lundi 1er octobre 2018 - par Philippe Huysmans

Quand le Figaro fait du (mauvais) Gorafi

Au commencement était... la volonté populaire

Le 23 juin 2016, les habitants du Royaume-Uni étaient appelés à se prononcer sur l'avenir du pays au sein de l'Union Européenne. Sur fond de crise migratoire et de baisse endémique du niveau de vie des classes moyennes, la population avait choisi de quitter l'UE. Sur les 30 millions de personnes (71.8% de la population) qui avaient participé au référendum, 51.9% votèrent en faveur du Brexit, plongeant les dirigeants européens (et les faiseurs d'opinion) dans une véritable crise d'hystérie.

L'article 50 de la constitution stipule qu'en l'absence d'accord, la décision de quitter l'Union Européenne prend cours exactement deux ans après sa notification, soit dans le cas qui nous occupe, le 29 mars à 11h (heure locale).

Or cette date s'approche à grand pas, et toujours aucun accord à l'horizon : pire, Theresa May a rembarré sèchement les petits comiques qui proposaient (puisque les Anglais avaient mal voté) de réorganiser un second référendum... How shocking !

Les prédicateurs de fin du monde

Vous aurez remarqué comme moi, sans doute, que l'ensemble des dirigeants eurobéats ne se contente pas de prédire que le Brexit sera une catastrophe pour le peuple britannique, on sent clairement qu'ils appellent cette catastrophe de tous leurs voeux !

Analysons ensemble, si vous le permettez, un des derniers articles publiés sur ce sujet sur le (pas si) vénérable Figaro, journal pourtant réputé nettement plus sérieux que les torchons de la presse (censément) de gauche.

Quelles seront les conséquences du Brexit pour les voyageurs aériens ?

L'éventualité d'un Brexit sans accord fait planer le risque d'une interruption des liaisons aériennes entre l'UE et la Grande-Bretagne. S'il est probable qu'un tel scénario sera évité, de nombreux désagréments affecteront tout de même les passagers.

Ah bon, et à quel titre exactement ? Je n'ai pas l'impression que les liaisons aériennes entre le continent et le Royaume-Uni datent de son adhésion à l'UE, pourtant ? N'y avait-il pas, antérieurement, un truc qu'on appelle des accords bilatéraux ? Ou faudrait-il croire qu'on ne peut voyager par avion vers ou en provenance des pays hors UE, comme la Suisse ou la Norvège ?

Hausse des prix

La chute de la livre de près de 15% face à l'euro depuis 2016 a mécaniquement augmenté le prix des voyages à l'étranger pour les Britanniques. Or le Royaume-Uni est le deuxième plus gros exportateur de touristes d'Europe. 76 % d'entre eux voyagent d'ailleurs vers les pays membres de l'UE. Le PDG de la compagnie low cost Monarch Airlines, Andrew Swaffield, affirmait d'ailleurs avant le référendum sur le Brexit que ce dernier entraînerait « des tarifs aériens plus élevés et moins de vols entre l'Union européenne et le Royaume-Uni ».

Cette dévaluation a aussi « mécaniquement » augmenté l'attractivité du Royaume-Uni en tant que destination, puisque tout y est désormais moins cher de 15%. Or pour un État, l'argent dépensé à l'étranger est de l'argent perdu, du point de vue de la balance commerciale, tandis que l'argent dépensé sur place par les touristes est une rentrée supplémentaire et une source de profit. Difficile de dire dans quelle mesure cette dévaluation sera contre-productive pour le Royaume-Uni, mais apparemment, pour nos médias européistes, c'est gravé dans le marbre.

Demandes de visa et d'autorisation obligatoires

La liberté de déplacement des ressortissants britanniques au sein des autres pays de l'Union européenne pourrait être remise en cause. Les Britanniques devront, en fonction des modalités négociées avec l'UE, être munis d'un visa pour quitter leur pays. Aucun accord n'a encore été signé à ce jour, ce qui imposera les mêmes règles pour les Européens en partance pour le Royaume-Uni.

Celle-là vaut vraiment son pesant de cacahuètes : le Royaume-Uni n'a jamais été partie aux accords de Schengen, et en conséquence, les formalités pour s'y rendre n'ont jamais changé d'un iota. Il ne fallait pas de visa à la plupart des ressortissants européens pour s'y rendre, et rien ne changera le 29 mars prochain, sauf si des idiots (européens) se mettaient en tête d'imposer aux citoyens britanniques un visa pour se rendre sur le continent. En pareil cas, il y a fort à parier que ceux-ci appliqueraient la réciproque, ce qui n'aurait d'autre effet que d'entraver la mobilité des citoyens des deux côtés de la Manche.

Juridiquement, l'argument est vide : c'est un des nombreux mensonges que la propagande essaie de faire passer auprès du public, en espérant qu'il ne cherchera pas trop à comprendre en quoi c'est juste du vent.

Contrôles aux douanes rallongés

Consacrée par l'article 20 du traité sur l'Union européenne, la liberté de circulation et de séjour est également garantie par l'article 45 de la Charte européenne des droits fondamentaux. Elle constitue l'un des attributs de la citoyenneté européenne. En cas de « hard Brexit », les frontières seraient donc totalement rétablies dès mars 2019, entraînant la congestion des points frontières, le rétablissement des formalités douanières ainsi que des contrôles permanents.

Argument fondé sur les mêmes contre-vérités que le précédent. Le Royaume-Uni n'a jamais fait partie de l'espace Schengen, ses frontières n'ont jamais été ouvertes, et si vous voulez vous y rendre, même aujourd'hui, que ce soit en avion, en train ou en bateau, vous aurez à passer un contrôle douanier. Rien ne changera de ce point de vue après le Brexit. C'est étrange, de la part de journalistes du plus grand quotidien de France de faire preuve d'une telle ignorance ? Ou alors s'agirait-il de pure propagande ?

Derrière la propagande hystérique, la peur

Je pense que vous conviendrez avec moi que si les décideurs européens et la presse étaient ne serait-ce qu'à moitié honnêtes, il devraient se contenter de prendre acte de la décision des habitants du Royaume-Uni, leur souhaiter bonne chance, et attendre de voir ce que sera la situation après deux ou trois années ?

Parce qu'il se pourrait bien que l'apocalypse n'ait pas lieu, tout compte fait, et que l'économie du Royaume-Uni s'en trouve dopée, contrairement aux prévisions des Cassandre de service qui sont plus dans le registre de Savonarolle que dans celui de l'analyse. Le Royaume-Uni est un contributeur net au budget européen à concurrence de 5,6 milliards d'euros annuels, et sa balance commerciale est largement déficitaire, notamment en faveur de pays comme la France, qui sera la première économie impactée par les conséquences du Brexit.

Et c'est cela qui rend ces décideurs hystériques : l'idée que le pari anglais pourrait bien s'avérer gagnant dans les grandes largeurs, prouvant au passage que l'UE n'est pas un facteur de développement mais bien un carcan qui nous maintient tant et plus dans la récession.

Parce qu'en fin de compte, ce qui fait la richesse d'un pays, c'est sa population et son territoire : l'histoire montre que le Royaume-Uni a toujours su tirer son épingle du jeu et préserver son statut de grande nation européenne, je ne vois objectivement aucune raison pour que cela change dans les années à venir.

Le péril, pour les nations européennes, viendra d'Asie, et principalement de Chine. Eh oui, à force de délocaliser toute la production vers ce qu'il faut bien appeler désormais l'usine du monde, en visant le profit immédiat au détriment du développement à long terme, l'Europe s'appauvrit, et pire encore, perd irrémédiablement ses moyens de production au profit d'une Chine désespérément en quête de développement économique et de marchés.

La politique européenne de sanctions, vis-à-vis de la Russie, dictée directement par les USA, ne fera qu'accentuer encore le retrait de celle-ci des marchés européens pour se tourner vers l'Asie, désormais au centre du monde.

Et quand vous n'aurez plus même les quelques euros pour vous acheter cette jolie chemise en coton vendue trois fois moins cher que l'équivalent made in France, ou ce joli smartphone tellement bon marché, eh bien ce sera à vous de goûter les délices de l'existence dans un pays sous-développé. Régime totalitaire, salaires rabotés, pensions en chute libre, service publics inexistants, et corruption à tous les étages.

Tel ouroboros, c'est le propre du capitalisme que de commencer à se manger lui-même lorsqu'il a fini d'épuiser toutes les ressources passant à sa portée.


Article original sur LeVilainPetitCanard


49 réactions


  • leypanou 1er octobre 2018 09:10
    sèchement les petits comiques qui proposaient (puisque les Anglais avaient mal voté) de réorganiser un second référendum : c’est ce qui est répété régulièrement sur les chaînes de télévision française.

    En particulier, récemment, Mosco en avait parlé. L’ex-premier ministre Tony Blair pareil. Les mots manquent pour exprimer le dégoût en entendant ce genre de suggestion, surtout le connivence implicite du journaliste.

    Il est grand temps qu’il y ait une vraie démocratie.

  • Laulau Laulau 1er octobre 2018 09:15

    Bon article. Le seul problème douanier ayant des conséquences éventuellement dangereuses serait celui de l’Irlande.


    • velosolex velosolex 1er octobre 2018 10:37

      @Laulau
      L’irlande...Un détail que l’auteur n’a même pas commenté, tant ce confetti est ridicule. Peut être qu’il a essayé, et puis finalement qu’il a gommé. C’est tout le problème actuellement. Une énigme un peu comme celle du loup de la chèvre et de la poule. 

      Loup, chèvre, chou - Les jeux de LuluCelle de l’irlande sera à ajouter aux énigmes de Lulu s’ils arrivent à garder le drapeau européen en Irlande du sud, tout en ne faisant pas revenir les indépendantistes en irlande du nord. Prendre quelques whisky pour résoudre cet enjeu. 


  • Trelawney Trelawney 1er octobre 2018 09:17

    Les anglais trouve toujours un avantage à être un pied dedans et un pied dehors. Le breixit leur impose d’être les deux pieds dehors ou dedans selon nos opinions. On verra bien s’ils en tirent un avantage.

    L’UE et surtout l’Allemagne n’a aucun intérét à négocier un accord pour le départ de l’Angleterre. Elle est dans un position : « Elle veut partir, on fera sans et qu’elle se démerde ! ». Cette politique est surtout faite pour dissuader de nouveaux éventuels partant

    Pour ce qui est de l’UE et de l’euro : En intégrant ce système et en adoptant cette monnaie, l’état sait qu’il devra niveler son économie et sa protection sociale avec les autres pays. Ce que se sont gardés de dire les français, belges, espagnoles.
    Le peuple allemand était informé et déjà rompu à cette pratique du fait de la réunification des deux Allemagne.
    L’Angleterre a refusé l’euro pour ne pas dépenser plus dans l’évolution de sa protection sociale avantageuse pour les entreprises mais pas pour les anglais.
    Le Danemark en a fait autant mais pour protéger son « état providence » qui serait désavantagé par l’euro. La Norvège a refusé l’UE et l’euro pour les même raisons que le Danemark
    La Suède ne l’a pas fait et se retrouve malgré sa faible population (10 millions d’habitants) dans une crise sociétale.
    Les pays comme l’Espagne, l’Italie, le Portugal et la France se retrouvent dans une crise économique majeure, car ils se refusent à modifier leur économie (endettement à outrance) tout en modifiant les protections sociales. Une réduction des avantages sociaux doit toujours s’accompagner d’une réduction de la dette, sinon ce n’est pas compris par le peuple et ça entraîne une crise du populisme et un rejet de l’UE.

    PS : Un endettement limité à 3% du PIB est une ânerie. Car si un état est endetté à 10% de son PIB et qu’il veut investir au point de s’endetter à 10% de plus. Il ne sera pas dans les clous des directives de l’UE alors que 20% du PIB c’est vraiment peu pour un pays. De même que la France peut ne pas s’endetter du tout cette année (elle en est trés loin) et pourtant être à plus de 100% de son PIB ce qui est dangereusement énorme.
    Le bon chiffre économique est 60% du PIB. Lorsque l’endettement d’un pays dépasse ce chiffre, sa politique est directement dépendante des marché. Et l’UE n’a rien à voir la dedans

  • velosolex velosolex 1er octobre 2018 10:27

    Franchement, suffit de lire cet article pour s’apercevoir que cette histoire de Brexit, c’est pas plus compliqué qu’une vidange bagnole. Brillante analyse de l’auteur qui devrait siéger à la chambre des lords, ou au parlement européen. Exemple, c’est pas grave que la livre se casse la gueule puisque ça va relancer à fond l’attractivité anglaise. Les putes à Londres seront moins chères, si j’ai bien compris On va solder l’Angleterre. Selling england by the pound, chantait déjà Genesis. 

    Par contre, dur dur pour les rosbifs quand ils passent de l’autre coté. Ne parlons pas des retraités installés sur le continent. Menu fretin me direz vous qu’il suffit de traiter par le dédain. Bon sans rire cette analyse à deux penny n’est que de l’enfumage de renard. 
    Impossible de commenter tant c’est abyssale. Comme tout référendum, beaucoup d anglais ont répondu à coté de la question qui leur était posé. D’autres sont nostalgiques d’un empire qui a commencé à couler avec le titanic. La moitié tout de même malgré la manipulation outrancière a refusé de larguer les amarres, et de foncer vers les icebergs...Deux ans après le paysage est pas ravissant, ni exaltant. May n’a pas réussi à son grand desespoir à casser l’unité de l’europe. 
    Qui a intérêt au crime au fait ?...Les grandes puissances bien sûr : Russes, depuis toujours, et les américains pour laminer l’euro qu’ils ne supportent pas ; Pour les autres,l’effritement ne suscite vraiment pas l’enthousiasme, Les entreprises se barrent. Hier, c’était les japonais de Toyota qui menaçaient de démonter leurs usines comme des mecanos...Good heavens !

    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 1er octobre 2018 11:07

      @velosolex

      Et si l’on attendait par exemple le 29 mars 2020 pour en reparler, histoire de ne pas brasser de l’air comme vous le faites ?

      Il y a déjà quelque temps que la livre a été dévaluée de 15% et j’ai plutôt l’impression que cela a favorisé l’économie, mais pour le comprendre il ne faut pas lire que l’immonde ou le gorafigaro.

      L’intérêt de May n’était pas de « casser » l’Europe qui y arrivera bien sans elle, mais bien de sauver les meubles anglais, et rien ne dit à ce stade qu’ils ne réussiront pas, ne vous en déplaise.

      Vous démontrez seulement une seule chose de manière claire : la propagande européiste marche bien avec vous.

      Moi j’ai connu l’avant, le pendant, et je vois ce qui est en train de se passer, et je peux vous dire que ça sent pas la rose.

      Après chacun pense ce qu’il veut.


    • velosolex velosolex 1er octobre 2018 12:21

      @Philippe Huysmans
      Et si l’on attendait par exemple le 29 mars 2020 pour en reparler, histoire de ne pas brasser de l’air comme vous le faites....
      OK...Mais c’est vous qu’avez dégainé, non ?....De plus j’ai bien peur que cette date ne soit que l’entrée dans un autre long tunnel où nul ne sait ce qu’on va trouver à la sortie. Les anglais ne sont pas des rêveurs ; ils savent que l’inconnu est l’ennemi de l’économie....

      Le fait de se parer de toutes les vertus, et de toutes les analyses justes et neutres, tout en taxant les emmerdeurs de propagandiste n’est elle pas une forme d’enfumage ?
      Le fait d’être critique avec le brexit ne me fait pas le supporter inconditionnel de l’europe tel qu’elle est. C’est un autre débat. Mais cette histoire de Brexit ne se torche pas en 30 lignes ; Dés le départ nous sommes dans le populisme, avec cette décision de Cameron jouant avec le feu, et croyant qu’il ne va se brûler des mains. Ne vous en déplaise, l’affaire est loin d’être claire, surtout en Angleterre, où la question d’un nouveau référendum resurgit, devant l’ampleur des conséquences imprévues. 

    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 1er octobre 2018 12:54

      @velosolex

      De même être critique de l’UE ne fait pas de moi un enfumeur, par contre je vous mets au défi de trouver dans les médias dominants un avis qui ne serait que « nuancé » sur la question. Et la réponse vous la connaissez déjà.

      J’attire l’attention sur les petits mensonges à répétition des eurobéats (et cela est assez difficile à nier, je pense), et j’explique pourquoi on nous fait à nous ce cirque alors que nous ne sommes nullement responsables du Brexit.

      L’UE vacillante est terrorisée à l’idée que le Brexit puisse être un succès, ce serait pour elle la fin des haricots.

      Je n’ai aucune sympathie pour les Brits et leur tendances impérialistes, mais c’est un peuple que j’admire pour le bon sens de leur dirigeants dans les temps difficiles. Il s’en sont toujours tirés, et ça va durer encore un peu, je pense.


    • velosolex velosolex 1er octobre 2018 13:55

      @Philippe Huysmans

      Je lis la presse anglaise, et la bas beaucoup d’articles sont eux aussi très réservés sur l’affaire. Les travaillistes ne sont plus hostiles à une second référendum. . Ils ont humé les vent du changement d’opinion. Ce qui est certain, c’est que l’UK est très clivée, les jeunes étant pour la majoirté pour le maintien
      Brexit news latest : Thousands protest against leaving EU at ...
      En france, un certain Marc Roche a vu son livre repris par beaucoup de médias 
      Pourquoi le Brexit va réussir : Marc Roche répond
       ( France info, le point, etc)...Donc, non, il y a bien une pluralité d’opinions sur le sujet, les gens ne voyant souvent le problème dans ses projections qu’à travers des schémas qui les arrangent, des acte de foi. 
       A l’origine du brexit, le problème de l’immigration est patent. Mais la dérégulation des bas salaires en Angleterre a autant fait sinon plus que la libre circulation des travailleurs, qui ont abouti à tailler des croupières aux petits blancs de souche, et à faire le lit de la xénophobie, et de la haine de l’europe qui a été instrumentalisé, dans une suite de coups de billards à bandes...Ce n’est pas un secret, le référundum a été manipulé. On a influencé l’opinion outrageusement, sur la note de l’UK payait à à l’europe qui devait faire le bonheur du social, une fois réintégrée au budget...On en rit......
      Pour le bon sens, l’affaire du « give my money back » de Thatcher, et la réédition de l’Europe à ce sujet à sans doute accentué un sentiment de toute puissance de ce coup de force. Depuis Trafalgar, l’Angleterre a eu souvent tiré les bons dés. Parfois le courage, comme en 39, et aussi la chance. Que se serait il passé si l’armada espagnol n’avait pas été décimé par une tempête ? La suffisance et la certitude ne sont pas forcément les meilleurs guides. L’UK est loin d’avoir les atouts qu’elle avait dans le temps. Je ne suis sûr de rien, sinon que toute projection est hasardeuse, et que la division face à un monde hostile est une bonne affaire pour les states, la Russie et la chine. Personellement j’aime les anglais, l’Angleterre, sa culture, sa langue et j’ai de nombreux amis britanniques autour de moi qui partagent mon opinion. 

    • Legestr glaz Ar zen 1er octobre 2018 14:07

      @velosolex

      La seule question qui vaille est celle-ci : « quel est l’intérêt pour un pays d’appartenir à l’UE » ? C’est une question qui reste sans réponse puisqu’il n’y en a pas ! Même la reine d’Angleterre, au moment du débat sur le Brexit, avait, faussement naïvement, demandé : « donnez moi 3 raisons valables d’appartenir à l’UE » ? Ce fut une déroute des européistes ! La paix, la plein emploi, la sécurité et faire le poids face aux autres pays, n’étaient pas au rendez-vous et ne le seront jamais dans l’UE ?




    • malitourne malitourne 1er octobre 2018 14:56

      @velosolex
      Non mais là on est au max de la moraline europeiste avec vous. Mais allez dans les pub et racontez aux anglais ce qui est bien pour eux et prenez les pour des gosses ou pour des cons. C’est sûr que sur un forum d’AV ça mange pas beaucoup de pain. Vos recommandations « mainstream compatible » ne valent pas plus pour le peuple britannique qu’une feuille de Daily Mirror pour emballer un fish and chips.


    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 1er octobre 2018 15:28

      @velosolex

      Rien de nouveau sous le soleil, les avis étaient déjà partagés au moment du vote... 51,9% n’est pas exactement un plébiscite, mais c’est suffisant... En tout cas quand on vote « bien ». Quand on vote « mal » (comme ici) c’est un motif de recommencer le scrutin jusqu’à ce que les veaux plébéiens vote comme on leur dit (cfr Irlande).


    • L'enfoiré L’enfoiré 1er octobre 2018 19:09
      @velosolex salut,

       Tout à fait. Bien vu.
       J’aime aussi le pragmatisme à l’anglaise qui était bien plus présent à l’époque...
       
       A Londres, beaucoup de sociétés ont quitté le Royaume Unis.
       Alors, cela s’excite entre « To be or not to be » quand le business appelle
       Avant j’avais beaucoup d’échos à partir de UK par les Anglais eux-mêmes.
       Aujourd’hui, je me réfère plus au copain dessinateur Nicolas Vadot, qui a trois nationalités et n’est pas tendre avec le choix du Brexit :
       

    • velosolex velosolex 1er octobre 2018 21:58

      @Ar zen
      « donnez moi 3 raisons valables d’appartenir à l’UE"....

      La reine se prendrait elle pour le sphinx ?...
      Marrant. La reine d’Angleterre, est née à la fin de l’époque victorienne, avec ce que cela suppose de mépris et de méfiance par rapport au continent, je ne crois pas qu’il fasse entendre autre chose de cette dame cramponnée à son palais.
      Ca ne me donne pas vraiment la première raison d’être royaliste. Bien que comme on le sait, la reine n’a aucun rôle politique. Sait elle que le soleil s’est couché sur l’empire ?
      Parfois un joueur qui a pendant longtemps tiré les bonnes cartes ne voit pas que le vent a tourné. Le fait d’avoir été un partenaire privilégié avec les usa, avec qui elle partage la langue et la moitié de sa culture, n’a pas aidé l’UK à concevoir la modernité d’une autre façon que par sa fameuse exception, et des arrangements matois, en terme de dérégulation. l’UE est une construction sans doute bancale, mais qui n’est que le produit justement des empêchements et des égoistes nationaux, ne voulant pas voir une part tangible de leur autorité leur échapper, ce qui a aboutit à cette règle imbécile de l’unanimité, qui fait le sel des paradis fiscaux, qui ne voteront jamais pour se saborder.
       L’Europe est ainsi une belle suite d’héritières sans garde du corps aucun, se promenant dans la forêt du libéralisme. Qui ne rêverait pas de s’en emparer ?...Les loups à la Tex Avery ne sont pas que des personnages de dessins animés...Les soldats et les fonctionnaires de l’octroie ont été congédiés pour la plupart. Plus de vigie au château ! Ca coûtait trop cher. 
      Parfois l’une d’elle a une idée à l’heure du goûter, mais les autres la rembarrent. L’anglaise est la pire. Elle est très attachée à son lion, qui ressemble à un vieux porc. Voilà qu’elle veut revenir au passé, à ses chevaux, à son soleil, à ses bateaux, oubliant qu’elle les a tous vendu....Ca ne fait rien on veut relever le pont levis devant un palais en ruine. Je ne sais pas comment nos enfants verront cette sale période, en espérant que le réchauffement, et la suite de catastrophes malheureusement prévisibles, leur laisseront le loisir. J’ai bien peur que si c’est le cas, ils les verront à peu près de la même façon qu’on voit l’Europe des années 30, une suite de dénis, d’aveuglements nationalistes et qui nous ont livré sans cohésion au pire. Car c’est au clivage que travaillent les puissances qui nous veulent amoindris. 

    • Legestr glaz Ar zen 2 octobre 2018 07:53

      @velosolex
       Vous écrivez : « l’UE est une construction sans doute bancale, mais qui n’est que le produit justement des empêchements et des égoistes nationaux, ne voulant pas voir une part tangible de leur autorité leur échapper, ce qui a aboutit à cette règle imbécile de l’unanimité, qui fait le sel des paradis fiscaux, qui ne voteront jamais pour se saborder. »


      A lire ces quelques lignes je pense que vous n’avez pas creusé le sujet de la construction européenne. Vous êtes victime, comme des millions de personnes, de la propagande européiste. La communauté européenne, puis l’Union européenne, n’a été mise en place que, et uniquement que, pour développer des marchés économiques. L’UE est une association économique. Les Peuples et leurs intérêts n’ont jamais été au centre de cette construction voulue par les puissances de l’argent.

      Un livre à 8 euros, « l’Europe sociale n’aura pas lieu », 100 pages et plein de références, vous montrera le véritable visage de la construction européenne.


      Un commentaire : « En seulement 120 pages, Messieurs Denord et Schwartz nous comptent l’établissement de l’UE à partir de 1948. Plus de 200 références sourcées font de cet ouvrage un très bon outil de recherche pour qui veut un peu mieux comprendre les enjeux de ces alliances, bénéfiques pour une élite, alors que la masse populaire ne fait finalement que subir des changements, suite à des traités (même après refus d’un d’entre eux par référendum), et qui ne contribuent aucunement au rapprochement et à la compréhension des peuples concernés. »

    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 2 octobre 2018 08:29

      @velosolex

      Joli français, j’ai appris un mot :) (octroi).

      Pour le reste, ne vous faites pas d’illusions, le problème ne se trouve pas en Albion, mais bien dans toute l’Europe : le loup est dans la bergerie, pour dire le moins.

      Les puissances qui nous veulent amoindris ne sont pas des États, mais ce qui tend à les remplacer : le pouvoir financier de quelques groupes dirigeant les multinationales.


    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 2 octobre 2018 08:29

      @Ar zen

      +1


    • Legestr glaz Ar zen 2 octobre 2018 09:43

      @Philippe Huysmans
       

      C’est exactement ce que je pense.

    • L'enfoiré L’enfoiré 2 octobre 2018 11:22
      @Ar zen

      Vous n’avez probablement pas suivi ces dix épisodes de « Notre Europe, quelle histoire ! »
      Bien construits, ils rappellent les péripéties avec humour.
      Rien à voir avec l’Europe sociale, du moins pour 9 chapitres...

    • Legestr glaz Ar zen 2 octobre 2018 14:37

      @L’enfoiré

      Merci infiniment pour ce lien. Je vais lire ce sujet avec application. 

  • malitourne malitourne 1er octobre 2018 11:42

    Il suffit de lire les commentaires sous l’article du Figaro pour s’apercevoir que la propagande européiste est à bout de souffle...



    • V_Parlier V_Parlier 1er octobre 2018 14:03

      @malitourne
      C’est vrai, mais attention. L’UE n’est pas le seul vecteur du mondialisme « US-friendly »...


    • malitourne malitourne 1er octobre 2018 14:31

      @V_Parlier
      Je sais mon bon Vincent et je ne suis pas « US hately » Je suis « freedom friendly ». Donc dégommer l’UE m’apparaît naturellement comme un excellent préliminaire.


    • V_Parlier V_Parlier 1er octobre 2018 15:38

      @malitourne
      C’est un préliminaire, je vous l’accorde. Ca pose déjà les bases indispensables pour le reste même si ça ne garantit pas l’immunité contre la main-mise anglo-saxonne qui restera à acquérir. (Car « freedom » c’est pour les maîtres, pas pour les « alliés »).


  • Legestr glaz Ar zen 1er octobre 2018 12:32

    Merci pour cet article.


    Toutefois, vous écrivez : « Argument fondé sur les mêmes contre-vérités que le précédent. Le Royaume-Uni n’a jamais fait partie de l’espace Schengen, ses frontières n’ont jamais été ouvertes, et si vous voulez vous y rendre, même aujourd’hui, que ce soit en avion, en train ou en bateau, vous aurez à passer un contrôle douanier ».

    Il ne faut pas confondre « circulation des personnes » et « circulation des marchandises ». Les accords Schengen concernent la circulation des personnes, et uniquement celles-ci. Les accords Schengen ne concernent nullement la circulation des marchandises. Il faut donc, effectivement, préciser qu’en quittant l’UE, la G.B, ni l’Irlande d’ailleurs, ne modifieront en rien le contrôle des personnes en le lien avec autres pays membres de l’UE. 

    Par ailleurs, la GB, appartient à l’Espace Economique Européen, EEE, celui qui garantit la libre circulation des marchandises. Est-ce qu’en quittant l’UE, la GB quitte aussi l’EEE ? C’est la question que ne posent jamais les médias dominants. Trois pays de l’AELE, la Norvège, la lichtenstein et l’Islande appartiennent à l’EEE. Ces trois pays n’appartiennent pas à l’UE. Alors, pour quelles raisons la GB sortie de l’UE ne pourrait pas appartenir à l’EEE ? L’exemple de la Suisse est encore plus sidérant. Ce pays, qui pourtant appartient à l’AELE, n’a pas signé les accords de coopération avec l’EEE parce le Peuple suisse l’a refusé. Est-ce que la Suisse ne commerce plus avec l’UE ? Que nenni ! La Suisse a passé avec l’UE des accords bi-nationaux, en pays souverain qu’il est. Qu’est-ce qui empêcherait la GB de faire de même ?

    Quant au problème de la frontière de la GB avec l’Irlande, comme dit plus haut, parce que ces deux pays n’appartiennent pas à l’espace Schengen, le Brexit ne changera rien sur cette frontière concernant la circulation des personnes. Comme la GB et l’Irlande, appartiennent aussi à l’EEE, il ne se passera rien non plus en ce qui concerne la libre circulation des marchandises. A moins qu’en sortant de l’UE la GB dénonce aussi son accord d’appartenance à l’EEE mais pourquoi puisque 3 pays hors UE font déjà partie de l’EEE ? Resterait encore la solution à la Suisse à travers des accords bi et pluri-latéraux. 

    Dans cette affaire, les médias nationaux, aux ordres, sont minables et ont un comportement outrageusement propagandiste.


    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 1er octobre 2018 12:58

      @Ar zen

      Quand on parle de passeport et de visa, c’est souvent pour les personnes, et on parle bien alors de l’espace Shengen dont le RU n’a jamais fait partie.

      Il ne fallait pas de passeport avant l’adhésion du RU à l’UE, il n’en faut pas aujourd’hui, il n’en faudra pas demain, c’est de la propagande à deux balles basée sur une contre-vérité.

      Les détails techniques concernant les tarifs douaniers seront résolus en deux coups de cuiller à pot dès que le Brexit sera officiel, ne serait-ce qu’en se basant sur les accords qui prévalaient avant l’adhésion, fautde de mieux. Et notez que c’est bien dans l’intérêt de tout le monde, pas seulement des Anglais.


    • Legestr glaz Ar zen 1er octobre 2018 13:57

      @Philippe Huysmans

      Nous sommes d’accord. Je voulais simplement souligner que les accords de Schengen ne concernent que, et uniquement que, la circulation des personnes. Les « douanes », ni les « contrôles douaniers », ne sont pas en lien avec les accords Schengen. 

      La circulation des personnes vers la GB et l’Irlande procède d’accords entre ces deux pays et l’UE. J’ai attiré assez souvent l’attention du lecteur sur le fait que ni la GB ni l’Irlande n’appartenaient à l’espace Schengen et que les contrôles de personnes sur la frontière entre Irlande et GB ne dépendaient pas des accords Schengen.

      Deux coups de cuiller à pot pour les accords douaniers ? Pas si sur. Il y aura des négociations comme sait si bien le faire l’UE avec les pays tiers. D’ailleurs, au passage, il convient de noter que les tarifs douaniers au sein de l’UE sont parmi les plus bas du monde.

      Dans cette conférence magistrale de Charles Henri Gallois, de nombreuses illusions économiques concernant l’UE, dont les tarifs douaniers, sont décryptées.

    • Trelawney Trelawney 1er octobre 2018 13:59

      @Ar zen
       A moins qu’en sortant de l’UE la GB dénonce aussi son accord d’appartenance à l’EEE EEE a été signé par les états membre de l’UE et 3 autres signataires (Islande, Norvege Lichtenstein). 

      En quittant l’UE, la GB quitte dé facto l’EEE, sauf si elle négocie son maintien et que l’UE soit d’accord. C’est ce que la GB veut faire, et ce que May a proposé lors du sommet de Salzbourg
      Mais le quarteron Barnier, Juncker, Macron, Merkel a donné une fin de non recevoir sans justificatif. Il y a plusieurs raisons à cela :
      La première est que Merkel Junker veut faire payer le prix cher à la GB. « Vous quitter l’UE se sera à vos risques et périls ». En faisant cela ils veulent donner un signe fort aux pays qui seraient à l’avenir tentés par un départ de l’UE.
      La seconde est que Barnier veut acter le départ de la GB sans perte sensible pour l’UE. Et pour Barnier, l’UE a tout à gagner en isolant économiquement la GB.
      La troisième est que pour Macron, l’isolement de la GB est une opportunité pour se récupérer les banques et places financières. C’est presque fait pour l’agence européenne du médicament qui devrait migrer à Lille et l’Autorité européenne des banques qui devrait migrer à la défense. Une GB économiquement isolée et c’est la City qui se vide.

      On n’est pas dans une négociation politique mais dans un marchandage à la Trump et dans ce contexte, la GB n’a pas trop d’arguments à faire valoir.

      Il ne faut surtout pas oublier qu’une livre tourne autour des 1.12 euro alors qu’elle valait 1.42 en juin 2016 date du référendum. Barnier souhaite la parité 1 euro = 1 livre et se sert des négociations (si on peut appeler cela ainsi) pour y arriver. On verra ce que le consommateur anglais en pensera

    • Trelawney Trelawney 1er octobre 2018 14:09

      @Philippe Huysmans
      Et notez que c’est bien dans l’intérêt de tout le monde, pas seulement des Anglais.

      Expliquez moi quel intérêt économique aurions nous à ne pas isoler la GB ? On a isolé la Russie où l’on vend plus de produit agricole qu’en GB et vous pensez que ça nous a été préjudiciable ?
      C’est ce que pensent à tort les partisans du brexit  : On quitte l’UE et on revient comme avant l’UE. C’est faux car aujourd’hui c’est la loi du plus fort qui prédomine et que peut faire une GB isolées face à un mastodonte européen ? Donc si l’UE veut se récupérer les éventuelles pertes dues au brexit elle n’a aucun interêt à signer un accord garantissant une libre circulation des biens et des personnes entre ces deux entités

      May vient de s’apercevoir qu’elle veut négocier face à des gens qui ne veulent pas l’entendre. Les entreprises anglaises attendent Mars 2019 pour savoir si elles vont migrer vers l’Europe ou pas

    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 1er octobre 2018 15:33

      @Ar zen

      Les tarifs s’appliquent réciproquement, il n’y a pas vraiment de raison pour que ça parte dans la stratosphère, et si c’était le cas, bon courage à mes amis français, ils vont essuyer les plâtres.

      Ce sont des discussions de techniciens, basées sur le bon sens, je n’ai pas l’impression qu’il faille y passer des siècles, ne serait-ce que parce que des bases antérieures existent (et pour le même prix, elles seront d’application par défaut -> dépend si les accords avaient une date d’expiration ou s’ils avaient été résiliés lors de l’adhésion à l’UE).


    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 1er octobre 2018 15:39

      @Trelawney

      Pour récupérer les banques ? Macron rêve tout haut, c’est l’ensemble du RU qui devient la plus grande place financière mondiale... plus ou moins offshore, oui !

      Barnier devrait se retirer le doigt du c... et commencer à comprendre qu’on ne fait pas chanter la Grande-Bretagne, ou alors on paie au prix fort.

      La parité monétaire n’intéresse pas le RU parce que l’Euro est fortement surévalué, ce qui tue d’ailleurs lentement l’Europe au seul profit de l’Allemagne.

      Ces discours de « faire payer », « infliger », « forcer » sont plus que légèrement contre-productifs, en plus d’être du poison pour les relations qu’il faudra inévitablement mettre en place au lendemain du Brexit. Seuls les enfants et les idiots sont capables d’adopter des vues aussi courtes.


    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 1er octobre 2018 15:51

      @Trelawney

      Vous n’avez pas « isolé » la Russie qui a tout simplement décidé de se tourner vers ses partenaires asiatiques pour ses échanges. C’est une perte sèche, pour la France comme pour la Belgique, ne vous y trompez pas. C’est con, les Russes étaient d’excellents clients, mais bon, puisque l’Oncle Sam l’a décidé, on n’a eu qu’à se coucher (notez que cet argument commence à sérieusement énerver les Allemands qui eux savent qu’on ne peut pas se passer de la Russie, en fin de compte).

      Et les Russes peuvent accepter beaucoup, mais la trahison passe très mal, et ils ont la mémoire longue, contrairement aux piafs qui décident à Washington et à Bruxelles.

      De même vous « n’isolerez » pas la Grande-Bretagne qui peut aisément se tourner vers des pays comme les USa, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Canada et pratiquement tous les pays ne faisant pas partie de l’UE.

      Souvenez-vous aussi que quand vous « isolez » le RU, vous isolez... l’Europe d’un énorme marché ce que personne n’est prêt à faire, en réalité.


    • Trelawney Trelawney 1er octobre 2018 16:34

      @Philippe Huysmans
      De même vous « n’isolerez » pas la Grande-Bretagne qui peut aisément se tourner vers des pays comme les USA, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Canada et pratiquement tous les pays ne faisant pas partie de l’UE.


      Les pays font du commerce par intérêt financier, si l’Australie a des intérêt avec le RU (et ne me parlez pas du Commonwealths) elle commercera avec le RU si elle a des intérêt avec l’UE elle le fera avec l’UE. Pour l’instant elle a des intérêts avec la Chine et elle commerce avec ce dernier.
      La loi économique universelle est qu’on ne commerce pas avec un pays faible. 

      Pour ce qui est de la Russie, qu’elle ait la mémoire longue ou pas, on s’en fiche c’est la 12ème puissance économique derrière la Corée et devant l’Espagne et doit être traité comme tels, ni plus ni moins. L’énorme marché dont vous parlez n’est pas si énorme que cela



    • Legestr glaz Ar zen 1er octobre 2018 16:57

      @Trelawney

      Il n’y a donc pas d’obligation pour la GB de quitter l’EEE. La Norvège appartient à l’EEE mais pas à l’UE. Ce n’est pas incompatible. Mais je ne pense pas que l’UE puisse appliquer des règles d’entrée nouvelles à la GB autres celles qui fonctionnent actuellement. Le prix à payer pour continuer à appartenir à l’EEE serait donc la libre circulation des personnes entre UE et GB, c’est ce que prévoit l’accord EEE. Mais le cas de la Suisse est intéressant. Ce pays, non membre de l’EEE et portant signataire des accords Schengen, commerce avec l’UE à travers des accords bi-latéraux. Cette possibilité reste donc ouverte à la GB.
      Par ailleurs, l’UE commerce bien avec les Etats tiers (Japon, USA, Chine, Corée, Australie....) sans que cela pose problème. Il y a donc juste la question des droits de douane qui sont, sauf erreur de ma part, relativement bas dans l’Union européenne. Le gain de compétitivité dû à l’affaiblissement de la livre sterling compense très largement les éventuels droits de douane à venir. 

       Ce n’est pas Barnier qui décide de la parité livre sterling - euro mais les marchés. Les pays souverains, comme la GB très bientôt, aura cette chance de pouvoir émettre, ou non, de la monnaie, lorsqu’elle le jugera nécessaire. Avoir une dévaluation de sa monnaie nationale est une bonne chose si l’on doit juger de la compétitivité du pays. C’est vrai qu’à l’extérieur du pays la moindre valeur de la monnaie n’encourage pas les déplacements ni les investissements étrangers. Mais un pays a t-il besoin de ça pour fonctionner et créer des emplois.Tout est affaire d’équilibre.

      La GB ne sera pas isolée. D’ailleurs je veux bien mettre un petit billet sur la renonciation de l’UE à sanctionner la GB. En effet, la GB s’est engagée à travers le plan pluri-annuel de financement de l’UE, à verser sur la période 2014-2020, son obole à l’Union. Il reste quelques 44 milliards à verser. Sans cet argent, l’UE est incapable de boucler son budget en cours. L’UE cédera par voie de conséquence et mettra fin à ses rodomontades si la GB décide de ne plus cracher au bassinet.





  • La Mescla 1er octobre 2018 13:27
    Monsieur Huysmans,
    Voulez vous dire que la viande aux hormones, les poulets chlorés, les produits contenant des OGM etc.... pourraient entrer dans l’UE dès que les Anglais auront conclus des accords commerciaux avec les USA et d’autres ?

    • V_Parlier V_Parlier 1er octobre 2018 14:06

      @La Mescla
      Pour ces trucs là les empoisonneurs s’arrangent toujours. Il suffit de faire les chèques aux bonnes personnes.


    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 1er octobre 2018 15:24

      @La Mescla

      À partir du moment où les normes européennes les interdisent, non, mais comme dit v_parlier, quand il s’agit de donner blanc seing à des fraudeurs, l’UE n’est pas en reste.

      On vous présentera ça comme « poulet bio label rouge (vif) ».

      :p


  • L'enfoiré L’enfoiré 1er octobre 2018 18:52

    Salut Philippe,

    « Au commencement était... la volonté populaire »
    Etait-ce vraiment le volonté populaire ou une volonté bien orchestrée par les uns et mal par les autres ?
    En vacances en Italie, j’ai assisté en direct à ce jour et cela m’a permis de sortir « Good bye Britain ».
    Accord ou pas accord le 29 mars ?
    Tout dépend bizarrement du lien qui existera entre l’Irlande et l’Irlande du Nord, l’Ulster.

    « Les prédicateur de la fin du monde ».
    Pas de fin du monde, bien entendu.
    Des réajustements potentiels...
    Je reviens de vacances (pas en Angleterre) mais en Espagne.
    Les Anglais presque toujours majoritaires suivis des Allemands.
    Le pouvoir d’achat pour certains Anglais reste toujours supérieur de beaucoup de revenus européens.

    L’argent perdu pour la balance commerciale n’a pas eu beaucoup d’effets, dirais-je.
    Les Anglais restent de grands voyageurs et ils sont compris partout.
    A Heathrow, tout est installé pour départager les arrivées de voyageurs orientés vers la file UK ou vers celle de UE pour les formalités douanières.

    Pas beaucoup de Français là où j’étais.
    Pas beaucoup de Belges francophones, non plus... Les Flamands sont toujours plus présents.

    « Derrière la propagande hystérique, la peur »
    UK, une grande nation avec le Commonwealth, peut-être, mais pas comparable à ce qu’elle était du temps de Victoria.
    Tu parles d’usine du monde pour la Chine....
    C’était exact avant, mais ce ne l’est plus vrai.
    La Chine pays investit partout dans le monde et installe ses billes comme tous bons capitalistes.
    C’est elle qui délocalise désormais en Afrique ou ailleurs pour récolter les fruits de leurs investissements plus tard.
    Que dire comme conclusion ?

    Que le meilleur gagne ?
    Je préfère « The show must go on »’ smiley

    • L'enfoiré L’enfoiré 1er octobre 2018 18:59
      La loi du nombre est toujours de rigueur.
      La partie d’échecs continue....
      Le représenter sous une autre forme ???


    • velosolex velosolex 1er octobre 2018 22:20

      @L’enfoiré
      La volonté populaire...Très marrant en effet, quand on sait de quelle façon elle a été téléguidé. Salman Rushdie dernièrement avouait qu’il n’y comprenait plus rien. Les deux choses les plus insensées, et les plus réactionnaires s’étaient passés sans qu’il ne puisse les anticiper. Le Brexit, et l’élection de Trump. 

      Sans doute ces deux événements veulent dire quelque chose : L’affolement de populations prises comme des rats dans des événements qui les alarment. L’ouverture des frontières, le marché dé régularisé, ont offert des hameçons aux démagogues qui étaient eux mêmes à l’origine de ces deux affaires. La grande Bretagne est en effet depuis Thatcher à la pointe du libéralisme. C’est elle qui a la première licencié ses fonctionnaires, développé un centre financier opportuniste, fermé ses usines pour les délocaliser en chine, tout en s’offrant à la spéculation. Les autres pays ont suivi dans ce concours de strip tease où la mode sacrait le moins disant, bradant ses marchés, ses brevets, son génie, sa politique, ses perspectives. 
      Facile de cracher sur l’Europe et ses plans d’aide. La technique du bouc émissaire, pour détourner le regard de ses turpitudes, de ses choix et des ses erreurs ....Mais cela ressemble à la fin pour le peuple à la blague de Fernand sur « l’étranger », cet homme qu’on condamne pour son origine, ses mœurs, et qui finit par se tirer. Alors tout à coup on réalise que l’on a plus de pain, car c’était lui le boulanger.....Les étrangers se tirent au royaume unis, victimes de xénophobie, d’un manque de perspective, sur fond de baisse du pound. Les pro brexit parviennent à faire semblant de s’en réjouir, disant que cela donne du travail aux anglais. C’est un peu court de vue, bien sûr, mais les arguments commencent à manquer. Tout joueur de poker sait que le bluff est fondamental pour la réussite. Encore faut il avoir encore des cartes. 
      Un autre partenaire va s’inviter dans la danse. Le réchauffement climatique. Plus fort que les chinois, il se pourrait bien très rapidement que ce serai lui qui distribua les cartes, et nous remettra d’un seul coup à notre place, avec un ciel très borné, et des nécessités d’échanges revenant au local. Enfin , ça dépend si l’on veut survivre, ou mourir libéral. Ce qui ne veut pas dire libre. Le mot libéral ne veut vraiment plus dire la même chose que ce qu’il signifiait à l’époque des lumières. 

    • L'enfoiré L’enfoiré 2 octobre 2018 10:47
      @velosolex bonjour,

       J’ai exactement les mêmes réflexions.
       La « volonté populaire » a bon dos.
       C’est comme la démocratie qui se crée à force de slogans, de propagandes, de Cassandre.
       Les cols blancs contre les cols bleus qui doivent avoir raison puisqu’ils sont plus nombreux.
       Ils ont le spleen de ne pas se trouver parmi les gagnants.
       Ils n’ont pas eu de chance ou pas assez d’opportunisme au moment opportun.
       C’est mal l’opportunisme, non ?  smiley
       Alors, les gagnants et les perdants se retrouvent dans un jeu de chaises musicales.
       
       Les deux événements Trump et Brexit ont les mêmes origines, les mêmes causes et les mêmes effets.
       Il y a ceux qui quand ils ont mal à une jambe, vont la couper et ceux qui vont chercher les bons médicaments, les bons onguents pour se soigner.
       Il y a ceux qui cherchent des bouc émissaires pour définir leurs propres problèmes.
       Il ne se regardent pas dans un miroir, ne disent jamais « JE », mais se retranchent des « NOUS » peut-être socialisants mais liés à tellement de points d’interrogations qui créent immanquablement un stress inapproprié.
       Ils bluffent pour se rassurer.
       Mais ils aiment les réformes quand cela ne les touchent pas trop directement.
       Les Chinois ont retrouvé dans leur philosophie, des idées perdues en Occident.
       Je vois le libéralisme dans ses fondements de liberté et de reconnaissance de l’individu par sa psychologie et pas par une thérapie de groupe sociologique.
       Où se cache le bonheur de quelqu’un ? Sans le connaître à fond et l’avoir repoussé dans ses derniers retranchements, serait une aberration et un échec assuré.
       Si le contact se brise suite à cet exercice, c’est qu’il devait se briser.
       C’est peine perdue. Il a son parti pris
       Dans ce cas, il doit avoir confondu les auxiliaires « avoir » et « être ».
       Le bonheur se trouve dans ses propres gènes, pas à rechercher ailleurs.
       C’est dire que tenter générer un bonheur en commun pour des groupements de personnalités diverses est une utopie.
       « Les lumières ont un héritage en péril », parce qu’il a été galvaudé et oublié dans ses fondations de réflexions. 
       
       Coridalement

  • Reiki 2 octobre 2018 12:29

    Et voilà ;) Après le Brexit plus d Accord Schengen. On va rigoler


  • yadakir 2 octobre 2018 19:13
    Heil !

    C’est drole pour une fois se sont les libéraux et pas les socialistes qui sont en position de « bisounours ».
    Qui a parlé de faire anuler le brexit par le parlement uk ? CETTE SALOPE DE LAGARDE !
    Putain c’est vraiment nous les pire en fait faut qu’on arrete de dire du mal de l’US.

    665++


  • Ruut Ruut 3 octobre 2018 07:12
    Vue que 90 % de la production mondiale passe par la chine et que la chine ne fait pas partie de l’UE, a 90 % rien ne changera au niveau économique pour les citoyens anglais.
    Les 10 % restants profiteront sûrement aux entreprises locales.
    L’UE a part pour les vacances de proximité, ne produit rien que l’Angleterre ne peut trouver ailleurs pour moins cher.
    A l’inverse l’Europe dépendante de l’Anglais mendiera toujours ses stages linguistiques en Angleterre.


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