mardi 13 janvier 2015 - par astus

Pourquoi ce terrorisme ?

Après l’horreur des attentats du 7 janvier qui resteront gravés dans la mémoire nationale et le chagrin de tous les proches des 17 victimes auxquelles vont nos pensées, après les craintes légitimes que chacun peut ressentir face à ces actes, après ces grands rassemblements de spiritualité laïque ou de communion populaire qui aident à partager des émotions et des valeurs communes pour se sentir unis face à l’adversité, alors vient le temps de réfléchir à ce qui s’est passé dans notre pays pour tenter d’ éviter que cela se reproduise.

Toutefois, sans minimiser ces récents évènements dramatiques, il faut pourtant constater que la France a été plutôt épargnée jusqu’à présent par le terrorisme. Les violences en Syrie, au Pakistan, en Lybie, en Irak, aux frontières de la Turquie, au Yémen ou en Afghanistan font chaque semaine ou presque des dizaines et parfois des centaines de victimes innocentes. Et celles-ci sont très majoritairement de la même confession que ceux qui commettent ces attentats car c’est un fait largement établi que l’Islam est traversé par des courants antagonistes qui se combattent violemment pour assurer leur hégémonie, de la même façon qu’en France nous avons connu autrefois les guerres de religion.

Il suffit de rappeler le massacre de la Saint Barthélémy pour se dire que derrière ces guerres il y a toujours des motifs politiques visant à la conquête du pouvoir. La lutte et la vendetta entre les ultras catholiques du clan des Guise qui veulent venger la mort d’un des leurs quelques années auparavant, et les huguenots du clan des Châtillon-Montmorency ulcérés par l’attentat commis sur leur chef Coligny en août 1572 vont servir d’élément déclenchant à ce massacre, dans le contexte politique plus large de l’impérialisme ou du colonialisme de l’époque, à savoir la domination de l’Espagne sur les Pays-Bas, avec la France au milieu.

Les frontières changent, les alliances se modifient, les religions et les États se transforment mais les structures et l’avènement des luttes pour le pouvoir qui mènent inévitablement aux guerres restent étrangement semblables parce que l’être humain est ce qu’il est. Or que voyons-nous aujourd’hui ? La France, qui est revenue dans l’Otan en 2009, est intervenue militairement en Afghanistan, mais aussi en Irak, en Lybie, ou au Mali, entre autres. Souvent nous avons vendu des armes dans ces pays ou nous les y avons introduites, et celles-ci ont parfois été retournées contre nos propres forces armées. Nous étions intéressés par leurs ressources, notamment pétrolières. Nous leur avons fait accroire que nous allions favoriser la démocratie chez eux, comme si la démocratie pouvait s’exporter telle une marchandise quelconque alors qu’elle ne peut être que le résultat d’une conquête libre : celui du combat d’un peuple, et de lui seul, face à lui-même. Or le bilan de toutes ces actions est une importante aggravation des situations parmi des communautés musulmanes qui s’entredéchiraient déjà entre elles - sunnites contre chiites entre autres - ce qui a fait le lit de groupes extrémistes qui auparavant n’existaient pas avec la même intensité.

Ajoutons que dans le passé, qui souvent éclaire le présent, il y a eu entre la France et le Royaume Uni les accords secrets de Sykes-Picot en 1916 qui a entrainé le découpage et le partage des provinces arabes de l’empire ottoman pour préserver les intérêts des deux grandes puissances coloniales de l’époque, ce qui a attisé les nationalismes et les promesses d’indépendance. « Aujourd’hui, aux yeux des djihadistes, mais plus généralement d’une grande partie des populations arabes, ces accords symbolisent la trahison des Occidentaux et l’impérialisme européen » écrit Pierre-Jean Luizard directeur de recherches au CNRS, et spécialiste de l’Irak. Avec le conflit israélo-palestinien qui depuis 1948 s’exporte un peu partout et ne trouve pas de solution juste : deux États libres et indépendants avec des frontières établies et reconnues par chacun, et la violence endémique en Syrie qui tend à diffuser tout autour, on voit que la situation géopolitique est pour le moins complexe, mais aussi que nous y avons des responsabilités historiques.

Comment peut-on s’étonner alors que la frange des plus extrémistes parmi ces peuples bafoués fasse émerger à présent cette violence chez nous, tel le retour de ce qui a trop longtemps été refoulé ? Dans les luttes d’influence que se livrent sans merci les musulmans, qui je le rappelle font surtout des victimes parmi eux, la religion des ultras est devenue le ciment identitaire qui permet de prendre le pas sur les rivaux et d’attirer les plus perdus des leurs. Depuis la Syrie ou le Yémen, ou sur la toile, les caïds sont alors aux commandes pour faire miroiter à ces simples d’esprit un avenir mythique sans lien réel avec une religion qui ne sert plus qu’à masquer des attendus purement guerriers et politiques : faire payer l’Occident et abattre sa superbe, créer un califat. Il est donc totalement inapproprié de confondre aujourd’hui les croyants sincères avec ces fanatiques qui dans le tréfonds de leurs ténèbres sont instrumentalisés par des gourous psychopathes comme ceux des sectes.

Le terrain est en tous cas prêt pour attirer ceux qui chez nous sont les déclassés de la société, soit pour des raisons familiales : adolescents en conflit générationnel, isolés ou dépressifs, voire borderline, orphelins ballotés très jeunes comme pour les frères Kouachi, soit pour des raisons économiques ou autres : délinquants avec un passé de rejet et d’échec scolaire souvent récupérés en prison par des compagnons de détention plus influents qui leur servent de mentor et de tuteur identitaire. Dans ce racolage il faut souligner l’importance pernicieuse d’internet qui offre souvent des représentations totalement fantaisistes de la politique et de l’Islam. On est d’ailleurs frappé par l’ignorance qu’ont ces fanatiques de leur religion parfois « enseignée » par des imams incultes autoproclamés de façon littérale et fétichiste, sans aucune herméneutique : « Qui n'examine pas ne croit pas et qui ne doute pas n'examine pas » (El-Ghazâli). De nombreux intellectuels musulmans ont souvent pointé ces difficultés qui prendront sûrement du temps pour être résolues.

Ajoutons à cela la valse-hésitation ou les injonctions paradoxales des pouvoirs politiques de notre pays qui tantôt cherchent à séduire un électorat potentiel (repas spéciaux dans les cantines, horaires de piscine aménagés, reculades ou confusions sur la laïcité qui est un des socles de notre république) ou au contraire en faisant de ces populations un repoussoir maléfique qui a supplanté celui des juifs autrefois (accusations de vol du travail des français, de fraude aux aides sociales, de prières dans les rues). Dans la foulée et pour lutter contre le terrorisme certains réclament le retour de la peine de mort, impossible constitutionnellement, mais surtout totalement inefficace pour ces fanatiques prêts à sacrifier immédiatement leur vie à des causes folles qu’ils sont les seuls à croire justes. 

Au bout du compte il existe sans doute dans notre pays qui se présente souvent comme le parangon de la démocratie et de la liberté un sérieux déficit politique et citoyen : diplomatie en berne, difficulté pour réformer et régler les conflits, absence de culture de négociation, mauvaise insertion de populations déracinées ou isolées dans des ghettos, politique d’immigration qui fonctionne sans représentation à long terme, manque de logements, faible valorisation sociale du système éducatif, insuffisance de l’enseignement des valeurs de la république, inapplication de lois trop complexes, persistance de l’illettrisme sur fond d’ exclusion économique conduisant au fanatisme et à la violence…etc.

Les moyens considérables mis en place sur ces récents attentats sont à l’image de la peur qui s’est emparée de nos concitoyens même si les importants mouvements de foule qu’elle a suscitée peuvent apparaitre comme le signe de leur profond rejet et de leur indignation. Malheureusement celle-ci ne suffira pas à empêcher que de tels évènements puissent éventuellement se reproduire. Et s’il faut ici saluer le courage et la compétence des forces de l’ordre qui ont protégé au mieux la population au péril de leur vie, ainsi que la maitrise dont ont fait preuve les politiques dans ces circonstances si difficiles, il semble évident que ces évènements dramatiques laisseront des traces. Le premier ministre parle déjà de « failles » et certains réclament des systèmes de surveillance supplémentaires en hommes et en matériel, sous-estimant semble-t-il que la coordination harmonieuse de ceux-ci est souvent le gage d’une meilleure efficacité. Au moment où les États-Unis semblent découvrir les limites du Patriot Act et de la sécurité absolue, avec l’inefficacité de la torture, en plus de son indignité fondamentale, se dirige-t-on vers une société de répression et de surveillance totale, pourtant déjà très avancée, avec Big Brother pour futur Président ?

Face à ces critiques beaucoup de citoyens répondent qu’ils ne voient pas le mal puisqu’ils n’ont rien à se reprocher et que cela leur est égal d’être surveillés si cela peut assurer leur tranquillité. On assiste alors à cet étrange paradoxe d’un peuple qui place la liberté par-dessus tout mais qui serait prêt à restreindre la sienne en croyant la préserver. Pour Benjamin Franklin : « Une société qui est prête à sacrifier un peu de liberté contre un peu de sécurité, ne mérite ni l'une ni l'autre, et perdra les deux ». Et pour faire reculer le terrorisme, il est illusoire de penser que la force seule suffira car on ne connait aucun fanatisme de ce type qui ait pu être éradiqué de façon militaire. La surveillance des frontières semble être un objectif prioritaire ainsi que l’assèchement financier des groupes terroristes, mais la multiplicité de leurs revenus : dons privés, pillage, racket, commerce illégal, rançons, trafic d'êtres humains et d’antiquités, impôts mafieux, rend ce travail difficile. 

Alors aujourd’hui, pour chacun d’entre nous en France, il n’importe pas plus de défendre ou protéger Charlie que le Figaro, les juifs que les arabes, les chrétiens que les musulmans, les croyants en Dieu ou les incroyants, ceux qui sont de droite ou de gauche, les blancs ou les personnes de couleur : il faut simplement être éduqué plutôt qu’indigné pour faire mieux fonctionner notre démocratie en exerçant pleinement nos responsabilités de citoyen :

« La démocratie ne consiste pas à mettre épisodiquement un bulletin dans une urne, à déléguer les pouvoirs à un ou plusieurs élus puis à se désintéresser, s'abstenir, se taire pendant cinq ans. Elle est action continuelle du citoyen non seulement sur les affaires de l'État, mais sur celles de la région, de la commune, de la coopérative, de l'association, de la profession. Si cette présence vigilante ne se fait pas sentir, les gouvernements (quels que soient les principes dont ils se recommandent), les corps organisés, les fonctionnaires, les élus, en butte aux pressions de toute sorte de groupes, sont abandonnés à leur propre faiblesse et cèdent bientôt, soit aux tentations de l'arbitraire, soit à la routine et aux droits acquis ... La démocratie n'est efficace que si elle existe partout et en tout temps. » (Pierre Mendès-France)

Comme l’avaient justement pressenti les fondateurs de notre république il s’avère que l’expression des différentes opinions qu’autorise la liberté, le respect de la place de chacun, qui est l’égalité - ou à tout le moins le juste partage des droits et des devoirs -, et la qualité des liens qui les unissent, c’est à dire la fraternité, sont avec la laïcité les meilleurs remparts contre toute forme d’oppression ou de terrorisme, notamment celle des fanatiques qui assassinent pour se venger ou imposer un totalitarisme qui est la perversion de la raison.



20 réactions


  • TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE 13 janvier 2015 11:02

    PARCE QUE LES RELIGIONS REVIENNENT EN FORCE et que9 GUERRES SUR 10 SONT

    DE LEUR FAUTE ILS PARTAGENT LA MOITIE AVEC LES MARCHANDS D ARMES !!!!!

    1 SUR 10 NE SE FAIT PAS MANIPULER COMME CHARLIE

    les charlots qui nous governent ont toujours besoin du SABRE ET DU GOUPILLON !!!!!!!!!!!!!!!!

    90% DE CHARLOTS POUR 10 % DE CHARLIES


  • TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE 13 janvier 2015 11:03

    PARTAGENT LA MOITIE DES RESPONSABILITES  !!!!!!!!!!!!!!!!!


  • astus astus 13 janvier 2015 11:11

    Personnellement je préfère essayer de réfléchir et de comprendre pour tenter d’infléchir le cours des chose d’une façon plus favorable pour le plus grand nombre plutôt que de rester dans l’émotion brute, qui est si proche du fanatisme... 


  • Robert GIL Robert GIL 13 janvier 2015 11:13

    pourquoi ce terrorisme ? pourquoi cette guerre ? mais quelle guerre ? Cette guerre c’est nous qui l’avons fomentée. Pensions nous qu’elle ne sèmerait le deuil que chez les autres ? Les USA ont formé et armé les musulmans les plus extrémistes en Afghanistan pour combattre les russes et depuis la chute du mur de Berlin, nous avons bombardé et détruit la Serbie, la Libye, l’Irak, et la Syrie est en pleine guerre civile grâce à nos soins. Nous avons même exporté nos bienfaits au Mali, ce qui finira par déstabiliser toute la région. Nous avons piétiné tous les principes, la non ingérence, le respect des prisonniers de guerre, l’abolition de la torture et la vérité de l’information, si nous pouvions en tirer un avantage. Nous nions le droit à la justice des peuples victimes de massacres et d’humiliations en pratiquant une politique de « deux poids deux mesures » et en garantissant l’impunité à certains massacreurs. Nous avons joué aux apprentis sorciers, foulant aux pieds tous les principes de l’humanité, l’argent et le pouvoir guidant nos actions...
    .
    voir :
    CHARLIE : la grosse rigolade !


    • astus astus 13 janvier 2015 11:39

      Dans cet article je pointe surtout des responsabilité multiples et partagées : séquelles de colonialisme, intérêts pour des ressources comme le pétrole, ingérences idéologiques, carences diplomatiques, guerres religieuses entre les différents factions de l’Islam, instrumentalisation de celui-ci à des fins purement stratégiques et identitaires, marginalisation sociale, insuffisances éducatives, ignorance religieuse, injonctions paradoxales, bêtise humaine, déficit démocratique dans notre propre pays ...etc. Il est toujours plus commode, et cela fait le bonheur des trolls imbéciles, de désigner un bouc émissaire unique et de « moinsser » en douce plutôt que d’argumenter et de faire une critique raisonnée. La plupart de ces trolls compulsifs croient avec fureur que les phénomènes qui arrivent sont isolés les uns des autres, et simples, alors qu’ils sont au contraire fondamentalement interdépendants et qu’ils s’alimentent réciproquement. D’où la difficulté de toute action politique, et plus généralement humaine 


  • Enabomber Enabomber 13 janvier 2015 11:24

    Face à ces critiques beaucoup de citoyens répondent qu’ils ne voient pas le mal puisqu’ils n’ont rien à se reprocher et que cela leur est égal d’être surveillés si cela peut assurer leur tranquillité.
    De futurs figurants bénévoles pour Leni Riefenstahl ?


  • Nicolas_M bibou1324 13 janvier 2015 11:26

    « craintes légitimes »


    On a en France chaque année plusieurs centaines d’assassinat, plusieurs dizaines de milliers de viols, des milliers d’accidents de la route, des dizaines de milliers de gens qui meurent dans d’atroces souffrances après des années de cancers dus à l’alcool, la pollution ou au tabac.

    Le terrorisme ? Une 20aine de morts les mauvaises années, zéro la plupart du temps. Il est bien plus dangereux de se promener dans les bois (114 accidents de chasse l’année dernière d’après l’oncfs). Le terrorisme, si on réfléchit rationnellement, devrait être la dernière préoccupation des français.

    Bien entendu, l’attentat est bien plus symbolique, bien plus spectaculaire, bien plus relayé dans les médias. Car l’émotion qu’il véhicule est comme un cri de ralliement. Cela permet aux médias de vendre. Est-ce que le terrorisme devrait pour autant devenir une préoccupation nationale ? Est ce que les familles de Charb et compagnie souffrent plus que le père du gosse de 9 ans qui s’est pris une balle l’année dernière (accident de chasse) ? 

    Oui, le terrorisme c’est mal, il faut luter contre les fanatiques comme on le peut. De là à penser qu’il menace la sécurité des français, c’est n’importe quoi. De là à penser qu’il menace la liberté d’expression ou je ne sais quelle valeur française, faut pas pousser.

    Quand à la « démocratie française » et la possibilité d’exercer « nos responsabilités de citoyens », je ne vois même pas de quoi vous parler. Nous ne sommes pas dans une démocratie, n’importe quel dictionnaire vous le dira. Les citoyens n’ont absolument aucun pouvoir dans la dictature actuelle. Ou alors vous pouvez me dire lesquels ? Choisir un représentant d’une minorité parmi un choix restreint est l’antithèse d’une démocratie.

    • astus astus 13 janvier 2015 11:49

      Churchill disait que « La démocratie est le pire des régimes à l’exception de tous les autres » et je crois que la nôtre souffre de nombreuses difficultés, ce qui ne nous rend pas glorieux de vouloir l’exporter militairement chez les autres. Mais la démocratie qui est un système « où 10 imbéciles ont raison contre un philosophe » comme l’affirmait Voltaire est quand même préférable me semble-t-il à la dictature, mot que vous utilisez de façon à mon avis inadéquate pour notre système politique actuel. Pourriez-vous vous exprimer sur ce fil comme vous le faites dans une dictature ? Allez plutôt voir en Corée du Nord, puis revenez nous faire profiter de votre expérience... 


    • doctorix doctorix 13 janvier 2015 16:06

      La dictature, c’est « ferme ta gueule ».

      La démocratie c’est « cause toujours ».

    • astus astus 13 janvier 2015 16:16

      Chacun pourra dire ce qu’il préfère mais je me demande ce que vous mettriez personnellement en place comme système politique si vous en aviez la possibilité : théocratie, aristocratie, anarchie, despotisme, monarchie, oligarchie, ploutocratie, technocratie, califat... etc. Vous avez le choix, faites vous plaisir.


    • astus astus 13 janvier 2015 12:15

      Je pense que les problèmes de sécurité, dans ce contexte si risqué, étaient sûrement complexes à résoudre compte tenu du nombre de chefs d’état alors rassemblés. Vous auriez fait quoi à leur place ?


    • njama njama 13 janvier 2015 15:21

      howakhan,
      ils ne vont pas défiler avec le bon peuple, quelle sottise même de l’imaginer, cette rue leur était réservée, pour des questions de sécurité
      c’est comme dans les églises, dont l’architecture est le reflet de l’ordre social, il faut séparer l’élite hiérophante dans le chœur qui guide le peuple sous la nef


    • howahkan Hotah 13 janvier 2015 16:27

      tout a fait njama.... smiley


  • Vladimir_Guez 13 janvier 2015 13:03

    Je ne cois pas que ce terrorisme là trouve sa genèse dans les accords Picot ou que cette violence aient grand chose à voir avec la Saint Barthelemy.


    Ces mouvements fonctionnent sous une logique de « marque » et ces actes sont leurs outils promotionnels au sein de leur mouvance. 

    - L’occident est en guerre contre nous.
    - C’est nous qui défendont le mieux l’Islam ( la preuve nous nous battons en Syrie et vengeont le prophète )
    - Ralliez vous à nous.

    Vlad, marque déposée  smiley


  • astus astus 13 janvier 2015 13:25

    Je doute que vous sachiez vraiment ce que veux le prophète (êtes vous à sa place ?).

    « Qui n’examine pas ne croit pas et qui ne doute pas n’examine pas » (El-Ghazâli)
    Allez plutôt vous cultiver sur votre religion ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Al-Ghaz%C3%A2l%C3%AE

    • Vladimir_Guez 13 janvier 2015 13:33
      J’explique ce qui me semble être leur logique.

      Merci pour vos liens mais malheureusement je crois pas en l’Au delà

      Vlad, A thé .

  • Le p’tit Charles 14 janvier 2015 08:08

    Depuis des siècles nous pillons et tuons ces gens dans leurs pays pour voler leurs richesses...(même aujourd’hui on continue)..
    Alors..attendons nous au pire..en retour du bâton.. !


  • Tibulle 17 janvier 2015 12:39

    Article très intelligent, argumenté et qui ouvre la réflexion sur les multiples et diverses responsabilités et sur la vigilance que nous devons tous avoir, tous les jours pour défendre les valeurs de notre république. Une interview de Boris Cyrulnik sur la vidéo ci-dessous est également éclairante et va, me semble-t-il dans le même sens. http://www.tv7.com/point-de-vue-de-boris-cyrulnik-neuropsychiatre_3979593465001.php




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