vendredi 9 mai 2008 - par Jean-Luc Louis

Mai-68 ou le hold-up d’une génération

L’héritage de Mai-68 : des dettes.

40 ans. Bon anniversaire ! Et quel anniversaire, on nous bassine depuis quelques semaines avec ces fameux 40 ans. S’il y a bien une chose qu’on peut dire, c’est qu’il y a longtemps que les soixante-huitards ont mangé le gâteau sans même laisser quelques miettes…

Une révolution. Si on peut appeler ça une révolution. Je dirais plutôt un coup de couteau dans le dos. Au fond que s’est-il passé ? Quelques simili-révolutionnaires intellos, appuyés par les syndicats qui ont profité de la brèche pour se glisser dans l’« action », ont lancé un mouvement qui leur a permis de gagner du temps sur leur avenir et profiter d’une après-guerre florissante (comme toute après-guerre d’ailleurs) pour commencer à vider les caisses de l’Etat et se remplir les poches un peu plus rapidement. Attention, quand je dis se remplir les poches, ce n’est pas forcément avec du pognon, mais plutôt avec les mains. Cette génération est celle qui a fait naître un nouveau mouvement, le « peinardisme ». Eh oui, il y a du fric dans les caisses, il y a du boulot pour tout le monde, donc on va en profiter pour se caler bien au chaud au fond d’un bar à refaire un soi-disant monde en rose basé sur des utopies qui, comme toutes les utopies, font tourner en rond ceux qui les pensent et s’arrêter ceux qui les subissent.

Mai-68 est la preuve même d’un raisonnement sur le court terme. C’est la génération type de l’enfant prodigue qui claque tout l’acquis familial en s’achetant des Ferrari et en se la jouant jet-set à Saint-Tropez. Là, il ne s’agissait pas de Ferrari ni de Saint-Trop, mais plutôt la garantie de s’assurer un petit avenir tranquille en étant assisté par l’Etat pour qu’ils deviennent tous des gens bien comme il faut. Ils ont inventé les « BOBOS » avant l’heure. 68 a lancé la génération pavillon de banlieue, télé, monospace et labrador. Super pour une révolution ! Nos chers papas et maman ne voyaient donc pas plus loin que le fond de leur portefeuille et après eux le déluge. Résultat, au lieu de profiter d’un contexte exceptionnel pour parier sur l’avenir et préparer des digues contre le fameux déluge, le soixante-huitard se l’est joué cigale en vidant le frigo en même pas trente ans. Après ça, il y en a qui viennent nous dire « travailler plus pour gagner plus », c’est finalement normal, après la génération « travailler moins pour gagner plus », c’est une logique implacable. On commence à payer les mensualités du crédit accordé aux jolis révolutionnaires du mois de mai. Sauf qu’aujourd’hui, on n’en est pas encore au travailler plus pour gagner plus, on en est au stade de simplement « travailler pour gagner », ou pour vivre seulement, c’est là où le bât blesse. La recette pour gagner plus en bossant un minimum n’existe pas. Ça se saurait, ou alors c’est le loto. Il y en a des millions qui jouent pour n’en faire gagner qu’un seul.

Ce qui est amusant à constater, c’est que ce sont ces braves révolutionnaires d’antan qui l’an dernier ont voté pour Nicolas Sarkozy pour un retour à l’ordre en espérant en plus quelques points d’augmentation de leurs retraites… La boucle est donc bouclée. Et, pour s’en sortir, les générations de maintenant doivent se retrousser les manches pour se remettre d’aplomb car, en fait, la véritable règle de fond, c’est travailler plus pour gagner moins si on veut que la France se redresse (j’en entends qui hurlent !). Parce qu’en attendant il y a le monde qui a continué à tourner et le XXIe siècle qui est arrivé, ou tout va plus vite et ou le temps qui passe est du temps perdu.

Finalement, peut-être qu’on devrait les remercier nos petits soixante-huitards qui ont tout claqué, ils nous ont laissé entre les mains tout le nécessaire pour réussir dans la vie : rien. Tant qu’on n’a rien, on a tout à gagner. Mais, on n’a pas fini d’en baver. Il va nous falloir des dizaines d’années pour rattraper ces quarante. Et ce ne sont pas l’Etat ni les différents gouvernements qui vont pouvoir y faire quelque chose, le rôle de l’Etat est de définir un cadre d’évolution, l’essentiel repose sur une prise de conscience collective. Ce serait une vraie révolution pour les Français, ça, la conscience collective.



32 réactions


    • sisyphe sisyphe 9 mai 2008 19:47

      Ben oui....

      L’auteur est de ceux qui entretiennent volontairement la confuion entre les acquis et sociaux et sur le plan des moeurs de 68, et la situation économique qui, hélas, n’a rien à voir avec 68, et dépend entièrement de la poursuite de l’ultra-libéralisme contre lequel, justement, Mai 68 mettait en garde.

      On oublie certains mots d’ordre de 68, comme "Non à la société de consommation" ou "Ouvrez les yeux, fermez la télé", qui s’avèrent, hélas, de plus en plus d’actualité.

      Enfin, on attribue tout à fait faussement à Mai 68 la notion de célébration de l’individualisme, qui a tourné à l’égoïsme, l"isolement, la rupture de tout lien social. Mai 68 célèbre la libération de l’individu, mais dans une optique COLLECTIVE : jamais autant qu’en mai 68, les gens n’ont été autant ensemble, parlé ensemble, agi ensemble ; s’en sont suivi (bien plus tard, mais grâce à ça) les radios libres, les chaines de TV libres, la libération des moeurs, l’avènement d’une vraaie laïcité, etc...

      Le culte de l’ego (egotisme, égoïsme,culte du moi, isolement del’individu, rupture du lien social et de la notion du bien commun, syndrome nimby, etc...) est le résultat direct du monde marchand et de l’évolution du monde dans l’ultralibéralisme ; qui isole et divise pour mieux règner : strictement rien à voir avec 68.

      Bref, encore un article foireux et plein d’amalgames volontaires, de confusion provoquée, sans aucune analyse sérieuse.

      Au suivant.


  • meccano44 9 mai 2008 12:26

    68tard Plus d’un mois de grève. 173 trimestres, 784€95 de retraite CRAM. Je profite de qui et de quoi ?


  • pissefroid pissefroid 9 mai 2008 13:05

    Si vous aviez été salarié en mai 68 vous ne diriez pas autant de bétises. Ca été une époque exaltante où l’on vivait, où l’on existait. Le problème c’est que la droite a eu peur, mais aussi la gauche (elle n’a rien compris de cette fête gigantesque). Depuis, la richesse globale a crû, mais la répartition de cette richesse a progressivement désertée le salaire pour satisfaire le patronat et le capital. Actuellement, l’échec de la dite gauche, c’est de refuser de remettre en cause cette répartition à cause de l’acceptation du libéralisme qui n’est que l’asservissement du salarié. C’est un non sens de penser que les 68ards ont voté pour le président actuel. Je voudrais bien savoir qu’elle étude a été faite à ce sujet.


  • 5A3N5D 9 mai 2008 13:09

    Cet article aurait-il échappé au comité de rédaction le 1er avril ?

    Au fait, pendant que j’y suis... Lerma, l’est où ? Il ... fait le pont ! Ah ?

     


  • ZEN ZEN 9 mai 2008 13:20

    Article trés drôle...


  • Le péripate Le péripate 9 mai 2008 13:28

    Hold-up ? Si les dix années qui ont suivies ont effectivement vu la seule période historique où la part des salaires a augmenté plus vite que les revenus du capital (ce qui pourrait justifier le terme hold-up), ça a été aussi la période où le CNPF embauchait des sociologues pour tenter de comprendre, une période où un patronat plus moderne intégrait les demandes d’autonomie dans le travail, une période où les droits des minorités, femmes, homosexuels, etc, ont été enfin reconnus. Au bilan, un évènement-secousse qui a bousculé une France conservatrice, en retard sur beaucoup de plan par rapport à ses voisins. Retard qui n’est toujours pas comblé.


  • TSS 9 mai 2008 13:33

    casse toi pauv’con !!un ancien de 68


  • JL JL 9 mai 2008 13:41

    Cet article ne mérite que mépris. Un non article, du vent. Nauséabond ? Oui !


    • traz 9 mai 2008 16:00

      bouge-toi le cul, minable. [...] un monde un peu plus apaisé,

      Lol,c’est comme ca que les peace and love parlais, je comprend mieux pourquoi cela n’a pas marché. Une chance que vous êtes appaisé parce que sinon, je n"ose même pas imager votre réaction.


    • traz 9 mai 2008 17:27

      Ha ok, et donc le 11 septembre, la guerre en afganistan, en irak, la situation actuelle d’israel et de la palestine, la corée du nord avec l’arme nucleaire, l’iran aubord de l’avoir, ancore aujourd’hui le coup d’état au liban, tout cela ne compte pas c’est vrai que je ne me souvient pas de la guerre du vietnam, mais les guerres actuelles ne me semble pas plus paisible que celles d’avant. Quand a la situation du pays : mes parents ( 20 ans en 68 ) me disent qu’avant le pays n’etais pas si violent et que l’on pouvais se promener plutot tranquillement partout. Hors aujourd’hui il y a bien des quartiers des villes ou je refuse d’aller, parce que je ne les trouve pas assez paisbiles. Je ne sais pas dans quelle dimension vous habitez mais dans la mienne tout n’est pas paisible, surtout pas votre language aggressif.


  • LaEr LaEr 9 mai 2008 13:53

    A l’auteur et à ceux qui ont oubliés que Mai68 a permis de faire évoluer les mentalités dans le bon sens...

    Voici des extraits d’un "manuel scolaire de l’économie domestique pour les femmes" de 1960 :

    http://www.manularcenet.com/blog/wp-content/uploads/2008/02/log.jpg

    "Si votre mari suggère l’accouplement, acceptez alors avec humilité en gardant à l’esprit que le palisir d’un homme est plus important que celui de la femme"

    "Souvenez vous qu’il est le maître du foyer et qu’en tant que tel, il exercera toujours sa volonté avec justice et honnêté"...

    Alors je conviens que ce n’est pas juste un mois qui a permis à la société d’accéder au 20eme siècle, mais l’esprit contestatire de cette période, dont le point culminant est Mai68 en France, y a sûrement bien contribué...


    • Henri François 9 mai 2008 19:34

      Mince alors je croyais que ce fumeux extrait que vous citez était... dans le Coran comme bien d’abrutis d’aujourd’hui auraient été capables de me l’affirmer. Ouf, je respire.

      J’ai vécu Mai 68 en tant qu’observateur (j’étais journaliste) et j’étais fou de joie. Enfin l’imagination, souvent débridée il est vrai, bouillonnait et surtout j’avais pu constater de visu la "sainte frousse des bourgeois". Hélas, trois fois hélas j’ai vécu également les manipulations du SAC et autres nervis et surtout la "gaffe politique" du Grand Charles qui n’avait rien compris et qui fut proprement remercié un an plus tard par cette même bourgeoisie qu’il avait su rassuré.

      Celle-là qui vous conduit encore aujourd’hui....

      Amicalement. 


  • maxim maxim 9 mai 2008 14:04

    pour tout dire,en 68 j’avais 26 ans ,et j’ai bossé ,encore plus que d’habitude ,mon patron de l’époque étant bien introduit dans le milieu politique avait fait à tempsdes reserves d’essence en entrepôt et en fûts de 200 litres pour faire tourner le parc automobile .....

    nous avons doublé notre salaire ....

    la raison ? les équipes de province étaient bloquées dans les hôtels ,et il fallait les payer et règler les pensions ,or comme on ne trouvait plus d’essence en station ,nous étions plusieurs qui roulions avec des Combis Wolkswagen ,remplis de jerricans de carburant ,et de la paye en liquide des employés ,dans des enveloppes dissimulées dans des cartons recouverts d’objets divers ,nous avions un stock de conserves et un réchaud de camping car nous dormions dans le vehicule ;la patron nous avait fourni une carabine 22 long rifle ,si d’aventure on était tombé sur une "horde de révolutionnaires "...

    finalement en province ,à part le manque de carburant et d’autre produits ,les gens de se foutaient bien de ce qui se passait à Paris ,en pleine France profonde ......

    devant le dépôt principal de notre société ,il y avait un faux piquet de grève ,histoire de ne pas attirer l’attention des grèvistes ....la CGT criait tenez bon camarades avec des porte voix ,une camionnette était passée en distribuant un paquet de bonbons et un paquet de café en disant " à partir d’aujourd’hui ,nous allons vous nourrir et subvenir à vous besoins " ils ne sont plus jamais repassé !

    sinon ,qu’est ce que Mai 68 à apporté ? à part un joyeux bordel,une perte des valeurs ,l’illusion d’une liberté chèrement gagnée qui n’a fait que les choux gras que pour une certaine tranche de la société,les autres sont retournés au boulot ,ont vite fait de retourner dare dare à l’usine ou au bureau parce que les vacances arrivaient ,qu’il fallait des ronds pour aller en vacances ,et pour payer le crédit de la maison et de la bagnole !


    • JL JL 9 mai 2008 15:20

      Alchimie : ""Mais il a gagné un truc énorme : la liberté sexuelle ""

      Désolé, ce point de vue est affligeant. C’était celui des bourgeois coincés dans leurs hypocrisies et qui ont pris au pied de la lettre le slogan : "il est interdit d’interdir", ceux-là même qui n’ont de ce grand chambardement populaire retenu que cette formule pittoresque qu’ils ont emblématisée à leur profit. Nul doute que des Dutroux ou des Fournirait y ont trouvé leurs comptes.


    • Bulgroz 9 mai 2008 19:07

      Les commentaires tels que celui de JL relèvent de la méthode Coué : en politique, autant dire du nihilisme. C’est le type même du commentaire non constructif puisque par volonté délibérée du posteur il est destructeur. De même qu’il existe un point godwin, je propose d’attribuer à JL un point coué.


  • jub 9 mai 2008 14:45

    Je comprend réellement vos réactions...

    Mais je comprend aussi l’idée du rédacteur.

    Nous arrivons sur le marché de l emploi avec pour état des lieux :

    - peu de chance d avoir une retraite, et beaucoup de laisser notre santé au boulot (quelque soit notre milieu professionnel), sauf si on ne la capitalise par nous même, faut il y arriver...

    - l’état avec une dette pitoyable et honteuse...

    - la sécu (cette oeuvre magnifique) qu’une variété de personnes ne demandent qu’a y mettre un bon coup de pied pour qu’elle s’effondre (et ça ce serait un véritable désastre). Le système hospitalier qui est en train de se faire démonter et remplacer par des cliniques privés car on nous rabâche que c est trop cher à entretenir, que le personnel n est pas assez payé par rapport au privé, blablabla. Ne vous méprenez pas sur mes propos, j estime qu’on nous prend pour des moutons bien comme il le faut, pour engraisser des personnes déjà bien assez grasse.

    - le chômage...

    - de quelle manière on nous manipule toujours comme des moutons par les médias et les statistiques...

    - etc... je ne vais pas épiloguer sur tout ce qui me choque dans le pays que la génération précédente a laisser dériver et nous remet dans les mains.

    Pour être objectif, je suis tout à fait d’accord qu’il est facile de critiquer le travail des autres une fois qu’il a été fait... Qu’il est encore plus facile de critiquer ce qui est mal fait et de ne pas parler de ce qui est bien. Cependant si on veut rattraper les choses faudra bien que vous preniez en compte notre ressenti et que vous vous remettiez en cause un jour ou l’autre.

    Messieurs des années 68 vous avez accompli des choses magnifiques, mais en grande partie pour vous sans penser au suivant. Beaucoup ce que vous avez mit brillamment en place s’effrite et nous (la nouvelle génération) nous nous retrouvons dans un contexte qui fait peur à voir. Et tout ce que je lis ou entend me pousse à croire que les personnes qui partent à l’étranger pour fuir ce chaos sont les seuls à être raisonnable et à savoir se servir d’une calculatrice pour assurer leur avenir. Et vu comme c’est parti il s’agit probablement de la seule solution logique s il l on veut avancer sans à avoir à payer la dette que nos anciens nous laissent !!!

    Je vous prit de m’excuser de tenir des propos comme cela mais il faudra bien à un moment ou un autre que vous teniez compte du ressenti de la génération qui arrive, à qui incombe la responsabilité de payer toutes VOS dettes, bosser comme des fous pour payer VOS retraites (qui malheureusement ne seront probablement pas très élevés), avec un retour sur investissement assez faible (ça c’est pour les économistes pur et dur).

    Et il ne faut pas être un génie de la calculette ou des sciences économiques pour voir que le contexte à venir est plutôt tendu et n’est pas prêt de s’améliorer.

     

    Bien entendu, il est facile de refiler la patate chaude à quelqu’un d’autre. (Notre président nous le montre bien, « c’est pas moi, c’est la faute de celui qui était la avant ») Et je vous prie de m’excuser (encore une fois) si vous avez l’impression que je vous rejette totalement la faute. La nouvelle génération n’aurait probablement pas fait mieux à votre place, mais elle s’exprime et ne dit pas « que » des bétises.

     

    petit ps : pour l’adoption de la constitution Européenne (qui heureusement n’est pas passé), j’avais demandé sur le forum de mon entreprise après avoir fait une sorte de bilan des lieux (comme précédemment) j’avais posé une question assez simpleen invoquant la sagesse des plus anciens : « s’il fallait voter oui ou non pour rattraper ce capharnaüm ? » . La seule réponse que l’on m’a donné « c’est pas important, faut voter non » sans plus d’explications... Évitez moi ce genre de réponses inutiles. Je vous en remercie d’avance.

     

     


  • Weinstein 9 mai 2008 15:27

    Judas Traître, vous crachez sur vos parents pour quelques deniers !!!!! 

    J’ai bien aimé le ton libre de cet article, cela est tout de même un peu l’héritage de mai 68 non ?

    Bien à vous.

     


  • claude66 claude66 9 mai 2008 17:32

    j’avais 38 ans en 68,je ne sais ce qui autorise votre commentaire-mais je pense que nous allons bientôt vous voir à l’oeuvre si  ???

    claude66


  • maumau 9 mai 2008 19:23

    Votre article, Cher Mossieur, est beaucoup plus Nanasse que Judas, c’est même du pur nanasse

    avec une pinçée de choucroute. C’est bon mais faut pas abuser quand même....


  • Henri François 9 mai 2008 19:37

    En lisant cet article la preuve est faite que son auteur n’a connu de cette période que ce que ...la Télé lui rabache aujourd’hui. Navrant.


  • herope kayen 9 mai 2008 19:46

    Je conseille à l’auteur de consulter car nier l’impact de mai 68 sur nos vies actuelles c’est fort. Même Sarko en parlant de "liquider l’héritage de 68" admet que cet évenement gêne encore maintenant.

    Pourquoi  ? Parce que les espoirs qu’il à soulevé vont à l’encontre de la politique actuelle. Ce n’est également pas anodin non plus de se réfèrer à de Gaulle.

    Pour ceux qui sont sur Lyon il y a une conférence "Pourquoi l’esprit de mai 68 leur fait’il toujours peur"

    MDP 44 rue St Georges Lyon 69005 à 19h30 mercredi 14 mai


  • rocla (haddock) rocla (haddock) 9 mai 2008 20:40

    mai 68  ? espèce de soupape de cocote-minute qui a fait sauter un couvercle que les jeunes pensaient maintenu par des plus vieux qui étaient assis sur des faitouts qui faisaient plus rien ...


  • jkw 9 mai 2008 21:44

     

    mai 68 a apporté au moins une chose : il a fait rêver ...d’un monde meilleur !

    ce n’est pas le sarkozysme qui peut prétendre en faire autant ! (d’où la très forte "motivation" des français !)

    Ce qui gêne Sarkozy, quand on évoque Mai 68, c’est certainement qu’à cette époque, le Général De Gaulle ne voulait pas de ministres divorcés dans son gouvernement !! Alors imaginez des mecs qui changent de femme tous les 3 mois !!!!

    Ce n’est pas du ressort d’un président de la république de ré-écrire l’histoire ...il a probablement autre chose à faire, à moins qu’après 12 mois " d’agitation" ils ne sache plus quel chemin emprunter...d’où une pratique habituelle de faire diversion  !

    Maintenant on peut dire que Mai 68 est responsable de tous nos maux....si ça arrange la droite ! il n’y a que les cons qui peuvent le croire ...(et n’oubliez pas aussi les 35 heures !) Pourtant il me semble que l’évolution de nos sociétés a quand même fait évoluer le style de management de type directif (ferme ta gueule et bosse ! d’où une certaine nostalgie du Medef !) à plus de participatif (où on reconnaît que l’ouvrier AUSSI peut avoir des idées sur "comment" améliorer son travail...et cela même dans les pays qui n’ont pas connu mai 68 !

    mais cette droite qui est au pouvoir depuis 6 ans a il me semble des difficultés à construire quelque chose de correct ! alors elle passe beaucoup trop de temps à regarder dans le rétroviseur .....à critiquer "les autres" !


    • maxim maxim 10 mai 2008 00:41

      tiens ,mais c’est comme la gauche ,bonne à critiquer mais incapable d’apporter des solutions !


  • HELIOS HELIOS 9 mai 2008 22:30

    Voila un auteur qui se laisse abuser par des apparences trompeuses et surtout des intoxications evidentes... sauf à lui.

    Etant poli, j’espère que c’est bien ça, car sinon, je qualifierais cet article de tissus de conneries ecrit par une crevette rose, selon Timsit !

    Aller, un petit effort, mr l’auteur, n’abusez plus de la dive bouteille avant d’ecrire votre prochain article !


  • Bateleur du Tarot Bateleur du Tarot 10 mai 2008 03:09

    Cher auteur,

    Après m’être farci la liste des commentaires ci-dessus, je rigole fort !

    Argh... il ne faut pas appuyer là ou ça fait mal, et puis il y a comme cela des choses sacrées que l’on ne touche pas sous peine de passer pour un hérétique, rappelez vous Galilée. Mai 68 fait partie des saintes évangiles, le paradis perdu, le mythe de la chute quoi.

    Je vous sais gréée de l’avoir écrit, je n’en ai pas eu le courage...

    J’attends votre prochain article avec impatience, ce n’est pas souvent que l’on a l’occasion de rigoler en se foutant des profs-socialo-écolo-bobos sur AgoraVOX

    Merci.

    ...

     


    • jzk 12 mai 2008 13:31

      Oui, Mai 68, Fonctionnaires, Education Nationale, Retraites... c’est pas touche sous peine de lynchage collectif.

      On nous râbache que l’on a le meilleur service public du monde... Qu’est-ce que ça doit être chez les autres


  • krapo krapo 11 mai 2008 19:12

    trop facile, cet article... Une bonne poignée de mensonges prédigérés, une pincée de mauvaise foi, deux pointes de désinformation et le tour est presque joué...

    Mais ca ne marche pas...

    Par contre ces dernieres 20 années ont vue s effondrer beaucoup d acquis sociaux sans que personne ne se bouge et c est bien le manque d interet pour tout ce qui est politique qui est coupable... Mais serai ce trop demander aux générations montantes de se "mobiliser" ( je sais le terme est completement dépassé) histoire de montrer exactement ce que nous voulons et ce que nous ne voulons pas.

    Je ne pensai pas que la population francaise etait devenue belante... et j en suis vraiment navrée...Mais je sais aussi que tant va la cruche a l eau...

    PS : Désolé pour les fautes mais mon clavier n est pas francais...


  • xray 12 mai 2008 15:53

    Mai 68 
    Ce qui est sûr, Mai 68 a été une vraie révolution. En Mai 68 nous passons d’une société d’après guerre à la société actuelle. Plus rien à voir. Tous les repères d’après guerre n’existent plus. 

    C’est la révolution de Mai 68 qui règle le système actuel. 
    Naturellement, comme toujours, pour se faire la finance a utilisé les défavorisés. Les uns ont pris les gnons, les autres ont gardé le pouvoir et pris l’argent social des pauvres en puisant dans les caisses publiques. 

    D’ailleurs, l’argent social est bien destiné à ceux qui en ont besoin. Va sans dire pour les riches. Pour être pauvre, on n’a, pas besoin d’argent. 

    ÉCHO FRANCE 
    La lucidité est comme la lumière qui agresse les aveugles 

    Les élections démocratiques  : Un simulacre

    HYPOCRISIE du SYSTÈME, L’emploi, et le chômage face à la productivité. 
    Dès l’instant où l’on a compris, on n’a pas besoin de savoir. 
    http://mondehypocrite.midiblogs.com/files/L_emploi_et_le_chomage_face_a_la_ productivite..jpg 


  • zimbolo 12 mai 2008 19:10

    Bonjour, juste un petit commentaire.

    A la lecture de certains propos agressifs concernant cet article (un peu caricatural il est vrai) je souhaite apporter un élément (qui ne vaut que ce qu’il vaut, et qu’on ne peut généraliser à toute une classe d’âge). Ce qui est curieux, c’est que la génération 68 devient trés agressive lorsqu’on leur parle de la situation trés confortable qu’ils ont eu de 20 ans jusqu’à... et qui refuse de voir la réalité en face et tourne pudiquement la tête .

    mes propres parents sont soixante huitards, ont acheté leur maison (une boucheé de pain en tenant compte des prix actuels) avec un emprunt fixe à 6%. Leurs salaires étaient indéxés sur l’inflation jusqu’en 1983, donc chaque année leurs revenus augmentaient de 10 à 15% (ce qui me laisse rêveur moi avec mes 25 ans de crédit à 4,8% fixe et mon salaire qui augmente de 0,8% cette année). A ce rythme là, la maison était payée (trés) rapidement. Je passe sur l’energie (à la pompe) et pour le chauffage peu cher, la mutuelle trés bon marché (mes parents payaient en 1980 pour 4, 150 francs de l’époque par trimestre), moi c’est 120 euros par mois, pour 4 aussi), le panier des courses abordable. Ils changeaient aussi de véhicule tous les 3 ans (véhicule neuf comme il se doit). Je passe aussi sur les cotisations sociales trés faibles (quand je compare mon bulletin de salaire avec celui de mon père au même âge j’en reviens à peine) + pas de CSG & CRDS pendant de trés nombreuses années). Et à partir des années 80 avec une épargne trés grassement rémunérée (souvenons nous des sicav monétaires à 10% l’an)+ l’explosion de la bourse. Une génération qui a bénéficié de tout, débitrice quand il s’agissait de son intérêt, puis créditrice ensuite. Et maintenant des retraites trés confortables (3500 euros par mois à 2) des voyages, encore des véhicules neufs... et tournant pudiquement la tête et surtout ne comprenant pas pourquoi avec des enfants et un emprunt on rame pour aller une fois par an au resto et que les vacances restent un doux rêve.

    Si en plus en ramant je dois payer le passif d’une génération bien plus privilégiée que moi...je me demande comment je vais faire. C’est à mon avis une génaration qui a bien vécu, qui s’est souciée d’elle même en hypothéquant l’avenir de ses propres enfants & petits enfants et qui ne comprend pas pourquoi ces derniers vivent bien moins qu’eux au même âge. J’ajoute quand même que mon père travaillait beaucoup (pas de 35 heures) mais plutôt 50, qu’il a commencé tôt (15 ans) mais a aussi fini tôt (58ans) et a terminé sa carrière en qualité de cadre moyen en imprimerie (avec une belle indemnité de départ à la retraite). Moi j’ai fait 10 ans d’étude en+, en travaillant à partir de 20 et je finirai à 65 (?) pourune retraite bien moindre.

    C’est pas de l’amertume, mais juste que cette génération aurait pu penser un peu moins à elle et un peu plus aux suivants.


    • sisyphe sisyphe 12 mai 2008 21:00

      Et alors, tout ce que tu cites, d’après toi, c’est la faute à 68 ??

      Si la génération d’après, vous aviez eu un peu plus de c.... et n’aviez pas accepté, au fur et à mesure, qu’on vous presure de plus en plus, si vous aviez eu, comme vos ainés, un esprit un peu plus rebelle, vous n’en seriez pas (et tout le monde n’en serait pas) aujourd’hui où on en est.

      A force de courir après l’échalotte, et la réussite personnelle, sans se soucier du délitement volontaire du lien collectif, et de courber l’échine, on se retrouve dans la galère où on est aujourd’hui : ben ouais....

      Et tu crois que tous les 68 ards sont dans la situation de tes parents ? Y en a un paquet qui ont passé leur vie à bosser, jusqu’à maintenant, et qui sublissent donc, comme les autres, la situation économique, et qui se retrouvent avec des retraites minables qui ne leur permettent pas de vivre.

      Faudrait commencer à apprendre : et d’une à ne pas mélanger les effets et les causes réelles, et les vrais responsables de la situation actuelle

      et de deux à savoir se regrouper, et ouvrir sa gueule, pour ne pas se faire de plus en plus exploiter : c’est pas les moyens d’action qui manquent, c’est le courage et la volonté.


  • Jean-Luc Louis Judas Nanasse 17 mai 2008 10:40

    Bien ? Une bonne partie des ces commentaires prouvent que les interprétations ont vite fait de déborder, c’est comme ça pour tout. Est-ce qu’il y a une seule ligne dans cet article faisant référence une seule fois à l’impact culturel de mai 68. C’est à mon avis le seul point positif que cette "révolution" a pu avoir sur notre société. Je ne reviendrais pas là-dessus. Cela a permis de faire évoluer les choses en terme de culture, de moeurs, etc. Et encore, cette "révolution" se serait faite par la force des choses, il faut "vivre avec sont temps". Mais cela s’est fait, brutalement j’en conviens, et c’est tant mieux.

    Pour en revenir sur le fond de l’article, l’aspect économique, je persiste et je signe en déclarant que Mai 68 n’a été que la genèse d’une génération assistée qui a pu profiter d’une période économique florissante en se garantissant d’être tranquille tant qu’il y avait du pognon dans les caisses, Et qu’on ne vienne pas me dire "hou le suppôt de Sarkozy !" Il n’y a pas besoin d’être Sarkozy pour savoir ça. Cela fait 30 ans que j’entends parler de changement, à droite, à gauche, au milieu et vers les extrêmes, la seule chose qui change, c’est les têtes, le problème, c’est qu’il n’y a rien dedans. Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Royal, etc, la seule chose que je peux constater, c’est qu’il y a un lien qui unit les politiques qui nous gouvernent, c’est le carriérisme. La dernière campagne présidentielle en est la preuve évidente. La gauche s’est suicidée alors qu’avec le même flingue elle pouvait dégommer la droite. Le problème c’est que les socialistes ne tiraient pas tous vers la même cible. La droite n’a jamais pu faire évoluer les choses parce que même si les français crient "aux réformes", ils sont les premiers à hurler dès qu’on change l’horaire de leur émission TV préférée. On est pas près de pouvoir faire des réformes à ce rythme là. Au moment ou la gauche aurait pu faire de vraies réformes économiques, c’est à dire sous Mitterrand, elle n’ont pas été faites parce qu’on a préféré le laxisme économique au profit de la paix sociale (il aurait été mal venu qu’un président de gauche annonce le prolongement de la durée des cotisations pour les retraites, il y a pensé pourtant très fort...). Par contre, cela n’a pas empêché de faire passer en douceur certaines pastilles qui ont contribué à faire baisser le pouvoir d’achat au lieu de donner des remèdes pour libérer l’esprit d’entreprendre. Je vous rassure encore une fois, la droite n’a pas fait mieux.

    Pour en revenir à mai 68 donc, quel en a été le vrai impact économique ? à court terme : une augmentation de 40 % des salaires en quelques mois et la possibilité de vivre mieux et plus assistés pendant une trentaine d’années et à long terme la liquidation des acquis économiques des générations précédentes sans penser aux générations futures.

    Il n’est pas question de taper sur qui que ce soit en faisant ce constat, mais c’est juste comme à la fin d’un repas, on a tout mangé sans garder ... la part du pauvre. En effet, qui en patit aujourd’hui ? ce n’est pas les revenus à 4000 €/mois par foyer, qui souffrent du manque de moyens de l’état, c’est bien ceux qui ont des faibles revenus. Pourquoi nos révolutionnaires ne retourneraient t-ils pas aujourd’hui battre le pavé pour que toute forme d’assistance de la part de l’état se fasse sous condition de ressources, qu’est-ce qu’on à a faire de 150 € d’allocs ou des médicaments remboursés quand on à un salaire gros comme ça ? c’est du bonus, c’est tout. Par contre, quand on gagne 1200 € par mois, oui, c’est utile, c’est même vital. Qu’est-ce que 68 à réellement apporté là-dedans ? Ou est la révolution ?

    Aujourd’hui tout le monde se plaint que le pouvoir d’achat ceci, la vie chère cela, les fonctionnaires descendent dans la rue contre des réductions de poste, les cheminots pour ne pas perdre la prime de charbon, etc., quant est-ce qu’on decscendra dans la rue pour dire que tout ça suffit bien, la salade à 2 €, les tomates à 3.5, la baguette à 0.80 € ? y a pas grand monde pour défendre ça. Elle n’est pas là la vraie révolution ? On nous serine de manger 5 fruits et légumes par jour, mais au prix ou ça coûte, il n’y a plus qu’une certaine classe de la population qui peut se permettre ça. Par contre, ce qui est marrant, c’est que personne n’a peur de claquer tous les mois 100 € d’abonnement de téléphone portable pour 3 personnes dans la famille. Et ça, quels que soient les revenus. 

    Bref, moi aussi je déborde, sans doute un peu l’énervement de tous ces gens qui veulent donner des leçons mais qui restent confortablement assis à faire des révolutions intellectuelles parce que quand même, faudrait pas qu’on risque de perdre quelque chose dans une révolution de rue pour 3 tomates et une baguette.

     


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