lundi 8 mars 2010 - par Daniel Tourre

Notre pays a besoin du retour d’Antigone, la marraine des libéraux

Les progressistes qui veulent forger par la force une société juste ou harmonieuse au mépris des Droits naturels, ne valent pas mieux que le roi Créon -ou que les conservateurs avant eux-.

Ils ne pourront pas bâtir de société juste et harmonieuse sans respecter les Droits Naturels des individus.

Antigone c’est l’héroïne d’une tragédie grecque écrite il y a plus de 2400 ans par Sophocle.

Antigone, c’est une femme seule qui affirme face au despote Créon qu’il existe des Droits que même-lui, le législateur, n’a pas le droit de piétiner.

Et que s’il le fait, il prouvera simplement qu’il a la force, qu’il a le pouvoir, mais pas le Droit.

Antigone pose ainsi la première pierre de cette tradition du Droit naturel. C’est-à-dire des droits qui ne sont pas décrétés par l’Etat, mais attachés à la nature même de l’être à laquelle ils sont appliqués. En l’occurrence l’Etre Humain.

« Créon :
Et ainsi, tu as osé violer [mes] lois ?

Antigone :
C’est que Zeus ne les a point faites, ni la Justice qui siège auprès des Dieux souterrains.

Et je n’ai pas cru que tes édits pussent l’emporter sur les lois non écrites et immuables des Dieux, puisque tu n’es qu’un mortel.

Ce n’est point d’aujourd’hui, ni d’hier, qu’elles sont immuables ; mais elles sont éternellement puissantes, et nul ne sait depuis combien de temps elles sont nées.

Je n’ai pas dû, par crainte des ordres d’un seul homme, mériter d’être châtiée par les Dieux »


On retrouve cette tradition chez Saint Thomas d’Aquin qui affirme que ces Droits ne sont pas révélés, mais qu’ils peuvent être connus par la raison.
 
« Il y a deux sortes de préceptes qui ne sont pas du nombre des préceptes du Décalogue : d’une part, les préceptes premiers et généraux, qui n’ont pas besoin d’être déclarés autrement que par leur insertion dans la raison naturelle au titre de connaissance immédiate, comme de ne faire de tort à personne et autres du même genre ; et, d’autre part, ceux dont la convenance se découvre aux sages après une étude attentive, car c’est à travers l’enseignement des sages que ces préceptes parviennent de Dieu au peuple. »
Somme Théologique – Thomas D’Aquin



Elle apparait ensuite chez John Locke pour transparaitre à chaque article de la déclaration de Droits de l’Homme de 1789.

« L’état de nature est régi par un droit de nature qui s’impose à tous ; (…) nul ne doit léser autrui dans sa vie, dans sa santé, sa liberté et ses biens. » (John Locke, Second Traité du Gouvernement civil, II)
 
« Les représentants du peuple français,
constitués en Assemblée nationale, considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements,
ont résolu d’exposer, dans une déclaration solennelle,
les droits naturels, inaliénables et sacrés de l’homme, »


La tradition du Droit naturel est ensuite portée par les libéraux de Frédéric Bastiat à Murray Rothbard.
 
"Ce n’est pas parce que les hommes ont édicté des Lois que la Personnalité, la Liberté et la Propriété existent. Au contraire, c’est parce que la Personnalité, la Liberté et la Propriété préexistent que les hommes font des Lois."
Frédéric Bastiat - La loi
 

Ces Droits naturels sont :

La vie et la sécurité.

Les êtres humains sont les uniques propriétaires de leur vie, de leur corps, de leur intelligence, de leurs sentiments.

Ils ont le Droit naturel à la sécurité dans la mesure où ils respectent les Droits naturels des autres.

La liberté.

C’est-à-dire, qu’ils sont libres de définir leur objectifs et les moyens pour y parvenir tant qu’ils ne violent pas le Droit naturel des autres..

Ils sont libres de l’usage qu’ils font de leur temps comme ils le souhaitent tant qu’ils ne violent pas le Droit naturel des autres.

Ils sont libres de travailler ou de se reposer, de haïr ou d’aimer, d’épargner ou de jouir, de mépriser ou de respecter, de parler ou de se taire, de créer ou de conserver, de prier ou de raisonner tant qu’ils ne violent pas le Droit naturel des autres.

Ils sont libres d’échanger, échanger culturellement, économiquement, sentimentalement avec qui ils souhaitent, aux conditions qu’ils souhaitent tant qu’ils laissent les autres libres de s’abstenir d’échanger avec eux.

Ils ont un Droit naturel à la liberté.

La propriété.

En faisant usage de leur intelligence, de leur connaissance, grâce à leur travail ou leurs échanges libres, les êtres humains peuvent acquérir des biens. Ces biens leur appartiennent légitimement et nul ne peut les en priver sans violer leur droit de définir leurs objectifs et leurs moyens, c’est-à-dire sans violer leur droit à la liberté.

Ils ont un Droit naturel à la propriété dans la mesure où ils respectent les Droits naturels des autres.

Ces Droits naturels ne dépendent pas la volonté du gouvernement, ils ne sont pas des cadeaux de l’Etat selon son bon vouloir.

C’est le contraire, c’est l’Etat qui est une création des individus. Des individus regroupant une petite partie de leurs ressources pour protéger leurs Droits naturels.

Les individus ne sont pas soumis à l’Etat, c’est le contraire.

Les individus ne doivent pas leur existence à l’Etat, c’est le contraire.

Les individus n’ont pas donné la force à l’Etat pour qu’ils régentent leurs vies, ils ont prêté leur force temporairement à l’Etat avec le mandat limité de protéger leurs Droits naturels.

2400 ans après Antigone, nos gouvernements, nos législateurs sont devenus fous. Ivre du pouvoir de l’Etat, parce qu’ils ont la force, ils s’imaginent qu’ils ont droit.

Le droit de s’immiscer dans la vie de chaque individu pour lui dire quoi penser, comment vivre, qui aimer, qui détester, comment partager.

Le droit de construire à coup de lois de mal faites, infantilisantes, un marécage législatif obligeant ou interdisant ce qui devrait être du seul choix et ressort de l’individu.

Le droit de prélever sans limite le fruit de leur travail ou de leurs échanges.

Le droit d’interdire des échanges ou d’en forcer d’autres.

Le droit de rabaisser en permanence l’individu tout en se prétendant à l’origine de ce qui ne peut venir que l’individu : la solidarité, la culture, la production, le savoir.

Le droit de semer la peur pour se poser en protecteur des individus contre les aléas de la vie alors que la protection ne peut venir que des individus eux-mêmes, seuls ou s’associant librement.

Le droit de semer la discorde en regroupant artificiellement les individus en petit tas aux intérêts contradictoires pour mieux asseoir leur pouvoir, violant les Droits naturels des individus appartenant à certains petits tas au profit d’autres petits tas.

Ils n’ont pas le droit.

Ils n’ont pas le droit de violer les Droits naturels de chaque individu.

Comme le roi Créon, Ils ont la force, la force de l’Etat, mais ils n’ont pas le droit. Même élus démocratiquement, même en prétendant faire le bien.

Les progressistes qui veulent forger par la force une société juste ou harmonieuse au mépris des Droits naturels, ne valent pas mieux que le roi Créon -ou que les conservateurs avant eux-.

Ils ne pourront pas bâtir de société juste et harmonieuse sans respecter les Droits Naturels des individus.

Il faut rappeler à ces rois Créon qui nous gouvernent, de gauche comme de droite, qu’ils n’ont pas le droit de violer les Droits naturels des individus.

Il faut remettre l’Etat et ses gouvernements de droite comme de gauche à sa juste place.
 
Pour en savoir plus :
Le libéralisme pour les débutants :
 
Le collectif Antigone :
 
Frédéric Bastiat, La loi.
 


24 réactions


  • cubrad 8 mars 2010 10:16

    il serait bon que vous précisiez votre conception du libéralisme car tel que je le vois à l’œuvre il est le pire des créons jusqu’ici connu.


    • Daniel Tourre Ziberal 8 mars 2010 16:05

      Ce n’est pas "ma’ conception du libéralisme.
      C’est la conception du libéralisme selon les auteurs libéraux. Je n’y suis pas pour grand chose...
      Mon libéralisme pour les débutants devrait vous permettre de mieux connaitre le libéralisme..

      Si vous êtes surpris c’est que vous ne connaissez peut être le libéralisme qu’à travers le regard des étatistes omniprésent dans la classe politique et les médias, de droite comme de gauche.


  • sisyphe sisyphe 8 mars 2010 14:08

    Les progressistes qui veulent forger par la force une société juste ou harmonieuse au mépris des Droits naturels

    Première phrase !

    On ne saurait mieux avouer que, d’un point de vue libéral, les « droits naturels » sont donc à l’opposé d’une société juste ou harmonieuse !

    Vive une société injuste et inégalitaire !

    Comment se tirer une balle dans le pied ; direct !

     smiley smiley


    • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 8 mars 2010 14:34

      @ Sisyphe,

      Si vous confondez l’objectif avec le résultat, vous avez raison.

      Car une société juste est une société qui respecte le droit. Et elle est harmonieuse quand chacun est libre d’agir selon son bon vouloir.

      On peut donc vous promettre « mille ans de bonheur » ou des « lendemains qui chantent », et vous partez la fleur au fusil ... au risque de vous tirer une balle dans le pied  smiley smiley


    • sisyphe sisyphe 8 mars 2010 15:09

      Par jesuisunhommelibre (xxx.xxx.xxx.27) 8 mars 14:34

      @ Sisyphe,

      Si vous confondez l’objectif avec le résultat, vous avez raison.

      Car une société juste est une société qui respecte le droit. Et elle est harmonieuse quand chacun est libre d’agir selon son bon vouloir.

      Ah !

      Comment dire une chose et son contraire dans la même phrase ! smiley

      S’il y a un droit, c’est que chacun n’est pas « libre d’agir selon son bon vouloir », mais doit respecter ce droit ; et, comme le droit, dans une société, comporte NECESSAIREMENT des restrictions au « bon vouloir » de chacun, votre phrase est un parfait oxymore ; une balle dans chacun des deux pieds ! smiley smiley

      Sinon, l’assassin, le voleur, sont libres d’agir « selon leur bon vouloir » ?

      Gaffe à la troisième balle ; elle risque d’être encore plus handicapante !

       smiley


    • Le péripate Le péripate 8 mars 2010 17:42

      Il est toujours possible de mettre un uniforme à un assassin, et de donner un bulletin de vote à un voleur. Dans ce cas ils agissent effectivement selon leur bon vouloir.


    • Rétif 9 mars 2010 22:51

      @ sisyphe

      Au fait,
      La « société juste et harmonieuse » qu’on veut forger et imposer,

      Il faut comprendre que c’est de l’humour !


  • Daniel Tourre Ziberal 8 mars 2010 16:02

    @Sisyphe,

    Manifestement vous n’avez pas lu l’article.

    Pour les libéraux, une société juste est une société qui respecte des principes dans les moyens d’actions (déontologique). : Une société juste est une société qui s’interdit de tuer par exemple.

    Par opposition à une société juste, qui impose un résultat, peu importe les moyens (téléologique). : Une société juste est une société égalitaire. Et On peut bien sur tuer pour obtenir cette fin, puisque c’est la fin qui détermine si la société et juste ou non.

    Les libéraux sont pour la première société, beaucoup d’Etatistes qu’ils soient socialistes, fascistes sont pour la seconde société. Avec le succés que l’on connait.

    Quant à l’opposition entre libre agir et droit, on se demande si vous avez lu le texte (ou compris) La limite du libre agir,c’est les droits naturels des autres.


  • Claude Simon Tzecoatl 8 mars 2010 19:40

    Les êtres humains sont les uniques propriétaires de leur intelligence, "

    Voilà pourquoi les libéraux sont là pour nous expliquer ce que l’on doit penser, et de quoi le monde sera fait.

    "Ils ont le Droit naturel à la sécurité dans la mesure où ils respectent les Droits naturels des autres."
    Pour l’heure, les libéraux nous ont façonné un monde où si l’on enfreint pas les droits naturels d’autrui, l’on met en péril sa sécurité matérielle, merci à eux.

    En d’autres termes, l’aliénation matérialiste qu’ils encensent continue de détruire les structures de nos sociétés.

    « Ils ont un Droit naturel à la liberté. »

    Pourquoi la liberté serait une valeur supérieure à l’amour, au bonheur, au bien-être ?

     
    "Ces Droits naturels ne dépendent pas la volonté du gouvernement, ils ne sont pas des cadeaux de l’Etat selon son bon vouloir.« 

    Ici, on nous explique qu’il existe un prêt-à-penser supra-étatique, intouchable, comme c’est le cas depuis la chute du mur de Berlin.

    Pourquoi s’attaquer aux états, devenus des organismes fantoches,quand ceux-ci ne font qu’appliquer les directives d’organismes supra-nationaux d’inspirations libérales, tels l’OMC, la BCE, l’UE, le FMI, la BM, etc ?

    D’ailleurs, quel paradoxe que de prétendre à la liberté de penser et tout à la fois de décréter sa morale au statut de »droits naturels".


    • Daniel Tourre Ziberal 9 mars 2010 10:33


      Tzecoatl « Voilà pourquoi les libéraux sont là pour nous expliquer ce que l’on doit penser, et de quoi le monde sera fait. »
      Ce n’est pas ce que tu es aussi en train de faire ? Les étatistes comme toi sont tellement sur de leur supériorité en France, qu’ils sont surpris que les libéraux s’expriment des idées différentes.

      Tzecoatl  :« Ils ont un Droit naturel à la liberté. » Pourquoi la liberté serait une valeur supérieure à l’amour, au bonheur, au bien-être ?

      Amour et bonheur ne sont pas des droits mais des aspirations (légitimes d’ailleurs).
      Le droit à la liberté n’impose aucune action, de la part des autres.
      Amour impose un devoir pour être un droit, celui d’aimer une personne.
      Et donc il faut violer les droits naturels pour forcer une personne à en aimer une autre.

      Tzecoatl « Pourquoi s’attaquer aux états, devenus des organismes fantoches,quand ceux-ci ne font qu’appliquer les directives d’organismes supra-nationaux d’inspirations libérales, tels l’OMC, la BCE, l’UE, le FMI, la BM, etc ? »

      Sur le libéralisme de ces institutions, il y a beaucoup à dire.. Mais c’est exact l’apparition des super-états peu controlée est assez inquiétante.

      Tzecoatl « Voilà pourquoi les libéraux sont là pour nous expliquer ce que l’on doit penser, et de quoi le monde sera fait. »


    • Claude Simon Tzecoatl 9 mars 2010 19:14

      "Ce n’est pas ce que tu es aussi en train de faire ? Les étatistes comme toi sont tellement sur de leur supériorité en France, qu’ils sont surpris que les libéraux s’expriment des idées différentes."

      Comme tout libéral, vous vous avérez bien trop rapidement dualiste. Dans quel propos sur ce fil ai-je été étatiste ?

      Tzecoatl :« Ils ont un Droit naturel à la liberté. » Pourquoi la liberté serait une valeur supérieure à l’amour, au bonheur, au bien-être ?

      "Amour et bonheur ne sont pas des droits mais des aspirations (légitimes d’ailleurs).
      Le droit à la liberté n’impose aucune action, de la part des autres.
      Amour impose un devoir pour être un droit, celui d’aimer une personne.
      Et donc il faut violer les droits naturels pour forcer une personne à en aimer une autre."

      Tout comme il faut convertir tout le monde au libéralisme afin de nantir sa liberté, et plus surement sa propriété.

      Le seul point commun à toutes les religions, c’est la réciprocité. Les idéologies, tels le libéralisme, n’y échappent pas.

      Tzecoatl "Pourquoi s’attaquer aux états, devenus des organismes fantoches,quand ceux-ci ne font qu’appliquer les directives d’organismes supra-nationaux d’inspirations libérales, tels l’OMC, la BCE, l’UE, le FMI, la BM, etc ?"

      Si votre liberté s’arrête là où la mienne commence, ou plus sûrement comme on peut le lire dans le Québec Libre, votre liberté s’arrête où ma propriété commence, il serait temps d’appliquer la même réserve laïque aux idéologies que celle qui encadrent les religions.

      Dès lors, pourquoi pas ceci : votre idéologie s’arrête ou commence la mienne ?

      En deux mots, je vous exprime la mienne : chaque individu a le droit à la capacité (via l’instruction, un système de santé). Nous sommes bien loin de la propriété de soi-même libérale où l’on se retrouve dans la position indigne de vendre un rein afin de subsister, ou de devoir naitre riche afin de faire des études.

      Bref, si le libéralisme des XVIIè et XVIIIè a mis à mal les privilèges de naissance, celui du XXème XXIème les défend.


  • Claude Simon Tzecoatl 8 mars 2010 19:46

    Le libéralisme se pose de plus en plus en totalitaisme, compulsant quelques préceptes moraux sous forme de droit, érigé au statut de droit naturel, ou conception morale pour tous.

    D’ailleurs, beaucoup de décisions d’inspiration libérale échappent à l’aval démocratique.

    Il me semble nettement supérieur de s’appuyer sur la démocratie que sur le libéralisme, car une morale, et donc un droit, s’inscrit dans une époque, une société, et non pas comme le souhaiterait les libéraux, comme une définition morale du genre humain.


    • Daniel Tourre Ziberal 9 mars 2010 10:25

      "Il me semble nettement supérieur de s’appuyer sur la démocratie que sur le libéralisme, car une morale, et donc un droit, s’inscrit dans une époque, une société, et non pas comme le souhaiterait les libéraux, comme une définition morale du genre humain.« 

      Non justement.

      Si une démocratie vote de gazer toute une partie de la population, cela devient »moral" parceque c’est démocratique ?

      La démocratie est un moyen parmi d’autres. Certainement pas un socle pour une morale (comme pour une vérité scientifique.)

      Ma droit à la vie ou la liberté ne dépend pas du bon vouloir d’une majorité. Mais vous faites bien sur ce que vous voulez avec les votres.


    • Claude Simon Tzecoatl 9 mars 2010 19:37

      "Si une démocratie vote de gazer toute une partie de la population, cela devient « moral » parceque c’est démocratique ?« 

      Et si un pays décide de renverser un gouvernement parce qu’il est socialiste, pour mettre en place une dictature légitime car elle est libérale, est-ce moral et légitime ?

      Votre cas est une hypothèse, le mien est bel et bien chilien. Et, à ma connaissance, une démocratie reconnait les droits de l’homme dans sa constitution (donc peu de risques d’être gazés).

       »Ma droit à la vie ou la liberté ne dépend pas du bon vouloir d’une majorité. "
      Biensûr que non, mais votre morale et la mienne ne sont pas exactement pro-forma, vous aurez beau prétendre que la votre est au combien indiscutable et doit être sacralisé par tous, voilà une belle posture tyrannique à laquelle je préfère le consensus de la majorité démocratique et son respect de la pluralité.


  • momosaitou 8 mars 2010 22:18

    Simple question , les banques doivent être privées ou publiques ?


    • Daniel Tourre Ziberal 9 mars 2010 10:22

      Les banques doivent être privées. Mais vraiment privées.

      Or actuellement compte tenu du fonctionnement de la monnaie, elles font des profits privés et des pertes publiques. C’est un scandale qui hypertrophie le monde de la finance, booste les bonus.
      Et c’est une conséquence néfaste de plus de l’intervention de l’Etat dans l’économie.

      Pour une vision vraiment libérale des banques.
      http://www.dantou.fr/banques.html


    • momosaitou 9 mars 2010 11:43

       smiley pour une vraie vision des banksters......
       les banques DOIVENT ÊTRE AU PUBLIC ET GÉRÉ PAR LE PUBLIC
      LA MONNAIE APPARTIENT AU PEUPLE PAS AUX CHAROGNARDS .... smiley

       LIBÉRALISME =NAZISME =SOCIALISME= LA DICTATURE 

      FAUDRA VOUS LE DIRE COMBIEN DE FOIS QUE PERSONNE NE VEUT DE VOTRE ESCROQUERIE ? 


    • Daniel Tourre Ziberal 9 mars 2010 12:30

      Les ravages des drogues dures...


    • momosaitou 9 mars 2010 12:47

      Pas d’arguments , vous êtes misérable.....
      le libéralisme ,c’est tout le contraire de la liberté....le far-west !
      allez racontez vos salades et mensonges ailleurs......ça ne prend plus
       !!


  • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 9 mars 2010 01:06


    Antigone qui fait la leçon à Créon au nom du « libéralisme » ?!? C’est une blague ou une escroquerie intellectuelle ? J’attends la suite avec impatiente, celle qui verrait Bernard Madoff adoucir les moeurs de Hu Jintao en invoquant l’infaillibilité des marchés financiers.


    • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 9 mars 2010 01:07

      Et plutôt que de se perdre dans des interprétations fantaisistes j’invite l’auteur à s’inspirer d’Andromaque, celui de Marcel Aymé dans « Uranus ».

      LEOPOLD :
      Passez moi Astyanax ,on va filer en douce.
      attendons pas d’avoir les poulets a nos trousses.

      ANDROMAQUE :
      Mon Dieu ,c’ est il possible ? enfin voila un homme !
      Voulez vous du blanc ,ou voulez vous du rhum ?

      LEOPOLD :
      Du blanc !

      ANDROMAQUE :
      C’est du blanc que buvait mon Hector pour monter au front .
      Il n’avait pas tort !

      LEOPOLD :
      Je me suis toujours lavé les dents qu’avec du blanc !
      Je ne bois que du blanc depuis que je suis enfant !


    • Daniel Tourre Ziberal 9 mars 2010 10:36

      He non, ni une blague, ni une escroquerie, une tradition documentée en philosophie politique y compris par des non-libéraux...

      Quand à citer Bernard Madoff ou l’infaillibilité des marchés financiers pour parler du libéralisme, c’est simplement un signe clair que vous ne connaissez pas du tout le libéralisme, ni les auteurs libéraux. Remarquez c’est plus simple comme ça pour s’opposer..


    • momosaitou 9 mars 2010 12:48

      PHILOSOPHIE DE L’ ESCROQUERIE.............


  • Rétif 10 mars 2010 09:15

    L’escroquerie, c’est le socialisme !

    Ni Dieu, ni Maitre, mais on aurait besoin d’un Etat tout puiossant et qui se mêle de tout !
    Ou si ce n’"esr pas un Etat, c’est le parti unique !


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