mardi 5 septembre - par Libertad14

Les vautours guettent avant de se repaître

     Si pour obtenir la renommée, être couronné de lauriers il faut se déjuger, trahir ses idéaux alors je dis NON. L’intérêt d’une minorité ne doit pas se construire au détriment de la majorité du peuple

 L’illusion a fait place à la réalité, hier la loi El Khomri donnait le ton de l’offensive patronale en direction des droits des salariés, mais aujourd’hui c’est bien la triste réalité qui se met en place. La réforme du code du travail voulue par la caste dirigeante patronale, non seulement va renforcer le pouvoir du Capital dans les entreprises, mais porte atteinte à la dignité des travailleurs. Dans l’avenir, la toute puissance patronale pourra licencier, réduire les effectifs, pratiquer une politique salariale ou des conditions de travail déplorables sans avoir à rendre compte à personne, marginaliser voire rendre inopérants les syndicats de lutte et les militants actifs et pour couronner le tout, ils limitent le pouvoir les conseils de Prud’hommes s’assurant du même coup l’impunité en cas de débordement

 Voila bien l’objectif de Macron et sa clique, manœuvrés par le MEDEF « rendre aux patrons les pleins pouvoirs politiques et économiques du pays ». Oui, il s’agit bien d’un retour en arrière ou le salariat s’apparentait plus à un esclavage qu’à la reconnaissance du droit des salariés.

 Nous arrivons à la croisée des chemins : fort de sa puissance le patronat qui détient les forces politiques, la puissance économique et les grands moyens d’expression, veut asservir définitivement la classe ouvrière en s’accaparant le pouvoir de la rue.

Face à cette situation la mobilisation doit être sans précédent, aujourd’hui les travailleurs doivent montrer leur détermination, comme ils l’ont fait contre la loi El Khomri, montrer que dans un pays démocratique ce n’est pas seuls les pouvoirs des patrons qui doivent faire loi.

 Nous savons et avons déjà vécu des trahisons, la lutte ce n’est pas se faire plaisir, ce n’est pas non plus flatter son égo, ni de savoir quelle organisation syndicale sera la première de France. La lutte c’est prendre part à la défense des acquis, prendre part à l’évolution et au progrès. Mais en aucun cas nous ne pouvons cautionner le recul de nos droits, nous voulons travailler dignement dans le respect de l’humain.

 Devant les prétentions patro-gouvernemental, l’importance ce n’est pas le sigle, ou le nom qui à de l’importance, mais le rassemblement de toutes les forces opprimées : travailleurs, chômeurs, étudiants, retraités et tous ceux qui ont compris et pris fait et cause contre ces inégalités et injustices. En criant haut et fort notre opposition à la politique du tout patron nous refuserons de pactiser avec le diable, nous démontrerons qu’aucune démocratie ne pourra se faire sans la participation de la classe ouvrière.

 Cette minorité bourgeoise (27% des inscrits aux élections) qui entend imposer ses intérêts, son modèle de société, ne pèsera pas lourd face aux 73% qui s’y sont opposés.

Refusons de devenir les charognes de ces vautours !!

 

03/09/2017



15 réactions


  • Daniel Roux Daniel Roux 5 septembre 09:57

    Soyons bien persuadés qu’aucune entreprise normale n’embauche de personnel dont elle n’a pas besoin.

    Il n’y a que les hommes politiques et les banquiers, qui s’attribuent et se distribuent, des places aux fruits bien juteux, financées par des taxes, des droits de passage ou des revenus contraints.

    La raison d’être est de faire du profit. A défaut, elle fait faillite ce qui a des conséquences tant pour salariés, y compris ceux des clients et fournisseurs.

    La question ne devrait pas être le licenciement d’un salarié mais sa réparation en cas d’abus manifeste et le revenu de cette personne pendant sa période de chômage.

    La justice prudhommale est un scandale républicain. Rien ne justifie, sinon l’intérêt de la classe exploitante, cette justice d’exception délivrée dans des conditions déplorables. Qui n’a pas assisté à une séance d’un de ces tribunaux ne peut imaginer les conditions iniques que subissent les salariés.

    Perso, j’ai vu des séances annulées où plus de 100 personnes attendaient un jugement, sous des prétextes aussi futiles qu’une mésentente de bienséance entre juges.

    Sans compter cette ignominie qui consiste à reporter sans cesse les jugements sous divers prétextes, alors que le salarié est obligé d’être présent, ou à ne jamais accepter de perquisition de l’entreprise pour obtenir les documents indispensables aux salariés. 

    Sinon, une entreprise n’a pas vocation à faire œuvre sociale. Transférer le financement de la politique familiale de l’entreprise au budget de l’état n’est pas une atteinte aux droits de travailleurs.

    A contrario, permettre à l’entreprise de déroger au Code du Travail, en est une. La complexité tant décriée par le patronat du Code du Travail est le résultat des multiples dérogations qu’il a exigé et obtenu.

    Financièrement et techniquement, il devrait revenir à l’entreprise d’assurer la formation professionnelles des salariés, notamment par l’apprentissage, et non pas à l’état, dont la mission ne devrait être que d’assurer la transmission du savoir académique.


    • Croa Croa 5 septembre 12:35

      À Daniel Roux
      D’accord mais pas sur tout : L’enseignement professionnel public est excellent. C’est bien mieux généralement d’apprendre un métier dans le technique que par l’apprentissage chez un patron même s’il y a d’excellentes exceptions.


    • Daniel Roux Daniel Roux 5 septembre 15:51

      @Croa

      Bonjour,

      L’’enseignement public est de bonne qualité, surtout s’il dispose des moyens nécessaires mais les budgets sont limités. Il est indispensable de faire des arbitrages entre ce qui est de la responsabilité de la Nation ou de l’entreprise.

      D’autant que les entreprises osent se plaindre de ne pas trouver suffisamment de personnel formé aux techniques qu’elles recherchent.

      Ce qui démontre que ce qui est rare n’est pas obligatoirement cher, vu les salaires horaires dérisoires proposés à certains professionnels recherchés.


  • HELIOS HELIOS 5 septembre 10:58

    ... il faut arreter les fantasme !


    Des que vous deconnectez l’entreprise-acteur economique-producteur de biens et de sevices... de sa finalité sociale... c’est a dire lorsque vous la reduisez a une source de revenus pour laquelle l’unique objectf est la maximisation de sa rentabilite... vous contrevenez a la performance sociale at vous avez invariablement 6 millions de chomeurs.
    ... et cela compensés par des aides dont les effets pervers son en train de détruire les modèles sociaux les plus efficaces pour les remplacer par des modèles comptables, donc inhumains !!!

    Le collectivisme, exactement comme la financiarisation sauvage ont exactement le même résiultat si ce n’est la même finalité. Un jour, qui n’est pas si loin, nous auront des penuries volontaires car les acteurs economiques arbitreront entre la satisfaction du besoin de masse et la satisfaction de l’optimun de rentabilité dont le modèle poussé a l’extreme serait ... pour cet exemple... plus efficace de fabriquer 10 biens vendus 1000 plutot que 100 biens vendus 100 ! C’est le même chiffre d’affairee mais la marge est superieure puisque les moyens de productions sont inferieur !
    D’ailleurs, le modèle « ecologique » est en train d’utiliser cette option pour installer son mensonge et sa main mise sur les esprits.


    tout cela pour dire que ce n’est pas le patron qui est la cause de ces disfonctionnements, c’est l’ecosysteme economique qu génère des structures qui lui sont adaptées

    La finalité sociale de l’entreprise existe et c’est pour cela qu’il vaut mieux de mettre le dogme communiste (ou financier) dans sa poche si on veut dune société humaine.

    Cela se passe, non pas par la révolution, le modèle liberal est déjà choisi, mais par un controle effectif de l’etat sur le fonctionnement de la société, c’est a dire une incorruptibilité (anti-lobby), une politique industrielle, une strategie de développement... de ce même état et plus globalement une valorisation de l’honneteté économique... ces deux options etant loin, tres loin de ce qui se passe actuellement... et au passage, pas mal d’ajustement dans les myriades de reglements, qui nous régissent.

    Les lois sur le travail sont toutes déjà obsoletes, car il n’y a pas de sincerite dans aucune des parties... l’etat n’est plus un arbitre, il a été pre-empté par une bande de gangsters, point barre.



  • Croa Croa 5 septembre 12:31

    « comme ils l’ont fait contre la loi El Khomri » Ah bon ? Elle n’est pas passée la loi El Khomri ?
    *
    Cet auteur est bien méchant avec les vautours, ces éboueurs de la nature qui ne tuent jamais !


  • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 5 septembre 17:57

    @ Daniel Roux

    Sinon, une entreprise n’a pas vocation à faire œuvre sociale. Transférer le financement de la politique familiale de l’entreprise au budget de l’état n’est pas une atteinte aux droits de travailleurs

    Bonjour,

    Si ! C’est une atteinte aux droits des salariés, nous le voyons bien avec la Sécurité Sociale et le transfert par l’impôt - CSG - des « cotisations salariales » Patronat/salariés dont le patronat depuis Giscard ne veut plus s’acquitter. Vous pensez ! 

    Nous avons une véritable atteinte aux droits des travailleurs ou salariés avec le CICE qui a profité exclusivement au Entreprises, avec près de 20 milliards d’Euros d’exonérations fiscales en 2017, 17,3 Mds E dés sa mise en place en 2013 ! alors que pas un emploi n’a été créé, ce qui était la contrepartie Je passe bien sûr, sur les noms des premiers bénéficiaires de ces mesures, ils sont connus, voir Wikipédia - CICE.

    J’aimerais bien que l’on m’explique ce qu’entend le patronat par « coût moyen du travail », mais il est facile de le deviner : le dumping social ! soit, faire travailler les gens avec des salaires misérables. Nous sommes entrain de faire avec cette loi scélérate, loi pompeusement appelée loi Travail, et qui n’est qu’une entreprise de casse sociale sans précédent, depuis 70 ans, depuis le CNR et toutes les lois votées dans le sens de l’amélioration du sort du salarié, un grand bond en arrière dans le XIXe siècle. Tout cela pour que des « affreux », puissent continuer à se « gaver sur la bête » !


  • zygzornifle zygzornifle 5 septembre 18:49

    Héééé oui , les vautours sont « en marche » .....


  • Le421 Le421 5 septembre 20:29

    La seule chose qui me fait rigoler, c’est, qu’en définitive, Macron nous envoie sur la route de la misère encore plus vite que les autres.
    Et je pense depuis longtemps qu’il n’y a plus qu’un peuple affamé, je dis bien affamé, pour finir par se révolter...
    Le dernier gag de l’appel aux propriétaires à baisser les loyers de 5€ - soit faire financer par ceux-ci la connerie de la baisse des APL - démontre, s’il en était besoin, que nous avons à faire à une équipe de Pieds Nickelés, jean-foutre et incapables...
    Franchement, je vous le dis, on va atteindre le fond du fond !!
    En Marche !
    Gloup gloup gloup gloup !!
    Chef ! Y’a trop d’eau chef !!
    Gloup gloup gloup gloup...  smiley


    • Croa Croa 5 septembre 23:33

      À Le421,
      Des Pieds-Nickelés les marcheurs.... Vraiment ? Si le bailleur baisse son loyer de 5€ la baisse de l’APL n’est plus de 5€ pile mais de 5€ et des poussières (quelques centimes.)
      *
      Il n’y a pas de petits profits smiley

      (Là où ils se plantent c’est qu’il n’y aura pas un seul bailleur qui baissera son loyer.)


    • canard 54 canard 54 6 septembre 06:59

      @Le421

      Macron il est bon à rien et capable du pire...


    • Le421 Le421 6 septembre 15:10

      @Croa
      C’est ce que je pense.
      S’imaginer un seul instant (hormis un allumé qui voudra passer à la télé) que les propriétaires vont baisser les loyers de 5€ tient de la niaiserie, au bas mot.
      Et après, ceux qui ont des prêts immobiliers vont demander au banquier de baisser les traites.

      Non mais ils sont carrément cons ou quoi ??

      C’est comme le CICE.

      Du fric ? Ouaiiiis ! Un million d’emplois.

      Total, 40 milliards pour 100.000 emplois maintenus. Créés, on cherche à voir...
      Soit 40.000.000.000 divisé par 100.000, vous savez compter comme moi.
      Si ça ce n’est pas des emplois aidés, moi, je suis évêque !!

      400.000€ par emploi et par an !!
      Sûrement des emplois de PDG, alors !!  smiley


    • Le421 Le421 6 septembre 15:11

      @Le421
      Je précise que le CICE, c’est du Macron tout craché...


  • pemile pemile 5 septembre 23:52

    @Libertad14

    Pour le référendum à l’initiative de l’employeur, cela pourra aussi toucher au temps de travail ?

    Et cette histoire de vote négatif à ces référendum considéré comme motif de licenciement, vous avez des infos ?


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