligne générale, c’est :« ce sont des populations fragiles, souvent migrantes, peu cultivées et »victimes« . Vous allez directement a »ce sont des cons manipulés« . Au fond, c’est la même chose, mais ce n’était pas un hasard si le ministre prenait des pincettes. Ici, vous prenez des risques. Ces choses la, les socialistes les pensent mais ne les disent pas...

    Surtout vous faites l’erreur de révéler le fond du problème : »des rapports intimes et complexes, essentiellement liés a l’inconscient et a l’état d’une société".

    Le parti socialiste veut triturer l’inconscient, l’intime de nos gosses et, par l’instrument de l’État, accoucher d’une société nouvelle, d’un homme nouveau.

    Ce n’est pas un projet illégitime par nature, même si il rappel a l’évidence toutes les heures les plus sombres de notre histoire. 

    Mais il est non moins dans l’esprit de le démocratie que l’on ait le droit de ne pas y adhérer.

    En définitive, c’est surtout parce que toute opinion différente vous semble factieuse que vous êtes un fasciste...


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