vendredi 13 mars - par velosolex

Lire des romans sur la pandémie au temps du coranovirus

 

Pourquoi lire des romans sur un tel sujet ? N’est-ce pas se complaire dans le malheur ?… Mais n’est-ce pas un besoin ? les jeunes lecteurs se jettent sur « la peste » de Camus. Sans doute cherchent-ils des réponses, chez cet auteur humaniste.

Un roman, aussi terrible qu’il soit, est malgré tout rassurant. Car il met en images, en paroles, nous relie aux expériences passés, aux hommes et aux femmes qui les ont traversées, passant par des moments d’abattement mais aussi de jubilation.

Mon propos est d’évoquer quelques romans, très différents, évoquant le sujet de la pandémie, ou des états d’âmes liés à la peur et à l’enfermement, qui lui sont concomitants. 

En ces temps incertains de coronavirus, où l’on vous demande de mettre un masque pour faire du lèche vitrine, n’est il pas plus sage de rester chez soi, et de prendre un bon bouquin ?

« Tu perds ton temps à lire ! Tu ferais mieux d’aller dehors jouer ! »

       Quel gamin d’autrefois, de l’époque d’avant les jeux vidéo, n’a-t-il pas entendu autrefois ce reproche ! La lecture avait mauvaise presse. On l’accusait de tous les maux. De rendre paresseux, rêveur, voire fou, incapable de séparer fiction et réalité !

Le fond de l’air n’est plus le même. On s’est aperçu avec la profusion virale des écrans, combien la lecture de fictions est structurante, et salvatrice. Outre le fait qu’elle vous protège des postillons des autres, pourvu qu’on se plonge assez dans un bouquin !

Sans forcément nous aider sur le plan pratique, elle nous consolide et répare nos âmes blessées. La lecture n’est donc pas passive, comme on le pensait autrefois, mais active. Elle nous met en projet, en ébullition. Si nous pleurons en lisant un livre, nous pleurons en fait sur nous même, nous projetant sur les héros, dont les préoccupations les plus intimes deviennent nôtres. Les romans augmentent ainsi nos capacités d’empathie et d’imagination. Avec eux, nous améliorons notre compréhension au monde, sans avoir besoin de prendre l’avion, de passer une seule frontière physique.

 

Le roman explore l’âme et les pays, toutes les époques, donne une voix à des personnages qui sont à mi chemin entre ce que nous sommes, et le projet de l’auteur. Un roman, c’est un partenariat et une création à deux.

      Les œuvres qui comptent dans notre vie ne sont pas si nombreuses que cela. Il faut qu’on les lise au bon moment, celui du « Kairos » !. Le chant d’un livre prendra toute sa valeur quand son sujet sera en adéquation avec le moment vécu. Il y eut une époque où « l’amant de lady Chaterlley » livre interdit jusque dans les années 60 en Angleterre, laissait les adolescents dans la fièvre, leur parlant d’un continent inconnu et refoulé.

 

     « Sur la route » a fait bouclé leur sac à bien des jeunes gens, déjà ébranlés par les poésies d’Arthur Rimbaud, et « son paletot idéal aux poches crevées ». Chacun sortira de son sac le livre raturé, souligné, qui l’a ébloui.

 

Un accident de vie, une maladie, une crise, et nos sens sont en attente d’une aide impossible parfois à trouver. Alors le roman sera là, posé sur la table, attentif, patient, disponible.

Les sciences cognitives ont d’ailleurs montré comment l’activité cérébrale est littéralement dopée par cet appétit qui ne se rassasie jamais, une fois qu’on a choppé ce virus salvateur.

   La lecture, son rythme des phares, organise des histoires découpées en chapitres, exige des silences, des respirations, impose grâce à la grammaire et à la musicalité des phrases, un sens à cette vie qui nous semble parfois étrangère, ou nous réconcilie avec elle, en projetant des images dans notre cinéma intérieur.

Voilà longtemps qu’on n’avait pas traversé une telle crise. Balayés les krachs économiques antérieurs, qui hier, nous semblaient des événements indépassables. Les bourses vacillaient, mais notre quotidien n’était pas affecté, de même que notre santé, et celle de nos proches !

La crise nous ébranle, mais l’épidémie, elle déshabille, ramène aux fondamentaux, nous révèle à nous même.

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        «  Le hussard sur le toit  ». de Jean Giono (1951). Ah ! Quel beau roman que voilà ! Magnifié aussi par le film de Rappeneau, (bande annonce : https://bit.ly/2TMqB71 ) qui en fit une adaptation cinématographique des plus réussie.

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Le cadre est celui de la Provence écrasée par le soleil, mais aussi par la mort, lors de l’épidémie de choléra en 1832. Des villages sont mis en quarantaine par les gendarmes. Angelo, un jeune colonel de hussard italien, porteur de valeurs révolutionnaires, est en mission. Il doit retrouver son frère, et traverse le pays, ravagé par la mort. En tant qu’étranger on le soupçonne du pire, d’empoisonner les puits.

       Il s’en sort avec panache et courage, n’hésite pas à se mettre au service des malades, mettant cent fois sa vie en péril. Il accompagnera à cheval une jeune aristocrate qui doit elle aussi traverser ces pays maudits, où l’on passe d’un charnier à l’autre.

       Il y a tous les antagonismes, le soleil de Cézanne et la noirceur de Jérôme Bosch, dans ces évocations enfiévrées. Et l’on traverse au galop les montagnes désertes de La Lure, avant de mettre pied à terre dans des villages condamnés par le mal qui s’étend.

       L’amour et l’élévation spirituelle côtoie la puanteur et les miasmes de la mort. Traversées géographiques et humaines, passant des sommets aux ravins, tout n’est qu’allégories dans ce roman puissant, et transcendantal.

       Angelo n’attrape pas le choléra, qui a une puissance métaphorique, car il méprise la contagion, la petitesse, le repli. Sa générosité le sauve. A l’opposé le mal révèle la laideur des combinaisons humaines habituellement cachées, et la bêtise et la superstition des âmes basses, prêtes à tout pour s’en sortir, en profitant éventuellement de l’affaire. C’est un roman qui explore de façon quasi clinique les états de panique qui s’emparent des foules, cherchant tantôt une réponse en dieu, et une autre fois désigne un bouc émissaire. L’épidémie est un puissant révélateur, et exhume la qualité des êtres. 

    «  Le Hussard est une histoire qui commence au pas d’un cheval et marche ensuite au galop ! » Dira Jean Giono. Il l’a pas choisi le nom de son hussard au hasard. Angelo vient d’ailleurs. Il a tout de l’ange rédempteur.

     S’il ne terrasse pas le dragon, il fascine les autres par son élan vital. Il dénonce les mensonges et les hypocrisies. C’est un exemple, un héros, un pôle d’énergie qui transfigure ceux qu’il rencontre. Je l’ai reconnu en Li Wenliang, ce jeune médecin chinois qui est mort de la maladie, après avoir voulu s’échapper des consignes de silence imposées par le gouvernement chinois !

 

«  La mort à Venise » de Thomas Mann (1912)

     Lucino Visconti a porté à l’écran lui aussi ce livre magnifique, (bande annonce : https://bit.ly/33ix8cv ) et a utilisé la musique de Gustav Malher, dont la mort, quelque temps avant, avait bouleversé Thomas Mann.

     L’action se déroule en 1911, dans une Venise visitée par une bourgeoisie insouciante. Un écrivain célébre, Gustav Von Aschenbach se fait spectateur de la ville musée, dans les rapports avec à la fois la magnificence et la décrépitude ont été souvent soulignés.

     Le parallèle entre les états d’âmes névrotiques de l’auteur, et les descriptions mélancoliques de La Sérénissime sont troublantes. Un cadavre passe sur une gondole, poussé par des rameurs habillés tout de noir. C’est le début de l’épidémie de choléra, cachée par les autorités, afin de ne pas faire fuir les touristes. Le vieil homme n’en a cure. Le seul vrai intérêt qu’il porte est lié à l’éblouissement qu’il a ressenti au passage d’un jeune adolescent. Installé à une table de café, il le suit du regard de loin en loin, d’un jour à l’autre, dans un cadre très restreint, conforme à ses états d’âme.

     Le traitement de l’histoire, l’acceptation de l’épidémie, comme une sorte de fatalité au bout du chemin, fait de cet homme vieillissant, las, l’exact opposé d’Angelo, le jeune héros du « Hussard sur le toit ». Ce n’est plus que le spectateur impuissant de sa vie, et bientôt de sa propre mort, cherchant juste quelques images réconfortantes de jeunesse et de beauté en guise de dernière consolation. Le cadre de Venise ne pouvait être que la dernière concordance, à ce récit crépusculaire, au charme sombre, qui nous dit qu’il peut y avoir des morts acceptées et subies  !

 

      Mais voilà Venise touchée maintenant comme la Lombardie par le virus. Le carnaval a été annulé, les masques ne sont plus ceux qu’on aurait voulu, pleins de paillettes.

   La ville cette année a multiplié les catastrophes. Les jours d’aqua-alta ont pulvérisé les records d’inondation, mettant en évidence l’attentisme et l’apragmatisme des autorités !

       Venise est devenue une métaphore et une hyperbole de toutes les catastrophes qui nous rongent. Celle du tourisme, qu'enrichit une partie de la population, et condamne l’autre à s’exiler, ne pouvant plus s’y loger ! Les subventions de Bruxelles, pour sauver la ville du naufrage, a plus profité aux mafias locales qu’à installer des infrastructures de sauvegarde, et des barrages mobiles, dont les pièces ont rouillé en bordure de lagune.

    Ne parlons par des paquebots démesurés, que d’étranges accords permettent d’entrer dans la lagune, et de déclencher des vagues qui rongent un peu plus les fondations fragiles de la cité. Le mal ou la maladie ne prennent leur force que dans la faiblesse et les renonciations qu’ils rencontrent.

    Et l’or doré sur tranche, pas plus que le passé prestigieux, ne protègent pas les structures vermoulues, et corrompues. Ceci étant valable pour les hommes, que pour les états, aussi puissants qu’ils puissent avoir été.

 

«  Dracula » de Bram Stoker (1897)

Les adaptations sont légions. La plus célèbre restant celle de Francis Ford Coppola, en 1992 ( https://bit.ly/33lmguE)

  « Dracula » n’est pas à priori un roman parlant d’épidémie. Mais le vampirisme n’est-il pas une variation fantastique du thème de la contagion virale ? Ce magnifique roman a envoûté plusieurs générations. Outre ses qualités littéraires, on peut trouver plusieurs clés à cette histoire gothique, celle du sexe ayant été souvent évoquée. La morsure du vampire à la gorge, engrenage de la soumission totale, est terriblement signifiante. Surtout dans cette société victorienne, hantée par les crimes de « Jack l’éventreur », et où l’on avance sur des patins, sur des parquets cirés, sans jamais faire allusion au corps, et au désir, un thème abordé pourtant à Vienne, par Freud. Il existe plusieurs façons d'être voyant, celle clinique et scientifique de Freud, et l'autre, lié au pouvoir spéculatif et d'imagination d'un l'écrivain aussi doué que Bram Stoker. 

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Le vampire offre parfois un visage séducteur, pourvu d’une bonne éducation, avant de livrer à son œuvre de prédation.  Ce pouvoir de mutation et de contagion d’une victime à l’autre, se transformant à leur tour en monstre, c’est à dire en de nouveaux malades,  n’est elle pas lié aussi au pouvoir d’un virus  ?

    Cantonné dans son château des carpathes, Dracula n’offrait guère qu’un danger relatif, connu des villageois, qui s’en prémunissaient en employant différents procédés, avec en premier l’évitement du château. Que celui-ci parvienne à quitter sa demeure et à s’installer à Londres, après avoir acheté une demeure, grâce aux bons soins d’un commis d’affaire qui est venu lui rendre visite, et le mal peut commencer à se répandre. Le vampire se servant de l’incognito que permet une grande cité pour augmenter ses prédations.

 

       Il est à noter que Bram Stoker a incorporé à son histoire les dernières inventions de son époque, propulsant cette histoire gothique dans la modernité totale : Vapeur, train, télégraphe. Tout est utilisé pour la fuite. Le conte peut s’affranchir des problèmes d’intendance qui aurait rendu l’histoire sans doute impossible dans son déroulement auparavant.

      Ainsi, ce sont les nouvelles technologies, et les commodités des transports, mettant en relation rapidement deux mondes différents, qui ont permis l’événement de Dracula et de ses encombrants bagages à Londres ! L’histoire du coronavirus, n’est pas très différente. Si la chauve souris, ressemblant à un vampire, est certainement l’animal par lequel s’est échappé le germe, n’accusons pas pourtant ce pauvre animal.

     Les virus que ces oiseaux portent sont redoutables, mais si l’homme ne pratiquait pas la déforestation aux quatre coins du globe, ces animaux resteraient dans leur écosystème, et ne contamineraient pas d’autres animaux domestiques, arrivant sur les marchés chinois.

     Ce ne sont plus les vapeurs ni les trains qui permettent maintenant aux espèces pathogènes de voyager à l’échelle de l’Europe, mais les avions gros porteurs qui mettent n’importe quelle ville du monde, à quelques heures d’une autre.

     Ainsi arrive l’inimaginable ! Il y a quelques années déjà sont arrivés ainsi dans une poterie chinoise, les frelons asiatiques, qui sont de véritables vampires pour nos pauvres abeilles, qu’ils décapitent. Roman à plusieurs voix croisés et superposées, représentant les journaux intimes des différents protagonistes, « Dracula » peut être lu donc aussi comme un mise en garde devant les dangers de la mondialisation

     Il faudra l’alliance d’hommes versés dans la connaissance du mal, assez énergiques, décidés, patients, solidaires, n’hésitant pas à mette leur vie en danger, pour venir à bout de ce vampire, qui aurait pu anéantir l’humanité, où la changer à jamais. Ce combat, n'est pas sans rappeler, celui des héros Camusiens qui s'investissent corps et âme, dans celui qui ronge la vie d'Oran, dans " La peste". Un roman qui est aussi une métaphore, comme le dira Camus : « La Peste, dont j’ai voulu qu’elle se lise sur plusieurs portées, a cependant comme contenu évident la lutte de la résistance européenne contre le nazisme. La preuve en est que cet ennemi qui n’est pas nommé, tout le monde l’a reconnu, et dans tous les pays d’Europe."

    C’est donc aussi un roman mettant en valeur des lois morales, la détermination et la solidarité, du ressaisissement après l’épouvante. Il arrive qu’on s’aperçoive, plus de cent ans plus tard, combien un écrivain de fiction peut être un voyant, et qu’on peut tirer des leçons d’une fiction à priori fantastique.   

« Le journal d’Anne Frank  » (1944 ) œuvre posthume, qui n’était pas destiné à la publication. Au delà de l'histoire terrible, chacun est en empathie avec les moments d’euphorie et d’espoir de la jeune adolescente, au point de la faire revivre en lui.

      Plus particulièrement encore dans les moments difficiles, propres à établir une identification. Car Anne Frank parle de peur, de désir, passant par des états d'âmes extrèmes, et opposés ! En ces temps de confinement, son journal est un livre sur la pandémie lui aussi. Pas du coronavirus, mais de la peste brune. Encore plus redoutable que sa forme bactérienne.

    Car liée non à la nature, mais à notre responsabilité, dont on ne peut jamais s’extraire.

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Voilà donc quelques bouquins précieux. Bien d’autres romans sur les épidémies.

 

Sur la fièvre de la lecture, encore davantage !

 

La lecture est un acte de combat, et de sagesse, aussi, en ces temps incertains, où rester dans sa chambre, avec un bon livre, offrira tous les bénéfices du voyage, sans en avoir les inconvénients. On ne fait pas le résumé d’un livre, pour faire l’économie de la lecture ; on espère seulement encourager les autres à partager ce plaisir !

 

 



26 réactions


  • Laconique Laconique 13 mars 11:29

    The Stand, by Stephen King !


  • Lire surtout Christian Nots. Comment le système néo-libéral a crée des milliards de gueux et d’incultes qui ne lisent plus. Perso, je Choisi du Victor Hugo ; Notre-Dame. elle a bien besoin d’être reconstruite.


    • velosolex velosolex 13 mars 17:06

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      Nous entrons dans la science fiction sans pour la première fois ouvrir un livre.
      Ce qui va mettre les auteurs du genre dans la sidération. 
      John Le Carré s’était trouvé dans cette situation quand le régime soviétique est tombé. 
      A vrai dire j’avais oublié le toit de Notre dame. A chaque jour de notre vie, nous relativons la portée des scandales, et des incendies. 


  • nono le simplet nono le simplet 13 mars 11:49

    un livre omis ... soit qui mal y pense ... « les mains sales » de Sartre ... une ode au gel hydro-buccolique 

    sinon, comme dab, article frais et par ces périodes de réchauffement climatique et virologique, c’est toujours ça de pris smiley 


    • The White Rabbit The White Rabbit 13 mars 12:19

      @nono le simplet

      Dr Sartre a fait également un bouquin sur l’épidémie de gastro : « La Nausée » smiley


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 13 mars 12:44

      @The White Rabbit

      Et les mains sales.


    • nono le simplet nono le simplet 13 mars 16:28

      @Aita Pea Pea
      les mains sales tome 2 ?


    • velosolex velosolex 13 mars 16:44

      @nono le simplet
      Bukowski a lui rendu hommage au dégel alcoolique. Un remède antiviral qui vaut se qu’il vaut. Avast est pas mal non plus, mais il faut réussir à rentrer dans l’ordinateur. Peut être avec l’aide d’un souris. 


    • nono le simplet nono le simplet 13 mars 17:25

      @velosolex
      va falloir que je lise un paquet des livres que tu proposes ... je vais peut être m’acheter un e-book, enfin un machin pour les lire ... j’ai plus de place à la maison ... une copine en a un et ça a l’air pas mal même si ça ne remplace pas le papier ...


    • velosolex velosolex 13 mars 17:46

      @nono le simplet
      Perso, je me ravitaille uniquement maintenant dans les ressourceries, où je laisse aussi pas mal de bouquins. On trouve de belles choses, mais rarement une référence qu’on cherche. Tout le plaisir est là ; Convertir les limites en plaisir. Pas vraiment la pensée de Carlos Gohn, c’est vrai. 
      Je me suis pas mal allégé dans mon déménagement, et ne repartirai pas dans des collections. Malgré ça, j’observe que de nouveau le niveau des livres monte dans la chambre. Est la faute au grand réchauffement ? La ressourcerie me comble et m’amuse. Plein de gens sympas, aussi intéressants que ceux qu’on trouve sur un rond point. 


    • mmbbb 14 mars 10:46

      @velosolex romans de J VERNES qui a inspire Sirkorsky un des inventeurs de l helico . roman historique Max Gallo le roman des rois une belle epopéee notamment celle de Philippe Auguste , la revolution francaise en 2 volumes . ou l oeil de l imprimeur Reault donnait un point de vue realiste de cette revolution qui s emballait .
      Voltaire et tant d autres lectures notamment scientifiques 
      Celle K VON FRISCH sur la danse des abeilles 
      A Lyon , il y a un beau musee de l imprimerie qui retrace l aventure de l ecriture Cette ville fut une des villes ou l imprimerie prit un essor lors de la renaissance et du moyen age finissant .


  • Je proposerai aussi : Le Corps comme Miroir du Monde de Janine Chasseguet Smirgel.


    • velosolex velosolex 13 mars 18:03

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      Comme livre sur la fin d’un monde, j’ai adoré dans le temps « Malpertuis », de Jean Ray. Un voyageur échoué dans un drôle d’hôtel, avec de drôles de serviteurs, qui se révèlent au bout du roman ayant une identité surprenante.
      Je ne la dévoilerai pas, pour ceux qui n’ont pas lu ce thriller, fantastique, brassant vivants et morts, et même les dieux,dans une sorte de danse macabre et joyeuse, qui laisse sidéré par l’habileté de l’auteur. 
      Ce qui me fait penser d’ailleurs à ce film formidable.
      «  Les autres » d’Amanabar (bande annonce l https://bit.ly/33kJiBF
       le meilleur film fantastique que j’ai vu, avec Shinning, et « le tour d’écrou », adapté d’Henry James. 


    • @velosolex
       Excellent le film Malpertuis. Surtout la finale quand l’auteur se retrouve happé par les démons du passé après avoir entraperçu le monde moderne ;


  • Virus 34 de Jean D’agraives.


  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 13 mars 19:40

    Le Dracula de Stoker ...bonne idée merci .


    • @Aita Pea Pea

      Mary shelley l’ epouse de lord perci ? 
      pour nous rappeller que la science n’ est que bequille ?


    • velosolex velosolex 13 mars 20:20

      @Aita Pea Pea
      Superbe bouquin. Un vrai exercice de style, car il est composé de plusieurs journaux intimes, et de lettres de correspondances entre les protagonistes. Un procédé qui donne une image de la « scène du crime », sans cesse d’ailleurs en déplacement, tout à fait dynamique.
      Livre formidable, montrant la montée progressive de la terreur face à une menace inconnue.
      Les pages où Jonathan Harker, le notaire, se rend au château du conte, sont parfaitement angoissantes. Pour moi Stocker se fait voyant des menaces figures, tout comme d’ailleurs Mary Shelley qui a écrit ce superbe « Frankestein ». Des récits qui continuent à être terriblement actuels, et qui se lisent toujours aussi bien, alors que certains écrits il n’y a pas dix ans, semblent beaucoup plus datés


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 13 mars 20:28

      @velosolex

      Salut. J’ai comme l’impression que j’irai regarder en dessous de mon lit avant de me coucher...


  • Gloubi 13 mars 20:19

    « Jeux de massacre » de Ionesco explique aussi bien comment une épidémie dans une ville peut changer les rapports entre les individus...


    • velosolex velosolex 13 mars 20:31

      @Gloubi
      Merci. Je retiens la référence. J’ai hésité à parler de quelques bouquins sur le sujet, qui sont curieusement très différents les uns des autres d’ailleurs. Du moins pour les chefs d’œuvre.
      On lira avec intérêt : « Le masque de la mort rouge », d’edgar Poe, et aussi un roman plus moderne. « Douce Tamise », de Matthew Kneale. Un jeune écrivain anglais qui a écrit un autre roman magnifique« les passagers anglais », qu’on relâche difficilement . « Douce Tamise » raconte entre autre la montée du Cholera à Londres au 19 siècle, et le combat d’un jeune ingénieur pour faire triompher ses intuitions sur la contagion. 
      L’épidémie avait été en effet facilité par la lutte brouillonne, théorisée par la théorie dite ’des miasmes". Pendant longtemps on a cru qu’il fallait à tout pris diluer, et ventiler les endroits infectés. Ce qui avait pour conséquence de décimer les germes ;
      Londres dilua donc les eaux de fontaines atteintes, et boosta le choléra. Un très bon roman flirtant avec Dickens


  • Bah pour finir, Rabelais me semble parfaitement approprié ;


  • Stupeur Stupeur 15 mars 20:31

    Des nouvelles aussi... smiley


    La scarlatine (Scharlach) de Zweig, dans le recueil Wondrak 

     


    • Stupeur Stupeur 15 mars 20:53

      @Arnaud BERNIER alias Shawford
       
      Zweig Stefan, écrivain, dramaturge, journaliste et biographe, né le 28 novembre 1881 à Vienne smiley
       


  • Hervé Hum Hervé Hum 22 mars 01:09

    salut, je viens répondre ici à un de vos commentaires posté sur mon article « une attestation imbécile », car je ne l’avais pas lu avant et j’ai à coeur de répondre aux critiques sur les articles que j’écris, sinon, je peux les ignorer.

    vous m’écrivez

    Si le sens interdit existe c’est pour clairement indiqué qu’il ne faut pas passer, le choix de cette signalisation ayant été fait en rapport à des événements passés. Il ne s’adresse pas donc à des gens intelligents mais à des gens raisonnables. La loi intervient comme structuration des interdits, et établit des codes, pour le bien de tous. 

    Le « un tant soi peu intelligente » ne me semble pas pertinent. On l’a vu à cette réunion des schtroumfs bleus à Châteaulin. N’importe quel prot ou soignant sait qu’il y a un phénomène de régression dans tout groupe, un mythe de la toute puissance de ce qu’on peut appeler « le bon sens ». Faut évidemment pas s’attendre à ce que tous les gens soient « responsables » comme vous le dites. Sinon, voilà bien longtemps qu’il n’y aurait plus de flic, ni de serrures ni de clés.

    C’est l’adaptation, qui est la notion déterminante, pour qualifier l’intelligence. 

    Pour l’exemple du sens interdit, généralement, c’est une question de bon sens, par exemple, quand il n’y a pas de place pour que deux voitures se croisent. Cela s’adresse donc à tous et écrit par des gens intelligents, sinon, on va vite à la catastrophe. Ici, on adapte la signalisation aux caractéristiques de la voie.

    Ensuite,si la loi établit des codes à respecter sous peine d’être puni, rien ne dit que ce soit pour le bien de tous, sinon, il faut croire qu’il n’existe pas de régime mauvais. ce qui est absurde, enfin, pour moi, mais peut être pas pour vous !

    Enfin, si tous le monde était responsable, on ne vivrait pas dans la société actuelle, car c’est totalement incompatible. Je pense plutôt que vous confondez le sens du mot « responsable » avec le mot « obéissance », où il est vrai que, si tout le monde était toujours obéissant à la loi, quelle que soit son contenue, alors il n’y aurait pas besoin de flics, ni de serrures ni de clés. Mais là encore, cela ne veut pas dire que vous seriez dans un monde juste, avec des gens responsables, seulement des gens obéissants. Donc, qui ne posent aucune questions et ne cherchent pas à s’adapter à quoi que ce soit, simplement obéir à la loi de ceux qui la font !

    Pour votre dernière phrase, ma foi, je suis d’accord ! Sauf que cela prouve alors que le gouvernement actuel est bel et bien « imbécile ». Enfin,si nous sommes d’accord sur le fait que son adaptation est très loin d’être bonne.


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