samedi 9 novembre - par Marc Barnal

Olivier Le Cour Grandmaison : falsification en histoire, boniments et retour de la haine aimée !

Il court, il court, le Grandmaison, de plateaux de WebTV islamiques en rédactions de journaux complaisants, pour assurer la promotion de son nouvel opus, ou plutôt "sottisier" pour reprendre le terme employé par l'historien Pierre Vidal-Naquet à propos des travaux de ce faussaire en histoire. Sans revenir sur le parcours affligeant de ce falsificateur professionnel auquel l'Observatoire du journalisme (Ojim) vient d'accorder un article très complet, intéressons-nous à son dernier ouvrage, Ennemis mortels, et à sa campagne de promotion qui consiste à nous convaincre que la France est un pays très islamophobe, et ce depuis le début de la colonisation ! Puisque l'Ojim a mis en lumière le pedigree de ce spécimen, observons donc de plus près ses matières, et sa manière de les produire...

 Le journal Le Point a récemment publié un article sur les confessions d'un chercheur en études de genre qui vient d'avouer qu'il avait menti sur l'ensemble des résultats de ses travaux de recherche, sans jamais rencontrer la moindre contradiction, pour abonder, à des fins idéologiques, dans le sens des théories fumeuses les plus avancées sur les questions du genre. Sa méthode, qui consistait à ne prélever, dans ses observations, que ce qui allait dans le sens de son idéologie et à y ajouter de pures affabulations pour consolider ses thèses, ressemble en tout point à celle du spécimen Grandmaison.

Le Cour Grandmaison ne s'est en effet pas trop fatigué : pour produire son Ennemis mortels, il est allé trouver, sans doute à l'aide de quelque moteur de recherche, une occurrence assez ancienne du terme "islamophobie" dans la littérature française, et a fini par tomber sur un ouvrage d'Alain Quellien, un ancien administrateur de l'Afrique occidentale française (AOF) : La Politique musulmane dans l'Afrique occidentale française. Compte tenu des fonctions qu'il a occupées, Alain Quellien sait de quoi il parle, contrairement à Le Cour Grandmaison. Et qu'évoque-t-il dans cet ouvrage ? Les spécificités de l'islam, qu'il décrit comme "abâtardi" dans l'essentiel de la zone subsaharienne, et dénué du caractère djihadiste qu'il possède au Nord du Sahel, dans les zones touarègues, berbères ou arabes. Quellien décrit également par le menu les pratiques administratives françaises, la politique indigène très favorable au respect du droit islamique et de ses coutumes, et finalement assez peu favorable à l'extension de la culture chrétienne. Il décrit aussi l'accueil bienveillant réservé au colonisateur par les populations subsahariennes noires et non islamisées, du fait de la protection dont elles bénéficient désormais face aux tribus esclavagistes, et l'accueil plus réservé, sans être hostile, des musulmans anciennement esclavagistes vis-à-vis d'une administration française qui a entravé leur pratique ancestrale de la traite des êtres humains.

Tout cela ne va évidemment pas du tout dans le sens de la fiction que souhaite rédiger Le Cour Grandmaison... Qu'à cela ne tienne ! Puisque Quellien a employé le terme "islamophobie", Le Cour Grand maison prélève ce terme et réinvente totalement le contenu de l'ouvrage de l'administrateur français. Sous la plume de Le Cour Grandmaison, Quellien consacre désormais toute son énergie à vitupérer contre l'administration française, qu'il juge "islamophobe", et dénonce vigoureusement la politique de l'indigénat menée en Algérie (alors que Quellien n'en parle pas un seul instant)... Sentant que c'est un peu léger pour accréditer sa thèse, Le Cour Grandmaison met au compte de "l'islamophobie" la description des caractéristiques raciales des Africains subsahariens et les pertes humaines lors de la construction des voies ferrées au Congo-Brazzaville, sur des terres où malgré l'expansion de l'islam, le taux de musulmans ne dépasse pas aujourd'hui 2 % ! Plus c'est gros, plus ça passe, notre escroc en histoire ne s'arrête donc pas là : il nous explique que Renan, dans son discours de la Sorbonne, "Qu'est-ce qu'une Nation ?", se livrerait à un éloge de la colonisation et y déclarerait qu'un pays qui ne colonise pas les autres se condamnerait à devenir socialiste. Il n'y a bien évidemment pas un mot de tout ça dans ce célèbre discours... Mais, bien lancé, notre pitre sait aussi donner toute sa mesure dans les conférences qu'il accorde pour assurer la promotion de son ouvrage. Ainsi, répondant à une question du public sur la politique arabe de Lyautey réputée accommodante, Le Cour Grandmaison, bien embêté de s'exposer au risque de devoir dire du bien d'un Français, préfère expliquer à son public que Lyautey s'est contenté de suivre un conseil de Machiavel, qui aurait recommandé de ne pas massacrer totalement une population, après une conquête, parce-que ce serait moralement répréhensible... Ainsi, avec Le Cour Grandmaison, on apprend même que la pensée de Machiavel était principalement guidée par des considérations morales ! De quoi révolutionner toute l'école française de sciences politiques, et surtout relancer l'école du rire, qui rencontre aujourd'hui quelques vicissitudes sous le poids du politiquement correct !

Ainsi, en un tour de passe, devant des publics désireux de se faire vendre de la haine anti-française à la découpe, comme celui que peuvent convoquer des mairies de gauche ou d'extrême-gauche, à l'instar de la municipalité de Givors qui le reçoit le 8 novembre, Le Cour Grandmaison parvient à faire passer toutes les vessies qui se présentent à lui pour des lanternes. Qu'importe que l'histoire du XIXème siècle témoigne, au contraire, d'une islamophilie française, unique en Europe, qui verra naître le courant artistique et littéraire des orientalistes et leurs départements de recherche sur l'islam, qui portent, pendant un siècle, un regard si complaisant sur cette religion qu'il considère le hadith comme une source historique par défaut, concernant les premiers siècles de l'histoire islamique. Qu'importe que la colonisation française ait contribué, comme le décrit Quellien, à la diffusion de l'islam sur les terres colonisées. Qu'importe que le statut de l'indigénat, surtout en Algérie, soit le résultat d'une exigence des populations musulmanes, donc une faveur de l'administration française, afin qu'elles puissent continuer à être régies par les lois de l'Islam. Qu'importe qu'au cours de la période coloniale, la République, si complaisante avec l'Islam, ait persécuté les catholiques sur le sol français, notamment de 1901 à 1905 en chassant 30 000 religieux et religieuses de son sol (la moitié des membres des congrégations qui y étaient alors présents) et en tuant par armes à feu des paroissiens dans les églises à l'occasion des inventaires. Qu'importe que les armées de la conquête coloniale, même celles si décriées de Bugeaud en Algérie, aient été bien en deçà, en matière de cruauté, de ce que pratiquaient leurs adversaires arabo-musulmans, ou de ce qu'elles avaient pratiqué dans la répression de la guérilla catholique espagnole pendant l'occupation napoléonienne. Qu'importe que cette islamophilie française, ait été longtemps la conséquence d'une christianophobie de la République, née dans ce que l'historien Pierre Chaunu appelait la "messe de sang" : l'extermination des catholiques vendéens, 150 000 à 190 000 morts, soit plus que la somme de tous les morts de toutes les révoltes et de tous les mouvements sociaux de l'Ancien régime. Qu'importe que cette islamophilie se soit prolongée jusqu'à nos jours et explique la prise de conscience très tardive de la menace islamiste par nos autorités, malgré ses manifestations criminelles récurrentes. Qu'importe enfin que la France, pays "islamophobe" selon le faussaire Grandmaison, enregistre aujourd'hui, selon les chiffres de 2018 du ministère de l'intérieur, 1063 actes anti-chrétiens, 541 actes antisémites, et seulement 100 faits (en baisse par rapport à l'année précédente) qualifiés d'anti-musulmans.

Qu'importe tout cela, tant que Le Cour Grandmaison peut continuer à se remplir les poches en flattant les instincts d'un public déjà perfusé aux intraveineuses de haine anti-française par des milieux associatifs ou enseignants de gauche et d'extrême-gauche... Des actes anti-chrétiens ? Rien de plus normal pour Grandmaison et ses amis, au vu de l'idée qu'il se font de l'histoire du christianisme. Quant aux actes antisémites, on devine ce que Le Cour Grandmaison en pense depuis qu'il a participé, à l'université d'Évry où il sévit comme professeur, à un colloque du "centre Malcom X" (sic !) dans lequel on s'efforçait d'expliquer que la dénonciation de l'antisémitisme était un acte également "islamophobe" !



17 réactions


  • L'Astronome L’Astronome 10 novembre 09:36

     

    Celui qui n’aime pas les hommes est un misanthrope ; celui qui n’aime pas les femmes est un misogyne. La lecture de cet article peut renforcer le sentiment anti-islamiste. On ne devient pas islamophobe, mais miso-islamiste.

     


    • JL JL 10 novembre 15:00

      @L’Astronome
       
       

      misandre < — > misogyne  : détestation de la virilité vs détestation de la féminité
      homophobe < — > gynophobe : détestation du mâle vs détestation de la femelle

       
       Mais :

      misanthrope < — > misanthrope ! Détestation du genre humain.

       

      Hé oui : ne vous déplaise, les femmes sont, aussi, des hommes comme les autres.


  • leypanou 10 novembre 10:55

    tant que Le Cour Grandmaison peut continuer à se remplir les poches en flattant les instincts d’un public déjà perfusé aux intraveineuses de haine 

     : il y en a d’autres qui sont plus « doués » et qui ont accès à des médias autrement plus souvent que lui, sans comparaison.


  • JL JL 10 novembre 15:11

    ’’... Le Cour Grandmaison, bien embêté de s’exposer au risque de devoir dire du bien d’un Français, préfère expliquer à son public que Lyautey s’est contenté de suivre un conseil de Machiavel, qui aurait recommandé de ne pas massacrer totalement une population, après une conquête, parce-que ce serait moralement répréhensible... Ainsi, avec Le Cour Grandmaison, on apprend même que la pensée de Machiavel était principalement guidée par des considérations morales !

    ’’

     

     Ainsi, avec Marc Barnal, on apprend qu’il n’y a aucune différence entre opportunisme et morale !!!


  • njama njama 10 novembre 18:15

    L’islamophobie : une invention des élites françaises au temps de la colonisation

    L’universitaire Olivier Le Cour Grandmaison est l’invité de l’Esprit d’actu. Spécialiste des questions coloniales, ce politologue de renom est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont le dernier en date « Ennemis mortels - Représentations de l’islam et politiques « musulmanes » en France à l’époque coloniale » est paru aux éditions La Découverte, en octobre 2019. Dans cet entretien, il réfute l’assertion fallacieuse d’une certaine élite française, selon laquelle le terme « islamophobie » serait une invention récente des Frères musulmans et de mollahs iraniens. Évoquant une pure « fable » créée de toutes pièces et à dessein, Olivier Le Cour Grandmaison rétablit la vérité historique au sujet de la naissance de ce néologisme apparu, à la fin du 19ème et début du 20ème siècle, sous la plume d’administrateurs-ethnologues français. Il parle de « l’islamophobie savante » de la France coloniale qui présente des analogies thématiques avec l’ ’islamophobie contemporaine.

    (8’36) https://www.youtube.com/watch?v=-HUBU3DI6Zk


  • OMAR 10 novembre 18:27

    Omar9

    .

    @Marc Barnal :« la France est un pays très islamophobe, et ce depuis le début de la colonisation ».

    .

    J’ai vécu sous la période coloniale française en Algérie où je peux vous certifier que plusieurs mosquées originelles étaient en réalité des édifices chrétiens et parfois, des synagogues.

    http://algeroisementvotre.free.fr/site0201/alg02012/alg00107.html

    Pire, de nombreuses médersas ;, zaouïas et mosquée furent carrément rasées, transformées en casernes, infirmeries, écuries et même en bordels :

    http://www.ism-france.org/analyses/Eradiquer-l-Islam-politique-francaise-dans-l-Algerie-colonisee-article-13588

    .

    Et si chaque ville, chaque village colonial avait son église, il n’était pas de même pour les mosquées alors que l’on comptait 1 chrétien pour 10 musulmans dans ce pays.


    • foufouille foufouille 10 novembre 18:42

      @OMAR

      c’est vrai qu’il existait des routes partout comme des hôpitaux, écoles non islamiques chez les niqueur de chèvres.

      évite de raconter des conneries et retourne castrer des noirs.


    • OMAR 10 novembre 19:28

      Omar9
      .
      @coucouille
      .
      Tu sais que es juste la chèvre d’Agora que même les déchets de l’extrême-droite évitent de côtoyer, tellement tu es synonyme de honte.
      .
      Tu ne ramènes que ton fiel qui te sert d’encre pour écrire un français que tu empestes et que tu massacres...
      .
      Avant donc d’aller réapprendre cette langue, commence par te laver...


    • Cadoudal Cadoudal 10 novembre 20:45

      @OMAR
      Va t’occuper de tes moukères avant de vouloir apprendre l’hygiène à notre Foufouille...

      https://nos-medias.fr/video/algerie-la-maternite-de-l-hopital-de-constantine-une-horreur


    • njama njama 10 novembre 22:37

      @foufouille
      chez les niqueur de chèvres.

      C’est incroyable comment vous pouvez être méprisant sur nombre de sujets !
      Essayez déjà de maîtrisez un peu l’orthographe...


    • njama njama 10 novembre 22:42

      @Cadoudal
      Et vous-même essayez de vous « cultiver » au moins un peu sur l’Histoire avant de gerber vos glaviots...

      “ISLAMOPHOBIE” : UNE INVENTION FRANCAISE
      23/05/2012 Abdellali Hajjat et Marwan Mohammed
      [...] En effet, on doit l’invention du néologisme « islamophobie » et ses premiers usages à un groupe d’« administrateurs-ethnologues3 » spécialisés dans les études de l’islam ouest-africain ou sénégalais : Alain Quellien, Maurice Delafosse4 et Paul Marty. Au début du XXe siècle, la connaissance de l’islam apparaît comme une nécessité pour les administrateurs coloniaux qui souhaitent préserver la domination impériale sur les populations musulmanes colonisées. La production d’un savoir à prétention scientifique est donc intrinsèquement liée au projet de domination coloniale. Cette volonté de savoir se traduit par la multiplication d’études ethnologiques, souvent denses et érudites, sur l’« islam noir ». Le lien entre savoir ethnologue et politique coloniale est incarné par deux éléments :
      i) la publication de la prestigieuse revue de la mission scientifique du Maroc, la Revue du monde musulman ;
      ii) la circulation de ses administrateurs-ethnologues entre l’espace administratif colonial et l’espace académique, notamment le passage, en tant qu’élève ou enseignant, dans des lieux de formations spécifiques tels que l’École coloniale et l’École spéciale des langues orientales5. Pour ces administrateurs, l’enjeu principal consiste à définir la « bonne » politique coloniale en vue de gagner la confiance et une certaine légitimité auprès des colonisés. Dans cette perspective, l’islamophobie est définie selon deux acceptions : une islamophobie de gouvernement et une islamophobie savante.
      [......] https://islamophobie.hypotheses.org/193


    • njama njama 10 novembre 22:44

      @OMAR
      Bien à toi, merci pour ta présence sur Agoravox
      njama


    • Cadoudal Cadoudal 10 novembre 23:12

      @njama
      Merci les deux colons du FLN , mais entre vos leçons d’Histoire et vos leçons d’Hygiène, si vous aviez deux trois minutes pour faire votre sac et rentrer vous occuper du shitole gazier qui vous sert de patrie, ça nous ferait des vacances...

      Et croyez moi sur parole, personne ne vous regrettera...


    • foufouille foufouille 11 novembre 08:40

      @njama

      c’est du tac au tac vu son mépris et ramassis de conneries.

      La France a bien construit routes, hôpitaux, etc dans un petit pays qui n’avait rien de tout ça.

      ce n’était pas merveilleux certainement mais pas plus que pour Guadeloupe, Martique, etc qui ont le RSA par exemple.

      niqueur de chèvre fait référence au fait que vu la polygamie certains hommes font ce qu’ils peuvent.

      ton perlimpinpin vert ne guéri personne donc non tout le monde ne peut être un surhomme comme toi qui guéri de maladies surtout imaginaires.


    • titi 12 novembre 08:06

      @OMAR

      Détruire ou recycler les édifices religieux c’est ce qui est fait chaque fois qu’un territoire change de main.

      Ainsi la basilique Sainte Sophie est devenue mosquée.
      La différence avec la colonisation occidentale c’est qu’en Turquie, il n’y a plus aucun grecque pour s’en plaindre : ils ont tous été déportés ou massacrés.

      Finalement les colonisateurs occidentaux sont des mous du genou.


  • Esprit Critique 11 novembre 10:17

    Cet article est iilisible.


  • njama njama 11 novembre 13:46

    Islamophobie : la fabrique d’un nouveau concept. État des lieux de la recherche
    Houda Asal, Dans Sociologie 2014/1 (Vol. 5), pages 13 à 29, Mis en ligne sur Cairn.info le 02/05/2014

    [.........] Conclusion
    Les questions posées par la définition de l’islamophobie montrent comment les sciences sociales se (ré)approprient un sujet polémique dans le débat public. Dans la recherche anglophone, la plupart des études sur l’islamophobie se citent mutuellement pour faire le point sur les débats de définition, avant d’ajouter une pierre à l’édifice. Cet effort donne à voir la fabrique d’un nouveau concept, et révèle la prudence, les tâtonnements mais aussi un certain engouement des sciences sociales face à l’islamophobie. Dans un premier temps, cet état des lieux visait à faire entendre en France les échos d’un débat scientifique qui nous semble le préalable à toute recherche ultérieure sur le sujet. Les publications sur l’islamophobie continuent à englober des réalités extrêmement variées, ce qui peut parfois poser un problème de cohérence. Cependant, nombre d’auteurs assument que le terme ne soit pas strictement défini et considèrent que les différentes perspectives de recherche donnent un aperçu large de ce qu’est l’islamophobie. Nous avons choisi de participer à cet effort de conceptualisation, en analysant les usages et définitions de l’islamophobie dans la recherche scientifique et par d’autres producteurs de discours. Comme tous les concepts, l’islamophobie mérite d’être critiquée, analysée, contestée, mais il est désormais difficile d’ignorer qu’elle s’est largement imposée dans les discours publics, y compris en France [30]. Dans le sillage des travaux sur la socio-histoire des concepts, ces réflexions vont au-delà de la simple entreprise de sémantique. Aborder la question musulmane en enquêtant sur le terme islamophobie, vise à montrer que l’usage des mots, « produits et diffusés par différents acteurs sociaux, contribue à la “production de la réalité sociale” » (Dufoix, 2011, p. 27). Or, l’hésitation à nommer reflète la difficulté à appréhender la spécificité d’un phénomène de racisme qui vise les populations musulmanes, sur la base de leur appartenance religieuse. Peut-être est-il temps d’ouvrir, parallèlement à un débat sur l’usage du terme, un champ d’investigation sur l’islamophobie en France.

    https://doi.org/10.3917/socio.051.0013


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