jeudi 2 novembre 2006 - par Stéphane Lhomme

Lutte contre le réchauffement climatique : l’arnaque nucléaire

 Cela fait des années que nous le disons, mais personne ne voulait l’entendre. Il aura donc fallu la conjonction de la venue en France d’Al Gore et de la remise au gouvernement du rapport du groupe « Facteur 4 » pour que la vérité éclate enfin : le nucléaire est une option totalement inefficace pour lutter contre le réchauffement climatique.


Le rapport "Facteur 4" explique ainsi que "l’énergie nucléaire représente 6 % de l’énergie finale en Europe (17 % en France, 2 % dans le monde)", et que "au vu de ces pourcentages, il n’apparaît pas justifié, pour bâtir une stratégie climat, de centrer le débat sur l’énergie nucléaire" ; il pointe "l’apport finalement marginal du nucléaire" dans la lutte contre l’effet de serre (cf. Le Monde, Editorial, vendredi 13 octobre 2006).

Mieux : l’Agence internationale pour l’énergie (AIE), pourtant favorable au nucléaire, a récemment reconnu (World Energy Outlook) que sa part dans l’énergie mondiale allait décroître inexorablement. En effet, dans les vingt ans à venir, au moins 250 des 440 réacteurs actuellement en fonction sur Terre seront fermés, car arrivés en fin de vie.

Certes, des constructions de nouveaux réacteurs ont été annoncées ces derniers temps. Mais même si tous ces réacteurs sont réellement construits (ce qui reste à prouver), ils ne compenseront pas les fermetures qui, elles, sont inéluctables. Malgré les gros titres de certains médias sur un supposé "grand retour du nucléaire", ce dernier est plus menacé de disparition que de déploiement.

Même en France, royaume de l’atome, le ministre de l’Industrie François Loos a annoncé le 10 juillet 2006 que la part du nucléaire dans l’électricité descendrait de 80% actuellement à 73% en 2015, soit environ 15% de l’énergie consommée, contre 17% actuellement. Car, c’est une réalité, le trio "pétrole-gaz-charbon" couvre 75% de l’énergie française. Et ce n’est pas le nucléaire, marginal et en déclin, qui y changera quelque chose.

Cela explique d’ailleurs que, contrairement à une idée reçue, le nucléaire est incapable de protéger la France de l’envolée de la facture énergétique : + 24% en 2004, + 35% en 2005, et ce sera bien plus encore en 2006. La réalité est implacable : malgré 58 réacteurs nucléaires, la France consomme finalement presque autant de pétrole et de gaz que les autres pays. Et encore faut-il y ajouter la facture nucléaire qui, avec le démantèlement et les déchets radioactifs, promet elle aussi d’être explosive.

Le bilan est donc limpide :

- le nucléaire est totalement inutile contre le réchauffement climatique
- tant que les autorités prétendent que le nucléaire permet de lutter contre le réchauffement climatique, les mesures véritablement efficaces ne sont pas mises en œuvres. Le nucléaire est donc doublement fautif.

D’ailleurs, lors des négociations internationales, le nucléaire a été écarté des "mécanismes de développement propre" et n’est donc, logiquement, pas considéré comme une option pour lutter contre le réchauffement climatique. Cela souligne l’incroyable cynisme des promoteurs de l’atome : alors qu’ils savent pertinemment que cela ne changera rien au réchauffement climatique, ils instrumentalisent ce véritable drame mondial dans le seul but de vendre des réacteurs nucléaires. Sans commentaire.

En France comme dans le reste du monde, le trio "pétrole-gaz-charbon" va continuer pendant des décennies à représenter la plus grande part de l’énergie. On peut le regretter, mais c’est un fait. Alors, pour lutter vraiment contre le réchauffement climatique, il faut :

- cesser de chercher vainement une solution de remplacement, qui n’existe pas
- réduire considérablement la consommation d’énergie, en particulier celle des pays riches, pour utiliser en moins grande quantité les énergies polluantes et donc réduire les émissions de gaz à effet de serre
- en complément, développer les énergies renouvelables massivement et partout sur la planète.

Bien entendu, il est possible, en peu de temps, de se passer du nucléaire et de ses pauvres 2% de la consommation mondiale. Car, si elle n’a en fin de compte qu’une place marginale, l’énergie nucléaire continue d’imposer un danger maximal. Vingt ans après Tchernobyl, il ne faut pas oublier que le nucléaire est aussi nocif pour la planète que le réchauffement climatique.

Stéphane Lhomme
Porte-parole du réseau "Sortir du nucléaire"



173 réactions


  • Wells 2 novembre 2006 11:38

    Une simple recherche sur google nous donne :

    « En France, 78% de l’électricité est d’origine nucléaire. C’est l’une des plus compétitives d’Europe. » source : http://www.cea.fr/fr/sciences/nucleaire_1.htm

    Donc quand j’ai lu ça :

    « le rapport »Facteur 4« explique ainsi que »l’énergie nucléaire représente 6 % de l’énergie finale en Europe (17 % en France, 2 % dans le monde)"

    j’ai arrêter de lire votre article. 17% ??? Faudrait peu être se renseigner avant de pondre de telles anneries...


    • Yoyo (---.---.132.225) 2 novembre 2006 12:03

      Il faut voir de quoi l’on parle, est ce que vous comparez des chiffres comparables ? est ce que l’on parle d’électricité produite ou d’électricité consommée ?

      l’article manque de précisions.

      De plus je trouve assez minable de venir une fois de plus agiter l’épouvantail Tchernobyl alors qu’il n’y a jamais eu d’autre accident comparable. Cela fait un de trop, c’est sur, mais il me semble excessif de faire croire que nous sommes assis sur une bombe à retardement en invoquant ce seul incident.


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 2 novembre 2006 12:58

      Avant de parler d’âneries, il faut apprendre à lire ce qui est écrit. Le nucléaire représente effectivement 80% de l’ELECTRICITE produite en France, et cela fait précisément 17% de l’ENERGIE consommée en France.

      Bien sûr, les pronucléaires parlent toujours de ces 80%, mais la réalité énergétique est globale, elle ne se découpe pas en tranche.

      C’est bien pour ça que le nucléaire est une énergie marginale, il ne couvre que 2% de l’ENERGIE consommée sur la planète.

      Quant à « Wells », il ferait mieux de remballer ses insultes et de lire ce qui est écrit

      SL


    • T.B. T.B. 2 novembre 2006 13:01

      L’auteur a parfaitement raison : 78% de l’ELECTRICITé est d’origine nucléaire.

      Gaz, pétrole, charbon ne produisent pas de l’éléctricité mais de l’énergie. L’hydroélectricité produit, en matière d’énergie, de l’électricité. Elle couvre 10 % environ de la demande électrique. Soit environ 2 % de l’ensemble.


    • T.B. T.B. 2 novembre 2006 13:13

      Stéphane, je suis arrivé avec quelques secondes de retard. Au moment ou je sui intervenu, il me semble que votre post n’était pas affiché. AV n’affiche plus l’heure et à la minute.

      Le chiffre que je donne est le chiffre Hydro-électricié (barrages) en France.

      Une fois de plus, EDF trompe le consommateur. Parle en effet de 80 ou 85 % d’origine nucléaire (ce qui est vrai)... mais se garde bien de préciser qu’il s’agit de la « demande » électrique. Seulement ! Façon de dire : « Vous voyez l’évidence nucléaire est là et tout va bien. On ne peut plus revenir en arrière ».


    • Wells 2 novembre 2006 17:32

      Teu teu je n’insulte personne j’essaye de comprendre qq. chose qui me semble aberrants.

      Donc racapitule.

      La france produit 80% d’énergie via le nucléaire, et 20% via des moyens X.

      Cependant si je comprend bien elle ne consomme que 17% des 80% produit. Cela voudrait dire qu’on vend (gaspillé ??) 83% de notre énergie nucléaire. Cela me semble, et c’est peu être une impression erroné, énorme.

      J’aimerais donc avoir un peu plus de précision, tout cela me semble confus.

      J’en profite pour m’excuser au prés de l’auteur pour ma méprise.


    • tmd (---.---.5.58) 2 novembre 2006 18:40

      Non. La France consomme bien toute l’electricite qu’elle produit (a peu pres).

      Seulement la France ne consomme pas seulement de l’energie sous forme d’electricite, c’est la qu’est la difference. Elle consomme beaucoup d’energie (c’est la plus grosse partie) pour les transports notamment, energie qui vient du petrole sous forme de carburant.

      - Part d’electricite venant du nucleaire : 80%.
      - Part d’energie venant du nucleaire : 17%.

      Tous ces chiffres (et bien d’autres) sont disponibles sur le site de JM Jancovici http://www.manicore.com


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 2 novembre 2006 23:02

      Non, ce n’est pas ça.

      J’essaie d’être plus clair :

      l’électricité représente un peu plus de 20% de l’énergie consommée. Le reste c’est principalement « pétrole gaz charbon ».

      En France, le nucléaire représente 80% de l’électricité, ce qui donne à peu près 17% de l’énergie consommée.


    • (---.---.60.158) 3 novembre 2006 08:49

      78% de l’électricité est nucléaire, mais seulement 17% de l’énergie consommée est nucléaire - Stéphane Lhomme a raison, le CEA n’est pas en désaccord sur ce point

      vous confondez énergie et électricité, l’âne c’est donc vous

      vous avez arrêté de lire parce que vous vous êtes arrêté au seuil de vos préjugés

      Fabrice


    • Pierre-Alain dorange (---.---.52.157) 3 novembre 2006 17:38

      Si vous lisez bien l’article c’est pourtant clair et sans ambiguité. En effet en france l’énergie électrique est massivement nucléaire.

      Par contre globalement la proportion dans la consommation énergétique n’est que de 17% nucléaire. Car en effet en France nous n’utilisons pas que de l’électricité comme énergie... Moi par exemple je me chauffe au gaz et ma voiture consomme du pétrole. A mon boulot, nous consommons aussi du gaz et du pétrole... Dingue non ?

      L’électricité n’est pas l’énergie majoritaire, ce qui explique ces 17%...


    • Paldeolien (---.---.3.227) 3 novembre 2006 18:34

      Et au niveau mondial, la part du pétrole dans le gateau énergétique est de 85%, ce qui explique qu’on va vraiment être dans la caca quand il y en aura moins, et quand on pourra plus aller le chercher, mouarf, ce sera pire.

      Stocker du bois, en plus les hiver vont être plus rudes ^^, et les étés plus chaud, on va consommer encore plus d’energie, oula...


    • ronan (---.---.233.252) 2 décembre 2006 12:04

      oui c’est bien de lire, il faut réfléchir et comprendre ce qu’on lit aussi, et quand ça surprend il ne faut pas s’arréter en chemin, faut réfléchir un peu plus ! l’électricité est de l’énergie, mais l’énergie n’est pas toute électricité, vous ne roulez pas avec une voiture électrique non ? malheureusement


  • Sacha Guitry 2 novembre 2006 11:53

    Curieux ! vous dites que le nucléaire représente une part faible de l’énergie produite sans émission de gaz à effet de serre et surtout qu’elle va baisser dans les années à venir... parce que on construira moins de centrales nucléaires qu’on en démantelera !!! Bé oui quoi, donc si je vous suis pour que la contribution du nucléaire à la lutte contr le réchauffement soit efficace, il faut construire plus de centrales ??? Ca vaut aussi pour les éoliennes votre raisonnement : « si on démonte plus d’éoliennes qu’on en installe la part de l’éolien va baisser »... Donc, toujours si je vous suis, l’éolien ne sert à rien. Idem pour la photovoltaïque et l’hydroélectricité !!!  smiley


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 2 novembre 2006 13:32

      Il y une différence énorme entre le cas du nucléaire et celui de l’éolien :

      - le nucléaire est en déclin irréversible (reconnu par l’AIE, Agence internationale de l’énergie). La suggestion « Il n’y a qu’à construire beaucoup de centrales nucléaires » tombe à plat.

      - l’éolien est en croissance forte sur tous les continents.

      PAR CONTRE : il serait aussi illusoire de croire que l’éolien va remplacer le trio « pétrole-gaz-charbon ». Le nucléaire lui même en est incapable :

      - « Pétrole gaz charbon » = 80% de l’énergie consommée dans le monde
      - Les énergies renouvelables = 7% (mais l’éolien lui même = moins de 1% !)
      - Le nucléaire = 2%

      Une fois de plus, la SEULE SOLUTION :

      - cesser de chercher vainement une solution de remplacement, qui n’existe pas
      - réduire considérablement la consommation d’énergie, en particulier celle des pays riches, pour utiliser en moins grande quantité les énergies polluantes et donc réduire les émissions de gaz à effet de serre
      - en complément, développer les énergies renouvelables massivement et partout sur la planète.


    • Paldeolien (---.---.113.52) 10 novembre 2006 00:47

      C’est sur si vous vous borner au photovoltaîque pour faire de l’electricité, heu... C’est du gagne petit ça.

      Voilà des solutions solaires, des vrais, et cessez de dire que c’est pas possible, c’est agaçant !

      http://joi.ito.com/archives/2002/09/09/environmission_incredible_solar_ther mal_power_station.html

      http://www.jp-petit.com/ENERGIES_DOUCES/solaire_Stirling.htm

      Et pour les eoliennes, ça boost, regardez ces génératrices, EDF sont des minables.

      http://www.alxion.com/

      Et cette hélice là regardez bien, 215 km/h ça produit de l’energie, ce sont des millions de watt stockable en hydrogène, air comprimé, methane de la biomasse.

      http://www.windside.com/

      Non mais !!!

      Vous aussi vous êtes vieux avant l’age !!! ça se gère de l’energie, et c’est pas un produit périssable !!!


  • valerian (---.---.213.131) 2 novembre 2006 12:21

    Les principales sources de GES en france sont en 2003 (source CITEPA) :

    Agriculture/sylviculture 27% Transport routier 21% Industries manufacturières 20% Résidentiel/tertiaire 19% Transformation d’énergie (hors production d’électricité) 6% Production d’électricité 5% Autres transports 1% Autres sources 1%

    On voit donc que la production électrique en France ne pèse que 5% des GES. Ces 5 % sont la conséquence des centrales thermiques qui sont indispensables au bon fonctionnement du réseau. Elles permettent de produire rapidement de l’électricité en cas de pic de consommation. Le pays qui a le plus développé l’éolien est le Danemark avec 13% d’éolien dans son mixte énergétique. Supposons que la france développe autant d’éoliennes que le Danemark, les GES en moins ne pèserais que 13% des 5% soit 0,5% de la totalité des GES en France. Plutôt de dénoncer les centrales nucléaire comme une arnaque, on devrait plutôt s’attaquer aux logements par exemple mal isolé et avec de vieilles chaudières au fuel ou au gaz qui produisent 19 % des GES.


    • Paldeolien (---.---.3.227) 2 novembre 2006 23:02

      Les agoravoxiens ne lisent pas, tu as raisons de souligner que l’isolation thermique est une catastrophe en France.

      Ce manque d’isolation fait grimper la facture énérgétique. Il faut une taxe à la salubrité (isolation thermique incluse) ; sinon, on s’en sortira jamais, cela fait le régal d’EDF en outre, les propriétaires empochent les loyers, mais ne font pas de travaux d’isolation décents.

      Voilà un moyen direct de creer des sur-endettés, sinon, on vous coupe l’electricité. Ce pays est lamentable et ton commentaire très bon.


    • Paldeolien (---.---.3.227) 2 novembre 2006 23:45

      Mouarf !

      Une eolienne ça coute pas cher à fabriquer, ni en matériaux, ni en main d’oeuvre, ni en R et D.

      Ce qui coute cher à une eolienne, c’est la société de profit... Une eolienne dure plus de 25 ans. Nous sommes aux prémices de nouvelles technologies aérogénératrices.

      Un ex parmis beaucoup d’autres, mais faut chercher...

      http://www.cap-enr.com/index.php?option=com_content&task=view&id=4&Itemi

      Je m’imagine dans un jeux je dois batir et devellopper la civilisation sur terre. Arrivant sur terre, il n’y a rien, et je n’ai pas d’énergies. Il m’en faut, tout de suite. Il me faut de l’energie pour extraire de la terre des matières premières, pour contruire, pour batîr et pour répondre a mon confort et mes besoins.

      J’ai le choix de la source. Je prends le pétrole, c rapide, oui, mais a terme tout ce que j’aurais construit utilisant cette ressource deviendra obsolète... Je prends le vent, ben là, je mets a peu près ou je veux de quoi récupérer l’energie du vent, j’ai l’energie là ou j’en ai besoin, pas besoin de la faire voyager dans des bidons.

      En plus, du vent, il y en aura tout le temps. C comme le soleil. Et si il n’y en a pas a certains endroit, de toutes façons, il y en aura dans d’autres. j’ai tissé un réseau équilibré. ça c’est l’energie de mon confort.

      Je connais toutes les ressources disponibles.

      Pour la journée, ben je peux produire de l’energie avec du soleil, pas seulement avec des panneaux solaires, pas du tout en fait, mais pluto avec des moteur à combustion externe qui sont neutres pour l’environnement et sont bien plus productifs au m². Je mets aussi des tours solaires dans les endroits ou y’a beaucoup de soleil et désertiques histoire de répartir un peu mieux tout ça. De mettre un peu de vie là ou il n’y a plus rien, aussi.

      http://www.enviromission.com.au/

      Là encore j’accouple ça au réseau, et j’utilise de l’énergie du réseau que je convertie en énergie transportable, je stock (hydrogène, air comprimé, éléctricité, méthane, etc...)

      Voilà, normalement, avec tout ça, je m’en sort.

      Je m’en sort, parce que, j’aurais utilisé l’intégralité des moyens disponibles immédiatement, et je n’aurais pas beaucoup perturbé l’ecosystème.

      Maintenant, je peux faire mumuse avec le pétrole, et le convertir selon mes besoins, mais pas pour en tirer de l’energie, pluto des produits permettant de perfectionner encore et encore les moyens de récuperer l’energie ENR de la terre. On a tout de suite beaucoup moins besoin d’énergies lorsqu’on ne fabrique plus, surtout lorsqu’on ne fabrique plus de choses et autres, inutiles faites pour tomber en panne pour faire tourner les profits...

      Dans mon jeux à moi, celui qui choisit le pétrole et qui le gaspille en le brulant, il grille la planète, c’est GAME OVER.

      Alors, c’est quoi le jeux pour demain ?

      Pour le nucléaire, une centrale à un rendement de 30%.

      70% de la réaction nucléaire est perdue sous forme de chaleur et gaspillée, puisque rejetée dans les fleuves. En co-génération, cette énergie pourrait elle aussi être convertie en énergie utilisables pour des moyens de locomotion.

      Et comment qu’on va faire maintenant avec un autre probleme. L’argent, c’est lui qui prend les décisions energétiques. Est-ce normal ? Et lorsque une grande partie des citoyens détient des interêts dans EDF, les salariés eux même, l’état y compris. Comment changer de cap... Pourquoi le géant EDF investirait dans la cogénération et empièterait sur les monopoles des pétroliers.

      Mouarf, centrales nucléaire ou pas, éolien ou pas, solaire ou pas, autre ou pas. Y’a rien qui bouge ici bas. Mais on en parle beaucoup... On en écrit, des lignes, cela est du temps qui passe, cela est du temps précieux. Même si les ENR suffisent pas, il faut vite en mettre beaucoup, ce sera toujours ça de fait et ça de moins à supporter pour la planète.

      (PS : les centrales nucléaires ne participent pas ou peu aux GES, mais elles participent activement à réchauffer les eaux des fleuves. Ce qui n’est pas beaucoup plu honorable, et puis, il y a les dechets, aussi)


  • DG. DG. 2 novembre 2006 12:29

    cet article est d’une malhonnété incroyable.

    Il ne s’agit pas d’une comparaison entre les emissions de CO2 de chacun des modes de production, et de leur impact sur le changement climatique.

    vous argumentez sur la base d’un sophisme bien rodé, qui n’a aucune valeur scientifique. Pour résumer, vous dites : puisque que le nucléaire représente un part inférieure, et en recul, de la production d’enregie consommé, implicitement par rapport au énergie de source fossile productrice de CO2, dans la consommation énergétique totale, celui-ci (le nucléaire) a peu d’impacte sur le changement climatique. Donc, le nuclaire ne sert a rien.

    La, j’ajouterais que vous admetez a contrario, que le nucléaire n’a bien, pas d’impacte sur le changement climatique. la bonne réponse eu été de dire que le nucléaire est une solution car il a bien une importance marginale dans la production de CO2, qui est le fonds de la question.

    Ensuite, vous amalgamez la production d’éléctricté (nucléaire et autre) et la consommation d’énérgie totale, c’est a dire l’électricité + consommation directe d’energie fossile (dans les transports et chauffage dommestique par exemple), pour justifier la facture « énergétique ».

    Ensuite, « lors des négociations internationales, le nucléaire a été écarté des »mécanismes de développement propre« et n’est donc, logiquement, pas considéré comme une option pour lutter contre le réchauffement climatique. » C’est une perle. cette phrase est au contraire illogique, il n’ya pas de lien cohérent exprimé le sujet et l’objet. cela ne montre que votre propre cynisme.

    Enfin, « il ne faut pas oublier que le nucléaire est aussi nocif pour la planète que le réchauffement climatique. » . Vous vous trahisez, car vous avouez, en conclusion, que le nucléaire et le changement climatique sont bien deux problèmes différents.

    Vous vous servez du changement climatique pour justifier votre refus du nucléaire. Hélas, votre article est, compte tenu du but recherché, une arnaque, rempli de sophisme, d’incohérence et d’amalgame. ce n’est pas la premiere fois que je vois ce type de discours chez un certain nombre d’écologiste, à ce sujet précisement. j’espere toutefois que ce n’est pas intentionnel.


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 2 novembre 2006 13:51

      Ce commentaire est irrationnel. Je n’ « avoue » pas que que "le nucléaire et le changement climatique sont bien deux problèmes différents", je ne l’AVOUE pas puisque c’est précisément la thèse que je défends dans l’article !


    • (---.---.60.158) 3 novembre 2006 09:00

      On peut toutefois objecter quelques arguments à ce commentaire :

      - en effet le nucléaire a un impact GES faible, mais pas nul

      - pourquoi « amalgamer » ? il faut bien resituer le nuke dans le total pour savoir ce qu’on peut en faire ! l’éolienne ne produit que de l’électricité et ne sert à rien pour le transport, par exemple, tout comme le nuke

      - le nucléaire a été écarté dans le Mécanisme de Développement Propre (MDP) parce qu’il a été considéré par la majorité des pays comme incompatible avec d’autres principes de développement durable, c’est quand même un argument important - on ne peut pas, par exemple, encourager la déforestation pour résoudre le problème de carburants alors qu’on a signé je ne sais combien de textes pour protéger les forêts - de même on ne peut pas réduire les émissions de GES en produisant des risques majeurs et des toxiques par ailleurs traqués en chimie (REACH et autres) - la phrase ne me semble pas illogique mais incomplète


  • jose w (---.---.25.142) 2 novembre 2006 12:29

    Le véritable problème du nucléaire, c’est la radio-activité, les déchets et la prolifération nucléaire.

    C’est sur cet angle-là que le nucléiare est un danger majeur, y compris le nucléaire civil puisque les 2 secteurs sont très proches et souvent très imbriqués : la radioactivité des déchets civils est tout aussi léthale que les matières fissiles militaires...

    Bref, l’angle d’attaque basé sur la sécurité (civile ou militaire) et la prolifération des déchets et des matières léthales me semble bien plus porteur que celui axé sur le réchauffement climatique, peu convaincant...


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 2 novembre 2006 13:54

      J’ai déjà donné l’ensemble des raisons qui font que le nucléaire est inacceptable.

      Le texte de ce jour se concentre sur la question du réchauffement climatique parce que les pronucléaires tentent de faire croire que l’atome va sauver la planète (un comble !!!)

      Je n’ai donc jamais prétendu que ces arguments étaient les seuls contre le nucléaire. On ne peut pas tout mettre dans un seul article...


    • franfrichon 2 novembre 2006 14:01

      @ l’auteur :

      Ok cette réponse vaut aussi pour moi, mais si c’est possible, donnez-le lien pour retrouver votre argumentation à ce sujet. Comme ça au moins, on ne refait pas un débat déjà fait...

      Merci.


    • franfrichon 2 novembre 2006 14:28

      Vous devez rectifier tous les commentaires qui défendent le nucléaire, car votre article n’est pas qu’une dénonciation de la communication des pronucléaires (seulement la première moitié), mais bien aussi un réquisitoire antinucléaire (la deuxième moitié).

      Je ne suis pas expert de cette question, mais il me semble que le discours des pronucléaires est qu’en matière d’électricité, le nucléaire représente une solution sans impact pour le réchauffement, ce qui est le cas.

      Votre dernier paragraphe sur les 2% du nucléaire dans l’énergie est la conclusion de ce réquisitoire. Certes, ce n’est que 2% au niveau mondiale, mais il s’agit bien de 17% au niveau français et 80% de la production électrique (énergie indispensable au fonctionnement de notre société), le nucléaire n’est pas quelque chose que l’on peut balayer comme ça.

      « au vu de ces pourcentages, il n’apparaît pas justifié, pour bâtir une stratégie climat, de centrer le débat sur l’énergie nucléaire ». Le nucléaire n’agit donc pas sur les leviers susceptibles d’influer le climat, ça veut donc dire que le réchauffement climatique n’est pas un argument pronucléaire, mais ce n’est pas non plus un argument antinucléaire comme le laisse entendre votre dernier paragraphe.


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 2 novembre 2006 14:36

      Nous sommes bien d’accord : le réchauffement climatique n’est pas un argument antinucléaire ni pronucléaire.

      Mais ce sont les pronucléaires qui ont mis le débat sur le réchauffement climatique en prétendant que leur satané atome allait sauver la planète !

      C’est donc bien pour démonter ce subterfuge qu’il faut mettre à plat les données sur le nucléaire et l’effet de serre.

      Notez d’ailleurs que les pronucléaires étaient pronucléaires avant que le réchauffement climatique ne soit mis en évidence ! Leur subite conversion à l’ « écologie » est pur opportunisme, ils n’ont que faire de la planète...


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 2 novembre 2006 14:40

      Les principales raisons qui font que le nucléaires est indéfendable :

      www.sortirdunucleaire.org/sinformer/brochures/sortie-questionS.pdf


  • septquiprend (---.---.85.159) 2 novembre 2006 12:36

    Essayez de chaufer une maison avec la photovolttaïque,... Essayez de faire tourner une usine avec l’éolien... Je suis tout éléctrique depuis 25 ans avec un peu de bois quand il fait fort froid, le nucléaire tel qu’il est aujoud’hui et tel qu’il sera demain me satifait pleinement tant sur le plan confort que sur celui du coût du KW. pourquoi remettre en cause un système qui a fait ses preuves. Bien sûr il y a les poubelles hélas ! (Tchernobil) ce sont les images néfastes qu’on a du nucléaire, ce triste exemple doit donc inciter les états à faire dans l’irréprochable.


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 2 novembre 2006 14:07

      Est-ce que par hasard vous ne feriez pas parti des gens qui paient l’électricité 90% moins cher que les autres ? (Notez bien que je ne suis pas un « dénonceur » des avantages acquis, mais celui-ci, pour les agents EDF, est irresponsable.)

      Des milliers de ménages modestes ont été ruinés et poussés au surendettement par le chauffage électrique. Merci EDF et le nucléaire...


    • Anthony Meilland Anthony Meilland 2 novembre 2006 14:52

      Que proposez-vous ?

      - le retour au bois, au gaz ou pétrole !

      - La géothermie peut-être une source de chauffage intéressante pour les habitats collectifs nouveaux ou rénovés(puit en profondeur) et pour les habitats individuels disposant d’un terrain d’une grande surface (puit horizontaux). il reste que pour les grands froids, il faut tout de même coupler ce système avec une autre source (électrique par exemple).

      - Le chauffage solaire est moins interessant car le besoin de chaud est plus important l’hiver que l’été, quand la quantité de soleil est la plus faible. Et puis, c’est assez moche des panneaux solaires. Personnellement en bon provençal, je prefère les tuiles rouges smiley


    • Paldeolien (---.---.3.23) 3 novembre 2006 20:51

      Tout ça c’est pas faux, mais il me semble que il faut ménager la chèvre et le choux. Il faut savoir si tu veux de l’energie propre ou pas...

      Le soleil, le vent, la géothermie, c’est propre, et notre technologie actuelle ne nous permet pas non plus des miracles. Pour le coup de tuiles, essai de faire avec, c pas si moche qd même. Et puis, sans doute, en faisant quelques efforts de désign, les trucs carrés moche peuvent mieux se fondre sur la toiture. Mais mieux, regardes ça, il me semble que cela n’est vraiment pas moche du tout...

      http://www.windwandler.de/fr/

      J’aime beaucoup le désign, et il y en a d’autres. Un aerogénérateur peut vraiment être élégant, il en de même pour lespanneaux solaires, sauf que a priori, les fournisseurs se cassent pas trop pour trouver quelque chose, pour le moment... Essai de pas faire trop le difficile et donne un avis, tu as l’air assez difficile sur l’esthétique, voilà un bon test...


  • franfrichon 2 novembre 2006 13:03

    Vous parlez du faible rôle du nucléaire dans la consommation d’énergie finale alors qu’il représente, vous le citez, la plus grande source d’électricité en France.

    Je voudrais savoir quels sont ces autres secteurs qui représentent une grande part de l’énergie selon vous (est-ce les mêmes chiffres que ceux cités par Valerian ?) et quels sont selon vous les solutions pour diminuer les gaz à effet de serre puisqu’il apparaît assez clairement dans votre article que les véritable enjeu ne se situe pas au niveau de la production électrique.

    Merci.


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 2 novembre 2006 13:17

      Excusez-moi mais... tout est dans mon texte :

      1) le trio « pétrole-gaz-charbon » couvre 75% de l’énergie française. Et ce n’est pas le nucléaire, marginal et en déclin, qui y changera quelque chose.

      2) pour lutter vraiment contre le réchauffement climatique, il faut :

      - cesser de chercher vainement une solution de remplacement, qui n’existe pas
      - réduire considérablement la consommation d’énergie, en particulier celle des pays riches, pour utiliser en moins grande quantité les énergies polluantes et donc réduire les émissions de gaz à effet de serre
      - en complément, développer les énergies renouvelables massivement et partout sur la planète.


    • Depi Depi 2 novembre 2006 13:26

      J’aurais simplement une question, le débat sur le nucléaire étant redondant depuis des années.. La réduction des émissions de gaz à effet de serre par les pays riches.. Soit. Toutefois les deux plus gros pollueurs mondiaux sont les Etats-Unis et la Chine. Comment limiter les émissions d’un pays tel que la Chine qui est en développement et qui ne veut aucunement entendre parler d’environnement ?

      Là aussi se situe l’enjeu des années à venir, les plus gros pollueurs que vont devenir la Chine et l’Inde..


    • valerian (---.---.213.131) 2 novembre 2006 13:31

      Développer les énergies renouvelable OUI mais où ?

      Si c’est pour produire de l’eau chaude et du chauffage avec par exemple des panneaux solaires OUI puisque on s’attaque aux 19 % des émissions du Résidentiel/tertiaire. Si c’est pour produire de l’électricité, la marge de progrès est très faible puisque on ne produit que 5 % de GES par rapport à la totalité de nos émissions.

      Pour info la part mondiale d’émission de gaz à effet de serre pour la production électrique est de 30 %.


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 2 novembre 2006 13:48

      Bien malin qui connait la solution. La Chine et l’Inde se développent à vitesse grand V, et ce ne sont pas les pays riches, ultraconsommateurs, qui peuvent se permettre de leur dire « Ne vous développez pas ».

      Mais, une fois de plus, le nucléaire est INCAPABLE de changer la donne. En effet, la Chine annonce la construction de 30 à 40 nouveaux réacteurs. Soit. Mais si ces réacteurs sont réellement copnstruits (pour le moment ce sont des annonces), le nucléaire couvrir 0,8% de l’énergie chinoise en 2030 contre 0,4 actuellement.

      C’est incontournable : le nucléaire est une énergie MARGINALE (par contre son danger est maximal : un seul réacteur accidenté peut contaminer tout un continent)


    • franfrichon 2 novembre 2006 13:51

      Je ne suis pas sûr de comprendre.

      Vous dites que 75% de l’energie c’est ce trio, donc que le nucléaire est marginal. OK, donc vous dénoncez la communication des pro-nucléaires qui le présente comme une solution au réchauffement (je n’avais pas compris votre article comme cela à ma première lecture) ? Si c’est ça, votre argumentation est convaincante, mais je ne vois pas le lien avec le besoin de l’interdiction du nucléaire qui est un autre débat.

      Pour le reste de l’article, vous développez les causes du réchauffement climatique, mais on ne voit concrètement pas de solution. Vous vous contentez de dire : « il faut polluer moins », OK mais comment ?


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 2 novembre 2006 14:03

      1) Il est important que montrer que le nucléaire ne va pas nous « sauver », afin de revenir à ce qu’il n’aurait jamais fallu perdre de vue : le nucléaire est une énergie terriblement dangereuse et qui produit des déchets radioactifs qui vont durer des millénaires.

      Donc il faut stopper au plus vite le nucléaire.

      2) Il faut cesser de croire à une solution miracle qui nous permettrait de ne pas faire les efforts nécessaires (réduction importante de la consommation énergétique)

      Maintenant, honnêtement, il faut être sacrément naïf pour croire que les humains vont être responsables et fair le nécessaire...

      Mais les antinucléaires sont naïfs. Ils continuent à vouloir sauver la planète, c’est dire...


  • Colonel 2 novembre 2006 14:13

    Les énergies dites « alternatives » sont bel et bien un moyen d’échapper aux énergies polluantes... Le seul problème, et de taille, est que l’humanité est de plus en plus gourmande en énergie.

    En effet, la consommation planétaire en énergie certaienement augmenté depuis le début du siècle, et ce , proportionnellement au développement des technologies, donc une solution serait de revenir quelques siècles en arrière, de nous inspirer des modes de vie ancestraux et de les adapter aux besoins nécessaires à la survie à la fois de l’humanité et de la planète... Mais bon, pour faire passer un tel message, il va falloir dépenser beaucoup d’énergie !!!!


  • Anthony Meilland Anthony Meilland 2 novembre 2006 14:29

    Si le nucléaire est en repli, ce n’est pas parce qu’il n’est pas efficace et relativement propre, mais parce que les anti-nucléaires, aidés par la catastrophe de Tchernobyl (dont toutes les études sérieuses tendent à prouver que le bilan est bien plus faible que ce que les rumeurs prétendent) et par le souvenir des deux bombes, ont réussit a donner à cette source d’énergie une image déplorable.

    Mais rien n’empêche un retournement de situation. On peut très bien miser sur une très forte augmentation de la part de cette énergie dans la production totale.

    Cet article, bien que très partisan et intellectuellement très malhonnête, pose deux questions intéressantes et partiellement corrélées : comment éviter la catastrophe climatique et donc comment diminuer la production de CO2 ? Et comment imaginer une société de l’après pétrole ?

    En ce qui concerne la diminution de l’émission des gaz à effet de serre et en particulier du CO2, toutes les énergies ne produisant pas des gaz à effet de serres doivent être considérées et étudiées en fonction de leur efficacité, leur souplesse, et leur prix.

    Les énergies sans émission de CO2 sont : le nucléaire (fission en mode classique ou en surgénération, en électricité ou en chauffage direct, et dans le futur, la fusion), l’éolien, l’hydroélectrique (barrages, marrées), le solaire (photovoltaïque ou chauffage), le géothermique (en chauffage principalement, mais aussi de manière plus limitée en électricité).

    Or toutes ces sources d’énergie n’ont pas les mêmes avantages et inconvénients.

    - Nucléaire. Indépendant des conditions climatiques (sauf ces de très grosses chaleurs). Nécessite du temps pour « activer un réacteur » et ne peut donc pas répondre à des fluctuations de consommation rapides.

    - Hydroélectricité. Souplesse d’utilisation (« ouverture de vannes »). Parfait pour les variations de consommation rapides. Limitation des constructions de barrages. Difficulté d’augmenter la part des cette source en France à part construction de mini barrages

    - Eolien. On ne manque pas de place et de vent. Néanmoins dépendant des conditions climatiques et besoin de le coupler avec une énergie souple et indépendante des conditions climatiques (par exemple hydroélectricité ou gaz)

    - Solaire. Même faiblesse et force que pour l’éolien.

    - Géothermie. Intéressant pour le chauffage directe des maisons, mais peu de « champs » en France pour des usines électriques géothermiques à grandes échelles.

    Voilà donc le problème. Les énergies renouvelables se classent donc dans deux groupes : le premier regroupe les énergies dépendantes des conditions climatique (éolien et solaire) qui doivent obligatoirement être couplée avec des énergies plus « fiables » pour permettrent un approvisionnement en électricité convenable. Le deuxième groupe comprend l’hydroélectricité et la géothermie qui sont bien plus fiable mais dont le développement actuel en France et peu probable (à moins d’inonder de grandes zones habitables comme la vallée du Rhône par exemple smiley)

    Le système de production actuelle d’électricité en France est assez simple et fiable : Nucléaire pour la grande majorité de la production et hydroélectricité pour les fluctuations rapides. Avec encore quelques centrales polluantes à gaz, à charbon (je ne suis pas sur), et à pétrole.

    A consommation stable, construire un système de production d’électricité avec 0% de CO2 sans le nucléaire est donc impossible. En effet, même si on construit suffisamment d’éoliennes et de panneaux solaires, on aura besoin d’une énergie indépendante des conditions météo pour réguler tout cela. Or puisque qu’on ne peut pas augmenter la production hydroélectrique de manière conséquente, et puisque la géothermie semble aussi inadaptée à la géologie française, cela est impossible. D’ailleurs la plupart des scénarii pour sortir du nucléaire prévoient la construction de centrales à gaz émettant du CO2 !!!

    De plus ce scénario de consommation stable semble peu probable et cela m’amène à la deuxième question : que faire après le pétrole ? En effet, il faudra trouver une source d’énergie (et une forme d’énergie) pour remplacer le pétrole où accepter des changement important dans notre mode de vie. Si en ce qui concerne le chauffage les solutions solaires, géothermie et isolation thermique sont tout à fait envisageables, en matière de transport une seul source d’énergie semble pouvoir remplir cette tache : l’électricité (batterie, pile à hydrogène ou air comprimés pour le stockage d’énergie). Donc malgré les nombreuses économies d’énergie futures (isolation, lumières basse consommation, moins de pertes lors du transport...), la consommation globale d’électricité va augmenter. Et cela pose donc un nouveau problème : comment produire plus d’électricité ?

    Autre solution : changer drastiquement notre mode de vie. Limiter nos déplacements (vacances à la maison !), notre consommation de produits exotiques (fini les bananes et les kiwi), augmentation du coût de production de tous les biens courants, (électroménager, hifi, informatique...). C’est ce que proposent certains écologistes extrémistes. Il y a donc un choix à faire !

    Il y a 3 questions auxquelles il faut répondre :

    - Faut-il éviter le réchauffement climatique à tous prix ?

    - Faut-il sortir du nucléaire à tout prix ?

    - Faut-il préserver au maximum notre mode de vie ?

    On ne peut pas répondre oui aux 3 questions !

    Si vous répondez oui aux deux premières questions, alors vous devez répondre non à la troisième et accepter un certain retour en arrière (paragraphe précédent) !!

    Si vous répondez oui à la 1ère et oui à la 3ème, alors il faut répondre non à la 2ème (d’après moi la position la plus pragmatique).

    Enfin, si vous répondez oui à la 2ème et oui à la 3ème, il vous faut répondre, comme certains extrémistes anti-nucléaire, répondre non à la 1ère et accepter les conséquences du réchauffement climatique !

    Pour finir, seule note d’espoir dans ce paysage : ITER qui sera peut-être, l’énergie de demain (après demain plutôt). Peut-être pour nos enfants, l’énergie à (pro)fusion et abordable. Et n’oublions jamais, que énergie et qualité de vie sont intimement liés.


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 2 novembre 2006 14:44

      Force est de constater que... c’est le dérèglement climatique qui s’attaque au nucléaire et non l’inverse !

      Ainsi, la canicule de 2003 a mis à mal le nucléaire français. Des réacteurs ont été arrosés par EDF, d’autres ont dû être arrêtés : il n’y avait plus assez d’eau dans les rivières pour le refroidissement ! La France atomique n’a alors évité la pénurie qu’en important à prix d’or de l’électricité... non nucléaire.

      Or, tout le monde reconnaît aujourd’hui que, même si les mesures nécessaires étaient immédiatement prises au niveau mondial, le réchauffement climatique s’aggraverait encore pendant quelques décennies.

      Donc, c’est inéluctable, les centrales nucléaires vont de plus en plus souvent être mises en grande difficulté et faire courir de graves risques de pénurie et d’accidents.

      En réalité, le réchauffement climatique est une raison de plus, et non des moindres, pour arrêter au plus vite toutes les centrales nucléaires.


    • Anthony Meilland Anthony Meilland 2 novembre 2006 15:02

      Effectivement on a du acheter de l’hydroélectricité Suisse et ...

      ...de la « carbo-électrocité » Allemande. Je suis étonné que vous vous en réjouissiez !

      Vous ne répondez pas à une seule des questions que j’évoque. Et-ce par aveuglement idéologique ?

      Voici donc quelques questions précises :

      - Devons nous accepter de vivre moins bien que maintenant ?

      - Devons nous coupler la production d’énergie renouvelable avec du gaz car cela est la seule solution fiable actuellement.

      - Que pensez-vous d’ITER et de la fusion thermo-nucléaire ?

      PS : J’ai souvent l’impression que quelques « écolos » ou les faux écolos comme les anti-nucléaires se soucient peu des véritables enjeux, et sont même assez satisfaits du changement climatique qui s’annonce. cela facilite en effet leur plan de communication. (voir le titre mensonger de l’article, et le commentaire précédent)


    • DG. DG. 2 novembre 2006 15:23

      « Donc, c’est inéluctable, les centrales nucléaires vont de plus en plus souvent être mises en grande difficulté et faire courir de graves risques de pénurie et d’accidents. »

      Décidement, c’est inéluctable. vous paretez d"un fait constaté et ponctuel pour généraliser, et sans envisager une seule seconde que le controle technique et l’ajustement a la demande peut etre amélioré, ainsi que la technologie elle-meme.


    • Jose (---.---.193.53) 2 novembre 2006 16:31

      EDF n’a jamais arrosé de réacteurs nucléaires mais seulement les aeroréfrigérants dont on peut se passer pour les centrales côtières.


    • Delbareth (---.---.118.135) 2 novembre 2006 18:27

      Concernant la canicule de 2003 :
      - d’une part, il me semble qu’il ne soufflait pas l’ombre d’une miette de vent sur tout le territoire français pendant de nombreux jours d’affilé (-> éoliennes 0)
      - d’autres part les réacteurs nucléaires n’avaient à l’origine pas été concu pour un fonctionnement dans des conditions climatiques si particulière. Comment croyez-vous que fonctionnent les centrales nucléaires dans les endroits du globe plus chaud que la France ? Et bien tout simplement parcequ’elles sont prévues pour. Ne pas savoir ça, c’est faire preuve d’un grave manque de réflexion, d’un esprit borné, ou d’un manque d’honnêteté intellectuelle (et à mon avis les trois).


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 2 novembre 2006 22:36

      Mais vous habitez sur mars ou quoi ?

      Ce sont justement les pronucléaires qui instrumentalisent le réchauffement climatique en prétendant que le nucléaire va nous « sauver » (la bonne blague)

      Vous n’avez pas vu les milliers de pub d’EDF et d’AREVA (« un avenir sans co2 » et autres mensonges) ???


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 2 novembre 2006 22:53

      Faux : c’est bien le batiment réacteur de Fessenheim (Alsace) qui a été arrosé en 2003.

      D’ailleurs, il n’y a PAS de tours aéroréfrigérantes à Fessenheim !!!

      Alors ?

      Dernières nouvelles d’Alsace - Dimanche 3 août 2003 Nucléaire - Fessenheim : le bâtiment réacteur sous brumisateur S’inspirant directement du principe d’aspersion par eau des cultures, le centre nucléaire de production d’électricité (CNPE) de Fessenheim expérimente une méthode de refroidissement de la façade de ses bâtiments réacteurs. Touchant de plein fouet les cultures, la canicule qui sévit actuellement peut également nuire au fonctionnement des entreprises et des usines. « L’autorité de sûreté nucléaire (ASN) a fixé à 50 º C la limite réglementaire au-delà de laquelle la température intérieure d’un bâtiment réacteur ne doit pas aller, sous peine d’arrêter le réacteur », indique Anne Laszlo, directrice de la communication du CNPE. En précisant que « ce seuil reste bien en deçà de toute température à risque ». En vigueur depuis quelques années, il n’avait pas été approché jusqu’alors.


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 2 novembre 2006 23:15

      1) Puisque vous êtes si malin, il ne vous reste plus qu’à déplacer les 44 réacteurs nucléaires français situés en bord de rivière pour les mettre en bord de mer (afin qu’ils ne manquent pas d’eau)

      Alors, vous ommencez quand ?

      2)Il me semble que, pendant la canicule 2003, il y avait quand même ... pas mal de soleil, non ?


    • Roswell (---.---.1.39) 3 novembre 2006 17:02

      Que d’idioties, verifiez vos sources avant de parler de tchernobyl, des milliers d’enfants sont nés et naissent encore avec des malformations horribles, l’explosion a provoqué moulte cancer de la thyroïde, leucémie et cancer solide non thyroïdien. Il est vrai que si vos sources sont OMS :

      « Selon l’UNSCEAR (2000), 134 liquidateurs ont été irradiés à des doses suffisamment fortes pour que l’on diagnostique un syndrome de radioexposition aiguë (maladie des rayons). Vingt-huit d’entre eux sont décédés en 1986 par suite de ce syndrome. D’autres liquidateurs sont morts depuis mais leur décès n’est pas nécessairement dû à l’exposition au rayonnement. »

      Toutes victimes indirectes de Tchernobyl ne sont pas reconnu ....

      Voila ce que c’est que l’oms, un organisme qui reconnait 134 morts sur une catastrophe qui a touchée en réalité des milliers de personnes.

      Vous me donné envie de vomir à dédramatiser cet accident...


    • Pierre-Alain dorange (---.---.52.157) 3 novembre 2006 18:02

      La question de la sortie du nucléaire est caduque, utilisant des énergies fossiles il existe une limite a son usage (300 ans selon les prévisions les plus optimistes, mais a des coûts défiant toute concurrence). De manière plus globale c’est notre utilisation de ces énergies fossiles (pétrole et gaz en sus) qu’il faut mettre à plat. Cette question devient de plus en plus crucial pour notre avenir proche. Les pays émergeant (Chine et Inde en tête) consomment eux aussi à leur tour de plus en plus et ça ne va probablement pas se ralentir.

      Il convient impérativement de réfléchir globalement à notre consommation énergétique. Notre mode de vie occidental actuel est à la surconsommation massive, les pays émergeant vise notre modèle et on sait bien que les réserves disponibles (pétrole en premier, puis gaz et uranium) ne suffiront pas a assurer un avenir a ce modèle. D’autant que la consommation augmente.

      C’est bien donc qu’il faut développer des solutions et a mon sens rapidement. Certe la technologie amèrera des progrès dans les domaines de l’énergie fossile, des énergies renouvellables, de l’isolation, les rendements, etc... Mais cela risque fort d’être insuffisant fasse a la demande de millards de consommateurs. On peut certes espérer des solutions quasi-magique (ITER) mais pour moi ça ressemble plus a faire l’autruche qu’autre chose. Certains principes de physique sont immuable et les lois régissant l’énergie sont claires : on ne peut espérer tirer plus d’énergie qu’il n’y a été mise au départ. Reste a pronostiquer ce « départ »... Trop risqué à mon avis.

      A mon sens, c’est aussi notre mode de vie qu’il faut remettre en question. Et effectivement pour moi je répondrait NON à votre troisième question.


    • Paldeolien (---.---.3.23) 3 novembre 2006 21:16

      Je réagis sur le commentaire de Delbareth.

      Les jours ou il n’y a pas de vent forcement, un aérogénérateur ne produit pas. Mais, et surtout j’aimerais quand même que beaucoup de monde tienne compte de ce mais.

      L’energie éléctrique est stockable sous forme d’hydrogène. D’air comprimé. Autres... L’energie éléctrique d’origine éolien est une énergie propre et stockable. L’idée n’est pas de se dire que les éoliennes suffiront jamais, je pense que c’est un raisonnement erronné. L’idée est de regarder le passé, l’existant, et ce qui arrive, ce qui est découvert, testé, approuvé.

      Il faut bien penser, juste.

      A/Dans le passé. On utilisait les eoliennes pour broyer du grain, faire de la farine, avec des hélices en voilure. Cela fonctionnait, et cela a permis de nourrir quand même du monde, parler d’un progrès l’époque, ne plus broyer le grain à la main ou avec des chevaux...

      Et l’homme stockait la farine, qu’il conservait, le meunier gérait son moulin au rythme des vents.(de mémoire 50 000 sites en france acceuillaient des moulins à farine et suffisaient aux besoin alimentaires et energétique.

      B/ Aujourd’hui

      Certains pays ayant beaucoup misé sur l’éolien ont tout de même réussit à tirer leurs épingle du jeu en chatouillant eole. Il y a un pays Europeens qui réussit à couvrir 46% de sa consommation énergétique uniquement avec les eoliennes. Aerogénérateurs classiques, tripales, les moulins à vent moderne en sorte. Machines vraiment peu performantes car dès que les vents atteignent 50 km/h environ, les pales sont mises en drapeau, et l’hélice stoppée. Lorsqu’il y a bon vent, on ne cherche pas non plus à stocker de l’energie pour les périodes de vache maigre, c’est regrettable... C’est sur que comme ça, on a peu de marge de manoeuvre, Mais cela est tout de même rentable.(équivalent >10 % d’interêts annuel, contre 3 4% au mieux en banque pour la même somme investie)

      C) Ce qui commence à exister et ce qui va exister et qui arrive sur le marché. Un pays Européen à dors et déja opté pour cette solution. Les éoliennes verticales WindSide. Celles-là sont à même de produire jusqu’a des vents allant à 215 km/h, et là pourle coup, elles produisent pas, uniquement lorsqu’il n’y a pas de vent. Et là on pourrait, et je le pense stocker vraiment pas mal d’energie lors des périodes les plus venteuses, et aussi et surtout lorsque nous utilisons peu d’energie et qu’il y a quand même du vent.

      Excusez pour la longueur du commentaire. Je defends les aerogénérateurs, car en vérité, ces machines offrent bien plus de souplesse que cela y parait et tel que l’information relais les performances et la technologie. Il est utile de rappeller que l’homme evolue, rien, sera jamais figé, j’éspère pas...

      Et pour ceux qui assimilent extinction du nucléaire et apparition de moulins à vents par regression, je trouve cela dommage, car, les aérogénérateurs sont vraiment un milieu passionnant ou il y a matière à expression. Et bien souvent des petits bijoux de technologie.

      Mine de rien smiley


  • Chitah (---.---.11.235) 2 novembre 2006 14:34

    Ce thème de la sortie du nucléaire me laisse complètement perplexe. Je ne parviens pas à m’expliquer pourquoi on pourrait avoir une préférence pour tel ou tel mode de production de l’énergie.


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 2 novembre 2006 14:47

      Il faut que vous alliez vivre quelques temps en Biélorussie, près de Tchernobyl : 20 après la catstrophe, le situation NE FAIT QUE S’AGGRAVER

      Les enfants ont des maladies de vieillards, l’espérence de vie diminue, des millions de gens continuent de manger des aliements contenant du césium.

      La catastrophe nucléaire est la seule qui s’aggrave au fil du temps au lieu de s’estomper...


    • Yoyo (---.---.132.225) 2 novembre 2006 15:58

      La catastrophe s’aggraverait si la radioactivité résultant de celle-ci allait en augmentant, hors ce n’est evidemment pas le cas.

      Les autorités ukrainiennes et les gens qui ont refusé de quitter les regions contaminées n’ont elles pas une part de responsabilité dans le fait que la catastrophe de Tchernobyl continue a faire de nouvelles victimes ?

      Et ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : oui, le nucléaire représente un danger. Mais un barrage hydroélectrique aussi, et tant d’autres choses encore ...


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 2 novembre 2006 22:40

      Et si, la radioactivité augmente ! En effet, il y a des phénomènes de « reconcentration » du césium qui fait que les aliments sont encore plus contaminés qu’il y a quelques années... (Cf IRSN)


    • Francois (---.---.20.126) 3 novembre 2006 11:36

      Bonjour,

      je viens de lire « l’excellent site de JM Jancovici sur le thème de tchernobyl » et je n’y vois pas de chiffres disant que : non tchernobyl n’a pas été une catastrophe humaine et environnementale effroyable.

      Ce que j’y lit ce sont des phrases du genre :
      - si le nucléaire civil était une horreur, on trouverait plein des retraités d’EDF pour nous en parler
      - La bonne question n’est pas de savoir si les « liquidateurs » (ceux qui ont travaillé sur le réacteur après l’accident pour « boucher les trous ») ont des cancers : sur 600.000 personnes, bien sûr qu’il va y en avoir ! La bonne question est de savoir si cette population aura plus de cancers que le reste de la population

      La première affirmation à, pour moi, quelque chose d’un peu ridicule, mais soit. Par contre, pour le deuxième point il pose effectivement la bonne question. Mais je n’y trouve pas de réponse. Donc pour moi le débat sur les risques du nucléaire et en particulier Tchernobyl est loin d’être fermé par cet « excellent site ». smiley

      Bien sur que notre maitrise technique du nucléaire est importante. Ce qui m’intéresserait c’est :
      - étudier les impacts sanitaires/environnementaux liés à un accident nucléaire. Et la je rejoins « la bonne question » de M. Jancovici. Tchernobyl étant, heureusement, le seul cas à échelle réelle.
      - le risque d’accident sur une centrale « actuelle » avec des facteurs identifiés
      - il est aussi intéressant d’avoir la même démarche pour les déchets

      Une fois qu’on a tout ça on est, à-priori capables, et ce hors lobby, de choisir si oui ou non le nucléaire est acceptable. Ceci en dehors de toute considération sur le climat qui intervient dans un deuxième temps pour corroborer/contrebalancer notre choix sanitaire. Pour résumer la difficulté du choix nucléaire c’est :
      - un choix sanitaire avec une gestion des risques
      - un choix écologique

      Pour ce qui est du choix écologique, vu le faible apport du nucléaire au niveau énergétique mondial, la lutte contre le réchauffement climatique ne me parait effectivement pas être un argument. Ceci dit, je penses qu’il y a d’autres arguments en sa faveur.

      Maintenant peut être faut il retourner le problème et plutôt que de chercher quel est l’outil de production d’énergie qu’il nous faut, il vaut peut être mieux chercher les moyens de réduire notre consommation d’énergie afin d’économiser notre outil de production.

      Et là, on a tous du boulot :
      - isolation de nos logement
      - chauffage écologique (solaire, géothermie) ou chaudières à haut rendement.
      - mettre des pulls smiley
      - prendre des douches plus courtes, moins souvent
      - éclairage en lampes basses consommation
      - appareils d’electro-ménager peut consommateurs
      - utilisation moins systématique de la voiture pour les petits trajets : covoiturage, vélo, vélo électrique, une petite voiture pour les trajets quotidiens/une grosse pour les grands trajets, un scooter pour les trajets quotidiens, transports en commun, ...
      - privilégier les produits alimentaires de proximité : aller au marché, ou acheter plutôt des produits « origine France » que des bananes du Venezuela -sans chauvinisme aucun-
      - privilégier les produits alimentaires de saison
      - milles autres gestes...

      Et tout ceci sans retour en « arrière » en terme de qualité de vie. Bien sur tout ceci à un cout, mais qui est contrebalancé en économies directes et indirectes (le réchauffement climatique ayant un cout pour les états).

      Au fait, il y a des producteurs de Kiwi en France (dans la Drôme par exemple), donc tu pourras encore en manger. smiley


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 3 novembre 2006 13:39

      Si jancovici avait un peu d’honnêteté, il ferait venir des légumes depuis les zones contaminées autour de Tchernobyl et il les mangerait, et il en donnerait à manger à ses propres enfants.

      Mais non : il continue à prétendre que Tchernobyl n’était pas si grave mais il laisse les biélorusses bouffer la radioactivité...


  • Panama (---.---.198.59) 2 novembre 2006 15:22

    les plus grands polueurs du monde sont les USA, puis la Chine et l’Inde.

    ... et si on demandait également à la Chine et à l’Inde de réduire leur polution ?

    Allez zou : tous à Tian An Men pour manifester contre les rejets poluants chinois !


    • Julien 2 novembre 2006 18:17

      Un chinois ou un indien ne pollue pas plus par tête qu’un européen lorsqu’il était au même stade de développement.

      Pourquoi vouloir imposer aux pays du tiers monde des règles qu’on ne s’est même pas appliqué à nous-mêmes ?


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 2 novembre 2006 23:11

      Le seul comportement correct serait de réduire notre consommation à un niveau acceptable. Nous serions alors fondés à demander aux pays émmergeants de faire attention. Utopique, je sais. Mais, vous proposez quoi vous ?


  • paugral 2 novembre 2006 16:29

    Petite précision sémantique : toutes les méthodes évoquées ici ne permettent pas de lutter contre le réchauffement climatique mais contre son AUGMENTATION. En effet l’inertie de l’atmosphère est telle, que le réchauffement se poursuivra quoiqu’on fasse.

    Des solutions existent pour lutter directement contre le réchauffement, comme la combustion de plusieurs millions de tonnes de souffre et autres joyeusetés. J’ai malheureusement peur qu’on en vienne sous peu à de telles extrémités. Est-ce d’ailleurs à une telle solution que pense Anthony Meilland avec sa question « Faut-il éviter le réchauffement climatique à tous prix ? »

    Concernant l’article, il manque cruellement de sources et est donc sujet à caution, d’autant plus que l’auteur s’affiche clairement anti-nucléaire.

    J’aurais, par exemple, aimé connaître la source à l’origine de l’affirmation suivante : « La réalité est implacable : malgré 58 réacteurs nucléaires, la France consomme finalement presque autant de pétrole et de gaz que les autres pays. » De quels pays s’agit-il ? quelles sont les consommations évoquées ?....

    Enfin, puisque la nocivité-réelle- du nucléaire vous semble un problème majeur, pourquoi ne pas promouvoir une recherche qui tendrait à réduire, voire à effacer, cette nocivité ?


    • Anthony Meilland Anthony Meilland 2 novembre 2006 17:11

      « J’aurais, par exemple, aimé connaître la source à l’origine de l’affirmation suivante : »La réalité est implacable : malgré 58 réacteurs nucléaires, la France consomme finalement presque autant de pétrole et de gaz que les autres pays«  »

      C’est faux évidemment.

      LA France est le pays du G7 qui emet le moins de gaz à effet de serre. (source OCDE)

      en million de tonnes de CO2 par habitant

      USA : 19

      Japon : 9

      Alemagne : 11

      UK : 9

      France : 6

      Italie : 8

      Canada : 17

      Et les autres pays membres de l’OCDE ne font pas mieux.


    • DG. DG. 2 novembre 2006 17:16

      « Enfin, puisque la nocivité-réelle- du nucléaire vous semble un problème majeur, pourquoi ne pas promouvoir une recherche qui tendrait à réduire, voire à effacer, cette nocivité ? »

      deux reponse :

      - la réponse est pourtant simple, ça coute cher, directement. il faut aussi envisager les retomber connexe de telle recherche, mais cela n’est pas pris en compte dans le calcul, car par définition imprevisble (mentalité de bureaucrate. De toute façon, les budgets de recherche au niveau européen d’une manière général, public et privé, sont insuffisants.

      - comme les résultat de la recherche sont, par définition imprevisible, on ne va pas les financer, ou a la marge . Ce qui fait que, effectivement, les sollutions, pour eviter les effet négatifs se font rares.


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 2 novembre 2006 22:43

      1) Que vous luttiez contre le réchauffement climatique ou seulement contre son augmentation, c’est vain et inutile si c’est avec une option inéficace, comme le nucléaire.

      2)La recherche pour mettre au point un « nucléaire propre », c’est 50 ans de belles promesses, de milliards gaspillés, et rien à l’arrivée (à part des tonnes de déchets radiaoctifs)


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 2 novembre 2006 22:56

      Comme tous les pronucléaires, vous ne parlez que du CO2 alors qu’il ne représente que la moitié du problème. Il y a d’autres gaz à effet de serre (comme le méthane) et la France est très fortement émettrice. Et comme elle émet déjà beaucoup de co2...


    • Cassandre 3 novembre 2006 10:09

      Précisons : l’écart en émission de CO2 avec les pays sans nucléaire ne se fait pas sur le pétrole et le gaz, mais sur le CHARBON, qui est aujourd’hui le combustible favori pour les centrales thermique à flamme.


    • Cassandre 3 novembre 2006 10:25

      Puisque personne ne l’a encore écrit :

      Le mystère de ce nucléaire qui pèse peu en énergie finale mais beaucoup en réduction des émissions de CO2, au point de permettre à un Français de rejeter près de 50 % de GES de moins qu’un Danois bardé d’éoliennes, s’explique ainsi :

      Une centrale thermique, qu’elle soit nucléaire ou à flamme, a un rendement de l’ordre de 30 % en électricité, le reste de l’énergie primaire consommée partant en chaleur qu’il faut utiliser autrement ou évacuer (d’où les célèbres tours de refroidissement, qui symbolisent trop souvent le nucléaire dans les médias français, mais les centrales américaines à charbon dans le film d’Al Gore, p.ex.).

      Or, c’est l’énergie primaire consommée qui fait l’émission de CO2 ! Pour un kWh nucléaire électrique produit, ce sont donc les émissions d’environ 3 kWh de combustion de charbon qui sont évités !

      Vous trouverez une confirmation de ceci dans le système d’étiquettes énergie et climat pour le logement qui est en train de se mettre en place : pour l’étiquette énergie, le total est calculé en énergie primaire, l’électricité consommée étant affectée d’un multiplicateur (2,58 et non 3, grâce à l’hydroélectricité dont le rendement est proche de 100 %).


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 3 novembre 2006 10:43

      Rappel :

      le co2 ne représente que la moitié du pblm des gaz à effet de serre. C’est pour ça que les pronucléaires ne parlent que du co2, pour laisser croire que le nucléaire est efficace face au réchauffeùent climatique.

      De toute façon, la France dégage quand même beaucoup de co2 et énormément les autres gaz à effet de serre.

      Donc, malgré 58 réacteurs nucléaires, la France est un des premiers emetteurs de gaz à effet de serre. Le nucléaire n’y chanhe rien.

      Soit on construit une sociéte humaine plus sobre, et il reste un (petit) espoir de sauver la planète

      Soit on attend que le nucléaire nous sauve ( !!) et ce sera la dernière (et la plus mauvaise) blague inventée par des humains...


    • T.B. T.B. 5 novembre 2006 08:54

      Anthony, ton raisonnement ne tient pas la route. D’abord ce n’est pas en million de tonnes pas habitant, c’est en tonne (ce qui est dèja beaucoup, Inde : 1 tonne / hab).

      On a pas exactement les mêmes chiffres, j’ai pour Allemagne 9,5, chiffre Nations Unis 2002.

      Ensuite, tu oublies un facteur primordial : Si la moitié nord de la France se situe sur les mêmes latitudes que la moitié sud l’Allemagne, l’hiver au Nord de l’Allemagne est bien plus froid que le Sud de la France. Résultat : l’Allemagne (9,5 t / hab) a besoin, sur 1 année, de plus d’énergie que la France (9,5 t / hab). Compares ta facture EDF en hiver et en été ...

      Je serai curieux de connaître les chiffres si les Allemands vivaient en France et les français en Allemagne, chacun avec sa politique énergétique... On aurait peut-être ALL 5 et France 15 !!!


    • T.B. T.B. 5 novembre 2006 08:58

      Erreur de transcription : France 6 t / hab. Nous sommes d’accord. Au cas où vous n’auriez pas corrigé par vous-mêmes. Désolé.


  • fmi1 (---.---.113.21) 2 novembre 2006 16:37

    C’est ce que fait l’auteur, dans sa conclusion (avant dernier paragraphe) : « réduire considérablement la consommation d’énergie... » De l’art d’aller chercher des poux dans la tête...


    • Julien 2 novembre 2006 18:14

      Ah oui, réduire la consommation d’énergie, c’est sûr, c’est la solution miracle que ressortent tous les chevelus dès qu’ils sont à cours d’argument.

      Ca s’appelle la théorie de la décroissance, et une décroissance, ça s’appelle une récession.

      Alors oui, une récession entraîne une baisse de la consommation énergétique, mais surtout une hausse du chômage, de la pauvreté et des inégalités.

      Après le tout est de savoir si on préfère être riche et chauffé au nucléaire, ou pauvre et au froid...


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 2 novembre 2006 23:10

      Personne n’a dit qu’il serait facile et indolore de réduire la consommation d’énergie.

      Mais, vous qui êtes aussi malin, comment faites vous avec des pays riches qui surconsomment et des pays émmergeants qui n’ont comme objectif que de se comporter de façon aussi stupide que les pays riches ?

      Alors, une idée ?


    • Francois (---.---.20.126) 3 novembre 2006 11:53

      Pas forcement... Les cheveulus, dont je dois faire apparement parti préconisent aussi :

      - isolation de nos logement chauffage écologique (solaire, géothermie) ou chaudières à haut rendement.
      - mettre des pulls
      - prendre des douches plus courtes, moins souvent
      - éclairage en lampes basses consommation
      - appareils d’electro-ménager peut consommateurs
      - utilisation moins systématique de la voiture pour les petits trajets : covoiturage, vélo, vélo électrique, une petite voiture pour les trajets quotidiens/une grosse pour les grands trajets, un scooter pour les trajets quotidiens, transports en commun, ...
      - privilégier les produits alimentaires de proximité : aller au marché, ou acheter plutôt des produits « origine France » que des bananes du Venezuela -sans chauvinisme aucun-
      - privilégier les produits alimentaires de saison milles autres gestes...

      Et tout ceci implique : de changer de chaudière, de faire poser de l’isolation, d’acheter un scooter ou un vélo ou une voiture ou prendre les transports en commun, d’acheter des pulls smiley, de faire ses courses « intelligement »

      Moi j’y vois au contraires des dépenses... de la « consommation »... donc de la croissance smiley Et, pour ce qui est de favoriser la production saisonnière de proximité, j’y vois un facteur de croissance locale important.

      Donc des emplois.

      Par contre, les économies d’énergie entrainent effectivement une décroissance pour les marchés de production d’énergie. Donc potentiellement du chômage dans ces secteurs d’activité. Mais, prenons le cas d’EDF, combien de personnes sont elles rattachées à la production d’électricité ? Combien de personnes sont elles rattachées à l’acheminement de cette électricité des centrales vers nos maisons ? Combien de personnes pour les aspects commerciales ?

      Bref, je ne suis pas sur que votre raisonnement : économies -> décroissance -> chômage soit juste


    • Anthony Meilland Anthony Meilland 3 novembre 2006 12:05

      Je suis un vrai chevelu et je suis outré de voir associé mes cheveux à ce genre de propos.

      Pour moi être chevelu c’est simplement : Sexe, Drogue et Rock n’ Roll smiley


    • Julien 3 novembre 2006 17:01

      Les économies d’énergies, bien sûr, c’est très bien. Et c’est pourquoi le gouvernement les encourage, avec des déductions fiscales sur les travaux d’isolation, ou d’installations de systèmes de chauffage plus performant.

      Mais quand on a dit ça, le problème reste entier : il faut toujours produire de l’énergie, et donc se poser de savoir laquelle est préférable. Et la réponse reste identique : la seule véritable réserve d’énergie non polluante, c’est le nucléaire.

      Quant aux douches plus courtes — ou autres économies de bouts de chandelles qui me font penser à mon arrière grand mère et sa maxime devenue célèbre dans la famille : « Une si grande chasse d’eau pour un si petit pipi » — arrêtons de prendre les gens pour des cons. Si un jour le monde manque d’eau, ce n’est pas parce que j’aurais passé une minute de plus sous ma douche tous les jours de ma vie.


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 3 novembre 2006 17:07

      Le nucléaire une énergie « non polluante » ????

      Il faudrait vous faire avaler des déchets radiaoctifs tous les matins au petit déjeuner pour vous faire passer l’envie de raconter de telles bêtises...


  • Julien 2 novembre 2006 18:08

    C’est l’exemple typique du raisonnement fallacieux.

    C’est justement parce que le nucléaire ne représente actuellement qu’une part marginale de la production énergétique qu’il n’est pas efficace pour lutter contre l’effet de serre. Donc la solution c’est bien d’augmenter la part du nucléaire, en construisant de nouvelles centrales. Plus nombreuses, et plus puissantes.

    Et surtout en investissant massivement dans la recherche pour passer à la prochaine étape : les centrales à fusion thermonucléaire, de type ITER.

    Parce qu’on y coupera pas : l’alternative aux énergies fossiles, ça ne sera jamais l’éolien ou le solaire, qui d’une part sont beaucoup trop onéreux et d’autre part ne peuvent pas être déployés à grand échelle (couvrir la France d’éoliennes ne suffirait pas pour produire suffisamment d’électricité pour tout le pays).

    Qu’on le veuille ou non, le nucléaire est la seule alternative viable aux énergies fossiles.


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 2 novembre 2006 23:07

      Joli raisonnement sauf que, je l’ai expliqué, le nucléaire ne va pas augmenter mais eu contraire décliner :

      En France comme dans le monde, le nucléaire va décroître inexorablement. C’est ainsi que, le 10 juillet 2006, le ministre de l’industrie François Loos a annoncé que la part du nucléaire dans l’électricité française tomberait de 80% actuellement à 73% en 2015 (soit environ 15% de l’énergie consommée contre 17% actuellement).

      Voilà pourquoi et comment, en France, on a le risque nucléaire ET le réchauffement climatique, la facture nucléaire ET celle des énergies fossiles.

      Plus généralement, le nucléaire ne représente que 2% de l’énergie consommée dans le monde. Attention : l’Agence internationale de l’énergie prétend que c’est 6% (en utilisant des méthodes contestables pour comparer les différentes énergies). Mais, en fin de compte ça ne change rien : 2ù ou 6%, c’est une part bien trop faible pour avoir une quelconque chance de remplacer les énergies fossiles où d’empêcher le réchauffement climatique.

      Qui plus est, je le redit c’est une part sur le déclin : l’Agence internationale pour l’énergie (AIE), pourtant favorable au nucléaire, a récemment reconnu (World Energy Outlook) qu’il descendrait à 4% vers 2030. En effet, dans les vingt ans à venir, au moins 250 des 440 réacteurs actuellement en fonction sur Terre seront fermés, car arrivés en fin de vie.

      Certes, des constructions de nouveaux réacteurs sont annoncées, avec fracas, ces derniers temps. Mais, même si tous ces réacteurs sont réellement construits (ce qui reste à prouver), ils ne compenseront même pas les fermetures qui, elles, sont inéluctables. Malgré les gros titres de certains médias sur un supposé « grand retour du nucléaire », ce dernier est plus menacé de disparition que de déploiement !

      De toute façon, au rythme actuel de consommation, les réserves mondiales d’uranium (le combustible des centrales) sont estimées à 80 ans : elles seront épuisées avant celles de pétrole, et le prix de ce minerai va s’envoler lui aussi.

      Le « miracle nucléaire » n’aura pas lieu...


    • Delbareth (---.---.118.135) 3 novembre 2006 09:06

      Concernant les réserves estimées à 80 ans : Voilà une nouvelle preuve s’il en était besoin que vous ne connaissez vraiment rien à la question nucléaire. Faire le mariole devant les caméras ne vous donne absolument pas le privilège d’avoir raison. En l’occurrence, les techniques de surgénération du combustible MARCHENT. Même s’ils ont vu un peu gros avec Super-Phénix et qu’ils ont eu un tas de problèmes TECHNIQUES, le procédé en lui-même marche très bien. Les réserves sont alors multipliées par un facteur supérieur à 100 (de 0.72% d’235U dans l’Unat à 100% d’U utilisable, plus le Th !)


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 3 novembre 2006 09:24

      Ca marche tellement « bien » que tous les grands pays nucléarisés sont obligés de se rassembler dans un « forum génération 4 » pour essayer enfin d’arriver à quelque chose, après 50 ans d’échec dans la recherche de la mise au point de la génération.

      Vous avez raison de le rappeler, Superphénix a été un énome échec : 10 MILLIARDS d’euros gaspillés pour rien. Et depuis vos amis nucléocrates n’ont pas ava,cé d’un pouce...


  • Jean (---.---.151.1) 2 novembre 2006 18:19

    Votre article n’apporte pas grand chose...

    Cependant une phrase me parait elle completement fausse :

    « - cesser de chercher vainement une solution de remplacement, qui n’existe pas »

    Il faudrait un peu vous renseigner sur certaine recherche en cours, pour ça tapez « Sandia » ou « Z-Machine » sur Google et vous verrez qu’on est tres tres proche de la Fusion controlée et non Radio active.

    Pour information le laboratoire Sandia de los Alamos a reussit a obtenir en laboratoire une tamperature de plus de 2.4 milliard de degré, temperature a la quel on peu envisager des reactions de fusion non polluante de type Lithium-Hydrogene, c’est a dire des reactions de fusion sans emission de neutron et donc sans risque radioactif.

    Je fais le parie que cette decouverte (encore curieusement discrete actuellement) va changer radicalement notre façon de produire de l’energie dans les 10 ou 15 années qui viennent.

    Enfin au vue du rapport « Stern » dont personne ne parle en France mais qui fait grand bruit en ce moment en Angleterre et aux USA, je parie que les moyens vont etre debloqués a grande vitesse pour augmenter la recherche dans cette direction.


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 2 novembre 2006 23:13

      Encore une invention miraculeuse qui va régler tous nos problèmes...

      Et il y a encore des gens pour y croire...


    • jean (---.---.105.159) 3 novembre 2006 05:35

      Avant de repondre, vous devriez faire quelques recherches... Vous auriez l’air moins obstiné.

      Rejetez toute solution de recherche comme vous le faite, c’est nier ce qui fait de nous des hommes, jamais l’humanité ne s’est arrétée de chercher de trouver et de solutionner. Jamais elle ne s’est arretée en se disant :

      « ha bah zut alors ya pus de solution, alors faut qu’on arrete tout ! »

      Pour comprendre cela il faut faire preuve de philantropie et d’analyse, deux qualitées qui semblent vous faire defaut...une simple lecture de vos interventions suffit a ce faire une idée de votre objectivitée !


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 3 novembre 2006 09:07

      Vous n’avez pas compris qu’on est arrivé à un point de non retour. Si les humains continuent (et c’est hélas le plus probable) à « avancer », on aura bientôt des « progrès scientifiques » comme le clonage humain, et des destructions massives de la planète.

      C’est la première fois dans l’Histoire qu’on est face à une situation qui va être irréversible.

      Et il y a des gens commes vous qui continuent à dire « On ne peut pas s’arrêter, ça a toujours été comme ça ».

      Bravo, pour prenez votre petite part de responsabilité dans le désastre qui s’annonce. Et merci pour tout.


    • Julien 3 novembre 2006 17:04

      Encore un qui confond science et miracle.

      Et en attendant, c’est quoi votre solution, à part retourner dans les cavernes habillés de peaux de bêtes ?


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 3 novembre 2006 17:11

      Avouez que vous ne voulez pas sauver la planète.

      C’est plus facile de parler de cavernes que de regarder la vérité en face.

      Bien sûr que c’est un défi immense qui est devant nous, mais encore fait il avoir ENVIE de le relever.

      Vous, ce n’est pas votre cas de toute évidence.

      Mais il y a une chose injuste : il est tout à fait normal que vous mourriez dans d’atroces souffrances en cas de cata nucléaire. Mais pourquoi faudra-t-il que ce soit aussi mon cas ?

      Merci d’inventer un nucléaire qui ne tue que les pronucléaires. C’est la base de l’honnêteté...


  • Olivier de Termes Olivier de Termes 2 novembre 2006 18:43

    Comment même concevoir pouvoir débattre d’un article dénonçant le nucléaire, avec un auteur qui s’affiche ouvertement délégué d’un mouvement partisan, un mégaphone à la main ?

    Et puis, c’est un exercice récurrent de l’auteur, il utilise ce support comme d’une tribune pour mettre en valeur ses idées personnelles (voir ses autres articles), quitte à user de démagogie en masquant et omettant certains chiffres...

    Quand on publie un article, même partisan, on s’expose obligatoirement à la critique des lecteurs, ceux qui ne sont pas spécialement du même avis, ou qui ne sont pas d’accord avec la méthode employée pour présenter un exposé.

    Il faut donc accepter dans ce cas le débat, faire la synthèse des controverses, et surtout éviter de s’obstiner à jouer au ping-pong en répondant à chaque message, c’est preuve de manque de démocratie...

    Quand au sujet par lui-même, je proposerai un article demain pour équilibrer les points de vue contradictoires.


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 2 novembre 2006 23:18

      Moi, je suis un méchant partisan, mais vous vous êtes parfaitement neutre et objectif. Et intelligent sûrement, non ?

      Amusant.


  • totof (---.---.29.98) 2 novembre 2006 19:07

    le nucléaire n’est pas une solution viable. les stocks d’uranium connues semblent ne pas permettre une utilisation de la technologie nucleaire plus de 100 ou 150 ans. il faut ensuite régler le probleme des déchets, il n’y a pas je crois de solution fiable pour l’instant

    Alors il y a peut être ITER.... mais dans combien d’années ????

    Par contre il y a aujourd’hui des solutions alternatives. (même si elle de couvre pas encore tous les besoins) c’est plus exactement l’accumulation de mini ou micro solutions qui nous permettra de réduire efficacement la pollution atmospherique. l’hydroélectrique marche depuis longtemps en france, reste les micro centrale de production.

    les éoliennes se développes enfin en france (nous sommes les derniers d’europe et loin derriere les usa)

    les panneaux solaires permettant la production d’eaux chauds sont obligatoire sur les maisons neuves en espagne et je crois dans d’autre pays d’europe (pour anthony cela permet de produire dans le sud de la france plus de 40% de ta production d’eau chaude.

    il faut aussi isoler beaucoup mieux les immeubles et maison s. Il faus savoir que pour maison neuve le surcout pour une très bonne isolation (type HQE) n’est que de 1%.....

    Enfin est il necesaire d’avoir chez nous tous ces machines en veille qui consomme au final une énergie incroyable. d’ailleur combien consomme votre ordinateur ????

    A mon sens la solution c’est l’accumulation de solutions.


    • pierrot (---.---.23.48) 3 novembre 2006 11:44

      Concernant les réserves PROUVEES d’uranium vous avez raison.

      Cependant il faut dire qu’avec la prochaine génération de réacteurs nucléaires (dite génération IV) produiront 60 fois plus d’énergie à partir d’une même masse d’uranium.

      Par ailleurs les réseves « problables » d’uranium devraient être au moins de 3 fois supérieures aux réserves « prouvées ».

      Ce qui fait qu’il faut multiplier votre chiffre par au moins 100 soit au moins 10 000 années. Bien cordialement.


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 3 novembre 2006 13:43

      Ce n’est pas parce que vous avez inventé l’appellation publicitaire « génération 4 » que les surgénérateurs vont subitement se mettre à focntionner...


  • Serge 2 novembre 2006 19:58

    J’ai lu que deux scientifiques japonais avaient fabriqué des cellules photovoltaïques de nouvelle génération, qui stockent l’énergie sans pile. Cependant j’espère beaucoup de la fusion.

    nouvelles cellules photovoltaïques


  • Matthieu (---.---.6.112) 2 novembre 2006 20:11

    L’article est d’une mauvaise foi implacable :

    en substance : « puisque le nucléaire représente un faible pourcentage de la production d’énergie, il n’a pas d’effet sur le rechauffement climatique. Donc cela enlève un argument aux pro-nucléaire. »

    Justement, puisque ce pourcentage est faible, et que le nucléaire ne produit pas de CO2, alors il faudrait AUGMENTER ce pourcentage pour lutter contre l’effet de serre. Les memes chiffres, avec un raisonnement dans le bon sens, donnent au contraire un argument aux pro-nucléaire. C’est bien parcequ’il n’y a pas ASSEZ de centrales nucléaires qu’il n’a pas l’effet qu’il devrait avoir pour freiner le rechauffement.

    Si tout le monde abandonnait le charbon pour passer à l’atome, alors l’electricité produite n’impliquerait pas de degagement de CO2 !


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 2 novembre 2006 23:21

      Joli raisonnement sauf que, je l’ai expliqué, le nucléaire ne va pas augmenter mais eu contraire décliner : En France comme dans le monde, le nucléaire va décroître inexorablement. C’est ainsi que, le 10 juillet 2006, le ministre de l’industrie François Loos a annoncé que la part du nucléaire dans l’électricité française tomberait de 80% actuellement à 73% en 2015 (soit environ 15% de l’énergie consommée contre 17% actuellement).

      Voilà pourquoi et comment, en France, on a le risque nucléaire ET le réchauffement climatique, la facture nucléaire ET celle des énergies fossiles.

      Plus généralement, le nucléaire ne représente que 2% de l’énergie consommée dans le monde. Attention : l’Agence internationale de l’énergie prétend que c’est 6% (en utilisant des méthodes contestables pour comparer les différentes énergies). Mais, en fin de compte ça ne change rien : 2ù ou 6%, c’est une part bien trop faible pour avoir une quelconque chance de remplacer les énergies fossiles où d’empêcher le réchauffement climatique.

      Qui plus est, je le redit c’est une part sur le déclin : l’Agence internationale pour l’énergie (AIE), pourtant favorable au nucléaire, a récemment reconnu (World Energy Outlook) qu’il descendrait à 4% vers 2030. En effet, dans les vingt ans à venir, au moins 250 des 440 réacteurs actuellement en fonction sur Terre seront fermés, car arrivés en fin de vie.

      Certes, des constructions de nouveaux réacteurs sont annoncées, avec fracas, ces derniers temps. Mais, même si tous ces réacteurs sont réellement construits (ce qui reste à prouver), ils ne compenseront même pas les fermetures qui, elles, sont inéluctables. Malgré les gros titres de certains médias sur un supposé « grand retour du nucléaire », ce dernier est plus menacé de disparition que de déploiement !

      De toute façon, au rythme actuel de consommation, les réserves mondiales d’uranium (le combustible des centrales) sont estimées à 80 ans : elles seront épuisées avant celles de pétrole, et le prix de ce minerai va s’envoler lui aussi.

      Le « miracle nucléaire » n’aura pas lieu...


    • Matthieu (---.---.6.112) 3 novembre 2006 00:51

      mais voila que vous recommencez ! Ce n’est pas parceque le pourcentage est faible, ou en déclin, que le nucléaire ne peut pas avoir d’effet sur le rechauffement climatique. C’est parcequ’il est faible qu’il n’a pas d’effet.

      En d’autres termes, vous vous faites implicitement l’avocat de l’augmentation de ce pourcentage pour que le nucléaire ait de l’effet contre le rechauffement climatique, via le remplacement des hydrocarbones.

      Je suis d’accord avec la nécessité de faire des économies, et je suis plus optimiste que vous sur les sources d’énergies alternatives. Mais je trouve ironique (ou de mauvaise foi, comme je l’écrivais précédement, mais je me rend compte que c’était peut-être inconscient) que vous vantiez ainsi les mérites du nucléaire smiley smiley


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 3 novembre 2006 09:03

      Décidément, je dois très mal m’expliquer :

      le nucléaire n’a AUCUNE perspective d’expansion dans le monde. Toutes les annonces que vous entendez actuellement visent à essayer de remplacer des centrales qui vont fermer.

      Le nucléaire ne pourra plus, comme cela a été le cas dans les années 60, 70, 80, bénéficier de sommes PUBLIQUES inouïes pour se développer.

      De nos jours, les Etats sont (un peu) obligés de ternir compte des opinions publiques, ils ne peuvent pas se permettre de réquisitionner d’autorités des milliards pour les offrir aux fabriquants de centrales nucléaires.

      Qui plus est, il n’y a pas assez d’uranium : au rythme actuel, il reste 50 à 100 ans de réserves. Multipliez le nombre de réacteur par 10, il viys reste 5 à 10 ans d’uranium.

      Autre exemple : le nucléaire représente 0,4% de l’énergie de la Chine. Si les chinois font les 40 réacteurs annoncés, il parviendront royalement à 0,7% ! Et vous voulez « sauver la planète » avec ça ?


  • Manu Manu 2 novembre 2006 20:28

    Attention !

    Si l’article est de mauvaise foi, des commentaires le sont aussi !

    Voici à mon sens une synthèse. Il existe deux problèmes distincts : la pollution, et le réchauffement. Il est de notre responsabilité de combattre le premier.

    Pour cela, certains annoncent que la seule solution est le retour à une sorte d’âge de pierre car c’st notre niveau de vie qui est à la source de la pollution.

    Je pense que c’est faux : il existe aujourd’hui de nombreuses solutions et c’est bien ça le problème de la pollution : il n’y en a pas UNE mais une pléthore :

    1- stopper le gaspillage (isolation, logistique, éclairage, etc.) 2- rationaliser les transports (voitures plus petite, moins lourde, électriques, utilisation des vélos, des pieds, etc.) 3- rationaliser la production de biens (emballage, recyclage, etc.) 4- appliquer réellement le principe pollueur payeur. 5- développer le renouvelable (éoliens, solaire, photovoltaique).

    Et il faut garder à l’esprit que malgré tout ça, il y aura TOUJOURS des déchets, et un impact sur l’environnement, exactement comme il y aura TOUJOURS des variations climatiques.


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