mardi 29 décembre 2020 - par Jean Dugenêt

Ni Dieu, ni César, ni Tribun...

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Ni Dieu, ni César, ni Tribun… Ces paroles de l’internationale devraient exprimer la pensée commune de tous les militants du mouvement ouvrier. Et pourtant… J’entends encore les « maoïstes » de 68 scander : « Marx, Engels, Lénine, Staline, Mao » au congrès de l’UNEF d’Orléans en 1971. Ils brandissaient dans un ensemble parfait le petit livre rouge de Mao. Il parait qu’ils étaient, pour la plupart, de brillants intellectuels. Et ils n’étaient pas les seuls à considérer ainsi quelques leaders comme des Dieux.

Malheureusement, le stalinisme, plus que tout, a fait des dégâts dans l’esprit des militants du mouvement ouvrier du monde entier et, évidemment, les militants du Parti Communiste Français n’ont pas été épargnés. Tous ont trouvé normal que Lénine en premier et Staline ensuite soient vénérés comme des Dieux : embaumés, placés dans un mausolée… Les immenses statues érigées dans tous les pays de l’URSS et ailleurs contribuent à cette béatification. Du coup, Marx et Engels furent traités de la même façon. Eux-aussi sont devenus des icônes sacrées. Il est malsain de s’intéresser à la pensée de divinités et, s’il est néanmoins permis de lire les écrits des uns et des autres, aucune critique ne saurait être tolérée. Pendant toutes ces années noires du stalinisme, les militants du PCF, pour la plupart, ne savaient absolument rien de ce que furent effectivement la vie de Marx et celle d’Engels et ils ne lisaient même pas le Manifeste du Parti Communiste. Ils propageaient d’ailleurs des idées sur la nation ou la famille qui étaient complètement à l’opposé de la pensée de Marx. La femme de Thorez pouvait répéter à l’envi, à propos de l’IVG, que « les femmes des travailleurs ne veulent pas des vices de la bourgeoisie ». Les choses ont-elles beaucoup changé ?

De ce passé proche, il est grand temps de faire table rase et cela concerne tous les militants du mouvement ouvrier. Aucun militant et aucun leader n’est exempt de critiques. D’ailleurs tous les hommes évoluent au cours de leur vie pour le meilleur, quand il s’agit par exemple, de Jean Jaurès et Victor Hugo, ou pour le pire, quand il s’agit de Marcel Déat et Jacques Doriot. Ce n’est pas pour autant que toutes les critiques sont de même nature. Il faut différencier les critiques adressées à ses proches, à ses adversaires ou à ses ennemis. Cela amène, en ce qui concerne le mouvement ouvrier, à distinguer trois catégories : ceux dont nous partageons le combat, les adversaires qui sont dans d’autres organisations du mouvement ouvrier et l’ennemi de classe. Tous sont critiquables mais pas de la même façon, pas au même titre. Quand je critique les « nôtres », ceux dont j’estime être l’héritier et ceux avec lesquels j’ai combattu, je dois en plus me poser la question : au nom de quoi puis-je les critiquer ? Ai-je fait mieux qu’eux ? Pouvais-je faire mieux ? Pour ce qui est du passé que je n’ai pas vécu, je suis la plupart du temps incapable de répondre à ces questions. Au mieux, je peux dire ce qu’il aurait fallu que je fasse. Qui peut dire ce qu’il aurait fait s’il avait dû être embarqué dans le conflit de la « guerre d’Algérie » ? Pour ma part, je peux dire aujourd’hui que j’aurais dû refuser de combattre les nationalistes algériens, me ranger de leur côté ou me réfugier en Yougoslavie. Mais qu’aurais-je fais à l’époque ? Probablement que j’aurais été contraint de faire comme tout le monde.

Mais je voudrais surtout inviter tous les militants du mouvement ouvrier à faire de même. Il faut abandonner définitivement la notion de « fidélité au parti » qui oblige à taire toute critique, à obéir à des ordres. Il ne faut pas prendre les problèmes à l’envers. Ce n’est pas parce que nous avons décidé de suivre telle ou telle organisation que nous devons en adopter toutes les idées, tous les objectifs, toutes les consignes. C’est au contraire parce que cela nous paraît être la meilleure manière de défendre nos idées et d’atteindre nos objectifs que nous décidons à un moment d’adhérer à telle ou telle organisation. Nous pouvons avoir d’ailleurs des divergences sur des points que nous considérons comme secondaires avec une organisation à laquelle nous adhérons mais sans cacher ces divergences. Bien des militants parlent à ce sujet des divergences programmatiques et des divergences conjoncturelles. Les premières sont rédhibitoires. Elles imposent de changer d’organisation. Les militants qui ne sont pas d’accord sur quelques points clefs concernant le programme n’ont rien à faire dans la même organisation car ils y seraient condamnés à l’impuissance. Les secondes peuvent être discutées.

Quelques militants de la France Insoumise me poursuivent de leur hargne voire de leur haine. Il est vrai que je pense beaucoup de mal de leur leader Jean-Luc Mélenchon et je ne me prive pas de le dire. J’ai écrit tout un livre le concernant : « De François Mitterrand à Jean-Luc Mélenchon ». Mais il faut tout de même que ces militants s’interrogent sur leur propre comportement. Est-ce que dans la France Insoumise il n’est possible de critiquer les leaders qu’au moment où on claque la porte ? Ils sont nombreux ceux qui ont maintenant un regard critique sur la politique de Jean-Luc Mélenchon : Djordje Kuzmanovic, François Cocq, Charlotte Girard, Liem-Hoang Ngoc, Corinne Morel-Darleux, Thomas Guénolé, Sylvie Heyvaerts, Andréa Kotarac, Sarah Soilihi, Manon Le Bretton, Gérald Maniable, Laurent Beaud, Pierre-Axel Blondel. Mais à l’intérieur de la LFI, personne ne semble réfléchir. Tout le monde est d’accord avec le Dieu. C’est d’autant plus étonnant que, pour être d’accord avec lui, ils en viennent à renier leurs idées. J’ai en effet le souvenir d’avoir passer des heures à expliquer aux militants de la France Insoumise que Jean-Luc Mélenchon ne voulait pas quitter l’UE. Ils ne voulaient rien entendre. Jean-Luc Mélenchon n’avait-il pas dit d’une part « l’Europe on la change ou on la quitte » et d’autre part qu’il avait un plan A et un plan B ? Ne fallait-il pas déduire que le plan A c’était « on la change » et le plan B c’était « on la quitte ». Nous leur avons expliqué pendant des heures que ce n’était pas du tout ce que Jean-Luc Mélenchon voulait dire. Peine perdue. Puis Jean-Luc Mélenchon se faisant plus clair dans ses déclarations, il a bien fallu qu’ils admettent qu’il n’était pas question de quitter l’UE dans leur très cher programme. Qu’ont-ils fait ? Rien ! Ils ont renié leurs idées d’hier. Ce sont des renégats fidèles au chef et au parti.

Il y a quelques temps des militants de la LFI s’interrogeaient sur le candidat qui serait le plus judicieux de présenter aux élections présidentielles. Le nom de Ruffin a été notamment avancé. Il y a eu tout un article à ce sujet sur AgoraVox. Mais, Jean-Luc Mélenchon a annoncé qu’il sera le candidat et immédiatement les militants de la LFI ont cessé de s’interroger. Que font ceux qui hier voulaient que Ruffin soit le candidat ? Rien !

Mais les militants de la FI ont un sérieux argument. Ils font de l’arithmétique et regardent les sondages. Ils en déduisent qu’ils sont forts, nombreux et fort nombreux. Je ne suis pas certain que leur appréciation soit exacte mais cette question ne m’intéresse pas. Ils n’ont que mépris pour ceux qui, comme les militants de l’AGIMO, ne sont à leurs yeux que quantité négligeable. La question est vieille de plus d’un siècle. Avec de tels arguments certains en viennent à confondre les élections avec le PMU. Ils veulent voter pour le plus fort, pour celui qui va gagner. Toute la question est de savoir pourquoi on adhère à une organisation. Est-ce pour défendre les opprimés, les travailleurs ? Est-ce pour faire la révolution socialiste ? Est-ce pour construire un monde meilleur ? Est-ce pour être du côté des plus forts ?

Je prendrai un exemple. Un certain Lénine qui avait dû s’exiler en Suisse à la suite de l’échec de la révolution de 1905 appris en février 1917 que le peuple russe avait mené à bien une première révolution. Ils avaient liquidé le vieil impérialisme du tsar. Le gouvernement de Kerenski s’était mis en place. Ce gouvernement voulait faire fonctionner un régime capitaliste en faisant quelques réformes démocratiques. C’était ce qu’on appellerait aujourd’hui un gouvernement de front populaire. Un « gouvernement de gauche » comme disent nombre de journalistes et de politiciens c’est-à-dire un gouvernement composé de représentants des organisations ouvrières et de quelques politiciens représentants la bourgeoisie. Un tel gouvernement n’acceptera jamais de rompre avec les intérêts des capitalistes. Lénine quant à lui veut mener à bien une révolution socialiste non seulement en Russie mais dans toute l’Europe puis dans le monde. Il a, à ce sujet, de bonnes nouvelles sur la situation en Allemagne où la révolution semble imminente. Il n’est pas question pour lui de participer au gouvernement de Kerenski. Or, il apprend que des militants de son parti, le parti bolchevik, se sont fourvoyés dans ce gouvernement : un gouvernement qui a toutes les caractéristiques du premier gouvernement de Mitterrand. Un gouvernement qui ne peut donc que trahir les intérêts des travailleurs. Le parti bolchevik est pourtant le parti que lui-même, après d’âpres batailles politiques, a réussi à mettre en place et il est encore très minoritaire dans le mouvement ouvrier. Depuis l’éclatement de la révolution de Février Lénine fait tout ce qu’il peut pour rentrer en Russie et il n’a qu’une idée en tête : rassembler un parti fidèle aux intérêts des travailleurs, un parti révolutionnaire. Il ne voit qu’une solution : organiser une scission au sein du parti bolchevik pour rassembler une poignée de militants décidés à mener le combat. Il est prêt à organiser une minorité de ce parti minoritaire. Il ne sert à rien d’être nombreux si cela réduit à l’impuissance. De ce point de vue, un parti qui tient son assemblée générale dans une cabine téléphonique peut jouer un rôle bien plus important qu’un parti de dizaines de milliers de membres qui suivent béatement un chef. Un tribun qui fait de beaux discours bien creux mais qui ne mènent à rien si ce n’est à la division des travailleurs n’est qu’un traître du mouvement ouvrier. De ce point de vue la politique de Jean-Luc Mélenchon qui s’est d’emblée déclaré candidat aux élections présidentielles est claire. Je l’ai expliquée dans un précédent article. Il veut interdire qu’un candidat unique des trois organisations PS, PC et LFI puisse émerger.

Alexis Tsipras avait raison de dire : « J'ai eu le sentiment que Jean-Luc Mélenchon n'avait pas envie de gouverner. Je me suis rendu compte qu'il ne saurait pas très bien quoi faire en cas de victoire. » Il ajoutait : « Ce n'est pas une position de gauche. Lorsque vous êtes de gauche, vous devez vous préparer au pouvoir avec un programme en faveur des plus faibles ». La seule différence entre les deux comparses c’est qu’Alexis Tsipras a été amené à gouverner ce qui n’est pas le cas de Jean-Luc Mélenchon. Alors, Mélenchon qui ne cachait pas hier son grand amour pour Tsipras affiche maintenant un semblant de désaccord. Pourtant, quoiqu’il en dise, s’il gouvernait en restant dans l’UE, il faudrait bien qu’il fasse comme son collègue du PGE (Parti de la Gauche Européenne) : appliquer la politique de l’UE. Tout le cirque qu’il fait pour reprocher à Tsipras sa complaisance avec l’autorité européenne ne trompe que ceux qui le veulent bien. Jamais l’UE ne céderait sur ces questions. C’est pourquoi il ne veut pas gouverner et se comporte, en divisant les rangs des travailleurs, comme un suppôt de Macron.

Si les militants de la LFI veulent que Jean-Luc Mélenchon soit président de la république alors c’est la politique de l’AGIMO qu’ils doivent défendre. Ils doivent exiger qu’il y ait un candidat unique pour les organisations ouvrières. Au besoin, que le PS, le PC et la LFI organisent une élection partielle ouverte à tous pour désigner le candidat unique. Dans ces conditions, Jean-Luc Mélenchon aurait toutes les chances d’être désigné comme le représentant des travailleurs et, dans ces conditions, il serait élu. Mais, si actuellement les militants de la LFI acceptent la division en défendant la politique de Jean-Luc Mélenchon alors, ils sont comme lui, ils ne veulent pas qu’il gouverne. Ils auront leur part de responsabilités dans la catastrophe qui se profile car les milliardaires qui sont derrière Macron ont l’absolue nécessité d’imposer une terrible dictature pour museler la classe ouvrière. A l’inverse, un candidat de la classe ouvrière élu pourra organiser un référendum pour confirmer que le peuple ne veut plus de l’UE comme il l’a déjà affirmé en 2005. Ainsi, libérés de cette domination étrangère, les travailleurs pourront se défendre. Ceux qui veulent cette politique doivent se regrouper dans une véritable Avant-Garde Internationaliste du Mouvement Ouvrier (AGIMO).

Finalement, Lénine n’a pas eu besoin de faire une scission dans le parti bolchevique. Rentré en Russie, il a réussi à convaincre tous les bolcheviks de le suivre sur son orientation. Pour ma part, j’invite encore et toujours les militants qui veulent défendre les travailleurs à nous rejoindre dans l’AGIMO. Nous essaierons de tenir notre assemblée générale en un lieu moins exigu qu’une cabine téléphonique.



32 réactions


  • JC_Lavau JC_Lavau 29 décembre 2020 13:16

    Yves Calvez avait fait une critique juste quoiqu’anachronique de Marx et d’Engels : jamais ils n’avaient pu donner une définition tout-terrain des classes sociales. L’évidence empirique du 19e siècle anglais leur suffisait.

    On ne sait toujours pas faire. Or les réflexes grégaires l’emporteront une fois de plus.

    Un travail scientifique ne serait pas du luxe. En France comme en feu la Libye.


    • JC_Lavau JC_Lavau 29 décembre 2020 16:57

      @cettegrenouilleci. Ils passent leur temps à désigner des boucs émissaires sur qui cogner.
      Pour pouvoir s’ériger en classe sociale consciente d’elle-même et capable d’agir, il faut sécréter d’abord des homme et des femmes de paix, capables de pacifier ces réflexes d’exclusion et de haine qui sont nos ennemis de l’intérieur.


    • JC_Lavau JC_Lavau 30 décembre 2020 08:12

      @cettegrenouilleci. Les Saintes sont un petit archipel au Sud-Ouest de Pointe à Pitre. A Bourg d’en Haut des Saintes, il y avait toujours un vote communiste, un. Après chaque élection, d’autres allaient lui casser la gueule. Rien n’y a fait : jusqu’à sa mort il vota communiste.
      A Paris où il cherchait du travail et un logement comme un chien perdu, il fut secouru et hébergé par un couple, militants communistes. Il n’oublia jamais.

      A moi aussi, il est arrivé d’éprouver cette solidarité prolétarienne, qui existait encore, par lambeaux.

      Ne pas oublier la leçon du Sel de la Terre : à la fin, les mineurs mexicains ont obtenu le succès de leur grève, par leur solidarité totale : les femmes avec les mineurs, les voisins avec les voisins. Ce sont toutes les solidarités populaires que les princes de la finance brisent méthodiquement, par la ruse d’un maximum de guerres de religions, plus la guerre sexiste.

      Le sel de la Terre,1954 (au temps du MacCarthysme) :
      https://archive.org/details/1954SaltOfTheEarth

      Autre film, d’une vingtaine d’années, en milieu cheminot :
      Solidarité entre anciens résistants, pour rattraper le désarroi du fils, après la mort (accidentelle, de fait) de sa mère. Je ne retrouve pas le titre, je n’ai pas fait d’article sur le moment.

      L’un des principaux moyens pour une minorité de devenir majorité, est d’être manifestement plus moraux, plus exemplaires, plus porteurs de l’intérêt général. Certes les S.A. ont montré le moyen inverse. Certes sur Agoravox, la secte des zécolos carbocentristes, eux sont plus violents, plus caractériels...


    • JC_Lavau JC_Lavau 30 décembre 2020 08:17

      @JC_Lavau. Jean Yves Calvez, jésuite, décédé le 11 janvier 2010.
      http://citoyens.deontolog.org/index.php/topic,1108.0.html


  • Clocel Clocel 29 décembre 2020 13:31

    Ainsi, Mélenchon avait même réussi à semer le doute dans l’esprit d’un Tsipras !? smiley

    Ô putain... Faut vraiment être à la ramasse pour confier ses billes à ce genre de clown...


  • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 29 décembre 2020 14:13

    Ni maître ? ^^


  • Albert123 29 décembre 2020 15:23

    la gauche est une idéologie qui plait aux détraqués et il serait bon que les militants cocus s’en rendent compte avant d’aider à instaurer encore une fois des régimes totalitaires dans tout l’occident.

    le fichage des gens non vaccinés en Espagne est le fruit d’un gouvernement de gauche 


    • amiaplacidus amiaplacidus 29 décembre 2020 17:20

      @Albert123

      Si l’on reprend l’histoire, Italie, Portugal, Espagne, Allemagne, France pétainiste, Hongrie de Horthy, etc, etc, on s’aperçoit que c’est plutôt la droite qui installe des régimes totalitaires.


    • MoustiK MoustiK 29 décembre 2020 17:26

      @Albert123

      C’est marrant, je suis d’accord avec nombre de vos prises de positions.
      Mais quand je lis ce genre de commentaire à l’emporte-pièce.... je ne peux m’empêcher de penser qu’on n’a pas le cul sorti des ronces.

      "la gauche est une idéologie qui plait aux détraqués

      «  : parce ce qu’il est notoirement reconnu que ce qui plait aux petits génies de tous poils c’est »l’idéologie de droite«  !

       »le fichage des gens non vaccinés en Espagne est le fruit d’un gouvernement de gauche

      "
      Le gouvernement espagnol, de gauche ? Comme celui de Hollande, Vals, Fabius, Sapin, Le Rian, Cazeneuve... (j’en passe et des gratinés !)
      Comme il est vrai que Strauss-Kahn aussi est (était ?) de gauche !

      Mais quand en finirez-vous avec ce manichéisme ridicule ?


    • MoustiK MoustiK 29 décembre 2020 17:27

      @MoustiK
       ...Le Drian...


    • MoustiK MoustiK 29 décembre 2020 17:30

      @MoustiK
       Et puisqu’on y est, juste une petite question :
      Micron et toute sa clique, je suppose que pour vous ils sont....de gauche ?
      Et qu’ils menent un politique....de gauche ?


    • MoustiK MoustiK 29 décembre 2020 17:51

      @cettegrenouilleci

       Selon vous ?
      Mais au fait vous êtes QUI pour vous autoriser à jouer les meneuses de revues ? (ou les Elkabach si ça vous permet de comprendre un peu mieux)


    • Le421... Résistant Le421 29 décembre 2020 18:17

      @cettegrenouilleci
      Ah oui, ben en fait, ce que j’en pense personnellement, c’est que Macron est bien positionné à la gauche...
      De Marine Le Pen !!
      Et encore, par certains côtés, c’est faux.

      Tout est relatif a dit Einstein...
      Mais par exemple dire que Valls est de gauche, il faut se traîner une inculture politique crasse.
      Comme de traiter LFI d’extrême gauche.
      C’est complètement con.
      Et c’est pour cela que des fois, on ne comprends pas les thèses de Mélenchon.
      Parce que ce sont celles d’un socialiste.
      Oui, mais pas un socialiste qui a vendu ses fesses à la finance comme un certain François.
      Le discours du Bourget était un exemple de traîtrise digne des livres d’histoire !!


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 30 décembre 2020 09:38

      @Albert123
      « la gauche est une idéologie »

      Il faudrait que vous donniez vos définitions. Pour ma part, je ne sais pas ce que veux dire actuellement « droite » ou « gauche ». Je n’emploie ces termes qu’en mettant des guillemets pour souligner qu’ils ne sont pas de moi.
      Je parle des organisations ouvrières (celles qui viennent du combat contre le capitalisme en ayant depuis plus ou moins dégénéré), du capitalisme...


    • Ecureuil66 30 décembre 2020 12:38

      @MoustiK
      Mais quand en finirez-vous avec ce manichéisme ridicule ?
      C’est triste mais il semble que pour beaucoup de personnes il n’existe que du noir et du blanc ....et les 50 nuances de gris alors ?


  • Octave Lebel Octave Lebel 29 décembre 2020 21:12

    Tout ça pour ça. Toujours la même petite histoire circulaire et les mêmes procédés qui reviennent comme si nos concitoyens à force de se faire gruger et de se retrouver à l’issue des mêmes tours de poker (deux comme il se doit) avec une gueule de bois une fois de plus sans oublier l’assurance de leur meilleure compassion de la part des protestataires qui les ont embourbés n’apprenaient jamais rien.

    Bashing Mélenchon. Comme c’est original. Vous ne pensez pas que nos concitoyens ont un niveau et des sujets de réflexion bien plus profonds et complexes que les obsessions dont vous n’arrivez pas à vous débarrasser et dont nos médias et politiques qui cherchent une mandature (pas simple pour eux, vous en conviendrez) espèrent pouvoir se servir à l’occasion afin d’éviter d’avoir à trop expliquer leurs solutions.

    Les militants et les soutiens du mouvement LFI refusent le rôle de l’opposant interchangeable chargé d’aménager le décorum et renouveler le vocabulaire, corriger à la marge ce qui est devenu insupportable tout en continuant d’appliquer la feuille de route néolibérale en alternant remèdes de cheval ou goutte à goutte selon les circonstances.

    Tout leur sera infligé pour en faire au final les pestiférés du débat démocratique plutôt que la confrontation avec le bilan politique et économique des 20 dernières années, le partage des responsabilités et la cohérence des discours, postures et promesses passées et actuelles. La confrontation point par point avec des solutions alternatives. Merci pour votre précieuse contribution.

     

    Quelle est la vraie cible qu’il faut à tout prix cacher ou dont il faut dire que c’est un rêve d’enfants ignorants afin d’écarter tout débat de fond si possible ?

    Un ensemble cohérent de priorités qui sont le socle d’une alternative : Réforme institutionnelle + pilotage et maîtrise de l’économie+Europe des états-nations comme un pôle économique et culturel partenaire souverain des autres pôles d’un monde multipolaire à encourager pour avoir une chance qu’il soit pacifié.

    Une coalition de gauche authentique serait souhaitable d’urgence en n’oubliant pas que tout mouvement s’incarne dans les personnes qui le portent tout en les dépassant.

    Au-delà des affinités et de la confiance plus ou moins forte que nous suggère notre expérience vis-à-vis d’un mouvement politique, il s’agit de s’interroger sur les mécanismes électoraux que les élus manient avec beaucoup de savoir-faire et d’à propos pour se qualifier dans une dynamique et des déplacements de lignes dont ils révèlent le sens peu à peu afin de maîtriser les jeux qui les servent. Ici en fait, c’est assez simple arithmétiquement parlant. Disqualifier LFI ou la contenir en voix au premier tour, c’est à coup sûr faire perdre la gauche historique et laisser le partage des dépouilles aux droites et à leur allié fidèle la seconde gauche. Autant le savoir. Quant à la confiance et aux affinités qui nous guident dans nos compromis avec le réel et que l’on ne voudrait pas trop loin du souhaitable, qu’en sera-t-il avec les futurs gagnants par défaut de ce jeu qui nous fait tourner en rond depuis si longtemps quand le piège aura de nouveau fonctionné ? Quelles politiques publiques seront menées au service de quels intérêts ? Dans le doute, un petit coup d’œil vers les directives de l’UE sera instructif. Jusqu’à quel niveau s’enfoncer dans les politiques néolibérales et la dissolution des états-nations faut-il s’enfoncer pour perdre la capacité de s’en extraire et où en sommes-nous ?

    Pourquoi cette insistance à vouloir nous dérober notre propre cheminement de réflexion et construction de notre opinion ? Notre capacité à juger sur pièces et vérification, notre bon sens à peser le pour et le contre, à attendre de nous l’objectivité d’un supporter que l’on chauffe pour le match ?

     

    Ah oui, j’allais oublier. Cette coalition si elle parvient au pouvoir, elle sera balayée comme les autres si nous concitoyens nous comportons en supporters de foot et ne soutenons ni ne défendons les mesures que nous avons réclamées.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 30 décembre 2020 09:33

      @Octave Lebel
      "Toujours la même petite histoire circulaire et les mêmes procédés qui reviennent comme si nos concitoyens à force de se faire gruger et de se retrouver à l’issue des mêmes tours de poker (deux comme il se doit) avec une gueule de bois une fois de plus sans oublier l’assurance de leur meilleure compassion de la part des protestataires qui les ont embourbés n’apprenaient jamais rien.« 

      Voilà une grande phrase. Je parle de la longueur bien évidemment. Elle est tellement longue que je ne vois pas bien quel est le sujet du verbe »apprenaient" qui est à la fin. Pour être plus compréhensible, vous pourriez peut-être expliqué ce qu’est :
      la même petite histoire ;
      les mêmes procédés.


    • Octave Lebel Octave Lebel 30 décembre 2020 13:06

      @Jean Dugenêt
      Pas grave.J’ai dit ce que j’avais à dire.Vous aussi.
      Ce qui compte au fond, c’est la réflexion de nos concitoyens parce que nous avons tous ensemble à relever le pays qui s’enfonce.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 30 décembre 2020 15:07

      @Octave Lebel
      « nous avons tous ensemble à relever le pays qui s’enfonce. »

      Absolument d’accord.


  • Copain 29 décembre 2020 23:20

    Ni Dieu, ni César, ni Tribun ... rien que le titre m’énerve, enfin bref

    Parmi les explications de l’origine de la science moderne, on trouve cette idée que la science elle-même n’apparaît qu’en fonction d’un contexte culturel, de l’idée que les hommes se font de Dieu, d’eux-mêmes et de l’organisation sociale. On se souvient de la thèse de Max Weber sur les origines du capitalisme dans son livre : L’Éthique protestante et l’esprit du capitalisme. Telle est la thèse que nous allons explorer dans le domaine épistémologique.

    Cette thèse ne minimise pas l’importance d’autres facteurs, comme les facteurs sociaux-économiques ou politiques. Mais elle tend à montrer que, contrairement à l’analyse marxiste, des facteurs d’ordre culturels ou métaphysiques ont pu jouer dans la naissance de la science moderne.

    De la Renaissance aux Lumières
    Aux XVe et XVIe siècles, l’Europe était ravagée par les guerres de religion. Certains attribuèrent alors ces malheurs aux croyances religieuses de l’ère métaphysique médiévale. La méthode scientifique pensait-on, allait unifier les hommes par-delà les préjugés dans une même conception du monde. En 1604, Galilée formule la loi de la chute des corps, première loi de la dynamique moderne. Et en 1687, les Principes mathématiques de la philosophie naturelle d’Isaac Newton exposent de façon systématique un ensemble de lois physiques qui demeureront inchangées pendant plus de deux cents ans.

    Au XVII et XVIIIe siècle, on assiste à la proclamation de l’égalité entre les hommes, fondée sur le principe que tous les hommes sont dotés de la faculté rationnelle : tous les hommes ont accès au savoir. Mais cette idée d’égalité, qui s’affirme pleinement au siècle des Lumières à partir de Descartes, a été précédée par l’affirmation du caractère rationnel et objectif de la réalité. Or cette idée est propre à l’Occident. Elle a d’abord été défendue par les savants grecs, Platon, Aristote, Épicure, mais elle a été aussi fortement réaffirmée par le christianisme au cours du Moyen Âge.

    En effet, à la différence de la pensée orientale, la tradition judéo-chrétienne attribue à Dieu d’une part la rationalité et d’autre part la création d’un univers ordonné qui lui est extérieur. Dès lors, le monde naturel possède une consistance propre. Il n’est ni une illusion, ni un être divin. Et l’idée d’un ordre naturel indépendant et ordonné est un présupposé fondamental de la méthode scientifique. C’est sur cette base qu’il devient possible d’étudier les rapports de cause à effet. D’une certaine manière, la doctrine de la création a eu pour effet de désacraliser le monde et de l’ouvrir à l’analyse rationnelle.

    « Avec le temps, la physique de Newton est apparue comme le modèle d’une oeuvre vraiment scientifique, détachée des spéculations métaphysiques ou religieuses. Mais en fait Newton s’appuyait sur des convictions chrétiennes ; il rattachait l’ordre du monde à l’intelligence du Créateur. » (Pierre Thuiller, Jeux et enjeux de la science : Essai d’épistémologie critique. 1972 pp. 46-47)


    • Copain 29 décembre 2020 23:23

      @Copain

      La Chine et l’Occident au Moyen Âge

      Dans ses travaux sur la science et la technologie chinoises (La science chinoise et l’Occident, Paris, Seuil, 1969), le grand savant biochimiste Joseph Needham (1900-1995), communiste repenti, a posé la question de savoir pourquoi la science moderne n’était pas née en Chine. En effet, la Chine était particulièrement bien placée pour devenir le berceau des sciences et des techniques modernes

      Parmi les raisons invoquées par Needham pour répondre à sa question figurent :

      1) l’absence d’un Dieu législateur souverain, idée profondément enracinée dans la pensée chrétienne de la fin du Moyen Âge ;
      2) l’organisation bureaucratique de la Chine. En effet, l’Europe médiévale disposait d’un Dieu fort et d’un pouvoir faible du fait de la querelle permanente entre les papes et les rois. Au contraire, la Chine connaissait une divinité faible et un pouvoir bureaucratique fort.

      Le prix Nobel de chimie, Ilya Prigogine (1917-2003), suivant en cela Needham, a beaucoup insisté sur ce facteur culturel dans l’émergence de la science. Sa thèse est que la science moderne est née dans une culture où dominait l’idée d’une alliance entre un homme doué de raison et un Dieu unique législateur et intelligible, architecte souverain. Il écrit : « ma conviction est que l’idée d’un dieu garant des lois de la nature et de leur rationalité a joué un rôle essentiel lors des premiers développements de la science européenne ». (Ilya Prigogine, Quel regard sur le monde ? Communiqué lors de la Conférence des lauréats du Prix Nobel « Nobel Laureates Facing the 21st Century », Paris, 18-21 janvier 1988.)

      Dès le Haut Moyen Âge, la croyance biblique selon laquelle le monde est l’oeuvre d’un Dieu personnel, créateur et auteur des lois, imprégnait toute la civilisation occidentale. Cette foi en un Dieu créateur a conditionné la confiance dans l’idée d’un ordre naturel que la raison peut connaître. De même, au XVIIe siècle, le concept de lois de la nature renvoie à l’idée d’un législateur suprême.

      Needham écrit : « Dans la civilisation occidentale on peut facilement montrer que les idées de loi naturelle (au sens juridique) et de lois de la nature (au sens des sciences de la nature) ont en fait une racine commune. L’une des plus vieilles notions de la civilisation occidentale est, sans doute, celle qui dit que de même que les législateurs impériaux terrestres ont constitués des codes de loi positives pour que les hommes y obéissent, de même une Divinité créatrice céleste, suprême et rationnelle a donné une série de lois auxquelles doivent se soumettre les minéraux, les cristaux, les plantes, les animaux et les astres dans leurs cours. Il y a peu de doute que cette idée s’est trouvée intimement liée au développement de la science moderne tel qu’il s’est opéré à la Renaissance en Occident. » (La science chinoise et l’Occident, p. 32)

      La théologie chrétienne fonde en un sens la démarche scientifique, même si elle ne suffit pas à l’engendrer. En revanche, les grandes civilisations comme l’Inde ou la Chine, malgré leur puissant développement mathématique ou technique, ont toutes échoué à formuler le concept de loi physique ou de loi naturelle. Leur cosmologie est le reflet d’une vision théologique panthéiste et animiste vouée à l’éternel recommencement. La civilisation indienne est à l’origine de l’invention du concept de zéro et du système de numération, indispensable à l’essor de la science. Mais la métaphysique hindoue a fait obstacle au développement de la démarche scientifique. Dans le panthéisme hindou, les cieux sont perçus comme divins et animés. De même, le concept hindou de « maya » affirme que l’expérience sensible n’est qu’une illusion et non le reflet du monde extérieur.

      Par ailleurs, c’est en Chine que furent faites les découvertes fondamentales de la boussole, de la poudre et du gouvernail. Mais en Chine, on conçoit l’ensemble de la nature comme une sorte d’animal ou de grand organisme traversant un cycle répétitif de naissance, de maturation et de mort. Un tel cadre de pensée interdit de penser la nature comme une machine et de formuler les lois de la mécanique.

      Au contraire, pour les théologiens du Moyen Âge, Dieu est rationnel et il a créé un univers ordonné. Cela signifie que l’univers n’est pas Dieu, qu’il a une existence autonome et qu’il peut être soumis à l’analyse rationnelle. Or la croyance métaphysique dans un univers intelligible, structuré et ordonné par Dieu, qui peut être compris par la raison humaine, a constitué l’une des conditions de possibilité de la science moderne. En ce sens, le christianisme a favorisé l’essor du progrès scientifique, parfois malgré lui

      par Damien Theillier


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 30 décembre 2020 09:27

      @Copain
      "Ni Dieu, ni César, ni Tribun ... rien que le titre m’énerve, enfin bref

      "

      En faisant un peu d’introspection, vous pourriez peut-être expliqué pourquoi ce titre vous énerve.
      Pour le reste, votre commentaire semble sans rapport avec mon article. Je vous suggère d’écrire un ou des articles sur les sujets qui vous intéressent et de mettre un titre qui n’énervera personne.


    • babelouest babelouest 30 décembre 2020 10:11

      @Copain je vois mal pourquoi il fallait en passer par la « religion chrétienne » pour développer la science. Il suffit de penser à Laplace, qui répondait à Bonaparte sur le point de devenir empereur, « Je n’ai pas besoin de Dieu pour mon hypothèse. »
      .
      C’est au point que bien plus encore que selon vos propos, le christianisme a freiné des quatre fers plus celui de secours toute innovation scientifique : Galilée en a réchappé de justesse, peut-être en se disant qu’un jour ou l’autre ce qu’il avait découvert serait enfin reconnu ; en revanche Giordano Bruno, moins souple, l’a payé de sa vie.


    • JC_Lavau JC_Lavau 30 décembre 2020 10:17

      @babelouest. La complexité de la dialectique t’a échappé. En occident chrétien, la nature était implicitement sujette à lois. Pas dans l’empire Chinois, où tout dépendait des caprices de l’empereur, fort jaloux.


  • Dudule 30 décembre 2020 12:04

    Cette affiche est trompeuse. Elles mélange des gens qui ont quitté la FI pour des raisons très diverses, allant de la divergence idéologique à la frustration de ne pas avoir pu obtenir une « bonne place », et des cas pour le moins douteux comme Guénolé. Je ne me souvient plus de son nom, mais j’imagine qu’on y trouve aussi le sous-marin du Front Familial qui s’était infiltré pour semer la zizanie.

    Un parti un peu à gauche de la gauche entraine forcément des divergences idéologiques. C’est consubstantiel à la gauche ce genre de choses. La droite à moins de problèmes dans ce domaine. Il y a toujours des « plus à gauche que moi tu meurs », et d’autres effrayés par des opinions qu’ils jugent trop radicaux.

    C’est même curieux que l’on ait trouvé si peu de noms, et que l’on soit obliger d’y mélanger des torchons et des serviettes pour faire bonne mesure.

    Cette volonté de « Mélenchon bashing » permanent, par des gens qui en plus le considère comme politiquement mort (on se demande donc bien pourquoi, ils se donne la peine de le faire...) me fatigue.

    Le titre est amusant, sachant votre grande dévotion pour le Grand Gourou Cosmoplanétaire que le monde entier nous envie...

    La citation de Tsirpas est amusante aussi. Voilà un homme presque unanimement conspuer pour avoir trahi, et dont les paroles deviennent subitement intéressante lorsqu’il parle contre Mélenchon.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 30 décembre 2020 15:13

      @Dudule
      Le but était de montrer que la LFI semble être un parti monolithique : ils sont tous d’accord avec le chef, personne ne discute les décisions prises par le chef seul. On n’aperçoit des désaccords que lorsque quelques-uns claquent la porte quelles qu’en soient les raisons. Heureusement que cela arrive de temps en temps ! Tous osent cependant parler haut et fort de démocratie. Je n’ai aucunement envie que la France ressemble à la LFI et j’invite les militants de la LFI à la réflexion sur ce sujet.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 30 décembre 2020 17:25

      @Jean Dugenêt
      "La citation de Tsirpas est amusante aussi. Voilà un homme presque unanimement conspuer pour avoir trahi, et dont les paroles deviennent subitement intéressante lorsqu’il parle contre Mélenchon."
      Ne vous trompez pas sur ce que je dis à propos de ces deux comparses. Je les mets dans le même panier. La seule différence entre les deux c’est que Tsipras a été amené à gouverner et pas Mélenchon. Ils ont tous les deux la même politique de trahison. Mélenchon est seulement obligé de faire croire qu’il ferait autrement s’il était élu. Il fait aussi semblant de chercher à se faire élire... Il est d’ailleurs très unitaire à condition que l’unité se fasse si les autres se rangent derrière lui... Mais c’est de vous qu’il se moque pas de moi. Vous avez le droit d’accepter.


    • babelouest babelouest 31 décembre 2020 08:06

      @Jean Dugenêt ne nous y trompons pas : la seule vraie démocratie, celle où chacun a sa voix qui compte modestement aux côtés des autres voix qui comptent modestement, c’est l’anarchie égalitaire. Si on y réfléchit bien (il y a des années, des dizaines d’années que j’y réfléchis), les autres configurations, c’est du bidon, et au moins de l’oligarchie « à la Sieyès », au pire de la tyrannie. Que ce soit celle d’un petit groupe de banquiers, de « prêtres », de politiciens aveuglés par leur idéologie, ou que ce soit celle d’un seul, n’y change rien.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 31 décembre 2020 08:48

      @babelouest

      « Si on y réfléchit bien (il y a des années, des dizaines d’années que j’y réfléchis) »

      Oui ! Il faut bien y réfléchir ! Moi, qui suis un grand amateur des chansons de G. Brassens j’y ai aussi beaucoup réfléchi et d’autres y ont longtemps réfléchi avant moi notamment Marx et Engels qui ont écrit des quantités de bouquins à ce sujet notamment « l’idéologie allemande » et « De la philosophie de la misère à la misère de la philosophie ». Ils ont jeté les bases de l’analyse rigoureuse de la lutte des classes qui ne laisse aucune place à la spontanéité. Ils se sont pour cela attaqué aux idéologie de Prudhon et Cie. L’anarchie, égalitaire ou non, c’est l’aube du mouvement ouvrier. C’est de l’idéologie. Quant à la forme que prendra le socialisme je n’ai rien à dire. Je ne sais pas ce que sera une société où il n’y aura plus aucune forme d’exploitation. Je ne suis pas certain que cela existera. Je suis certain de l’alternative « socialisme ou barbarie ». Pour construire une société sans exploitation il faudra s’attaquer aux exploiteurs... et cela nécessite de l’organisation. Dire le contraire c’est envoyer une armée sans armes se faire massacrer.


    • babelouest babelouest 31 décembre 2020 09:18

      @Jean Dugenêt nous en revenons à la scisson de la Première Internationale, avec Marx et Engels d’un côté, Bakounine, Reclus et Kropotkine de l’autre. Je crains, avec le recul, que ce ne soit irréconciliable... qui dit lutte des classes, dit organisation avec d’un côté des patrons, de l’autre des ouvriers avec pour les réunir le productivisme, la plaie suprême qui sert de prétexte (au moins) à tout le reste. Oui, au départ, il sera nécessaire de détruire cette organisation, pour en revenir à des artisanats ne fabriquant qu’à la demande, solidement, et indéfiniment réparable. Bien moins sophistiqué, certes, mais compatible à des ressources finies. C’est dire combien vos opinions, que je respecte hautement, sont incompatibles avec les miennes.
      .
      Une objection possible : mais alors, ne risque-t-on pas de s’ennuyer ? Si chacun est partie prenante dans la gestion de la cité grande ou petite, je doute que cela arrive. En revanche, une catégorie d’emplois disparaîtra : tout ce qui a tr’ait à la finance. Bien entendu les sociétés supranationales seront bannies, leurs possessions en France étatisées ou coopérativisées – je pense entre autres aux immenses possessions agricoles de la Beauce ou de la Limagne, qui appartiennent entre autres en propre à la royauté britannique.
      .
      Bien entendu, pour réussir ce changement, il ne faudra pas se faire d’illusions : une vraie guerre sera nécessaire, et elle se déroulera sur notre sol. Ces combats seront complétés nécessairement par des coups de mains visant des Grands Possédants apatrides. Hélas, ce sera le prix à payer.
      .
      Je n’ai qu’une certitude : tout cela, je ne le verrai pas.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 31 décembre 2020 12:09

      @babelouest

      "nous en revenons à la scission de la Première Internationale, avec Marx et Engels d’un côté, Bakounine, Reclus et Kropotkine de l’autre".

      C’est exact. C’est bien là que nous en sommes et c’est pourquoi je considère pour ma part ces questions réglées. Par ailleurs vous vous posez des questions sur un avenir dont vous dites, à juste titre, à la fin que nous ne le connaîtrons pas. Laissons-donc à ceux qui seront, éventuellement, concernés par ces questions le soin de les régler. Je ne sais pas comment cela se fera. Ce qui importe pour l’instant c’est de savoir dans quel sens nous devons agir dans l’immédiat.

      C’est pourquoi j’écris cet article sur une question précise que tout le monde se pose. Quelle position adopter pour les élections présidentielles qui auront lieu dans 18 mois ? Bien que la lutte des classes impose de se concentrer aussi sur d’autres questions celle-ci est déjà dans le débat du fait de la candidature de Mélenchon.

      Je pense faire la seule proposition qui convienne. Quels que soient par ailleurs nos désaccords j’espère que vous proposerez vous aussi qu’il y ait un seul candidat pour les organisations ouvrières avec au besoin une élection partielle préalable pour désigner ce candidat.

      Faut-il aller plus loin dans ce sens ? Nous pourrions par exemple proposer une pétition ouverte à tous les militants...


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 31 décembre 2020 15:50

      Merci Gérard,

      Je t’en envoie une autre en retour avec mes meilleurs vœux pour l’année 2021.


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