jeudi 30 mars 2017 - par Jean-Pierre Llabrés

Présidentielle 2017 : Et l’idéologie ?...

Depuis la création de la Cinquième République, suivie de l'élection du Président au suffrage universel, il est postulé que celle-ci résulte de la rencontre d'un Homme et du Peuple.

Cependant, cet homme doit, impérativement, avoir un programme à court et à long terme, une "vision" pour ses compatriotes.

Durant la Guerre Froide entre le Capitalisme et le Communisme, le "Capitalisme" a tenu lieu "d'idéologie", dans les démocraties occidentales, face à l'idéologie communiste, marxiste.

Or, aujourd'hui, la plupart des candidats à l'élection présidentielle n'ont pas de réelle idéologie. Le mot est devenu péjoratif en raison des atrocités du Communisme et du Nazisme.

En 1981, sincère ou pas, Mitterrand voulait "rompre avec le Capitalisme" avec un programme socialo-marxiste. Chacun sait ce qui est advenu. Le socialisme français s'est transformé en système de Fiscalisation et de Redistribution. C'est là la seule idéologie de "la gauche", en France.

Or, le Capitalisme, au contraire du Communisme, n'est pas une idéologie. C'est un sytème économique de création de richesses qui recèle un vice fondamentale, à savoir son incapacité à répartir équitablement les richesses qu'il produit.

Il est défendu par les Libéraux qui ont une foi aveugle en la concurrence et le mécanisme de marché dont ils pensent que "la main invisible" suffit à corriger l'iniquité intrinsèque du Capitalisme.

Ces Libéraux (la "droite", en France), sous la pression des injustices les plus criantes, procèdent à des ajustements marginaux.

Au milieu de cela, Macron tente de s'affranchir de "la gauche" et de "la droite". Mais, comme il n'a pas de véritable idéologie, il ne dispose pas d'un réel programme innovant, progressiste et réaliste à proposer, seul, à ses compatriotes qui, après l'avoir éventuellement élu, pourraient lui donner une majorité parlementaire conforme à son idéologie de rupture avec le passé, si elle existait.

D'où les nombreux ralliements "de droite" et "de gauche" qui ne coûtent rien : les réformes continueront de se faire à la marge et non pas de manière structurelle...

Sur la base d'une Idéologie Capitaliste Humaniste, je propose de rendre le Capitalisme définitivement et universellement équitable en éradiquant son iniquité intrinsèque en procédant à un effort collectif d'Épargne investie dans l'économie réelle marchande afin d'en redistribuer les profits et les dividendes  :
1)
Refondation du Capitalisme & Instauration d’un Dividende Universel par l’Épargne.
http://www.sincerites.org/article-le-dividende-universel-83909790.html​ ;
2)
Des peuples socio-économiquement incompétents ne peuvent élire qu’un personnel politique socio-économiquement incompétent.
http://www.sincerites.org/2017/02/des-peuples-socio-economiquement-incompetents-ne-peuvent-elire-qu-un-personnel-politique-socio-economiquement-incompetent.html
3)
En 20 ans, les Français(es) pourraient détenir 51 % du capital social des entreprises du CAC 40, banques incluses
http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/en-20-ans-les-francais-es-191020

 



23 réactions


  • beo111 beo111 30 mars 2017 17:19

    Idéologie ? Macron l’européiste contre Marine la nationaliste.


    • abcd 30 mars 2017 23:39

      @Bernard Dugué Et l indulgence, cette capacité à s apercevoir qu’à quelques grippes, asthmes, mauvaises humeurs, divergences, inaptitudes, troubles cognitifs, décès, on est pas parfait tout le temps, ce qui n est au mieux qu’un instant qui fût. Y a 10 ans, dans le bon temps, y avait plus de cadres connectés, que d ouvriers​. Et après, on est héritier de la démocratie et non juge à moins d être très orgueilleux ( les consanguins aux sangs bleues​, on a essayé).


    • beo111 beo111 31 mars 2017 11:14

      @Bernard Dugué

      « Relisez-vous [...] »

      Je dois avouer que j’ai parfois cette faiblesse smiley

      « [...] et analysez le degré d’imbécilité de vos propos ! »

      ça je ne peux pas le faire tout seul, j’ai besoin d’un sauveur comme vous pour me remettre sur la voie. Pour vous y aider je vais vous expliquer mon raisonnement :

      pour l’instant les sondages payés par l’oligarchie disent qu’il va y avoir un second tour Macron Le Pen. Il ne faut sous-estimer ces sondages, car il ont une vertu auto-réalisatrice, et les puissances financières savent bien manipuler l’opinion publique car elles possèdent les médias de masse.

      Quelle est la différence entre Macron et Le Pen ? Macron veut plus d’Europe, Le Pen veut plus de France. Macron assume une certaine verticalité, Marine compte sur le référendum pour contourner les élites. Enfin bon les élites il faut le dire vite, vous trouvez qu’il y a encore des élites, vous ?

      On en rencontre dans la vie professionnelle, culturelle, personnelle, mais en politique il n’y en a pas, ou elles sont encore en coulisses. Ce que nous propose le cirque électoral (de très bonne qualité cette année) c’est juste un championnat de France de mensonge.

      Oui mais voilà, lorsque Macron dit qu’il veut plus d’Europe on sent qu’il dit vrai, lorsque Marine dit qu’elle veut plus de France on sent qu’elle dit vrai aussi. Elle parle de patriotisme économique et de préférence nationale, on est pas dans le nationalisme 100% pur, on sent qu’il y a des colorants de synthèse, mais ce n’est pas délirant de parler de nationalisme.

      Pareil pour Macron, il exhibe sa stratégie pour faire avancer l’Europe politique et fiscale en se basant sur le partenariat avec l’Allemagne.

      Alors ensuite on peut rappeler d’où viennent ces idéologies : le nationalisme est une invention de la bourgeoisie, l’Union Européenne est la courroie de transmission du mondialisme néolibéral, lui-même stade ultime selon certains du capital apatride.

      Donc au final on se retrouve avec capital contre bourgeoisie, qui ne sont pas des idéologies comme le rappelle l’auteur, mais des forces en présence.


  • Clocel Clocel 30 mars 2017 17:41

    L’idéologie, c’est le GOPE, pour tout le monde, ou presque...

    Pourquoi s’emmerder à demander un programme que connaissons tous !?

    Enfin, presque tous... Je vois des égarés...


    • Clocel Clocel 30 mars 2017 17:43

      @Clocel

      Que nous connaissons tous... Sorry...


    • hunter hunter 30 mars 2017 18:55

      @Clocel

      Absolument !
      L’idéologie en 2017 se résume en un mot : FRIC !

      Faire du fric, casser du fric, consommer, vendre, acheter, profit, compétitivité, concurrence, écraser l’autre, entreprendre, start-up, etc,etc.....

      Linguistiquement, la liste est non-exhaustive, de toute cette logorrhée permanente, qu’on entend sans cesse, chez les journaleux et leurs potes « experts », économistes, et tutti quanti !

      Et comme disait le beau George, « what else ? »

      Je plussoie Clocel sans aucune retenue !

      Adishatz

      H/

       


  • Docteur Faustroll Jeussey de Sourcesûre 30 mars 2017 17:44

    « Aujourd’hui, nous vivons dans un monde dominé par une force unique, par une idéologie unique, par un parti unique mondialiste. La constitution de ce dernier a débuté, elle aussi, à l’époque de la guerre froide, quand des superstructures transnationales ont progressivement commencé à se constituer sous les formes les plus diverses : sociétés commerciales, bancaires, politiques, médiatiques. Malgré leurs différents secteurs d’activités, ces forces étaient unies par leur nature supranationale. Avec la chute du communisme, elles se sont retrouvées aux commandes du monde. Les pays occidentaux sont donc dominateurs, mais aussi dominés, puisqu’ils perdent progressivement leur souveraineté au profit de ce que j’appelle la »suprasociété« . Suprasociété planétaire, constituée d’entreprises commerciales et d’organismes non-commerciaux, dont les zones d’influence dépassent les nations. »
    Alexandre Zinoviev - 1922-2006


    • hunter hunter 30 mars 2017 18:57

      @Jeussey de Sourcesûre

      Pourriez-vous avoir l’amabilité de donner les références du bouquin dont est tirée cette splendide citation, car je serai intéressé de le lire.

      A moins que ce ne soit un article ?

      Merci d’avance

      Adishatz

      H/


    • Xenozoid 30 mars 2017 19:05

      @hunter


      c’est quand les multinationales on eu peur de la ’décolonisation", les lois isds qui reviennent avec le ceta, nafta et autres traités sont les déscendant des lois coloniales,qui on mis en esclavage économique les colonies,et le reste du monde,la décolonisation n’a pas commencer....tout est a faire
      karma is a bitch

    • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 30 mars 2017 19:42

      @hunter

      ici


    • Docteur Faustroll Jeussey de Sourcesûre 31 mars 2017 08:44

      @hunter

      titre du bouquin de Zinoviev :


       L’Occidentisme - Essai sur le triomphe d’une idéologie, Plon (1995)

      Version PDF


    • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 31 mars 2017 09:51

      @Jeussey de Sourcesûre

      (pas trop confiance dans ce lien, il faut s’identifier avec une CB ensuite).
      livre pertinent d’ailleurs, mais vous allez avoir du mal à le trouver (même en pdf).


    • hunter hunter 31 mars 2017 10:17

      @Jeussey de Sourcesûre
      et aussi à Bouffon

      Merci beaucoup pour les références, même pour le pdf, mais je vais viser plutôt une bonne vieille version papier, un bouquin quoi, parce que même si ma bécane est très performante, bah lire sur écran ça me fatigue le mirettes !

      C’est l’âge, que voulez-vous.....

      Adishatz

      H/


    • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 31 mars 2017 10:21

      @hunter

      même d’occasion, difficile à trouver ... sinon vous pouvez opter pour une liseuse, vraiment très bon outil complémentaire.


    • Docteur Faustroll Jeussey de Sourcesûre 31 mars 2017 11:45

      @bouffon(s) du roi

      et les bibliothèques... c’est pas fait pour les chiens...

    • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 31 mars 2017 11:54

      @Jeussey de Sourcesûre

      Oui et ?
      Vous ne trouvez pas tout ds les bibliothèques (que je fréquente régulièrement cela dit), et ce livre (comme d’autres) n’est pas disponible (dans mon coin en tout cas).


  • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 30 mars 2017 19:42

    Vous parlez de la Ve république sans nommer De Gaulle... 


    Le « compromis » qui a conduit au coup d’Etat idéologico-militaire qui a bien fini par mettre fin à la succession problématique des républiques françaises toutes malades depuis 1789 à aujourd’hui en passant par l’Empire NAZI de Napoléon !

    Di Goule s’était lourdement trompé : 

    UNE FAUSSE SOLUTION A UN VÉRITABLE PROBLÈME EST LA MÊME CHOSE QU’UNE VRAIE SOLUTION A UN FAUX PROBLÈME !

    Le régime français aujourd’hui barbote dans cette situation insolite où se mêlent les problèmes coriaces qui nécessitent la plus grande rigueur avec les difficultés mineures que ma Grand-mère résoudrait facilement ! ET IL N Y A PERSONNE POUR DÉCIDER ET AGIR !

    Nous auront bien un dialogue honnête et responsable avec le FRONT NATIONAL qui est le seul parti légitime qui parlera au nom de la France ! 

    VOUS COMPRENEZ MAINTENANT CE QU’EST UN VOTE UTILE AUX PEUPLES DE FRANCE ?

  • rogal 30 mars 2017 21:45

    Idéologie ? Quel mot bizarre.


  • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 31 mars 2017 00:54

    Bien sûr qu’il faille une idéologie

    L’idéologie c’est ce qui permet de placer un curseur sur une idée (le biffeton il ira a l’employeur ou a l’employé ?), de vérifier qu’un candidat est cohérent, d’anticiper des décisions.

    Le dividende universel, est un très bon compromis sur le papier. C’est du communisme auquel on ajoute la motivation sans lequel il a historiquement échoué. Les avantages de l’un plus les avantages de l’autre, implémentés de manière pragmatique.

    Je dis bien : sur le papier. Car je ne pense pas qu’aujourd’hui ni les libertaires dont la principale valeur signifie la récompense pécuniaire du plus méritant ni les communistes dont la principale valeur est la possession des moyens de production ne sont prêts à faire un tel consensus.

    Et je dis bien : aujourd’hui smiley

    Personnellement, j’apprécie beaucoup votre démarche Mr Llabrés, et je ne manque pas de vous lire.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 31 mars 2017 08:46

      @La Voix De Ton Maître
      « Car je ne pense pas qu’aujourd’hui ni les libertaires [...] ni les communistes [...] ne sont prêts à faire un tel consensus. Et je dis bien : aujourd’hui »

      Pas aujourd’hui... Pourtant, il y a extrême urgence !
      Karl Marx a fait perdre 170 ans au Prolétariat ! ! !



    • JP94 31 mars 2017 17:44

      @Jean-Pierre Llabrés

      Le Prolétariat pourra encore lire Marx dans 170 ans sans perdre son temps.
      Mais vous, le Prolétariat ne perdra pas 1 minute à vous lire.

    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 31 mars 2017 17:52

      @JP94

      Ah, la lucidité de Marx (et de tous ses disciples) ! ! !...

      Le Manifeste du Parti Communiste, en 1848, diagnostique l’évidence de la richesse « excessive », et donc inique, de la « Bourgeoisie » et en tire une conclusion simpliste pour remédier au mal : l’éradication de la bourgeoisie pour que seul le « Prolétariat » bénéficie des profits de l’économie !

      Marx, faisant le constat de la richesse de la bourgeoisie, n’a vu qu’un seul des deux termes de l’alternative qui se présentait pour résoudre le problème :

      1) Éradiquer la Bourgeoisie,

      2) Copier le mode d’enrichissement de la bourgeoisie au bénéfice du « Prolétariat », des Démunis.

      C’est la mise en œuvre du second terme de cette alternative, insoupçonnée de Marx et de ses disciples théoriques ou/et pratiques, depuis 170 ans (ainsi que de leurs opposants capitalistes), qui est donc proposée.


  • Taverne Taverne 31 mars 2017 11:43

    « les réformes continueront de se faire à la marge et non pas de manière structurelle... »

    Moi, cela me va plutôt. Un pragmatisme intelligent (Macron) et une volonté de « corriger » (dixit Bayrou) ce qui va mal ou qui est injuste. La furie des grandes réformes, cela donne par exemple la loi ALUR, mastodonte de complexité et de bureaucratie en grande partie inapplicable. Vu l’état présent du danger populiste et de la déroute des partis, cette déstabilisation, cette grande incertitude et la médiocrité des candidats classiques, j’opte (pour l’instant) pour une prudente mise entre parenthèse de 5 ans. Pas enthousiasmant mais lucide, je crois. Et ensuite, le peuple verra et votera. Au pire, on aura perdu 5 ans. Au mieux, Macron aura appliqué ses propositions d’amélioration du pouvoir d’achat et cela aura relancé la croissance et l’emploi.


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