mardi 7 septembre - par Emile Mourey

Quand la Gaule, Chalon-sur-Saône, Bibracte et Gergovie, étaient juives et druidiques avant d’être romanisées, puis féodalisées

Bibracte au mont Beuvray, Gergovie sur le plateau de Merdogne ? Bizarre ! Bizarre ! Je ne suis qu'un ancien militaire de carrière qui, après une carrière courte et active, a voulu se sédentariser. La fortune, bonne ou mauvaise, a voulu qu'un marchand de biens me convainque, moi et mon épouse, d'acheter un château de Taisey qui courait alors scandaleusement à la ruine. C'était l'époque, aujourd'hui révolue, où les médias soutenaient des actions de ce genre.

Les choix que les Gaulois (?) ont faits pour installer leurs capitales de Bibracte et de Gergovie sont des sujets d'étude du niveau des "cahiers du capitaine", pour peu qu'on connaisse un peu la région. En Bourgogne, le militaire ne peut être qu'intéressé par la position et les vestiges d'occupation du site néolithique de Chassey-le-camp, à l'entrée du couloir de la Dheune, véritable porte en protection avancée d'un "pagus" au centre duquel "trône" l'étonnant horst de Mont-Saint-Vincent... Bibracte. En Auvergne, il m'a suffi de regarder la carte militaire pour repérer l'étonnant éperon barré du Crest, la découverte d'une source au point haut me confirmant l'intérêt de la position... Gergovie.

Avec le port de Chalon et sa tour, vestige de forteresse antique sur une position particulièrement bien choisie, le militaire avait là tout ce qu'il fallait pour comprendre une immigration cananéenne ou phénicienne, débarquant dans une Gaule peuplée jusque-là principalement de chasseurs cueilleurs... d'où le titre de "métropole" que lui donne Diodore de Sicile en l'appelant "Alésia" (an 30 avant JC).

Lorsque l'archéologue voudra bien reconnaître que les vestiges mises au jour sur le mont Beuvray ont une explication militaire attestée par les textes, à savoir que ce sont les traces des quelques 20 000 Boïens que César y a installés après sa victoire contre eux et les Helvètes, tout devrait s'éclaircir...Le mont Beuvray n'est pas Bibracte. Il s'agit du site de Gorgobina dont parle César dans ses Commentaires. Bibracte, c'est le mont saint Vincent. Les extraits de cartes anciennes que j'ai publiés dans mon précédent article le prouvent indiscutablement. Gergovie, c'est Le Crest.

Où sont les traces que ces premiers migrants ont laissées de leur passage ?

A Mont-Saint-Vincent/Bibracte, c'est d'abord l'oppidum qui rappelle l'enceinte de la ville de Troie. C'est ensuite le temple - actuelle église - frère ou soeur du temple de Salomon (Xème siècle avant J.C., décrit dans I Rois 6-8 & II Chroniques 3-5) . Ses chapiteaux aux guerriers casqués à visage de lions sont de type sumérien.

A Gourdon, le Gaulois sacrifie à la morsure de la gloire (le coq) tout en tournant le dos au péché qui dévore les âmes. C'est enfin, plus tard,- photos Bourgogne romane - les merveilleuses fresques judaïques annonçant la venue d'un messie "Cleopas" qui se fera reconnaître par l'offrande du prépuce et du clitoris... dans l'espérance du retour du roi David (Ier siècle avant J.C.)

Au Crest/Gergovie, c'est un temple "biblique" avec son chapiteau de la Genèse aux trois visages de Dieu, dieu solaire, dieu inconnu et dieu lunaire, dont les visages ont été usés par les mains des fidèles qui les ont invoqués. Ce sont ces autres chapiteaux "druidiques" qui divinisent les formes du terrain, volcans, montagne serpentine de la Serre, dragons/volcans crachant le feu. Plus loin, c'est Eve qui incite Adam à manger du fruit défendu que seul Dieu mange... au risque de provoquer sa chute (Eve = le peuple. Adam = ses dirigeants).

A Chalon-sur-Saône, c'est la tour de Taisey qui commandait les deux voies de l'étain, celle de la Loire et celle de la Sequanas (1000 ans avant J.C. ?) ; c'est sa fenêtre à meneau tournée vers les deux collines de Jérusalem, comme elle est représentée dans les fresques de Gourdon (Ier siècle av JC). A l'étage de dessous, c'est la chambre du Saint des Saints où était gardé le trésor qu'Attila nous a volé (chant de Walther d'Acquitaine, 450 après JC). Enfin, ce sont les fossés de défense de la forteresse encore visibles à l'oeil nu, qui évoquent le charriot de la Petite Ourse, demeure de Dieu, et le charriot de la Grande Ourse, demeure des élus... comme à Nazareth/Sephoris.

Enfin, c'est, au III ème siècle, la cathédrale de Chalon-sur-Saône, troisième grand temple des Juifs après celui de Salomon et celui d'Hérode. Vers l'an 312, le rhéteur éduen Eumène le qualifie de "plus beau temple de l'univers" (panégyrique de Constantin Auguste). Comme le prédit un texte des manuscrits de la mer Morte, quand le messie essénien viendra, il mettra la main gauche sur le pain consacré, et de la droite, bénira toute la communauté rassemblée dans la nef (Rouleau de la Règle, II, 18 à 22, chapiteau du choeur).

Il n'y a rien de chrétien dans la cathédrale de Chalon, il ne s'y trouve que du judéo-druidisme, comme Eusèbe de Césarée l'a écrit tout en le niant : Celsus, grammairien de la secte d’Epicure, ayant objecté aux chrétiens que les druides avaient laissé plusieurs choses par écrit touchant leur religion qui avait beaucoup de rapport et de conformité avec celle des juifs, Origène le réfutant en son premier livre, soutient qu’il n’y a point apparence et qu’il ne croit pas qu’il y ait eu aucun écrit de la façon des druides. Pourquoi croire Origène plutôt que Celsus ? C'est Celsus qui a raison. A gauche, Gaulois er Gauloises sans péchés s'envolant dans un corps d'alouette vers un autre monde pour y vivre une seconde vie. A droite, Gaulois et Gauloises réincarnés en crapauds et autres bestioles répugnantes, sont emportés par l'aigle du ciel pour y être dévorés dans leurs nids. (Photos de Thierry Cornier et surtout de Cees van Halderen).

Dialogue de sourds ! Au mont Beuvray, l'archéologue a réussi à faire triompher sa thèse d'une Gaule en bois qui n'aurait connu l'usage de la pierre taillée qu'à l'arrivée des Romains sur le site...

d'où des dates de fondation de monuments que je conteste :

Ministère de la Culture, POP, Plateforme Ouverte du Patrimoine : base Mérimée.

  1. cathédrale de Chalon-sur-Saône : 13e siècle, 14e siècle, entre 1090 et 1522...NON ! IIIème siècle..
  2. église de Gourdon, XIe et XIXème siècles... NON ! plusieurs siècles avant JC.
  3. église de Mont-Saint-Vincent : 1080, 1120... NON ! "Au temps du temple de Salomon, Xème siècle avant J.C."(?)
  4. tour de Taisey : classement refusé. 1000 ans avant JC. (?)
  5. cathédrale Saint-Lazare d'Autun : début 12ème siécle... NON ! an 300.
  6. basilique Saint Andoche de Saulieu : XIème siècle... NON ! an 350.
  7.  basilique de Vézelay : construite de 1120 à 1150... NON ! an 361.
  8. primatiale Saint-Jean de Lyon construite de 1175 à 1480... NON ! milieu Vème siècle.
  9. église du Crest, fin XIIème, début XIIème... NON ! bien avant JC. !
  10. église de Mozac : XIème siècle...NON ! Ier siècle avant JC.
  11. église Notre-Dame du Port : XIIème siècle...NON ! vers 450.

Voici mon interprétation d'un passage de l'évangile de Luc qui me fait contester les interprétations officielles de nos plus prestigieux édifices religieux :

Luc 22, 8 : Jésus (esprit) envoie les esséniens de Galilée (Simon) et les esséniens de Judée (Jean) à Jérusalem pour préparer la salle du repas de la Pâques.
Luc 22, 10. Mais les deux disciples ne savent pas où. Jésus leur dit alors : quand vous allez arriver aux portes de la ville, le porteur d’eau (surnom péjoratif de la garde d’Hérode) va venir à votre rencontre pour vous contrôler ; vous n’aurez qu’à le suivre, ce qui vous mènera (au cénacle).

  • et vous direz au maître de la maison (Hérode)
  • ainsi te parle le rabbi 
  • où est-elle la salle dans laquelle je vais pouvoir manger le pesah
    avec ceux qui apprennent avec moi
  • et lui il va vous montrer une chambre haute à l’étage grande et garnie de tapis [pour s’étendre] (dans la chambre haute du Cenacle)
  • c’est là que vous ferez les préparatifs ...

Le maître de la maison, Hérode, a-t-il ouvert la porte du cénacle pour que le repas pascal décrit par l’évangéliste ait lieu. Historiquement, la réponse est non. Il s’ensuit qu’il faut lire la scène du repas qui suit (la cène) comme une prophétie à réaliser. Comment bien traduire Luc 22, 14 ?... et lorsqu’il est venu le moment (traduction Tresmontant) ou lorsqu’il sera venu le moment...

Bref, le repas de l'union essénienne retrouvée a-t-il eu lieu ? Le Sauveur qui devait venir pour le présider est-il venu ?

  • Au III ème siècle, Il n'est toujours pas venu dans le temple/cathédrale de Chalon-sur-Saône.(1) Il ne s'y trouve qu'un chapiteau "essénien" confirmant sa venue prochaine.
  • Au début des années 300, il est venu dans la basilique d'Autun : c'est l'empereur Constantin (2) Il accomplit la prophétie de Jacques.
  • Vers 350, il est revenu dans la basilique de Saulieu : c'est l'empereur Magnence.(3)
  • Vers 361, il est revenu dans la basilique de Vézelay : c'est l'empereur Julien.(4)
  • Il n'est pas venu dans la primatiale Saint-Jean de Lyon.(5)
  • Il n'est pas venu dans François Mitterrand.
  • Il ne semble pas vouloir venir... 

L'empereur Julien arrive dans la barque des nuées.

 

Renvois
https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/chalon-sur-saone-et-le-troisieme-187923

2 https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/iveme-siecle-la-basilique-gauloise-87057

3 https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-basilique-gauloise-de-l-87619

4 https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/vezelay-la-basilique-de-l-empereur-87450

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-cathedrale-st-jean-de-lyon-est-87823

Château de Taisey, 6 septembre 2021. Merci aux commentateurs qui soutiennent mon action. 



33 réactions


  • babelouest babelouest 7 septembre 12:23

    Mon cher Émile (j’espère que vous ne m’en voudrez pas, entre têtes blanches des cheveux, de vous apostropher ainsi), je sursaute en vous lisant.

    Dans une suite d’ouvrages très charpentés, Jean Sendy (dont certaines idées ont été pillées, transformées, rendues méconnaissables par Raël) explique que le premier homme qui fut pris en charge était tiré comme tous les autres hommes de l’époque (car bien sûr il yavait déjà des hominidés sur Terre) de l’adama, de la Terre, d’où son surnom (seulement surnom) d’Adam. Par un moyen aujourd’hui presque banal, « de sa côte » fut créée Ève, la PREMIÈRE vraie femme nouvelle. On notera que le chromosome Y ressemble à deux côtes dont l’une est mutilée, alors que le chromosome X fait plus ressembler à deux côtes entières en croix. On le sait, une opération de clonage, aujourd’hui, ne peut aboutir qu’à des femelles. Donc Adam, ce n’est que le moyen pour créer enfin le Néo-sapiens d’où viendra le Néolithique. Ève (et là sans doute les féministes vont applaudir mais je n’y suis pour rien) est LE pilier de la nouvelle lignée, donc les adams ne comptent guère.


    • Docteur Faustroll Séraphin 7 septembre 13:02

      @babelouest

      Et cet « Adam », dont vous parlez, inventeur de la brosse du même nom, il était Gaulois ou Essénien ? Les deux peut-être ? Un jour on va retrouver ses papiers d’identité dans un grotte de la Mer Morte, c’est sûr, mais en attendant, quelle angoisse pour nous de ne pas savoir vraiment d’où venait Papy. Tout ce qu’on sait, c’est que Dieu n’est pas Chinois et c’est rassurant.


    • Emile Mourey Emile Mourey 7 septembre 13:19

      @babelouest

      Bien sûr que non ! Le gros problème est de savoir qui est le Paraclet qui doit venir pour tout nous expliquer, suivant ce que les évangélstes ont prédit.


    • babelouest babelouest 7 septembre 13:25

      @Séraphin à quel moment vous ai-je parlé d’un dieu, là-dedans ? D’un savoir qui était, et qu’on commence à redécouvrir, c’est tout.


    • Docteur Faustroll Séraphin 7 septembre 14:32

      @babelouest

      vous avez écrit :
      le premier homme qui fut pris en charge était tiré ../... de l’adama,«  et  » « de sa côte » fut créée Ève.../...« 
      la forme passive suppose un complément d’agent (celui qui agit)
      alors, »pris en charge« et »créée" par qui ?
      les GAFAMs et l’IA qui n’ont pas de parents non plus

      n’existaient pas encore ? Si ?


    • babelouest babelouest 7 septembre 15:53

      @Séraphin j’ai parlé d’un savoir qui fut perdu, mais qui était connu à l’époque. Par des personnages qui n’avaient rien de dieux.


    • jefresi 7 septembre 18:58

      @babelouest
      Parfaitement !
      Sortez Dieu de l’histoire, il reste... les hommes (mâles et femelles).
      Papy doit avoir raison quelque part avec les historiens normatifs.
      Et dieu que l’Histoire est passionnante, non ?


    • Ouallonsnous ? 7 septembre 20:08

      @jefresi

      "Et dieu que l’Histoire est passionnante,

      "

      Je suis de votre avis, mais non sponsorisée par le CRIF !


  • JPCiron JPCiron 7 septembre 22:05

    chapiteau de la Genèse aux trois visages de Dieu, dieu solaire, dieu inconnu et dieu lunaire > 

    Bonjour,

    Et Merci de nous faire partager vos passionnantes recherches.

    .

    D’un côté, la Bible souligne que la lune et le soleil sont de simples choses. (Deut. 4:19) et condamne ceux (Israélites) qui vont rendre un culte ou se prosternent devant le soleil, la lune, ou l’armée des cieux (Deut. 17:3).

    Et de l’autre, ces dieux présents dans les croyances des Israélites aux origines sont minutieusement représentés associés aux culte soi-disant monothéiste qui leur succéda.

    Dans un de mes articles « escapade au Puy-en-Velay », je questionnais un des religieux présents dans le cloître, au sujet du magnifique décor de la Salle Capitulaire, représentant le Christ en croix, en présence de représentations « humanisées » de la lune et du soleil, disposées au-dessus de ses bras.


    Comme quoi, comme en Bretagne, les anciens dieux sont phagocytés par le christianisme et réinterprétés pour préserver le monothéisme.

     :: :: :: :: :: :: :: :: :: :: :: :

     


  • L'apostilleur L’apostilleur 8 septembre 15:17

    @ l’auteur 

    Votre intéressant sujet pose questions...

    Concernant l’église de Gourdon qui serait du Ier s av JC, quels sont les indices qui vous ont convaincu de cette datation et que n’auraient pas décelés nos archéologues du Ministère ?

    Ils conditionnent le caractère judaïque des « ... merveilleuses fresques judaïques annonçant la venue d’un messie »Cleopas" auxquelles vous faites faire un bond en arrière millénaire !!

    Leur état de conservation ne relèverait-il pas du miracle ?


    • Emile Mourey Emile Mourey 8 septembre 17:16

      @L’apostilleur

      Je vous réponds en vous posant une question : en quoi, un archéologue, même diplômé, serait-il plus compétent qu’un officier de carrière sorti de Saint-Cyr qui a l’expérience des conflits et du terrain du combattant... et qui
      a fini sa carrière en bourlinguant à la tête de ses unités à l’instruction dans le chalonnais qu’a parcouru César ?
      Je ne reproche pas Mme de Saint Pulgent de s’être trompé lors du dégagement des fresques de Gourdon qu’un enduit protégeait ; je lui reproche d’avoir effacé un messie guerrier qui descendait du ciel et de n’avoir pas voulu reconnaître sa faute.
      Je ne reproche pas aux archéologues de s’être trompé sur la localisation de nos anciennes capitales gauloises. Je reproche au politique de ne pas s’adresser aux spécialistes compétents en la matière, à savoir le militaire et, en plus, quand ce militaire est latiniste.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                              


    • L'apostilleur L’apostilleur 8 septembre 19:31

      @Emile Mourey
      Je ne remets pas en cause la compétence rare du Cyrard archéologue, mais curieux de connaître les indices qui confirmeraient l’origine de l’édifice. Cette église deviendrait la plus ancienne de France. 

      Une remise en cause de la datation de mille ans suppose quelques solides arguments qui ont dû étayer votre certitude pour avancer sabre au clair contre nos fonctionnaires du Ministère !!


    • Emile Mourey Emile Mourey 8 septembre 19:57

      @L’apostilleur

      Vous dites : Cette église deviendrait la plus ancienne de France. 
      Non ! L’église de Mont-Saint-Vincent, à l’image du temple de Salomon, la précède et l’explique. Mais c’est vrai qu’elle est des plus anciennes.


  • L'apostilleur L’apostilleur 8 septembre 15:36

    @ l’auteur 

    « ...au III ème siècle, la cathédrale de Chalon-sur-Saône, troisième grand temple des Juifs après celui de Salomon et celui d’Hérode... »

    Vous devriez informer les juifs de Jérusalem qui revendiquent la possession de l’esplanade des mosquées pour la construction du 3e temple. Les éléments de décoration (menorah...) sont prêts, ils sont exposés dans une vitrine que l’on voit sur le mur qui descend au mur des lamentations. 


    • Emile Mourey Emile Mourey 8 septembre 17:20

      @L’apostilleur

      Très juste. J’ai demandé à Mme la ministre de la Culture de le faire, ce qui me semble plus normal.


    • Emile Mourey Emile Mourey 8 septembre 19:29

      @L’apostilleur

      Je comprends votre étonnement et vous remercie de votre commentaire posé car, en général, on me répond en me prenant pour un con. Oui, c’est difficile à croire mais, si vous consultez la carte de Peutinger qui, pour moi, est l’oeuvre de l’empereur Julien, vous constatez que presque toutes les cités gauloises ont déjà leur basilique sous forme de vignettes caractéristiques au temps de l’antiquité tardive. Si vous relisez attentivement les ouvrages du Zodiaque sur les églises romanes, vous constaterez qu’il est très rare qu’on vous donne des actes de fondation, et qu’en conséquence, le fameux « temps des cathédrales » du Moyen âge est une belle utopie.
      Les fresques de Gourdon s’expliquent par l’arrivée de 8000 esséniens fuyant la Palestine après la répression d’Alexandre Jannée.
      https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/8-000-esseniens-arrivent-en-gaule-226375


    • GoldoBlack 11 septembre 08:06

      @Emile Mourey
      Je ne vois pas de basilique, encore moins sur « presque toutes les cités gauloises » de basilique. Mais une représentation de 2 bâtiments représentés par un triangle sur un carré...


    • Emile Mourey Emile Mourey 11 septembre 08:33

      @GoldoBlack

      E moi, je ne vois pas  stricto sensu  votre triangle sur un carré. En revanche, je vois bien représentée la cathédrale de Chalon sur la rive gauche de la Thalie (la Thalie menait alors à la voie Sequanas).


    • Emile Mourey Emile Mourey 11 septembre 08:51

      @GoldoBlack

      et je vois bien des stations thermales où elles sont indiquées et je comprends sans faire beaucoup d’efforts que la façade de la basilique d’Autun a servi de modèle pour les autres.


    • Emile Mourey Emile Mourey 11 septembre 11:16

      @GoldoBlack

      avec ses deux porches d’entrée


  • Antenor Antenor 8 septembre 22:13

    La validation erronée de l’emplacement de Bibracte au Mont-Beuvray et de Gergovie à Merdogne a été effectuée par le Colonel Stoffel. N’est-ce pas au Service Historique de la Défense de réparer cette erreur ? On ne peut pas se servir de l’argument d’autorité pour un site et pas pour un autre. Une localisation proposée il y a plus d’un siècle par un militaire est aujourd’hui remise en cause par un autre militaire ; quoi de plus logique ?

    D’ailleurs, si les archéologues ne pensent pas que Bibracte et Gergovie étaient des capitales militaires pourquoi se placer en héritier de Stoffel ? S’ils pensent qu’il s’agissait de capitales économiques qu’est-ce qui les empêche de faire appel à des spécialistes des transports et de l’urbanisme ? La peur du ridicule avec leur capitale éduenne située pratiquement au pire endroit possible à des centaines de kilomètres à la ronde et à la durée d’occupation quasi-insignifiante ?

    N’est-il pas également temps de se débarrasser une fois pour toute de l’ambigu terme de « Proto-Histoire » utilisé pour caractériser les siècles qui ont précédé la conquête romaine ? Soit on fait de l’Histoire et on accepte la critique soit on n’en fait pas. Derrière la « Proto-Histoire » se cache l’idée qu’une interprétation archéologique aura toujours raison face à un récit d’époque. On prend quelques éléments du récit pour mettre en valeur son site de fouilles et on oublie tout le reste qui ne colle pas.

    Qu’on adhère complètement, largement ou très partiellement aux conclusions d’Emile ; le fait est que sa démarche démontre à quel point la recherche historique marche sur la tête dans ce pays. Tout est cloisonné dans l’espace et dans le temps. Il n’y a pratiquement aucune vue d’ensemble. De vieilles certitudes basées sur pas grand chose comme le début de l’ère des églises romanes, sont considérées comme des vérités absolues parce que les remettre en question nécessiterait de remettre en question tout le système.

    La Gaule était donc peuplée de petites principautés quasi-indépendantes qui construisaient leurs villes au milieu de nulle part afin que les archéologues puissent tranquillement les fouiller 2000 ans plus tard. Comment peut-on intellectuellement se satisfaire de cette situation ? Le but des fouilles est-il simplement de garnir les vitrines des musées pour satisfaire les distributeurs de subventions ?


    • Emile Mourey Emile Mourey 9 septembre 05:52

      @Antenor

      Comme vous le dites très bien : la recherche historique marche sur la tête dans ce pays. Le plus pénible est que c’est moi qui passe pour un con.


    • GoldoBlack 9 septembre 19:51

      @Emile Mourey
      Avec un peu moins de légèreté dans l’analyse de chapiteaux et autres représentations en leur prêtant un sens se rapportant à des événements ayant eu lieu des siècles auparavant, vous passeriez moins pour un con comme vous le dîtes.


    • Antenor Antenor 11 septembre 10:15

      @GoldoBlack

      Dans un premier temps, il est déjà aberrant qu’aucun historien n’est fait le rapprochement entre le Panégyrique de Constantin Auguste mentionnant Chalon et « le plus beau temple de l’univers » avec la vignette de Chalon sur la Table de Peutinger, une des très rares à être représentées par un temple. Ici, on est dans de l’étude littéraire pure. Dans un second temps, l’utilité de l’archéologie serait de confirmer si Emile a raison d’identifier ce temple à l’actuelle cathédrale ou s’il faut le chercher dans son sous-sol. Rien qu’analyser au carbone 14 les parties organiques des mortiers serait en soit très intéressant pour tout le monde.


    • Antenor Antenor 11 septembre 11:08

      @ Emile

      J’aimerais bien que les intelligents nous expliquent où sont passés les trois siècles de vestiges puniques manquants à Utique qui contrairement à Carthage n’a pas été détruite par les Romains. On ne peut donc pas arguer que ce sont eux qui les ont fait disparaître. Les première traces de mortier de chaux ont été identifiées à Chypre au VIIIème siècle. Chypre nous mène à Carthage et en Méditerranée Occidentale. Ce sont sans doute bien les Puniques qui ont diffusé cette technique chez nous, y compris à Rome, même si je pense que vous la faites remonter un peu trop loin en arrière dans le temps.


    • Emile Mourey Emile Mourey 11 septembre 11:33

      @Antenor

      Merci pour votre soutien... mais fatigué.


    • Emile Mourey Emile Mourey 11 septembre 12:44

      @GoldoBlack 
      Quant au clocher d’Autun construit plus tard, ce n’est pas une réussite, ni les deux tours clochers rajoutées en façade à Chalon.


    • Emile Mourey Emile Mourey 16 septembre 19:36

      @Antenor

      Vous dites : Dans un second temps, l’utilité de l’archéologie serait de confirmer si Emile a raison d’identifier ce temple à l’actuelle cathédrale ou s’il faut le chercher dans son sous-sol...
      Le plus ubuesque de l’affaire est que l’archéologue a bien vu la vignette mais qu’il n’ a pas compris qu’elle était sur la rive gauche de la Thalie et non sur la rive gauche de la Saône. Il aurait dû comprendre que, pour l’auteur de la carte, c"est en remontant la Thalie que les marchands rejoignaient la voie Sequanas par delà des monts d’Agneux, plateau rocailleux non boisé, hier comme aujourd’hui, trace d’un chemin empierré avec poste de garde au sommet.


    • Emile Mourey Emile Mourey 16 septembre 19:57

      @Antenor
      Trace d’un chemin empierré donc « non boisé », donc permettant l’accès au plateau, poste de péage au sommet, taxes, aide payante au franchissement... ? etc


    • Antenor Antenor 16 septembre 23:43

      @ Emile

      J’ai longtemps pensé que Vidubia désignait Veuvey-sur-Ouche parce que la distance correspond et qu’il y a une certaine ressemblance phonétique mais l’itinéraire menant ainsi de Chalon à Langres s’en trouve inutilement compliqué et pas vraiment satisfaisant.

      Vidubia est beaucoup plus vraisemblablement Arnay-le-Duc. On retrouve exactement les 19 + 28 lieues séparant cette dernière de Langres. L’itinéraire actuel le plus direct entre Chalon et Arnay indique 52 kilomètres mais fait un crochet par Chagny et la Rochepot. On peut sans doute récupérer les 2 kilomètres en trop par rapport à la Table de Peutinger (20 lieues) en faisant précisément passer l’itinéraire antique par Agneux puis sans doute par Nolay.

      Dans ce schéma, Filena serait bien Talant comme vous le pensez à condition ici aussi de raccourcir un peu l’itinéraire actuel à travers la Côte d’Or. Ce qui correspond assez à ce que nous connaissons des voies « romaines » qui avaient tendance à couper au plus court. On obtient un itinéraire logique à l’échelle de la Gaule : Chalon-sur-Saône Arnay-le-Duc Talant/Dijon Langres.


    • Emile Mourey Emile Mourey 17 septembre 01:38

      @Antenor
      Je suis étonné, je pensais que la localisation de Vidubia à Verdun sur le Doubs était assurée.


  • raymond 12 octobre 11:48

    Mr Mourey donnez de vos nouvelles svp

    amicalement


Réagir