mardi 17 mai 2016 - par roman_garev

Pourquoi les Russes acceptent la réalité si calmement (leçon d’économie populaire)

Publié en russe par la blogueuse glavbushka (« главбушка », appellation badine inventée pour Madame le chef comptable) : http://cont.ws/post/254808

Résumé, choix de photos par roman_garev

Tout d’abord, deux avis sur les « Russes patients ». Tant sont-ils typiques, qu’on peut se passer de liens.

« La crise y est très profonde et frappe les gens. Si en Pologne au cours d’un an les salaires réels tombaient à 10 %, les produits alimentaires augmentaient à 24 % et les citoyens ne pouvaient pas quitter le pays librement, chez nous il y aurait des troubles énormes. Même sous le communisme nous avions des émeutes. Tandis que là-bas il n’y en avait pas et il n’y en aura pas. Les Russes acceptent la réalité calmement. Si des fois des protestations s’élèvent, elles ne seront que passagères et ponctuelles. Il n’y aura jamais de protestations massives. Les ventes en détail tombent, et seule la production horticole croît. Les gens se mettent à cultiver leurs propres légumes. Et ils ne se considèrent pas en difficulté. » (Un certain Vaczlav Radzivinovitch.)

Avez-vous entendu ça ? Ce grand seigneur polonais n’a même pas saisi qu’il a répondu lui-même à sa question, mais sans avoir compris sa propre réponse. J’y reviendrai.

La parole est à l’Américain : « À l’heure actuelle la situation financière des Russes est de loin meilleure qu’elle ne l’était à l’époque d’avant Poutine, mais ce qui est le plus important, ils sont toujours prêts aux difficultés. Des privations qui auraient choqué les Américains ne comptent guère là-bas. » (Ralph Peters, New York Post.)

La chose est pourtant bien simple. Chez eux, à leur Occident, tout est interdit. Jusqu’à cultiver de la carotte contre le mur de leur propre maison. J’exagère certes, mais pas trop. Tout y est réglementé, fourré dans le cadre des normes et des directives. Et surtout pas par l’amour de l’ordre, comme on essaie de nous expliquer. Mais afin que les citoyens achètent la carotte dans les supermarchés.

Dans un avenir très proche on annoncera sans façon : en cultivant la carotte sur votre propre plate-bande, vous commettez un délit, car vous volez le bénéfice dû au propriétaire du supermarché.

Tout pour le business, tout au nom du business ! Un objectif bien connu, n’est-ce pas ?

Cueillir des champignons ou des baies dans la forêt ? Interdit. Prendre du poisson ? Oui, mais strictement aux lieux fixés, pour qu’on puisse vous faire payer.

Aucune idée d’acheter du chou (pas même cultiver, mais acheter !) pour le faire fermenter à la saison, tant qu’il est bon marché et juteux, étant tantôt cueilli du sol. D’ailleurs, il n’y a point de saisons de chou là-bas (on le cueille toute l’année) ni de sol, remplacé par l’aquiculture, donc de quelle fermentation peut-on parler ! D’autant plus qu’il est non sans risque de faire fermenter le chou dans le socium de là-bas. Une fois ce chou fermenté offert à ton voisin, celui-ci ira à la police te dénoncer pour avoir empoisonné les gens par des produits non certifiés…

Bref, tout est triste là-bas. Les gens n’ont aucune pâture, ils ne peuvent se procurer de quoi que ce soit que pour l’argent et selon le règlement. Une fois l’emploi ou une partie du salaire perdue, tout est fini. Reste à courir à la place centrale pour jeter bas le gouvernement, sinon à cogner la tête contre le mur. Pas de vie sans argent. Pas du tout. Le conseil humain naturel « Affamé ? Va donc à la chasse ou à la pêche » ne marche pas, étant absurde.

Quand « les ventes en détail tombent, et seule la production horticole croît », eux (voir la citation ci-dessus) parlent de la crise ! Tandis que dans l’économie ça s’appelle l’équilibre. Le pouvoir d’achat baisse — la production de l’économie naturelle croît. Où est la crise ici ?

Un humain, que mange-t-il, de l’argent ou des aliments ? Voilà. Des fois qu’il n’a pas acheté du jambon espagnol sanctionné, mais a élevé un marcassin pour avoir son propre jambon, est-ce la crise ?

De même pour tout le reste. Pas d’argent à porter au magasin pour l’échanger contre des pommes de terre ou des légumes — va labourer ton terrain pour les cultiver toi-même. C’est justement ce qui nous a sauvés dans les années 90. Si on ne s’était pas rué en masse dans ses potagers, le rêve de Tchoubaïs et d’autres réformateurs de choc s’accomplirait : quelques 30 millions de nôtres mourraient, faute de s’être adaptés au capitalisme sauvage imposé.

Toute réflexion faite, une crise de consommation ne peut pas être causée par la seule réduction de la masse monétaire. Une crise de consommation éclate, lorsqu’on crève de faim et il n’y a pas d’alternative à l’argent.

La liberté de se procurer de la nourriture par n’importe quel moyen légal, c’est la réalisation du droit de base de l’humain, à savoir du droit à la vie. Et lorsque un État limite par la loi les moyens de réalisation de ce droit de base, tout en vouant ses citoyens aux souffrances à cause du manque d’argent et interdisant tout autre issue de ce danger mortel, il faut reconnaître que tel État commet le génocide contre son propre peuple et contribue chemin faisant à la criminalisation de la société. Ça arrive, quand les uns ont un excès d’argent et les autres en ont un manque, et en même temps tous les biens et besoins vitaux ne sont fournis que contre l’argent et toutes les autres trappes donnant accès au nécessaire sont condamnées par la loi.

Et ces gens-là nous croient opprimés, non libres…

Mais c’est eux qui sont opprimés ! Opprimés par des règles et des limitations fourrant l’humain dans la situation qui fait parfois sa vie insupportable. Ils sont privés du droit à la vie. L’homme occidental n’est libre qu’à bavarder, s’affubler des plumes et se rassembler en manifs LGBT.

Secundo, ils sont tout simplement très pauvres. Pauvres au pied de la lettre. Les masses étasuniennes ou suédoises ne sont que va-nu-pieds vis-à-vis au citoyen russe moyen.

En voulez-vous des exemples ? Volontiers.

Que veut dire « la classe moyenne » en Russie ? Ce sont les gens qui possèdent des épargnes.

Que veut dire « la classe moyenne » en États-Unis ? Ce sont les gens qui ont tout à crédit : leur logis, leur pelouse, leur voiture… enfin, tout ! Il suffit de perdre l’emploi, cette seule source d’amortissement, pour que la carrosse se transforme en citrouille.

Ils sont pauvres définitivement et irrévocablement. Gueux comme des rats d’église.

Oh oui, j’ai entendu parler du PIB étasunien, qui est si grand. Mais j’en sais aussi un peu, comment il est compté. C’est du jamais vu. Googlez, par exemple, « hedonic adjustments to GDP », vous en apprendrez des nouvelles.

Mais moi je ne vous parlerai que d’une des astuces du métier, qui va sans doute vous ravir.

Cher lecteur [russe], dites-moi, votre logis est-il à vous ? Est-ce votre propriété ? Évidemment oui. Alors écoutez : si vous ne le possédiez pas, mais le louiez, combien auriez-vous à payer au propriétaire ? Voilà. C’est cette somme-là que la statistique étasunienne inclut dans le PIB en tant que votre revenu. Je répète : ce que vous n’avez pas dépensé est ajouté à vos recettes. À savoir, le prix moyen annuel de location que vous, étant propriétaire, auriez payé à vous-même. Cet argent que vous n’avez en fait payé à personne, mais avez gardé pour vous. Je m’embrouille déjà… mais vous avez dû comprendre.

Donc, si vous tenez à vous mesurer avec le PIB américain, allez de ce pas au site web du Rosstat [Service fédéral de statistique d’État russe] et recomptez à peu de choses près, compte tenu de tous ces « facteurs hédoniques » et du loyer virtuel.

D’ailleurs, tout est clair sans compte quelconque, quand on sait que la part de propriétaires dans la population de la Russie dépasse de loin 80 %. Essayez de trouver un indice pareil quelque part ailleurs dans le monde.

Et vos datchas à 6 ares, vous ne les louez pas non plus, n’est-ce pas ? Voilà. Supputez la part de propriétaires de datchas et d’autres résidences secondaires dans la masse de citadins et ajoutez de même ces « revenus » au PIB.

L’Américain moyen ignore ce que c’est. Tandis que chez nous des millions et des millions possèdent des datchas et des maisons de campagne.

Et si on parle du projet récent « Un hectare de l’Extrême-Orient » (gratuitement à tout Russe bébés inclus) ? Prends-le et fais-en ce que tu veux, tu es libre et c’est ta terre à toi.

 

Est-ce que quelqu’un de ceux qui ne jurent que par « le grand PIB américain » veut essayer de supputer la valeur du PIB russe dans quelques cinq ans, lorsqu’au moins une partie de 140 millions d’hectares offerts sera rendue exploitable, si on compte d’après la méthode américaine ? Pourtant on n’en a pas besoin. Des indices virtuels ne sont bons qu’à s’en vanter. Et la vantardise n’est propre qu’à ceux qui souffrent de complexes.

Nos « partenaires » occidentaux adorent se vanter. Peut-être parce qu’ils sentent, que quelque chose cloche dans leurs droits et libertés de l’homme.

Tout est simple. « La liberté, c’est l’esclavage ! » — Orwell ne plaisantait guère. Pas de sourires forcés. Les « partenaires » vous fourrent dans la tête, qu’il s’agirait de nous, les Russes ? Ben non !

Réfléchissez-y, c’est un absurde total de considérer comme non libres les gens qui sont capables et libres de choisir eux-mêmes s’il faut acheter la carotte au supermarché ou bien la cultiver sur leur terrain à eux, et, au contraire, croire libres ceux qui n’ont point de ce choix.

Mais il est encore plus absurde de considérer comme libres ceux qui s’insurgent, et vice versa, appeler des esclaves ceux qui ne s’insurgent pas.

Étrange, n’est-ce pas ? En fait, si tu t’insurges, c’est parce que tu es un esclave.

Les esclaves, eux, ont besoin de liberté. L’homme libre n’en a pas besoin, car il l’a déjà.

 



83 réactions


  • tf1Groupie 17 mai 2016 15:59

    « J’exagère certes, mais pas trop »

    Non, à peine !!  smiley

    Un article qui parle des Russes pour dériver très rapidement sur les carottes américaines, c’est une sorte de TOC.


  • arthes arthes 17 mai 2016 16:48

    Pas mal cet article...Je revenais de Bordeaux hier , heureuse de retrouver ma chère campagne après deux jours seulement de ville, et je pestais comme une bonne française ; « Un jour à Bordeaux,ça va, on dira que c’est exotique, c’est beau, ya rien à dire, , ensuite, mais il n’y a rien d’autre à faire que de payer, et encore payer si on veut faire quelque chose dans ces grandes villes ; payer les stationnements, payer les déplacements, payer de quoi s’occuper (ciné, café, restack, spectacles) bon, faut dire que je ne suis pas urbaine, je m’ennuie dans les villes...Et mon mari de m’annoncer, alors que je scrutais le compteur de la voiture pour rester dans la zone des 130, rapport aux radars : Il est question que ce soient bientot des entreprises privées qui gèrent parc mètres et radars...


    Dans mon esprit, j’ai mouliné ainsi, avec un gros raccourci ; Bon, admettons, mais z’alors, cela signifie que les états, le notre et d’autres , sont ruinés, en faillite permanente, que nous vivons de plus en plus au dessus de nos moyens et que ce sont désormais des multinationales qui vont gérer les pays, les mêmes en somme qui ramassent l’argent des autoroutes, des stationnements sous terrains, et qui prendront l’argent des dépassements de vitesses, et pas par solidarité...Ensuite, au bout du bout, que me restera t il ? Moi, mon corps physique, alors ce corps il a besoin de quoi ? Pour vivre, il lui faut de l’eau et de la nourriture...Mais la nourriture faut l’acheter (bien que j’ai un jardin dans lequel j’ai encore le droit de cultiver des tomates , de l’oseille qui pousse comme de la mauvaise herbe et j’ai aussi un verger , et je peux ramasser chataignes et champignons...pour le moment ) et c’est de la merde bourrée de pesticides cette bpouffe de grande distribution (le bio, ça me fait rigoler) , »on« veut m’empoisonner volontairement...Et même m’y obliger.

    Alors pour toutes ces raisons, je trouve cet article sur la Russie à propos de ma réflexion de hier..

    En revanche, pour l avant dernière phrase qui concerne la liberté, je ne vois pas la chose ainsi, car, aussi paradoxale cela puisse paraitre, jamais je ne me suis autant sentie libre et indépendante dans mon esprit que depuis que j’ai la claire conscience des contraintes qui tendent à incarcérer écraser et anéantir l’humain, de la manière la plus cynique et ingénieuse telles que nous les vivons en occident , c’est d’ailleurs cela, cette liberté qui m’a poussée à l’action, qui m’a donné la volonté de faire ce que je fais , ce n’est pas la révolution hein, mais je fais mon »travail de colibri" et j’ai appris la patience.

    Faut pas trop cracher sur les occidentaux, font ce qu’ils peuvent, l’occident , c’est un grand corps malade qui se déglingue, faut pas mettre dans le même sac les peuples qui se réveillent peu à peu et ceux qui parlent à leur place parce qu’ils ont droit à la tribune, mais que les peuples entendent de moins en moins.

    • roman_garev 17 mai 2016 19:02

      @arthes
      Merci pour votre commentaire... c,est plutot un essai joli, presque poétique et surtout sincère.


      Si vous me permettez de discuter un peu, voici mes quelques remarques.
      Vous avez dû comprendre que, parlant de l’Occident, l’auteur parle sutout des ÉU (qui sont assez loin de la France dans tous les sens, je pense). Et comme l’auteur est une chef comptable, elle fait allusion surtout à la liberté économique. Si vous, vous n’êtes pas endettée (je l’éspère), les étasuniens en masse le sont. Plusieurs laissent ses dettes de crédit à leurs enfants. C’est que nous appelons l’esclavage économique. Tandis qu’en Russie vivre à crédit n’est pas encore à la mode, sauf, évidemment, une partie de la population active qui, venant à Moscou pour faire leur carrière, veulent avoir tout et d’emblée, en imitant en cela les Américains.

      Et, quoique crachés de la tête aux pieds par des chefs et des merdias occidentaux durant des années (rien qu’à lire quelques commentaires ici et dans n’importe quel article concernant la Russie, mais, heureusement, ces commentaires proviennent toujours de la même poignée de personnes déjà connues et cataloguées comme russophobes professionnels), les Russes ne crachent point sur eux, ils les plaignent plutôt. Contrairement à vos chefs, on n’a pas de prétention de les enseigner comment faut-il vivre chez eux. En revanche, on les invite, de plus en plus nettement, à venir vivre en Russie, où il y aura de la terre pour tous qui savent travailler. 

    • diogène diogène 18 mai 2016 07:31

      @roman_garev


      « Si vous, vous n’êtes pas endettée (je l’éspère), les étasuniens en masse le sont. »

      Le Français et les autres Européens le sont beaucoup plus qu’avant.

      L’endettement des familles insolvables est la dernière invention pour obtenir la paix sociale en percevant des intérêts ou en récupérant les biens hypothéqués.

  • amiaplacidus amiaplacidus 17 mai 2016 16:58

    L’article est amusant, sans doute excessif.

    Mais, en fait, pas plus excessif que la propagande anti-russe qui sévit ici.

    J’ai été en Russie à la fin de l’été dernier, avec un couple d’amis français dont le mari est d’origine russe et parle parfaitement la langue.

     Nous avons été de Saint-Pétersbourg à Moscou en voiture de location. Parlé abondamment, y compris de politique, avec les gens rencontré ou dans la famille de mes amis.

    Le moins que l’on puisse dire, c’est que la situation en Russie n’a strictement rien, mais alors rien, à voir avec la propagande US relayée en France.

    Je ne dis pas que tout est rose en Russie, il y a des problèmes, comme dans tous les pays du monde, mais les Russes sont loin d’être misérables.
    Par exemple, comme le dit d’ailleurs l’article, ils sont, dans leur quasi totalité, propriétaire de leur logement, sans endettement.

    Une grande majorité ont également une datcha (toujours sans endettement). Attention, ne pas confondre datcha avec villa de luxe, c’est, la plupart du temps une maison de campagne où les Russes vont passer l’été (brûlant dans les villes), quitte à faire des heures de transport pour aller travailler.
    Ils y cultivent des légumes, passablement de datchas ont des serres permettant la culture de tomates, concombres et autres légumes « du chaud ».
    S’ils se livrent à cette culture, ce n’est pas vraiment pour des raisons économiques, mais plutôt pour des raisons « sanitaires » : pour les Russes, les légumes cultivés par eux-mêmes sont infiniment plus sains que ceux achetés (et je ne leur donne pas tort). En plus, ils ont une passion pour les conserves de légumes faites maison.

    Et lorsque l’on voit les invraisemblables embouteillages dans les villes (à Moscou, 2 heures et demie pour aller du centre à l’aéroport situé à une quarantaine de km), on se dit que les Russes ont la possibilité de s’acheter des voitures. À ce propos, je ne pense pas vraiment que cette circulation participe vraiment à la qualité de vie.

    En abordant les questions politiques et plus particulièrement l’attitude de la France, je me suis attiré des réponses du genre : « on a bien pardonné à Napoléon, pourquoi ne voudriez-vous pas que l’on pardonne à Hollande ? ».
    L’attitude générale me semble que pour les Russes, l’amitié franco-russe est trop ancienne, trop profonde, pour qu’elle bute sur un alignement temporaire de la France sur les positions US.

    Terminons par un chiffre qui rapproche les dirigeants français et russes : 80. C’est le pourcentage de popularité de V. Putine, c’est aussi le pourcentage d’impopularité de F. Hollande.
    Alors, qui est le dirigeant qui respecte le mieux ce que souhaite son peuple ?


    • escoe 17 mai 2016 19:43

      @amiaplacidus Ils y cultivent des légumes, passablement de datchas ont des serres permettant la culture de tomates, concombres et autres légumes « du chaud ».

      La vraie Russie la voilà : https://www.youtube.com/watch?v=mllGFLtBfBE

      Si vous avez l’opportunité allez aux baies et aux champignons en août ou septembre. L’ambiance est extraordinaire. Attention, n’y allez pas seul. Même les Russes se perdent en forêt et des munitions de la guerre subsistent dans certains secteurs.


    • roman_garev 17 mai 2016 20:19

      @escoe

      « Même les Russes se perdent en forêt » 

      Quand ils oublient leur smartphone avec navigateur GPS intégré smiley

      « et des munitions de la guerre subsistent dans certains secteurs. »
      Exact. Mais il suffit d’étudier la carte de la WW2 en Russie et éviter ces régions. Il y a plein de forêts qui n’ont jamais vu la guerre.

    • sarcastelle sarcastelle 17 mai 2016 22:23

      @roman_garev

      .
      Un GPS ? La honte ! Et le GLONASS, alors ???

    • roman_garev 17 mai 2016 22:40

      @sarcastelle

      Le GLONASS ne se porte pas dans la poche. Pour le moment il est réservé à l’armée et au transport important. Nous autres, avec nos simples smartphones bon marché comme Samsung (qui n’a aucune notion de GLONASS), nous nous contentons du GPS. Pour des consommateurs accomodants comme vous et moi ça suffit.

    • escoe 17 mai 2016 23:36

      @roman_garev Le GLONASS ne se porte pas dans la poche. Pour le moment il est réservé à l’armée et au transport important.

      Pas du tout. Vous pouvez très bien acheter chez Garmin un appareil qui fonctionne avec le GPS américain et le Glonass russe. Ca ne pose aucun problème.

      http://tinyurl.com/ja4pt84


    • roman_garev 18 mai 2016 09:49

      Oui, vous avez raison, mais moi je parlais d’autre chose.

      Un navigateur Garmin, c’est bien, mais ce n’est qu’un navigateur pour 300 Euros.
      Tandis qu’un smartphone (pour le même prix) me donne tout ce qu’il faut : phone, caméra photo et vidéo, Internet y compris e-mails, What’s App, Skype, banking, etc., etc., livres, films, ma collection de musique, navigateur GPS, enregistreur vidéo pour l’auto (avec le positionnement GPS lui aussi) et j’en passe. Aucun besoin de mettre un Garmin dans une autre poche. D’autant plus que pour les cartes de la Russie Garmin n’est point un leader, on a des cartes russes plus précises et mises à jour plus souvent. 


    • escoe 18 mai 2016 17:03

      @roman_garev Un navigateur Garmin, c’est bien, mais ce n’est qu’un navigateur pour 300 Euros.

      Je vous déconseille vivement de compter sur un GPS de smartphone pour aller dans la Taïga. En milieu forestier dense le signal GPS est souvent très faible sinon inexistant. Il faut donc un récepteur très sensible avec antenne et la capacité d’acquérir le plus de satellites possible. C’est là que les récepteurs combinés GPS / GLONASS ont tout leur intérêt.

      Je suis de la vieille école qui croit que les appareils qui font tout ne font rien de vraiment bien. J’ai donc un téléphone pour téléphoner, un appareil pour photographier, un GPS pour m’orienter etc.


    • roman_garev 18 mai 2016 17:39

      @escoe

      Et qui parlait de la taïga ? Si vous pensez que la taïga commence à 20 ou à 200 km de Moscou, vous vous trompez complètement.Je parlais des forêts de la partie européenne de la Russie qui alternent avec des prés et des clairières, en surplus avec des élevations. Vous n’y trouverez pas un seul endroit (sauf dans une tanière de l’ours) sans le signal GPS.


      « J’ai donc un téléphone pour téléphoner, un appareil pour photographier, un GPS pour m’orienter etc. »
      Libre à vous. Moi je n’irais jamais dans la forêt cueillir des champignons chargé d’un tel amas d’instruments (et vous avez encore dû omettre un générateur à pied, à main ou à essence pour les charger tous, un fusil pour chasser un loup rôdant autour, un astrolabe pour vous orienter aux étoiles, une pelle pour creuser, une hache et une scie pour vous procurer du bois, une tente pour dormir, etc....).

  • QAmonBra QAmonBra 17 mai 2016 17:24

    Merci @ l’auteur pour le partage.

    Physiquement, vu sous cet angle, un peu comme si nous passions de l’autre coté de ces superbes photos, un peu comme si nos pieds nus au contact de l’herbe grasse russifiaient (tiens ce connard de correcteur est aussi d’accord !) notre regard, il n’y a justement pas . . . Photo !

    Et, en plus, si le vent dans les bouleaux de la Taïga entonne sa mélopée . . . Purée ! je dois avoir quelques gènes slaves dans mes cellules !


  • lsga lsga 17 mai 2016 18:10

    car les opposants politiques sont systématiquement éliminés ?


  • sarcastelle sarcastelle 17 mai 2016 18:20
    Qui est le plus riche ? La guerre tranchera : c’est le plus gros PIB qui la gagne.

    • lsga lsga 17 mai 2016 18:23

      le plus gros PIB, la plus grosse puissance de production industrielle, les techniques industrielles les plus en pointes, et la démographie. 

       
      Autant dire que la Russie est à la remorque à tous les niveaux sur ce plan là. 

  • sarcastelle sarcastelle 17 mai 2016 18:26
    C’est Oscar qui va être content : 

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_esp%C3%A9rance_de_vie

    ET TOUT LE RESTE EST LITTERATURE ! (où les Russes excellent, il faut bien dire)

    • wawa wawa 18 mai 2016 11:58

      @sarcastelle

      en effet le reste n’est que « littres et ratures »

      On remarque que le delta homme femme de la russie est un des plus elevé du monde.
      une des explications est l’alcoolisme masculin, la vodka « distillée amoureusement à la datcha » et pleine de methanol (il faut enlever les tete de distillation)

      On remarque aussi que l’espérance de vie aux etats unis est le même que celui du costa rica, a peine supérieur a cuba : grosse épine dans le pied du capitalisme triomphant et démocratique.

      La plupart des « pigs » (y compris la france ) sont devant l’Allemagne ???????
       « le travail c’est la santé, ne rien faire c’est la conserver » et/ou pollution au charbon ????

      Reste a attendre la « mise a jour », les data 2008 sont un peu vieilles


    • roman_garev 18 mai 2016 12:32

      @wawa

      Tenez, voici la « mise à jour » pour la Russie : 
      2014 : 70,93 ans (hommes 65,29 ; femmes 76,49)
      2015 : 71,22 ans (h 65,81 ; f 76,61), c-à-d. 105 jours de plus en un an.

      Le but du gouvernement vers 2019 : 75 ans.

  • Jelena 17 mai 2016 18:47

    @Roman Il vaudra mieux appuyer sur le bouton rouge plutôt que d’avoir un nouveau Eltsine au pouvoir. smiley


  • olala (---.---.106.122) 17 mai 2016 18:54

    Merci pour cet article « rafraichissant ».


  • Jo.Di Jo.Di 17 mai 2016 19:12

     
    Le russe a la mentalité de l’ancien ; il peut vivre de façon autonome alors que le bobo doit sa survie au Seigneur Carrouf.
     
    L’article décrit ce que Marx appelle l’appropriation du Capital
     : outil de production, produits, capacité de survivance, et finalement existence sont accaparés par le Capital.
     
    On peut faire le // avec un français de 1914 (pays avant supermarché Boobaland) qui pouvait encaisser l’extrême. De plus en Russie l’esprit communautaire a persisté.
     
    “Fais en sorte que ce sur quoi tu n’as pas prise, ne puisse avoir de prise sur toi” Julius Evola
     


    • Jo.Di Jo.Di 17 mai 2016 19:22

       Autant dire qu’avec le bobo multi-ethniqué avec bientôt des yeux Google greffés en location... c’est encore pire :
       
      « Comme monstre animé [...] il [le Capital] ne se comporte en aucun cas comme instrument envers l’ouvrier particulier, c’est plutôt lui qui existe comme point animé individuel, accessoire isolé vivant auprès de lui [...] Aussi l’association des ouvriers, telle qu’elle apparaît dans l’usine, n’est pas de leur fait, mais celui du Capital. Leur association n’est pas leur existence, mais l’existence du Capital [...] Dans la machine, et plus encore dans la machinerie comme système AUTOMATIQUE, le moyen de travail est transformé quant à sa VALEUR d’usage [...] en une existence ADADÉQUATE au capital fixe et au Capital en général ; quant à la forme sous laquelle elle a été intégré [...] dans le procès [process] de production, [la valeur d’usage] est ABOLIE au PROFIT d’une forme posée par le Capital lui-même et qui lui est adéquate [la connerie consumériste qui a une valeur d’échange et nom d’usage par ex] [...] Comme dans une armée, il faut au capital [...] des officiers [...] et sous-officiers [...] les ouvriers sont des INDIVIDUS ISOLÉS, qui entrent en rapport avec le même capital mais non entre eux. leur coopération ne commence que dans le procès de travail, mais là ils ont cessé de s’appartenir [l’aliénation]. [ouvriers, sous-officiers et officiers] sont les membres d’un organisme actif, ils ne sont MÊME qu’un mode particulier d’EXISTENCE du Capital. »

       
      Le Capital


  • arthes arthes 17 mai 2016 19:17

    Sauf que...Si la notion de liberté est associée à la possibilité de cultiver ou non des carottes dans son jardin en opposition au droit de s insurger (je comprends bien que ce soit une métaphore) c est un peu court. 

    C est mélanger les carottes et les navets ( ouais, je sais, elle est facile).
    J ai beaucoup de sentiment pour l âme Slave, un respect pour Poutine auquel je souhaite longue vie, mais je n irai pas m aplatir pour autant ni renier mon monde occidental tout pourri qu il soit.

    Puis bon, faut voir sur place pour se faire une juste idée, par soi même, afin de compléter ce qui est dit.

    • arthes arthes 17 mai 2016 19:19

      @arthes
      Intervention suite à olala...« c est rafraichissant » 


    • Jo.Di Jo.Di 17 mai 2016 19:28

      @arthes
       
      Le paysan peut dire merde au système, pas bobo la chiure de la modernité ....
       
      Et bobo la chiure le ait .... il sait que si on lui coupe sa carted e Crédit il meurt de faim .... il est extension de Carrouf.
       
      Alors le Flan, qui connaît bien son troupeau de veaux gôôôchistes, proclame sûr de lui :
       
      « Moi Président .... où le déluge ! »
       
      Et bobo terrorisé ne votera pas contre l’UE, contre les Seigneurs, il sait qu’il est le cochon soumis à leur auge.
       

       

       


    • olala (---.---.106.122) 17 mai 2016 20:53

      @arthes
      je parlais simplement de l’article... Le fond du sujet appartient aux russes.
      Quant à comparer un mode de vie à un autre, il faut pouvoir vivre les deux, avant d’en discuter. Néanmoins, lorsqu’on peut s’inspirer d’autres cultures lorsque c’est positif, surtout si c’est positif, pourquoi pas, bien que justement, suivant la marquage culturel, les interprétations varient.
      Comme le dit le vieil adage, « chacun voit midi à sa porte ».


    • roman_garev 18 mai 2016 11:24

      @arthes

      « Si la notion de liberté est associée à la possibilité de cultiver ou non des carottes dans son jardin en opposition au droit de s insurger (je comprends bien que ce soit une métaphore) c est un peu court. »


      Mille pardon, mais, à mon avis, vous n’avez pas saisi l’essentiel.
      Vous avez bel et et bien votre droit de vous insurger, mais ça ne vous servira à rien, tout simplement parce que personne ne vous soutiendra dans vorte élan héroïque. Il ne vous restera qu’un piquet solitaire.
      Et d’ailleurs, voyez-vous des causes réélles pour une insurrection en Russie actuelle ? Je serais curieux de les entendre...

    • Jelena 18 mai 2016 11:56

      Je peux comprendre Arthes... Quand un russe vient à Belgrade, il a pour coutume de dire « j’ai l’impression d’être en Russie », par contre pour quelqu’un né à l’Ouest, c’est un autre monde (ne serait-ce que pour les mentalités).
       
      Réciproquement, il ne manque pas de serbes, bien que vivants dans la misère, qui ne viendront jamais à l’Ouest même si le billet de train était offert.


  • leypanou 17 mai 2016 19:20

    Merci à l’auteur pour cet excellent article qui nous apprend comment les Russes voient les gens d’ici.

    Ce que j’ai surtout apprécié c’est la notion de liberté, et je ne suis pas loin de partager leur point de vue. Quand on entend dire qu’en Russie actuelle, c’est une dictature, cela ne peut que faire sourire. Heureusement qu’il y a beaucoup de sites d’information que l’on peut consulter ici, où on peut apprendre autre chose que ce que les Le Monde, Libération, etc, etc nous gave à longueur de journée.

    La Russie a la chance d’avoir un président comme Poutine, qui n’est pas un vassal de l’empire, et comparée à la période Eltsine, on se rend compte du chemin qui a été parcouru depuis dans tous les domaines.


    • Hannibal GENSERIC Hannibal GENSERIC 18 mai 2016 16:16

      @leypanou

      100% d’accord avec vous.

      Voici ce que Poutine a annoncé récemment :

      Poutine à son état-major : « Si Hillary Clinton est élue, c’est la guerre ! »
      Un inquiétant rapport circulant au Ministère Russe de la Défense indique que, lors de la réunion tenue tôt aujourd’hui par président Poutine avec les commandants des Forces de Défense Aérospatiale (ADF), Poutine leur a ordonné d’accélérer le déploiement d’au moins deux satellites du système d’alerte précoce contre les attaques de missiles. Il a en outre averti ses chefs militaires concernant l’élection présidentielle américaine en leur déclarant : "Si c’est Hillary Clinton, c’est la guerre".

      http://numidia-liberum.blogspot.com/2016/05/poutine-son-etat-major-si-hillary.html


    • roman_garev 18 mai 2016 17:15

      @Hannibal GENSERIC

      Poutine n’a annoncé rien de pareil. Cessez votre SPAM avec vos soi-disant « rapports circulant au Kremlin (ou au Ministère de de la Défense, ou à n’importe quel autre lieu que bon vous semblerait) ».

      Apprenez une fois pour toutes : LES RAPPORTS NE CIRCULENT PAS en Russie ! Ce n’est pas la CIA ni FBI. Des procédés bureaucratiques y sont tout à fait différents. Mais celui qui invente ces contes ne le sait évidemment pas.

      Les rapports s’acheminent directement d’un subordonné vers son chef (avez-vous entendu parler de la VERTICALE du pouvoir russe ?), sans circuler dans les couloirs (mais à quoi bon ??) afin que n’importe quel petit fonctionnaire puisse les lire.

      Laissez vos inepties pour votre site que vous êtes venu promouvoir ici. C’est le seul but de votre intervention. Une phrase de liaison « 100% d’accord avec vous », et on peut vider son sac qui n’a rien à voir avec le thème discuté.

    • escoe 18 mai 2016 19:38

      @Hannibal GENSERIC

      Pffff, vous confondez un radar à balayage de phase avec un satellite. C’est lamentable.
      Un de ces radars sera modernisé et remis en marche en Crimée pour faire face aux tirs de l’OTAN depuis la Roumanie.


    • roman_garev 18 mai 2016 20:44

      @escoe


      Exact. Je ne voulais pas critiquer le contenu, vu que la forme de ce bobard (« rapport circulant dans les couloirs ») est déjà éloquente par elle-même. Pourtant il faut ignorer absolument le comportement de Poutine pour lui prêter des propos pareils. Même s’il le pense vraiment, il ne le dirait jamais à haute voix. Bref, du délire en tout point.


  • escoe 17 mai 2016 19:31

    Très bon article. Ca m’a fait envie de retourner aux champignons du côté de Vladimir.


  • Montagnais Montagnais 17 mai 2016 20:15

    Très bel article et très belles illustrations 


    Mon propre article, publié il y a deux jours, ne pouvait bien évidemment pas saisir tout cela

    La France, la Russie, le Canada sont et seront des pays « refuges » en raison de leurs étendues en dehors des villes et, surtout, en raisons de traditions « terriennes » intactes (presque ..)

    En France, en Russie et au Quebec (ou en BC) on verra se développer des initiatives dans le sillage de www.accueil-paysan.com ou de la Smala Suisse .. des lieux où on pourra ré-apprendre

    J’ai trouvé deux beaux petits essais sur Youtube ..

    Rusalka, là ! clic, claque .. que je montre à mes enfants depuis longtemps

    et puis cela : 


    Bravo l’auteur

    • roman_garev 17 mai 2016 22:51

      @Montagnais

      Merci Montagnais.

      Quoique moi je n’aurais jamais comparé la Russie à la France. Au Canada, peut-être. Mais seulement du point de vue de la nature et des étendues. Quant à la vie là-bas... Trop cher pour des gens modestes, et surtout personne ne te donnera jamais un hectare gratis à chaque membre de ta famille.

  • Jo.Di Jo.Di 17 mai 2016 20:46

     
    Le russe ce grec resté un peu antique ....
     
    « Le grec antique n’avait pas la foi où la science, il avait la certitude et l’émerveillement, c’est ce qui fait de lui l’enfant envié de l’Humanité. »
     Marx.
     

    « La chose difficile n’est pas de comprendre que l’art grec et l’épopée soient liés à certaines formes de développement social, mais de comprendre qu’il puissent encore nous procurer des jouissances esthétiques et soient considérés à certains égards comme norme et comme modèle inaccessibles.
    Un homme ne peut pas redevenir un enfant sans retomber en enfance. Mais ne se réjouit-il pas de la naïveté de l’enfant, et ne doit-il pas lui-même aspirer à reproduire, à un niveau plus élevé, la sincérité de l’enfant ? Est-ce que, dans la nature enfantine, le caractère propre de chaque époque ne revit pas dans sa vérité naturelle ? Pourquoi l’enfance sociale de l’humanité, au plus beau de son épanouissement, n’exercerait-elle pas comme une phase à jamais disparue un éternel attrait ? »

     
    Introduction à la Critique de l’Économie politique Marx


  • alinea alinea 17 mai 2016 22:11

    C’est curieux, je vis comme les Russes, mon seul malheur c’est que les autres, à côté, vivent comme ici, à deux ou trois exceptions près !


    • roman_garev 17 mai 2016 23:23

      @alinea

      « Vivre comme les Russes », c’est parfait ! Un néologisme à ajouter à « Ivre comme un Polonais » smiley

    • diogène diogène 18 mai 2016 07:40

      @roman_garev

      Contresens historique.
      L’adage est « Boire comme un polonais », et non pas ivre.
      Napoléon, pour sa campagne de Russie, avait recruté des unités entières de soldats polonais.
      La gnôle était distribuée comme dans les tranchées en 14-18 et soutenait le moral des troupes qui se faisaient zigouiller en étant complètement pétés.
      Une attaque surprise a été un jour repoussée grâce aux Polonais qui n’étaient pas pétés alors qu’ils avaient bu autant que les autres.
      Alors, le petit caporal aurait dit :
      « Buvez, mais buvez comme les Polonais ».
      C’est-à-dire en restant en mesure de combattre.
      Comme souvent, le sens du message s’est pratiquement inversé dans sa transmission entre générations.

      Ne me remerciez pas, c’est gratuit. 

    • Montagnais Montagnais 18 mai 2016 09:49

      @alinea


      Excellent Alinéa, excellent, vous pouvez vous enorgueillir ! Moi aussi d’ailleurs, les illustrations de Roman auraient pu sortir de ma vieille ferme, de mon village de Yokels, uncouth Yokels, rednecks, ploucs, cul-terreux .. assez heureux ...

      Mais le mouvement prend de l’ampleur dans le monde entier : offgrider, survivalistes, preppers, écologistes, déserteurs (du bordel capitaliste..), rednecks

      Déserter, c’est la réaction la plus simple qui soit et la plus chiante pour le pouvoir capitaliste .. celui qui dit ’je joue pu« , il va bien plus vite que les NAP, Nuit debout, anonymous, indignés, LO de Nathalie OWS..

      On peut annoncer sans se tromper la fin de l’industrie de la réclame, la fin du »tourisme« , la fin de la »Culture« -variété, la fin de l’industrie du spectron, la fin de l’agitation, du sport spectacle, de Mickey et de Pierre & Wacance.. tout naturellement . Certes, on assiste au bouquet final et c’est impressionnant ! REgardez le raffiot »Harmony of the Sea-sick«  ! 30 000 couillons à la fois

      Donc, vivre comme un Russe .. Pour revenir à des façons de vivre tant agréables

      Enfin, vivre comme un Russe à la manière des illustrations de Roman, car, je peux vous dire, j’en reviens de Moscou .. les Masserati, Ferrari, porcheries lancées à 240 à l’heure sur l’Arbat, en slalomant, pots d’échappement largués, donnent une autre idée ! 

      Mais »Vivre comme un Russe« va rester, un peu comme »coq en pâte« , un clop d’ H au bec, le cul dans les Chélidoines, ses chats, ses chiens et ses copains- copines - à côté, open bar, open library 

      D’ailleurs, mon chat, si métaphysiquement parfait, on la nommé »Russe« .. il parle ..

      У меня есть MOUT .. le matin .. Après le moût, sa liberté fait qu’il m’envoie paître.

      Lui aussi a eu tôt fait de comprendre que la »modernité" s’était engouffrée dans un vortex de complexification et de stupidification .. Les chats, tout en ondes .. Céline, immense prophète ignoré, déjà, avait remarqué

      Bien à vous Alinéa


    • roman_garev 18 mai 2016 10:05

      @Montagnais

      « j’en reviens de Moscou .. les Masserati, Ferrari, porcheries lancées à 240 à l’heure sur l’Arbat, en slalomant, pots d’échappement largués, donnent une autre idée ! » 

      Sans rancune, mais je vois que cela a devenu une obsession chez vous, vos « porcheries » sur la Nouvelle Arbat rampant d’un article à l’autre (et roulant de plus en plus vite d’ailleurs, la fois précédente vous n’avez rapporté « que » 200 à l’heure, de sorte que pour la prochaine fois on attend de vous le chiffre 280 ou 300). Mais est-ce que votre aspiration serait d’habiter cette rue de Nouvelle Arbat ? (Si même des fois vous devenez millionnaire pour y acheter un studio.) Il suffit de vous éloigner de cette rue à quelque cent kilomètres pour ne plus entendre les rugissements des ces Mazerati tant haïs par vous... 


    • roman_garev 18 mai 2016 10:14

      @diogène

      Une offre gratuite suppose quand même un remerciement, donc je vous remercie pour cet essai d’étymologie.
      Quand même, comme le sens du message s’est inversé (comme vous dites), on a ce qu’on a et pas ce qu’on avait autrefois.

    • alinea alinea 18 mai 2016 10:40

      @Montagnais
      Ah si seulement... votre optimisme se propageait !
      J’ai deux chiennes, l’une s’appelle Taïga, l’autre Erevan !! ( l’une a quatorze ans, l’autre sept, il y a longtemps que « ça me tient » !!)
      Il y a le Russe citadin et le Russe des champs, comme partout ; je crois qu’il finit par s’agir de deux variétés d’une même espèce, mais le côté« humaine » est gardé dans les champs, perdu sur l’asphalte, et c’est bien logique !
      Bien à vous itou Montagnais


    • alinea alinea 18 mai 2016 10:44

      @roman_garev
      Oui mais le « tu vis comme un Russe » sera plutôt dit avec dédain ! enfin si on se fie à l’ambiance ; mais je m’en fous !!


    • roman_garev 18 mai 2016 10:50

      @alinea
      « Il y a le Russe citadin et le Russe des champs, comme partout »


      Surtout pas « comme partout », car « partout » on n’exterminait pas ses paysans durant des décennies.
      En Russie l’un devient l’autre. De plus en plus souvent de nos jours.
      Les descendants de paysans exterminés par Staline reviennent vers les champs de leurs ancêtres.

    • roman_garev 18 mai 2016 11:00

      @alinea

      « le « tu vis comme un Russe » sera plutôt dit avec dédain »


      Tout évolue dans ce monde. Il y a quelques années le « tu vis comme un Américain » était un éloge en Russie, tandis que maintenant ce sera plutôt une désapprobation sinon un mépris.

    • alinea alinea 18 mai 2016 11:08

      @roman_garev
      Oui ! j’espère !
      Quant aux Russes des villes et aux Russes des champs, il me semble que le gouvernement fonce plein pot vers l’agriculture ( sans Monsanto, rien que ça, ça fait rêver) et grâce aux cons d’occident ! Et c’est une bonne nouvelle !


    • JC_Lavau JC_Lavau 18 mai 2016 12:33

      @alinea
      Aux Tazunis ils ont le Dare Devil et le dard des champs.


    • alinea alinea 18 mai 2016 14:32

      @JC_Lavau
      J’ai dû regarder pour le « Dare Devil », je ne suis pas au point question culture, quant au dard des champs, il ne doit pas y en avoir beaucoup depuis Monsanto !! smiley


  • tf1Groupie 17 mai 2016 22:50

    ça ressemble beaucoup à la rubrique « ces petits villages de chez nous » de JP Pernaud.

    c’est un peu notre Russe de la TV smiley


    • roman_garev 17 mai 2016 23:20

      @tf1Groupie

      Pour un illetré, qui ne sait discerner que des images, mais pas des lettres imprimées, oui, la ressemblance est presque parfaite.
      (Sauf toutefois la photo de deux moujiks finissant le bocal de samogone sur le journal « Rossiyskaya gazeta » au lieu d’une nappe et avec la hache tenue prête à toutes fins utiles.)

  • Extra Omnes Extra Omnes 18 mai 2016 02:11

    Voila, ça me donne encore plus envie d’aller faire un tour en Russie.


  • Jo.Di Jo.Di 18 mai 2016 06:51

     
    La Russie bientôt pays d’émigration du white flight.
     
    « L’Américain lutte contre les obstacles que lui oppose la nature ; le Russe est aux prises avec les hommes. L’un combat le désert et la barbarie, l’autre la civilisation revêtue de toutes ses armes : aussi les conquêtes de l’Américain se font-elles avec le soc du laboureur, celles du Russe avec l’épée du soldat. Pour atteindre son but, le premier s’en repose sur l’intérêt personnel, et laisse agir, sans les diriger, la force et la raison des individus. Le second concentre en quelque sorte dans un homme toute la puissance de la société. L’un a pour principal moyen d’action la liberté ; l’autre, la servitude. Leur point de départ est différent, leurs voies sont diverses ; néanmoins, chacun d’eux semble appelé par un dessein secret de la Providence à tenir un jour dans ses mains les destinées de la moitié du monde. »
     
    Tocqueville (1840 bien avant la pensée niveau flan de gôôôche).
     

     


    • roman_garev 18 mai 2016 08:52

      @Jo.Di
      Citation curieuse mais dont le sens s’est inversé depuis.

      L’Américain ne lutte plus contre les obstacles de la nature. Un siècle passé, depuis 1945 il s’amuse plutôt à bombarder et détruire des pays de par tout le monde pour les piller de leurs richesses naturelles. Tandis que « l’autre » continue à rendre exploitables ses terres en Sibérie, en Extrême-Orient et ses eaux froides de l’Arctique.
      « Le premier » ne s’en repose plus sur son intérêt personnel, il agit dans l’intérêt des multinationales et de la poignée de multimilliardaires tels que les Rotschild et les Rockefeller.
      L’un a pour principal moyen d’action le bénéfice, l’autre la libération du joug économique et politique du premier.
      Etc. 


  • ENZOLIGARK 18 mai 2016 07:14

    Muchas gracias @ Роман ... . ... Bona Ghjurnata ... . АФФ ИСС ...


  • coinfinger 18 mai 2016 08:58

    Excellent article . Qu’on ne saurait sur éstimer , parce sous forme d’« anecdotes » il énonce une différence essentielle d’avec le « libéralisme » « occidental » , pas seulement le spécifique patriotisme Russe . Cette différence est qu’il existe une liberté du travail Russe , liberté économique : la base .
    Cette différence fait que tant qu’elle persistera le dernier mot reviendra aux Russes , d’où l’acharnement du Systéme oligarchique contre eux , Communisne et aujourd’hui Poutine , demain autre chose , peut étre , ne sont que prétextes , pout tenter de faire disparaitre cette différence , apparemment anodine et régressive , y compris par la guerre , si possible .
    Et je parle de Russes et non de Poutine , car méme si celui ci n’oppose pas de barrage absolu à celà , Staline n’y est méme pas arrivé d’ailleurs , il n’en fait pas sa priorité politique .


  • Osis Oxi gene. 18 mai 2016 09:57

    Super article en forme d’ode à la liberté.
    Magnifiques photos.


  • Sarah 18 mai 2016 10:27

    Bravo pour votre excellent article, qui équilibre la propagande anti-russe (et anti-tout ce qui constitue l’ancien « Bloc de l’est », présenté comme un monde pauvre, arriéré, rétrograde).

     

    Taux de propriétaire en Russie 80%. En France, il me semble environ 50% seulement. Je ne connais pas le taux de propriétaires de résidences secondaires.

    Mais la France par son gouvernement et ses médias veut toujours être une donneuse de leçons aux autres.

     

    Aux lecteurs : renseignez-vous aussi sur le taux d ’imposition en Russie smiley


    • roman_garev 18 mai 2016 10:54

      @Sarah

      « Aux lecteurs : renseignez-vous aussi sur le taux d ’imposition en Russie »


      Et faites vite, car le taux d’impôt sur le revenu ne sera pas éternellement fixé à 13 % plat smiley

  • roman_garev 18 mai 2016 10:40

    « Un hectare gratuit à l’Extrême-Orient » passe peu à peu d’un slogan au plan de pratique. Le site web officiel qui vient d’être créé et qui fonctionnera entièrement dès le 1 juin (à noter qu’il est entièrement en russe y compris le nom du domaine) permettra de choisir l’emplacement de votre futur terrain, adresser une requête et régulariser vos droits sur ce terrain sans sortir de votre logis à n’importe quelle ville ou village russe.


  • roman_garev 18 mai 2016 11:37

    La Russie arriérée


    C’est le nom d’un groupe du réseau social russe VKontakte qui publie des photos de malheurs et de désastres du la Russie actuelle. Dommage que le commentaires ne soient qu’en russe...

  • Dom66 Dom66 18 mai 2016 11:49

    Merci pour cet article Roman, moi qui suis un fervent défenseur de la cause des Natives American Indians, je commente par ces textes.

    Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson capturé, alors le visage pâle s’apercevra que l’argent ne se mange pas.

    "Sitting Bull"

     

    Aux Temps Anciens, Waka Tanka , le Grand Esprit , a réuni les quatres races de l’humanité .
    Aux hommes Blancs, il a donné le Feu à garder.
    Aux hommes Jaunes, il a donné l’Air à garder.
    Aux hommes Noirs, il a donné l’Eau.
    Aux hommes Rouges, il a donné la Terre.

    Aujourd’hui, qu’en ont-ils fait ?
    L’Homme Blanc a crée la lumière électrique,
    le laser mais aussi la bombe atomique.
    L’Homme Jaune maîtrise les techniques de la respiration
    qui aident à la méditation, mais l’air est pollué et à Tokyo,
    on est obligé de porter des masques pour se protéger de la pollution.
    L’Homme Noir, qu’a-t-il fait de l’eau pour en manquer autant en Afrique ?
    Seul l’Homme Rouge a conservé au mieux
    qu’il a pu la Terre qu’il a reçu en garde.

    Quand l’Homme Blanc est arrivé sur les Terres Indiennes,
    il a demandé à l’Homme Rouge de lui acheter ses terres.
    Celui-ci lui ayant répondu :
    "Je ne peux te vendre la terre car elle ne m’appartient pas,
    je n’en suis que le Gardien.
    Nous ne sommes pas propriétaires de la Terre,
    nous en sommes les dépositaires pour nos enfants."
    Alors, l’Homme Blanc a répondu :
    « Si elle ne t’appartient pas, alors je la prends »
    La Terre porte en elle les quatres couleurs de la peau des Hommes,
    à certains endroits elle est rouge, à d’autres, blanche, noire ou jaune.
    Les océans séparent les continents,
    mais ils sont de toutes façons liés à la Terre en dessous de l’eau.
    Pourquoi les continents se déchirent-ils
    alors qu’ils font partie de la même Terre ?
    Tel est l’Enseignement des Anciens

     Amicalement

    dom


    • roman_garev 18 mai 2016 13:00

      @Dom66

      Bonjour Dom66,
      Merci pour votre récit. Jamais entendu ça, très impressionnant. 

      À noter qu’en Russie on compte environ 40 peuples autochtones peux nombreux (des milliers ou des dizaines de milliers) du Nord, de la Sibérie et de l’Extrême-Orient, environ 200 000 au total. Un exemple : les Esquimaux , population 1738 en 2010. Étant plutôt Rouges, ils gardent toujours la Terre (ces étendues infinies presqu’inhabitées). On ne la leur a pas pris...

    • roman_garev 18 mai 2016 13:28

      @Dom66

      Fait curieux : un Amérindien (des Lakotas) Justin Irwing (de son vrai nom Soung Manitou Tanka, Le Grand Loup) habite un village russe dans la région de Vladimir. Marié à une Russe à qui il a fait connaissance par le Net, il a déménagé des ÉU en Russie en 2010 et est devenu un véritable paysan russe (sauf qu’il ne boit pas de la vodka).

    • QAmonBra QAmonBra 18 mai 2016 22:49

      @roman_garev

      Dans leur progression quelque fois forcée vers l’Est, les russes n’ont pas du tout eu le comportement des barbares anglo-saxons et autres colons européens, les Peuples autochtones, leurs terres, leurs langues et leurs cultures ont non seulement été respectés, mais étudiés et protégés du tsarisme à nos jours.

      Pour Soung Manitou Tanka ce n’est qu’un retour aux sources génétiques, de plus, son abstinence vodkaïque, (il ne sait pas ce qu’il perd !) a du être appréciée par son épouse car l’alcool et la femme russe c’est une vieille inimitié.


  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 18 mai 2016 12:58

    @ l’auteur.
    Очень хорошо ! Все там. Совершенное описание !


  • popov 18 mai 2016 13:10

    @Roman_Garev

     
    Merci pour cet article qui explique une chose peu connue en Occident : le système des datchas instauré par l’Union Soviétique.
     
    Ce système a effectivement évité des famines et un mécontentement massif sous Boris Yeltsin. Et puis c’est toute une philosophie de la vie.
     
    Bien que vivant dans un pays capitaliste, j’ai toujours pratiqué ce style de vie, même quand j’étais encore étudiant. Comme ma « datcha » n’est pas trop loin de la ville où je travaille, je n’ai même pas besoin d’une résidence en ville.
     
    Je cultive tous les légumes, patates, blé, sararasin et maïs pour ma famille et mon poulailler. Comme il y en a toujours trop, j’en offre aux voisins, qui font de même. C’est très satisfaisant de vivre dans l’abondance alimentaire sans être riche.
     
    Je me procure, autant que possible, des semences traditionnelles non trafiquées par Monsanto, que m’envoient des amis de Bulgarie, d’Ukraine et de la région de Krasnodar. Je prends soins d’éviter au maximum tout risque d’hybridation et je récupère mes semences chaque année.
     
    Ça me fait tellement plaisir d’emmerder Monsanto et compagnie que quand j’aurai un peu plus de loisirs, je compte distribuer une partie de mes semences sur l’internet.

  • GeorgetteDuSchmol (---.---.184.220) 18 mai 2016 13:16

    Alors ça c’est la claque du jour, et ça remet en place nos considérations d’Occidentaux.

    Comme pas mal de monde, je réfléchis de plus en plus à être moins dépendant de cette société, financièrement, pour revenir à des principes plus simples.

    J’ai discuté récemment avec un pote qui bosse aux Etats-Unis et qui m’expliquait en quoi la société américaine était puissante et solide. Puis je lui ai posé une simple question : si demain t’as plus de pétrole, qu’est-ce que tu fais ?

    Aux Etats-Unis, ça signifie la mort en quelques mois d’une bonne moitié d’Américains, tous concentrées dans de grandes agglomériations lors de toute ressource.

    Et ces mêmes américains attendent patiemment leurs food-stamps, pour acheter de la bouffe empoisonnée. Littéralement.

    Quand je vois ce qu’il se passe à Caracas, je n’ai pas spécialement confiance dans notre avenir, et je m’aperçois qu’on a oublié les savoir-faire qui permettaient la société sans-argent.

    On va droit à la catastrophe, et savoir se défendre, coudre, faire un peu de mécanique, de plomberie, de maçonnerie, sera peut-être ce qui sauvera.


  • tf1Groupie 18 mai 2016 14:01

    Pendant la guerre mes grand-parents cultivaient leur jardin pour se nourrir.

    Moralité : c’est pendant la guerre que les Français ont la même vie que les Russes.

    ça fait rêver.


    • roman_garev 18 mai 2016 14:26

      @tf1Groupie


      En Russie on cultivait leur jardin pour se nourrir dans les années 90 du capitalisme sauvage imposé par vos grands chefs ricains.
      À présent les Russes construisent le meilleur cosmodrome du monde (le premier missile a été déjà lancé), le pont de 19 km vers la Crimée, l’unique accélérateur des noyaux, des nouvelles villes à l’Extrême-Orient, des meilleurs missiles spatiales (les ÉU ne peuvent que les envier), des avions, découvrent des nouveaux éléments, etc., etc. La même vie que les Français des années 40 avec le marché noir, vous dites ? Continuez de rêver, c’est tout ce qu’il vous reste dans votre état plus que pitoyable.

    • escoe 18 mai 2016 16:44

      @tf1Groupie
      Vous devriez aller un samedi matin sur l’esplanade située devant l’université Lomonossov et qui surplombe le stade Loujniki.
      Ca vous ferait peut être réviser certains de vos jugements., peut être....


  • coinfinger 18 mai 2016 16:49

    @alinéa
    Je vis dans un pays de l’Est , je monte une entreprise à base rurale . Je tiens là à faire part de non expérience . Sur les graines , mais sur tout , pas seulement les graines ...
    Le choix qui se présente est à tout un chacun est considérablement plus pauvre que celui qui existe en Occident . Aussi le mérite des Russes est en rapport inverse , largement sous estimé , ils font avec ce qu’ils ont et c’est peu .
    Par contre nous nous avons des possibilités énormes , bridées par une « communication » ( perverse ) énorme , à la mesure du choix qui nous est offert . Un exemple : la tomate dite de Crimée est excellente , on en trouve facilement en France , extrémement rare à l’Est .
    Mais c’est vrai aussi pour la chaux , le ciment , le sable , et tous les outils ou machines ... Tout est problématique , les images sont bucoliques , c’est vrai pour nous qui ne le savons pas , mais pour eux c’’est un chemin de Croix .


  • sarcastelle sarcastelle 20 mai 2016 08:11

    En résumé, le Russe vit 65 ans et reçoit un hectare gratuit. 



    • sarcastelle sarcastelle 20 mai 2016 08:21

      Mais la Russe vit 76 ans et reçoit également un hectare gratuit.


      PS : s’agit-il d’un hectare-hectare, ou d’un « hectare de verste » qui fait 1,138 hectare-hectare ? 
      Comment appelle-t-on l’hectare de verste ? 

    • roman_garev 20 mai 2016 09:16

      @sarcastelle

      « la Russe vit 76 ans et reçoit également un hectare gratuit »

      Et alors ?

      « Comment appelle-t-on l’hectare de verste ? »
      De même que l’Euro-Louis d’or, c-à-d. l’abracadabra.

      Vous ne le savez que par ouï-dire. Savez-vous au moins ce que c’est l’hectare ? C’est 10000 m carrés. La verste d’arpentage (parce qu’il y avait encore celle de route, celle de Solovets, etc.) faisait 1066,8 m, donc la verste carrée était égale à 1,138 km carrés. Les notions de l’hectare-hectare (Euro-Euro ?), et l’« hectare-verste » n’existent que dans votre vive imagination. Porquoi pas « mètre-verste » ou bien « litre-verste » ?

    • sarcastelle sarcastelle 21 mai 2016 15:38

      @roman_garev

      .
      Je pensais à tort la dessiatine l’équivalent pour la verste carrée de ce qu’est l’hectare au kilomètre carré. Mais il n’en est rien, car alors la dessiatine ferait 11 330 m² ; or elle n’en fait que 10 925. Il n’y a ainsi pas 100 dessiatines à la verste carré, mais 104,17. Bon, par chance les soviets sont passés par là. 

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