mercredi 26 janvier - par Daniel MARTIN

Présidentielle : rehausser le niveau ne passe pas par certaines surenchères

Certes, il faut des solutions les mieux adaptées possibles pour traiter le volet sécuritaire, toutefois, sur ce dossier on ne peut que déplorer une surenchère de promesses controversées. Idem sur le volet social. Alors que d’autres problématiques qui vont impacter durablement notre vécu culturel, sociétal, économique, environnemental climatique sont délaissées...

« En politique, ce qu’il y a souvent à apprécier et à comprendre c’est ce qui se passe sous nos yeux de plus difficile » Alexis de Tocqueville

Une dette abyssale avec des taux d’intérêts qui ne vont cesser d’augmenter...

Une dette et des taux d’intérêts qui ne vont cesser d’augmenter, mais cela ne semble guère préoccuper nos candidat(e) présidentiel(le)s, plus enclins à faire de la surenchère sécuritaire.

Pour rappel, la dette publique est aujourd’hui très majoritairement émise sur les marchés, tandis que les deux autres modes de financement, via les banques ou les particuliers, sont désormais résiduels, au moins pour les États. Par contre, en France, les collectivités territoriales se financent majoritairement par prêts bancaires.

La charge annuelle des seuls taux d’intérêts est actuellement près de 40 milliards d’euros (les prévisions pour 2002 sont en progression par rapport à 2021). Une baisse seulement de 10 % de ces charges aiderait à couvrir certaines dépenses sociales, plutôt que d’enrichir les marchés financiers. Mais encore faudrait-il que nos candidat(e)s présidentiel(le)s s’attardent sur ce sujet...

Si l’on poursuivait le « quoi qu’il en coûte », à cause de l’augmentation des taux d’intérêts, nous atteindrions rapidement, voire dépasserions, une dette de 3 000 milliards d’euros, pour plus de 120 % du PIB, avec les conséquences que l’on peut imaginer...

D’après l’INSEE, au 3e trimestre 2021 la dette publique française au sens que l’entendent les accords de Maastricht, s’élevait à 2 834,3 milliards d’euros.

A noter que la dette publique de la France se compose de 2 grands ensembles : la dette négociable et non-négociable. La négociable comprends des titres émis sur les marchés obligataires par l’Agence France Trésor, qui peuvent être revendus sur un marché secondaire.

Des propos rassurants et optimistes... Mais si la réalité était autre ?...

Les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent... (Henri Queuille 1884 – 1970, homme d'État français, trois fois président du Conseil sous la Quatrième République )…

Il faut se rendre à l’évidence, malgré des propos rassurants et très optimistes sur une économie qui se porterait bien, grâce à une reprise de la croissance (Ha ! la croissance...) et qui permettrait à la France de très bien se sortir le la pandémie Covid-19, mais n’y a t-il pas de quoi s’interroger ?... Ces belles prévisions et les promesses qui en découlent, n’engageraient-elles pas au fond que ceux qui les écoutent ? Car, la réalité à terme risque ne risque t-elle pas d’être différente ? ....

Actuellement, à cause de l’augmentation des taux d’intérêts, la dette du pays devrait s'alourdir de plusieurs milliards d'euros (qu’il faudra, d’une manière ou d’une autre, rembourser). Ces taux qui sont régulièrement en proie aux emprunts du gouvernement. Si l’État français a profité de ces dernières années pour emprunter à des taux très peu élevés, ceux-ci sont en augmentation depuis le « rétablissement » de l'économie. Alors qu’ils étaient négatifs jusqu'à cet automne, ils sont passés au positif. Ainsi, ces taux ont augmenté jusqu'à 0,27% en janvier 2022, et les experts prévoient une flambée allant jusqu'à 0,75% en décembre 2022 (peut être plus).

La dette est aussi une Affaire Européenne

Les pays du sud de l'Europe sont également en proie à ces augmentations qui enrichissent surtout les marchés financiers. En Italie, elles s'élèvent à 1,26 %, et 1,53 % en Grèce. Cependant, plusieurs experts affirment qu'il faut rester vigilant, mais qu'il n'y a pas de risque de crise pour la zone euro. Pour l'analyste financier Charles-Henri Colombier... « S'il y a une préoccupation majeure sur la dette, c'est l'Italie qui va souffrir en premier, avant qu'un risque majeur ne se manifeste sur la France. L'Italie sera en quelques sortes un baromètre du risque perçu sur les dettes publiques en Europe »…

Dans tous les cas, il faudra rembourser !

D’une manière ou d’une autre, on ne pourra faire l’impasse sur le remboursement de la dette qui est abyssale et va encore progresser durablement, ne serait-ce à cause de l’augmentation des taux d’intérêts, mais alors comment pourrait-on faire  ?

- Faire des coupes budgétaires (pour baisser ses dépenses) ? C’est à dire une forte politique d’austérité, ce qui semblerait inévitable, faute d’avoir imaginer préventivement certaines recettes. Notamment, par des taxes sur certains produits ayant recours à des techniques qui peuvent impacter dangereusement la santé, l’environnement et le climat ?

- Augmenter les impôts (pour accroître les recettes) ? 

- Continuer à s’endetter auprès de créanciers disposés à prêter de l’argent pour rembourser une partie de la dette ? Mais là, n’est-ce pas s’engager encore plus dans des processus « de cavalerie », ce qui est en partie le cas aujourd’hui et dans ce cas, ces milliards qui « viennent du futur », ce sont les futures générations qui paieront la note au prix fort »…

- Négocier avec les créanciers pour allonger la durée des remboursements ? Mais là encore ce sont les prochaines générations qui seront mises à contribution.

- Parvenir à alléger la dette en réduisant les remboursements des taux d’intérêts ou en annulant une partie de la dette ? Mais là, ce sera très difficile…

Ne pas rembourser, ce n’est pas sérieux !

Quand certain(e)s prétendent qu’en se mettant d’accord avec les autres pays de la zone euros, on pourrait ne pas rembourser la dette, ce n’est pas très sérieux, car cela signifie qu’il faudrait imprimer de la monnaie, mais que vaudra-t-elle sur les marchés ? Comment pourrait-on payer les hydrocarbures avec de la « monnaie de singe » ?…

Certes, on peut toujours essayer d’abroger l’article 123 du traité de Lisbonne qui interdit aux Etats d’emprunter directement à la BCE et aux banques centrales des Etats, et contraint ces mêmes Etats à emprunter aux banques privées, lesquelles ont emprunté à taux très bas, voire négatifs à la BCE. Mais, dans tous les cas, d’une manière ou d’une autre, il faudra rembourser la dette, dont le « quoi qu’il en coûte » pour lequel, la France a du emprunter plus de 300 milliards d’euros sur les marchés financiers ...

Parmi les recettes, il est exclu de compter sur le commerce extérieur, dont lénorme déficit est estimé à 95 milliards d’euros pour 2022.

« Une grande nation se mesure à son commerce extérieur ». Ces mots prononcés par le ministre de l’Économie Bruno Le Maire peuvent faire mal au gouvernement français. En effet, selon les prévisions gouvernementales, le déficit du commerce extérieur français pourrait s’élever au chiffre abyssal de 95 milliards d’euros (voire plus) en 2022, soit 3,7% du Produit intérieur brut (PIB), contre 86 milliards en 2021. Un chiffre abyssal

Parmi les secteurs dont la production intérieure ne permet pas de subvenir à la consommation des Français, il y a les hydrocarbures, dont le déficit pour ce seul poste est estimé à 50 milliards d’euros.

Face aux problématiques soulevées par la dette et le commerce extérieur, le fait que des candidat(e)s présidentiel(le)s ne s’y attardent pas par des analyse objectives et des propositions, cela relève de l’irresponsabilité.

Pendant ce temps c’est la surenchère sur le volet sécuritaire

Parce qu’il n’y a pas d’autres solutions dans l’immédiat, s’il y a urgence à traiter dans l’immédiat par la répression les problèmes de sécurité dans les quartiers, ou des voyous, par le commerce de la drogue, sèment la terreur, faisant parfois de ces quartiers de véritables zones de non droit, avec en filigrane la griffe des recruteurs islamistes de Daech. A cet effet, on peut s’interroger sur l’origine des armes de guerre qui y pullulent... Ce sont bien sur les moyens envisagés par les candidat(e)s présidentiel(le)s pour éradiquer cette situation que se fait la surenchère, surenchère souvent peu rémunératrice, quand aux résultats prévisibles… Il ne faut pas oublier également que nous sommes dans un Etat de droit.

Par exemple : lorsque flanquée du député très droitier Eric Ciotti, son « Mr. Sécurité » qui ne la quitte pas d’une semelle, bien qu’elle dise des choses intéressante, et réalistes ,Valérie Pécresse propose d’arrêter et de mettre dans des camps d’internement tous les voyous, mais est-ce aussi simple ? Malgré les politiques de reconversion culturelle, sociale ou économiques de camps militaires abandonnés, il reste encore dans certaines régions des camps désaffectés, mais entre leur remise en état et les contraintes du droit, cela est loin d’être aussi simple...

Au-delà des surenchères répressives, il est toutefois regrettable que soit exclue la question de la densification excessive des populations les plus modestes sur des espaces réduits dans un amoncellement de tours HLM. Ces bâtiment avec très souvent plusieurs dizaines d’étages, concentrés sur un territoire restreint sont rejetés à l’extérieur de centres urbains. Si ces zones d’habitat HLM, construites très rapidement au début des années 1960 correspondaient à une double urgence :

- Reloger des populations dont les habitats insalubres recouvraient le territoire, aggravé par destructions de la seconde guerre …

- Loger le million de rapatriés d’Algérie qui fuient ce pays lors de son indépendance et commencent à affluer massivement dès le début 1962…

A Vénissieux, les tours des « Minguettes » que l’ancien député Maire de Marcel Houël présentait : « comme l’habitât de l’an 2000 », mais voilà les « trente glorieuses sont terminées depuis longtemps et en 2000 on commençait par détruire une partie de ces ensembles « inhumains »…

Aujourd’hui, il a urgence à éliminer ce type d’habitat concentrationnaire et redéfinir des nouvelles formes d’habitat. Pour les salariés concernés, les nouvelles formes de travail à distance, dont le développement est inévitable avec la mise en place d’espaces »Coworking », une nouvelle répartition territoriale plus équilibrée est passible, en particulier dans des zones rurales qui ne cessent de se désertifier, la « toile numérique » devrait y contribuer… Encore faut-il faire disparaître dans certains de ces secteurs, les « zones blanches » qui interdisent tout usage d’internet.

Il faut bien avoir à l’esprit que toutes les mesures prises par la répression pour éradiquer la violence et les trafics illicites dans ces quartiers, peut-être efficaces dans l’immédiat, mais rapidement le fléau réapparaîtra si l’on ne s’attaque pas au problème majeur : surpopulation- espace territorial. Mais là, c’est un question trop complexe qui ne saurait effleurer la pensée de nos candidat(e)s…

Concernant le volet social

Si la remise à niveau des salaires et des retraites est indispensable, plutôt que d’engager seulement des surenchères sur les hausse des salaires, des retraites des minimas sociaux… sachant que ces promesses seront en final contournées, car faute d’avoir imaginer des recettes acceptables, il faudra rembourser en priorité une dette sans cesse toujours plus chère à cause de l’augmentation des taux d’intérêts.

Comment financer les légitimes demandes des salariées et des retraités sans sombrer dans des surenchères polémistes et stériles ?

Après avoir grignoté, par exemple sur certaines charges de la dette, ce qui pourrait permettre de dégager 5 à 6 milliards d’euros, de même sur certaines prestations sociales, telle les allocations familiales qu’il faut redéfinir dans un sens non nataliste. Mais aussi une première mesure devrait passer par une invitation des plus riches à des efforts de solidarité.

S’il n’est pas question de restaurer l’impôt sur la fortune ( ISF) sur sa forme initiale, car s’il n’y avait que la France qui taxe la fortune, vu la concurrence fiscale et sociale qui s’exprime à l'intérieur de l'UE, du fait des traités européens, cela ne pourrait que servir de justificatifs à encore plus de délocalisations d’entreprises et de capitaux. Mais il n’est pas normal que les plus riches ne participent pas à un effort de solidarité conséquent. Dès lors, pourquoi pas une initiative de la France au sein de l’UE par l’instauration d’une contribution solidarité richesse (CSR)  ?

Comment pourrait-on définir une contribution solidarité richesse (CSR)  ?

Excepté les contrats d’assurance vie et les droits de propriété industrielle (brevet, marque), littéraire ou artistique, cette contribution solidarité richesse réintégrerait les biens somptuaires qui ont été exclus avec le transfert de l'ISF à l'IFI ( Immobilier hors résidence principale, placements financiers, yachts, jets privés, chevaux de course, voitures de luxe, lingots d'or ...) ainsi que la suppression de la dispense des prélèvements sur les dividendes des actions.

Il faudrait toutefois simplifier la procédure de calcul pour éviter justifier l'évasion fiscale en recréant un boucler fiscal avec un plafonnement à 70 % des revenus et relever les seuils qui sont actuellement de 1,3 million d'euros pour l'IFI à 3 ou 5 millions d'euros, suivant le niveau de fortune. Il s’agirait aussi de simplifier la procédure de prélèvement en se fondant sur un prélèvement unique, par exemple de 1, 25%. Tous les investissements, par mécénat associatif ou dans le capital des micros, petites et moyennes entreprises (créatives d'emplois) seraient déduits du montant de l'impôt à payer.

Cette initiative Française devrait s’inscrire comme un exemple dynamique pour les autres pays Européens. Au delà de la recette fiscale obtenue ( environ 2 milliards d’euros) qui permettrait de couvrir des dépenses salariales et sociales supplémentaires, le plus important c’est l’aspect psychologique en regard de l’effort fiscal demandés pour tous et la contribution de chacun en fonction de ses revenus...

Si une contribution solidarité richesse (CSR) soulevait des objections en regard des relocalisations d’entreprises, les chefs d’entreprises expatriés qui ont investi dans le pays par « effet de ruissellement » ne l’on pas fait à cause de la suppression de l’ISF, mais grâce à la stabilité politique que connaît traditionnellement la France et par des bénéfices réalisés par retours sur investissements de leurs activités.

Il est évident qu’une contribution solidarité richesse suppose de supprimer l’actuel l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), dès lors que la valeur du patrimoine immobilier, hors résidence principale, et au-delà d’une certaine valeur ( 300 mille euros, par exemple), est inclus dans le calcul de la contribution fiscale solidarité richesse, ainsi suggérée.

Après le transfert de l’impôt sur la fortune (ISF) à l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), un impôt sur la fortune immobilière, était par ailleurs contradictoire avec la volonté de vouloir faire revenir de riches expatriés ? Outre les difficultés administratives chroniques que connaissent toutes les personnes ayant vécu à l’étranger lors de leur retour en France, comment pourraient-ils s’installer en France en acquérant un bien immobilier pour compenser celui qu’ils laissent à l’étranger, sachant qu’ils seraient lourdement fiscalisés ?

On peut également regretter que deux autres dossiers impactant notre présent et notre futur soient également exclus des réflexions présidentielles

A commencer par la question fondamentale de la démographie

Depuis deux cents ans, une croissance démographique soutenue consume les ressources naturelles, dévaste l’environnement, engendre des guerres. Les explosions démographiques se font sur des périodes de plus en plus courtes. Par exemple : en seulement une décennie 2009 - 2019 la population mondiale a augmentée de près d’un milliard d’habitants passant de 6,8 milliards à 7,7 milliards. Alors qu’entre 1950 avec 2,5 milliards d’habitants, la population mondiale atteignait un peu plus de 2,9 milliards en 1960 (dix ans après), soit une progression inférieure à 500 mille habitants. Mais depuis, l’augmentation n’ a cessé entre chaque décennie.

La surpopulation est une cause importante de la plupart des problèmes dans le monde. Chaque pays est ou sera confronté à un manque de nourriture, d’eau potable ou d’énergie.

Pour le moment, grâce à l’importation de marchandises en provenance d’autres nations, l’Europe et la France peuvent encore toujours maintenir son niveau de prospérité. Mais cela ne continuera pas indéfiniment. En effet, le nombre d’habitants par pays croît. La population mondiale passera dans les prochaines décennies de huit à dix milliards. Le risque est grand que de plus en plus de pays se réservent leurs propres produits.

Notre climat change. Certes, tout au long de l’histoire de la terre il y a eu des changements dans notre système solaire qui ont impacté le climat, mais aujourd’hui cela est lourdement aggravé par la pollution engendrée par les hommes à cause de leur nombre et leur économie.

Le désir d’appropriation chez l’homme étant le plus fort, l’homme a tendance à vouloir s’approprier toujours plus de biens de consommation. Partout dans le monde, le nombre de voitures, de télévisions et divers appareils ménagers augmente à vue d’œil, sans compter les Smarphones et divers appareils informatiques inter connectés, notamment pour le travail à distance et les nouvelles formes d’achat. Mais attention ! Viendra le moment où croissance de la population et augmentation du bien-être s’entrechoqueront. Dès lors Il existe de sérieux risques que la planète soit submergée par des vagues migratoires à la recherche de nourriture et de mieux être.

Faut-il rappeler que le rapport du GIEC estime que les pluies extrêmes vont grimper de 7% à chaque degré supplémentaire. Nul doute que le dérèglement climatique aidant et l’épuisement ressources fossiles qui vont devenir de plus en plus chères, on peut s’attendre à une prolifération de conflits régionaux et des vagues migratoires vers l’Europe très importantes. Des mesures préventives d’urgence doivent être prises, mais encore faudrait-il que nos candidat(e)s à la fonction suprême dans notre pays s’en préoccupent...Et là c’est mal parti...

Le numérique, autre problématique délaissée voire totalement ignorée par les candidat(e)s

Il est évident que la nouvelle révolution numérique offre des avantages concernant, notamment, la réduction des mobilités domicile- travail avec le travail à distance (télétravail) qui permet de réduire l’usage de la voiture avec des coûts énergétiques et des rejets de gaz à effet de serre en moins. A cet effet, il faudrait encourager les Maires et intercommunalités à développer en grand nombre des espaces « coworkings ». Au plus près du domicile, ces espaces individuels au sein d’un ensemble collectif de télétravailleurs offrent les avantages de sociabilité au travail qui existent en entreprise et supprime les inconvénients du télétravail à domicile. Se retrouver autour d’une machine à café ou autour d’un casse-croûte est un temps de convivialité que l'on ne peut retrouver au au domicile.

On peut comprendre aussi que cette nouvelle « révolution numérique » des mégas données suscite des craintes justifiées, tant sur le plan économique et sociétal, voire culturel, ainsi que sur le plan environnemental et énergétique. N’oublions pas que les terres rares (qui ne le sont pas toutes) dont sont issus les métaux rares indispensables aux « intelligences artificielles », mais aussi à l’éolien et au photovoltaïque, ou à la voiture électrique, dont la production de la majorité de ces véhicules relève d’une aberration, sans compter l’usage quotidien des ordinateurs, smarphone, télévision, appareils ménagers etc. sont une ressource fossile qui n’est pas inépuisable. Quand on sait que la Chine détient plus de 90 % de la production mondiale et se trouve en bonne position pour exploiter celle de l’Afghanistan des Talibans, on peut imaginer les difficultés qui nous attendent...

A terme des entreprises robotisées fonctionneront sans intervention humaine

Avec le changement de statut des robots par internet et l’interconnexion entre eux, aujourd’hui on peut faire fonctionner des entreprises (dites entreprises 4.0) sans peu d’intervention humaine, ce qui va s’amplifier demain avec la 5 G et l’informatique quantique, mais aussi d’autres technologies numériques sur lesquelles travaillent des chercheurs et qui nous sont actuellement inconnues .

A terme, par les robots avec leur interconnexion et internet, les entreprises seront totalement dispensées d’intervention humaine. Les nouvelles habitudes d’achat et des nouveaux moyens de livraisons (notamment par drones) vont inévitablement y contribuer.

Les effets en perspective de cette nouvelle révolution numérique

Faut-il rappeler qu’aujourd’hui on est en mesure de confier des taches sélectives de décision, notamment, pour la justice, la médecine, l’enseignement, mais aussi faire déplacer des véhicules sans chauffeur ou des drones-taxis sans pilote, y compris faire fonctionner des usines sans aucune intervention humaine grâce aux interconnexions de l’intelligence numérique entre les machines, avec toutes les conséquences d’éthique que cela suppose. Par exemple, s’agissant de la justice on peut rappeler que pour désengorger les tribunaux, lorsque cela ne relève pas de décisions concernant des jugements dans des situations complexes, où elles doivent être prises en « son âme et conscience », les robots peuvent très bien suppléer les magistrats pour prononcer des sanctions en fonction de critères très précis.

Dans tous les domaines : entreprises, services, santé, hôpitaux, enseignement, transports, militaires etc. désormais « l’Intelligence artificielle « s’installe partout avec des applications de substitution totale de l’intervention humaine aux robots par phases successives. Il est évident que l’intelligence artificielle va susciter des espoirs, parfois optimistes à l’extrême, tel ce candidat aux présidentielles qui rappelait lors d’un meeting que grâce à la « toile numérique » tout pourrait se faire à partir de l’espace, ce qui est en partie vrai. Mais attention ! ce candidat devrait avoir à l’esprit que les terres rares sont une matière fossile qui n’est pas inépuisable et dont l’extraction n’est pas neutre pour l’environnement. Dès lors on peut comprendre certaines craintes apocalyptiques, dont certaines peuvent être justifiées, compte tenu de notre culture actuelle et du recours trop réactif à la violence.

Une évolution maîtrisée serait beaucoup plus efficace si elle est effectuée par étapes

Avoir une vision à plus long terme suppose aussi des mesures préventives par paliers. C’est indispensable si l’on veut éviter une fracture sociétale brutale et gagner du temps, car nul doute que de nouvelles activités, aujourd’hui insoupçonnables, apparaîtrons et plus compatible avec l’évolution de cette nouvelle révolution numérique qui va s’imposer. Au début des années 1990 nous ne pouvions imaginer l’existence des plateformes numériques et leur impact sur notre vie quotidienne actuelle, bien qu’elles puissent soulever d’autres problématiques, notamment sur le plan social.

Alors que la nouvelle révolution des « intelligences artificielles » va inévitablement nécessiter des activités dans le domaine de la production robotique, de la recherche et du traitement des déchets du numérique, la France devrait y avoir un rôle stratégique en jouant un rôle dynamique au sein de l’Union Européenne…

Attention ! si on se réfère aux experts du forum économique mondial de Davos, avec la nouvelle révolution numérique, nous entrons dans une quatrième révolution industrielle, dont leur crainte, si rien n’est entrepris par le pouvoir politique, c’est qu’à terme, les entreprises qui vont de plus en plus fonctionner avec très peu, d’intervention humaine, se traduira par plus de 5 millions de chômeurs supplémentaires en Europe en 2025 …

Il est regrettable et fort dommageable que cette nouvelle révolution numérique soit également occultée des débats présidentiels par les candidat(e)s, alors que son évolution va impacter durablement notre vécu sur le plan culturel, sociétal, économique, environnemental, mais aussi poser le problème de l’approvisionnement en métaux rares.

Pour conclure

Il est regrettable que nos candidat(e)s présidentiel(le)s ne s’attardent pas sur ces trois problématiques : dette, démographie, numérique qui vont affecter durablement notre vécu culturel, sociétal, économique, environnemental, climatique ...présent et futur, sans compter les conflits qui pourraient en être générés. Leur approche dans le débat présidentiel, ne pourrait, par ailleurs, que contribuer à élever le niveau de cette élection, dont tous les observateurs spécialistes des élections présidentielles constatent la « pauvreté ».

 



16 réactions


  • Séraphin Lampion Schrek 26 janvier 08:48

    « … d’autres problématiques qui vont impacter durablement notre vécu culturel, sociétal, économique, environnemental climatique sont délaissées... »

    Y en a qui s’en occupent : la publicité ne parle que de ça, et c’est un business rentable


  • Lynwec 26 janvier 09:05

    Les débats autour du thème de la sécurité sont un joli chiffon rouge agité devant les bœufs français ( d’habitude,c’est devant un taureau, mais il manque quelque chose aux Français pour justifier l’emploi du mot).

    La sécurité de la population est mise en danger réel par ceux-là mêmes qui sont chargés de sa protection et ceux qui leur donnent les ordres. Evidemment, le grand remplacement remplit son rôle aussi, d’autant qu’il est organisé énergiquement et que rien n’est fait pour assurer une impossible assimilation vu sa rapidité d’exécution, mais il n’est pas le plus grand danger.

    Le passage à une société pire que le meilleur des mondes ou 1984 est en cours de réalisation avec la complicité active de quasiment tout le monde politique, à quelques rares exceptions, et ce n’est pas de ça qu’on vous parlera dans les débats reportés le plus tard possible avant l’élection. On vous bassinera de rhume 19 avec un variant de la mort qui tue (presque pas ou pas du tout-en petits caractères de bas de page) ou d’islamisme (qu’on a allégrement laissé s’implanter quand on avait le pouvoir total).

    Si un clone européiste-mondialiste pro-injections passe le premier tour, soyez surs qu’il sera présenté comme le seul choix raisonnable face à ....Or, à part peut-être deux candidats réellement décidés à sortir la France du piège de l’UE, ils le sont tous. Le risque d’en voir deux au second tour est donc considérable.

    Vous aurez beau débattre de tous les thèmes possibles comme dans cet article, rien ne sera possible dans l’UE, débats dans le vide...


    • charlyposte charlyposte 26 janvier 10:17

      @Lynwec
      La France a fait un rêve... faire mieux que la Chine via le contrôle des masses et peut importe les brebis galeuses qui resteront dans le fossé de l’histoire..... cachée, ceci explique cela pour sauver cet occident déclinant à la face des émergents récalcitrants en embuscade !!! hum : comme quoi un monde unipolaire ne pourra se faire que dans un chaos digne de ce nom ! smiley selon moi le futur sera méchant grave... à suivre.


  • Crab2 26 janvier 10:00

    Lire ’’ de la nature ’’ ( de rerum natura de Lucrèce 1er siècle avant l’ère commune ) pour comprendre comment se fabrique la crétinerie ou la haine de la vie, par exemple à notre époque :

    Le wokisme ne prendra corps si l’effort est fait pour comprendre ce qui génère cette idéologie déshumanisée :

    La nature du woke s’obtenant par le brassage des bouffées délirantes de Platon, de Saint-Paul, de Saint-Augustin et de Mahomet.

    https://laicite-moderne.blogspot.com/2022/01/ainsi-la-france.html



  • Yann Esteveny 26 janvier 10:12

    Message à tous,

    Article de propagande.

    Je cite l’auteur : "Il est regrettable que nos candidat(e)s présidentiel(le)s ne s’attardent pas sur ces trois problématiques : dette, démographie, numérique"

    Le candidat que l’oligarchie mettra en place appliquera le programme du Great Reset qui solutionnera ces faux-problèmes dans un Nouvel Ordre.


  • PascalDemoriane 26 janvier 10:40

    Oui, on peut identifier des thèmes clefs complexes et décisifs négligés par des candidats à la présidentielle. Ok mais quelle naïveté de le dire sans conclure sur une évidence : le système électoral pseudo-démocratique des mafias partisanes n’est absolument pas fait pour traiter de ces questions dont la grosse majorité populaire ne veut, ni ne peut, ni ne sait réellement s’emparer faute de relais subsidiaires. Pourquoi voulez-vous qu’ils en traitent ?

    Et de toute façon la fonction présidentielle n’est même plus assise sur une souveraineté nationale ni une séparation des pouvoirs, ni par conséquent sur un état de droit digne de ce nom.
    Donc votre exposé, malgré son intérêt certain, est un peu « hors sujet », hors sol, hors jeu !
    La logique de la caste vis à vis des électeurs est simple : les vrais problèmes sont vos problèmes, les vrais pouvoirs sont nos pouvoirs, nous vous expliquerons comment les subir quels que soient vos préférences électorales, si tant est que nous consentions à vous laisser en exprimer hors de celles qu’on vous dictent.

    Donc une candidature qui ne pose pas comme première priorité d’action le rétablissement de la souveraineté nationale populaire pluraliste et de l’état de droit est une farce, un guignol où s’agite les Zérine & Mamour, les Macresse & Pécron, les Médendot & Jachon, Taubicharde & hidaldingue...
    L’UPR a au moins ce projet cohérent, les électeurs ne le savent pas, au mieux ils dissertent dans le vide comfortable de leur entre-soi sur ce qu’il appellent « les vrais problèmes ». Ben tant pis.


    • Le421... Refuznik !! Le421... Refuznik !! 27 janvier 13:19

      @PascalDemoriane
      Heu...
      Vous avez entendu parler de 6ème République, de Constituante, de référendum révocatoire ?
      Non, bien sûr.
      Si vous ne suivez que Zemmour ou Pécresse, évidemment...
      Taubira peut-être ?


  • L'apostilleur L’apostilleur 26 janvier 10:52

    @ l’auteur 

    Bravo pour cet exercice intéressant d’une présentation concrète des problèmes et des solutions qui change des litanies.

    Vous touchez du doigt les difficultés qui méritent réflexion . 

    Vous semblez regretter le « quoi qu’il en coûte ». A l’heure des nombreuses revendications salariales,  personne n’a manifesté contre cette décision qui a sauvé les emplois de nombreux français. 

    - « désert numérique » voyez les manifestations contre l’installation des pylônes 5g en Bretagne. 

    - l’ISF repose sur la valeur virtuelle des biens. Un impôt juste devrait s’appliquer au moment de leur vente. Comme le terrain de l’île de Ré avec ses moutons, imposable pendant des années d’exploitation comme celui d’un spéculateur. Et qui ne vaut plus rien parceque inondable depuis une tempête qui l’a rendu inconstructible.

    ....

    Pour le remboursement de la dette le prince MBS à trouvé la solution , il a enfermé deux cents princes, ministres et hommes d’affaires corrompus pour récupérer 88 milliards.


  • rhea 1481971 26 janvier 15:42

    Les fréquences des ondes électromagnétiques trop élevées comme la

    5G provoquent un excès de mutations récessives similaire à celles

    qui sont provoquées par la radioactivité. 


  • Le421... Refuznik !! Le421... Refuznik !! 27 janvier 13:17


    Il est regrettable que nos candidat(e)s présidentiel(le)s ne s’attardent pas sur ces trois problématiques : dette, démographie, numérique qui vont affecter durablement notre vécu culturel, sociétal, économique, environnemental, climatique


    Vos candidats, probablement. Mais le mien, lui, traite dans le programme L’Avenir En Commun de tous ces sujets...


    Il suffit de suivre un seul de ses meetings. Ou Nantes, ou Bordeaux, il parle de ces thèmes...

    Mais, comme on dit, il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre...  smiley


  • Spartacus Lequidam Spartacus Lequidam 27 janvier 14:37

    Taxer les riches, cette litanie a la con l’auteur aurait du entendre le PDG de LVMH lors des entretiens pour la concentration des médias, répondre au sénateur communiste « Pierre Laurent » qui l’a interrogé et comment Arnault lui a répondu.

    La vidéo devrait faire une leçon pour les gauchistes qui ne comprennent pas que « sa fortune n’est pas sur son compte en banque »...

    https://youtu.be/5xxbNvwPaFQ?t=4681


  • zygzornifle zygzornifle 28 janvier 09:10

    Ces élections sont du bidon, il n’y a aucun suspens, Macron qui ne s’est pas encore présenté sait qu’il sera réélu, il connait même son résultat a quelques suffrages près et il a déjà certainement une idée de son futur gouvernement ....


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