jeudi 26 décembre 2019 - par Bertrand Loubard

Paul Kagamé – Charles Onana[1] : le premier qui dit la vérité .... (1/.... ?)

« Assange a dit la vérité

Il sera extradé !!! »[2]

J’ai commencé ce papier le 09/12/2019. Je l’ai modifié ; complété et amendé lorsque l’actualité l’exigeait, jusqu’au jour de sa soumission à la Communauté des « Rédacteurs d’Agora Vox..... ». Certaines « choses » pourraient être dépassées .... Qui vivra verra ! Et bonne année 2020 à tous mes lecteurs potentiels.

Sous les titres « Judi Rever et Paul Kagamé : le premier qui dit la vérité ... »[3] (de 1/4 à 4/4) j’avais déjà évoqué la question de l’incident relatif aux prises de parole de Judi Rever[4] au cours de « lectures », « conférences », « entrevues », dans diverses institutions universitaires néerlandophones belges[5], prévues pour le début octobre 2019, à propos de son livre. L’incident avait été provoqué par un collectif de Juristes, d’Avocats, de Penseurs, d’Universitaires, de Scientifiques, de Chercheurs, de Politiciens, de Journalistes, d’Artistes et d’Historiens, tous membres en règle de cotisation de l’Intelligentsia du monde Académique, du monde des gens de biens, du Gotha des « Whistleblowers » du révisionnisme et autres « ismes » infâmants ........ (évidemment pas des « gens de rien », pas des « casses-toi », pas des « pauvres cons », pas des « édentés », pas des « karchérisés ».... !).

Je n’avais pas abordé l’aspect « planification de cette initiative interuniversitaire négationniste  », qui aurait été ainsi « qualifiée » par certains « gardiens de la doxa » ..... Mais à y regarder de plus près je constate qu’effectivement l’« occurrence » d’incidents congruents et à caractères troublants, incite à se poser des questions sur la synchronisation de l’advenue de ces « manifestations » et « contre-manifestations » ......... Je n’irai pas jusqu’à penser, comme certains, à l’« organisation–planification–coordination » consciente de ces initiatives du monde académique néerlandophone belge, avec la tenue, précisément, à l’époque, du procès en Cour d’Assises à Bruxelles, d’un certain Fabien Neretse, Rwandais présumé génocidaire (dont l’ouverture du procès avait été fixée depuis juillet 2019 au 24 octobre de cette même année). Un seul fait suffirait à mettre à mal cette suspicion de planification. En effet, l’Ex-Ambassadeur de Belgique au Rwanda de 1990 à 1994, Johan Swinnen, lors d’une allocution très protocolaire, devant un parterre de sommités du monde académique (et même politique) de la KUL[6] : avait déjà dit, dès le 9 mai 2019 : « ..... Il ne serait pas honnête de qualifier ses conclusions de frivoles ou superficielles. Elles devraient être prises au sérieux  », en parlant du livre de Judi Rever, et ce, bien avant la fixation des dates du Procès pour Génocide dont question ci-dessus. Il n’empêche que l’avocat de la défense du présumé génocidaire[7] de ce procès, un certain Jean Flamme[8], avait demandé à la Cour de faire témoigner Judi Rever, en tant qu’« experte de contexte ». Cela a été refusé par décision de la Présidente de la Cour d’Assises. La recevabilité de la demande de l’avocat ne semblant pas être en cause, se pourrait-il que ce soit l’« exercice du pouvoir discrétionnaire de la Présidente de la Cour d’Assises » qui ait fait que cette demande ait été rejetée ? Ce qui poserait, cependant, selon moi, la question du témoignage de Colette Braeckman, journaliste du quotidien « Le Soir » de Bruxelles, qui, elle, a bien été entendue, comme d’habitude en l’occurrence, en tant qu’experte de contexte, le 17 novembre (témoignage repris, lui, dans un reportage de J.-F. Dupaquier[9]). En effet, ne semblerait-il pas que, bien que « la Présidente, dans l’exercice de son pouvoir discrétionnaire, est tenue de respecter les droits de la défense qui sont les corollaires des principes primordiaux de la contradiction, de la publicité et de l’oralité des débats[10]  », cela n’aurait peut-être pas été le cas, dans la présente situation ..... ? Car, quand on lit le rapport du témoignage de Collette Braeckman on peut se demander si les concordances ou discordances avec celui de Judi Rever n’auraient pas été susceptibles d’apporter au Jury des informations que cette confrontation aurait, peut-être, pu susciter.[11]

Mais tout ceci semble bien être une coïncidence troublante, mais évidemment rien qu’une coïncidence, mais certainement pas une « diversion organisée ». Et cela en resterait là, si soudainement ne se déchaînait dans la presse belge, suivant mon correspondant sur place, un tir groupé de « révélations »  :

1) « Le Soir » du 22/11/2019 (Rubrique « A la Une » - P7) Sous-rubrique : Renseignement.

La Belgique comme terrain de jeu des espions rwandais. Enquête par Louis Colart [12] :

Paul Kagamé dixit[13] : « Note pays, comme tous les pays, fait du renseignement. Nous avons toujours tenté de connaître nos ennemis et de savoir ce qu’ils font, où qu’ils se trouvent, dans le cadre de nos droits. A vrai dire j’aimerais pouvoir avoir accès à cette technologie ! Mais elle coûte très cher et je sais qu’il y a de meilleurs façons de dépenser mon argent [14] ».

2) Le Soir du 07/12/2019 - Le ministre belge de la Justice, le confirme :

« ...Les services secrets rwandais sont bien actifs en Belgique. Tentatives de piratage, surveillance et intimidations visent depuis des années plusieurs membres de l’importante diaspora rwandaise de Belgique. ...... Le contre-espionnage belge voit le Rwanda comme le troisième pays le plus actif après la Russie et la Chine  ».

3) Le 09/12/2019 : sous le tire : « Les petites « erreurs » des dirigeants et des services de renseignements occidentaux sur le Rwanda » Charles Onana écrit[15] :

« .... Maintenant, la presse belge révèle que pendant que la Sûreté d’État, le renseignement civil belge, lutte contre l’ingérence des services secrets rwandais sur le territoire du royaume, son pendant militaire, le service général du renseignement et de la Sûreté (SGRS), dépendant du ministère de la Défense, a signé en 2016 un accord de coopération[16] avec Kigali. »

En fait il n’y a rien de bien neuf dans ces annonces. C’est « simplement » les effets collatéraux d’une guerre des polices et des services de renseignements, en Belgique, comme partout ailleurs, dans le « monde des services secrets » ..... il y a des infiltré(e)s, des agents doubles, triples, des « deuxièmes bureaux », de l’or, des diamants, du kiff, du coltan, des gamins et des gamines, des organes, de la propagande et des peaux de bananes entre collègues et néanmoins « amis[17] ». De plus, faut-il rappeler à propos des légitimes soucis sécuritaires de Paul Kagamé, qu’en 2009, déjà, à son retour de l’AG de l’ONU, le Ministre belge des Affaires étrangères de l’époque, Yves Leterme, avait déclaré[18]  :

« .........Il m'est arrivé d'être choqué quand, lors d'un face-à-face avec un dirigeant étranger - que je me refuse à citer[19] -, celui-ci m'a demandé si je pouvais l'aider à arrêter, voire à tuer des gens ».

Mais que vient donc faire Charles Onana dans tout cela, me direz - vous ? A part l’extrait de l’article repris ci-dessus, il a publié un livre[20] « Rwanda, la vérité sur l'opération Turquoise : Quand les archives parlent », qui, je l’espère, donnera matière à infirmer ou confirmer certaines de mes déductions, certaines de mes élucubrations, assertions et réflexions, certains de mes renseignements et de mes raisonnements .... et surtout donnera des réponses aux 10 questions que je me pose, in petto depuis plus de 25 ans et, « publiquement », depuis près de deux ans sur :

(Cfr https://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/kigali-du-6-avril-1994-au-6-avril-203038)

Déjà le 12 septembre, 2018 sur http://www.therwandan.com/fr/israel-rwanda-les-masques-tombent/ Israël-Rwanda  : les masques tombent, Onana avait mis en évidence les multiples liens des diverses mouvances des services secrets rwandais avec les services secrets occidentaux et, entre autres, avec ceux d’Israël, en particulier. C’était bien avant la « mort » de Jeffrey Epstein. Or de cet « homme d’affaires », on ne connaît que les frasque sexuelles ou à peu près. On ne souligne quasiment jamais la « face cachée de l’iceberg » (sic !) .... car il pensait « dormir sur ces deux lauriers » (resic !) quand « on » lui a dit qu’il n’avait qu’à aller se « faire pendre ailleurs » ... adjonction à laquelle il a obtempéré d’ailleurs sans difficulté et avec le plus grand empressement. Or ce serait surtout pour ses exploits d’espion, en faveur d’Israël ou pour le compte de ses services de renseignement en cyber-technologie de pointe qu’il aurait été « suicidé » par pendaison. De plus, rappelons-nous : Jeffrey Epstein est grand donateur de la Fondation Clinton et même de « l’Initiative Clinton pour l’accès à la santé (CHAI) » et la « Clinton Global Initiative »[21]. Clinton et lui ont beaucoup voyagé ensemble, sur Lolita Express, (mais là, en service commandé pour crampe « humanitaire » urgente) mais aussi en Afrique et plus particulièrement au Rwanda. Lors de l’un de ses voyage, à Kigali en mars 1997, Clinton s’est même désolé sur la méconnaissance que son administration avait de la situation au Rwanda de 1994. Mais, ce n’est pas tout, car Jeffrey Epstein serait un proche d’un certain Erik Prince qui lui aussi serait un espion (et peut-être même, de mèche avec Epstein, pour ce qui est de leurs répondants israéliens : Mossad, Shabak, Aman, Unite 8200 et tuti quanti) pratiquant le même type de trafic dans le domaine de la cybercriminalité politico-militaire. Carbybe 911, Black Cube, Pegasus, Cambridge Analytica (CA), « Emerdata Limited », « Frontier Services Group » où gravitaient Epstein et Prince ne sont que quelques-unes des compagnies que, justement, Kagamé aurait bien aimé implanter au Rwanda et en Belgique « si elles n’étaient pas aussi chères  », comme le rapporte Louis Colart ci-dessus (sous 1). On comprend cependant mieux le rapprochement Israélo-Rwandais et le fait que Kagamé et Netanyahu soient devenus copains « cul et chemise » depuis avril 2019. Il en est de même de la haute fréquence des visites et participations de Kagamé à tous les salons et happenings de la cybernétique[22] et autres[23] fêtes des technologies de pointes y compris pour les armements.

Erik Prince est le fondateur de la sinistre « private military company » (PMC) Blackwater, en 1997. Il faut savoir qu’il n’est pas un précurseur en la matière en effet la PMC « Executive Outcomes » (EO) avait été fondée (en Afrique du Sud) en 1989, par un ancien Lieutenant - colonel des « Forces de Défense d’Afrique du Sud », Eeben Barlow. Celui-ci présente ses façons de travailler de la manière suivante :

« EO ne faisait connaître où elle intervenait que lorsque les médias étaient déjà bien au courant. À part cela, l'entreprise devait se protéger, protéger ses clients et garder ses déploiements secrets. J'ai écrit sur nos contrats en Angola, en Sierra Leone, en Indonésie, en Ouganda, mais je passe sous silence le Rwanda, le Zaïre, etc. Pas besoin de réveiller les chiens endormis » [24] ..... « Le contexte d'autres conflits tels que le génocide rwandais et une demande d'assassiner un politicien africain sont également couverts »[25]. (traduction personnelle)

On peut aussi trouver à propos des PMC et du Rwanda sous la plume d’Eric Pape et Michael Meyer dans Newsweek International[26] :

« Puis vint 1994 et le génocide au Rwanda. Executive Outcomes a proposé de déployer 1 500 soldats pour créer des zones sures et arrêter le chaos au coût de 150 millions de dollars sur six mois. Selon divers rapports, le plan a été examiné par l'administration Clinton mais a été rejeté ».

Et d’après David Isenberg le 08/08/2008, en confirmation, dans le Middle East Times

« ......... pendant que le génocide rwandais se déroulait, les employés de l'EO avaient en fait été contactés par les Nations Unies au sujet de l'opération au Rwanda. En fait, on leur avait demandé de venir à New York pour informer leur projet de plan quand il a été soudainement annulé. À ce jour, la raison n'a jamais été révélée publiquement, bien que, non expliquée, elle seraitt que les Nations Unies se sont simplement rendues compte que les États membres n'approuveraient jamais une telle opération »[27].

Dès lors il faut espérer que Charles Onana ait exploré cette piste des PMC et l’ait croisé avec les archives de l’Opération Turquoise. En effet, on pourrait comprendre la phrase étrange du Général Dallaire : « Kagamé préférait Turquoise à la Minuar II  ». On pourrait aussi comprendre la mystérieuse déclaration de Samantha Power : « .... Dans les premiers jours du génocide, quelques deux douzaines de nos US forces se sont rendues à Kigali pour une mission de reconnaissance de 24 heures ..... ». En apprendra-t-on sur le volte-face de Louise Arbour dans l’affaire du rapport Michael Hourigan[28] ? Sur la mission secrète du Lieutenant belge de la Minuar, Lotin, au Parc de l’Akagéra le jour de l’attentat du 6/4/1994 ? Sur la « destitution » de Carla Del Ponte du TPIR ? Sur les accusations du Ministre belge des Affaires Etrangères Willy Claes et celles de Boutros Boutros Ghali : « Ce sont les USA qui sont responsables à 100 % » ? Sur la réflexion du Colonel Marchal de la Minuar : « ...certaines réalités de l’imbroglio ... et du jeu de dupe qui se déroulait à Kigali ». Sur celle de l’Ambassadeur belge au Rwanda ; « Dans quelle pièce, nous avait-on fait jouer ? » Sur celle de Dallaire lui-même : « Qui tirait les ficelles ? » ? Sur les questions de la présence des troupes US en provenance de Stuttgart et de celles, du 11th MEU du Peleliu de l’opération « Distant, Runner » pour un débarquement amphibie à Mombassa, depuis Mogadiscio et une opération héliportée de Mombassa à Bujumbura ?

Donc jusqu’à preuve du contraire il n’y a pas de planification entre Judi Rever, Charles Onana et le procès de Fabien Neretse.

(A suivre ?)

 

[1] Auteur de : « Rwanda, la vérité sur l'opération Turquoise : Quand les archives parlent » Edition « L’Artilleur » - EAN13 9782810009176

[2] Guy Béart ( ?)

[4] Auteur canadienne de : « In Praise of Blood – The crimes of the Rwanda Patriotic Front » - ISBN 978-0-345-81209-4

[5] Brussel, Leuven, Gent, Antwerpen

[6] Katolieke Universiteit Leuven (Belgique)

[7] A l’époque de la première rédaction de ce billet, soit le 09/12/2019

[8] Auteur de « Rwanda 1994 » aux éditions Van Halewyck - 2019

[9] Repris sur le blog de C. Braeckman

[11] Fabien Neretse a été reconnu coupable le 19/12/2019 par la cour d’Assises de Bruxelles de crime de génocide et de crimes de guerre. Il a été condamné à 25 ans (requis 30 ans) de réclusion compte tenu de circonstances atténuantes liées à son âge : - https://www.rtbf.be/info/societe/detail_proces-rwanda-fabien-neretse-reconnu-coupable-de-crime-de-genocide?id=10392172

[14] Par exemple : 30.000.000 £ pour Arsenal (en difficultés financières, d’autres parts), 10.000.000 € pour le PSG propriété du Qatar Investment Authority (QIA) et une « Kigali Arena » couverte (et climatisée) le plus grand stade couvert d’Afrique, pour le basket..... et une animation haute en couleurs sur - https://www.youtube.com/watch?v=0n6K00caHQc – En québécois aréna signifie patinoire de hockey sur glace

 

[16] « Confidentiel » – « Secret » - « Classifié » ?

[17] " Quand on est trop proche ami de certains on ne doit pas chercher loin ses ennemis ".(Adage rwandais)

[19] Suivez mon regard ! ...... Ne s’agirait-il pas d’un des deux coprinces d’Andorre ? Joan-Enric Vives i Sicília ou alors Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa ?

[20] Plus de 600 pages aux Editions « L’Artilleur » - EAN 139782810009176 – 30/10/2019

[22] cybernétique, science des interactions entre les mécanismes, ayant pour application principale la réalisation de robots programmables à apprentissage

[23] Cloud & Cyber Security Expo, Big Data World, Data Centre World, Salon des nouvelles technologies de Paris, Vivatech, BlackHat USA, InfoSecurity Europe, ICS Cyber Security Conference, DEF CON etc., etc. …https://www.cloudexpoeurope.fr/csep/liste-des-exposants

[25] Ibidem



4 réactions


  • Olivier Perriet Olivier Perriet 26 décembre 2019 10:58

    Paul Kakagué en vadrouille chez les espions belges, ou Tintin au Pays des Milles collines.

    J’ai renoncé à acheter Charles Onana, car j’ai déjà lu Noires fureurs Blancs menteurs, si vous me permettez cette petite auto promotion  smiley


    • Bertrand Loubard 26 décembre 2019 12:11

      @Olivier Perriet

      Merci pour votre commentaire. J’ignore encore si ONANA va croiser, dans son livre, les faits qui sont repris dans plusieurs documents que j’ai référencés dans mon texte. J’espère que la lecture (en cours) de son livre me donnera les réponses que j’attends et qui confirmeront ou infirmeront mes conclusions sur le drame rwandais et le Génocide des Tutsis du Rwanda.
      Il faut savoir que la Présidence du Rwanda avait entrepris une action en justice contre Charles Onana, vu l’opinion qu’Onana exprimait vis-à-vis des culpabilités dans le Génocide des Tutsis du Rwanda. Cette action a été abandonnée ... pour quelles raisons ??? On peut donc s’attendre maintenant qu’elle soit réactivée ... sinon ...pourquoi ?. Les attaques dont est « victime » Judi Rever sont révélatrices du désarroi que cause la « main levée des scellés » qui plombait une approche objective d’une réalité qui pourrait se révéler effroyable .... Pour Pierre Péan, un des fondateurs de SOS – Racisme, il faut savoir qu’il a gagné son procès contre ce même SOS-Racisme au cours duquel, un certain Dominique Sopo aurait déclaré : « Invoquer le sang des Hutus c’est salir le sang des Tutsis ». Mais je crois qu’il faut comparer l’analyse des « Archives de l’Opération Turquoise », selon Onana avec les conclusions de « Noires fureurs, Blancs menteurs » selon Péan.
      Bien à vous.


  • Robert 26 décembre 2019 13:14

    @Bertrand Loubard

    Il y a beaucoup de thèses qui s’affrontent concernant ces évènements sombres et malheureux du Rwanda ! Des gens comme Onana et Rever (et vous ?) passent beaucoup de temps à marteler vos arguments qui sont pour l’essentiel déjà archi-connus et répétés jusqu’à saturation ! Informations qui bien souvent émanent de sources indéterminées, peu crédibles, voir erronées.

    Comme il est difficile de dénouer le vrai du faux dans cette histoire, attendons le résultat de l’analyse des archives de l’Elysée qui ont le mérite de l’objectivité historique.

    En attendant, je vous invite à vous intéresser au cas de François De Grossouvre dont l’histoire est sur wikipedia. Ce sont des faits qui ont eu lieu à l’Elisée et ne peuvent être l’objet d’aucune mystification (d’aucun intervenant) vu la qualité et l’importance des témoins directs !

    Un autre argument parmi beaucoup d’autres ; tout le monde sais que la CIA a soutenu Kagame avec ses moyens électroniques il savent beaucoup de choses puisque toutes les communications ont été enregistrées durant ces tristes évènements. Mais ils ne communiquent pas leurs informations comme vous le savez ! 

    Croyez vous que compte tenu des informations dont ils disposent ils soutiendraient un dictateur qui aurait fait périr cyniquement une partie de son peuple ? Les américains opportunistes en seraient capables, mais pas les israéliens pour qui la cause génocidaire est sacrée ! Ne sont ils pas tous les deux à Kigali ?

    Expliquez moi donc ça ?


    • Bertrand Loubard 26 décembre 2019 15:06

      @Robert

      Merci pour votre commentaire. C’est vrai que la mort de Grossouvre est énigmatique...mais vu que cela est raconté sur Wikipédia ... on ne peut que rester sceptique. Surtout qu’« on » y rapporte qu’il « aurait dit », en apprenant l’attentat du 6 avril : « Les cons, ils n’ont pas fait ça ! » (Citation relatée à Colette Braeckman par un enquêteur belge qui avait été en contact avec ses homologues des services français !!!!). Pour le reste, les divers services de renseignements de tous les pays du monde sont connus pour se « battre » entre eux. Tant les bons que les mauvais de la CIA, NSA et autres (pour les USA) que ceux d’Israël, de France , du Canada, Du Royaume-Uni ... les guerres des Polices ne sont pas l’apanage d’une nationalité .... Vous dites : « Croyez- vous que compte tenu des informations dont ils disposent ils soutiendraient un dictateur qui aurait fait périr cyniquement une partie de son peuple ? » Je vous réponds : combien de temps aura-t-il fallu pour que les informations sur les véritables auteurs du Massacre de Katyn soient connues ? De plus Kagamé a, lui-même, reconnu implicitement qu’il y avait un « prix à payer » (pour les « petits » Tutsis de l’intérieur) et a refusé toutes demandes de cessez-le-feu durant le Génocide .... Alors ?
      Bien à vous.


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