jeudi 22 août - par Hamed

Pourquoi nous sommes-nous ? L’homme, un état de nature ? La vie, un hasard ou une « harmonie universelle ordonnée » ?

 Nous voulons être toujours heureux, nous ne voulons pas être malheureux. Mais est-ce possible être heureux sans être malheureux ? Non, ce n’est pas possible parce que la vie est ainsi. C’est elle qui nous a choisi, ce n’est pas nous qui l’avons choisi.

 

Qui peut dire « que je suis » ? « Que je suis moi ? » Ou « que je suis je ? » Non personne ne peut le dire et même le fou s’il le dira c’est simplement parce qu’il est fou. Mais nous les sensés, « comprenons-nous la vie, l’existence, le sens de ce que nous sommes sur terre ? » Ou simplement nous sommes ce que nous sommes et prenons la vie comme elle est. Trop se poser des questions n’est pas trop bon pour notre équilibre. Et c’est une bonne chose de ne pas trop penser parce que penser, trop penser, on ne sait où cela mène.

 

Pourtant nous agissons par nos pensées, nous existons par nos pensées, nous faisons des belles choses par nos pensées, nous faisons des mauvaises choses par nos pensées. Mais que sommes-nous au fait sinon des pensées qui marchent par notre corps, ou commandent notre corps. Toute l’humanité est une gigantesque pensée qui avance dans son humanité. Mais qu’est-ce que l’humanité ? Difficile à lui donner un nom sinon qu’elle est une humanité. Eh bien, soit ! C’est l’humanité. Mais dans un sens restreint, n’est-elle pas un état de nature ? Dans une réponse à un commentaire que j’ai donnée et que je transpose en je.

 

« Je réfléchis certes, je raisonne, oui. Je comprends l’état de nature tel qu’il se déploie à nos yeux, à notre compréhension du monde, mais cette pyramide n’a rien d’étrange, nous sommes ainsi construits, l’« humanité entière est dans cette représentation. C’est comme si vous dîtes « pourquoi un arbre est un arbre ? » Et c’est une vérité « l’être humain est un être humain ». « Moi, je suis moi, l’autre est l’autre. »

 

Pourquoi j’écris cet article, pace que je dois l’écrire, ma pensée me dit de l’écrire, « je ne me commande pas », je ne peux faire autrement. Je peux dire non, mon autre pensée me dit non aussi, tu dois l’écrire. Je suis donc pris entre deux pensées qui raisonnent en même temps et en fait elles sont une même pensée. Donc force pour moi de dire que je suis un état de nature, en clair je suis ce que je suis. Et je « pense  » que nous sommes tous ce que nous sommes, des « états de nature ». C’est-à-dire on est ce par quoi on est. Et on ne peut aller plus que ce qu’on est, parce que l’on est simplement. Qui peut dire « je suis plus que moi ». Personne. Nous savons tous que nous existons et c’est cela qui importe.

 

Relevons-nous du hasard ? Il y a le hasard, c’est vrai. Mais pour nous, nous sommes simplement êtres humains parce que nous « pensons ». Et donc le hasard ne relève pas de l’homme mais de sa pensée. Mais si on est dans l’essence même de nos existants et de tout ce qui existe dans l’univers, donc dans l’absolu, il n’y a pas de hasard, tout est ordonné et d’une « harmonie universelle ». Le hasard n’est que pour nous, c’est ainsi que nous, moi, vous, lui, l’existence, le hasard d’être, d’exister est pour nous seulement. Nous sommes un hasard dans l’existence, puis plus rien ne sera lorsque nous ne serons plus. La vie est donc un hasard, mais néanmoins un hasard porteur parce qu’il construit, il bâti, il laisse l’histoire humaine d’être et qui ne finit jamais.

 

L’existence est une réalité, et personne ne peut en disconvenir. Et donc la réalité n’est pas un hasard, sinon, on ne serait pas nous. « Le hasard est simplement les limites de notre compréhension. De même, ce qu’on définit par dogme, c’est aussi une limite de ce qu’on comprend. »

 

Le plus souvent l’être humain raisonne sur des idées toutes faites. Et il croit ce que ces idées véhiculent. Alors que si on les met sur la balance de la raison, on s’aperçoit que ce ne sont que des idées toutes faites parce qu’elles esquivent la raison. Elle reste sur l’apparent. Il est vrai que l’idée l’apparent est que ce que l’on croit voir, on ne voit pas le sens.

 

Par exemple, dans une réponse que j’ai reçue : « Ce qui est étrange par contre, c’est le fait que la condition humaine, telle que la représente la pyramide, soit ignorée, voire niée par la grande majorité des êtres humains – pouvoirs en tête, à commencer par le religieux – qui, au lieu d’en tenir compte pour tenter d’améliorer son sort, s’illusionne sur l’égalité et l’équité pouvant y régner entre ceux qui y logent, et pratique depuis toujours une vaine lutte des classes pour tenter de vaincre ce qu’elle a d’irrémédiable : le fait que richesse et pauvreté (en tout et non seulement matériellement) existent l’une par l’autre dans leur relativité. » (1)

 

Mais l’idée qui vient de cette non-réaction de l’humain saute aux yeux. La condition humaine est ce par quoi on est, l’homme est conditionné dès sa naissance, et ce depuis la nuit des temps. Depuis Adam et Eve, le premier couple sur terre. La pyramide n’est pas ignorée, elle est appliquée partout, c’est la règle pour tous. Ce qui n’est pas règle qui sort de la pyramide n’est que l’exception qui dit-on confirme la règle. Et même cette exception est englobée ailleurs dans la pyramide. Les êtres humains structurellement parlant ne sont-ils pas organisés dans une cellule originelle appelée « famille ». Et plus tard dans des communautés, puis en tribus, puis en fief organisé autour d’un seigneur, puis en monarchie, puis en État, république... Et même les économies humaines ont commencé à être organisées par de petites entreprises familiales, puis en entreprises publiques et privées, aujourd’hui ce sont les multinationales qui décident de l’économie mondiale et même des États.

 

On doit donc dire que l’organisation pyramidale est innée, et c’est la raison pour laquelle on n’en parle pas. Le pouvoir religieux comme le pouvoir d’État est aussi pyramidal, tout va de la tête à la base et de la base à la tête. N’importe quelle structure humaine est pyramidale. Vous fréquentez une plage, il faut que cette plage soit surveillée pour protéger les baigneurs. De même, une mairie, un État, une école, une bibliothèque, un hôpital, un bateau, un commissariat, etc., la pyramide est « innée ». Toutes ces structures ont besoin d’être protégées pour qu’elles soient protégées et rendre un service à l’homme dans son existence. Elles ont besoin d’un pouvoir pyramidal qui veille à la structure, au fonctionnement pour laquelle cette structure doit servir. C’est ainsi que se déploient les êtres humains dans leur organisation « pour répondre aux besoins les plus élémentaires aux plus complexes », « pour rendre l’existence fonctionnelle, viable » et aussi « pour se protéger mutuellement pour tous  ». Une « Loi de l’Etat de Nature ».

 

Ce n’est pas l’homme qui a choisi cette pyramide, c’est son « être-pensé » qui a dicté cet « état de nature ». Pourquoi ? Par ce que cette condition humaine est la plus rationnelle pour exister et permettre à la famille humaine le plus de sécurité. Rien ne vient sans cause, l’inné a aussi ses « nécessités  ».

 

Maintenant parler d’équité entre ceux qui sont riches ou aisés et ceux qui sont pauvres ou dans le dénuement. Là aussi, c’est en rapport à la condition humaine. Il y a ceux qui ont été favorisés par la richesse, d’autres moins, d’autres qui n’ont rien et vivent comme ils peuvent. Mais les hommes qui viennent à exister sont tous des « jetés dans l’étant », c’est-à-dire dans la vie comme elle leur a été réservée, cette Vie. Dès lors l’homme peut-il raisonner sa condition d’exister ? Il existe comme il est venu à l’existence. Et c’est la raison pour laquelle l’homme pour exister doit travailler, se battre même pour exister.

 

Et s’il existe combien même il est pauvre et dans le dénuement pourtant il existe dans ce dénuement. Et cela fait la force intrinsèque de l’existence. En clair ce n’est pas lui qui existe, c’est son être, son essence qui le fait exister. L’être humain n’est que sur l’apparent, il ne voit que le riche et le pauvre. Même si c’est une réalité. Ce sont ces yeux qui voient la richesse, qui voient la pauvreté, et cela a un sens complexe qui est difficile à comprendre pour l’humain.

 

Par exemple, il comprend difficilement qu’un riche pourtant riche se suicide pour une raison propre à ce riche. Ou qu’un riche est très malade qui a les moyens pour se guérir et un pauvre qui est aussi très malade n’a pas les moyens pour se guérir. Pourtant tous deux sont mus par leur être. Ils peuvent guérir comme ils peuvent mourir. Là aussi c’est un état de nature où le pauvre n’a pas choisi d’être pauvre et le riche n’a pas choisi d’être riche.

 

Mais c’est aussi notre condition humaine que d’être riche ou d’être pauvre, d’avoir de la richesse brute (des biens) ou d’avoir de la richesse d’esprit, ou d’avoir la richesse qui est d’être ce qu’on est, d’exister simplement. Toutes les richesses ne sont pas monnayables. Et c’est là le hasard riche de la richesse qui échoit à chaque être humain. Que l’on mange des coquilles St Jacques ou simplement du pain, il demeure que c’est toujours manger. Et par cela l’être existe. Il est ce qu’il est.

 

Est- ce pour cela que l’Essence du monde a mal créé et réparti les richesses entre les humains ? Est-ce pour cela que l’Essence du monde est ou n’est pas bonne pour l’être humain qu’Elle a créé ? Il est évident que l’humain que nous sommes est toujours critique envers son Créateur à qui il reproche son « état de nature ». Mais le Créateur a créé, il reste à l’homme de s’assumer puisqu’il est doté de pensée et de cette liberté de pensée et d’agir par le libre-arbitre qui lui a été octroyé.

 

Ce que l’on doit comprendre, c’est que toute chose qui nous paraît bonne, riche, juste, vient de notre pensée. De même, tout ce que nous faisons en bon, en mauvais ou en juste vient de nos pensées. Par conséquent, en premier, il faut s’adresser à nos pensées, à notre libre-arbitre qui relève aussi de la pensée, qui nous permet de penser et, à travers lui, agir, faire ce qu’on doit faire. Et on ne fait que ce que nos pensées, nos libres-arbitres exigeront de faire. Et tout vient de là. Dès lors que nous sommes astreints à cette condition, et à ces innés auxquels aussi nous sommes astreints, dès lors nous apparaissons dans un certain sens presque des êtres humains dénués de fondement. Et pourtant nous sommes nous avec des fondements humains que l’on n’a point besoin de le démontrer. Nous sommes et ne pouvons que « être humain ».

 

Et, malgré cette dichotomie, d’être ou ne pas être, nous sommes nous et le sommes par nous. Puisque nous existons simplement et nous sommes régis par notre condition d’être y compris tout ce qui est « inné » en nous. Dès lors qu’est-ce qu’un hasard ? Et si nous sommes nous-mêmes des « hasards pensants », mais « orientés » par la pensée. Et que l’on remette tout en question y compris notre sort, il demeure que nous restons nous, un simple hasard, mais un « hasard réel » qui porte un nom, l’homme, et un homme « orienté » par l’Esprit du monde. Dès lors, la vie est notre vie, et combien elle est ce qu’elle est, elle est aussi une « richesse ». L’homme ne tient-il pas à la vie ? L’homme voudra-t-il mourir ? Bien sûr que non, quoiqu’il pense, sa vie est sa vie, dans la pauvreté ou la richesse, sa vie reste un « présent » qui lui a été donné, et plus qu’un « présent », un « don » de Dieu.

 

Donc assumons-la comme nous pouvons. Et surtout sachons que nous ne sommes pas seuls, nous avons notre pensée à nous qui peut faire beaucoup pour nous si nous sachons être à sa hauteur. Et cela ne dépend que de nous.

 

Medjdoub Hamed
Auteur et chercheur spécialisé en Economie mondiale,
Relations internationales et Prospective

 

Note :

« Toutes les voies s’ouvrent à l’homme dans l’inconnaissable pour peu qu’il pense. L’homme créé non pour être mais pour devenir dans l’Être », par Medjdoub Hamed, le 16 août 2019
https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/toutes-les-voies-s-ouvrent-a-l-217264#forum5544066

 



20 réactions


  • Raymond75 22 août 18:12

    A la question « qui suis je et où vais je ? » je réponds « Je suis moi, je viens de chez moi et j’y retourne » .. ;

    Pierre Dac


    • Hamed 22 août 21:17

      @Raymond75

      Parfait Pierre. Je suis enchanté pour vous.


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 23 août 12:05

      @Raymond75

      et dans quel état j’erre ?


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 23 août 21:56

      @Hamed

      L’acceptation inconditionnelle de ce qui EST et de ce qui SURVIENT dans l’instant présent est la seule condition de la SATISFACTION qui constitue le seul bonheur de la conscience individuelle. On ne comprend pas le message d’Epicure.... et ça aussi il faut l’accepter.

      PJCA


    • Hamed 24 août 01:09

      @Pierre JC Allard

      Que vous dire, Pierre ? Vous êtes généreux et vous l’êtes pour vous-même et pour autrui. Mais comment faire passer le message de bonheur intérieur, de quiétude que vous voulez transmettre à l’autre qui n’est pas vous mais aussi vous parce qu’il est dans votre pensée.

      Aussi vous dis-je dès lors que vous l’avez énoncé, vous avez fait ce qui vous incombe de faire en tant qu’être humain conscient de l’humain, et c’est ce qui importe. La Pensée ne vous demande pas tant. 

      Aussi vais-je compléter votre énoncé. « Accepter inconditionnellement le temps présent, et donc ce qui est et survenu à cet instant présent, et quel que soit ce temps présent qui peut arriver en bien ou en mal » nécessite en soi une forte et riche conscience, et que l’on a que si elle nous a été donnée. Sans cela, l’acceptation inconditionnelle est impossible. L’homme est dépendant d’une « aura » qui lui donne son humanité en tant ce qu’il est. Et c’est la raison pour laquelle la diversité dans l’unité de l’humain est « richesse ».

      Sans cette diversité, et comprise dans son essence, on ne peut accéder à cette acceptation inconditionnelle de ce qui est parce qu’il devait être, et de cela l’âme se satisfait d’elle-même.

      Voilà, Pierre, ce que je peux ajouter après vous.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 25 août 03:15

      @Hamed

      Il est évident que nous sommes d’accord, et il est inutile d"en dire plus, puisque la même évidence s’impose à quiconque il a été donné d’y accéder.

      PJCA


    • Hamed 25 août 08:27

      @Pierre JC Allard

      Bonjour Pierre,

      C’est vrai qu’il ne faut pas dire plus, mais l’évidence s’impose de dire plus, plus, plus, dans le sens d’apporter à l’autre qui fait partie de nous et que la pensée ne l’y a pas accédé.

      Par conséquent, vous, moi, ou tout être qui y a accédé doit, et même s’exhorte dans son intérieur qu’il doit ce qu’il doit ce qui est nécessaire d’apporter pour la compréhension de l’être, de l’humain que nous sommes tous, dans la marche de notre humanité dans ce monde.

      Nous ne sommes pas des élus, nous sommes des « avertis ». Donc, Pierre ne cessez pas dans votre travail de toujours penser et d’éclairer à la fois, à travers votre être, vous-même, et l’humanité l’autre que nous côtoyons par nos pensées. Parce que l’humanité est en nous. Bon courage et merci pour le post


  • sls0 sls0 22 août 18:33

    Je n’ai pas tout lu, pour me tortuter les neurones sur le sujet, la chaine youtube monsieur Phi est pas mal pour commencer.

    Avis personnel :

    S’il y a un égo associé à la personne qui dit « qui suis-je » la question risque d’être biaisée.

    Si une recherche du bonheur est guidée par un égo on est parti pour un grande suite de frustrations qui risquent de rendre malheureux.

    Il y a un maitre zen qui a dit : « c’est incroyable les nombres de petits bonheurs simples que l’on peut avoir dans la vie un fois qu’on est mort pour soi même. »


    • Hamed 22 août 21:09

      @sls0

      Très juste le mot de zen. « Si on est mort pour soi-même », on renaît pour l’autre, pour tout ce qui a de beau que l’on a côtoyé quand on vivait ou plutôt on croyait vivre alors qu’on ne vivait pas. On n’a pas vu la beauté de la vie d’être malgré les souffrances, les privations, etc.

      Ce qui signifie « tuer le soi qu’on était » et revivre un soi plus beau, plus généreux pour soi. Pourquoi ? Parce que la vie est « don » que le Mystère des mystères a donné à l’homme.

      Et encore faudrait-il pouvoir tuer le soi pour « revivre ». Ce qui n’est donné pas donné, « il faut le pouvoir ».


  • lejules lejules 23 août 12:58

    Le capitaine du navire n’est pas le navire il en est séparé mais intimement dépendant si le navire coule il meurt noyé


    « La condition humaine est ce par quoi on est, l’homme est conditionné dès sa naissance »

    dans la philosophie bouddhiste dans le cycle des réincarnations successives c’est l’enfant qui choisi de naître et qui sélectionne ses parents pour être dans les conditions maximales pour réaliser sa vie spirituelle.une plante ne demande pas a pousser ! Si !!! elle accepte ou n’accepte pas le tropisme qui l’a fait sortir de terre et se diriger vers le soleil. De même le fétus. si une seule de ses cellules refuse de vivre la femme fait une fausse couche. Le fait de vivre n’est pas une fatalité mais une prodigieuse liberté !!!! et un accomplissement avec l’univers.


    c’est toute la différence entre une conception occidentale et orientale. l’homme occidental subit sa naissance « j’ai pas demandé a naître » je subis.

    l’homme occidental naît esclave, l’homme oriental naît libre du déterminisme puisque c’est lui qui le choisi.

    Qu’importe de naître, pauvre, riche, infirme ou bien portant, intelligent ou débile, vache ou homme…puisque c est moi qui l’ai choisi. Mon pote me dirais : mais oui, mais oui, mais tout ça se discute. Il « naît » jamais d accord avec moi.



    • Hamed 23 août 13:51

      @lejules

      Votre métaphore est pertinente. Et vous dîtes : « La condition humaine est ce par quoi on est, l’homme est conditionné dès sa naissance »

      Et vous continuez : Le fait de vivre n’est pas une fatalité mais une prodigieuse liberté !!!! et un accomplissement avec l’univers.

      Tout est clair dans vos mots. Cependant là où ce n’est pas clair, c’est lorsque vous dîtes :«  c’est toute la différence entre une conception occidentale et orientale. l’homme occidental subit sa naissance « j’ai pas demandé a naître » je subis.

      l’homme occidental naît esclave, l’homme oriental naît libre du déterminisme puisque c’est lui qui le choisi. »


      Non, il n’y a pas de différence tous les deux naissent esclaves de leur condition d’existence, mais esclave d’une existence qui peut être bonheur, harmonie ou non. Tous les êtres humains sont logées à la même enseigne. Hindous, Européens, Africains, riches, pauvres, malade, débiles,tous existent selon leurs existences. En vérité, ils se complètent. La loi duale, la loi dialectique, la loi des contraires qui régissent l’humanité bien portante ou bien malade.


      Un riche aurait-il un sens s’il n’existait pas le pauvre ? Un bien-portant aurait-il un sens s’il n’existait pas le malade ? Un débile aurait-il un sens s’il n’existait pas un être pensant normal ? Un Européen aurait-il un sens s’il n’existait pas un hindou, un Africain...


      Mais votre conclusion qui clôt tout est très juste lorsque vous dîtes : « Qu’importe de naître, pauvre, riche, infirme ou bien portant, intelligent ou débile, vache ou homme…puisque c est moi qui l’ai choisi. Mon pote me dirais : mais oui, mais oui, mais tout ça se discute. Il « naît » jamais d accord avec moi. »


      Oui, Il « naît » jamais d accord avec moi, c’est une vérité mais qui est en train de se transcender lorsque l’humanité se transcendera dans une autre humanité. La post-humanité.


  • ddacoudre ddacoudre 23 août 14:42

    Bonjour

    Une interrogation séculaire. Ton article ne prend pas en compte l’évolution de l’homme même si tu la situes avec Adam et Ève qui ne représente qu’une origine empirique dans la compréhension de la création des hommes il y a plus de 5000 ans, ce qui est une performance en soit, et fait comprendre que la pensée intelligente complexe était là. Aujourd’hui nous vivons dans un monde culturel qui affecte notre psychisme et dont notre concentration humaine distors notre innée. ex les femmes allaitent plus, ce qui nous fait croire que l’homme en faisant la nounou peut remplacer le contact affectif de la mère. Forcément le psychisme de l’enfant s’en ressentira. nous pouvons même imaginé face aux femmes qui ont peur de l’enfantement nous pourrions greffer un utérus artificiel à l’homme pour qu’il accouche par césarienne. C’est cela distordre l’innée. Faire passer le genre de l’un à l’autre, ou lui faire renoncer à ces références innées. Un dominant systémique est une distorsion du dominant animalier. L’aptitude à nous entre tuer est une distorsion de la capacité d’agressivité naturelle. Tout cela parce que tu ne tient pas compte de ce qui est écrit aussi en référence biblique nous vivons sous le principe de la RARETÉ en étant sorti de l’abondance, de l’Éden, et cela modifie notre psychique. Dernier point le libre arbitre n’est qu’une perception erroné de la faculté de choisir une voie parmi toutes celles qui nous sont exposé dans notre seul intérêt guide par nos désirs innées. Le bien et le mal n’est que de la culture pour se répartir la RARETÉ. Cordialement ddacoudre OverBlog


    • Hamed 23 août 15:45

      @ddacoudre

      Que vous répondre ? C’est tellement vaste votre approche que je ne sais par où commencer.

      Ceci étant merci pour votre critique de l’humain. Une critique qui n’est pas de trop.

      Bien sûr que la pensée intelligente était là, sinon Adam et Ève n’aurait pas survécu. C’est la pensée intelligente qui a permis à l’espèce humaine sa traversée du désert après être chassée du paradis. Quant à plus de 5000 ans, je ne peux pas vous dire, cela peut être des milliers d’années voire des millions d’années. L’homme n’est pas assez intelligent pour être plus intelligent que l’Intelligence qui l’a fait naître au point qu’il ose dater l’origine de son espèce. Je pense que ce n’est là que de la vanité humaine qui croit qu’il pense réellement lui-même.

      Vous dites « Aujourd’hui nous vivons dans un monde culturel qui affecte notre psychisme et dont notre concentration humaine distors notre innée. ex les femmes allaitent plus, ce qui nous fait croire que l’homme en faisant la nounou peut remplacer le contact affectif de la mère. Forcément le psychisme de l’enfant s’en ressentira. nous pouvons même imaginé face aux femmes qui ont peur de l’enfantement nous pourrions greffer un utérus artificiel à l’homme pour qu’il accouche par césarienne. »

      Et si cela arrivera et que l’homme accoucherait, où serait le problème puisque l’homme n’’aura pas à choisir, en enfantant, il s’adapterait, voilà tout. On s’est bien adapté en Occident et ailleurs avec la mariage pour tous.

      Des femmes qui s’embrasseraient amoureusement ou des hommes gays qui le font ne choquent personne puisqu’il y a la loi qui a changé. Et qui a changé la loi ? Ce sont les hommes. 


      Et tout cela entre dans l’innée ou si vous voulez un « état de nature qui a évolué ». Prenez vous, ddacoudre, vous étiez bébé ne pesant pas 3 ou 4 kg à la naissance voire même 5 kg. Et vous avez grandi au fil du temps, et vous avez vieilli, d’abord 10 ans, 15 ans, 20 puis 30, etc. Vous avez évolué à votre corps défendant. Vous devez vieillir parce que vous évoluez. C’est le processus humain comme il a été « programmé ». Donc tout est possible avec l’évolution et le processus. L’homme ne commande pas son évolution.

       

      Quant au « , en référence biblique, nous vivons sous le principe de la RARETÉ en étant sorti de l’abondance, de l’Éden, et cela modifie notre psychique. », cela va de soi c’est le processus vivant que nous ne commandons pas. Pouvez-vous commander votre naissance, puis votre croissance, etc. ? Non, vous existez comme existent vos parents, et les parents de vos parents et ainsi de suite jusqu’à l’infini. 


      Vous ddacoudre, qui êtes-vous ? Un homme complet avec le corps, cerveau, pensée et tout qui vous ont été donnés. Mêmes les richesses de la terre ont été données à l’homme, et donc à vous. Et bien sûr le libre-arbitre. Et que faîtes-vous avec tout ça ? Vous utilisez ces richesse de la terre et vous-même pour subvenir à votre existence.


      Je ne sais si je me fait comprendre. Ce que vous devez comprendre, rien n’est à vous.Quant à la rareté, elle est nécessaire pour stimuler la volonté de vivre. Et vous venez pleurnicher sur « un monde culturel qui affecte votre psychisme et dont votre concentration humaine distors notre innée. » 


      Non ddacoudre, soyez vous-même ! Ne soyez pas ingrat à vous-même ! Soyez reconnaissant à ce qui vous a été donné ! Bien sûr si vous en êtes conscient. 


      Je ne veux pas vous blesser, mais parfois cela réveille la conscience et le sens de la vérité d’être. Cdl





  • Ecométa Ecométa 23 août 17:55

    L’homme n’est pas un état de nature«  ; c’est ’ »Humanité" qui est un état de nature !


  • Ecométa Ecométa 23 août 18:15

    Être ! Être moi : soi-même !

    « Je pense donc je suis » !

    Je me suis toujours dit qu’il fallait d’abord « être » avant de pouvoir « penser » ! Même avoir un peu de vécu, du langage, de la temporalité humaine, le temps est dialectique disait Plotin, c’est la temporalité humaine qui fait l’intelligence humaine.... encore doit-elle être qualifiée cette intelligence humaine en bonne ou mauviase intelligence : en termes d’ « entendement » ou de « malignité » ! 

    Donc, si je pense : je pense quoi ?
    Le « je » et le « moi » sont importants et ne doivent pas être négligés... mais à la condition express de penser « NOUS » ! Voilà le vrai « COGITO »  !


  • popov 24 août 01:42

    @Hamed

    Bizarre, mes commentaires ont disparu.


    • Hamed 24 août 10:58

      @popov

      Je pense qu’il n’y a pas de grands commentaires à faire là-dessus. Des bonnes âmes se sont chargées de les faire disparaître parce que les commentaires n’étaient pas très... Et dans un sens, je leur donne raison. A quoi bon de laisser des commentaires qui ne sont pas très prolixes en matière de compréhension de soi, de l’autre ou simplement de nous.

      Cependant mon dernier message vous l’avez toujours dans votre e-mail, lui n’a pas disparu. Alors éclairez ma lanterne sur le chat, sur l’homme et sur le lien cérébro-biologique et les avancées dans le brain-to-brain communication and command.

      Que furent vos travaux dans les grandes lignes bien sûr, et les avancées sur le bruit de fonds neuronal qui est la base même de la transmission métaphysique entre l’intériorité et l’extériorité de l’humain. Et surtout du profond, ne survolez pas le sujet, svp.Merci popov pour vos généreuses pensée en cas... où on apprend de vous. Sinon merci peu importe.


    • popov 24 août 11:24

      @Hamed

      Désolé, je ne peux investir mon temps à faire des commentaires qui seront retirés, surtout tant que je ne saurai pas pour quelle raison et à la demande de qui mes commentaires précédents on été retirés.


    • Hamed 24 août 11:27

      @popov

      Je vous comprends. Merci quand même.


  • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 24 août 13:48

    Revenez à la réalité et pensez à ça...

    «  »ON FAIT LE POINT...PROVISOIREMENT !

    TOUT LE MONDE CONSTATE :

    - Les « marches » se succèdent...
    - Le régime se régénère lentement mais sûrement...
    - Le régime se renforce au sein de toutes les Institutions...
    - Le régime se dote d’une « autre représentation » à l’étranger...
    - Le panneau du panel du faux dialogue s’expose...
    - Les faux opposants s’enfoncent...
    - Les journalistes manipulent...
    - La « stabilité » est toujours là...

    ET DANS QUELQUES JOURS...

    La « rentrée », une énième « rentrée » sans but, sans résultats, sans « soucis »... Rien de nouveau tous azimuts !

    EN 2015 DÉJÀ, LA RENTRÉE ÉTAIT BIEN INUTILE... «  »

    ... En prenant un thé à la menthe !

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