lundi 13 mai - par Françoise Beck

Mes chroniques italiennes 7

Je connais l'Emilie depuis trente ans. Une région historique, qui tient son nom de la via Emilia, qui la traverse. Cette voie fut construite par la volonté D'Emile Lépide, qui souhaitait relier Plaisance et Rimini. La capitale de la région est Bologne et ses provinces sont Plaisance, Parme, Reggio Emilia, Modène, Ferrare, Bologne.

L'Emilie était une région caractérisée par son accueil, sa convivialité, sa générosité. Une personne rencontrée au détour d'une promenade vous invitait spontanément chez elle pour partager le pétillant Lambrusco et un peu de saucisson.

Dans les magasins, pour peu que vous soyiez un peu connu, on laisse facilement « le café », c'est-à-dire qu'on laisse tomber un euro, le prix d'un café au bar, de la note. Presque toujours, et ce n'est pas propre à l'Emilie, les centimes qui accompagnent la somme due dans un commerce sont laissés à part. 10,45 euros ? Que diable, donnez m'en 10 !

Si les comptes sont toujours arrondis, l'Emilie n'a pas échappé au sordide individualisme qui singularise l'Occident. Maintenant, chacun est caché derrière son téléphone portable, ignorant ce qui se passe juste à coté de lui. Tout le monde court, on ne sait pas exactement derrière quoi. Il règne une manière de désabusement, dont la politique est la première responsable. Ce sont, encore une fois, les responsables de cette classe si particulière et tant médiocre, qui ont réussi à diviser la société. Les uns ont voulu porter au pouvoir les 5Stelle parce qu'ils n'avaient jamais gouverné ... comme si on élisait des gens, afin qu'ils fassent leur apprentissage ! Les autres ont choisi la dangereuse Lega populiste au prétexte éculé de mettre de l'ordre. C'est avec cet espoir-là qu'on a toujours désigné les dictateurs. Et tous se retrouvent avec un gouvernement fantoche qui, malgré son existence boiteuse, commet bien des bourdes.

Des bourdes que chacun paie : l'économie est à plat, l'emploi ne se recrée pas, le populisme atteint des sommets, les élus jouent sur les peurs.

L'Italie est un des plus beaux pays au monde. Il est regrettable d'y rencontrer majoritairement des habitants, qui regardent les autres Nations avec nostalgie, qui se sentent à la traine et que nous ne pouvons, tristement, que comprendre.

A suivre ...

Françoise Beck



6 réactions


  • Cateaufoncel3 Cateaufoncel3 13 mai 17:20

    J’ai observé quelque chose d’assez semblable en Ombrie voisine. Mes beaux-frères m’ont parlé de l’époque où ils quittaient la maison en laissant ouvertes portes et fenêtres. Puis ont afflué les Roms et les Kosovars, il a fallu tout fermer en partant de chez soi.

    Ensuite, ce furent les « lampédusiens » de toutes origines : les gens ont acheté des chiens, et pas des bichons maltais. Et puis, comme ile ne se sentaient pas en sécurité, ils se sont procurés des fusils-

    Maintenant, ils votent Lega et Matteo Salvini, ministre de l’Intérieur, a assoupli les règles de la proportionnalité en matière de légitime défense, dans la mesure où le délinquant possède un avantage en terme de violence, que l’honnête homme n’a jamais cultivé, lui.


  • berry 13 mai 21:43

    La plus dangereuse, c’est Nathalie Loiseau.

    Elle a conservé ses idées d’extrême-droite d’ancienne étudiante à Sciences-Po et elle a réussi à s’infiltrer chez LREM. Elle paie pas de mine, avec ses airs d’aide-comptable ménopausée, mais elle est en train de saboter leur campagne, bien comme il faut.

    Sa dernière sortie sur le Blitzkrieg est géniale. En utilisant les mots de l’état-major nazi, elle est certaine que ses électeurs n’oublieront pas d’où elle vient.

    Les courbes des sondages viennent de se croiser, elle est en train de les niquer.

    On est avec toi, Nathalie, vas-y  !


    • berry 14 mai 09:03

      Attaque-les en piqué, comme un aigle !
      Comme un Stuka !


    • ZenZoe ZenZoe 14 mai 10:26

      @berry
      Je vous rejoins. Il ne faut jamais sous-estimer l’adversaire. Nathalie Loiseau n’est pas arrivée là où elle est par hasard.
      Il faut quand même rappeler qu’elle a été diplomate un peu partout dans le monde et directrice de plusieurs admininstrations dont le Quai d’Orsay et l’ENA. La prendre pour une oie blanche inoffensive et sotte est une erreur magistrale.


  • sls0 sls0 14 mai 03:36

    Il y a trois ans une dominicaine revenue après 6 ans d’absence m’a dit : je ne reconnais plus mon pays, ses habitants, leur joie de vivre s’est éteinte. Je lui ai répondu que le smartphone et facebook est passé par ici aussi et que ce n’était pas réservé qu’à l’Europe ou les USA le mode zombie.

    Ici ça c’est fait en un an la mode smartphone. Jusqu’en 2013 c’était le blackberry. Ca se remarque très fort en un an. Des zombies, français, italiens, dominicains,.... Où que l’on aille ça fait bizarre. Ici ça va encore, ils sont plus bavards que smartphone. 25€ pour internet, tous n’y ont pas accès. Il y a des poches autour des petits magasins où l’on vend des boissons.

    Chez moi il y a internet pour le scolaire, je tolère 20 minutes de facebook.


  • pierre 14 mai 11:17

    Il manque le 5 et le 6 ? quel dommage !


Réagir