mercredi 16 décembre 2009 - par Yohan

Qui n’en veut de ma petite PME ?

S’il est un secteur qui redoute plus que d’autres les ravages du papy boom, c’est bien celui de la plasturgie, une industrie florissante qui emploie près de 163.000 salariés en France, des entreprises prospères de toute taille et d’autres plus vulnérables et pas seulement à cause des effets de la mondialisation.

En effet, le secteur doit faire face à des flux importants de départ en retraite d’ouvriers qualifiés, de professions intermédiaires et de cadres. Une menace de taille qui pèse sur ce poids lourd de l’industrie française. (4ème derrière les USA, l’Allemagne et le Japon).
Hier encore, le département du 93 (prononcez neuf trois) abritait bon nombre de PME familiales de la plasturgie. Peu à peu, elles abandonnent la partie, faute de repreneurs.
Ainsi, il y a quatre ans, je fis la rencontre d’un de ces derniers entrepreneurs humanistes du milieu du XXème siècle. L’entreprise venait tout juste de perdre l’une de ses clefs de voûte en la personne de son fidèle outilleur, un gars parti pourtant à plus de 80 ans en vraie retraite. En réalité, un banal aléa de santé qui poussait un homme, attaché à sa boîte et à son boss, à quitter malgré lui le théâtre d’une vie entière consacrée à son usine, sa passion.
« S’il avait pu dormir à l’usine, il l’aurait fait » disait de lui son patron, un arménien, ingénieur de formation qui en avait repris la succession de son père.
Cette entreprise, avait fait le grand saut en 1956, basculant du rhéostat vers la presse à injecter, c’est à dire du monde de l’électricité vers celui de la plasturgie, cette industrie si prometteuse…
En lui transmettant le témoin, ce père lui avait juste fait jurer de ne jamais mettre son outilleur à la porte, une parole qu’il aura finalement tenue au-delà de toute espérance.
La perte de son homme lige, vue à l’aune de sa propre situation - les 70 printemps qui sonnent - , il y avait de quoi s’inquiéter en effet pour la transmission d’un patrimoine industriel qui pourtant tournait encore comme une horloge.
Au cœur de l’usine, des presses à injecter automatiques et semi-automatiques éjectaient en cadence leurs drôles de formes, de la plus énigmatique - un emballage pour bornes de géomètre - à la plus surprenante - un clou en plastique -, une création du patron. Plus haut sur la mezzanine, une multitude de sacs remplis de granulats multicolores, des polymères, attendaient d’être livrés à leur future condition d’accessoire indispensable de notre vie quotidienne. 
La plasturgie a beaucoup évolué depuis la première boule de billard en celluloïd, inventée par les frères HYATT.
Remisés dans les obscurs greniers de nos aïeux les premiers téléphones en bakélite, oubliées les aiguilles à tricoter d’Oyonnax (ville emblématique de la Plastic Valley jurassienne), la plasturgie est aujourd’hui omniprésente dans tous les secteurs de l’industrie (emballage, aéronautique, automobile, électronique, BTP,…).
Présente… mais, pour combien de temps encore ?
Outilleurs moulistes, stratifieurs, finisseurs décorateurs, animateurs d’îlot, conducteurs de machines, conditionneurs, une kyrielle de métiers qui vont du CAP au diplôme d’ingénieur. Le sans grade avait sa chance, pour peu qu’il ait quelques qualités de rigueur, de méthode et qu’il sache laisser au vestiaire ses préjugés sur le travail en usine. 
L’entreprise n’a pas trouvé de remplaçant à cet outilleur. Et quand le vieux monsieur est décédé, un an plus tard, le patron a compris qu’il était temps de jeter l’éponge. Les quelques salariés encore présents dans l’usine espéraient encore, sans trop y croire. Et pourtant, répétaient-ils en choeur « on est bien ici, c’est humain ».
Dans ce métier qui exige de la concentration, surtout avec les presses semi-automatiques, on peut vite y laisser un doigt. Pourtant, personne n’aurait laissé sa place à un autre…. 
Pourquoi partir ailleurs quand on est bien au turbin ?
Récemment j’ai voulu retrouver la trace de cette riante PME. Or, nulle trace d’elle, sinon une vague annonce de cession de commerce devenue caduque et un signalement sur annuaire d’entreprises de la plasturgie déjà obsolète.
Je n’ai pas eu le courage d’aller plus loin.
Une usine qui s’évanouit, c’est toujours mieux qu’une usine qui ferme...
 


25 réactions


  • foufouille foufouille 16 décembre 2009 10:59

    un an de retraite et cimetiere
    le reve du medef


    • Big Mac 16 décembre 2009 13:59

      Une vie de parasite et cimetière
      le rêve du glandeur


    • Yohan Yohan 16 décembre 2009 14:02

      salut foufouille.
      Il était libre, personne ne l’a forcé à revenir dans sa boîte. D’ailleurs, il venait quand il voulait. Il est parti à 82 ans. J’en connais qui sombrent dans la déchéace immédiatement après avoir pris leur retraite à 55 ans. C’est un choix personnel, qui ne se discute pas, dès lors qu’il n’y a aucune contrainte


    • Yohan Yohan 16 décembre 2009 17:45

      Foufouille
      C’est le genre de discours qui donne la mauvaise idée à certains de tenir les murs en bas de leur immeuble, puisqu’on ne cesse de leur seriner que les entreprises c’est que de la merde. Sauf qu’à vouloir mêler tout et ne montrer que les brebis galeuses, on casse des armées de jeunes et on les fout dans la merde.
      Depuis la nuit des temps, l’homme s’est réalisé par le travail et mieux, par la passion au travail. Je ne connais pas de chômeurs et de glandeurs qui puissent en dire autant ;
      Si c’est ce modèle de société qu’on veut mettre en avant, allons-y mais il ne faudra pas venir pleurer sur la descente vertigineuse de l’économie française


    • foufouille foufouille 16 décembre 2009 19:54

      c’est quand tres caricatural
      de la pensee medef
      le mec vit juste pour bosser
      plus de boulot il meurt


    • foufouille foufouille 16 décembre 2009 19:58

      ca reste dommage pour la PME


  • morice morice 16 décembre 2009 11:13

    un très bon plasturgien ici

    à voir les photos de sa presse de 190 tonnes amenée par grue...

    un modèle récent de chez lui

  • Yannick Harrel Yannick Harrel 16 décembre 2009 12:44

    Bonjour,

    Une PME c’est d’abord une histoire d’hommes. Et l’homme est tout à la fois une richesse comme un investissement. A partir du moment où l’homme ne devient plus qu’accessoire dans une entreprise, réduit à une donnée comptable, le pire est à craindre. 

    A l’heure où l’on redécouvre l’économie réelle (alors qu’objectivement le but de la finance aurait dû de toujours rester à son service et d’oeuvrer à l’investissement et de toucher les intérêts afférents), il serait aussi bon de redécouvrir les vertus du capitalisme rhénan. Un modèle capitalistique équilibré, social et formateur. Pourquoi au nom d’une idéologie destructrice de valeurs et créatrice de tensions l’a-t-on vendu à l’encan ?

    Cordialement


  • Big Mac 16 décembre 2009 14:02

    La même chose arrive dans le domaine informatique ou jadis la France avait machines et système d’exploitation et maintenant plus rien.

    Merci Yohan de m’avoir instruit sur un secteur que je ne connaissais pas.


    • morice morice 17 décembre 2009 00:35

      La même chose arrive dans le domaine informatique ou jadis la France avait machines et système d’exploitation et maintenant plus rien.


      aucun système d’exploitation valable... ce n’est pas avec les monstres de chez BULL qu’on n’aurait pu y arriver. 

      François Gernelle et André Truong n’ont pas inventé de système d’exploitation viable pour le Micral.


      « Le Micral N a essentiellement utilisé comme un mini-ordinateur économique dans des applications de collecte de données ou de contrôles de processus. »
      « Le logiciel disponible sur les premiers Micral était spécifique, ce n’est qu’à la fin de la décennie que fut développé Prologue ensuite destiné à différents modèles compatibles PC. »
      « L’introduction et le succès de l’IBM PC conduira ensuite à aligner le matériel sur les standards de l’industrie. »



  • Yohan Yohan 16 décembre 2009 14:03

    D’accord avec vous Yannick


  • eugène wermelinger eugène wermelinger 16 décembre 2009 16:12

    Salut Yohan.

    Suis tout à fait en accord avec toi.
    Partout les entreprises sont abandonnées pour les raisons décrites.
    Les financiers ont été les plus grands fossoyeurs.
    Quel avenir ?
    Une image : en me promenant dans la nature l’hiver dernier j’ai vu de loin un bel arbre en boule tout vert en me demandant quelle pouvait être cette espèce. En me rapprochant je compris que c’était un arbre mort couvert de lierre vert et bien luisant. Dimanche dernier, en repassant au même endroit l’arbre mort et son lierre étaient par terre.
    Appliquez cela à notre industrie.
    Voilà où nous en sommes.
    Les grandes surfaces de distribution de toutes espèces sont notre lierre actuel.
    Je lis que les chinois ont une masse colossale de dollars en réserve.
    Je me demande quand ils vont la liquider pour acheter chez nous terres, industries et commerces. 
    Pauvres de nous et vive la finance LOL bien sûr ! 

  • Yohan Yohan 16 décembre 2009 17:28

    Salut Eugène
    Il doit faire bien froid chez toi en ce moment...


  • Yohan Yohan 16 décembre 2009 17:36

    Le paysage est sombre, mas ce n’est pas désespéré. Je note que seul le MODEM insiste de la petite PME en disant qu’il faut maintenant l’aider à se développer. Il y a beaucoup à faire dans le secteur des énergies propres, du génie climatique, de l’environnement, de l’agroalimentaire, Nous sommes en retard sur nos concurrents dans pas mal de domaines. Il faudrait un grand programme qui nous pousse et qui donne envie d’entreprendre au pays. Sarko a loupé le coche, c’est pourtant là où il aurait pu justifier de son utilité. Papillonner dans les medias, donner des coups de mentons non suivis d’effet,s concerts ne sert pas la cause du pays.
    Mais il n’y a d’autre altenative sinon la France finira comme un de ces pays qui n’ont plus que leurs plages et leurs monuments historiques à offrir.


  • Daniel Roux Daniel Roux 16 décembre 2009 20:01

    Le chômage de masse n’est pas de la responsabilité des salariés et il est injuste de faire supporter aux victimes les conséquences des délocalisations massives de savoir faire, des machines et des productions.
     
    Le travail salarié n’est pas une aventure humaine, c’est d’abord une obligation vitale pour des millions de personnes qui n’a rien à voir avec la satisfaction d’être utile à la société humaine. Un salarié n’a que son salaire comme richesse. Salaire avec lequel, il fait vivre toute sa famille. Enlevez lui son salaire et vous le réduisez à la misère.

    Avez vous remarqué que le travail fourni et sa pénibilité est inversement proportionnel aux revenus que l’on en tire. Savez vous que les cadres supérieurs ont une durée de vie largement supérieure à celle des ouvriers et employés. Ces derniers par un mécanisme de tantine injuste, transfèrent une part de leur revenus pour financer la retraite des premiers.

    La valeur travail est une imposture. C’est une invention de la bourgeoisie pour amoindrir sa responsabilité et sa culpabilité quant aux motivations et aux conséquences de l’exploitation des pauvres par les riches. Sinon pourquoi les fils ou filles de « bonnes familles » succèderaient si nombreux à leurs parents dans leurs positions privilégiées.

    Il n’est pas acceptable que la vie de famille entière dépendent de la réussite ou de l’échec de tiers à qui ils vendent leur temps et leur savoir faire, de la recherche du profit maximum à court terme et de la prime à la délocalisation vers des pays à bas coût sociaux, législatifs et écologiques par le libre échange.

    A quoi peu bien servir la baisse des prix et la multiplication des produits ré importés si l’on a plus ni travail, ni revenu, ni espoir, ni avenir.

    L’avenir est dans des échanges internationaux équilibrés réduits au nécessaire, limitant les transports de marchandises et la pollution par une production éclatée et répartie sur tous les territoires près des consommateurs.

    L’avenir c’est un revenu universel décent et garanti complété par un revenu provenant des heures de travail fourni et la fin du détournement de la plus grande partie des richesses produites vers des nantis parasites.

    Le plus surprenant est de trouver les plus fervents défenseurs du système inique actuel parmi ses victimes comme s’ils n’étaient pas, eux et leurs enfants, pendus au bout de la même corde que la grande majorité de leurs concitoyens.


  • Yohan Yohan 16 décembre 2009 20:11

    Daniel Roux

    Dès lors, on ferait mieux de réinventer le travail, la manière de partager les richesses dans l’entreprise, plutôt que de se résigner aux délocalisations et au chômage de masse. Si on est d’accord pour dire qu’il n’y a pas que le travail dans le vie, je pense qu’il y a matière à faire bouger les mentalités dans ce pays, en force s’il le faut. Je ne vois pas d’action des politiques, ni des syndicats visant à réformer les politiques salariales dans les entreprises. On fait grève pour obtenir des augementations alors qu’il faudrait faire grève pour demander un réquilibrage des salaires en faveur de ceux qui notamment se font suer le burnou sur les chantiers. Nul ne devrait gagner plus de cinq fois le salaire d’un ouvrier. On peut comme en Hollande pratiquer un impôt dissuasif au dessus du seuil d’un certain revenu. En tout cas, ce n’est pas l’entreprise et encore moins la PME qu’on doit montrer du doigt.


  • masuyer masuyer 16 décembre 2009 21:27

    Salut Yohan,

    ceux qui tiennent les murs sont peut-être victimes, comme les entreprises de plasturgie, de la même idéologie, de la maladie occidentale (en fait judéo-chrétienne) qui se veut rationnaliste et qui sépare l’esprit du corps, ce qui conduit à séparer intellectuels et manuels, au détriment des seconds forcément stupides ou en tout cas mal dégrossis (même si on peut trouver ça « charmant » dans les salons, en restant tout à fait condescendant).

    « L’orientation professionnelle » est hélas trop souvent un choix par défaut : tu te plies au moule de l’école, ou tu transpireras sous les ordres de ceux qui sont formés pour être « les cadres ».

    Bien sur on trouvera des bacs +5 qui gagneront moins qu’un ouvrier qualifié, mais c’est loin d’être une généralité. Et dans une société où le salaire vaut reconnaissance....

    Et ce n’est pas que de l’argent. Je m’insurge contre la fameuse règle des « 3 tiers » qui fut un temps vantée par notre président à talonnettes (il est passé à autre chose, je sais pas, j’ai du mal à le suivre ?). Car avec un travail divisé, les ouvriers peuvent bien se « déchirer le cul », si les « gestionnaires » se vautrent, adieu l’intéressement....

    On stigmatise volontiers les chômeurs ou les rmistes, comme des parasites vivant du travail des autres. Mais quand est-il, par exemple, des DRH ? quelles richesses concrètes produisent-ils ? Car on peut imaginer une entreprise composée uniquement d’ouvriers, pas de DRH.

    Le travail n’a de sens que dans son utilité sociale, il n’est pas une « valeur » qui se suffit à elle-même.


  • Yohan Yohan 16 décembre 2009 22:40

    Salut Mazuyer,

    Le problème, c’est que nous perdons le sens des choses, et en premier lieu, la chose qui se perd le plus vite en ce moment, c’est la valeur morale.
    On bosse, pour qui pour quoi ? pour consommer toujours plus surtout. Il suffit de regarder où se trouvent les consommateurs. Moi, je les vois surtout dans les shops de téléphonie mobile et chez Darty et je ne compte pas les acheteurs sur internet qu’on ne voit pas dans la rue, forcément... Les jeunes cherchent le sens de la vie...ils cherchent mais ne le trouvent pas. Il y a d’un côté l’argent rapide et de l’autre, 1000€ à gagner dans un boulot précaire. 
    La valeur travail, c’est effectivement précieux quand il y a utilité sociale. Avant elle portait les hommes fièrement. Qu’a t-on fait de nos valeurs. Là oui, je suis d’accord, les financiers, les RH ont leur part de responsabilité dans cette perte de valeurs mais pas que.... La valeur morale a beaucoup perdu de son prix...Il suffit de voir les décideurs qui embarquent en pleine nuit les machines d’une entreprise pour disparaître au petit matin sans prévenir les ouvriers....vers la roumanie


  • morice morice 17 décembre 2009 00:38


    Le problème, c’est que nous perdons le sens des choses, et en premier lieu, la chose qui se perd le plus vite en ce moment, c’est la valeur morale. 


    venant d’un islamophobe, ça ne manque pas de sel....

    Les jeunes cherchent le sens de la vie...ils cherchent mais ne le trouvent pas. Il y a d’un côté l’argent rapide et de l’autre, 1000€ à gagner dans un boulot précaire

    racisme anti jeune caractérisé de vieil aigri.

    Il suffit de voir les décideurs qui embarquent en pleine nuit les machines d’une entreprise pour disparaître au petit matin sans prévenir les ouvriers....vers la roumanie

    pourquoi donc la Roumanie ? mystère : le dernier c’était pour la pologne.

    • Salsabil 17 décembre 2009 00:50

      Heu...Ben, non, il n’a pas tort ! Un certain nombre de jeunes, chômeurs potentiels, se tournent vers des activités plus lucratives. Même si cela n’est pas le cas de tous, il n’empêche que cela existe et il est stupide de se voiler la face et de refuser cet aspect des choses !
      C’est bien un des problèmes majeurs auquel nous sommes confrontés, être dans l’incapacité de fournir du taf à ceux qui se présentent sur le marché du travail quelques soient leurs qualifications, d’une part ; Et d’autre part, la politique de salaires plus bas que ne l’exigerait la dignité minimale, incite à des choix pervers.

      Et oui, les délocalisations se font, entre autres, vers la Roumanie. Vous insinuez quoi là ??


    • Yohan Yohan 17 décembre 2009 15:57

      T’es vraiment trop con Momo


  • rocla (haddock) rocla (haddock) 17 décembre 2009 06:35

    Il y a ceux qui parlent ,blablatent , évaluent , discourent , gargarisent .

    Il y a ceux qui se lancent , trouvent un produit créent des emplois , trouvent des débouchés pérénisent .

    Fabriquer ou des clous en plastique ou d’ autres variantes , les vendre .

    Très peu de personnes entreprennent . Le restant raconte des craques .

    Ancien créateur de produits et d emplois .


  • Internaute Internaute 17 décembre 2009 09:39

    On aimerait en savoir plus car ce sujet est au coeur de notre survie économique et sociale.

    L’article est trés clair sur les raisons qu’il invoque (ravages du papy boom - vulnérable pas seulement à cause de la mondialisation - bon nombre de PME abandonnent la partie faute de repreneur - quand le vieux est décédé,... il était temps de jeter l’éponge).

    On se demande pourquoi les commentaires partent à la dérive sur la haute finance, l’organisation du travail et d’autres choses que l’article ne cite absolument pas comme causes de la fermeture.

    Si l’auteur connaît la PME peut-être pourrait-il répondre à quelques questions :

    Est-ce que la proriétaire avait des héritiers ? Ceux-ci étaient-ils intéressés pour reprendre l’entreprise ?

    Est-ce que le propriétaire a vraiment cherché à la transmettre ou bien, se sentant vieillir et personne ne se présentant de lui-même au portillon il a tout simplement pris sa retraite en laissant tout tomber ?

    Est-ce que la taxation actuelle des héritiers est un puissant frein à la transmission de l’entreprise,

    Si l’affaire était rentable comment se fait-il que d’autres plasturgeurs (?) n’ont pas eu envie de faire une offre ?

    Est-ce que la propagande actuelle contre les PME, le profit et les patrons stérilise les entrepreneurs au point de bloquer le transfert des PME ?

    J’ai plutôt l’impression que si le départ d’un ouvrier suffit à ce qu’on ferme la boîte, celle-ci devait être toute petite. Il s’agit alors d’un artisan qui ferme son échoppe et vendre un fond de commerce n’est pas la même chose que vendre une PME car la valeur de la boîte repose entièrement sur la valeur d’une personne.


  • Yohan Yohan 17 décembre 2009 15:04

    Internaute*
    qui pose les bonnes questions.
    Oui j’avais évoqué le sujet avec lui, son fils unique était aussi ingénieur mais il n’était pas intéressé par la plasturgie. Il aurait bien aimé qu’il reprenne l’entreprise familiale. Ensuite, il a recherché un outilleur sans le trouver. Il disait que ceux qui venaient à l’usine envoyés par l’ANPE, ne venaient que pour lui faire signer un bon de présence, préférant rester aux crochets de l’assedic plutôt que de bosser en usine. Il parlait d’un repreneur, mais il doutait de manquer de temps pour en trouver un. J’ai bien peur qu’il n’ait pas eu le temps.


    • foufouille foufouille 17 décembre 2009 15:33

      on s’en doutait .....
      le probleme est que pour reprendre une entreprise, il faut plein de fric
      meme si il avait voulut la vendre a 1€, ca aurait ete refuser


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