lundi 18 mai - par Sandro Ferretti

Michel Piccoli : alors, voilà…

« Alors, voilà ». « Les choses de la vie » ont encore frappé les grands arbres de la foret du septième art, tant que cela devient Gravelotte dans cette clairière. Les jeunes pousses en frétillent déjà de tant de place disponible pour leurs maigres exploits. Mais « la diagonale du fou » n'en a cure : elle continue avec ses ciseaux, ivre de « grande bouffe », à nous découper des pans entiers de vies cinéphiles, et de nos vies tout court. De la MG folle qui créera chez Romy Schneider le début de la blessure cachée, aux 504 de Sautet , en passant par la génération R 25 Tontonesque, Monsieur Piccoli, mine de rien, nous aura fait 50 ans d'histoire automobile et de voyages immobiles sur la toile de nos nuits blanches.

"Alors, voilà". Ca se passe comme ça chez la faucheuse. Elle passe chez Guillaume Depardieu à 37 ans, chez d'autres à 92, mais elle est chez elle partout. Je laisse à d'autres - Wikipédia, Ministre de la culture de service, Cahiers du cinéma- le soin de vous décrire la trajectoire de ce fils de musiciens aux 220 films et la moitié de pièces de théâtre, qui a incarné tous les âges de la vie, tous les spécimens de grands bourgeois, de vicieux, de pourris, de flics inquiétants, de médecins pervers, de papys aux déjeuners sur l'herbe. Je les laisse vous entretenir de la trajectoire de la course de cette étoile du cinéma chez les Bunel, Costa-Gavras, via Rivette et Marco Ferreri.

 

"Alors, voilà", c'est le titre d'une de ses rares réalisations de metteur en scène, en 1997. Le long et lent voyage d'une famille, d'un clan urbain itinérant, une « caravane » loin des mièvreries de Raphaël, une fresque quasi-célinienne sur le jouir, la bouffe, le temps qui passe, la solitude peuplée, les hôpitaux, la perfusion au bout de la potence et la faucheuse au bout. Succès d'estime en salle, mais qui a pourtant marqué ma mémoire.

 

Alors voilà, un acteur de l'envergure et de la longévité de Piccoli ne disparaît pas sans emmener avec lui des pans de notre vie, qu'elle soit personnelle ou sociale.

 

Autrement dit, Piccoli et les choses de la vie.

 

=Les choses de la vie automobile

Sur les écrans, Piccoli aura beaucoup roulé en voiture et fumé de cigarettes. De « Vincent, François, Paul et les autres » à « Max et les ferrailleurs », en passant par « Les choses de la vie », on aura beaucoup roulé et fumé avec Sautet. En MG, en 404, en 505, aussi en R 25 (car il ne fallait pas désespérer Billancourt…).Pour les plus jeunes d'entre nous, je signale que c'était le temps où on roulait beaucoup en voiture, parfois sans ceinture, à 140 sur les Nationales, et où on ne faisait rien sans fumer : ni l'amour, ni manger, ni s'engueuler, ni se séparer. Le politiquement correct n'existait pas encore.

 

 La banalité de la loterie routière amenait son lot de perdants, et « les choses de la vie » (via le superbe roman de Paul Guimard) nous explique fort bien le mécanisme implacable de ceux qui se trouvent au mauvais moment au mauvais endroit, parce qu'ils ont perdu une heure plus tôt deux minutes à un feu rouge qu'ils ont hésité à forcer à l'orange sanguine. ("Dans Rennes, j'ai hésité au feu orange, mais je me suis arrêté. A cinquante kilomètres de là, mon marchand de bestiaux se tape son troisième guignolet-kirch, et il calera tout à l'heure au carrefour avec sa bétaillère, juste au moment où j'y serais. Je viens de perdre 30 secondes, je viens de perdre tout court. Est-ce que nous sommes vraiment des guignols et pour amuser qui ?")

 

Superbe fresque sur le destin, « les choses de la vie » datent de 1970, quand la route tuait 17 500 personnes par an dans l'indifférence générale. A présent qu'elle n'en tue plus que 3 500 avec un trafic multiplié par cinq, on ne parle pourtant plus que de cela. Enfin, ça c’était avant : avec 28.000 morts du Covid 19 en 3 mois, on va peut être arrêter de nous casser les c.. avec la mortalité routière. Question de proportions. De respect pour les morts, aussi.

On fumait aussi beaucoup dans les films. On avait le droit. Le crabe était encore sage, il ne décimait pas des familles entières. Le flic machiavélique et solitaire de « Max et les Ferrailleurs » dégainait plus souvent son paquet de Gitanes que son flingue, et tout le monde trouvait ça bien. Les flics étaient alors plus redoutables par leur cerveau que par la panoplie de nos actuels Robocop.

 

=les choses de la vie tout court

Piccoli, c'était le véhicule idéal de la complexité, du silence qui en dit long, du félin assoupi, de l'animalité du sexe et des désirs primaires camouflés sous le tweed du gentleman. La noirceur et la désespérance cachées sous la politesse de l'humour et de l'élégance. Ceux qui n'ont pas vu "la grande bouffe", "7 morts sur ordonnance" ou "Dillinger est mort", ne sont jamais allés au cinéma.

 

La noirceur rentrée du sexe, du sexe suggéré plutôt qu'offert, Piccoli savait tellement l'incarner qu'il aurait peut être été meilleur que Brando dans le « Dernier Tango à Paris » (film où il était, parait-il, prévu en doublure en cas de refus de Brando). Piccoli dans « Belle de jour », « Le mépris » ou « Les noces rouges », ben "ça le faisait", comme on dit aujourd'hui. Bien davantage que nos Angeot, Despentes, Breillat et Rocco Siffredi réunis (des gens dont on n'a même pas besoin de lire tous les livres pour comprendre que la chair est triste…)

Piccoli c'était, sous la banalité du bourgeois dégarni, le Vésuve de la complexité de l'âme et du corps, le "prince des pas nets", comme on dirait aujourd'hui.

 

Comment ne pas évoquer aussi le "putain de gigot !" lancé en même temps que le dit gigot à la tête d'un "boxeur qui ne veut pas boxer" (Depardieu encore mince), lors d'un déjeuner sur l'herbe qui tourne mal (« César et Rosalie »). On en a connu aussi, de ces histoires de gigot qui finissent mal. On ne veut plus s'en souvenir. Celui de Piccoli, si.

 

Emerge aussi le brillantissime barman du "Paltoquet", mi fou mi-génial, mi-sentencieux mi- démiurge. Parce que c'est probablement le meilleur film français de ces 25 dernières années, parce qu'il y avait la grande prêtresse Jeanne Moreau, certes, et le pathétiquement brillant Jean Yanne, évidement. Mais surtout parce qu'il y avait Monsieur Piccoli.

 

=Les choses de la vie politique

Jadis communiste, puis affilié à la gauche socialiste, on sait l'engagement de Piccoli. Une des deux fois où l'on s'était rencontrés, en 1995, nous en avions parlé. De la « mitterrandie » en miettes ( pour ceux qui y avaient cru) Parlé des désillusions des gens, du combat quasi intenable qu'il menait, de la décrépitudes des choses, des idéologies et des gens qui les portent.

Il avait haussé les épaules -qu'il avait larges, depuis quelques années- et avait eu ce sourire carnassier sous le sourcil broussailleux. "En tous cas, moi, je continue", m'avait-il dit pour clore le débat.

 

Et pourtant, nous étions au milieu des années 90, il n'avait pas encore tout vu. Anne Lauvergeon, brillant sherpa de Mitterrand, n'était pas encore devenue la patronne blindée de la banque Lazard, ni surtout la PDG d'Areva, qui vend nos centrales nucléaires jusqu'au soleil levant. On en était encore à la "génération R 25" en politique, pas aux stock-options, aux parachutes dorés, aux sub-primes et aux connections « helvètes-undeground » de la racaille gouvernementale qui veut nous donner des leçons de civisme sur l’impôt. Oui, pourtant il y croyait encore, M. Piccoli, qui ne renâclait pas devant une signature, une pétition, un soutien aux jeunes acteurs.

 

= les choses de la profession :

 

Ah oui, autre chose aussi qui me revient.

 Le cinéma, on sait bien que c'est un drôle de métier, un carrefour de corporations hétéroclites. Dans ce casino, il y a les petits joueurs, les petits épargnants, et les gros porteurs à la bourse de la notoriété et du talent qui fluctuent.

Mais leurs chefs, tout de même, ils sont bizarres : pas un César pour Piccoli le porte-avion. Seulement des prix pour la flottille, les poissons-pilotes. Des nominations, pas des désignations. Pas même un César d'honneur pour l'ensemble de son oeuvre. Faut vous dire, Monsieur, que chez ces gens-là, on n'aime pas, on compte….

 

Alors voilà, c'était juste un billet pour vous dire que Piccoli est mort, et que nous-mêmes, on ne se sent pas très bien.



61 réactions


  • oncle archibald 18 mai 15:48

    Cet article, vous le teniez au chaud au cas ou ?

    Journaliste ou mouche à merde toujours en quête d’un cadavre encore chaud ...

    " ... les mouches vertes ou bleues, connues des scientifiques sous le nom de Calliphoridae, et du commun des mortels sous l’appellation plus prosaïque de « mouches à merdes ».

    Ce sont elles qui, sitôt la mort venue, vont repérer le cadavre et venir y déposer leurs œufs. Toujours à la recherche de chair fraîche, elles peuvent parcourir plusieurs kilomètres pour rejoindre un nouveau défunt à qui elles confieront leur progéniture. C’est qu’il faut être rapide : la mort n’attend pas, et le cadavre est une ressource très convoitée ... "


    • S.B. S.B. 18 mai 16:21

      @oncle archibald
      Qu’est-ce que ce commentaire ?
      Il ne vous vient pas à l’esprit qu’on a envie d’écrire sur des gens qui viennent de disparaître seulement parce qu’on les aime, ou parce que ce qu’ils ont fait résonnent en nous un petit ou un long moment ?
      Non, vous, comme 99% des participants sur ce site, vous préférez les articles et les commentaires ridicules, pathétiques et médiocres sur macron-mélenchon-capitalisme-communisme-élites-peuple et autres niaiseries complètement inutiles.
      Pfff.


    • oncle archibald 18 mai 17:29

      @S.B.

      Ça n’est pas l’article qui m’a choqué mais la rapidité avec laquelle il aurait été rédigé, approuvé en commission et publié ! Si vous aimez ça, les vols de mouche à merde sur les cadavres, vous avez BFMTV et quelques autres qui sont spécialisés.


    • AlLusion AlLusion 19 mai 10:05

      @oncle,
       Vous n’aimez pas les mouches vertes ou bleues... J’en suis fort aise, mais un jour on en mangera peut-être....
       J’aime beaucoup Piccoli, mais ce cher acteur a comme tous, un moment pour jeter l’éponge. Son dernier film « Abemus papam » m’avait beaucoup plus. Celui que l’auteur était un de ses premiers.
       94 ans, c’est un âge où on commence à préparer ses paquets, non ?
       Je rigole. Je vais vous dire que je m’attendais que ce soit Sylvain Rakotorison qui allait sortir son billet sur Piccoli.
       Peut-être l’a-t-il déjà écrit. Il faut être précurseur aujourd’hui, non ? smiley
       


  • arthes arthes 18 mai 16:06

    Arf, trop fort Sandro !!! Rokoko, il va faire la g., pris de vitesse !!!  smiley


    • agent ananas agent ananas 19 mai 00:35

      @arthes
      Non seulement il a devancé le Sylvain, dont la nécro aurait été indigeste au contraire de celle de Sandro qui a pris sa meilleure plume pour un hommage célinien !


  • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 18 mai 16:22

    Avec les films français de cette époque avec Piccoli, pendant qu’il fumait interminablement sa cigarette sans parler, c’est vous qui faisiez votre film ; Qu’est-ce qu’on s’emmerdait !

    Heureusement qu’on avait la 7è compagnie et la grande vadrouille.


  • Sandro Ferretti Sandro Ferretti 18 mai 16:22

    Piccoli est mort le 13 mai, il y a presque une semaine. Beaucoup étaient au courant.

    Il n’est pas interdit d’avoir des relations dans les « milieux autorisés », comme disait Coluche.

    Bon, maintenant, c’est pas grave tout ça, mon bon Archibald, continuez à bécher votre jardin...


    • vieuxgrincheux 18 mai 16:57

      @Sandro Ferretti
      Belle réponse à cet inculte ignare d’archibald qui ne connait que l’argent... Qu’on lui en fasse bouffer jusqu’à en crever ca lui ouvrira l’esprit...
      Vous avez écrit un bel article , via Michel Piccoli, sur la disparition d’une époque d’un monde artistique évanoui... Oui lui et sa génération d’acteurs disparus (Ventura, Serrault, Poiret, Jean Yanne, Jean Carmet et j’en passe).. Je ne parlerai pas ici des monstres de la musique de l’époque.. Mais cette époque insouciante que vous traduisez via cette histoire de vitesse et ceinture et de cigarette qui savourait chaque instant pleinement sans faire de calculs d’apothicaire est bien révolue en effet. Et vous avez raison, à l’époque le nombre de morts sur les routes pour 40 Milliuons de francais, faisaient moisn de soucis que ce nombre ridicule pour Millions de francais... En ce n’est pas pour ca que les gens vivent mieux chaque moment de leur vie ....
      Piccoli a eu un tort en effet : ne pas voir que MItterand était en train de détruire ce qui fut son monde plein de passion et de vie ....


    • pierre 18 mai 17:16

      @Sandro Ferretti
      il est mort cette nuit passée


    • pierre 18 mai 17:25

      la famille avait caché sa mort survenue le 12 Mai.... quelle belle famille


    • Sandro Ferretti Sandro Ferretti 18 mai 18:06

      @pierre
      Ce n’est pas le sujet de l’article, mais juste une piste pour vos deux neurones : si la famille avait eu envie de l’enterrer entre soi, sans paparazzi ?
      Hein ? Ca vous a pas effleuré l’esprit ?
      Peut être même est-ce lui qui l’avait demandé.
      Peu importe.
      Quel intérêt ?


    • AlLusion AlLusion 19 mai 10:11

      @Sandro Ferretti

      Bécher le jardin... « non, gardez la chambre » comme dirait Tibonold  smiley


  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 18 mai 17:03

    Milou en mai ... Sniff.


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 18 mai 19:08

      @Granta . Sur que toi t’en as au cul , mais c’est pas les tiennes.


    • Sandro Ferretti Sandro Ferretti 18 mai 20:04

      @Aita Pea Pea
      Tu fais ce que tu veux, mais laisse tomber.
      Pure provoc du gros Didier diabétique qui se croit malin au fond de son champ de salade du Poitou.. Juste bon à faire marcher sa « couveuse » ( ah ben oui, comme l’ennemi qu’il prétend pourfendre depuis 10 ans...).
      Tu sais bien, quoi, le bar à deux chaises.( copyright Tall)
      En fait, plutôt le bar à deux chaisières depuis deux ans ( il n’y en avait plus que deux pour lire ses cartes de Dhien Bien Phu et l’avancée des troupes à 23.46) et ses conneries sur la viole de gambe .
      Sauf que le gros diabétique, il n’avait plus que deux « nécrivaines » à 200 mots de vocabulaire, et ben il a trouvé le moyen d’en décourager une ( faut -il qu’il soit balourd...).
      50 % de pertes, le PEGC qui voulait se la jouer agrégé...
      Il reste seul face à ses cuvettes de WC.
      On en reparle, n’ayez pas peur.
      Ca vient.


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 18 mai 20:16

      @Sandro Ferretti

      Salut. Tu as raison. Sinon bon billet . J’aurais du dire que Milou est parti en mai.


  • dimitrius 18 mai 17:21

    Bon en même temps il avait 94 balais hein , même si le vieux cul fripé d’Arthes fait de l’humour noir.


  • nono le simplet nono le simplet 18 mai 17:27

    que de films à retenir de lui ...

    au hasard des moins connus

    Vincent, François, Paul et les autres

    7 morts sur ordonnance

    un beau rôle aussi dans un film médiocre : le prix du danger


  • Sandro Ferretti Sandro Ferretti 18 mai 18:13

    Ce dont je voulais dire deux mots, par ce titre notamment, c’est que les TV vont probablement passer les jours qui viennent des Sautet, des Bunuel, etc.

    Mais j’invite ceux qui peuvent à regarder « alors voilà ». Des films, j’en ai vu des centaines, mais celui là, (autant de « gueules » et de « choses de la vie » ( les vraies) , rassemblées sur 2 heures, c’est un régal.

    Arno, évidement.

    Il fallait s’appeler Piccoli pour avoir compris en 1997 que ce type était un acteur-né, pas un chanteur. Qu’il « faisait chanteur » ( comme il dit) comme d’autres font gigolo.

    Pour payer le loyer.

    https://www.youtube.com/watch?v=8X9dt-6LyyU


  • Lonzine 18 mai 19:22

    quel infect personnage cet auteur


    • Sandro Ferretti Sandro Ferretti 18 mai 20:11

      @Lonzine
      Bien d’accord avec vous, monsieur.
      Comme tous les pseudos dont vous parsemez le site depuis belle lurette (est-elle si belle que ça cette lurette, d’ailleurs, hein ?)
      Tu sais bien , mon gros Furtif, ta couveuse de malades mentaux confinés dans le champ de salade et la Dacia pour aller faire les courses...
      .
      Les :
      Pirenkor
      -Pitoyab
      _Murenox
      bokiller
      Machintruc

      And son on, and so on.... (ah ouais, c’est vrai que t’entraves pas l’English , toi le bac moins 12...)
      Bon allez, ça suffit pour ce soir.
      La vraie vie est dehors.
      Mais quand même, mefiat, il pourrait y avoir un grand avis de coup de vent sur Internet ce week end en Poitou.
      T’Y crois pas ?


  • Bernd Rainauer 18 mai 22:54

    Guten abend Herr Sandro

    Je viens juste de remiser ma vieille 996 au garage aprés une belle promenade ensoleillée et je m’apprêtais à ouvrir une bouteille de Meursault lorsque je tombe sur votre sehr gut nartik ...

    Je n’aimais pas particulièrement Piccoli, dont je trouvais parfois qu’il jouait faux, mais ce n’est pas une raison pour ne pas honorer sa mémoire bien qu’il fut de gauche ( encore que la gôche dont il fut fut-elle jamais de gauche ? ) . Au moins avait-il une personnalité ...

    Ce n’est pas non plus une raison pour rappeler l’existence de ces désastres que furent pour l’amateur d’automobile les 404, 504 et autres R25 ...

    D’autant que vous avez la mémoire courte : dans ce navet franchouillard intitulé « Les Choses de la Vie » Piccoli se cassa la gueule en Alfa Giulietta et c’est un fait que si à 50 ans tu ne t’es pas planté en Alfa c’est que tu as loupé ta vie ...Enfin , à cette époque les Alfa n’étaient pas des Fiat avec des étriers Louboutin smiley

    Vous me voyez désolé de devoir m’adresser à vous sous ce ridicule pseudo germanique ( je vous laisse en étudier l’anagramme ) mais les mignons de l’UPR ont fait fermer mon compte et le romain rancunier ( qui a des liens avec la famille Agnelli )fait en sorte que je ne puisse plus en créer de nouveau ... Il en est sans doute de même pour un vieux hussard qui le méritait beaucoup moins que moi

    J’ajoute que je trouve désastreux de vous voir vous foutre sur la gueule avec Fufu et Ranta alors que sur ce site de cinglés il y en a tellement d’autres qui mériteraient davantage votre juste courroux. Je ne me prive pas de leur dire la même chose .

    Ami Sandro, je ne sais pas si vous me relirez sous vos fils mais je considère qu’au milieu du pire vous avez mérité du journalisme citoyen ( non, je ne me fous pas de votre gueule, vous avez mérité de ce qu’il aurait du être )

    je lève mon verre de Meursault Charmes à votre santé


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 18 mai 23:18

      @Bernd Rainauer

      Vouais mais la 996 aurait pu s’appeler Romy ...question de classe.


    • Sandro Ferretti Sandro Ferretti 19 mai 09:35

      @Bernd Rainauer
      Cher lecteur d’Outre-Rhin.
      C’est le bruit métallique du Flat Six et de l’échappement Sebring dans les forets de sapin de la Nordschleife qui m’a réveillé dans le petit matin clairet, alors que je goutais un repos bien mérité après tant de veilles soucieuses.
      Scheisse !
      (Aber ich habe mein Deutch vergessen.)

      Je vais réfléchir à l’anagramme dès que j’aurais un peu de temps (je suis meilleur en contrepèterie.)
      Désolé du sort qui vous a été fait ici. Je ne comprends pas, mais sans doute n’y a-t-il rien à comprendre.
      Pour le vieux hussard, je crains que ce ne soit plus grave que cela, (voire même définitif, qui sait ?).

      Pour Piccoli, c’était quelqu’un qui, les deux fois où nous nous sommes vus , m’a impressionné (par la taille déjà, plus d’1.90). La première fois, c’était le hasard du placement sur un vol Paris Marseille d’Air Inter, en 1994.
      Pas un mot au début, puis après, il était intarissable sur Ottavia Piccolo , les dessous de « la grande attofaga », etc.
      Un mec fin, cultivé, au verbe court et chirurgical. J’ai pas oublié.

      Pour le vieil obsédé du Poitou, oui, je crois que je vais siffler la fin de la récré, vendredi ou lundi au plus tard.
      Je lui ai laissé sa chance, tout de même, depuis trois ans.
      Parce que ça fait trois ans que ça dure , tout de même. Seuls les pseudos changent : ses obsessions demeurent.
      Elles ne me concernent pas.
      Et puis, plus d’Internet, un petit rangiciel avant, ce sera excellent pour les salades, elles auront plus de soins...
      Dommage, vous étiez un des rares qui « restaient debout ».
      Parce que sur Agoravox, depuis 2 ans, il y a sans doute des gens intelligents, mais ils sont asymptomatiques.. pour employer le vocabulaire à la mode.
      Prosit.


    • Abou Antoun Abou Antoun 19 mai 12:57

      @Sandro Ferretti
      Nein, nein du hast nicht alles vergessen, aber ich denke dass du musste ’scheise’ schreiben und nicht ’scheisse’. Es macht nichts !


    • Abou Antoun Abou Antoun 19 mai 12:58

      @Sandro Ferretti
      par la taille déjà, plus d’1.90
      Piccoli mais pas ’piccolo’.


    • Sandro Ferretti Sandro Ferretti 19 mai 13:24

      @Abou Antoun
      Oui, j’ai des problèmes avec les ß ( une heure pour trouver ça sur le clavier), et les « mußen werden » à la fin des phrases, le cauchemar des interprètes, obligés « d’attendre le verbe à la fin » pour reconstruire la phrase à l’envers à partir de la sténo.
      Danke sehr


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 19 mai 13:42

      @Abou Antoun

      Rhaaa les cours d’allemand première langue au collège...on travaillait sur la légende de la Lorelei ou le joueur de flute pendant qu’a côté en anglois ça traduisait des chansons des Beatles. Une purge . Pour peu que le cours était au sortir de la cantine...zzzzzzz


    • Abou Antoun Abou Antoun 19 mai 14:28

      @Sandro Ferretti
      A l’avenir si tu as besoin de caractères spéciaux demande un clavier ’virtuel’ 
      Mais la nouveauté a frappé en Allemagne comme ailleurs le ’ss’ (non pas sturm sektion, ni staatsicherheit) remplace le ß.
      Et ä devient ae etc...
      Ce qui fait qu’on peut écrire l’allemand avec un clavier globbish. Pour les puristes on a même accès à un clavier gothique.
      Bon tout cela est un peu hors sujet puisqu’on parle du cinéma.


    • Abou Antoun Abou Antoun 19 mai 14:57

      @Aita Pea Pea
      Oui j’ai connu ça. Mon père estimait que l’Anglais n’était pas une ’vraie langue’, quelque chose comme l’Espéranto, et qu’on pouvait toujours l’apprendre sur le tas (prophétique). J’ai donc eu droit à la totale ’Allemand+Latin’ j’apprenais l’Anglais en parallèle avec les copains. Je me souviens parfaitement de la série des Bodevin-Isler et du « Rattenfânger von Hammeln » et de Erlenkönig que je peux encore réciter de mémoire.
      Tu vois nous n’avons pas que les 350-RD et les 500-XT en commun.
      Pour moi pas de mauvais souvenirs, le prof était un dessinateur de talent et faisait des planches au tableau avec des bulles en allemand, je m’en rappelle encore. Le gars était aussi fort bel homme et dragueur impénitent, nous comptions ses conquêtes. Allait-il tomber celle-ci ou celle-là ?
      Il y a plusieurs façons d’apprendre les choses. L’affect entre toujours en ligne de compte.


  • Sandro Ferretti Sandro Ferretti 19 mai 09:43

    @Bernd

    Petit correctif : certes c’est une Alfa dans la version filmée des choses de la vie.

    Mais dans le roman initial de Paul Guimard ( bien meilleur que le film), c’est un cabriolet MG.

    Il faut d’ailleurs lire ou relire de lui « l’ironie du sort », roman à tiroir sur les options de vie qui découlent du hasard et de la contingence ( l’obsession de Guimard, mais y a-t-il d’autre sujet que ça ?)

    Option 1 : le jeune résistant tue l’officier allemand, il est torturé, déporté. Sa fiancée accouche d’un enfant de lui , c’est « son meilleur ami » qui l’épouse, ils vont tous les 8 mai au monument au morts.

    Option 2 : son arme s’enraye, il ne tire, il devient un avocat véreux de province, sa femme le cocufie, etc...etc

    Passionnant. Suffit de lancer les dès.


  • Djam Djam 19 mai 10:42

    Merci à Sandro pour ce billet d’humeur légitimement mâtiné de tristesse vu que Monsieur Piccoli était effectivement un réel poids lourd d’un cinéma français qui n’existe plus depuis longtemps.

    Sans tomber dans le « c’était mieux avant » (quoi que ça commence à être le cas...) il faut reconnaître que la production cinématographique française est devenue, à quelques exceptions près, une pathétique imitation d’un cinéma industriel américain qui, lui aussi, ne propose plus grand chose du côté des œuvres indépendantes qui firent émerger des Cassavetes, Kramer, Newman, Jarmush, etc).

    Quant aux starlettes palmées par les cérémonies indigestes des Césars, elles donnent juste envie de ne plus aller au ciné. C’est d’ailleurs ce que j’ai cessé de faire depuis 15 ans.

    Ne jamais oublier que le cinéma est très vite devenu une arme de formatage idéologique massif. Tout sauf de l’Art, c’est sûr.

    Interrogez un jeune d’aujourd’hui et demandez lui de vous donner 10 noms de stars cinéma... il vous citera 8 noms américains sur 10... tout est dit.


  • Bernd Rainauer 19 mai 12:24

    Rebonjour Sandro

    Puisque vous adorez les contrepéteries en voici une d’actualité qui devrait réjouir les militants UPR :

    Le président baisse ou il s’use ?


  • Abou Antoun Abou Antoun 19 mai 13:04

    Piccoli a des racines italiennes. En Italie 60 millions d’acteurs, la réserve est inépuisable.

    Dans les années 60 le cinéma européen est presque exclusivement italien. Le cinéma français s’en inspire et de nombreux acteurs ont un pied de l’autre côté des Alpes (Montand, Ventura, Reggiani, etc...). 

    Il semble que cette glorieuse époque soit révolue.


    • Sandro Ferretti Sandro Ferretti 19 mai 13:32

      @Abou Antoun
      Oui, depuis Fabio Testi, il y a eu un passage à vide.
      Mais tout de même, Tony Servillo est un grand. Et même si je crains que cela soit un « one shot », Marcello Fonte, qui vient de la rue et joue à l’instinct, est inoubliable dans Dogman.
      Mais c’est vrai que pour 60 M d’habitant , ça fait peu.
      Heureusement, ils ont des réalisateurs du calibre de Sorrentino, même si ce n’est pas non plus les frères Coen, j’admets.


    • Abou Antoun Abou Antoun 19 mai 14:40

      @Sandro Ferretti
      Je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ....
      J’ai évoqué les acteurs ’français’ qui nous arrivaient d’Italie.
      Mais la presque totalité des acteurs italiens (hommes et femmes), s’exprimaient avec aisance en français, et faisaient carrière ici en parallèle.
      Qu’est devenue cette ’fraternité’ au moins culturelle ? L’Italie est-elle toujours notre sœur latine ?
      Je voyage très souvent en Italie. J’ai appris l’italien par moi-même comme un dialecte latin (ex latiniste), et le résultat laisse à désirer surtout à l’oral. Par politesse j’essaie toujours de baragouiner la langue du pays. De plus en plus, mon accent ’francese’ étant détecté on me répond en ’globbish’. Quelque chose est en train de disparaître. Le phénomène est le même en Espagne et au Portugal.
      Hollywood a définitivement gagné la partie.


  • Abou Antoun Abou Antoun 19 mai 14:45

    C’est bien d’évoquer ’La grande bouffe’ un film toujours d’actualité...

    L’accueil avait été plutôt mitigé aujourd’hui c’est un film culte.

    je viens de consulter la fiche d’Andrea Ferréol et d’apprendre qu’elle avait été la compagne d’Omar Sharif.


  • Sandro Ferretti Sandro Ferretti 19 mai 18:54

    Pour ceux qui veulent voir ou revoir le « putain de gigot », « les écrivains qui peuvent pas écrire et les boxeurs qui veulent pas boxer... » , c’est ce soir à 23.15 sur la 2.

    https://www.telerama.fr/television/michel-piccoli-cinq-visages-d-un-acteur-cameleon,158423.php


  • Sandro Ferretti Sandro Ferretti 19 mai 19:16

    Et pour terminer, un morceau de la prestation du barman fou dans « le paltoquet », un des films français les plus brillants des 25 dernières années.

    https://www.youtube.com/watch?v=BzhXI74iK0A

    Casting exceptionnel, dialogues au cordeau...


  • S.B. S.B. 19 mai 20:16

    Elle, Romy, solaire.

    Lui, sombre. 


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 19 mai 20:52

      @S.B.

      Ou l’inverse peut être...Sandro y fait une allusion.


    • S.B. S.B. 19 mai 21:09

      @Aita Pea Pea
      On peut avoir une vie tragique, comme Romy Schneider (les accointances nazies de sa mère, l’accident de son fils) et être une personne solaire, comme elle.
      Avoir une vie en apparence moins tragique (pas marquée par ce genre de faits du moins) et dégager quelque chose de sombre, comme lui. 


    • Sandro Ferretti Sandro Ferretti 19 mai 21:25

      @S.B.
      ( et à Aita, pris d’une intuition...)
      Oui, solaire sans aucun doute (et je ne parle pas que de beauté, ce n’est pas la même chose) et lui sombre, ici, c’est évident. Ceci dit, c’était un peu le schéma dominant à l’époque. Les femmes solaires, les mecs sombres et préoccupés par les « dead lines and commitements », comme chantait Bob Seeger

      https://www.youtube.com/watch?v=PVb5BfSM4EM

      Ceci dit, « si on s’arrête 5 minutes au bord le route pour regarder passer les camions », comme disait un de mes prof. de philo en Khâgne, soyons lucide.

      La « solarité » n’est pas plus éternelle que la beauté.
      C’est un atout, mais ceux ( celles) qui en sont dotés, qu’ont-ils fait de ce talent, comme dirait le Livre...
      Ici un documentaire assez poignant en noir et blanc sur un week end de confessions de R. Schneider, filmé par des « mais ». Passé sur Arte il y a quelques semaines. Visible encore quelques jours.
      https://www.arte.tv/fr/videos/074559-000-A/conversation-avec-romy-schneider/

      Et puis, même en restant dans le tropisme des années 60/ 70, Delon était solaire dans « Plein soleil » de René Clément et sa partenaire Marie Laforet complétement insignifiante (au sens littéral du terme).
      Donc bon, d’un coté je me méfie des mots et des poncifs, de l’autre je vois bien ce que cela veut dire parfois, et la fugacité de tout cela...


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 19 mai 21:29

      Romy me rappelle trop de choses personnelles que je préfère clore .


    • S.B. S.B. 19 mai 21:52

      @Sandro Ferretti

      La solarité n’est pas un talent, c’est quelque chose qu’on a ou plutôt qu’on est. S’il fallait vraiment la définir, ce serait une façon particulière d’accueillir la vie, d’être dans la vie. Ce n’est pas synonyme de bonheur, il y a des gens heureux qui n’ont rien de solaire. Romy avait ça.
      La vie lui a porté un coup trop dur et elle l’a perdue.
      Delon est beau, magnifique, séduisant, animal, magnétique, tout ce qu’on veut, dans « Plein soleil », mais pas solaire. Il est trop en lutte avec lui-même, tourmenté, inquiet et inquiétant pour ça. 


  • Sandro Ferretti Sandro Ferretti 19 mai 21:27

    R. Schneider, filmée par des «  amis « , et non pas des »mais".


  • Sandro Ferretti Sandro Ferretti 19 mai 22:30

    @ Sabine,

    Oui, je ne dis pas le contraire.

    Mais tout de même, à propos de fugacité de tout cela, jetez un œil même deux à ce documentaire / confession sur Arte (si vous ne l’avez pas vu il y a un mois).

    Ce qui frappe, outre sa crudité, l’alcoolisme qui reste toujours plus choquant pour une femme qu’un homme, (et je ne sais pas pourquoi, c’est injuste), c’est que là, le soleil s’est visiblement couché.

    Elle est bouleversante, pathétique, émouvante, mais pas ( plus) solaire.

    Enfin bon, on se quitte avec une dernière fulgurance de Jean Yanne dans« le Paltoquet » :

    https://www.youtube.com/watch?v=PSdNZlFzduA

    Bonne nuit.


  • S.B. S.B. 19 mai 22:54

    Je regarderai. Mais je suis presque sure qu’après, pour moi, elle restera solaire, même alcoolique.

    Bonne nuit.


    • Sandro Ferretti Sandro Ferretti 20 mai 19:06

      @S.B.
      Rectificatif : ce n’est pas ce reportage dont je voulais vous parler mais de « 3 jours à Quiberon », qui s’avère être un film de fiction, avec la superbe Marie Baümer jouant le rôle de Romy.https://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_B%C3%A4umer

      Et donc, je me suis fait avoir ce soir là sur Arte ( ce film passait juste avant le documentaire de Bruno Jeudy),.
      Le travail de Marie Baumer est vraiment impressionnant, leur diction allemande, leur ressemblance physique, je me suis fait avoir comme un bleu.
      Ceci dit, les 3 jours en Thalasso ont bien eu lieu, son alcoolisme aussi, évidement.
      Certaines phrases du script sont issues, parait-il , de vraie interview accordées au Spiegel, notamment.

      https://www.lemonde.fr/cinema/article/2018/06/13/3-jours-a-quiberon-romy-schneider-le-mal-de-mere_5313939_3476.html

      Bref, nous avons tous deux raison : Marie Baümer est belle à tomber, mais elle n’est pas solaire, je maintiens.
      Sauf que ce n’est pas Romy.
      Et donc vous aviez raison (ou du moins vous pourrez jusqu’au bout croire que la Romy dépressive et alcoolique de 1981 à Quiberon était encore « solaire », puisqu’on ne le saura jamais.)
      Il y a des jours où la vie est bien faite...


    • S.B. S.B. 20 mai 21:28

      @Sandro Ferretti
      Ce n’était pas un échange où l’un a tort et l’autre raison. 
      Il y a ça en ce moment sur Arte sur Piccoli, puisque c’était l’objet (en apparence) de votre texte : https://www.arte.tv/fr/videos/057412-000-A/l-extravagant-monsieur-piccoli/ 
      Voilà.


  • Sandro Ferretti Sandro Ferretti 21 mai 15:09

    J’aime beaucoup cette interview « Taxi » pour la RTBF, qui a inventé ce concept souvent copié après.

    Et puis les belges, de plus en plus nombreux sur ce site, reconnaitront le Bois de la Cambre et le début de la foret de Soignes.

    Et rien que pour ça, c’est bien.

    https://www.rtbf.be/auvio/detail_hep-taxi?id=2636566


  • Clouz0- Clouz0- 21 mai 20:02

    Bonjour Sandro 


    • Sandro Ferretti Sandro Ferretti 21 mai 21:04

      @Clouz0
      Plaisir du soir que de voir apparaitre ce pict.
      Je ne sais pas dans quelle mesure tu appréciais l’acteur, mais en tous cas, cette interview permet d’apprécier l’homme, son intelligence et son sens de l’esquive à .. 84 ans à l’époque.
      Peut être y a-t-il un code pour y accéder, mais c’est simple : on prend une adresse mail et un mdp, et c’est bon.
      Enjoy.


  • In Bruges In Bruges 22 mai 15:41

    Yes, Piccoli était un monsieur.

    Dans la catégorie des grands éléphants ( et leur cimetière...) il ne reste plus que Michel Bouquet...


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