lundi 8 janvier 2018 - par Philippe Huysmans

Petite leçon de sophistique à l’usage des bulots, par Monsieur Joffrin

Benoit Rittaud, mathématicien et président de l'Association des climato-réalistes était le 5 janvier dernier invité sur le plateau de l’émission l’Heure des Pros sur CNews. L'occasion pour l'éditocrate Laurent Joffrin d'endosser le rôle de Torquemada, et de nous servir quelques perles de sophistique.

Préambule

Soyons clair, le but de cet article n'est pas de traiter du fond, à savoir en somme si le réchauffement climatique bouleversement climatique est principalement d'origine anthropique, ce dont je doute, pour les mêmes raisons que Benoît Rittaud. D'ailleurs à aucun moment de l'émission l'aspect scientifique n'a été abordé. Non, dans le chef de Pascal Praud, il s'agissait de créer un clash, un effet de buzz en amenant sur le tapis un sujet hautement explosif, politiquement incorrect. Face à lui, six invités : Elisabeth Lévy, Benoît Rittaud, Jean-Louis Burgat, Clément Viktorovitch, Michel Chevalet et l'inénarrable Laurent Joffrin qu'on ne présente plus.

L'émission

Sur les six invités, vous l'aurez compris, deux se sont montrés particulièrement agressifs face à Benoît Rittaud : le petit Viktorovitch, qui s'est comporté comme tout bon chihuahua doit se comporter quand il voit passer des gens sous la fenêtre de l'appartement à sa mémère, aboyant ses « Monsieur » dégoulinants de mépris, sûr qu'il est d'être, lui, du bon côté de la fenêtre de la majorité, celui de la réconfortante bienpensance. Incapable d'apporter d'autre argument que l'effet Panurge, le principe de la « preuve sociale ». Ah mais « Monzieu », il y a des Nobel ! Ah que oui, j'ai vérifié moi-même et y ai trouvé aussi bien Albert Einstein que Winston Churchill (prix Nobel de littérature en 1953). Bon, d'accord, ils étaient déjà morts au moment où la pétition a été mise en ligne, mais cela n'est nullement rédhibitoire ! En pratique, c'est seulement si vous êtes mort et socialement infréquentable que vous risquez l'exclusion.

Exégèse de la pensée de Maître Joffrin

Afin de pouvoir mieux comprendre la pensée profonde de l'inquisiteur de service, je me suis livré au petit exercice qui consiste à retranscrire ses interventions, que nous analyserons plus bas.

Laurent Joffrin (6'44) : Laurent, j'ai l'impression d'être revenu vingt ans en arrière, parce que toutes ces discussions ont eu lieu il y a dix, quinze ans. L'idée que, soit il n'y a pas de réchauffement, soit elle (sic) est pas due à l'activité humaine, a été réfutée par l'ensemble des savants qui s'occupent de cette question, ou 98%, disons. Que la plupart de ceux qui émettaient des objections chiffrées, etc, on s'est aperçu que c'étaient des gens en général liés aux industries émettrices de carbone, ils étaient payés, et depuis, tous les chefs d'État de la planète on (sic) des farfelus, à part Trump, 'fin, bon, ouais... Et Monsieur (Rittaud, ndlr), enfin, je sais pas, je ne connais pas ses arguments. Je, tout ça a été, eh euh, personne n'a jamais dit que le réchauffement provoquait immédiatement une augmentation du nombre d'ouragans ou des intensités plus fortes, personne n'a jamais dit ça. À chaque fois qu'on pose la question...

François Rittaud : Ah bon ?

Laurent Joffrin : Ben personne. À chaque fois qu'on fait une enquête journalistique pour dire « mais est-ce que cette tempête a un rapport avec le réchauffement », le journaliste scientifique qui s'occupe de ça revient en disant « Mais non, c'est pas prouvé. Peut-être, mais peut-être pas » . Donc on fait dire à la science des choses qu'elle ne dit pas, on dit « Voilà, la science dit qu'il y a plus de tempêtes à cause du réchauffement » Elle ne dit pas ça, donc déjà c'est un faux, heu, on met un faux...

Michel Chevalet : Non ça c'est l'interprétation qu'en donnent les journalistes, hein, ce n'est pas ce que dit Benoît Rittaud

Laurent Joffin : pas mes (sic) journalistes, moi ils m'ont jamais dit ça, à moi, ils m'ont toujours dit le contraire.

Laurent Joffin (16'42) : Je pense qu'on devrait faire un débat sur un scientifiquement correct insupportable, c'est la question de savoir si la terre tourne autour du soleil parce que, là-dessus, il y a une espèce de consensus, mais ça se discute beaucoup... Tous les médias disent la même chose sur la question, mais il y a des gens qui disent le contraire.

L'intervention de Laurent Joffrin se résume donc à deux arguments : l'argument de la majorité (ad populum), et un autre, sous forme de contrefeu : on n'a jamais prétendu que lorsqu'il se produisait un événement climatique on l'attribuait d'office au réchauffement climatique...

Argument ad-populum

En gros, la question a été tranchée une fois pour toutes, par des « savants » . Pas par de quelconques chercheurs, non, pas par des scientifiques, non, par des « savants » . Sauf que le principe même de la science c'est que rien n'est définitivement établi. Si demain quelqu'un vient en réfutant tel ou tel aspect de la théorie de la relativité ou des Principes de Newton et qu'il apporte la preuve de ce qu'il avance, eh bien la science s'en trouvera changée. L'argument de la majorité ne vaut rien, il suffit d'une seule preuve scientifiquement établie pour aller... contre la majorité s'il le faut ! Et avoir raison.

La boutade qu'il sert à 16'42 sur le fait de savoir si la terre tourne autour du soleil est, à cet égard, un exemple particulièrement mal choisi, puisqu'au moment du procès de Galilée, l'opinion qui prévalait chez les théologiens et la majorité des savants depuis Aristote était que la terre, immobile, était au centre de l'univers. Mauvaise pioche ! Pire, on retrouve aujourd'hui bon nombre des méthodes qui étaient utilisées à l'époque de Galilée pour faire taire toute voix dissidente : exclusion sociale, campagnes calomnieuses, menaces : c'est pour le moins étrange, quand on sait qu'une théorie scientifique n'a nullement besoin d'être « défendue » , elle est prouvée ou pas. Qui se soucie que les religions remettent régulièrement en question la théorie de l'évolution parce qu'elle télescope quelque peu leur propre chronologie du livre ?

Inversion accusatoire

Tranquille, Laurent Joffrin affirme que « personne n'a jamais dit que le réchauffement provoquait immédiatement une augmentation du nombre d'ouragans ou des intensités plus fortes, personne n'a jamais dit ça. À chaque fois qu'on pose la question... » Et se fait recadrer par Michel Chevalet, à qui on ne la fait pas : « Non ça c'est l'interprétation qu'en donnent les journalistes, hein, ce n'est pas ce que dit Benoît Rittaud » .

Journal Date Contenu
Libération 06.09.2017

Cyclones et changement climatique : que dit la science ?

Face à la succession dans l’océan Atlantique d’ouragans d’intensité exceptionnelle, la responsabilité du dérèglement du climat est soulevée.

« [... ] Les gens veulent toujours savoir si des phénomènes particuliers sont causés par le réchauffement climatique, résume Katharine Hayhoe. La réponse n’est ni oui ni non, mais entre les deux (...) »

Libération 30.08.2017

Climat : Harvey met un vent à Trump

Trois mois après la sortie des Etats-Unis des accords de Paris, l’intensité de l’ouragan qui dévaste le sud du pays rappelle brutalement au président américain la réalité du dérèglement climatique.

Comme une ritournelle, la question revient à l’esprit à chaque catastrophe naturelle : le changement climatique, exacerbé par l’activité humaine, y est-il pour quelque chose ? Alors que le Texas et la Louisiane sont dévastés par l’ouragan Harvey, que Bombay (en Inde) est sous les eaux après une mousson particulièrement meurtrière et que Freetown (Sierra Leone) enterre toujours ses morts après d’énormes coulées de boue, cette interrogation prend tout son sens. « Nous vivons dans un monde où les humains ont altéré le système climatique, explique à Libération Andrew Dessler, climatologue à l’université Texas A&M. Nous devons maintenant envisager ce changement comme un possible facteur dans chaque événement catastrophique. »

Libération 29.08.2017

Ouragans Katrina et Harvey : circonstances différentes mais polémiques toujours présentes

Bien qu’ayant frappé des régions distantes de seulement 500 kilomètres, ces deux tempêtes monstrueuses ont peu de points communs. Si ce n'est l'impréparation à un tel événement.

[...] La tempête a, en revanche, refait émerger dans le débat national la question du changement climatique, et l’exposition des Etats-Unis à ces risques. Donald Trump va, sans nul doute, être confronté, dans les jours à venir, à des questions sur sa volonté de sortir le pays de l’accord de Paris sur le climat, annoncée le 1er juin

Libération 17.11.2017

Nouvelle-Calédonie : « Le changement climatique bouleverse notre mode de vie traditionnel »

A l'occasion de la 23e Conférence des Nations unies sur le climat, qui a débuté le 6 novembre à Bonn, « Libération » publie une série d'interviews-solutions pour limiter le changement climatique.

[...] On voit la montée des eaux, les cyclones deviennent de plus en plus intenses, durent plus longtemps. On ne peut plus parler d’adaptation parce que les tempêtes s’enchaînent. C’est impossible de vivre comme cela.

Libération 05.11.2015

Le changement climatique a amplifié des phénomènes météo extrêmes

Vagues de chaleur, cyclones et autres inondations sont accentués par l'activité humaine. Le lien n'est en revanche pas avéré concernant les fortes tempêtes de neige.

Le réchauffement planétaire induit par les activités humaines a amplifié un grand nombre de phénomènes météorologiques extrêmes en 2014, conclut jeudi l’Administration américaine océanique et atmosphérique (NOAA), un groupe international de recherche. Ces scientifiques ont analysé 28 de ces phénomènes dans le monde l’année dernière. Ils citent notamment des cyclones dans le centre du Pacifique, la sécheresse en Afrique de l’Est, des vagues de chaleur en Australie, en Asie et en Amérique du Sud, ou encore des inondations dans les Cévennes, dans le sud de la France

Libération 06.09.2016

Changement climatique : les océans dans la tourmente

Un rapport sur les conséquences du réchauffement des océans, publié lundi, exhorte les pays à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et à mettre en œuvre l'accord de la COP21.

[...] Enfin, les événements climatiques, comme les cyclones, risquent d’être plus importants.

Libération 07.09.17

Les îles du Pacifique ont besoin d'aide face au changement climatique

Un rapport de la Banque mondiale confirme que les îles du Pacifique vont être les plus frappées par les effets du changement climatique, menaçant même des populations entières de relocalisation.

[...] Le changement climatique est déjà visible dans la région, avec l’érosion côtière, la contamination des terres agricoles et l’eau potable par le sel, ainsi qu’une pluviométrie imprévisible qui provoque inondations et sécheresse.

[...] Le Pacifique est souvent frappé par des cyclones mais le rapport prévient que les tempêtes de catégorie 5, les plus destructrices, vont devenir plus fréquentes, affectant d’autant plus une région aux ressources économiques déjà faibles.

Libération 26.01.2017

L'Europe déjà durement touchée par le changement climatique

Une étude de l'Agence européenne de l'environnement, publiée mercredi, détaille les conséquences du réchauffement climatique sur le continent, des littoraux au tourisme, en passant par la santé publique.

« Le changement climatique a considérablement augmenté l’occurrence d’événements climatiques et météorologiques extrêmes en Europe », tranche l’étude Changement climatique, impacts et vulnérabilité en Europe, publiée mercredi, par l’Agence européenne de l’environnement (EEA).

Libération 28.09.2016

Le réchauffement, c’est maintenant

Alors que les records de chaleur s’enchaînent, le seuil critique de 2°C d’élévation des températures risque d’être atteint dès 2050, alerte un groupe de scientifiques. Quand bien même l’Accord de Paris serait respecté…

[...] Que la température moyenne du globe pourrait atteindre dès 2050 la fameuse limite des + 2 °C de réchauffement par rapport à l’ère préindustrielle, perçue par les climatologues comme un seuil à ne surtout pas dépasser sous peine de ne plus pouvoir contrôler l’emballement du climat et ses funestes conséquences (élévation du niveau des océans, aggravation et fréquence accrue des sécheresses, cyclones et inondations, chute des rendements agricoles, migrations massives, épidémies…).

Libération 30.12.2016

Brice Lalonde : « le changement climatique, c’est le changement aquatique »

Rareté, pollution, conflits... Comment répondre aux nouveaux défis de l'eau ?

[...] Or le changement climatique, c’est le changement aquatique. Sécheresse ici, déluge là, ce ne sont plus les mêmes pluies, ce n’est plus le même cycle. Absente ou torrentielle, L’eau devient violente. Les peuples devront s’y faire, ou migrer.

Libération 22.09.17

Le direct

Changement climatique : les îles dévastées par les ouragans demandent des comptes aux grandes puissances.

[...] « Nous sommes bien seuls » mais « il est impossible de faire abstraction des changements climatiques » qui provoquent « des épisodes météorologiques extrêmes », a-t-il dit.

Libération 14.10.2015

« Le lien entre changement climatique et conflits n'est ni à surévaluer ni à négliger »

Spécialisé dans les impacts géopolitiques du dérèglement climatique, le chercheur Bastien Alex souligne que celui-ci ne provoque pas directement les conflits mais qu'il en est un facteur aggravant.

[...] Mais à partir de quand peut-on attribuer cette sécheresse au changement climatique ? C’est le travail des scientifiques du Giec. Ils nous disent que dans certaines régions du monde, les événements climatiques extrêmes vont se multiplier, soit en fréquence, soit en intensité, soit les deux.

Libération 15.03.2015

Après le cyclone Pam, l'appel à un « sursaut » face au réchauffement climatique

La Banque mondiale a estimé dimanche que les ambitions de la communauté internationale n'étaient pas à la hauteur de l'urgence de la situation.

[...] La Banque mondiale (BM) a appelé dimanche la communauté internationale à un sursaut face au changement climatique, après le passage du cyclone Pam sur le Vanuatu, pendant une conférence de l’Onu sur la prévention des catastrophes naturelles.

[...] Dans le cas du Vanuatu, « je ne prétends pas que le changement climatique soit à l’origine de Pam » - cyclone de catégorie 5 (la plus élevée) -, a nuancé la dirigeante de la BM. « Mais le fait est que ces trois à quatre dernières années, cette catégorie est revenue à une fréquence inédite. » « Et cela a un lien avec le changement climatique. Il est indéniable que cette partie de l’océan Pacifique s’est réchauffée, donc ces tempêtes s’intensifient. »

Libération 16.09.2016

Climat : Nicolas Sarkozy, dangereux marchand de doute

En confirmant son virage climato-sceptique sur France 2 jeudi soir dans « l’Emission politique », l'ex-président vient de saper des dizaines d’années de pédagogie et d’information menées par les scientifiques et les ONG.

[...] Et d’accentuer le message d’urgence, tant les conséquences des dérèglements climatiques se font, chaque année passant, plus durement sentir : notre printemps exceptionnellement pluvieux, notre été exceptionnellement chaud, et le flot des réfugiés climatiques jetés sur la route par ces dérèglements globaux ne nous le rappellent-ils pas au quotidien ?

Libération 10.09.2017

Irma : « peut-être » le réchauffement…

Pour le climatologue Jean Jouzel, la puissance dévastatrice des cyclones est liée au changement climatique. Pourtant, on préfère globalement entretenir la confusion et le flou scientifique.

Même si nous n’attribuons pas directement pour le moment, on ne peut pas le faire immédiatement en tout état de cause, ce cyclone aux activités humaines, il y a un lien avec le réchauffement, et ça risque de préfigurer ce vers quoi nous allons dans un climat plus chaud. D’où des phénomènes plus intenses, et donc « plus destructeurs ».

Vous avez bien lu ? Relisez. Pas de place pour le « peut-être ».

Voilà, on pourrait en trouver d'autres, sans doute, mais on a déjà là, me semble-t-il, un bon échantillon, et dans les deux sens : soit en attribuant la cause des phénomènes météorologiques au changement climatique, soit en présentant des « études » qui nous disent que les conséquences du réchauffement climatique seront une augmentation (en fréquence, puis, rétropédalage, en importance) de l'occurrence de ce type d'événements.

À cet égard, et toujours sur le même Libération, je ne puis que vous conseiller la lecture de l'article qu'avait publié le journaliste Olivier Postel-Vinay, le 18.10.2016 intitulé « Toujours plus de cyclones ? » . Dans cet article, on peut lire :

[...] On en est là. Contrairement à ce qu’on entend souvent répéter, le consensus scientifique actuel ne décèle pas de surcroît d’activité des cyclones. A vrai dire, la tendance est plutôt inverse. En 2014, Nature publiait une étude montrant que « l’activité des cyclones en Australie est plus faible qu’à aucune époque au cours des derniers 500 à 1 500 ans ».

Le Giec a admis s’être trompé sur l’évolution de la température moyenne globale de la Terre, qui aurait dû, selon les prévisions, continuer d’augmenter régulièrement après 1998, date d’un événement El Niño. Si l’on excepte le nouvel événement El Niño de 2015-2016, la température globale est restée pratiquement stable. Les scientifiques ignorent pourquoi l’activité cyclonique n’a pas augmenté. Ils ignorent pourquoi la température de la Terre est restée relativement stable entre 1998 et 2015. Ils ignorent aussi, soit dit en passant, la cause profonde des événements El Niño, qui viennent de temps à autre perturber le climat de la planète.

Ouch, ça pique un peu.

 

Article original sur LeVilainPetitCanard
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141 réactions


    • Pere Plexe Pere Plexe 10 janvier 2018 18:24

      @Zord
      Peut on considérer que globalement ; le doute et le scepticisme sont plus en phase avec une démarche scientifique que la certitude...et la croyance.

      Peut on noter que les tenants de la doxa officielle ( des gens sérieux donc) ne manque pas un « vous voyez » au moindre coup de chaud estival ?

      Le changement climatique fait peu de doute.
      Ce qui n’empêche qu’une bonne partie des arguments qui nous sont servis sont peu sérieux.
      Pire le discours officiel ressemble à « on ne sait pas comment, mais on sait pourquoi » qui heurte le cartésien.

    • Zord Zord 10 janvier 2018 22:18

      @Pere Plexe

      "Peut on considérer que globalement ; le doute et le scepticisme sont plus en phase avec une démarche scientifique que la certitude...et la croyance.« 

      J’accepterai volontiers de considérer cette démarche des climato-sceptiques de »scientifique«  si elle n’était pas si souvent teintée de complotisme à 3 francs six sous. Il suffit de lire les commentaires : Les scientifiques sont impliqués dans un complot mondial (pour les intérêts de je ne sais pas qui) et ceux qui les écoutent sont des abrutis lobotomisés (comme vous venez de le faire, on veillera bien à utiliser une terminologie empruntant à la religion »croyance« histoire de ramener le cartésien à soi)

       »Peut on noter que les tenants de la doxa officielle ( des gens sérieux donc) ne manque pas un « vous voyez » au moindre coup de chaud estival ?« 

      Je note surtout qu’ils ne manquent pas d’occasions pour le faire.

       »Le changement climatique fait peu de doute.Ce qui n’empêche qu’une bonne partie des arguments qui nous sont servis sont peu sérieux.Pire le discours officiel ressemble à « on ne sait pas comment, mais on sait pourquoi » qui heurte le cartésien."

      Désolé, mais sans vouloir vous offensez, la climatologie est tellement complexe que je ne crois pas capable 99% des personnes de juger du sérieux ou non d’un argument dans ce domaine.


    • JC_Lavau JC_Lavau 10 janvier 2018 23:36

      @Zord. Vu les énormités que balancent Jean Jouzel, Valérie Machin-Delmotte, Gilles Delaygue ou Raymond Pierrehumbert, il n’y a pas grand peine à jauger le « sérieux » de ces climastrologues.

      Explique nous donc quand le climat ne changeait-il pas.

    • Zord Zord 11 janvier 2018 09:09

      @JC_Lavau

      Moi je ne vous dirai rien, je fais parti de ces 66 millions de climatologues (accessoirement sélectionneurs) qui vous diront que « ça sent la pluie », ou bien « mon genou me dit qu’il va faire sec »

      Donc si vous avez des questions sur le climat, demandez plutôt à un spécialiste.
      Si son avis ne vous satisfait pas, vous pouvez toujours allez voir un autre.
      Bon malheureusement pour vous, sachant ce que vous voulez entendre, ça va être un long chemin de croix, aux dernières nouvelles Il y a en au moins 15000 qui risquent de vous dire la même chose.

      Non vraiment dans votre cas, pour gagner du temps et ne pas trop souffrir, abonnez-vous directement au compte twitter de Trump ! effet immédiat assuré

      Bon courage !


    • JC_Lavau JC_Lavau 11 janvier 2018 10:14

      @Zord. Tu es ignare, DONC le reste du monde DOIT être aussi ignare que toi.

      Tu es crédule, DONC le reste du monde doit croire les mêmes bobards que toi.

    • Zord Zord 11 janvier 2018 11:40

      @JC_Lavau
      En matière de climat, on est tous l’ignorant et le crédule d’un autre.
      Comme je n’y connais rien (au moins j’ ai l’honnêteté de le dire), je me range par défaut derrière ceux qui n’imaginent pas un complot chaque matin.


    • JC_Lavau JC_Lavau 11 janvier 2018 11:47

      @Zord. Sûr que quand on a toutes les preuves sous les yeux, c’est rien que de l’imaginature...


      J’en ai publié quelques unes dans ce médium mitoyen. Kestatan pour exhiber des contre-preuves ?

    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 11 janvier 2018 12:31

      @Zord

      Et accessoirement vous pédalez (quand même) dans la choucroute, parce que venir démolir un sceptique (scientifique pur jus) sur base de la propagande qu’on vous fait bouffer tout en reconnaissant que vous n’y entravez que dalle, c’est pas fameux.

      Accessoirement, moi qui réalise parfaitement que je ne maîtrise pas la question, je ne l’ai absolument pas abordée... mind you ?

      Il y a largement de quoi damner ces troudu rien qu’avec leurs propres errements, leurs méthodes, pourquoi irai-je chercher plus loin s’ils m’offrent les arguments sur un plateau ?


    • Zord Zord 11 janvier 2018 15:27

      @Philippe Huysmans
      Donc si je comprends bien, le climat est sujet qui nous dépasse tous les deux mais vous avez malgré tout la capacité de terminer quel scientifique est un scientifique « pur jus » (la définition serait la bienvenue) et quel scientifique fait de la propagande ?


    • JC_Lavau JC_Lavau 11 janvier 2018 16:25

      @Zord. Les fraudes, toi tu n’es pas capable de les pointer. Toi.

      D’autres si.

      Je te rappelle que j’ai déjà fait tomber un escroc international, en procès international.
      Faire tomber l’Intergovernmental Pack of Carbocentric Crooks prendra plus de temps. Depuis 1971 les oligarques qui les gouvernent ont eu le temps de compromettre des milliers de scientifiques naïfs, compromis jusqu’aux sourcils.

    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 11 janvier 2018 16:29

      @Zord

      Un scientifique pur jus est un « scientifique » qui est déjà rentré dans une fac de sciences et si possible en est sorti diplômé. B. Rittaud en est un, Itsvan Marko en est un autre.

      Dans les 15.000 je me demande combien sont dans ce cas ?

      Sinon pour rappel mon article commençait par « Soyons clair, le but de cet article n’est pas de traiter du fond »

      Donc en ce qui me concerne je vous laisse mijoter tout seul


    • JC_Lavau JC_Lavau 11 janvier 2018 16:51

      @Philippe Huysmans. 15 000 naïfs si, c’est facile à trouver, si on les paie, ou si on les fait payer.

      Comme les trois aveugles de la ville de Compiègne, chacun fait confiance à ses collègues pour avoir vérifié la cohérence du truc.
      Le spécialiste est un monsieur qui sait beaucoup de choses sur peu de chose, et à la limite tout sur rien du tout.

  • SPQR Sono Pazzi Questi Romani SPQR Sono Pazzi Questi Romani 9 janvier 2018 18:37

    Ben, dis donc ça panique sévère....cet excellent article fait sortir les escrocs du bois joli....
    Les créations de compte agora virent à la hausse.......
    Comme quoi dire une certaine vérité qui souligne la supercherie du climat est une chose indispensable...

    Les politiciens français s’accaparent tout et détruisent tout ( chômage, climat, communication, média....etc).

    Concernant le climat on est devant les limites de la démocratie représentative.
    Le candidat à l’élection n’étant pas sélectionné sur ses compétences mais sur ses mensonges le risque de clache est incontournable.... 
     

     


  • BA 9 janvier 2018 22:22

    Climat : ExxonMobil accusé de tromperie – 01/09/2017


    ExxonMobil savait depuis les années 80 que le changement climatique était réel et causé par des activités humaines.


    Tout en ayant bien conscience de sa pollution, le groupe avait publiquement menti sur le sujet. Cependant, il reconnaissait dans des notes internes l’importance du phénomène, trompant ainsi ses actionnaires et les citoyens.


    Deux chercheurs d’Harvard ont exploré ce double jeu à travers des documents produits par la compagnie pétrolière. Que prouvent ces documents ? Quelles conséquences pour ExxonMobil ?


    http://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/video/dupin-quotidien-climat-exxonmobil-accuse-de-tromperie-0109-976735.html


    24 août 2017 :


    Changement climatique : le double discours d’Exxon Mobil.


    Dès 1979, le pétrolier connaissait les effets des énergies fossiles, mais prétendait le contraire vis-à-vis du grand public.

    Le document a beau dater de 1979, il n’a rien à envier aux textes les plus anxiogènes publiés aujourd’hui sur le changement climatique : « Au rythme actuel de leur combustion, les ressources fossiles provoqueront des effets environnementaux dramatiques avant 2050. »


    Qui produisait ce genre de littérature voilà près de quatre décennies, dix ans avant la création du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) ?


    Ce n’est ni une organisation écologiste, ni un gouvernement, ni une agence des Nations unies, mais les scientifiques du pétrolier Exxon – célèbre pour avoir financé, des années durant, le mouvement climatosceptique américain.


    Le texte en question n’était pas destiné à être rendu public : il fait partie des dizaines de documents internes de l’entreprise révélés en 2015 par le site InsideClimate News et le Los Angeles Times, montrant que les cadres de la société avaient une connaissance fine du risque climatique dès le début des années 1980.


    Dans une étude publiée mercredi 23 août par la revue Environmental Research Letters, Geoffrey Supran et Naomi Oreskes, deux historiens des sciences de l’université Harvard (Cambridge), ont comparé ces documents confidentiels – ainsi que d’autres textes rédigés par des chercheurs d’Exxon pour des colloques ou des revues savantes – à ceux que le pétrolier destinait au grand public sur le réchauffement. Ils ont ainsi étudié plus de 150 documents scientifiques produits entre 1977 et 2014 par Exxon, Mobil ou ExxonMobil – le fruit de la fusion des deux entreprises en 1998 – et les publirédactionnels publiés par ces sociétés dans le New York Times au cours de la même période.


    Selon les auteurs, « en tenant compte des expressions de doute raisonnable, 83 % des articles scientifiques et 80 % des documents internes [de l’entreprise] reconnaissent que le changement climatique est réel et causé par l’homme »


    http://www.lemonde.fr/climat/article/2017/08/24/changement-climatique-le-double-discours-d-exxon-mobil_5175970_1652612.html



    • JC_Lavau JC_Lavau 9 janvier 2018 22:31

      @BA. C’est en effet la fondation Rockefeller qui a financé les débuts du C.R.U. dès 1971, celui qui te convainc de l’évangile carbocentriste, et qui fraude intensivement dans ce but.


    • joletaxi 10 janvier 2018 16:32

      @BA

      encore un « soufflé » concocté par les TDC verts, qui se dégonfle à peine sorti du four pourtant chauffé à blanc par la médiacratie habituelle

      https://wattsupwiththat.com/?s=exxon


  • zygzornifle zygzornifle 10 janvier 2018 12:57

    Chaque fois qu’il y a un ministre écolo au gouvernement on est sur de se faire ratisser , ils ne sont la que pour culpabiliser et mettre en place des taxes , ils sont encore plus dangereux que la pollution qu’ils veulent diminuer .....


    • baldis30 11 janvier 2018 09:07

      @zygzornifle
      re bonjour,

      penseriez-vous diminuer la pollution avec un canot pneumatique équipé d’un moteur thermique de 200 CV ?


  • Elliot Elliot 10 janvier 2018 13:08

    Laurent Joffrin et Franz Olivier Giesbert sont les deux faces d’une même pièce : habitués aux jugements à l’emporte-pièce, ils ont tous les deux eu un parcours journalistique sinueux passant au gré des embauches de la Droite à la Gauche et retours, défendant au service de leurs nouveaux patrons mais avec un même aplomb des thèses en apparence contradictoires mais dont mieux que personne ils réalisaient en leur propre être la synthèse parfaite.

    Bref, ce sont des libéraux à tendance libertarienne qui ne s’assument pas entièrement et que mâtinent parfois des relents d’accents sociaux car nous sommes en France, pardi ! et les recettes anglo-saxonnes ou germano-nordiques doivent être adaptées à un public qui garde encore dans l’esprit que le bien-être social est le fruit de longues années de luttes et qu’il n’est pas très correct de dilapider sans états d’âme l’héritage des conquêtes ouvrières.

    Alors parfois ils temporisent, vont chercher à l’étranger des modèles censés marcher qu’ils se demandent comment imposer aux pesanteurs ( qu’ils appellent des préjugés datés ) d’une société qui ne va pas si volontiers que cela au sacrifice qu’ils appellent de leur vœux.

    Car, comme tous les grands prêtres, ils incarnent la voie sacrificielle, seule capable d’ouvrir les lendemains qui chanteront pour ceux qui les paient.


  • BA 10 janvier 2018 13:53

    Record battu : 306 milliards de dollars pour l’année 2017 !

    Lisez cet article :

    Sécheresse dans les Dakota du Nord et du Sud, ouragans Harvey et Maria, incendies en Californie, inondations dans le Missouri, l’Arkansas et en Californie, tornades… L’année 2017 a été la plus coûteuse dans les annales des catastrophes naturelles aux Etats-Unis, provoquant des pertes estimées à 306 milliards de dollars, selon un rapport de l’Agence océanique et atmosphérique (NOAA) publié lundi 8 janvier.

    Seize de ces désastres ont provoqué des dégâts dépassant le milliard de dollars, du jamais-vu, a précisé la NOAA, rappelant que la précédente année record remontait à 2005 avec 215 milliards de dollars de dégâts, ayant surtout résulté des ouragans Katrina, Wilma et Rita.

    Les incendies dans l’ouest du pays qui ont surtout ravagé une grande partie de la Californie se sont chiffrés à 18 milliards de dollars, soit « le triple du précédent record annuel », souligne le rapport.

    L’ouragan Harvey a provoqué des dégâts estimés à 125 milliards de dollars devenant le deuxième sinistre naturel le plus coûteux après l’ouragan Katrina de 2005.

    L’ouragan Maria, qui a dévasté Porto Rico, a infligé 90 milliards de pertes, selon la NOAA, tandis qu’Irma qui a balayé les Caraïbes et la Floride a provoqué 50 milliards de dégâts. Maria se situe au troisième rang dans les annales des catastrophes naturelles les plus coûteuses aux Etats-Unis et l’ouragan Irma est au 5e rang, selon le rapport de la NOAA.

    L’agence a également relevé qu’il faut remonter à 2011 pour compter seize désastres naturels ayant coûté au total au moins un milliard de dollars en une seule année.

    http://www.lemonde.fr/climat/article/2018/01/08/le-cout-des-catastrophes-naturelles-aux-etats-unis-atteint-un-record-en-2017_5239039_1652612.html


    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 10 janvier 2018 14:03

      @BA

      Qu’est-ce que vous essayez de nous dire ? Ce que même le GIEC ne ferait pas parce qu’ils n’ont pas la plus petite preuve d’une causalité ?

      Merci d’être venu.


    • Pere Plexe Pere Plexe 10 janvier 2018 18:35

      @BA
      Peut on envisager que cette hausse à plus à voir avec le prix de l’immobilier et la croissance de la population qu’avec le seul climat ?


      Concernant les USA les données météos fiables et globales ont guère plus de 100 ans.
      Ce qui est notablement insuffisant pour être statistiquement significatif .

    • baldis30 11 janvier 2018 09:43

      @BA
      Vous cherchez l’arabesque latérale ... avec moi ça marche pas ... mais pas du tout !

      Je vais vous donner quelques exemples

      d’abord quelque chose que vous ne comprendrez pas parce qu’il s’agit à la fois d’histoire et de philosophie écrit en 1860 : « autrefois les intérêts engagés étaient beaucoup moins importants qu’aujourd’hui : les inondations étaient acceptées comme des fléaux envoyés par la Providence et passaient à peu près inaperçus au milieu de guerres, de pestes et de famines incessantes. Les populations d’ailleurs se plaignaient moins parce qu’on eut pas écouté leurs plaintes ni surtout songé à les indemniser : enfin la presse n’existait pas et personne dans le Nord ne s’inquiétait des inondations qui pouvaient se produire dans le midi »

       Vous n’avez pas compris .. pas grave .... vous comprendrez peut-être mieux cela :

      L’un des premiers numéros de la Gazette de Théophraste RENAUDOT rapporta l’inondation qui toucha le cours de l’Aude le 16 octobre 1632.. Dom Vaissette rapporta aussi dans un autre écrit :

      «  parmi ceux qui furent noyés ...... »- au moins 220 selon cet auteur - tous de la suite du Roi .« Une heure plus tôt le Roi et la Reine auraient été noyés ».

      Et si vous voulez comparer encore plus vous pouvez chercher ce qui s’est passé en janvier 1700 sur la côte Ouest des U.S.A. ... êtes-vous au courant et parlez-en ... ?

      Et parlez-nous des crues du Rhône, des crues « historiques » de la Seine, des crues « historiques de l’Aude » et de celles générales de 1930 venant après celles de 1910 ... 

      Vous semez le vent vous récolterez la tempête et puisque vous, lisez si bien je vous conseille de lire quelques articles sur la Définition du risque... sur son histoire, ... effectivement ce ne sont pas des balivernes de « bar des sports » ou de « café du commerce » ou des élucucucbrations politiciennes . 


  • BA 10 janvier 2018 15:56

    Pendant ce temps, en Australie …


    … il fait 47,3° !


    Dimanche 7 janvier, l’Australie a connu une des journées les plus chaudes jamais recensées. La température est montée jusque 47,3° Celsius près de Sydney.


    Hommes comme animaux recherchent des points d’eau pour se rafraîchir. Des centaines de chauves-souris ont péri par hyperthermie.

    Les autorités ont interdit aux Australiens de faire du feu pour éviter au maximum de déclencher des incendies de forêt, fréquents en été.


    Plusieurs sinistres se sont déclarés samedi 6 janvier, dans les Etats de Victoria et d’Australie-Méridionale, mais ils n’ont fait aucune victime.

    Depuis 2000, l’Australie vit les années les plus chaudes de son histoire, une tendance que les chercheurs ne peuvent imputer à des phénomènes naturels.


    http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/video/2018/01/09/47-c-a-l-ombre-vague-de-chaleur-record-en-australie_5239360_3216.html



  • BA 10 janvier 2018 16:13

    Jeudi 10 août 2017 :


    2016, année noire pour le climat et réchauffement à un niveau record.


    Le dernier rapport annuel sur « l’État du climat » dresse un portrait des plus sombres de notre planète après deux années consécutives où la température globale était au plus haut depuis le début des relevés de températures en 1880.


    Les températures, la montée des océans et les émissions de gaz à effets de serre ont atteint des niveaux sans précédent en 2016, une nouvelle année noire pour le climat, montre jeudi une étude internationale de référence.


    « Les records de chaleur de l’année dernière résultent de l’influence combinée des tendances de réchauffement du climat à long terme et d’un fort El Nino au début de l’année », le courant chaud équatorial du Pacifique, explique le rapport qui vient d’être publié par l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA) et l’American Meteorological Society (AMS).


    Ce document de 300 pages, auquel ont contribué près de 500 scientifiques dans plus de 60 pays, montre bien que les principaux indicateurs du changement climatique continuent à refléter des tendances conformes à une intensification du réchauffement planétaire.


    Même s’il ne sont pas pris en compte dans le rapport, les six premiers mois de 2017 sont également parmi les plus chauds enregistrés depuis 1880, selon la NOAA.


    La publication de ce rapport intervient une semaine après l’officialisation auprès de l’ONU par les États-Unis de leur décision de se retirer de l’accord de Paris sur le climat conclu en 2015 par 195 pays, le président Donald Trump jugeant en effet cet accord « néfaste pour l’économie américaine ».


    Plusieurs marqueurs clés comme les températures à la surface du globe, le niveau des océans et les gaz à effet de serre dans l’atmosphère, ont battu les records de l’année précédente.


    En 2016, les concentrations de dioxyde de carbone (CO2) sur la Terre ont dépassé les 400 ppm (parts par million) - 402,9 - pour la première fois depuis le début des relevés. C’est également le plus haut niveau en 800.000 ans, si l’on prend en compte les données provenant de l’étude des couches glaciaires.


    Plusieurs pays, dont le Mexique et l’Inde, ont enregistré des températures annuelles records en 2016. Une vague de chaleur d’une semaine dans la péninsule indienne, avec des températures dépassant 44 degrés Celsius, a contribué à créer une pénurie d’eau pour 330 millions de personnes et fait 300 morts.


    Dans l’Arctique, zone la plus sensible au réchauffement, la température moyenne à la surface l’année dernière se situait deux degrés au-dessus de la moyenne de 1981-2010, battant tous les records. À la fin de l’hiver en mars, l’étendue maximum des glaces arctiques était la plus faible en 37 ans d’observations par satellite.


    Dans l’Antarctique, la banquise a connu son plus faible accroissement, très inférieur à la moyenne de 1981-2010.


    Quant à la température globale sur les océans elle a été plus élevée (+0,1 degré Celsius) que la tendance de 1950 à 2016, précise le rapport.


    La fonte de glaces et des calottes polaires a élevé le niveau des océans à un nouveau record, 82 millimètres au-dessus de la moyenne enregistrée en 1993.


    Dans les régions équatoriales, 93 tempêtes tropicales se sont produites en 2016 soit plus que la moyenne de 82 entre 1981 et 2010 mais moins que les 101 en 2015. « Le changement climatique est l’un des problèmes les plus pressants auxquels l’humanité et la vie sur Terre doivent faire face », écrivent les auteurs de ce rapport de référence, disponible sur internet.


    http://www.lefigaro.fr/sciences/2017/08/10/01008-20170810ARTFIG00272-2016-annee-noire-pour-le-climat-et-rechauffement-a-un-niveau-record.php




  • joletaxi 10 janvier 2018 16:22

    82 millimètres au-dessus de la moyenne enregistrée en 1993.

    waouwwh...ça c’est de la sciences

    sinon ma petite plage où je jouais enfant, comme le faisait d’après ses récits, ma grand mère est strictement toujours à la même place allez comprendre ?

    vous en avez d’autres comme ça ?


  • BA 10 janvier 2018 16:38

    Dimanche 7 janvier 2018 :


    L’oxygène disparaît des océans à une vitesse alarmante.


    En cinquante ans, la proportion de zones des océans dépourvues d’oxygène a plus que quadruplé, avec pour conséquence l’asphyxie de la faune marine.


    Le principal poumon de la Terre n’est pas la forêt amazonienne mais l’océan. Le phytoplancton présent dans l’eau produit plus de la moitié de l’oxygène que nous respirons. Mais, de plus en plus, nos océans suffoquent.


    Selon une étude parue le 5 janvier  dans la revue Science et relayée par le CNRS, l’océan a perdu 2 % de son oxygène au cours des cinquante dernières années.


    Cette étude - menée par le Global ocean oxygen network, un groupe de travail créé en 2016 par la Commission océanographique intergouvernementale de l’Unesco - est la première à analyser si largement les causes, les conséquences et les solutions à la désoxygénation à travers le monde.


    Quel est le constat ?


    Les zones de haute mer où la teneur en oxygène est minimale ont augmenté d’une superficie équivalente à celle de l’Union européenne (4,5 millions de km2). Pire, les zones mortes, totalement privées d’oxygène, ont plus que quadruplé au cours de la même période.


    Les eaux côtières ne sont pas épargnées. Plus de 500 zones présentent une concentration d’oxygène inférieur à 2 mg/litre, le seuil souvent utilisé pour délimiter l’hypoxie. Avant 1950, moins de 10 % de ces sites souffraient d’hypoxie.


    Pourquoi la teneur en oxygène décline ?


    D’après les chercheurs, ce déclin est directement lié à l’activité humaine. En haute mer, le changement climatique, dû aux gaz à effet de serre, est le principal responsable. L’eau se réchauffe trop en surface et empêche l’oxygène d’atteindre les profondeurs de l’océan (l’eau chaude étant moins « lourde » que l’eau froide).


    Sur les côtes, la production agricole (phosphates et nitrates issus des engrais) et le rejet des eaux usées sont directement en cause. Le milieu reçoit trop de nutriments, trop rapidement, avec pour conséquence une multiplication des algues et des bactéries. Ces dernières se nourrissent de cet excès de nutriment et consomment progressivement tout l’oxygène des eaux profondes.


    Quelles répercussions sont à craindre ?


    S’il fallait le rappeler, « l’oxygène est fondamental à la vie dans les océans », souligne Denise Breitburg, écologue marin et principal auteur de l’étude dans «  The Independent ».

    Dans les zones mortes, beaucoup d’animaux meurent asphyxiés. Comme les poissons évitent ces zones, leur habitat se réduit et ils se retrouvent plus exposés aux prédateurs et à la pêche.


    Même dans les zones où l’on constate seulement une petite baisse en oxygène, cela peut freiner la croissance des espèces, entraver leur reproduction et entraîner des maladies.


    https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/0301108332363-loxygene-disparait-des-oceans-a-une-vitesse-alarmante-2142803.php


    • JC_Lavau JC_Lavau 11 janvier 2018 12:54

      @BA. Pour une fois tu dis quelque chose de vrai. La Baltique et surtout le golfe de Botnie sont dans un état alarmant.


  • SPQR Sono Pazzi Questi Romani SPQR Sono Pazzi Questi Romani 10 janvier 2018 19:27

    Petite précision la géo-ingénérie existe et c’est ....https://mrmondialisation.org/les-apprentis-sorciers-du-climat/

    La géo-ingénrie appliquée à la stratégie de combat militaire, économique...etc ..ça existe aussi.

     https://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/nicolas-hulot-parle-de-geo-73680


  • Homme de Boutx Homme de Boutx 12 janvier 2018 10:01

    La bible des climato-réalistes qui applique la loi de Stefan-Boltzmann sur le CO2 de la troposphère... pour justifier d’un RCA « limité » tout en négligeant l’impact des nuages qui serait équilibré en permanence.. indépendamment de la température ou augmentation d’humidité et donc de l’énergie anthropique !

    https://climatorealiste.com/effet-de-serre/


    • pissefroid pissefroid 12 janvier 2018 14:54

      @Homme de Boutx

      Le site dont vous parlez n’a rien à voir avec l’association des climato-réalistes :

      http://www.climato-realistes.fr

      ni avec le site :

      http://www.skyfall.fr


    • Homme de Boutx Homme de Boutx 12 janvier 2018 18:11

      @pissefroid
      j’avoue climatorealiste et climato-realistes... l’informatique... à moins qu’ils n’y ait déjà quelques dissidents..

      Mais comme ils tiennent à peu près le même discours sur les GES en expliquant que ça fait moins d’effet que dit le Giec mais ça en fait quand même et donc le CO2... faut décarboner !

      Arrêtons de déconner !

      L’eau des nuages est négligée parce qu’ils ne savent pas les modéliser ! Lorsque la planète est recouverte à 67% de nuages http://www.astronoo.com/fr/articles/couverture-nuageuse-mondiale.html c’est du grand foutage de gueule !pourtant pour un mathématicien ça doit être amusant de simuler des millions de gouttes par m3, d’en déduire un effet de masque, une surface d’échange par convection avec l’air et de parler enfin de LES, liquide à effet de serre sur lequel on peut appliquer la loi de Stefan-Boltzmann sans trop d’approximation !!

      Info météo France VIKI "Un simple cumulus dont les dimensions atteignent facilement 1 km3 a une masse de plus d’un million de tonnes : 500 tonnes d’eau liquide ou de glace, 10 000 tonnes de vapeur d’eau, le reste étant de l’air sec,"

      Une simple règle de trois donne 0,5 g/m3 d’eau (densité 1000kg/m3) ou de glace et 10g de vapeur d’eau/m3 (densité 0,8kg/m3) (ss compter 0,8g de CO2 densité 2kg/m3)

      Le brouillard étant constitué de gouttelettes de 6 à 60 µm de diamètre on en déduit :

      0,5 g/m3 représentent 283 millions de gouttelettes de 15 µm soit une surface efficace projetée de 0,20 m2 par mètre soit un écran total de 1 m2*15 µm tous les 5 ml d’épaisseur de nuage formant 4 m2 de surface d’échange avec l’atmosphère.


    • Homme de Boutx Homme de Boutx 12 janvier 2018 18:40

      @pissefroid
      vous avez raison... c’est un peu les constructifs de macron ! et donc mois aussi !

      Le présent site (climatorealiste.com) apporte son soutien au « Collectif des climatoréalistes » (email : collectifdesclimatorealistes@gmail.com), une organisation distincte hébergée par Skyfall.


  • Christian Labrune Christian Labrune 14 janvier 2018 13:52

    A l’auteur,
    Un réchauffement climatique n’est jamais impossible. Entre l’an mille et le XVe siècle, les températures, en Europe, ont considérablement augmenté. Les « savants » qui s’occupent de dendrologie vous le confirmeront. Ils appellent ça l’optimum climatique médiéval. C’est même durant ces siècles-là qu’on aura vu s’étendre jusqu’au sud de l’Angleterre la culture de la vigne.

    Mon hypothèse serait que cet optimum était dû, bien avant la mise au point des premières centrales nucléaires, au nombre des centrales thermiques servant à éclairer les villes médiévales, et à celui plus considérable encore des moteurs mal réglés des très gros camions qui sillonnaient les anciennes voies romaines conduisant aux villes hanséatiques. Par aillleurs, on ne se chauffait qu’au bois, et il avait fallu en faire brûler beaucoup aussi pour couler le plomb qui servait à fabriquer les vitraux des grandes cathédrales gothiques. Que de CO2 ! Que ce CO2 !

    Au XVIe siècle, la Réforme, si pure et si dure dans la Genève de Calvin, est la première grande émergence de l’écologie. Elle impose qu’on détruise les centrales électriques thermiques du moyen-âge dont on chercherait en vain des traces dans nos paysages et même dans l’iconographie : ces images auront été aussi biens censurées que, sur les photos actuelles, les clopes au bec de certaines grandes figures de la littérature française . Toutes les automobiles sont proscrites et réduites en miettes. Impossible désormais, pour les archéologues, d’en retrouver la moindre trace.

    Le beau résultat de ces excès écologiques, c’est le petit âge glaciaire du XVIIe siècle sur lequel sont d’accord aussi tous les historiens du climat. Au reste, il suffit de lire les mémorialistes de l’époque classique pour savoir qu’à Versailles, certains hivers particulièrement rigoureux comme celui de la fin de 1607, le pinard gelait dans les carafes sur la table de Louis-le-Grand.

    Méfions-nous donc des écologistes : ils nous préparent des hivers particulièrement rigoureux.


    • Agafia Agafia 14 janvier 2018 14:11

      @Christian Labrune

      Au reste, il suffit de lire les mémorialistes de l’époque classique pour savoir qu’à Versailles, certains hivers particulièrement rigoureux comme celui de la fin de 1607, le pinard gelait dans les carafes sur la table de Louis-le-Grand.

      Une petite erreur de date M. Labrune...

      En 1607, Henri IV n’était pas encore mort et Versailles n’était qu’un vaste marais insalubre. C’est Louis XIII qui y fera construire un petit pavillon de chasse...

      Bref, de mémoire, il me semble que c’est l’hiver 1709 qui vit le vin geler sur les tables du Roi Soleil.

    • Christian Labrune Christian Labrune 14 janvier 2018 15:04

      @Agafia
      Je m’étais pourtant relu, et comme j’avais hésité entre 1706 et 1707, j’étais même allé vérifier sur Wikipedia. Et vous avez raison de préciser - je viens de pousser la recherche dans cette encyclopédie-, que le « grand hiver », c’était celui de 1709, après quatre ou cinq autres qui avaient été à peu près du même tonneau climatique. Excuses.

       


  • BA 14 janvier 2018 14:17

    La thèse d’un mini âge glaciaire qui pourrait ralentir le réchauffement climatique revient ... et demeure tout aussi fausse.


    Une étude anglaise fondée sur un modèle de prévision de l’intensité solaire a prédit une baisse de température dans les années 2030.


    Atlantico : On entend beaucoup parler ces dernières années mais aussi ces derniers mois d’une théorie scientifique d’un mini âge glaciaire fondé sur l’existence d’un minimum solaire, baisse de l’intensité du soleil qui ferait baisser la température. Une étude anglaise fondée sur un modèle de prévision de l’intensité solaire a ainsi prédit une baisse de température dans les années 2030. Mais très nombreux sont les spécialistes qui critiquent cette théorie. Pourquoi ?


    Olivier Boucher : Il est tout à fait possible que l’activité du soleil repasse par un minimum. Cela a existé dans le passé, et donc cela existera dans le futur. Il y a quelques indications qui peuvent aller dans ce sens.

    Le dernier cycle solaire a été un peu faiblard, et de fait le minimum a duré un peu plus longtemps, donc il existe une possibilité.

    Il est aussi clair que le soleil a un impact sur le climat : c’est notre principale source d’énergie. Mais ses variations d’intensité de l’activité du soleil sont relativement faibles si on regarde bien. Si on se fonde sur les observations par satellite des dernières décennies, on constate des variations très faibles, et à partir de nos reconstructions sur les derniers siècles, on observe des variations cette fois-ci qui sont de l’ordre du millième ! C’est donc presque négligeable. Et donc même si le soleil est notre principale source de chaleur, ses petites variations ne sont pas capables de modifier les évolutions de chaleur dans le futur, d’autant plus que les autres variations climatiques sont plus importantes. Ce sont celles liées aux gaz à effet de serre anthropiques et autres facteurs de ce type... Et tous ces autres facteurs sont plus importants que les variations solaires. L’idée d’un mini âge glaciaire est donc possible mais ne serait très certainement pas perceptible.


    http://www.atlantico.fr/rdv/atlantico-green/these-mini-age-glaciaire-qui-pourrait-ralentir-rechauffement-climatique-revient-et-demeure-tout-aussi-fausse-3279388.html




    • JC_Lavau JC_Lavau 14 janvier 2018 14:33

      @BA. Même que ton copain l’acyon a démontré que c’est l’effet de serre qui est responsable de l’auto-allumage dans les moteurs diesel.


    • Christian Labrune Christian Labrune 14 janvier 2018 15:25

      @BA

      Ces sortes de prévisions fumeuses ne prennent jamais en compte un autre phénomène beaucoup plus facile à prévoir puisqu’il dépend non pas d’une infinité de paramètres climatiques et cosmiques impossibles à modéliser dans les ordinateurs, mais du développement de la cybernétique, une discipline que l’homme a inventée et qu’il maîtrise de mieux en mieux.

      Avant le milieu de ce siècle (certains disent même dans la troisième décennie) on sera passé de l’IA faible à l’IA forte.

      Qu’il y ait encore des représentants du genre homo sapiens dans un siècle, c’est assez peu probable. L’intelligence, qui a fait assurément la spécificité de l’espèce humaine, aura migré vers des supports non-biologiques et pourra aisément s’affranchir des questions de réchauffement climatique, continuer à se développer sur d’autres planètes même dépourvues d’atmosphère, voire dans le vide qui les sépare.

      Dans cinq milliards d’années, l’inflation solaire, aisément calculable, aura depuis longtemps calciné la terre. A supposer qu’elle soit encore habitée, il aura bien fallu la quitter longtemps avant cela, et le plus tôt sera donc le mieux. L’aventure serait possible pour des machines intelligentes mais elle ne le serait assurément pas pour l’homme biologique actuel.


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