vendredi 8 novembre - par Patrice Bravo

Paris pas si inquiet par la déroute du nouveau réacteur nucléaire français

La France souhaite établir de nouveaux standards en matière d'énergie nucléaire avec l'introduction du dernier réacteur à « eau pressurisée européen (EPR) ». Le gouvernement français veut mettre en service six nouvelles centrales nucléaires de type EPR et persiste toujours dans cette ambition. Ce projet est, cependant, mis sur la glace en raison de nombreuses pannes en 2007. De nombreuses personnes issues des organisations luttant contre le nucléaire mais aussi des politiques critiquent le projet EPR.

L'EPR, qui devrait lancer une nouvelle étape dans la technologie nucléaire en France, est sur le point de devenir une catastrophe. Ce nouveau type de réacteur est de plus en plus considéré comme étant une bérézina nationale poussant le ministre français des Affaires économiques à intervenir. En juillet 2019, Bruno Le Maire a demandé la réalisation d'un audit sur le chantier de l'EPR d'EDF. Ce chantier de Flamanville accuse des déboires à répétition et le ministre de l'Economie a souhaité obtenir de la « transparence ». « Je crois que ces incidents à répétition ne sont pas acceptables, ils ne sont pas compréhensibles. Ils ne sont pas acceptables de la part d'une filière nucléaire qui est un fleuron français » avait alors déclaré le ministre. A la livraison de l'audit Bruno Le Maire parle d'échec : « C’est un échec pour l’ensemble de l’industrie nucléaire française. Nous devons reconnaître cet échec, en tirer les leçons et en tirer toutes les conséquences nécessaires ». Le rapport réalisé par l’ex-PDG de PSA Peugeot Citroën, Jean-Martin Folz, de 34 pages, qui a été aussi remis à la ministre de la Transition écologique, montre l'existence de nombreux défauts et incidents qui vont des problèmes de béton aux défauts d'exécution des travaux. « Le béton a été loupé et il a fallu quatre ans, en gros, pour le réussir » a déclaré Bernard Laponche, polytechnicien et physicien nucléaire, de l'association Global Chance. Des soudures non conformes à la sécurité ont été découvertes dans une zone d'installation importante mais inaccessible. Le chantier de Flamanville, qui devait être terminé en 2010, accuse un gros retard. Actuellement, la livraison du projet est remise à 2022.

L'échec de l'EPR se voit dans l'augmentation des coûts. « La construction du réacteur de Flamanville devrait coûter un peu plus de trois milliards d'euros et durer quatre ans et demi. Maintenant, il coûte quatre fois plus cher et sa construction prend 15 ans » dénonce les associations écologiques. Ce rapport sur l'industrie nucléaire française apporte la preuve que les compétences techniques en France accusent une baisse de qualité. La nouveauté est que ce rapport a été rendu public alors que cela n'était pas le cas avant. Mycle Schneider, l'activiste anti-nucléaire et expert en politique énergétique, tout comme, par exemple, les activistes de « Sortir du nucléaire », évoquent un « fiasco » du modèle français : « Les mots très inhabituellement clairs et acerbes indiquent clairement qu'il s'agit d'un fiasco et que cela concerne toute la chaîne de responsabilité. En d’autres termes, il n’y a pas un seul phénomène, mais en gros, tout a échoué, des compétences des travailleurs de la construction à la direction générale ».

Malgré les nombreuses failles dans le projet, Paris veut toujours mener ses plans ambitieux ce que confirme un article paru ce 6 novembre dans la revue Techniques de l'Ingénieur. On apprend que l'ambition du gouvernement reste ferme et qu'il souhaite continuer la construction de l'EPR. « Le rapport remis aux ministres de l’Economie, Bruno Le Maire, et de la Transition écologique, Elisabeth Borne, par Jean-Martin Folz dresse, certes, un constat accablant « d’échec » du projet de construction d'un premier EPR en France, à Flamanville. Néanmoins, une lecture attentive donne de sérieuses pistes pour une remise en marche de la filière nucléaire… Et à terme, de nouveaux réacteurs » écrit le journal spécialisé. La raison est qu'il existe deux EPR chinois et qu'ils, selon les autorités françaises, fonctionnent normalement. Le gouvernement français a pour « objectif d'améliorer la formation pour les soudures, de rationaliser et de simplifier l’organisation des ressources scientifiques et techniques dans les projets nucléaires » en comptant sur une profonde remise à niveau des capacités industrielles et des ressources humaines » souligne Techniques de l'Ingénieur .

 

Source : http://www.observateurcontinental.fr/?module=articles&action=view&id=1213



37 réactions


  • Trelawney Trelawney 8 novembre 09:08

    Le gouvernement français a pour « objectif d’améliorer la formation pour les soudures, de rationaliser et de simplifier l’organisation des ressources scientifiques et techniques dans les projets nucléaires » en comptant sur une profonde remise à niveau des capacités industrielles et des ressources humaines »

    Tout cela pour dire : « faire appel aux compétences chinoises »


  • leypanou 8 novembre 09:15

    Mycle Schneider, l’activiste anti-nucléaire et expert en politique énergétique, tout comme, par exemple, les activistes de « Sortir du nucléaire », évoquent un « fiasco » du modèle français 

     : les promoteurs de la transition énergétique promeuvent l’énergie renouvelable.

    Or, cette énergie renouvelable est produite à partir de matériaux non renouvelables -à moins que quelqu’un de cette idéologie puisse prouver le contraire-. Il y a donc quelque chose qui cloche dans leur raisonnement.

    Et je ne parle même pas de la production de CO2 nécessaire à leur fabrication.


    • amiaplacidus amiaplacidus 8 novembre 11:15

      @leypanou
      Le panneaux photovoltaïques (PV) au silicium sont recyclables : le verre, le silicium, l’aluminium, l’argent, le germanium, le gallium, l’indium sont totalement recyclables, seul le plastique n’est recyclable que partiellement.
      Il vous faut sortir des idées reçues, le 20em siècle, c’est fini on est au 21em. Je vous propose de voir ce site d’EDF (que l’on ne peut guère soupçonner) d’être anti-nuke) :
      https://www.hellowatt.fr/panneaux-solaires-photovoltaiques/recyclage-panneaux-solaires

      Les PV fournissent en 2-3 ans la totalité de l’énergie qui a été nécessaire pour l’extraction, le traitement des minerais utilisés et la fabrication et le recyclage des PV.

      Et si vous nous parliez du CO2 dégagé par les dizaine de milliers de m3 de béton et les milliers de tonnes d’acier utilisés dans la construction des centrales nucléaire ? On n’en parle jamais lorsque l’on dit que le nuke ne produit pas de CO2.


    • titi 8 novembre 12:29

      @amiaplacidus

      Sauf qu’aujourd’hui les panneaux solaires sont produits avec de l’électricité issue du charbon chinois, et que leur durée de vie ne permet de pas de compenser le CO2 émis lors de leur fabrication

      C’est ballot.


    • JC_Lavau JC_Lavau 8 novembre 12:36

      @titi. Tu y crois toujours, toi, à « CO2 c’est caca ! » ?


    • amiaplacidus amiaplacidus 8 novembre 12:52

      @titi

      Allez donc lire le site EDF que j’ai mis plus haut, on y parle de la durée de vie et de la durée d’amortissement énergétique de la fabrication des PV.

      On ne peut guère accuser EDF d’être anti-nuke et de propager des contre-vérités.


    • amiaplacidus amiaplacidus 8 novembre 13:04

      @titi
      Je vois que je me suis mélangé les pinceaux, le site EDF est :
      https://www.edfenr.com/questions/les-panneaux-solaires-peuvent-ils-etre-recycles/

      De toutes les façons, les deux sites arrivent aux même conclusions, totalement opposées à vos idées préconçues.


    • titi 8 novembre 17:24

      @JC_Lavau

      « Tu y crois toujours, toi, à « CO2 c’est caca ! » ?  »

      Moi je m’en fous : j’ai 3 bagnoles dont un 4x4 diesel. Je prend l’avion sans état d’âme.

      Mais les écolos nous emmerdent avec le CO2 depuis des années.
      Ils ont réussi à faire taxer le moindre gramme émis pour finalement vouloir remplacer le nucléaire par des trucs encore plus polluant de ce point de vue.

      Leur inconsistance m’amuse.


    • titi 8 novembre 20:26

      @amiaplacidus

      Et là c’est très clair car c’est un argument de vente : un panneau solaire restitue l’énergie qui a été nécessaire à sa fabrication entre 6 mois et 1 an.

      Le hic c’est qu’on parle dette énergétique mais pas de dette carbone.

      Oui mais voilà, ils sont fabriqués en Chine dans une économie qui dépend du charbon. Du coup le kWh consommé pour fabriquer le panneau solaire a généré au minimum 600g de CO2 (c’est l’objectif 2020..on y est pas...)

       

      Alors qu’une fois installé en France (je vous fait grâce du transport par porte containers alimenté au fioul lourd), le kWh produit à 0 g de CO2 remplace un kWh produit à 18g de CO2 (là on y est, car c’est la moyenne sur ces 12 derniers mois ans https://www.edf.fr/groupe-edf/nos-engagements/rapports-et-indicateurs/emis37sions-de-gaz-a-effet-de-serre

      )

      Il faut donc c’est 6 mois à 1 pour la dette énergétique, mais 17 à 34 ans si on parle empreinte carbone.

      A 17 ans on est bon. A 34 on ne l’est pas.


    • titi 8 novembre 20:27

      @amiaplacidus

      Le site c’est pas le site EDF, mais le site EDF ENR... qui vend des panneaux solaires
       :)


    • titi 8 novembre 20:32

      @titi

      Et en vous relisant c’est bien cela : vous parlez dans vos deux messages de bilan énergétique. Or le kWh économisé ici n’a pas du tout le même impact environnemental que celui dépensé pour fabriquer un PV là bas.

      Vous parlez du CO2 pour la fabrication des centrales.
      Vous ne parlez pas du CO2 pour l’installation, le transport des panneaux. Car il va « en falloir une paire » pour remplacer les 1200 MW pilotable d’une tranche de centrale nucléaire.

      Et enfin il y a un élément très important dans cette réflexion : les centrales nucléaires elles existent, le CO2 a été dépensé pour les construire on ne le récupérera plus. Alors que les panneaux solaires ils sont à fabriquer ....
      Grosse différence...


    • amiaplacidus amiaplacidus 9 novembre 10:12

      @titi

      Dans un post vous nous dites à propos du CO2 :
      "Moi je m’en fous : j’ai 3 bagnoles dont un 4x4 diesel. Je prend l’avion sans état d’âme.

      Mais les écolos nous emmerdent avec le CO2 depuis des années.".

      Ensuite, 3 posts où vous vous préoccupez avec sollicitude du CO2.

      N’avez-vous pas un peu le sentiment d’être schizophrène, ou alors de troller faute d’arguments valables ?

      .

      Les deux sites que j’ai cité (y compris celui de l’EDF) disent bien que tant l’empreinte carbone que la consommation énergétique de la fabrication et du recyclage des PV sont amortis en 2-3 ans de production pour les PV au silicium.

      .

      Pour les PV au pérovskite qui arrivent à grand pas (la recherche est très actives (nombre record de publications scientifique) chez nos voisins Allemands et Suisse, à Israël, à Singapour au Royaume-Uni, en Chine, etc. Pendant ce temps, la France dort doucement d’un lourd sommeil induit par le lobby nuke) ce délai d’amortissement sera divisé par deux alors que le coût financier de la fabrication sera divisé par quatre, rendant hors de prix la production d’électricité nuke par rapport à l’électricité photovoltaïque.

      Ce n’est qu’une question de 2-3 ans. Pour l’instant il y a des problème de stabilité dans le temps. Mais cette question est en passe d’être résolue. L’École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL), a passé des expériences en labo aux expériences en milieu naturel, une phase de pré-industrialisation des prévue dès fin 2020.

      Quelques sites, en commençant par le CNRS :

      https://lejournal.cnrs.fr/articles/photovoltaique-la-fievre-perovskite

      https://www.lechodusolaire.fr/cellules-solaires-a-perovskite-marche-2019/

      https://www.lechodusolaire.fr/cellules-solaires-a-perovskite-marche-2019/https://www.universalis.fr/encyclopedie/perovskites/4-le-fort-rendement-des-cellules-photovoltaiques-a-perovskite/

      Etc, etc.

      Amusant (enfin si cela marche ..) :

      https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/physique-cellules-photovoltaiques-dopees-cafeine-63516/


    • titi 9 novembre 10:56

      @amiaplacidus

      « N’avez-vous pas un peu le sentiment d’être schizophrène, ou alors de troller faute d’arguments valables ? »
      Bien au contraire.
      Si schizophrénie il y a, alors elle n’est certainement pas chez moi.

      Voilà des années que les écolos emmerdent le péquin moyen avec le CO2.
      L’argument principal étant le réchauffement climatique.
      Cela a conduit à interdire les voitures des centres villes, mais également à taxer les émissions. En France les entreprises paient un impôt sur leurs véhicules en fonction du CO2 émis.
      Bref toute l’activité du pays est grevée par les ayatollahs de l’écologie.

      Et voilà qu’arrive la transition énergétique...

      Et ces même ayatollahs s’en prennent au nucléaire alors même que c’est grâce à ce nucléaire que la France, est le pays à l’électricité la plus décarbonée (avec l’islande). Et là d’un seul coup : le CO2 c’est pas grave/
      Alors faudrait savoir ? C’est important ou pas le CO2 ?
      Faudrait mieux pas car depuis le diesel gate, les émissions en France sont en hausse ce qui est une première depuis 40 ans.

      Et ce que vous n’avez pas compris c’est que nos gouvernants eux ont très bien compris.
      Ils ont compris qu’on ne remplace pas une énergie pilotable au doigt et à l’oeil par des énergies renouvelables intermittentes.
      Et que le seul moyen de faire de l’énergie renouvelable-marketing-électoraliste, c’est de faire en parallèle de l’énergie nucléaire ou gaz pour palier aux creux de production.
      De fait on s’apprête à remplacer un système de production nucléaire avec un taux de charge de presque 100%, par deux : le renouvelable intermittent-électoraliste avec un taux à 40%, et le nucléaire/gaz-honteux pour assurer que les 60% restant et que le pays fonctionne.

      Mais vous êtes content : les panneaux solaire sont recyclables. Youpi !


    • titi 9 novembre 11:56

      « Les deux sites que j’ai cité (y compris celui de l’EDF) »

      Non toujours pas.

      Ce n’est pas le site d’EDF, mais le site EDF ENR, qui est un marchand de panneaux solaires.

      C’est eux qui ont promu ceci https://smartflower.com/ à une époque.

      Très bel engin, mais sensible au vent... un peu trop.. du coup il faut couler du béton (beaucoup) pour qu’elle soit stable voire qu’elle se replie complètement.





    • Eric F Eric F 10 novembre 10:48

      @titi
      effectivement, la « logique » de la transition énergétique devrait conduire à fabriquer les générateurs éoliens et solaire localement à partir d’énergie le moins productrice de rejets dans l’atmosphère, et en réduisant les transports. Alors que ce soient des entreprises chinoises qui détiennet la technologie on peut le regretter, mais on doit appliquer ce que la Chine a fait elle-même, à savoir exiger une fabrication locale : bienvenue aux entreprises chinoises pour produire en France ce qu’elles vendent en France.


  • rhea 1481971 8 novembre 10:39

    On fait du psychisme avec la fission nucléaire, c’est pour cela qu’ils

    insistent dans cette voie.


  • San Jose 8 novembre 12:27

    @ l’auteur

    .

    Quelle est votre opinion personnelle et que faut-il faire ? 


    • ZXSpect ZXSpect 8 novembre 17:44

      @San Jose
      .
      Sur le site observateurcontinental.fr l’auteur de l’article est Olivier Renault


    • ZXSpect ZXSpect 8 novembre 17:48

      @San Jose
      .
      Il faut lire, sur le site observateurcontinental.fr, les commentaires aux articles et les réponses des auteurs.


    • pemile pemile 8 novembre 20:04

      @ZXSpect « Il faut lire, sur le site observateurcontinental.fr, les commentaires aux articles et les réponses des auteurs. »

      Aucun commentaires visibles pour moi ?

      C’est géré par le script facebook en pied de page ?

      Pour le whois, LWS (France) + Key-systems (Allemagne)+ Infocos co (Russie), c’est pas simple ! smiley

      @Patrice Bravo
      Votre source html est invalide, il y a une erreur d’ancre mal fermée en pied de page (CGU)


  • zygzornifle zygzornifle 8 novembre 12:56
    Paris pas si inquiet par la déroute du nouveau réacteur nucléaire français

    Tant que le contribuable ne renâcle pas a payer l’addition ça peut durer encore longtemps .... 


    • biquet biquet 9 novembre 09:17

      @zygzornifle
      S’il n’y avait que l’EPR. 738 millions d’euros pour l’étude du dossier Astrid dépensés en 6 ans pour aucun résultat.


  • alexis42 alexis42 8 novembre 18:31

    Warning !

    Il est interdit de critiquer cet auteur prolifique et son abondance de sources ! smiley


  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 8 novembre 20:38

    Merde...les sociologues ne savent pas souder .


  • HELIOS HELIOS 8 novembre 21:58

    ... l’EPR francais, comme le finlandais ne sont en rien des catastrophes scientifiques, techniques, technologiques etc... ce sont des catastrophes POLITIQUES et consubstantielles au neo-liberalisme fou.

    Les entreprises, surtout les plus grosses « comme tous ces pingouins le souhaitent » jusqu’aux plus petites pme, : le ruissellement de l’incompetence coupable a fait son oeuvre :

    incompetence, corruption, prévarication... à tous les niveaux auxquels se rajoute la prédation, et une foultitude de merdes insupportables font que ceux qui savent bosser sont éliminés sans pitié des postes oú ils devraient être.

    Résultat... mais plus cela dure, plus Vinci, mais ce n’est pas le seul, gagne du fric. de plus, les « gentils » verts se félicitent... donnant des appuis aux politiques tous aussi peu conscient de l’interet public.

    La France aurait déjà du remplacer plus de la moitié des centrales existantes, c’est une honte... nous nous acheminons tout doucement vers une dépendance energetique dont le nucleaire fait aussi les frais : quand tout sera privé que se passera ils ? barrages, eoliennes (bon pour si peu...) etc... le gouvernement est bien plus fort pour faire ch... les automobilistes que pour prendre des decisions strategiques pour le pays.

    Une bonne decision est de revoir tous les appels d’offre qui ont obligatoirement des clauses de ruptures. le retard et les prix sont déjà suffisants pour refiler le bébé a des équipes de vrais pros, s’il en reste ou sinon suspendre, les former et tout reprendre... y compris Alsthom, car je ne sais pas si les ricains vont nous vendre NOS alternateurs.

    Cela fait 20 ans que je me bats contre des connards qui preferent des employés carrément cons pourvu qu’ils ferment leur gueules face aux erreurs et a tous les niveaux. Même le plus petit garage du coin n’accepte plus un employé serieux... il faut qu’il ne la ramène pas, quoi qu’il se passe : applique le protocole qu’ils disent !!!!

    Bon aller, cela met en rage de voir tout ce qu’on perd et tout ce que cela coûte a tous....


    • Eric F Eric F 10 novembre 18:36

      @HELIOS
      ce ne sont pas les politiques qui coulent du mauvais acier ou font de mauvaises soudures, le savoir-faire industriel a été mis en jachère et délocalisé pour compresser les couts, résultat alors qu’on savait faire dans les années 70 des centrales qui tiennent bien au delà de leur durée théorique, on ne sait désormais plus fabriquer et déployer un nouveau modèle.


  • nono le simplet nono le simplet 9 novembre 03:17

    le rapport de Floz est édifiant ...le chantier EPR est un sacré bordel ...


  • biquet biquet 9 novembre 09:24

    Les 2 EPR chinois fonctionnent et produisent, mais depuis qu’ils sont rentrés en production, l’agence de sécurité chinoise est devenue muette........très rassurant.


    • San Jose 9 novembre 12:14

      @biquet
      .
      Sacrée réflexion ! Et puis vous vous trompez : regardez, ils brandissent des petits drapeaux tricolores. 


    • Trelawney Trelawney 9 novembre 12:46

      @biquet
      Ils sont muets parce qu’ils ont construit 2 EPR et n’en construiront plus jamais d’autres. Leur politique énergétique qui est basée entre autre sur la construction de réacteurs nucléaires, s’orientent vers des produits moins puissants, moins chers et plus fiables. Ex Areva a perdu un client au profit des russes.
      Les chinois considèrent l’industrie nucléaire comme un moyen temporaire de se fournir en courant. Leur recherche et développement est axée principalement sur le solaire et certainement pas photovoltaïque, ainsi que sur le marémotrice et l’éolien.

      La France a fait le pari technologique du développement nucléaire et rien d’autre (surgénérateur, EPR, Iter, Astrid etc). Beaucoup de projets ont été stoppés pendant que d’autres sont dans l’impasse. L’argent dépensé là dedans a englobé tout le budget recherche français. Ce qui, dans les prochaines décennies, nous placera dans une dépendance énergétique. 

      Les pro nucléaires verront peut être le moment où la France achêtera à prix d’or, aux européens leurs surplus de courant éolien ou solaire. Ils diront encore que c’est la faute aux autres


    • San Jose 9 novembre 13:11

      @Trelawney
      .
      Vous savez que je vous tiens pour un romancier depuis que vous avez écrit que la filière du thorium n’est pas envisageable en France à cause du prix de l’importation du thorium. Un romancier dans le genre Sulitzer, dans le thriller technico-financier
      .
      On avait de l’argent pour la recherche mais on a tout dépensé et on n’en aura plus, c’est bête. J’espère que ça n’empêchera pas de régler jusqu’en 2040 le solde des 121 milliards de subventions allouées aux EnR jusqu’en 2017 pour 3% de la production française. Ce serait vraiment un comble.


  • Bellis 9 novembre 13:13

    Il y a t’il parmi les spécialistes autoproclamés qui écrivent des commentaires agressifs à propos de cet article quelqu’un capable de calculer le nombre de panneaux solaires que nous pouvons fabriquer avec l’énergie dépensée pour construire puis démonter une centrale nucléaire ? Sans oublier l’extraction du minerai d’uranium ? A vos calculettes !


    • San Jose 9 novembre 14:28

      @Bellis
      .
      Y a-t-il


    • San Jose 9 novembre 14:38

      @San Jose
      .
      Et m...de, à répondre en conduisant j’ai encore écrasé un hérisson ! (private joke)


    • Ruut Ruut 10 novembre 14:56

      Largement assez pour couvrir les besoins énergétiques de l’ensemble de la Nation en le combinant avec du stockage énergétique H2, voir Hydrique, et ce sur toute la durée du stockage des produits nucléaires.
      Le Nucléaire ce n’est utile que dans l’espace.


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