mardi 23 janvier - par George L. ZETER

NOUS, les gens : Traités et Nourris comme du Bétail

Ou au mieux tels des animaux domestiques. Faisons le parallèle : alimentation pour chiens, alimentation pour l’homme : Voici le témoignage de Doug Freyburger[i] : « Mon frère a passé toute sa carrière comme vétérinaire. C'est comme ça qu'il m'a expliqué les secrets de la nourriture pour chien. La vie des chiens est assez courte pour que nous puissions déterminer leur régime idéal en quelques générations. Les écoles vétérinaires ont nourri des chiens avec précaution afin de déterminer ce qui était essentiel pour les canidés. Puis, pour chaque nutriment, ils ont choisi des niveaux et en ont élevé des douzaines jusqu'à ces niveaux, puis ont calculé leur longévité. Une fois qu'ils ont déterminé la meilleure longévité, ils ont expérimenté pour rendre la formule la moins chère possible tout en produisant une longévité acceptable  »… Cependant, sans tomber dans le complotisme, il y a pas mal de ressemblance avec ce que nous vivons dans nos assiettes depuis disons 50 ans, soit la 4e génération boostée à la malbouffe. L’industrie alimentaire observe nos habitudes, les dirige et sait où ça fait du « bien ». Depuis l’invention du Macdo des années 50 à aujourd’hui, ou des pays de forte gastronomie ont vu leur population de gourmets transformés en consommateurs de produits frelatés, sans gout, sans odeur, sans saveurs, mais avec un rapport, qualité/prix toujours plus optimalisé, la malbouffe a détrôné et de loin, les petits plats mitonnés de grany et maman. De Doug Freyburger : « Enfin, ils ont mis au point de la nourriture pour chiens pour qu'elle ait bon goût aux yeux des chiens. Cela a tendance à être aromatisé au foie.  » Pour l’humain, c’est le sucre et le sel… De Doug Freyburger : « La nutrition du chien est légèrement différente de celle de l'homme, mais ses besoins sont très proches. Les chiens n'ont pas besoin de vitamine C. À part cela, nos besoins alimentaires se chevauchent beaucoup. Les chiens ont de meilleurs résultats que les humains en ce qui concerne leur faible teneur en glucides, mais la nourriture pour chiens a été enrichie en glucides pour la rendre moins chère. Pour rappel, les glucides forment l'ensemble des sucres présents dans les aliments. Ils comprennent les sucres, l'amidon et les fibres alimentaires. Donc, en ajoutant des multivitamines avec des minéraux, vous pourrez vous alimenter d’aliments pour chiens et au goût dégoûtant pendant de nombreuses années sans jamais tomber malade.Vivats pour les nuggets composés à 47% de blanc de poulet haché, de la peau, de la farine de blé et maïs, de l’huile de colza, de l’amidon de riz, de manioc, de pois, et de fécule de pommes de terre. Et sous la panure : du gluten de froment, des poudres à lever (Calciumphosphate, Disodiumdiphosphate, Natriumhdrogencarbonate), du sucre, du dextrose, du sel, de la chapelure, des épices, de l’huile de grains de tournesol, et de l’extrait de céleri… Pour rappel, la recette de base n’en contient que sept : du poulet, des œufs, de la chapelure, du sel, du poivre, de la farine, et de l’huile.[ii] Et ces « choses huileuses » nommées « nuggets », viennent du mot anglais « pépites », ce qui a meilleure allure que croquettes me direz-vous ! Alors, Parlons alimentation industrielle : Des études récentes ont montré des associations entre la consommation d'aliments ultra-transformés (plats cuisinés) et un risque accru de surpoids, d'obésité, de diabète de type 2 et d'hypertension artérielle, le lit des maladies cardiovasculaires. Ce qui décrit assez bien les maux des populations des pays développés non ? On ne passe plus à table, on va à l’auge !

Faisons des parallèles.

L'alimentation animale vient de zootechnie, branche qui décrit les besoins alimentaires des animaux d’élevages et les moyens et méthodes permettant de les satisfaire. Ces méthodes doivent aussi être compatibles avec le maintien en bonne santé des animaux, assurer la qualité finale des produits d'élevage et rester économiques pour l'éleveur.

L'alimentation humaine est une branche de la nourriture qui décrit les besoins alimentaires des humains des pays dits développés et les moyens et méthodes permettant de les satisfaire. Ces méthodes doivent aussi être compatibles avec le maintien en bonne santé des humains, assurer la qualité finale des produits consommés et rester économiques pour l'industriel.

Les zootechniciens établissent en général une 1re distinction entre alimentation des herbivores (ruminants, chevaux) et alimentation des animaux monogastriques.

Les bipèdes techniciens en général établissent une 1re distinction entre alimentation des végans et végétariens et alimentation des humains carnassiers. Bref, à vous d’interpréter comment vous êtes considéré par l’industrie agroalimentaire…

Les docteurs Follamour de la bouffe : « Des larves séchées sont des protéines et d'oméga-3 pouvant être incorporé dans les rations alimentaires. Des farines d'insectes et de vers de terre peuvent être ainsi utilisées par exemple en pisciculture pour la barbue de rivière, le tilapia, le panga, et la truite arc-en-ciel, mais aussi pour l'alimentation des volailles, des porcs, ou d'autres mammifères… »[iii] L’homme : appartient à la classe des mammifères, car il possède des poils et allaite ses petits. De plus, c'est un amniote, parce que son embryon, comme celui des mammifères, reptiles et oiseaux, se développe dans une poche remplie de liquide. Bref, à vous d’interpréter comment l’industrie agroalimentaire va nous concocter de bons petits plats bien nourrissants dans les années à venir…

L’excuse environnementale : Des scientifiques finlandais de l'alimentation ont trouvé un moyen de fabriquer des nuggets de poulet et des galettes de poisson à partir d'os et de tissus durs d'origine animale. L'idée est de réduire le gaspillage alimentaire et les émissions de carbone dues à l'agriculture animale en tirant un meilleur parti de la viande, afin d'obtenir la même production alimentaire en élevant moins d'animaux. En combinant et en modifiant un certain nombre de machines existantes, les inventeurs ont créé une "pâte lisse et savoureuse" fabriquée à partir de tissus durs pour la première fois il y a trois ans… Et je vous laisse lire l’article en lien de fin de page, car pas très ragoutant leur « minerai »…[iv] 

Pour en terminer avec cet article sur la popote : La cantine de nos enfants… Des carrés de « saumon » congelés constitués surtout des restes de poissons dont on ignore la composition, par contre en provenance de Chine, là-bas où tout est permis (voir la vidéo)… Qu’en est-il de la formation du goût, qui à l’âge adulte permettra d’apprécier la bonne chère : Avec deux fois plus de papilles que les adultes, nos bambins sont ultra-réceptifs à ce qu’ils goûtent. Et leurs préférences alimentaires commencent dès la vie intra-utérine ! Mais comment leur petite langue fait-elle pour percevoir et identifier autant de goûts différents ? Et pourquoi est-il si fondamental de varier les plaisirs culinaires très tôt ?[v] Ne sommes-nous pas responsables de l’éveil des papilles de nos enfants ? Malheureusement, en ce monde de bouffe, ce sens du plaisir est anesthésié tristement pour toujours. Oui, jadis, qui n’a pas chipoté durant des heures devant son assiette de brocoli, haricots verts et autres trucs verts style épinards, et les parents, qui entonnaient : « pense aux enfants qui n’ont rien à manger, et puis quand tu seras grand tu nous remercieras  »… Ils avaient raison ! De nos jours, ce sont les parents qui montrent le mauvais exemple, avec des « sorties » au Macdo, des nuggets chalenges et des plateaux TV… C’est à pleurer de voir ces mères charger leur caddy de pizzas surgelées et autres 10 steaks hachés à 4 euros… Pas étonnant que l’obésité infantile galope, les allergies fleurissent et à la moindre épidémie, c’est l’hécatombe causée par un système immunitaire défaillant. Ayant passé ces 5 dernières années en Afrique de l’Ouest dans l’éducation, je peux vous dire que les gamins là-bas sont en forme, car, tout le monde mange ; le plat de riz, poisson, poulet ou viande, des fruits et tout est bio, car les engrais et autres pesticides sont hors de portée pour le paysan local. Nourrir les populations comme le bétail est une aberration, car, trop de fois il y a déficiences concernant les apports journaliers : 15 % pour les protéines, 45-50 % pour les glucides, 35-40 % pour les lipides.[vi] Toute cette bouffe industrielle est loin de ces chiffres, d’autant que bien souvent elle est bourrée de résidus venant de la pollution, d’antibiotiques et d’hormones. Bien se nourrir est un luxe, d’ailleurs les supermarchés ont des rayons bio et des rayons non-bio, traduction ; bouffe mauvaise pour la santé et tout cela est admis par le consommateur. Un truc simple : en lisant la composition d’un produit s’il y est indiqué des tonnes de E quelque chose ou une liste de 2 pages il faut fuir ; c’est aussi valable pour les restos et ces cartes à 4 volets qui offrent des plats surgelés produit par l’industrie agroalimentaire supportée par l’industrie phytosanitaire.

Le pire en tout cela est la santé future de nos descendants, qui, seront très souvent antibiorésistants, bourrés de maladies de vieux avant l’âge : cancer du sein chez la femme avant 40 ans, diabète de type 2 avant 50 ans, etc… Que faire ? Fuir et devenir un sachant lire les étiquettes, sachant aller dans les AMAP, chez les producteurs qui seront heureux de faire découvrir à vos progénitures comment poussent les légumes, bourgeonnent les arbres et qu’un poulet n’est pas un truc découpé sous barquette ou transformé en nuggets…Certains petits américains pensent que les nuggets de poisson sont des petits poissons attrapés en mer… Mais bon, c’est l’Amérique, l’inventeur de cette machine infernale qui bousille 70% de sa population au niveau santé, et qui tristement influence le monde entier…Enfin presque !

Georges ZETER/janvier 2024

VIDEO : Quand nos enfants mangent à la cantine les déchets du marché


[i] https://fr.quora.com/Quel-est-le-danger-pour-un-humain-qui-consommerait-des-croquettes-pour-chiens-pendant-quelques-semaines

[ii] https://www.cnews.fr/nutrition/2021-07-06/mcdonalds-voici-ce-que-contiennent-vraiment-les-nuggets-1101632

[iii] https://fr.wikipedia.org/wiki/Alimentation_animale

[iv] https://fr.euronews.com/green/2024/01/18/mangeriez-vous-des-aliments-a-base-dos-danimaux-pour-sauver-la-planete

[v] https://www.goodgout.fr/coin-parents/la-formation-du-gout-quelle-aventure-149.html

[vi] https://www.nutripro.nestle.fr/article/apport-nutritionnel-conseille-pour-adult



44 réactions


  • saint louis 23 janvier 22:19

    Dans ma carrière, j’ai eu l’occasion de me rendre chez des producteurs maraichers et éleveurs qui produisent pour l’alimentation humaine.

    Une grande quantité des ces agriculteurs ne consomment pas ce qu’ils vendent, car ils connaissent la quantité des traitements autorisés appliqués.

    Ils m’ont expliqués pourquoi ils ont leurs propre production personnelle bien plus saine.

    Le plus flagrant a été un élevage de porcs, pour le marché, petits animaux gavés aux hormones et antibiotiques

    contre la production perso, avec des cochons deux fois plus gros

    en libertés nourris aux grains.

    Après avoir constater cela, je ne consomme plus que du bio, en n’étant pas dupe que dans cette filière certains doivent tricher, mais ça limite l’absorption des pesticides et autres produits hautement toxiques qui à un moment doivent bien compromettre sa santé.


  • zygzornifle zygzornifle 24 janvier 09:29

    Comme en Ehpad ou on ne lape que de la soupe a la flotte vendue a prix d’or (vu les couts mensuels) et ou on ne se déplace qu’en fauteuil roulant pour éviter que le personnel perde son temps a aider les personnes a marcher .... 


    • Lynwec 24 janvier 09:39

      @zygzornifle

      On en revient toujours à « la création monétaire »...

      Comme elle est privatisée, pour générer la Dette vampirique, l’état n’a plus les moyens de payer du personnel hospitalier qui « perdrait son temps à aider les personnes à marcher », il laisse donc le « bon boulot » (se débarrasser des vieux mangeurs inutiles) au secteur privé, qui, lui, s’en bat les c... du moment qu’elles sont en or...


    • Eric F Eric F 24 janvier 13:48

      @zygzornifle
      Dans la plupart des Ehpads, on peut demander à venir prendre un repas avec son parent ou aïeul, j’ai pu constater dans les trois établissements (pas premium) où j’ai ainsi partagé un repas que c’est certes médiocre en gastronomie, mais varié et suffisant en quantité.
      J’ai lu dans ’’que choisir’’ une enquète mentionnant l’insuffisance de viande rouge non hachée, alors qu’’en même temps’’ les chaines publiques poussent à ne plus en consommer.
      Il ne peut pas y avoir une personne à temps plein pour chaque pensionnaire, surtout aux heures des repas, c’est pourquoi les proches doivent assurer des visites fréquentes et régulières en complément.


    • zygzornifle zygzornifle 25 janvier 09:23

      @Eric F

      J’ai lu dans ’’que choisir’’ une enquète mentionnant l’insuffisance de viande rouge non hachée

      Cela fait des mois que je n’ai pas mangé une viande non hachée a cause de son prix exorbitant ....


  • Giordano Bruno - Non vacciné Giordano Bruno - Non vacciné 24 janvier 09:33

    Comprendre ce qu’il faudrait manger et ce qu’il faudrait ne pas manger n’implique malheureusement pas que l’on ait les moyens financiers de se nourrir correctement.


    • zygzornifle zygzornifle 24 janvier 09:39

      @Giordano Bruno - Non vacciné

      De toutes façons les lobbies tiennent les politiques par les couilles et ils obéissent comme des toutous par peur de perdre leurs enveloppes bien gonflées par le « pognon de dingue » ....


    • joletaxi 24 janvier 12:23

      @Giordano Bruno - Non vacciné

      personne n’oblige à acheter des soupes, en boite, un croque monsieur en sachet, etc etc
      on peut aussi cuisiner


    • alinea alinea 24 janvier 12:49

      @Giordano Bruno - Non vacciné
      La frugalité est un atout de santé pourtant.


    • V_Parlier V_Parlier 24 janvier 16:53

      @Giordano Bruno - Non vacciné
      Manger des aliments ultra-transformés ça ne demande pas de boulot, c’est ça le problème. Donc soit on doit cuisiner, soit il faut mettre le prix pour ne pas cuisiner tout en évitant de s’empoisonner, soit ni cuisiner ni payer cher, et donc c’est de la m..... Tant qu’on ne fait pas ce constat purement factuel, ça tourne en rond et tout le monde se contredit.


    • zygzornifle zygzornifle 25 janvier 11:33

      @Giordano Bruno - Non vacciné

      Bonne nouvelle les « desputains » viennent de s’augmenter de 300 balles ....


  • zygzornifle zygzornifle 24 janvier 09:33

    Vu ce que ma femme et moi avons de retraite on ne regarde pas l’origine des produits mais le prix au Kg, la provenance on s’en fiche de toute façon les agriculteurs français n’ont pas étés les derniers a empoisonner et a vendre de la daube hors de prix et maintenant ils viennent couiner ....


  • zygzornifle zygzornifle 24 janvier 09:37

    Les nouvelles générations s’en fichent car ils ne se nourrissent plus que de hamburgers frittes, de pizzas, de kebab, tacos, chips et ils s’abreuvent de coca red-bull et autres sodas .... 


    • Eric F Eric F 24 janvier 13:53

      @zygzornifle
      Cela augure mal de leur état sanitaire lorsqu’ils arriveront au grand âge. Soit malnutrition par consommation de nourriture surpréparée, soit carences par injonction idéologique.


    • zygzornifle zygzornifle 25 janvier 11:35

      @Eric F

       Vu le monde dans lequel on vit arriver au grand âge s’éloigne a grand pas comme l’âge de départ a la retraite ..... 


  • ZenZoe ZenZoe 24 janvier 09:58

    Les consommateurs sont au courant aujourd’hui de ce qu’ils mettent dans leur assiette. Ils savent mais que voulez-vous, c’est pas cher, c’est vite fait et un repas lasagne-frites-muffin industriel est tellement meilleur que du pain grillé maison-sardines-salade de tomates cerises du balcon et un carré de chocolat noir bref...


    • Eric F Eric F 24 janvier 13:54

      @ZenZoe
      oulah, mais le pain grillé est un pire poison que le curare, à en croire certaines écoles diététiques.


    • ZenZoe ZenZoe 24 janvier 16:00

      @Eric F
      Tout dépend. S’il est cramé et noir, oui, en effet...
       smiley


    • Christophe 24 janvier 16:53

      @ZenZoe
      Ce n’est pas tant l’information sur la constitution de chaque plat tout prêt que sur le discours médical ou paramédical qui existe aujourd’hui.

      Pendant très longtemps la graisse a été chassée de l’alimentation sous prétexte qu’elle fait grossir or c’est faux. Dans la logique humaine cela semble recevable mais les régimes cétogènes préconisés par certaines approches médicales mettent en évidence que la consommation de graisse fait ... maigrir. En fait c’est conditionné à une absorption très limitée de sucre car le fixateur des graisses est le sucre.

      Pourtant aujourd’hui nombre de plats sont farcis de sucre (issus principalement du maïs) alors que l’on sait que le sucre est un fixateur de graisses et que le sucre absorbé au delà du raisonnable se transforme ... en graisse.

      Ce que nous appelons les maladies de civilisation sont en fait le diabète et l’hyper tension, des maladies qui se construisent et s’alimentent par le sucre ... comme les cancers qui se développent par le sucre.

      Mais dans une société de surconsommation, le sucre est un allié de poids. Sur l’organisme humain il génère des poussées d’insuline ce qui donne faim et pousse à manger. De plus la dépendance au sucre est déterminée par ses fixateurs ; le sucre a les mêmes fixateurs de dépendance que l’héroïne ... autant dire plus vous consommez de sucre plus vous en avez envie, plus vous mangez, plus vous engraissez mais ne vous inquiétez pas, l’industrie pharmaceutique est là pour prolonger la vie même quand vous êtes moribond smiley

      En fait nous sommes de parfait veaux de la société de consommation.


    • Eric F Eric F 24 janvier 17:37

      @Christophe
      ’’dans une société de surconsommation, le sucre est un allié de poids...’’

      et un allié de la prise de poids


  • ETTORE ETTORE 24 janvier 12:29

    Nous sommes « mal élevés » !

    Ca saute aux yeux !

    Et même, l’exploitant agrip-col, dans sa ferme à(rbi)traire , ne sait plus comment inciter, son troupeau, à traverser les ornières, pour qu’il trouve de nouveaux pâtu-râge !

    Vous me direz,......Ce n’est pas en mettant en tête de trans human-ce, des chèvres émissaires, dont les têtes dé-corNées se reniflent le postérieur, que nous allons éviter le précipice à la Panurge.


  • alinea alinea 24 janvier 12:48

    Il y a un truc qui n’est pas dit mais qui est absolument fondamental : la libéralisation de la femme !

    Je ne déconne pas, ces gens-là, pour vendre leur daube chimique, leurs bagnoles, leurs cigarettes... ont vite compris que la femme était un potentiel énorme de consommateurs... vous connaissez l’histoire je ne la refais pas, mais la première liberté retrouvée aujourd’hui c’est gérer ses horaires de travail et faire ses courses et concocter ses repas ; sans compter que les mecs sont excellents en cuisine et rares sont ceux qui n’y mettent pas la patte, parmi ceux libérés bien sûr.

    On a fait croire à la femme que sa liberté était de fumer, d’aller aussi à l’usine, de conduire sa bagnole pour ce faire et pour faire ses courses : et, en récompense on lui sert ses menus sur un plateau congelé qui n’ont qu’à être mis au micro ondes... trois minutes au plus...que font-elles, que font-ils de tout ce temps gagné ? perdu ? si quelqu’un le sait...


    • Eric F Eric F 24 janvier 13:58

      @alinea
      Le travail émancipateur, une grande campagne de la presse féminine des années 60/70 dirigée par des magnats du textile.


    • microf 24 janvier 14:07

      @alinea

      Bien dit.
      Vous ne déconnez pas, vous dites la vérité la prétendue libéralisation de la femme a causé beaucoup de problèmes á la société.

      Ce phénomène de la prétendue libéralisation de la femme s´étend malheureusement déjá même chez nous en Afrique avec les nouvelles générations.
      Nos femmes africaines des nouvelles générations savent faire de moins en moins la cuisine, elles préfèrent aller manger dans des restaurants ou achêter la nourriture au bord des routes pour se nourir, et lorsqu´elles font la cuisine, elle laisse souvent á désirer.
      Heureusement que les hommes africains savent faire la cuisine, mais lá aussi cela va changer car on apprend á faire la cuisine en praticant.
      J´aidais ma mère á la cuisine et c´est ce qui m´a permit de savoir cuisiner.
      Les générations de femmes d´aujourd´hui entrant de moins en moins dans la cuisine, leurs enfants ne sauront pas cuisiner. 


    • alinea alinea 24 janvier 15:46

      @microf
      Ce que je pense, depuis longtemps, c’est qu’on ne progresse pas mais qu’on agit par à-coups ; aussi ( c’est le meurtre du père en psy ) doit-on détruire ( croit-on ) pour être neuf dans une nouvelle situation.... sauf que cette manière de faire est forcément irréfléchie et ses résultats négatifs sont longs à se réparer... il faudra refaire un à-coup qui à son tour aura des effets méconnus et indésirés...
      Mais ce qui s’y ajoute, c’est la propagande : l’occident, plus il se débilise, plus il se vend à l’extérieur !!
      Ce qui fait que personne ne profite des déboires des autres pour ne pas faire les mêmes conneries, parce que franchement, entre la femme enchaînée au foyer et ce que l’on vit aujourd’hui... il y a de la marge, non... d’autant qu’enchaînée au foyer... voyons, elle faisait sa part jadis à la campagne, la femme !!! et l’homme aussi était enchainé... ah oui, il allait au bistrot ? !!! pas depuis toujours, pas toujours, et pas partout, et c’est vrai que si le but de la vie c’est d’aller déconner avec ses potes au bistrot, ma foi, je n’ai rien à dire.


    • alinea alinea 24 janvier 15:52

      @Eric F
      De mèche avec l’exode rural qui a moqué les ploucs ! Ça devait correspondre à quelque chose puisqu’elles sont nombreuses les femmes qui préfèrent se faire exploiter par un patron, et se croire libre, plutôt que gagner moins, et encore, et être responsable de sa vie..
      bon on ne va pas refaire le monde car tout ceci n’est ni un enseignement ni un choix, c’est une imprégnation et bien malin celui qui trouvera la clé de sortie !


  • ETTORE ETTORE 24 janvier 13:16

    Les femmes fument de plus en plus !

    Les femmes boivent de plus en plus !

    «  »Que font elles, de tout ce temps gagné, comme vous dites  ?«  »"

    Eh bien, elles sont malades !

    Physiquement....Beaucoup !

    Spirituellement....Enormément !


  • OJBA 24 janvier 14:33

    Regardez d’où vient le blé (pasla céréale !) : Ceux qui nous nourissent, pardon, nous empoisonnent, sont aussi ceux qui prétendent nous soigner. Ils gagnent sur les 2 tableaux.


  • nenecologue nenecologue 24 janvier 14:35

    Tant que vous ferez confiance à vos dirigeants pour vous nourrir, ils vous traiteront comme du bétail ! Et les veautants Français n’ont que ce qu’ils méritent ...


  • Lynwec 24 janvier 14:35

    La santé future,soyez surs qu’ils y « travaillent », d’arrache-pied...

    https://reseauinternational.net/la-maladie-x-sera-t-elle-devoilee-en-2025/

    Ce qui est extraordinaire, mais vu la facilité à gober tout et son contraire du bovidé lambda, ça passera tranquillement, ce qui est formidable, c’est de pouvoir expliquer qu’un laboratoire en Angleterre travaille déjà sur un « vaccin » contre la maladie X, laquelle n’est pas encore apparue...

    ("En août 2023, un nouveau centre de recherche sur les vaccins a été créé dans le Wiltshire, en Angleterre, pour commencer à travailler sur un vaccin contre la « maladie X » inconnue« )

    Le vaccin anti-tout, en fait, un peu comme un Minority report médical, on vous soignera AVANT que vous ne soyez malades... et les cons de gober, l’œil larmoyant à la pensée de toute cette »bienveillance"...

    Le bon côté des choses, c’est qu’il n’y aura pas de différence de traitement entre les deux sexes existants (les indéfinis se démerderont...)

    La marque, pour tous...


  • juan 25 janvier 02:28

    Soyons réalistes, il faut nourrir tout le monde, et comme le dit plus haut un couple de retraités, on ne regarde que les prix (ils ne peuvent pas faire autrement). Quant à la qualité de la production agricole française, son prix n’est pas seulement fondé sur la valeur intersecte du produit, mais des charges imposés par les bons à rien qui prétendent gouverner les Français. Quand on se sera débarrassés de Macron qui ne vise que la présidence européenne en sacrifiant la France on pourra peut-être tenir tête aux pourris de Bruxelles. Il faut soutenir de monde agricole, le jardinier des paysages, les seuls qui peuvent encore se dire Français, les pieds enracinés dans la Terre de NOS ancêtres. Maintenant attention à vous Députés, Sénateurs, « Hauts » fonctionnaires, ne tirez pas trop sur la corde du carriérisme elle devient de plus en plus ténue et va vous péter à la gueule.


  • LeMerou 25 janvier 08:00

    Il faut manger pour vivre et non pas vivre pour manger dit-on ! smiley

    Ce fut vrai un temps, mais cet aphorisme à subit comme notre nourriture des transformations notables surtout après guerre ou la « populasse » affamée par des privations à voulue de nouveau consommer et à outrance en plus. Notons au passage que cette privation n’a pas tué grand monde.

    Puis le vivre dans l’esprit de certains se traduit évidemment par « profit », comment donner à tous ces gens affamés de la nourriture, coûtant peu et surtout en leur offrant la possibilité de la conserver le plus longtemps possible, constituant ainsi des « réserves », achetant plus que nécessaire sous l’action incroyable du « manque » possible. 

    Nous avons eu des exemples hallucinants lors de l’épisode « Covidien ».

    Bref, la « science » et la « chimie » sont venues au secours des « nourrisseurs », se moquant bien des éventuels dégâts causés tant à la nature qu’au consommateur, je ne suis même pas sûr que ces derniers aient fait parti des pensées initiales.

    Et de toute façon, si « dégât » il y a, ce n’est pas de la faute du « nourrisseur », mais du consommateur, qui abuse, ne sait pas se réguler, sur-consomme.

    Le gentil nourrisseur ne se contentant que de mettre à disposition le produit ardemment réclamé, il n’est pas maître ni de son achat, ni de la quantité consommée et encore moins de sa fréquence de consommations, due à des éléments sociétaux qui n’ont rien à voir avec la production, ni la composition du produit alléchant.

    Bon, peut être met il à l’insu de son plein gré, un peu de poudre de perlimpinpin, destinée à stimuler quelques neurones liés à l’appétence, mais c’est bien tout.

    C’est toujours de la faute des autres ! Est un comportement qui se généralise, pour se dédouaner de sa propre responsabilité dans bien des domaines et situations.

    La « victimisation » appelée dans les temps anciens « irresponsabilité » n’est pas prête de s’arrêter. Ce n’est pas de ma faute si ma maison est en dessous du niveau de la mer et que je suis inondé, le coupable c’est la mer qui monte ! Etc..... Ce n’est pas de ma faute si je mange des Mc Do trois fois par semaine avec du Coca, c’est la société qui va vite qui m’y force et la pub !


  • https://eclaireur.substack.com/p/humeur-la-grande-strategie

    Confiner la capitale jusqu’à ce que les Parisiens aient mangé tous les « surmulots » comme lors du siège de 1870 paiera à coup sûr.

    D’autant que certains, parfaitement idiots, y ont prévu intra-muros une petite sauterie du nom de JO où les Parisiens pourront avoir le renfort de riches étrangers pour liquider le stock de rongeurs. D’une stupidité crasse, il est prévu d’organiser une telle manifestation dans une ville qui n’est pas prévue pour à tous les points de vue : transports, circulation, hébergement, sécurité etc. Il reste au gouvernement peut-être la possibilité de réquisitionner Eurodisney pour les cérémonies d’ouverture et de clôture.


  • ETTORE ETTORE 25 janvier 13:56

    SPQR audacieux complotiste chasseur de complot @

    Il faut laisser faire.....Il faut laisser.....

    Ils y croient dur...

    En érection permanente, qu’ils sont, sur les profits !

    Sous ce couvert fallacieux de « Grandeur de la France » !

    (Dopée à la couleur bleue du viagra, au blanc de la schnouf, et au rouge sang, des répressions aveugles)

    Ces put.... de Nérons Pari-Goths..... .

    Pour l’instant, cette classe dégénérative, imagine les anneaux olympiques, comme des menottes, knick-knack, gays et colorées, juste à placer aux poignets de la popu-lasse !( un test grandeur nature, du contrôle tout azymuth .)

    (Exit, les colorés migratoires, qui ne sont pas coureurs de fond(ements) de cette Ripoux-blik . Ex-pas-triés, dans nos campagnes, considérées comme un arrière pays, (plus arriéré, que Pays )

    Il y a de fortes chances, que ces anneaux, finissent en stérilet , pour les finances d’un pays déjà ex-sang-UE , et pour ces incarnations de « fausses mères », ( mais vraies MER(d)ES), intronisés par leur propres MAUX, et leurs fausses valeurs !


  • zygzornifle zygzornifle 26 janvier 09:34

    Au moins le bétail a a bouffer, ce n’est pas comme les 11 millions de sous le seuil de pauvreté, petits retraités, smicards, RSA etc .....


  • tashrin 26 janvier 15:35

    Bah pas besoin de chercher midi à 14h

    Superposez les cartes : 

      des pays consommant majoritairement de la bouffe industrielle

      des pays fortement touchés par les cancer

      des pays où l’obésité est importante

    Ce sont les memes.


  • Montdragon Montdragon 26 janvier 20:11

    Les agriculteurs sont énervés, ils veulent tout péter.

    C’est autre chose que les manifs contre la retraite à 64 ans pilotées par les syndicats gauchistes.

    Les contradictions internes d’une société sont toujours utiles à analyser, surtout quand ce sont celles que nous expérimentons. Le mouvement des agriculteurs est intéressant à cet égard.

    Le soutien de l’opinion au mouvement est sans équivoque.

    Il y a plusieurs raisons. La première, c’est que la majorité des Français manifestent par procuration à travers leur mouvement. La plupart des Français travaillent dans des PMI-PME et sont donc, par leur expérience professionnelle, cantonnés à une bulle indépendante des autres. Ils n’ont rien à dire aux salariés de la boîte d’à côté, et encore moins à leur voisin.

    Ils sont seuls.

    Par leur expérience professionnelle, les paysans sont certes des propriétaires terriens, pour la plupart, mais ils sont versés dans des structures collectivisées, à commencer par leur syndicat, la FNSEA, les coopératives capitalistes, etc..

    Leur profession est trop bureaucratisée et étatisée pour être comparée à des artisans ou des chefs d’entreprises indépendants. Ils dépendent tellement des subventions publiques, des chambres départementales d’agriculture et du reste, qu’ils forment une sorte de fonction publique officieuse.

    S’ils gueulent contre les réglementations, ils savent également que les aides qui y sont liées conditionnent leur survie. Vous ne verrez jamais un paysan demander moins d’aides, uniquement moins de contraintes réglementaires en échange de cette aide. Demander aux paysans de vouloir devenir indépendants est à peu près aussi pertinent que de demander à un fonctionnaire de la Poste de devenir auto-entrepreneur.

    Le paysan que l’écrasante majorité des Français a en tête n’a rien à voir avec l’agriculteur contemporain. Celui-là est généralement passé par les lycées agricoles où le cartel syndical, agro-alimentaire et bancaire, le forme à être un technicien entièrement subordonné aux grands intérêts financiers et rien d’autre.

    S’il ne suit pas, il sera euthanasié par le système soviéto-capitaliste qui supervise l’agriculture française et européenne.

    L’agriculteur de moins de 40 ans est davantage un manager qu’un paysan. D’ailleurs, la FNSEA est tenue par les producteurs de céréales de la Beauce, qui sont principalement des managers de groupes agro-alimentaires et seulement, dans un second temps, propriétaire d’une ferme ou plusieurs.

    Syndicats, multinationales, banques, État, c’est impossible de discerner. Il y a longtemps que tout cela est devenu une seule et même chose.

    Même la presse communiste dit des évidences à ce sujet.

    L’Humanité  :

    Arnaud Rousseau a un grand nombre de casquettes, ou plutôt de chemises. Si celle-ci est à carreaux, il incarne l’agriculteur et le dirigeant de la FNSEA, principal syndicat du secteur. Lorsqu’elle est bleu pâle avec cravate en soie, on est face au grand patron, habitué des assemblées générales d’actionnaires et qui parle en millions d’euros.
    Arnaud Rousseau est un homme très occupé. On le retrouve administrateur ou dirigeant d’une grosse quinzaine d’entreprises, de holdings et de fermes : directeur de la multinationale Avril (Isio4, Lesieur, Matines, Puget, etc.), administrateur de la holding du même nom, directeur général de Biogaz du Multien, spécialisé dans la méthanisation, administrateur de Saipol, leader français de la transformation de graines en l’huile, président du conseil d’administration de Sofiprotéol, qui finance des crédits aux agriculteurs. La liste est longue.
    Sur sa biographie officielle du groupe Avril, il est dit qu’Arnaud Rousseau a « un parcours atypique ». Pour un agriculteur, certes, beaucoup moins pour un dirigeant, puisqu’il est diplômé de l’European Business School de Paris et qu’il est passé un temps par le courtage de matières premières agricoles, c’est-à-dire leur mise en vente sur les marchés financiers.
    Ces contradictions se retrouvent dans ses prises de position. Il défend une agriculture productiviste française pour nourrir les Français, mais consacre ses champs à une production majoritairement destinée à l’export. Il soutient les agriculteurs qui se plaignent de l’augmentation des taxes sur le gazole non routier (GNR), mais il a entériné cette hausse cet été, lors des négociations avec le gouvernement sur le projet de loi de finances. Avec ses homologues grands céréaliers, il est l’un des principaux bénéficiaires de la PAC, quand les petits éleveurs, ceux-là mêmes dont la colère déborde dans le Sud-Ouest, sont les plus lésés. Ce sont deux classes d’agriculteurs bien distinctes, aux intérêts antagonistes. C’est pourquoi il ne peut répondre aux demandes des manifestants sur la hausse du GNR, qu’il a validée, ni sur les marges des groupes agroalimentaires, lui qui en dirige un. Alors, Arnaud Rousseau a un bouc émissaire tout trouvé : l’Europe et ses normes écologiques.

    Ce que L’Humanité ne dira jamais, c’est que tous les syndicats ont la fonction de la FNSEA : une bureaucratie parasitaire qui est maintenue par l’oligarchie et l’État pour tenir en respect la base.

    C’est le job de la CGT dans d’autres professions.

    La CGT parle d’ailleurs comme le MEDEF immigrationniste.

    Les gauchistes n’aiment pas les agriculteurs parce qu’ils ne sont pas sous leur contrôle, c’est aussi simple que ça.

    Par réflexe, les urbains de droite se disent que les agriculteurs sont de leur bord. Les béotiens sont par exemple choqués par ces histoires soviétiques de surveillance satellitaire.

    Pour l’agriculteur du 21e siècle, ce n’est pas de la surveillance, c’est de la toute-puissance technologique simplement mal utilisée.

    Vous vous payez un Iphone à 1,000 euros en pensant épater les gonzesses, l’agriculteur se paye un tracteur au prix d’une maison avec un système de navigation hyper sophistiqué pour récolter du blé au centimètre près.

    Il y a des fans de tunning et il y a des fans de tracteurs.

    Les agriculteurs sont des fans de tracteurs, de moissonneuses et d’engins énormes en général. S’endetter énormément pour en acquérir est leur raison d’être.

    Ils adorent bloquer les routes avec ces énormes machines, surtout l’été.

    Ils en collectionnent même des maquettes.

    Ce n’est ni mal, ni bien, c’est un autre univers.

    Le paysan de jadis qui vit dans la tête de l’urbain de droite – ou de gauche – est aussi représentatif du monde paysan actuel qu’un producteur de beuh peut l’être.

    On en trouve. Un ou deux, dans l’Armorique profonde. Les écolo-gauchistes des grandes villes en font des films, avec des étoiles dans les yeux.


  • Montdragon Montdragon 26 janvier 20:12

    La chose qui s’en rapproche le plus sont des néo-ruraux venus à la terre par l’écolo-marxisme. Ceux-là ont contracté la maladie auto-immune de l’enracinement sans-frontiériste.

    C’est le blut und boden national socialiste, mais revu et corrigé par les zadistes.

    C’est une reconstruction du cerveau sur la base de théories marxistes hétérodoxes appliquées au monde rural.

    Cette clique se coagule dans la Confédération Paysanne. Au programme, anarcho-communisme agraire, aide aux migrants et, c’est assez drôle, préservation nationale-socialiste des éco-systèmes jusqu’au fascisme assumé.

    Là aussi, ils se cachent en Bretagne, bien qu’aucun, ou presque, ne soit breton. À Trémargat, dans les Côtes d’Armor, un soviet s’est formé il y a des décennies déjà.

    Bien que les habitants ne l’étalent pas excessivement, c’est une base arrière de l’immigration clandestine dans la région.

    Tout ça est extraordinairement dogmatique. Les races anciennes d’animaux qu’ils veulent préserver sont généralement des fins de race. Elles sont si étroites numériquement que les élever consiste à entretenir une ultra consanguinité, plus grave encore que celle qui sévit en Algérie. Cela produit des abeilles ou des poules totalement tarées, objectivement finies selon les lois darwiniennes.

    C’est là que le constructivisme de gauche joue à fond : en fait de conservation, ils luttent contre les lois de la sélection, quitte à sauver des choses catastrophiques. Mais les écolo-marxistes, avec leur posture biologique ultra-réactionnaire, y tiennent férocement.

    Ils vous tueraient volontiers pour sauver une race tarée d’abeilles qui essaime n’importe quand.

    Quand on leur demande pourquoi ils veulent préserver une race de poules ancienne, mais métisser l’humanité, ils cessent de fonctionner.

    Vous avez donc le choix entre le manager de la FNSEA, esclave des financiers, et Cédric Herrou, esclave des financiers.

    Le type de base de la FNSEA se fout énormément de ravager les éco-systèmes, parce que son monde est régi par le nombre de chevaux de son tracteur. En ce sens, ils sont vraiment paysans, parce qu’ils peuvent vous éclater des châtons à mains nues simplement parce que ça les amuse.

    Ils le font d’ailleurs.

    Ils aiment aussi pousser l’exploitant voisin au suicide pour récupérer ses terres et accélérer la concentration turbo capitaliste des terres que leur dicte le cartel auquel ils appartiennent.

    C’est le véritable monde paysan, violent, cruel, égoïste, hypocrite, calculateur, suicidaire, alcoolique. Ce sera toujours ça, le vrai monde paysan.

    De temps en temps, le paysan réel débarque dans la réalité urbaine et les déracinés découvrent la brutalité millénaire de ce monde.

    Éventrer un sanglier choque ces gens, mais pas leur consommation annuelle de viande.

    N’importe quel paysan égorge son cochon.

    Il ne bouffera pas ce qu’il produit pour la masse des villes.

    Cette violence naturelle jusqu’à la connerie, inséparable de l’ADN paysan, pose problème aux narines sensibles des urbains domestiqués.

    Être en colère oui, se révolter non.

    La masse urbaine qui manifeste par procuration, via ses écrans, s’énerve : pourquoi ne pas filer le fruit du pillage aux nègres entretenus par les « restos du coeur » ? Rassurons-les : la France le fait déjà en Afrique.

    Les agri-managers ne veulent pas quitter le système, ils se plaignent des conséquences logiques du système auquel ils appartiennent tout en voulant s’y intégrer encore plus totalement. Un système soviétisé, mais libre-échangiste, qui considère les agriculteurs exactement comme les agriculteurs considèrent leurs bovins : de la viande à abattre pour une poignée de cash.

    Parfois il en manque, parfois il y en a trop. Ce n’est pas le marché qui fait la loi, mais la bureaucratie qui décide de qui euthanasier, sur critères politiques.

    L’agriculteur contemporain ne peut pas être révolutionnaire car son horizon se borne aux limites de sa propriété foncière. S’il fait son beurre, le monde peut s’effondrer autour de lui et surtout, de préférence, sur le voisin dont il lorgne les terres.

    C’est son expérience catégorielle, il ne peut pas la dépasser. Il ne bouge que lorsque l’éco-système bureaucratique unique et centralisé auquel il appartient est en difficulté et l’affecte personnellement, lui, sur sa terre.

    Pour une révolution paysanne, il faut un peu plus que 600,000 personnes pour un pays de 68 millions d’habitants – soit moins de 1% du total. Le temps des révoltes paysannes appartient au passé, quand ils représentaient une masse considérable. Aujourd’hui, ils sont une nuisance de quelques centaines de tracteurs, au mieux, devant une grosse préfecture.

    Ils peuvent casser, voire tuer quelques flics, mais pas rien renverser.

    L’idée ne leur vient même pas.

    C’est, au sens strict, une jacquerie.

    Seuls, les paysans n’ont jamais été une force révolutionnaire. Ils sont une force contestataire qui sert de réservoir de violence au profit d’autres, aux visées plus larges.

    Pour peu que l’on sache s’en servir.

    Regardez un peu ça. Ils ne sont pas en reste de blagues sur les fiottes, mais un euro reste un euro. Si le juif Attal peut se faire mousser en libérateur des paysans insurgés, ils seront très heureux de l’aider, moyennant une poignée d’écus.

    Tout ceci pour dire que la conscience révolutionnaire n’est pas subordonnée à l’heure à laquelle on se lève le matin, même si ça peut y contribuer.

    La constitution d’une conscience révolutionnaire nécessite un effort identique à celui de l’athlète sur plan radicalement différent. Livré à lui-même, le paysan ne peut, ni veut rien de plus que lui-même. Sa violence est éruptive, subite, feu de paille.

    Il y a un ennoblissement au contact de la terre, mais ce contact ne fait pas de l’homme un révolutionnaire. Au mieux, un patriarche précautionneux, ce qui n’est certes pas si mal dans l’environnement actuel.


    • Clocel Clocel 4 février 11:07

      @Montdragon

      Remarquable analyse, cette réflexion pourrait/devrait faire l’objet d’un article si le but de cette plateforme était réellement de faire de la réinformation, les commentaires pourraient nous amener très loin, soyons fous.


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