samedi 22 février - par Jordi Grau

Lettre ouverte aux syndicats

Macron et Philippe sont au service d'un capitalisme radicalisé, qui ne fait même plus semblant de négocier avec les « partenaires sociaux ». Méprisés, humiliés par le gouvernement, les syndicats auront-ils le courage de se radicaliser à leur tour ?

JPEG

Avant d'en venir au vif du sujet, je voudrais prévenir deux malentendus. D'abord, cette lettre s'adresse en priorité aux personnes constituant la base des syndicats. Il y a peu de chance, en effet, que les secrétaires nationaux la lisent. De plus, j'ai bien peur qu'ils ne changent pas de stratégie s'ils ne sont pas fortement poussés par leur base.

Ensuite, ce texte n'est pas un pamphlet antisyndical. J'appartiens moi-même à un syndicat (le SNES-FSU, pour ne pas le nommer), et je conseille aux personnes qui me lisent de faire comme moi, si elles ne l'ont pas encore fait. Malgré leurs imperfections, les syndicats sont utiles, voire indispensables, pour défendre les salarié-e-s sur leur lieu de travail – surtout en cette période où le management devient de plus en plus impitoyable, et où les droits des travailleurs et des travailleuses s'amenuisent comme peau de chagrin. Et puis, le meilleur moyen de remédier aux défauts des syndicats, c'est d'y entrer afin de renforcer leur pouvoir (leur faiblesse est en grande partie liée à un taux de syndicalisation très bas) et de les amener à se réformer de l'intérieur.

Cette remarque m'amène à l'objet de cette lettre ouverte.

Publicité

Chers syndicats,

Je fais partie de ces militants qui vous trouvent trop timides. Certes, les choses commencent à changer. Les mots « grèves reconductibles » et « caisses de grève » sont plus présents qu'auparavant dans vos discours. Mais les vieilles habitudes ont la vie dure. L'intersyndicale nationale, à l'issue de la journée de grève et de manifestation du jeudi 20 février a appelé.... à une nouvelle journée de grève et de manifestation le 31 mars.

Ces journées isolées, à l'évidence, ne dérangent guère le gouvernement. Elles s'apparentent de plus en plus à un rite, dont l'efficacité n'est plus que symbolique. Au mieux, elles entretiennent un peu les braises de la colère sociale, et c'est une des raisons pour lesquelles j'y participe encore. Mais souffler un peu sur les braises ne suffit pas à rallumer un feu. Voilà pourquoi une coordination nationale interprofessionnelle a appelé récemment à une semaine noire à partir du 16 mars. https://paris-luttes.info/appel-de-la-coordination-nationale-13487

D'autres personnes – parfois les mêmes – pensent qu'il faudrait organiser l'occupation permanente et massive d'une place de Paris, comme cela s'est fait dans d'autres pays. Les deux types d'actions (grève durable et manifestation durable) ne sont d'ailleurs pas incompatibles. Le plus important, c'est qu'il y ait beaucoup de gens mobilisés. Les manifestations de décembre dernier, voire de janvier et de février, étaient loin d'être ridicules. Mais elles n'étaient à l'évidence pas suffisantes pour faire plier le gouvernement. Il en va de même pour les grèves. Même si elles ont été massivement suivies dans certains secteurs (SNCF et RATP, notamment), il aurait sans doute fallu que bien d'autres secteurs de la société suivent le mouvement pour qu'on parvienne à bloquer le pays. L'agitation sociale n'a pas disparu, comme en témoignent notamment les nombreux lycées où les épreuves du bac ont été fortement perturbées, voire annulées, malgré une répression policière très inhabituelle. Mais tous ces mouvements épars, aussi impressionnants soient-ils, ne constituent pas encore une mobilisation globale de la société. 

Parviendrez-vous à organiser une telle mobilisation ? Personne ne peut le savoir. Ni une grève générale ni l'occupation durable d'une place ne se décrètent d'en-haut. Ayant peu d'adhérents, vous ne pouvez à vous seuls créer un mouvement social massif, c'est une évidence. Mais vous pouvez y contribuer. Une chose est sûre : maintenir la stratégie des « journées d'action » est le meilleur moyen d'achever le mouvement actuel.

Publicité

Que faire, alors ? Personne n'a de recette miracle. Je crois tout de même que vous pourriez au moins faire l'effort d'adresser aux travailleurs et aux travailleuses un discours de vérité.

Ce discours pourrait ressembler à ça : « L'oligarchie politico-financière s'est radicalisée. Elle entend appliquer son agenda néolibéral dans son intégralité, sans faire aucune concession. Destruction totale du droit du travail, des services publics, de la sécurité sociale (retraites, assurance-maladie, famille), de l'environnement... rien ne nous sera épargné si nous ne réagissons pas avec vigueur et constance. Face à un capitalisme fanatique, le syndicalisme doit se radicaliser, c'est-à-dire retrouver ses racines révolutionnaires. Les Trente Glorieuses sont bel et bien mortes. Nous ne pourrons plus arracher des conquêtes sociales par le jeu habituel des négociations : ni le patronat ni le gouvernement ne veulent plus négocier. Même les syndicats « réformistes » qui, à défaut de véritables réformes, espèrent obtenir un adoucissement de la régression sociale, sont traités avec mépris par ceux qu'ils courtisent. Le dirigeant de la CFDT prétend avoir obtenu la suppression de l'âge pivot, mais il sait très bien que ce dernier est aussitôt réapparu sous le nom d' « âge d'équilibre ». Bref, nous n'avons rien à gagner à être gentils, à vouloir discuter comme des gens civilisés. Civilisé, le gouvernement l'est de moins en moins. Sa seule réponse à nos revendications, c'est le mépris et la brutalité policière. Voilà pourquoi nous proposons aux travailleuses et aux travailleurs de ce pays de faire massivement grève durant la semaine du ….. et/ou d'occuper durablement la place de.... à partir du..... »

Ce discours serait-il entendu ? Aurait-il une efficacité suffisante ? Il est sans doute impossible de le savoir. Mais le pire n'est pas toujours sûr. Quand Churchill, dans une période plus noire encore que la nôtre, a promis aux Britanniques du sang et des larmes, il les a séduits par sa franchise. Je crois, même si je n'ai aucun moyen de le prouver, que les travailleuses et les travailleurs de ce pays souhaiteraient qu'on leur parle avec la même sincérité, la même dureté, le même courage. Rien de plus démotivant que la mollesse, l'indécision ou la routine, trois maux qui rongent le syndicalisme aujourd'hui. Vous devez, chers syndicats, jeter définitivement aux orties votre bel habit de « partenaires sociaux » et redevenir ce que vous étiez autrefois : des adversaires sociaux, des combattants de la justice et de la liberté, des défenseurs des classes populaires contre les prédateurs de la bourgeoisie capitaliste.

J'ajouterai un mot pour finir : vous serez d'autant plus forts que vous chercherez moins le pouvoir. L'obsession du contrôle, voilà ce qui tue le syndicalisme. C'est elle qui pousse, bien souvent, les dirigeants syndicaux à calmer les ardeurs de la base et à étouffer dans l’œuf toute initiative un peu innovante. C'est elle qui crée des divisions stériles entre les syndicats, mais aussi entre les syndicats et d'autres organisations, comme les Gilets jaunes. Votre rôle, chers syndicats, c'est d'aider les gens à lutter, non de les brider. C'est de créer des liens entre les forces sociales, non de les diviser. Le plus beau succès d'un syndicat, en somme, c'est de se laisser déborder, c'est de participer à un mouvement qui le dépasse.



55 réactions


  • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 22 février 10:03

    Déjà qu’ils retrouvent leurs couilles et leurs dents ^^


    • HELIOS HELIOS 22 février 15:12

      @bouffon(s) du roi

      Personne ne les a perdus !!

      Il se passe que ce sont les banques et la marchandisation de tout qui bloque les grèves. Supposons que demain, les banques qui ne perdent rien, accordent un credit en avançant le revenu de leurs clients sur les mois qui suivent le conflit social.... croyez vous que la greve se soit arretée a 50 jours . 
      Les banques pourraient aussi bloquer sur les comptes de grèves (a leur profit temporaire) 30% des factures institutionnelles et des entreprises concedées (impots, amende, energie, eau etc)... restituable apres signature des accords de fin de grève.

      Jamais, le gouvernement aurait automatiquement cédé et même, je pense que la simple possibilité de faire ces avances aurait contraint le gouvernement a ceder quasi immediatement.

      Il n’y a pas de contre pouvoir sans actions économiques liées et le pouvoir tient les banques dans sa main... il vient d’où Macron, déjà ???

      Note pour l’auteur... pourquoi écrire : « défendre les salarié-e-s sur »... en français, lorsque il y a féminin et masculin, c’est la forme masculine qui prévaut etant alors assimilée a du neutre. Il n’y a pas de sexisme a respecter la langue. Ce que vous faites, même si cela est permis, est une forme de mepris pour notre langue.... c’est a dire en fait une impolitesse dans un comportement grammatical... comme d’ailleurs plus loin, de citer deux fois « les travailleuses et les travailleurs » un seul terme est suffisant et c’est « travailleurs » et cela n’exclu pas les femmes qui travaillent.

      Vous semblez contester, mais vous faites partie des soumis... réveillez vous !


  • Spartacus Lequidam Spartacus 22 février 10:19

    Voici donc la France des syndiqués. Pire que la caricature.

    Quand des syndicats ne représentent plus que des corporations qui veulent se répartir les impots et en faire profiter ses avantagés qui en détournent les bénéfices dans des concept de « régimes spéciaux » pour ses membres et corporations et utilise la violence pour cela on appelle cela une Mafia.

    Une Mafia qui vit en autarcie dans le monde la gamelle de l’état qui ne se parlent plus qu’entre eux et vivent dans le monde du titre de noblesse « statutaire ».

    95% des syndiqués dans la rue sont ne sont pas dans le droit universel commun, mais des exceptions appelées « régimes spéciaux »....

    Cynisme !


    Un comportement de meute et horde de chiens mauvais et méchants qui refuse que la gamelle des retraites soit identique pour tous maintenant qu’ils ont goutté à l’injustice des galles spéciales, ils ne peuvent plus s’en passer...

    Ils veulent pour leurs caste un plus grosse gamelle, une gamelle aux « régimes spéciaux ».

    Des cyniques privilégiés qui chient sur la société et veulent imposer à la majorité silencieuse passible la violence, la destruction pour garder des archaïsme de régimes spéciaux.

    Les syndiqués d’aujourd’hui sont les corporations de fonctionnaires agents de l’état et entreprises publiques.

    Les minorités de privilégiés de l’abondance de la violence de l’état (impôts), qui refuse de créer de la richesse mais vivre sur le dos de celle des autres....

    Les enfants gâtés de l’abondance capitaliste, qui ne veulent pas créer de richesse mais profiter de celle des autres par la violence de l’impot.

    Ils adorent se faire passer en misérabilistes représentant des « ouvriers » écrasés par le grand capital. C’est la guignolereie pure... Que des obligés de l’état....


    • JulietFox 22 février 15:29

      @Spartacus
      Ah Scartapuss. J’ai lu que vous sévissiez aussi sur lez forum de Marianne.
      Et toujours avec ce mépris des autres.


    • chantecler chantecler 22 février 17:59

      @Spartacus
      Ché Chur !
      D’ailleurs P.Pétain sous l’état français les avait interdits , eux et d’autres mouvements .
      On sait ce qu’il en est advenu de la doulce France , pendant 5 ans .


    • Gasty Gasty 23 février 09:19

      @Spartacus

      J’ai vu que vous aviez rédigé un infâme article de la sous-culture de la société de consommation.

      C’est un collector qui mérite de passer la modération.


    • Un des P'tite Goutte Un des P’tite Goutte 23 février 10:56

      @Spartacus

      Faux. Je descend dans la rue par répugnance contre l’injustice et tout ce que cette néo-dictature veut imposer à d’autres que moi, aussi : jeunes, futurs travailleurs, travailleurs, entrepreneurs, de tous genres actuels etc. exceptés les profiteurs de ce système.
      Je descend dans la rue par devoir, contre un mal qui touche la grande majorité des habitants de ce pays. C’est tout. Quand aux syndicats, les choses ne sont pas si simples. Nécessaires à la base, ils pourrissent en montant et comme les salades, ne sont plus comestibles, rémunérés par la CES. Ils ne sont pas que corporatistes, ayant permis par le passé à obtenir des garanties pour ne plus se faire bouffer par des ogres types décrits dans Germinal par exemple, et utilisant des professions du rail comme outils pour paralyser et impacter le pays. Stratégie, donc, même si des régimes spéciaux, qui d’ailleurs ne représentent pas grand choses dans les finances publiques, sont imbuvables par leurs iniquités, leurs privilèges.
      La situation est suffisamment grave pour qu’on se positionne au-dessus des mêlées, comme celle public/privé.


    • Steph87 23 février 11:07

      @Spartacus
      "Les enfants gâtés de l’abondance capitaliste, qui ne veulent pas créer de richesse mais profiter de celle des autres par la violence de l’impot."...hmmm ! C’est tout moi ça !!!

      😁J’adore les syndicats !!!


    • Spartacus Lequidam Spartacus 23 février 15:10

      @Un des P’tite Goutte

      Faut il rire ou pleurer ?

      La prochaine fois avant de descendre dans la rue commencez par vous poser des question sur la cohérence du ridicule de votre pensée à la répugnance 2 poids 2 mesures...

      Expliquer dans le même texte la « répugnance de l’injustice » et de l’autre défendre l’iniquité la pire, celle des différences en droits que sont les régimes spéciaux mérite son pesant d’incongruité et de comique....   smiley  smiley

      « répugnance contre l’injustice »...
      Sortez pas une niaiserie pareille... Vous êtes l’exemple 100% contraire et montrez au contraire une hypocrisie immorale indécente...

      Défendre l’injustice c’est refuser que des gens se servent plus que d’autres...
      C’est tout l’inverse, vous êtes dans la rue pour l’injustice des castes......

      « La situation est suffisamment grave pour qu’on se positionne au-dessus des mêlées, comme celle public/privé. »

      C’est tabou le débat ? Au non de quoi faudrait-il ne pas le poser sur la table ?
      Ça contrarie votre idéologie et vos intérêt de dépendant de l’état qu’on vous mette pleine face la vérité..

      La répugnance c’est ça, quand on on refuse de monter la vérité ...


    • Un des P'tite Goutte Un des P’tite Goutte 23 février 17:44

      @Spartacus

      Eh ça gueule, et ça gueule. Sa marque de fabrique. Ça n’est pas de cette façon que le spartamachin, il va faire avancer les choses. Julien Assange me fait chialer de douleur comme d’innombrables choses sur cette planète, dont les raisonnements toujours mono-orientés, sclérosés, étroits mais prétendument « libertariens » ici présents.

      D’où qu’il soit, du public comme du privé, de gauche comme de droite, riche, pauvre, etc., un homme peut toujours se comporter comme un salaud vis-à-vis d’autrui. Seul celui qui a travaillé sur lui-même et continue à le faire, consciemment ou non d’ailleurs pour ne plus être ce salaud -là pourra commencer à sortir du cercle vicieux...entre autre de celui qui consiste à mettre les autres dans des catégories, des petites cases, les juger, surtout sur un rien. Trop facile, trop gros. Désolé, ça ne passe pas et désolé pour toi, redresseur de torts spartamachin, faudra revoir ta copie, les spots de ton profil sont du même acabit que n’importe quel parti pris, politique ou philosophique, propagandes parmi d’autres, avis et analyses subjectifs comme tant d’autres. tu as le droit de t’y vautrer, mais moi je n’en suis pas.
       


    • Un des P'tite Goutte Un des P’tite Goutte 23 février 17:47

      @Spartacus

      Savez-vous lire, au fait ?
      > dernières lignes sur le poids de régimes sur les finances étatiques.


    • Spartacus Lequidam Spartacus 23 février 20:24

      @Un des P’tite Goutte

      Le « droit commun » que je défend, c’est l’inverse du droit « spécial » et donc l’égalité la plus respectable et l’inverse de mettre des gens dans des catégories....

      Au lieu d’en faire des louches de vierges effarouchées et procès en sorcellerie morale qui insultent le pseudo si tu nous expliquais ce concept de l’égalité des droits spéciaux qui font des corporations des vaches sacrées....

      Dégelasse comme morale pas vrai ? immonde ta morale pas vrai alors que tu te croyait dans le camp du bine tu découvre que t’es dans le camps des profiteurs 

      Dur a expliquer quand des castes immorales qui ont goutté aux privilèges refusent de s’en passer....


    • Un des P'tite Goutte Un des P’tite Goutte 23 février 22:44

      @Spartacus
      Oui, bien sûr que je suis contre les régimes spéciaux...abusifs* (3%, d’ailleurs) et contre les privilèges des ...hauts syndiqués (ok pour le principe, pourri, mais quel prix ? 30% du PIB ?), je ne voix pas ou est le problème.
      *Nota : risques-tu ta vie, ta santé -grave- par ton boulot, et si oui, estimes-tu justes, en contrepartie de bénéficier d’un départ anticipé ou d’une pension un peu plus haute ?
      Ce qui me dérange chez spartamachin c’est qu’à son âge, il n’a pas encore appris que le monde est complexe. Que le manichéisme n’est apparemment que son seul cheval de bataille, C dommage.


    • Gasty Gasty 24 février 08:17

      @Spartacus

      Un pompier qui vous lit, rêvera que d’une chose...vous laissez crever.


    • Un des P'tite Goutte Un des P’tite Goutte 24 février 09:04

      @Spartacus

      Le manichéisme dont je parle c’est de voir des gauchistes partout, par exemple. D’occulter les parasites héritiers grandes fortunes piller le pays, bien pire que les syndicalistes du haut de l’échelle, etc.
      Sinon C mignon tous ces émoticons qui parsèment tes commentaires, ça me rappelle le printemps qui va bientôt arriver. Ainsi que ma petite nièce, il y a 10 ans.
      Cordialement. 


  • caillou14 rita 22 février 10:34

    Pour l’instant, tous les corps de métiers sont dans la rue ?

    Un grand bravo au président pour avoir réussi ce tour de force !

     smiley


    • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 22 février 11:10

      @rita
      Heu, les banquiers ne sont pas dans la rue. Les journalistes non plus.
      Les magistrats qui, s’ils le voulaient, pourraient être très méchants tout à fait légalement sont plutôt doux avec l’oppresseur. On attendrait mieux de leur part.


  • zygzornifle zygzornifle 22 février 11:43

    Les syndicats ont appelés a veauter pour Macron , bien fait pour leurs tronches .....


  • Désintox Désintox 22 février 13:40

    « Lettre ouverte aux syndicats »

    Le syndicat, c’est toi !


    • Captain Marlo Captain Marlo 22 février 22:05

      @Aff le loup
      jamais rien n’est de leur fait, de leur faute...un seul leitmotiv : c’est les autres, c’est aux autres de faire... Assistés depuis leur naissance aux forceps !

      .
      Mais vous, bien sûr, vous n’utilisez jamais le modèle social français, que les manifestants défendent ?!
      .
      Pas de sécu, vous payez les soins médicaux de votre poche comme aux USA, vous renvoyez les allocations familiales, jamais d’école publique gratuite, ni de retraite par répartition !
      .
      Vous êtes riche, vous pouvez vous passer de la solidarité nationale ! Félicitations, vous aurez une médaille en chocolat, de la part du patron de BlackRock !


    • Captain Marlo Captain Marlo 22 février 22:34

      @Désintox
      Le syndicat, c’est toi !

      Hélas, non, plus vraiment. Il y a tous les appareils syndicaux qui ont signé et affilié leurs syndicats à la CES, la Confédération européenne des Syndicats.
      .
      "Très peu de personnes connaissent la Confédération européenne des syndicats (CES) « regroupant 90 syndicats nationaux, dont la CFDT, FO et la CFTC, ainsi que, depuis 1999, l’Unsa et la CGT » . Actuellement son président est Laurent Berger, le « leader » de la CFDT.

      Lors de l’ouverture du dernier Congrès de la CES en mai dernier, son Secrétaire général, Luca Visentini, avait remercié « le Président sortant de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, d’avoir sauvé l’Europe sociale » [2] ! Comment peut-on sauvegarder quelque chose qui n’existe pas ! Et qui n’existera jamais étant donné que c’est l’une des finalités intrinsèques de la construction « européenne »....etc


      En échange de ces financements opaques, les syndicats doivent défendre l’UE, d’où viennent les réformes pourries, que les Gouvernements nous imposent depuis Maastricht et Lisbonne ! Mais silence radio !
      .
      A part l’UPR, le PRCF et parfois Mélenchon qui craque , aucun dirigeant syndical n’explique le dessous des cartes. Ni combien Bruxelles les paye, pour faire semblant de faire du syndicalisme. Depuis la CES, les syndicats français sont des syndicats jaunes !

      Et ce n’est pas tout, le financement des syndicats, c’est aussi l’argent public ! Ils se partagent des millions d’euros chaque année, au titre « du dialogue social » !

      Ne rigolez pas, ils ont passé 2 ans « à dialoguer avec Delevoye sur la réforme des retraites » ! On voit le brillant résultat, peanuts !

      .

      " En 2015, ils se sont partagé avec le Médef, (voui, le Médef est aussi un syndicat !), 116 millions d’euros :

      La CGT : 17,5 millions d’euros

      La CFDT : 17,3 millions d’euros

      FO : 13,9 millions d’euros

      La CFTC : 11,7 millions d’euros

      La CFE-CGC : 11,7 millions d’euros

      Medef : 11,3 millions d’euros

      CG PME : 5,8 millions d’euros

      UPA : 2,1 millions d’euros


    • Yaurrick Yaurrick 23 février 14:11

      @Captain Marlo
      C’est absolument pas une question d’être riche ou pas, c’est simplement la possibilité et la liberté de choisir... Vous savez, ces libertés qui sont bafouées allégrement par les différents gouvernements depuis des décennies.


    • Captain Marlo Captain Marlo 23 février 19:27

      @Yaurrick
      c’est simplement la possibilité et la liberté de choisir...
      .
      La liberté de choisir quoi ? De payer plus de 600 $ de votre poche, pour un pansement aux urgences, comme aux USA ?
      .
      Les Français ont choisi depuis 70 ans, ils ont opté pour la solidarité, et cela leur convient très bien !! Enfin, cela leur convenait, tant que le MEDEF et Bruxelles ne se sont pas associés pour casser le modèle social issu du CNR...
      .
      Le MEDEF ne s’en cache pas, il veut le détruire en entier !
      « Adieu 1945, raccrochons notre pays au monde ! » (le monde libéral, s’entend !)

      "Denis Kessler : Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s’y emploie.

      Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme…

      A y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là . Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance !...etc


    • Yaurrick Yaurrick 23 février 19:44

      @Captain Marlo
      Vous pouvez sortir vos litanies habituelles et autres argumentum ad populum, de plus en plus de citoyens font entendre qu’ils sont les mieux placés pour savoir ce qu’ils estiment être le mieux pour eux à la place d’une entité prétendue supérieure.
      Les gouvernements font tout pour que les libertés soient étouffées, au grand désespoir des étatistes qui veulent tout contrôler et régenter dans la vie des citoyens.


    • foufouille foufouille 23 février 19:57

      @Yaurrick

      sauf qu’il faut pouvoir prendre un avocat pour avoir quoi que ce soit avec tes assurances escrocs.


    • foufouille foufouille 23 février 20:00

      @Yaurrick

      surtout des crétins ou des escrocs qui n’ont jamais eu aucun sinistre.


    • Yaurrick Yaurrick 25 février 12:41

      @foufouille
      Je vous souhaite de ne pas avoir de problèmes de ce genre avec la Sécu, car là vous allez au devant de gros problèmes,.
      Mais bon, la France fait tout pour empêcher ceux qui le souhaitent de sortir de la Sécu, et ne recule devant rien pour dissimuler le véritable cout de la Sécu... Rien que cela doit mettre le doute sur les motivations de certains à empêcher les autres de librement choisir ce qu’ils estiment être le meilleur pour eux.


    • foufouille foufouille 25 février 14:33

      @Yaurrick

      la sécu rembourse ce qui est prévu, pas une assurance privée française.


    • Yaurrick Yaurrick 25 février 20:19

      @foufouille
      Ben voyons, la Sécu rembourse tellement bien qu’elle est infichue de me payer complètement une paire de lunettes une fois l’an, à l’inverse de ma mutuelle... Et pourtant ma mutuelle coute 5 fois moins cher que la Sécu.


    • foufouille foufouille 25 février 20:22

      @Yaurrick

      une paire de lunette vaut 20 à 40€ ...........

      payer une mutuelle pour ça est ridicule


  • bebert bebert 22 février 14:21

    On ne change pas les règles du jeu en cours de match à l’époque ces avantages ont étés accordés aux fonctionnaires car ils étaient très mal payés en comparaison du privé et c’était la seule façon d’attirer des volontaires vers ces métiers , ceux qui à l’époque ont choisis le privé pourquoi n’êtes vous pas entrés dans la fonction publique ?

    Peut-être les concours vous ont rebutés, travailler les jours fériés , Noël,jour de l’an etc aussi ...


    • Fergus Fergus 22 février 14:43

      Bonjour, bebert

      « à l’époque ces avantages ont étés accordés aux fonctionnaires car ils étaient très mal payés en comparaison du privé »

      En effet. Mais lesdits « avantages » ont également été instaurés pour fidéliser les agents du public.


    • Spartacus Lequidam Spartacus 22 février 16:54

      @bebert
      Hypocrisie et cynisme...

      1 Les employés du public ont des privilèges car ils sont dans l’état et disposent de la proximité pour s’auto-favoriser aux ,dépens des autres en invoquant n’importe quelle excuse pour se servir mieux...
      On appelle cela la tragédie des communs.

      2-Nous ne sommes plus à « l’époque ». Avez vous remarqué ? depuis 1973 soit depuis 36 ans. Vous avez pas l’impression que ce genre d’auto-justification a assez duré ? 
      Y’en a mare de ces excuses à la con qui vous montre comme des petits princes a la mentalité la plus abjecte....

      3-Les syndicats Italiens en 1980 ont manifestés pour que le droit commun soit identique pour tous soit il y a déjà 40 ans....
      Les Suisses ont voté la fin des statuts en 2000 soit il y a 20 ans...

      Vous avez des yeux pour le voir qu’il existe sur terre des gens plus saints d’esprit et intellectuellement plus moraux et étiques que vous ?

      On aurait préféré comme propos de la part des syndicats et de des gens de la caste, qui s’expriment ici une plus grande intelligence et prise de conscience a arrêter de nier et une volonté de mettre fins aux statuts et privilèges en droits et réclamer l’égalité et l’équité...

      Vous apparaissez tous de la corporation et sur ce fil, avec vos réponses, vos comportement corporatistes en déni et la mentalité que vous montrez comme une caste de parfait salopards (collectivement parlant bien entendu), qui n’a rien a foutre des autres, auto-centrée, sectaire et indécente....

      Votre image corporatiste est a chier et l’absence de remise en cause intellectuelle de vos castes vous enfoncent.
      Les syndicats actuels représentant ce message de misérables petits bénéficiaires de privilèges discriminants. Un syndicalisme étique défendrait tout le contraire...Les non-discriminations de castes et la fin des statuts.

      Vous ressembler à des salles gosses mal élevés qui refusent de prêter leurs jouets...


    • bebert bebert 23 février 20:00

      @Spartacus
      Sans les syndicats que vous dénigrer tellement nous en serions encore au temps ou l’on faisait travailler des gosses 10h par jour 7 jours sur 7 avez-vous déjà vu un patron dire volontairement vous avez bien travaillé je vous donne des congés payés , un smic, des congés maladie moi jamais ! Tous ces avantages ont étés arrachés par les luttes ouvrières et par la formation de syndicats vous devriez avoir honte de vous exprimer de cette façon a moins que vous ne fassiez partie de cette caste d’étrangleurs du peuple !


  • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 22 février 15:45
    AU DIABLE LE MONDE DES MILLIARDAIRES ACCUMULATEURS DES RICHESSES...
    Macron défendra à Bruxelles la « Fosse agricole Commune » qui a englouti l’espoir des cultivateurs et des éleveurs ! Cette « FAC » a servi les intérêts des Barons de la surproduction, de la Grande consommation et du Gaspillage criminel !

    Les paysans doivent laisser vide ce « Salon... »
    Les paysans français ne doivent pas s’exposer au « salon des affairistes de l’agro-alimentaire, de la grande consommation, de la surproduction et du gaspillage » ! Rentrez chez vous et pensez comment vous libérer de la vie infernale que vous menez pour satisfaire les milliardaires ventrus !

    Après la grande désolation des campagnes franco-allemandes fortement polluées et totalement pourries, les pays de l’Est arrachés à l’Ex-URSS et récupérés par le monstre de Bruxelles, seront rapidement dévastés et totalement anéantis par la gourmandise des milliardaires volontairement apatrides qui sucent la sueur et le sang des travailleurs...
    Nous sommes à l’apothéose de la contre-révolution française de 1789 qui avait transformé la noblesse des siècles obscurs en une noblesse de l’argent qui est pus coriace et plus pernicieuse !



  • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 22 février 15:46
    Les Gilets jaunes ne doivent pas discuter avec Macron :


  • Léon 22 février 16:19

    En ne quittant pas la conférence de financement que Philippe et Berger ont inventée de toutes pièces, les organisations syndicales (CGT, Fo, Sud, Unef...) organisent elles-mêmes l’acceptation du plan et l’impossibilité d’une réelle mobilisation. On a vu aussi comment la CGT a torpillé l’initiative des employés RATP en s’opposant à l’appel à la grève totale des transports du 15 février sous prétexte de la mobilisation du 20. Si les organisations syndicales mobilisent dans le secteur public, les appels vers le privé sont quasi inexistants (pas de diffusion à l’entrée des usines, pas de campagne d’affichage) donc ne pas s’étonner que le privé bouge peu. C’est du moins ce que je constate autour de chez moi


  • eau-du-robinet eau-du-robinet 22 février 20:45

    Bonjour,

    .

    « Je fais partie de ces militants qui vous trouvent trop timides. »

    .

    Depuis des dizaines d’années les dirigeants des Syndicats trahissent les intérêts de la classe populaire !
    .
    90% de subventions des Syndicats proviennent des Entreprises selon Jean-Luc Touly ... Ce n’est donc pas difficile de comprendre quelles intérêts ils ont essentiellement défendus durant les dernières décennies !

    https://www.youtube.com/watch?v=WXDUQwiwClY&feature=emb_logo&t=6m31s

    .


  • gerard JOURDAIN 23 février 10:38

    M Macron et Philippe, savent que le pays est irréformable démocratiquement.

    Donc l’écoute ne sert pas.

    Ils passeront donc, avec le 49.3.


  • av88 av88 24 février 09:18

    Les syndicats se disent opposés à la réforme des retraites et appel tout le monde à les soutenir, mais est-ce bien sincère ?

    Pourquoi appeler à manifester les jours de la semaine et faire grève des transports en même temps ?

    Sont-ils au courant que les gens travaillent la semaine ?

    Comment fait-on pour à manifester dans les grandes villes lorsqu’il n’y a pas de transport en commun ? Si on est syndiqué, il y a des bus affrétés, mais pour tous ceux qui souhaitent venir (les travailleurs du privé) comment faire ?

    Ils feraient ça le Samedi ou le Dimanche avec tout les transports fonctionnement il y aurait 2 à 3 fois plus de participants.


    • Gasty Gasty 25 février 13:12

      @av88

      C’est pas faux mais le plus vrai c’est qu’une grève dans le privé peut vous coûter votre place et que les syndicats au sein de certaines entreprises ne sont pas admis.
      Les appels nationale à la grèves des syndicats ne sont pas perçu comme autorisé là ou il n’y a pas de sections syndicales.


    • Gasty Gasty 25 février 13:18

      Bien que ces manifestations du samedi ou dimanche seraient sans conséquences dans l’économie nationale, l’impact du nombre des participants serait sans équivoque.
      Il semblerait qu’il n’y ai que les GJ à l’avoir compris.


    • Gasty Gasty 25 février 13:23

      Alors ! Chacun dans son rôle ? les députés à l’assemblée, les syndicats journée de travail, les GJ le samedi dimanche ou tous ensemble ?


    • Gasty Gasty 25 février 13:28

      @av88

      "Sont-ils au courant que les gens travaillent la semaine ?

      "

      Sont-ils seulement au courant que vous ne faites pas grève ces jours là ?


Réagir