lundi 14 décembre 2020 - par Marc Dugois

Ne nous trompons pas de déluge

Dans toutes les civilisations, il y a le mythe du déluge à un moment où l’homme paie sa faute par sa propre disparition voulue par son créateur. Dans le mythe, la submersion est généralement liquide par des pluies diluviennes ou des torrents dévastateurs. Et il y a toujours un heureux élu comme Noé ou Gilgamesh qui est mystérieusement averti pour construire un hangar flottant, y préserver l’essentiel et redonner une chance à l’humanité, une fois l’inondation résorbée et la Terre nettoyée.

Mais l’eau n’est que symbolique dans le mythe et bien d’autre déluges peuvent détruire une civilisation. Tout ce qui est excessif est diluvien et dévastateur. Nous le vivons actuellement tous les jours, « au quotidien » pour parler novlangue puisque « chaque jour » est devenu trop simple. Nous sommes inondés de produits chinois, écrasés de fonctionnaires non régaliens, immergés d’immigration, saturés d’experts et de commentateurs, noyés dans la multiplication anormale des normes, des interdictions et des obligations, submergés par des informations péremptoires, contradictoires et invérifiables, engloutis par toutes les minorités qui ne veulent pas reconnaitre la loi de la majorité et par la nuée d’étudiants ignares et conscients de l’être. Il n’y a pas un déluge mais une prolifération de déluges, tous mortels, chacun d’entre nous relevant surtout celui dont il souffre le plus et reprochant à ses congénères de ne pas prendre suffisamment conscience de ce déluge-là. On aurait même, parait-il, un déluge d’hommes blancs hétérosexuels qui empêcheraient certaines minorités de vivre à leur guise.

Personne ne semble voir que tous ces déluges qui nous détruisent, n’existent que par un autre déluge dont tout le monde profite et qui non seulement autorise mais génère tous les autres, c’est le déluge monétaire qui ne vient pas de Dieu mais d’une élite autoproclamée qui a vu combien nous nous asservissions nous-mêmes facilement pour avoir de l’argent. On atteint des sommets avec le ridicule actuel des milliards « débloqués » comme s’ils existaient, pour répondre à une attente universelle de « moyens ». Chacun en demande pour satisfaire sa lutte personnelle contre le déluge qui l’obsède. Très peu réalisent qu’on ne les satisfait qu’en alimentant un autre déluge qui générera à son tour une demande de moyens à débloquer d’urgence. Notre société devient la société de la mendicité puisqu’avoir de l’argent ne dépend plus du travail fourni et du regard collectif sur ce travail, mais du rapport que l’on a à ceux qui fabrique l’argent.

Du temps où la monnaie était de l’or, les « moyens » étaient normalement limités au travail déjà utilement effectué sauf dans les deux cas où un déluge d’or a tué l’économie : le pèlerinage à La Mecque de Mansa Moussa au XIVe siècle et l’Espagne du XVIe siècle avec le pillage des Amériques.

Depuis la déconnection des monnaies de l’or en 1971, nous en fabriquons à l’envi pour que chacun puisse se protéger de son petit déluge personnel sans s’apercevoir qu’il alimente tous les autres. Le summum du ridicule est atteint aujourd’hui avec le dernier déluge mondial totalement fabriqué de la peur pour des raisons qu’il faudra bien un jour connaître. Le déluge monétaire qui doit lutter contre le déluge de la peur, alimente avec un tout petit effet retard tous les autres déluges mortifères qui forcent à ne plus penser qu’à l’arche qui nous sauvera personnellement en laissant crever tous les autres. Belle façon de nier le droit du groupe au profit d’un droit de l’individu qui ne peut pourtant pas exister sans le groupe !

Nous sommes tous complices de cette infamie.

Soit nous le sommes dans un déluge d’inconscience, en pensant que tout nous est dû puisque nous sommes un pays riche. Riche de quoi ? De notre suffisance ? D’une corne d’abondance qui n’existe pas ?

Soit nous le sommes dans un déluge de procrastinations, en résolvant tout par la fabrication monétaire qui génère les esclavages en croyant « investir », ce verbe qui veut faire croire, avec malheureusement un certain succès, que l’argent pousse en le plantant comme un chou.

Soit nous le sommes dans un déluge de vanité, en niant que l’énergie monétaire est une énergie, ce qui est bien commode car dans ce cas il n’y aurait pas la nécessité d’une source à cette énergie et elle pourrait être une simple vague institution qui apporterait son énergie à partir de rien.

Soit nous le sommes dans un déluge de crédulité, en croyant que la dette, n’étant plus remboursable, ne sera tout simplement pas remboursée et que cela se fera sans troubles graves.

Soit nous le sommes dans un déluge d’individualisme, en étant conscient du désastre imminent mais laissant les groupes se défaire, qu’ils soient civilisations, nations, familles ou simplement indispensabilité de l’homme pour la femme et de la femme pour l’homme. Où est le temps où l’on parlait de sa moitié pour son conjoint ?

Devant ce déluge de déluges, seuls deux avenirs se dessinent.

Celui qui se prépare avec le « grand renouveau », « great reset » pour les anglomanes, l’ONU, le FMI, l’OCDE, l’UE et Davos. C’est celui des puissants, fondé sur la fuite en avant, l’énergie monétaire gratuite, et les fantasmes de la robotique, de l’intelligence artificielle, du transhumanisme et de la communication, ni filtrée par l’action ni épurée par la réflexion. Il est l’inverse d’un changement de paradigme tout en faisant croire qu’il l’est puisque c’est encore et toujours l’énergie monétaire qui fait tout, en ne voyant pas que sa source devient automatiquement l’esclavage car il n’y a pas d’énergie sans source. Cet avenir a besoin d’une main de fer mondiale dans un faux gant de velours pour faire accepter par toutes les civilisations de mourir pour donner une chance de vivre à des fantasmes irréalistes. Cet avenir est visualisable et audible en regardant et en écoutant Jacques Attali qui en est à lui tout seul la caricature émouvante et si contente d’elle-même.

Il est heureusement un autre avenir qui ne dépend que des peuples et que chaque civilisation peut à tout moment se choisir en laissant les autres regarder leurs problèmes avec leur propre regard. Cet autre avenir est fondé sur la capacité des peuples à réagir intelligemment dès qu’ils sont en face d’un problème non biaisé. Dès l’instant où l’on prend conscience que l’énergie monétaire ne prend sa source que dans le travail bien fait et dans l’esclavage, et dès l’instant où l’esclavage est perçu comme non durable, la conclusion coule de source. La quantité de monnaie doit être limitée à l’évaluation qu’un peuple se fait de sa propre richesse ; elle augmente s’il pense sincèrement l’avoir augmentée, elle diminue s’il voit sa richesse diminuer. La quantité de monnaie étant limitée par la réalité du regard d’un peuple sur lui-même, sa rareté génère automatiquement une obligation d’économies et un désir d’augmenter les richesses pour que de l’argent soit créé. Finies les subventions, les assistanats publics, les fonctionnaires inutiles, l’argent claqué pour la tranquillité du pouvoir incompétent, l’argent limité fait disparaitre tous les faux problèmes. Fini le faux libre échange qui n’est plus un échange mais une tentative mathématique de réduire en esclavage les autres peuples par des balances commerciales excédentaires, d’accepter cet esclavage par une balance commerciale déficitaire. L’argent limité fait repartir chez eux tous les immigrés qui ne souhaitent pas s’assimiler. Il fait disparaitre tous ces médias qui n’existent que par des subventions bien qu’appartenant à des milliardaires, et qui ont renoncé à informer pour s’occuper de plaire au plus grand nombre, abandonnant la raison pour l’émotion et rejoignant en malhonnêteté intellectuelle les pogroms et les lynchages. L’argent limité force chacun à se demander comment être utile au groupe et il force l’État à remplir enfin son rôle de créer l’argent correspondant aux nouvelles richesses créées par son peuple et à l’en remercier en le lui donnant. La femme qui porte un enfant puis l’éduque pendant ses premières années enrichit la collectivité, elle doit en être rémunérée. La personne qui se rend utile à une autre personne reçoit d’elle une rémunération mais celle qui se rend utile au groupe, l’enrichit et doit en être rémunérée par l’État. L’État doit trouver l’organisation lui permettant de rendre utile au groupe toute personne qui n’est pas déjà rendue utile par une entreprise. Il n’y a pas un seul déluge qui ne s’arrête automatiquement si un peuple réduit sa quantité de monnaie à la réalité de son propre regard sur ce qu’il croit être sa véritable richesse. Ce deuxième avenir, opposé au premier préparé par les puissants, est confié aux peuples, à chaque peuple et certains l’appellent même de son mot grec de démocratie.

Le combat entre l’aristocratie et la démocratie voit pour l’instant les batailles victorieuses de l’aristocratie car les peuples n’ont pas encore compris l’abomination de la fausse corne d’abondance qui les réduit en esclavage au bénéfice d’une oligarchie qui n’étant plus composée des meilleurs, n’est plus une aristocratie dans son sens étymologique.

La vraie révolution est intellectuelle et commence par une prise de conscience des peuples. L’argent est actuellement déversé pour freiner la prise de conscience qu’il y a déjà beaucoup trop d'argent.

 



27 réactions


  • Clocel Clocel 14 décembre 2020 11:41

    « l’individu qui ne peut pourtant pas exister sans le groupe ! »

    C’est faux... Je me suis pas mal baladé, j’ai souvent croisé des gens qui avaient tout largué et vivaient totalement en marge des sociétés corrompues, inhumaine pour celui qui a su préserver sa sensibilité.

    C’est le cas de pas mal d’asiatiques, y compris de chinois encore aujourd’hui, et beaucoup d’autres populations.

    Je vous conseille de lire Zomia.

    Faut sortir de l’escroquerie des « Lumières », c’est une cage pour l’esprit.


    • infraçon infraçon 14 décembre 2020 12:50

      @Clocel

      Salut Clocel,

      quand vous entendez le mot « groupe », votre anarchisme vous fait confondre coopération et obéissance.

      Ce n’est pourtant pas la même chose, malgré que certains se complaisent dans l’obéissance croyant que la coopération « spontanée » (sans chefs) n’est pas possible...

      (j’espère que vous n’êtes pas un adepte du survivalisme)


    • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 14 décembre 2020 12:59

      @Clocel

      Faut sortir de l’escroquerie des « Lumières », c’est une cage pour l’esprit.

      L’objet de cette philosophie est uniquement de “ causer ” pour créer une société virtuelle, une société de pensée : l’opinion ! . On est là pour parler, non pour faire ; toute cette agitation intellectuelle, cet immense trafic de discours, d’écrits, de correspondances, ne mène pas au plus petit commencement d’œuvre, d’effort réel. Il ne s’agit que de “ coopérations d’idées ”, d’“ union pour la vérité ”, de “ société de pensée ”.


      A. Cochin


    • Florian LeBaroudeur Florian LeBaroudeur 14 décembre 2020 13:06

      @Clocel

      Je vous rejoins sur ce point.

      Comment peut-t-on encore vivre en groupe quand ce groupe constitué d’individualités est happé par la fabrique du consentement et désormais inapte à appréhender la loi de l’univers.
      Cela explique le succès des réseaux sur internet ou les personnes veulent se rapprocher de ceux qui leur ressemblent à des centaines de Kilomètres de chez eux au lieu de devoir partager avec un voisinage que tout oppose.
      Les villages sont devenues des dortoirs et non plus des lieux de vies, le travail ne sert plus qu’a fructifier ses propres projets en négligeant le service rendu à la communauté, la vie n’a plus qu’un seul sens « se faire plaisir » au détriment du sens de la vie relégué à l’antiquité d’un passé obsolète.

      ON NE REVIENDRA PAS EN ARRIERE, il faut accepter l’inéluctabilité du mouvement en cours et son issue effroyable, en conservant précieusement en soi les trésors du monde ancien afin d’affronter en toute quiétude et en toute confiance le goulot d’étranglement du dérèglement. 


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 14 décembre 2020 13:24

      @Florian LeBaroudeur. Non, maintenant on régresse, nous verrons si les moutons reconnaîtront leurs erreurs et remonteront la pente. C’est le sens profond du réPENTir. 


    • Clocel Clocel 14 décembre 2020 13:34

      @Florian LeBaroudeur

      Je partage ce point de vue.

      La question est : Comment avons-nous pu macérer dans cette merde sans autres ambitions que de s’y conformer malgré toutes les aberrations qu’elle a engendré ?

      L’occident maintient ses enfants dans l’enfance philosophique, spirituelle, c’est sans doute le pire des assujettissements car il rend les êtres inconscients de leur servitude.

      Où en serions-nous si tous les potentiels avaient pu s’exprimer ?


    • Clocel Clocel 14 décembre 2020 13:36

      @bouffon(s) du roi

      Le message précédent vous était destiné... Sorry...


    • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 14 décembre 2020 14:10

      @Clocel

      Comment ?
      il y aurait beaucoup à dire, en remontant le temps jusqu’à la création de l’État (ds le sens de P. Clastres :« L’État c’est la division de la société entre ceux qui commandent et ceux qui obéissent »), et de la création de la monnaie, qui sont intiment liés.
      On peut aussi rappeler : « du pain et des jeux » de la Rome antique, ou encore La Boetie qui disait que « La 1ere raison de la servitude volontaire, c’est la coutume », il parlait aussi des « drogueries » (« les théâtres, les jeux, les farces, les spectacles, les gladiateurs, les bêtes étranges, les médailles, les tableaux, etc.) qui sont tant d’outils responsables de la servitude, et du contrôle idéologique endormant les gens.
      Tant d’artifices qui ont été amplifié et repris ds les propagandes modernes (les médias, la technique (internet, téléphone,.. ) etc.)
       
      Et, Où en serions-nous si tous les potentiels avaient pu s’exprimer ? je ne sais pas mais j’ose dire  »certainement mieux" ^^


    • Clocel Clocel 14 décembre 2020 14:55

      @bouffon(s) du roi

      https://www.mollat.com/livres/2413099/bernard-charbonneau-l-etat

      La philosophie ne répond pas aux questions essentielles, c’est une sempiternelle resucée d’un passé fantasmé par des oisifs, il faut faire entrer d’autres dimensions plus « irrationnelles » dans la pensée et la non-pensée, se ré-initier au spirituel d’avant les religions proclamées, retrouver les trésors de la gnose, le panthéisme de nos ancêtres et les rythmes qui allaient avec, nous sommes déconnectés, nous sommes en guerre, contre les éléments, contre nous-même.

      Les Lumières, c’est l’achèvement de l’Empire romain dont nous traînons encore les scories, les préfets par exemple, et les religions des peuples du désert auxquels nous sommes totalement étrangers.

      Comment pourrions-nous vivre si nous ne savons pas mourir ?

      Tant d’égarements, quand on a compris l’essentiel, il est temps de fermer le couvercle, et de partir, en paix.


    • infraçon infraçon 14 décembre 2020 15:45

      @Clocel

      Clocel re-,

      vous dites :
      « sans autres ambitions que de s’y conformer »

      parce que les « élites » (philosophes, écrivains, journalistes, professeurs, marketingueurs, etc) sont faites pour ça : définir le programme.
      Et le peuple, dès l’école, doit suivre le mot d’ordre : « Apprenez le programme » !
      On le laisse se défouler en « notant » ses condisciples (meilleur chanteur, meilleur cuisinier, services et produits « étoilés », etc)

      Philosopher n’est pas nuisible en soi (désigner correctement les choses, ou en prendre conscience), à condition, comme disait Pierre Dac, de faire attention aux bornes, parce que « passé les bornes, il n’y a plus de limites ». Et comme le dit Bouffon du roi : après faut peut-être penser à mettre en musique... Mais là, le cambouis, c’est pas leur truc aux élites.

      vous dites encore :
      « Où en serions-nous si tous les potentiels avaient pu s’exprimer ? »

      Bon, je ne vais pas ramener ma science encore une fois, mais, sans prétention de « potentiel », j’ai proposé ici une société fraternelle sans argent ce qui résoudrait pas mal de problèmes d’égos...

      Or s’exprimer est une chose (ici ça fini dans les poubelles d’AV) encore faudrait-il en discuter... pour faire évoluer une proposition ou l’abandonner avec raison.

      Sinon on peut toujours faire des articles de critiques fondées, ou des commentaires à tire larigot, surtout en traitant LES français, comme certains le font, de veaux ou de moutons (merci à eux au passage, puisque j’en suis) pour inciter au dialogue ou à la mobilisation (! ? Mais est-ce leur but ? Je me fais peut-être des illusions là-dessus), dans 3.000 ans (et +) on en sera toujours au même stade.

      vous rajoutez :
      « au spirituel d’avant les religions proclamées, retrouver les trésors de la gnose, le panthéisme de nos ancêtres et les rythmes qui allaient avec »

      OUaouh... là désolé, je décroche les wagons...
      Déjà avec « l’intuition claire » de Spinoza j’ai du mal, alors quand il s’agit de ressortir l’archéologie, non là ça ne me va plus... Désolé.

      Et perso je n’ai pas trop besoin de ça pour « savoir mourir ». Je suis prêt. Et ce que je fais là ? C’est juste transmettre une intuition, même si je ne la ressens pas « claire »...

      Bon, mais là on est en train de dévier sévère de l’article de Marc... C’est sa faute aussi, pourquoi parler du « groupe » quand Clocel traîne dans le coin smiley


    • Clocel Clocel 14 décembre 2020 15:57

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      « C’est le sens profond du réPENTir. » Langage des oiseaux !? smiley


    • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 14 décembre 2020 17:52

      @Clocel

      j’ai ce livre ds ma bibliothèque, il est « terrible » et pas vraiment joyeux. On pourrait en citer des pages et des pages :

      Le système parlementaire tel qu’il est, est un mensonge qui n’a servi, en dupant la faim de liberté des peuples modernes, qu’à préparer les tyrannies les plus écrasantes que l’humanité ait connues.Des peuples hagards à peine échappés aux flammes des bombardements votent en somnambules sous le regard de la police et sur leurs tetes les haut-parleurs rugissent : "Droit de l’homme, pouvoir législatif, constitution." Mais les peuples sont sourds, et les choses inertes ; car ces mots là, de tous sont bien les plus vides.

      Le système parlementaire et libéral trahit l"exigence de liberté qu’il prétend servir : parce que ses fondateurs n’ont pas considéré en face la réalité. Celle de l’homme..

      L’Etat de Bernard Charbonneau


    • Clocel Clocel 14 décembre 2020 20:15

      @bouffon(s) du roi

      Charbonneau et Ellul ont été très visionnaire, c’est un des livres qui m’a le plus remué à l’époque où je l’ai lu.

      Faudra attendre Gorz et Illich pour retrouver ce niveau d’analyse.


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 14 décembre 2020 13:08

    Le déluge est imagé par le liquide, l’eau, les liquidités, la société liquide de Zygmunt Bauman. Mais il est aussi représente pas son contraire : le feu. 6 Puis les sept anges qui avaient les sept trompettes se préparèrent à en sonner. 7 Le premier sonna de la trompette, et de la grêle et du feu mêlés de sang s’abattirent sur la terre. Le tiers de la terre fut brûlé, le tiers des arbres fut brûlé et toute herbe verte fut brûlée.
    8 Le deuxième ange sonna de la trompette, et quelque chose qui ressemblait à une grande montagne embrasée [par le feu] fut précipité dans la mer. Le tiers de la mer devint du sang, imagé par le réchauffement climatique. Vous confondez aristocratie et Oligarchie.      La plupart des aristocrates qui m’entourent sont fauchés,.... La démocratie vient du siècle de Périclès (qui n’a rien à voir avec le nôtre. Elle a mis Hitler au pouvoir. Il va falloir trouver un nouveau système. Pour la régionalisation où chaque région décide de ce qui lui convient (en petit comité). A PIERRE MENDES FRANCE.


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 14 décembre 2020 13:13

    En Israël, le pays est divisé en douze ou treize Tribus. Chacune portant un héritage différent. 


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 14 décembre 2020 13:20

    Comme le Pendule de Foucault, l’histoire ira pendant un temps dans un sens qui déjà par le processus d’attraction inverse, reviendra vers l’opposé. PATIENCE. 7 ans...restent 6 années...à subir, la psychose totalitaire. Comme Clocel, construisez-vous votre îlot. Un jour arrivera Vendredi. Et il sera temps peut-être de remettre le nez dehors. Cette société, c’est la démocratie moutonnière qui l’a acceptée. Je ne vois pas pourquoi je l’aiderais...Excepté bien sûr, si on fait appel à moi. 


    • Gollum Gollum 14 décembre 2020 13:38

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Excepté bien sûr, si on fait appel à moi. 

      smiley


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 14 décembre 2020 13:51

      @Gollum
       C’est clair, non. Je ne compte rien faire pour aider une « civilisation » qui régresse. Excepté pour ceux qui ouvrent les yeux...J’ai pour habitude de ne pas donner de perles aux cochons... Quand on veut s’en sortir, on trouve toujours le chemin....


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 14 décembre 2020 13:55

       le sage lui vit retiré sur une montagne. Il sait que celui prend la peine de la gravir est prêts à recevoir la lumière...Tenez : cadeau. Une petite idée du futur de la GPA ET PMA : https://www.lalibre.be/culture/livres-bd/des-lebensborn-ces-fabriques-nazies-d-enfants-parfaits-5fd269b1d8ad5844d197767b. A ce niveau en Belgique on est les rois. Les plannings se sont même convertis en fabrique d’enfant parfaits... 


    • Gollum Gollum 14 décembre 2020 13:56

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      J’ai pour habitude de ne pas donner de perles aux cochons...

      Non vous n’essayez de faire que ça ici... smiley Et en plus les gens ne sont pas demandeurs mais vous vous imposez quand même, comme une... matrone. 

      Mais on s’en passe fort bien de vos perles. Qui ne sont que de la verroterie pour mous du bulbe..


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 14 décembre 2020 13:59

      @Gollum Et vous savez parfaitement que c’est faux puisque j’ai déjà eu de nombreux remerciements..... 
      Stop, je perds du temps précieux....


    • Gollum Gollum 14 décembre 2020 14:22

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      puisque j’ai déjà eu de nombreux remerciements..... 

      Vous êtes surtout moinssé massivement, et ce depuis longtemps... Mais vous êtes dans le... déni. smiley


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 14 décembre 2020 14:56

      @Gollum A parce comme au jardin d’enfant vous en êtes encore au stade du nombre de croix jaunes collées dans votre carnet de conduite.... pas sorti du nid. 


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 14 décembre 2020 13:47

    Gide : « Le monde ne sera sauvé, s’il peut l’être, que par des insoumis »......


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 14 décembre 2020 14:01

    Je sais qu’il y a des lecteurs cachés puisque de nombreux thèmes que j’abordent sont repris dans les journaux. 


  • Florian LeBaroudeur Florian LeBaroudeur 14 décembre 2020 18:14

    « Notre société devient la société de la mendicité puisqu’avoir de l’argent ne dépend plus du travail fourni et du regard collectif sur ce travail, mais du rapport que l’on a à ceux qui fabrique l’argent ». 

    Allez dire ça à ceux qui pensent être utile en se constituant une rente immobilière tout en se faisant passer pour des personnes travailleuses dans des activités vides de sens « Moi je travaille et j’investie bande de feignasses » sans se rendre compte qu’a toutes les autres époques, ils auraient été déclassé par ceux qui ne sont aujourd’hui prétendument rien.


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