lundi 10 février - par Bertrand Loubard

Paul Kagamé – Charles Onana : le premier qui dit la vérité .... (3/3 ?)

« Meyssan a dit la vérité :

Au Liban s’est-il réfugié... ? »[1]

 

Si je cite Thierry Meyssan dans mon exergue c’est que justement Charles Onana[2] fait allusion à cet « auteur » à propos de Patrick de Saint Exupéry et Mehdi Ba. Ceux-ci ont collaboré au périodique « Maintenant » dont Meyssan était un des rédacteurs en chef (85-86). Et effectivement chacun des deux compères peut-être affublé du sobriquet « La Voix de Son Maître » (Kagamé). Cependant Meyssan, qui entre temps s’est distancé des Mehdi Ba et autre Michel Sitbon, laisse malgré tout, son « Réseau Voltaire » ouvert tant à Jean Carbonare[3] (†2009) qu’à Pierre Péan[4] (†2019). Or justement si on reprend les articles signés Thierry Meyssan sur le « Réseau Voltaire » on s’étonne de ne trouver, de sa part, aucune approche ou analyse « critique » de la situation du Génocide rwandais vis-à-vis de la politique française. Cette position, assez en retrait par rapport à ses habitudes, me rappelle qu’à la demande que j’avais formulée à William Blum[5] (†2018) de savoir pourquoi il ne parlait pas dans ses livres[6] de l’implication US dans le Génocide au Rwanda, j’’avais obtenu, de sa part, peu avant sa mort, la réponse suivante : « My apology ...... I have not closely examined the Rwanda case and because of health reasons will probably never do so. But I know that others share your view. Bill Blum”. Probablement que Meyssan, lui aussi, n’a pas encore eu le temps d’examiner de près le cas du Rwanda !. Ce qui est regrettable compte tenu de ses positions claires, de ses connaissances pointues (surtout vis-à-vis de l’administration Clinton) et, sans doute aussi, sa méfiance vis-à-vis de la France !

 

Pour en revenir au Livre d’Onana, il faut quand-même, lui donner un grand coup de chapeau pour avoir osé donner la signification originelle du mot « Inyenzi ». En effet il s’agit d’un mythe soigneusement entretenu, partie intégrante de la propagande. Car si le mot signifie bien en français « cafard, cancrelat ou blatte »[7] (termes méprisants pour les « bazungu/kazi ») il est, en fait, l’acronyme de :« Ingangurarugo Yiyemeje Kuba Ingenzi » soit « Le combattant de la milice Ingangurarugo qui s’est donné pour objectif d’être le meilleur », nom de guerre dont les milices Tutsies s’affublaient durant la période 60-63[8]. Il fallait et il faut encore que cette mise au point soit faite pour souligner de « La Saga » les aspects les plus pervers dont elle use pour rallier les convictions. Surtout celles des « bons blancs » respectueux des valeurs de la Communauté Internationale Amie du Peuple rwandais et ayant une horreur congénitale des blattes, cafards et autres cancrelats. Faut-il rappeler que ce nom a été adopté par les Inyenzi, entre autres raisons, parce que leur tactique consistait en attaques terroristes de nuit et « disparitions-infiltrations » dès le lever du jour .... comme le font les « blattes, cafards et cancrelats » naturels ... Faut-il préciser que les premiers Tutsis à avoir fui le Rwanda étaient des opposants aux mesures de « modernisation » que le Mwami, peu avant l’indépendance, avait envisagées de prendre, entre autres, à propos de l’Ubuhake .... et cela bien avant les premiers signes des pogroms qui allaient survenir quelques années plus tard ... !!!!

 

Mais si Onana fait bien de mettre en évidence la dialectique des propagateurs de la vraie et seule vérité, il pourrait aussi relater quelques autres détails qui cependant sont connus et qui ne reçoivent pas, jusqu’à présent, de relation digne de ce nom (sauf les éventuelles accusations de négationnisme et autre complotisme classiques, sans plus) ...

 

Quelques exemples :

 

1 - Colette Braeckman rapporte dans « Le Soir », quotidien de Bruxelles, du lundi 05/12/1994 : « Vous (Kagamé) avez capturé 18 militaires français dans la région de Kibuye, la veille de l’opération Turquoise. Pourquoi avoir refusé d’en faire état ? » ; « Nous (Kagamé) avons conclu un gentlemen's agreement afin que personne ne perde la face et aujourd’hui encore je préfère ne pas en parler ».  ; ce qu’Onana ne reprends malheureusement pas, bien que caractéristique des petites phrases assassines de l’intoxication efficace. Mais évidemment Collette Braeckman (qui n’a de formation journalistique que « sur le tas », ce qui n’est pas un mal, en soi) bien qu’ayant étudié l’interprétariat ne prend pas en compte l’aspect spécifique de l’oralité dans la culture rwandaise, connu sous le nom d’« Ubwenge », quand elle rapporte : « ..... Avec aplomb, sans que rien ne révèle un trouble éventuel, à part les mains qui s'agitent et des longues jambes qui se croisent ou se déplient, Kagamé peut nier les évidences, mentir en vous regardant droit dans les yeux »[9]. C’est édifiant de lire les deux citations l’une après l’autre .... d’autant plus que les rapports des commissions Mucyo et Mutsinzi ne reprennent la « révélation » du « gentlemen's agreement » de Kagamé !!!

 

2 - Mon informant (conseiller-expert européen dans un département ministériel rwandais à Kigali, à l’époque des faits) m’a rapporté un incident étrange. Le 6 décembre 1990, Kangura, dans un des premiers numéros du torchon bien connu de la propagande extrémiste hutu, est publié sans vergogne l’infâme pamphlet des « 10 commandements du Hutu ». Mon correspondant, ayant la confiance d’un de ses collègues rwandais (celui-ci étant assez « progressiste », c.-à-d. « hutu modéré »), exprima à ce dernier sa franche réprobation sur la publication de ce document qu’il qualifiait, opportunément, d’appel à la haine raciale devant être dénoncé officiellement comme une propagande absolument condamnable (ce qui n’a pas été fait par les autorités rwandaises à ce moment, à ma connaissance). A son grand étonnement, son collègue, hutu modéré, lui a rétorqué : « Mais c’est l’« équivalent Hutu » des 10 commandements du Tutsi de 1963 ! ». Je ne croyais, évidemment, pas plus que mon correspondant, en cette explication qui nous paraissait une « pirouette » .... Mais, après quelques 20 ans depuis la relation de cet incident, je suis tombé par un hasard tout à fait quelconque sur les documents ci-dessous référencés[10] [11] [12]. Et là, on parle explicitement des « 10 Commandements des ABATABAZI, membres de l’association terroriste créée par François RUKEBA et par NDAHINDURWA » dans « Toute la vérité sur le terrorisme INYENZI au Rwanda. - Décembre 1963-Janvier 1964 ». Alors, .... qui croire ? Tout en affirmant que Kangura a été un instrument de diffusion de la haine et de la violence, entrant dans la genèse du Génocide ..... ne peut-on constater que ce que disait cet « fonctionnaire Hutu modéré » pourrait-être exact, sous réserve d’analyser ces soi-disant « 10 commandements du Tutsi » ? ... Qui a parlé jusqu’à présent de cet aspect des choses ? J’espère que dans mon lectorat, ceux qui auraient des renseignements à ce sujet, feront un commentaire qui pourrait confirmer ou infirmer cette information.

 

3 - Du même informant et avec le même collègue rwandais « hutu modéré » un autre incident. Peu après la signature des Accords d’Arusha le bruit s’était répandu à Kigali que le Président Habyarimana avait, lors d’un meeting à Ruhengéri, déclaré en Kinyarwanda « Les accords d’Arusha[13] ne sont qu’un chiffon de papier ». La version du collègue rwandais a été celle-ci : « Le Président se rendait en voiture privée dans son village natal au nord de Ruhengéri. En traversant cette dernière ville il aurait aperçu un « groupe d’animation » de la Jeunesse MRNDD qui se livrait à des répétitions d’animation ».[14] ?Le Président, s’étant arrêté, aurait effectivement dit devant ce groupe de jeunes militants : « S’ils ne correspondent à rien dans le cœur, alors, les Accords d’Arusha ne sont qu’un chiffon de papier ». Cette phrase n’a pas été enregistrée ne s’agissant absolument pas d’un meeting officiel mais bien une prise de parole improvisée. Même si elle peut être dangereuse dans sa seconde version, dans le sens où l’ubengwe du kinyarwanda use et abuse de l’antiphrase, il eut été inconscient de la part d’Habyarimana de la prononcer, même officieusement devant ses jeunes activistes, alors qu’il savait que, depuis la visite du Pape au Rwanda en septembre 1990, des jeunes infiltrés ougandais étaient entrés, en nombre, jusque dans les rangs même de ses « partisans ». De Ruhengéri à Mulindi il n’y a que 50 km à vol d’oiseau. Et les infiltrations du FPR étaient connues depuis février 93. Dans ces conditions, il semble quand même assez téméraire d’en faire référence dans des textes qui font autorité. Johan Swinnen, l’Ambassadeur de Belgique au Rwanda, qui n’assistait pas à cette prise de parole et qui ne parle pas le kinyarwanda a dû recevoir de « quelqu’un » la traduction de la phrase. De quelle personne bilingue ? De quelle personne présente sur les lieux ? Et de quelle phrase ? N’est-ce pas imprudent de la part d’un Ambassadeur que, dans son livre (« Rwanda mijn verhaal » qu’on m’a traduit du néerlandais en français), c’est par trois fois qu’il fait référence au « chiffon de papier » !!!!

 

Les 200 dernières pages (sur plus de 600) et la conclusion de 40 pages du livre de Onana « résument » parfaitement, d’une manière magistrale la complexité de la situation dans laquelle se sont retrouvés les Services de Renseignements français, l’Armée française, le Gouvernement français et toutes les autres parties (françaises) prenantes au conflit, dans un jeu où l’internationalité des intérêts a masqué la réalité des faits et la tragédie de tout un peuple. Le génocide bien entendu, a focalisé tous les instruments d’« analyse et d’observation ». La presse, ou bien a été complice, ou bien s’est laissée bernée, comme le touriste crédule de la place Jemaa El Fna à Marrakech se laisse leurrer par le charmeur de serpent qui fait croire que c’est sa musique qui hypnotise le cobra alors que ce sont les mouvements de la flûte qui fascine le reptile. Le Génocide des Tutsis du Rwanda est comme un trou noir qui absorbe tout ce qui orbite dans sa périphérie, jusqu’‘à la lumière ....... Mais personne ne sait si un trou noir, à l’inverse d’un Génocide, n’a pas de face cachée ..... et malheureusement la propagande, elle, comme le diable, se trouve dans les détails .....

 

Une « Commission Vérité, Justice et Réconciliation », aura-t-elle jamais lieu ? Car tous les dossiers devraient être ouverts ensemble, au même moment et sur la même table. Se pourrait-il que cela n’arrive que dans 40 ans[15]. En effet, actuellement ce sont les pays tels que les USA, le Canada, la Grande-Bretagne, la Belgique et Israël qui sortiraient, de la tragédie rwandaise, et des conclusions de cette « Commission », plus noircis que la France, seule à avoir tenté quelque chose de concret et qui se voit accusée de l’intérieur.

(Fin ?)

 

 

[1] Sur le mode « Guy Béart » ( ?)

[2] Auteur de : « Rwanda, la vérité sur l'opération Turquoise : Quand les archives parlent » Edition « L’Artilleur » - EAN13 9782810009176

[3] Président de Survie France

[4] Journaliste d’investigation L’un des fondateurs de SOS racisme, avant de s’en séparer n’acceptant pas les dérives de certains dirigeants de cette association (Dominique Sopo)

[6] “Rogue State : A Guide to the World's Only Superpower” ISBN-10 : 184277221X - Zed Books Ltd ; Édition (2002) et « Les guerres scélérates » ISBN : 2841901165 - Éditeur : Parangon (2004)

[7] Bien qu’on ne retrouve pas ce mot dans le dictionnaire du Kinyarwanda de Coupez († 2006) publié en 2003 par l’Université de Butare.

[8] Allan Thompson : “The media and the Rwanda genocide” (2007), 463 pp., pp.84-85

[9] Colette Braeckman, Les Nouveaux Prédateurs, Paris, Editions Fayard, 2003, p. 213

[10] A.G.M.Afr.Nº720623, « Les 10 commandements des ABATABAZI, » Oct. 1959 ; “Une mise au point de l‟UNAR,” in Nkundabagenzi, Rwanda Politique, 108-11 ; Murego, La Révolution Rwandaise, 903 ; Linden, Church and Revolution, 267

[11] https://repositories.lib.utexas.edu/handle/2152/9918?show=full

Toute la Verite sur le Terrorisme Inyenzi Au Rwanda (8.746Mo)

[13] 04/08/1993

[14] « La Jeunesse du parti du Présiden »t deviendra, plus tard les Interahamwe de sinistre mémoire, mais à l’époque n’était pas encore organisé en milices

[15] Krystyna Piorkowska, représentante de la Fédération des Familles de Katyn en 2013 : “Réaliser de façon documentée que ces officiers américains ont permis en 1943 à leur gouvernement de savoir ce qui s‘était réellement passé est quelque chose de dévastateur car cela confirme qu’il existait depuis le début un programme de mensonge ». Programme qui a duré 70 ans !



8 réactions


  • Thierry Meyssan 11 février 17:20

    Réponse de Thierry Meyssan

    J’étais effectivement l’un des rédacteurs en chef du magazine Maintenant en 1985-6. Je n’ai pas à rougir de ce travail.

    Je ne connaissais pas l’Afrique à cette époque. J’ai organisé seul et de ma propre initiative la conférence de presse internationale (70 pays représentés) au Sénat qui a ouvert mondialement la polémique sur le rôle de l’Eglise catholique au Rwanda. Je n’ai pas fait plus, mais ce n’est pas si mal.

    Dès années plus tard, j’ai réalisé que, si la France du président Mitterrand avait une responsabilité, je m’étais trompé en ne voyant que le Rwanda. Cette guerre et ce massacre n’ont de sens que par rapport à la guerre des Grands Lacs dont le total des victimes se chiffre en millions de morts. J’ai alors découvert les travaux sur le rôle d’Israël et des Etats-Unis. J’ai fait la connaissance de responsables de divers pays qui s’étaient battus en RDC.

    Je me suis alors rapproché du capitaine Paul Barril dont je suis devenu ami et nous avons travaillé ensemble.

    Je n’ai jamais écrit sur le Rwanda lui-même, mais un peu sur la guerre des Grands lacs. Je suis désolé de ne pas en être capable car trop ignorant.

    Ne vous méprenez pas sur mon action.

    Thierry Meyssan


    • Bertrand Loubard 11 février 23:10

      @Thierry Meyssan
      Merci de votre intervention. Je ne me méprends absolument pas sur votre action. Au contraire j’apprécie votre position même si je ne devais pas en partager tous les points de vue. Je voulais vous citer, car dans son livre Onana semblait un peu mettre votre position vis-à-vis de 9/11 en « porte à faux ».... Je suppose que vous avez pu lire P 323 dans « Rwanda la vérité sur l’Opération Turquoise » ce qu’Onana rapporte : « Thierry Meyssan l’auteur, en 2002, de « l’Effroyable Imposture », un livre soutenant que, pour reprendre son sous-titre, « aucun avion ne s’est écrasé sur le Pentagone, le 11 septembre 2001 ».
      Personnellement, je crois qu’il faut approcher la tragédie rwandaise avec énormément de précaution. J’ai beaucoup apprécié certains ouvrages récents (Charles Onana, Judi Rever, et aussi Thierry Cruvellier, Barrie Collins, etc....) mais et, sans doute, surtout, les plus anciens (Jan Vansina « Le Rwanda ancien » Karthala, etc....). J’aimerais approfondir Newbury C & D et Luc de Heusch et quelques autres, difficiles d’accès, pour moi.
      Je crois Paul Barril très sincère et convaincu honnêtement. Mais qui ne pourrait ne pas être leurré dans ce marasme géopolitique des guerres des Grands Lacs. ? Si je nuance mon approche des écrits du Professeur belge Filip Reyntjens, je ne peux m’empêcher de voir dans sa position un fluage (en retrait) par rapport à ce qu’il a été un peu trop impétueusement (selon moi), dans son adhésion à son approche des écrits d’Alison Desforges dans les années pré-génocide.
      Même si l’Opération Turquoise est le résultat de conflits internes français avec tout ce que cela a comporté de risques (et peut être d’erreurs), je ne peux pas croire à l’hypothèse d’une volonté de soutenir les génocidaires vis-à-vis des puissances coalisées que constituait à l’époque la communauté internationale (USA, Canda, Grande-Bretagne, Belgique, Israël). Les résultats sont là et avaient dû certainement être évalués militairement et prévus par les stratèges, avant Turquoise. Le virage immédiat du régime Rwandais vers l’anglophonie et le Commonwealth laisse rêveur. Comme d’ailleurs, son bilan sur le plan de la démocratie, de la paix et de liberté et des « exportations. Il en est de même avec ses prises de positions actuelles vis-à-vis, entre autres, de ses voisins : RDVC, Ouganda, Burundi ... mais surtout d’Israël ..... Il semble bien qu’il ne faille, d’ailleurs, plus trop attendre pour que le péril islamique justifie des initiatives protectrices de nos valeurs ..... par contractants de tous bords, interposés.
      Quant à la position de l’Eglise Catholique, là encore e crois qu’il faut faire une distinction entre ce qui a été rapporté et qui est vrai et ce qui est partie intégrante de la désinformation qu’Onana dénonce, selon moi, d’une manière convaincante.
      Bien à vous.


    • myrrhe-lit-on prong 12 février 01:16

      @COHIBA-Esplendido-178x49

      Réponse de Thierry Meyssan

      >c’ est pas le genre du vrai de parler a la troisième personne smiley


    • Bertrand Loubard 12 février 20:33

      @prong
      Au moins Messyan s’est exprimé ... C’est déjà quelque chose ...Car ceux qui pourraient me fournir une contradiction par rapport aux « 10 commandements Tutsi » de 1960-1963, font partie de la « majorité » dont le silence est assourdissant !.
      Bien à vous.


  • foufouille foufouille 11 février 17:33

    en gros, les blancs sont des demi-dieux avec pouvoir magique ?


  • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 12 mars 05:40

    Merci pour ce papier, toujours aussi intéressant. D’un point de vue girardien j’ai bien apprécié le jeu de miroir sur les « 10 commandements ». La violence est toujours une réplique (du point de vue de l’agresseur qui se juge première victime). Et l’intervention de Meyssan, même critique, c’est une forme de reconnaissance du sérieux de votre démarche.


    • Bertrand Loubard 13 mars 14:51

      @Luc-Laurent Salvador
      Merci pour votre commentaire. J’attends toujours « confirmation ou infirmation » de ce que je rapportais concernant les deux « versions » des 10 commandements (les ethnicistes « Tutsis anti - Hutus » de 1963 et « Hutus anti - Tutsis de 1990 »). J’ai confiance en mes sources mais une réponse de ceux qui seraient en position de me contredire satisferait mon espérance de renforcer mes convictions. Il en est de même, de l’expression « chiffon de papier » que le Président Habyarimana aurait employée à Ruhengeri à propos des accords d’Arusha.
      Dès que j’aurai assez de références certaines présentant un degré de fiabilité suffisant, je les publierai dans un billet à venir dont j’espère qu’il provoquera des réactions.
      P.S. Pour ce qui est de Meyssan...j’ai mon idée.
      Bien à vous.


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