dimanche 9 février - par Jean-Luc Picard-Bachelerie

Réforme des retraites ou projet de destruction du peuple ?

Tandis que tout le monde s’employait à parler de réforme des retraites, Macron préférait parler de projet de société. Et évidemment, les ministres ressortaient à qui mieux mieux cet élément de langage. « Toutes les réformes ont jusqu'ici été anxiogènes. Là il n'y a pas d'obligation budgétaire, c'est un projet de société », nous rassurait Jean-Paul Delevoye. « Ce n’est pas un problème technique, c’est un projet de société », nous déclarait Agnès Buzyn. Mais, cette formule était-elle vraiment un élément de langage ? Et, pourquoi a-t-elle été abandonnée ?

Certains ont analysé cette formule en disant que Macron voulait éviter d’utiliser celle de « réforme des retraites » pour ne pas réveiller le fantôme des manifestations de la réforme ratée de Juppé. Du reste, les syndicats ont choisi de commencer la grève et les manifestations le 5 décembre en référence à cette mobilisation gagnante de 1995, pensant que cela aurait un effet dissuasif pour le gouvernement de maintenir son projet tout en produisant un effet d'entraînement à la mobilisation des grévistes et des manifestants.

Mais, c’était vite oublier que le mot fétiche de Macron, depuis qu'il s'était porté candidat est, justement, le mot "réforme". Alors pourquoi diable, Macron aurait-il peur, du jour au lendemain,d'utiliser le mot "réforme" ? Fausse question car pourquoi ne pas prendre cette formule pour ce qu’elle a de vrai ?

Macron parlait de "projet de société" parce que sa réforme est bien un "projet de société". Et quand on connaît son goût pour l'euphémisme, il fallait donc savoir quel était son projet tordu comme tous ceux qu’il nous impose, depuis 1000 jours, avec sa majorité de députés serviles.

Pour cela, il faut mettre en regard trois données liées à cette réforme : la première qui est le système à point ; la deuxième, qui est le système Macron : « tout pour l'entreprise et la finance ». En somme, comment l’entreprise et la finance peuvent-elles profiter du système à point alors même que Macron a toujours dit depuis qu’il avait été ministre de l’économie : « il n'y a pas de problème de financement des pensions de retraite » ?

La chose a été comprise assez rapidement : si les pensions baissent alors qu'elles ne sont déjà pas mirobolantes, c'est bien pour nous obliger à les compléter. Et comment les compléter ? Et bien, par des placements dans des fonds de pensions, des assurances vie, des actions, etc... Bref ! Placer notre argent sur des comptes à risque tout en versant nos dividendes aux actionnaires.

Cependant, la vérité de ce projet de société est-elle honorée totalement ? Macron nous a habitué aux coups les plus vils et ce « projet de société » ne serait qu’un tour de passe-passe de banquier. Non, ça ne pouvait être que cela. Macron a démontré depuis longtemps qu’il était à l’avant garde du combat néolibéral et il ne saurait s’engager dans une bataille aussi dure pour des histoires de comptabilité.

Alors, demandons-nous comment ces différents paramètres ( système à point et capitalisation) peuvent agir sur la société. Et bien, cela oblige les gens à surveiller la valeur du point qui baissera régulièrement, la progression de leur pécule et l’évolution du cours de la bourse. Quel changement avec le système actuel qui est un système par répartition qui n’a rien à voir avec cette réforme parce qu’il s’appuie sur la solidarité intergénérationnelle : les actifs s’occupent de leur retraités et les jeunes s’occupent de leurs vieux, comme ça s’est toujours fait dans toutes les sociétés du monde à travers le temps. Ce qui veut dire que la solidarité intergénérationnelle est remplacée par un l’individualisme calculateur.

Cette fois, se dessine un projet de société : remplacer une société basée sur la solidarité par une société basée sur l'individualisme. Individualisme au sein d'un système économique qui nous force à la compétition, à la concurrence et au "toujours plus que l'autre".

Se poser la question de savoir si les générations vont être solidaires les une des autres s'il y avait un crack financier, c'est se faire croire qu'il y a un choix. Il n'y aura évidemment pas de solidarité en dehors de celle des liens familiaux. Et comment croire qu'il n'y aura pas de crack financier quand on voit l’état de la finance, de l'accumulation de la dette mondiale et de la fragilité du système qui peut rompre au moindre problème ? L'épidémie de coronavirus met en panique la bourse chinoise qui tente par tous les moyens d'isoler son système financier du reste du monde afin de ne pas déstabiliser les bourses mondiales et provoquer ce crack. 700 morts et on est déjà au bord de l'abîme ! Comment croire que si les Chinois parviennent à endiguer la vague de panique boursière qui se déroule sur le territoire, les problèmes liés au réchauffement climatique, aux migrations qui ne vont qu’augmentant, ou tout simplement, les spéculations totalement déconnectées de toute moralité des traders, banques et multinationales ne finiront pas par déclencher les ravages qu’ont provoqués la crise de 2008 et dont les retraités ont le plus souffert ?

Arrivé à ce point du raisonnement, on peut toujours se demander s’il ne reste pas à découvrir autre chose encore car si on peut reconnaître une qualité à Macron, c’est celle d’être intelligent. Par exemple, se poser la question de ce que peut bien avoir de si avantageux une société individualiste plutôt qu'une société solidaire ? Eh bien, pour deux raisons :

  • l'une commerciale, puisque les cookies se chargent désormais de récupérer les données nécessaires à susciter en nous des besoins que nous n'avons pas pour nous livrer du sur-mesure sans effort et maintenir ainsi une croissance régulière.

  • l'autre, la plus grave, qui permet de désolidariser le peuple, car un peuple divisé ne peut plus se reconnaître en tant que force et perd tout pouvoir.

Cette réforme mal ficelée et totalement absurde du point de vue de la logique sociale trouve donc toute sa logique dans ce projet monstrueux de rendre les personnes totalement asservies au système financier et de priver le peuple de son pouvoir souverain.

Se battre pour nous assurer une retraite heureuse est un combat social. Il est indispensable.

Se battre pour sauver la souveraineté du peuple est un combat pour défendre la démocratie. Il est vital !

Les Gilets jaunes ont réussi une chose : celle de conscientiser la société politique qu’elle était composée d’un peuple et de ses représentants. Ils ont remis le peuple au centre des débats et c’est pourquoi Macron ne veut pas céder, car un peuple qui prend conscience de sa force devient dangereux pour le pouvoir. Alors, Macron a décidé de casser définitivement cette force opposée en devenant le croque-mort de la démocratie. Car, Macron a choisi de mettre son intelligence au service du mal !

Son seul objectif : soumettre les individus, les réduire à n’être que des consommateurs en compétition les uns contre les autres et détruire le peuple pour lui ôter tout pouvoir de révolte collective !



45 réactions


  • uleskiserge uleskiserge 9 février 16:57

    Casse de l’hôpital, casse des APL, casse de l’assurance chômage, casse du droit du travail, casse des retraites, cadeaux fiscaux faites aux plus riches et aux entreprises du CAC 40... 

    Macron qui n’a pas et ne souhaite pas d’avenir politique dans l’hexagone après 2027 soigne son CV à l’international d’autant plus qu’il n’a pas été choisi par « le système » puis « élu » contre MLP au second tour de l’élection présidentielle ( autant dire qu’il a été élu avec son score du premier tour), pour que les pauvres soient un peu moins pauvres et moins nombreux et les riches un peu moins riches, mais bien plutôt ... le contraire ! Rappelons ceci pour ne pas l’oublier : tout comme Shröder, Blair et Merkel, Macron, à son départ, devra laisser derrière lui plus de pauvres qu’en arrivant ; seule condition à l’obtention d’un poste prestigieux et hyper-rémunérateur à l’ international (cela vaut pour tout locataire de l’Elysée ou de Matignon).

     

    Gerhard Shröder (sous son règne, l’Allemagne est passée de 11 à 19% de pauvres). Il est aujourd’hui « directeur indépendant » chez Rosneft, société d’État russe spécialisée dans l’extraction, la transformation et la distribution de pétrole.

     

    Tony Blair qui a poursuivi l’œuvre de M. Thatcher avec des mini-jobs payés 1£ de l’heure, conseille les sociétés JP Morgan et Zurich Financial

    Reste toutefois à comprendre pourquoi tous les salariés et non-salariés ont compris que cette réforme a pour unique préoccupation la baisse des retraites, excepté tous les « journalistes » et les éditorialistes des médias dominants dégoulinant de partis-pris : ceux de leurs propriétaires qui signent les chèques en fin de mois ?

     

     

    ___________________


    • ASTERIX 10 février 10:20

      @uleskiserge L ’EMPEREUR DE FRANCE a appauvri 15% DE PAUVRES ET A

      ENRICHI LES 5% DE SES AMIS ET DONNEURS D’ ORDRES ....... ce sont eux et les financiers européens qui DIRIGENT LA FRANCE !!!!!!!


    • Jean-Luc Picard-Bachelerie 10 février 12:29

      @ASTERIX
      Mon précédent article co-écrit avec la commission démocratie d’Attac l’explique très bien https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/un-president-peu-legitime-sourd-et-221121


    • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 10 février 13:58

      @uleskiserge

      Casse du langage : Macron considère qu’une femme peut être un père… https://www.medias-presse.info/macron-considere-quune-femme-peut-etre-un-pere-voyage-en-absurdie/117462/

    • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 10 février 14:22

      @uleskiserge

      Casse de la reconnaissance du réel. Casse de la bienséance et des bonnes mœurs : ses 14 juillet avec les noirs.

      A comparer à De Gaulle :

      " Vous savez, cela suffit comme cela avec vos nègres. Vous me gagnez à la main, alors on ne voit plus qu’eux : il y a des nègres à l’Élysée tous les jours, vous me les faites recevoir, vous me les faites inviter à déjeuner. Je suis entouré de nègres, ici. […] Et puis tout cela n’a aucune espèce d’intérêt ! Foutez-moi la paix avec vos nègres ; je ne veux plus en voir d’ici deux mois, vous entendez ? Plus une audience avant deux mois. Ce n’est pas tellement en raison du temps que cela me prend, bien que ce soit déjà fort ennuyeux, mais cela fait très mauvais effet à l’extérieur : on ne voit que des nègres, tous les jours, à l’Élysée. Et puis je vous assure que c’est sans intérêt. "

      (Entretiens avec Jacques Foccart, 8 novembre 1968. cité dans ses Mémoires, tome 2.
       Le Général en mai. Journal de l’Élysée. 1968-1969,
      éd. Fayard/Jeune Afrique)


    • Marc Filterman Marc Filterman 11 février 00:48

      @uleskiserge Bonsoir
      <a pour unique préoccupation la baisse des retraites, excepté tous les « journalistes » et les éditorialistes des médias dominants

      Pourquoi croyez-vous que les journalistes sont mal vu dans les manifs des gilets jaunes. Tout le monde a compris que ces éditorialistes journalistes bidons sont inféodés à Macron, alors inutile de parler des gens qui surveillent de près le monde politique et qui en savent encore plus sur leurs trahisons et sur leurs modes de financement qui viennent de l’étranger.


    • JulietFox 11 février 09:53

      @Daniel PIGNARD
      Oui mais De Gaulle ne crachait pas sur le pétrole du Gabon, et autre pillage de l’Afrique.


    • Eric F Eric F 11 février 19:28

      @uleskiserge
      « cette réforme a pour unique préoccupation la baisse des retraites »

      En réalité, la baisse des retraites est dores et déjà prévue dans le système actuel au fil des « réformes » successives qui ont allongé la durée de cotisation(172 trimestres) et reculé l’âge de retraite sans décote en cas de manques de trimestre (67 ans). C’est pour ça que les études du COR dans le système actuel prévoient une baisse de la part de PIB consacré aux retraites (actuellement 14%, baisse à 11,5% en 2060 estimée dans le rapport de 2015, même si désormais le COR a bémolisé et parle de stabilisation sur 30 ans).

      Pourquoi alors cette réforme ? Pour standardiser et rationaliser (éliminer les aspérités en mettant dans un pot commun). Ceci étant, le paramètre « niveau des pensions » pourrait être aussi bien garanti avec le point qu’avec les trimestres, mais la contestation n’a pas porté sur ce thème (à tort selon moi). En effet, avec le quasi-gel des pensions depuis 2014, le pouvoir d’achat des retraites a perdu plus de 5% (et davantage pour ceux qui ont en plus la hausse de la CSG).

      La patte néolibérale concerne surtout les très hauts revenus, dont la part au dessus de 10 000 euros n’est plus prise en compte dans le système par répartition (autrefois AGIRC jusqu’à 8 plafonds sécu) ; pour ceux là, l’incitation à la capitalisation en complément est effective. Contrairement à la plupart des autres pays occidentaux, le système général de retraite ne comporte pas un « volet » capitalisation, qui n’est pas dans nos mentalités collectives.


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 9 février 17:26

    Le titre de l’article pose une bonne question et l’auteur livre une analyse intéressante.

    Il s’agit en effet d’autre chose qu’une simple « réforme », mais pas non plus d’une « révolution » dans la mesure où c’est la même classe sociale qui reste au pouvoir. Seulement il apparait que la tendance dominante de la classe dominante soir de passer du « libéralisme » au « libertarianisme » (ou libertarisme pour certains), une version extrémiste de la structuration sociale fondée sur une économie de marché dans laquelle il est prétendu favoriser au maximum la liberté individuelle, que celle-ci soit conçue comme un droit naturel ou comme le résultat du principe de non-agression (de ce fait, les libertariens, s’opposent à l’étatisme en tant que système fondé sur la coercition, au profit d’une coopération « libre et volontaire entre individus ». En réalité, il s’agit de tout privatiser et ne laisser à l’état que sses charges « régaliennes », encore qu’il ne soit pas exclu non pus de transférer à des sociétés privées des tâches assurées jusqu’ici par l’armée, la police, les services fiscaux, la poste, etc…

    C’est en effet un « projet de société », tout droit sorti des think-tanks de l’empire dont nous ne sommes plus qu’une colonie. Les protestations sont nécessaires, oui, mais elles ne seront pas suffisantes si elles n’opposent pas un contre-projet aussi global et aussi puissant. Ils ont la force et les moyens financiers de leur côté et privatisent en douce des secteurs entiers pendant que tous les regards se portent sur une seule cible.


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 9 février 17:33

      @Séraphin Lampion

      PS : lien


    • Jean-Luc Picard-Bachelerie 9 février 19:25

      @Séraphin Lampion

      Le libertarianisme n’est qu’une excroissance du capitalisme. Donc voué à saccager la planète et exploiter les pauvres. La propriété privée est la source de tous les maux et ces libertariens qui demanderaient presque qu’il n’y ait pas de loi, en exigeraient de toute façon pour protéger la propriété et donner une assise qui justifie les pires abus.

      Ces capitalistes qui nous font croire que les marchés pourraient servir l’intérêt général si l’es États les laissaient totalement libres, sont bien contents lorsque, exerçant leur liberté pour boursicoter tant et bien et qu’ils se retrouvent en faillite avec un crack boursier à la clé (2008), ils font appel à la BCE et donc une banque intergouvernementale, pour couvrir l’étendue de leurs méfaits. Méfaits qui sont payés par des remboursements de dettes sur lesquels, ces mêmes capitalistes néolibéraux et libertariens, font leur beurre.

      Si elles allaient jusqu’au bout de leur raisonnement fallacieux, ces banques qui s’amusent avec l’argent des autres, devraient ne jamais faire appel aux États et aux institutions intergouvernementales et régler leurs faillites elles-mêmes. car, dans ces cas-là, elles ne crachent pas sur les États !


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 9 février 21:10

      @Jean-Luc Picard-Bachelerie

      votre position est morale
      la leur est cynique


    • Renaux 10 février 18:46

      @Séraphin Lampion

      Un petit coup de Marseillaise ? C’est ma tournée.... tous les couplets.
      Tout y est pour faire le ménage et éclaircir l’avenir. 

      Allons ! Enfants de la Patrie !
       Le jour de gloire est arrivé !
       Contre nous de la tyrannie,
       L’étendard sanglant est levé ! (Bis)
       Entendez-vous dans les campagnes
       Mugir ces féroces soldats ?
       Ils viennent jusque dans vos bras
       Égorger vos fils, vos compagnes
       
       REFRAIN

      II

      Que veut cette horde d’esclaves,
       De traîtres, de rois conjurés ?
       Pour qui ces ignobles entraves,
       Ces fers dès longtemps préparés ? (Bis)
       Français ! Pour nous, ah ! Quel outrage !
       Quels transports il doit exciter ;
       C’est nous qu’on ose méditer
       De rendre à l’antique esclavage !
       
       REFRAIN

      III

      Quoi ! Des cohortes étrangères
       Feraient la loi dans nos foyers !
       Quoi ! Des phalanges mercenaires
       Terrasseraient nos fiers guerriers ! (Bis)
       Dieu ! Nos mains seraient enchaînées !
       Nos fronts sous le joug se ploieraient !
       De vils despotes deviendraient
       Les maîtres de nos destinées !
       
       REFRAIN

      IV

      Tremblez, tyrans et vous, perfides,
       L’opprobre de tous les partis !
       Tremblez ! Vos projets parricides
       Vont enfin recevoir leur prix. (Bis)
       Tout est soldat pour vous combattre.
       S’ils tombent, nos jeunes héros,
       La terre en produit de nouveaux
       Contre vous tout prêts à se battre.
       
       REFRAIN

      V

      Français, en guerriers magnanimes
       Portons ou retenons nos coups !
       Épargnons ces tristes victimes,
       A regret, s’armant contre nous ! (Bis)
       Mais ce despote sanguinaire !
       Mais ces complices de Bouillé !
       Tous ces tigres qui, sans pitié,
       Déchirent le sein de leur mère !
       
       REFRAIN

      VI

      Amour sacré de la Patrie
       Conduis, soutiens nos bras vengeurs !
       Liberté ! Liberté chérie,
       Combats avec tes défenseurs ! (Bis)
       Sous nos drapeaux que la Victoire
       Accoure à tes mâles accents !
       Que tes ennemis expirants
       Voient ton triomphe et notre gloire !
       
       REFRAIN

      ***

      COUPLET DES ENFANTS

      Nous entrerons dans la carrière,
       Quand nos aînés n’y seront plus ;
       Nous y trouverons leur poussière
       Et la trace de leurs vertus. (Bis)
       Bien moins jaloux de leur survivre
       Que de partager leur cercueil
       Nous aurons le sublime orgueil
       De les venger ou de les suivre.
       
       REFRAIN




    • JulietFox 11 février 09:54

      @Séraphin Lampion
      Les fléaux de la Républiques Minc, et Attali.


    • Eric F Eric F 11 février 20:58

      @Séraphin Lampion
      " il apparait que la tendance dominante de la classe dominante soir de passer du « libéralisme » au « libertarianisme » (ou libertarisme pour certains)"
      La tendance générale mondiale est en effet libertarienne, mais en France on a 56,5% du PIB de dépenses publiques (dont sociales pour la moitié), seul pays d’Europe où la part publique se soit accrue depuis 2010.
      Macron voudrait inverser la situation, pour l’instant sans effet, que ce soit sur le budget administratif ou sur les dépenses sociales, car à chaque tentative de réduction, il y a un plan correctif de compensation (sur l’hôpital par exemple).

      Vu du reste du monde, on est perçu comme un pays à mentalité communiste, mais où il y a des entreprises capitalistes prospères ...qui produisent offshore.


  • JL JL 9 février 18:59

    Bonne analyse.

     

    Il existe un autre point de vue : Il y a 30 ans, le partage de la Plus-value se faisait suivant le rapport « part du travail / part du Capital » = 70/30. Aujourd’hui, il est tombé à 60/40.

     

    L’Objectif du Capital est de l’amener à 50/50. Rappelez vous Sarkozy qui disait :

     « Un tiers pour l’investissement ; un tiers pour le capital ; un tiers pour le travail.  »

     

    La réforme des retraite est un des moyens pour y arriver.

     

    Macron, vous l’avez signalé dans l’article, disait : « il n’y a pas de problème de financement des pensions de retraite  » 

     

     En effet : Aujourd’hui, le rapport actifs / retraités est de 4 pour 1. Demain il sera 3 pour 2.

     

    Alors on nous dit : « les gens vivent plus vieux, donc ils doivent travailler plus longtemps. On ne pourra pas payer les retraites sinon. »

     

    Or si on y réfléchit un peu : dans 30 ans, gains de productivité obligent, chaque travailleur produira autant que 2 aujourd’hui. Le « gâteau » sera donc deux fois plus gros. Certes il y aura deux fois plus de retraités, mais le nombre total de parts sera toujours le même, égal à 5. En effet, 4+1 = 3+2.

     

     Et c’est ainsi que le Capital compte se garder pour lui tout seul, les fruits des gains de productivité, comme il le fait depuis 30 ans : N’oubliez pas que les versements de dividendes sont en progression insolente cependant que les salaires stagnent, quand ils ne baissent pas. Y a pas de mystère !

     

     Ps. J’ai fait cette analyse à la louche, à main levée. Elle demande à être affinée. Mais le principe est bon. J’ai seulement piqué les idées dans cette vidéo : La Réforme des Retraites - Franck Lepage Gaël Tanguy Partage richesses Sarkozy Hollande durée vie

     

     26 mn, qui passent très vite, croyez moi.

     

     


    • Renaux 10 février 18:50

      @Aff le loup

      Oui mais .... les gains de productivité leur appartiennent.


    • JulietFox 11 février 09:57

      @JL
      Et l’ Intelligence Artificielle, qui tue les emplois, et donc les cotisations, on la taxe quand ?


    • JL JL 11 février 10:18

      @JulietFox
       
       Bonne question.
       
      « La pente naturelle de la machine consiste à rendre impossible toute vie humaine authentique  » (Orwell)
       
       Dans ce sens, les IA sont en train de nous supplanter.


    • Jean-Luc Picard-Bachelerie 11 février 21:02

      Sans entrer dans un projet de retraite détaillé, on peut effectivement s’arrêter sur cette question ci : est-ce encore raisonnable, juste et efficient de faire peser le financement des pensions de retraite sur la seule activité professionnelle des actifs ? 

      On nous rétorque que si le progrès technologique supprime des emplois, il en crée par ailleurs. Cela a marché d’une manière équitable jusque dans les années 70. Mais, depuis, la technologie supprime plus d’emplois qu’il n’en crée. Ceux qui nient cela sont ceux qui accaparent les richesses et font régeresser le pouvoir d’achat et tous les acquis sociaux.

      Le pire c’est que jusqu’à maintenant, la technologie ne concernait que le remplacement du travail manuel. Mais, maintenant, l’IA est là. Si la technologie dite « mécanique » a déjà fait pas mal de ménage dans les emplois, l’IA va ratiboiser les emplois dits de l’esprit. D’ici une vingtaine d’années, il ne restera pas grand-chose.

      En 150 ans, la durée du travail a été divisée par 2 tandis que la production a été multipliée par 13. Donc, si on regarde la courbe, il ne faut pas être sorti de Polytechnique pour savoir où on va.

      Parce qu’à ce train là, on pourrait se demander si le dernier salarié ne va pas être obligé de payer les pensions de la totalité des retraités. C’est absurde !

      Donc, je vois 3 solutions : 2 dans le système capitaliste et une dans un autre système économique :

      • Une taxe robot ou technologie pour financer les retraites

      • Une taxe sur les dividendes

      Et dans la nouvelle économie, intégrer le travail externalisé, c’est-à-dire, le travail qui ne produit pas de richesse financière mais qui y contribue très fortement comme l’éducation des enfants, tout le travail bénévole, l’entretien de l’environnement et je dirais même la réparation de la planète, la démocratie, etc. 

      Nous regagnerions ainsi tous les cotisants manquants.


    • Eric F Eric F 12 février 19:26

      @Jean-Luc Picard-Bachelerie
      "est-ce encore raisonnable, juste et efficient de faire peser le financement des pensions de retraite sur la seule activité professionnelle des actifs ?" 

      Excellente question, surtout concernant la part de « solidarité » du système de retraite unifié (retraite minimum, points pour pénibilité, points pour enfants, etc.).
      Mais attention, la propension des gouvernements est de ponctionner alors sur les autres revenus sous forme de CSG, or la « flat tax » permet aux revenus du capital de voir la CSG absorbée par le prélèvement forfétaire. Donc élargir l’assiette ne devrait pas conduire à augmenter la CSG en général, mais une CSG additionnelle « hors forfait » sur les revenus du capital (car un prélèvement à la source sur les dividendes comme vous suggérez risque de ne pas marcher si le siège est à l’étranger)
      Une autre approche serait que les cotisations des entreprises ne repose pas uniquement sur la masse salariale, mais sur la valeur-ajoutée (il ne s’agirait pas de la TVA, mais de la cotisation versée directement par l’entreprise aux caisses de retraite), car il parait difficile d’« identifier » les robots pour les faire cotiser (un pool de caisses automatiques, une chaine de montage automatisée : quel ratio appliquer ?)


  • rita rita 10 février 08:41

    Le problème avec Macron, c’est qu’il est aux ordres des patrons et des riches !

    Il doit son élection a ces gens là, d’ou la mise en pratique de lois pour les riches !

    Il fallait pour ce poste une personne malléable et servile ; un sous fifre parfaitement orientable dans la direction voulue, légèrement « déréglé » sur les bords pour croire être aux commandes d’un avion sans moteur ?


    • Jean-Luc Picard-Bachelerie 10 février 12:26

      @rita
      Je pense que c’est un peu plus que ce que vous dites car ses prédécesseurs étaient tout autant serviles. Voyez Hollande qui avait pointé le monde de la finance comme étant son ennemi et qui s’est plié aux désidératas des riches.
      Macron, c’est un autre niveau, un cran au-dessus. Il est peut-être servile, mais surtout il est zélé, il prend de l’initiative. Ça n’est pas Hollande qui aurait pris l’initiative de détruire le peuple. Ni même Sarkozy. Les prédécesseurs se sont échinés à réduire la force du peuple mais ils n’ont pas tenté, carrément, de le détruire.
      Macron est de la pire espèce des ordures. 


    • rita rita 10 février 13:14

      @Jean-Luc Picard-Bachelerie
      Vous avez raison en effet, la place est échue à une race très spéciale de « larbin » à genoux devant la richesse !


    • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 10 février 14:08

      @Jean-Luc Picard-Bachelerie

      « Les dix cornes, ce sont dix rois qui s’élèveront de ce royaume (Les 10 mandats de la 5è République). Un autre s’élèvera après eux, il sera différent des premiers (Macron), et il abaissera trois rois (Giscard, Sarko, Flamby).

      Il prononcera des paroles contre le Très Haut, il opprimera les saints du Très Haut, et il espérera changer les temps et la loi ; et les saints seront livrés entre ses mains pendant un temps, des temps, et la moitié d’un temps.

      Puis viendra le jugement, et on lui ôtera sa domination, qui sera détruite et anéantie pour jamais. » (Daniel 7 :24-26)


  • zygzornifle zygzornifle 10 février 10:49
    projet de destruction du peuple ?

    Macron a été mis en place pour cela et il fait le job avec zèle , comment voulez vous défendre le social quand l’Europe travaille a sa perte ....


  • Spartacus Lequidam Spartacus 10 février 12:57

    Un salarié du secteur privé est abondé entre 15,45% et 23,2% (cotisations salariales et patronales) (avec complémentaires) en pourcentage de sa rémunération par son employeur, pour son assurance retraite. (les petites lignes que personne ne lit sur la feuille de salaire).

    Voici la cotisation de l’état avec ses obligés :

    Un fonctionnaire est abondé pour la retraite par l’état employeur à 74,28%Un militaire lui est abondé pour la retraite à 126,04%.

    La voila la raison de leur indignation a ces palabres de gauchistes : leur gamelles, leur gamelles et que leur gamelle et ils n’ont rien a foutre des autres.....

    La sôôôôôôlidarité, le redistrtibution mais attention principalement pour leur tronche....

    Ces gauchistes de la farce..

    Ils osent a longueur de temps parler de « solidarité » le concept de prendre avec le pistolet sur la tempe de la coercition obligatoire le vol de l’argent des autres.

    Ils adorent utiliser le concept de « redistribuer » le concept de se servir en castes corporatistes l’argent des autres...

    Vous remarquerez que ces pleurs de crocodiles sont les castes indécentes qui se gavent de l’impôt et vendent la pire des dégueulasseries, les inégalités en droits dites « régimes spéciaux....

    Ceux qui adorent ces proses en haine du secteur privé, ce sont les castes de l’état.

    Ils ne représentent que les 5 millions d’obligés...

    Effectivement le »projet de société« de l’égalité de traitement pour eux est indécent...

    Quand ces privilégiés ont gouttés aux privilèges ils ne peuvent s’en passer..

    SVP les gauchistes arrêtez de vous croire »humanistes« solidaires » vous êtes des crocodiles indécents qui n’ont qui ne pensent qu’a leur tronche..

    Vos arguments ne sont que des prétextes d’une meute méchante fonctionnarisé et qui se gave d’argent public et qui refuse de laisser partir le secteur privé qui est leur poule aux œufs d’or.


    • JL JL 10 février 13:19

      @Spartacus
       
       vous voudriez que les salariés du privé soit abondés à même hauteur  ? C’est ça ?
       
       Au fait, j’ai une suggestion à vous faire : pourquoi l’État ne paierait-il pas l’impôt sur les bénéfices, comme les entreprises, puisque selon vos théories l’Etat se remplit les poches ?
       
       Vous trouvez ça idiot ? Oui, moi aussi. Comme toutes vos théories libérales.


    • Jean-Luc Picard-Bachelerie 10 février 13:31

      @Spartacus
      Je prends la peine de vous répondre en gras italique dans votre texte

      Un salarié du secteur privé est abondé entre 15,45% et 23,2% (cotisations salariales et patronales) (avec complémentaires) en pourcentage de sa rémunération par son employeur, pour son assurance retraite. (les petites lignes que personne ne lit sur la feuille de salaire).

      Voici la cotisation de l’état avec ses obligés :

      Un fonctionnaire est abondé pour la retraite par l’état employeur à 74,28%Un militaire lui est abondé pour la retraite à 126,04%.

      La voila la raison de leur indignation a ces palabres de gauchistes : leur gamelles, leur gamelles et que leur gamelle et ils n’ont rien a foutre des autres.....

      Je ne suis pas certain que le terme « abondé » soit bien approprié, mais passons. Vous oubliez juste que les fonctionnaires ont des salaires moindres que dans le privé et que leur point d’indice qui détermine leur traitement n’a été augmenté que 1,2% enJe ne suis pas certain que le terme « abondé » soit bien approprié, mais passons. Vous oubliez juste que les fonctionnaires ont des salaires moindres que dans le privé et que leur point d’indice qui détermine leur traitement n’a été augmenté que 1,2% en 10 ans. Ce qui veut dire que de ce point de vue, le fonctionnaire n’a non seulement jamais eu de salaire mirobolant mais qu’il coûte à la collectivité , de moins en moins cher. 10 ans. Ce qui veut dire que de ce point de vue, le fonctionnaire n’a non seulement jamais eu de salaire mirobolant mais qu’il coûte à la collectivité , de moins en moins cher.

      Par ailleurs, j’aimerai voir la tête d’un militaire que vous traiteriez de sales gauchiste qui ne pense qu’à sa gamelle. J’en rigole d’avance.

      La sôôôôôôlidarité, le redistrtibution mais attention principalement pour leur tronche....

      Ces gauchistes de la farce..

      Il faut donc comprendre que, d’après vous, la solidarité et la redistribution sont des principes et valeurs mauvaises. J’espère que vous n’avez jamais bénéficié d’un service public dans ce cas. 

      Ils osent a longueur de temps parler de « solidarité » le concept de prendre avec le pistolet sur la tempe de la coercition obligatoire le vol de l’argent des autres.

      Donc, ce sont les fonctionnaires qui tiennent le revolver sur la tempe. Je vous signale tout de même que même Macron paye des fonctionnaires. Personnellement, je n’ai jamais vu un collecteur d’impôt avec un revolver.

      Ils adorent utiliser le concept de « redistribuer » le concept de se servir en castes corporatistes l’argent des autres...

      Dites voir, que faites-vous de la caste des plus riches qui vous donnent des clopinettes en fin de mois et qui nous bousillent la planète tant et bien ?

      Vous remarquerez que ces pleurs de crocodiles sont les castes indécentes qui se gavent de l’impôt et vendent la pire des dégueulasseries, les inégalités en droits dites « régimes spéciaux....

      Là, ça tient de la mauvais foi, pour ne pas dire de la bêtise. Ce serait donc les fonctionnaires qui feraient les lois !!! 

      Ceux qui adorent ces proses en haine du secteur privé, ce sont les castes de l’état.

      Il me semble que vous n’avez pas bien compris l’article. Mais, au vu de vos commentaires précédents, cela ne m’étonne pas. L’article parle de démocratie avant tout. Vous savez, le truc qui parle du pouvoir du peuple, peuple dont vous faites partie avec un pouvoir qui risque de vous échapper totalement pour n’être réduit qu’à des individus privés de citoyenneté et cantonnés à n’être que des consommateurs serviles.

      Ils ne représentent que les 5 millions d’obligés...

      Effectivement le »projet de société« de l’égalité de traitement pour eux est indécent...

      Où avez-vous vu une quelconque égalité de traitement dans ce projet. N’avez-vous pas vu les régimes dérogatoires qui ont déjà été accordés ? Le régime universel n’existe déjà plus depuis plusieurs semaines.

      Quand ces privilégiés ont gouttés aux privilèges ils ne peuvent s’en passer..

      SVP les gauchistes arrêtez de vous croire »humanistes« solidaires » vous êtes des crocodiles indécents qui n’ont qui ne pensent qu’a leur tronche..

      Vos arguments ne sont que des prétextes d’une meute méchante fonctionnarisé et qui se gave d’argent public et qui refuse de laisser partir le secteur privé qui est leur poule aux œufs d’or.

      J’espère que vous êtes soulagé pour la journée


    • Spartacus Lequidam Spartacus 10 février 14:34

      @Jean-Luc Picard-Bachelerie

      Les salaire du public sont moindres ? C’est inexact.
      C’est juste un argument en misérabilisme pour justifier l’envie d’accaparer le bien des autres...
      On peut exactement dire le contraire, c’est selon la profession exercée et l’offre et la demande....
      Les salaires du secteur privé évoluent en fonction de l’offre et la demande du marché du travail, les salariés du public payés en fonction du titre de noblesse « statutaire qui donne des droits indépendamment des résultats.

      Vous faites celui qui ne comprend pas.
       »solidarité« et »redistribution« 
      sont dans vos arguments des excuses pour nier l’envie de vivre un max au dépens des autres et vous faire passer pour des samaritains que vous n’êtes pas alors qu vous êtes plus proche des crocodiles....
      La »solidarité« aux dernières nouvelles elle ne se fait pas par la contrainte... Vous refuser de le dire et le comprendre...
      N’employez pas ces mots... c’est une farce.

      Quand aux »services publics« on ne »bénéfice« pas d’eux gratuitement ; ils sont payés par les impôts. Ils sont en général mauvais, très cher et engraissent des comportement de castes et régimes spéciaux qui sont des exemptions au droit commun.

      Vous vous prétendez défendre la démocratie en interdisant a ceux qui voudraient un autre système le choix et voulez imposer le votre...
      Curieux comme concept de démocratie...  smiley La aussi n’utilisez pas les mots qui ne vous caractérisent pas.

      Comme gauchiste vous faite du racisme anti-riche cliché permanent typique du fonctionnaire qui n’a jamais mis les pied dans une entreprise privé, la culture du bouc émissaire »riche« pour donner le droit à l’état de voler le secteur privé a son profit de caste...
      Au lieu d’être ridicule dans le monde réel, les »riches« ont les salariés les mieux payés, moins de 3% des salariés des entreprises de +500 personnes sont des Smicards. Et dans leurs entreprises on ne discrimine pas les castes corporatistes, entre nobles »statutaires« et »contractuels ni des retraites différenciées en droits.

      Je vous accorde que dès que la première dérogation est apparue ce n’est pas une égalité...

      Mais aux dernières nouvelles les gauchistes Français n’ont jamais réclamé la fin des statuts comme en Suisse ou manifesté comme les syndicats Italiens dans les années 80 pour un système identique pour tous...
      Les gauchistes ici sont connus que pour leur comportement corporatiste, égoïste et se gaver un max de privilèges... Pas vrai ?
       


    • ZenZoe ZenZoe 10 février 14:44

      @Spartacus
      Vous vous focalisez uniquement sur les différences à gommer entre privés et fonctionnaires. C’est votre obsession et pourquoi pas, mais cette réforme n’est pas que ça !

      On peut penser, comme moi, que les fonctionnaires sont aujourd’hui en très avantagés par rapport aux privés et qu’un rapprochement serait une bonne idée, mais aussi que le projet en cours, beaucoup plus large, ne va peut-être pas vraiment dans le sens d’un progrès social. Trop flou pour être honnête à mon avis.

      Qu’avez-vous à dire à ce sujet ?


    • Spartacus Lequidam Spartacus 10 février 23:00

      @ZenZoe
      Je suis contre les iniquités et non pas les inégalités....
      Donc les différences en droits, donc statuts et discriminations..

      Les pleurnichards sur cette réforme sont juste des indécents...

      Le vrai progrès social serait que justement l’assurance ne soit pas a but « social » mais a but assurantiel.
      Mais casser le principe inégalités en droits est une base de justice sur le principe.

      Sur le fond, il ne faut pas se leurrer, la répartition est un système pyramidal.

      Les systèmes pyramidaux s’écroulent parce que les systèmes ne parviennent plus à recruter assez de nouveaux entrants (cotisants) pour alimenter leurs bénéfices (pensions)...

      Lorsque le flux de nouveaux cotisants stagne ou diminue, la source des bénéfices des pensionnés se tarit et le système apparaît tel qu’il est : une escroquerie. 

      Pour faire durer encore le système il n’y a que 3 choix.
      -Augmenter la charge sur les cotisants
      -Retarder la prise des bénéfices (date de retraite)
      -Écrêter les bénéfices (montant des pensions)..

      Politiquement face aux hordes de fonctionnaires, aux gauchistes en monopole des nuisances, aux français a qui on a vendu la « répartition » avec un tel enthousiasme de ces mensonges de « solidarité dégoulinants », il est pour les politiciens suicidaire de le dire....
      C’est le jeu de la bombe...
      Alors chaque gouvernement fait sa « réforme » pour passer au suivant faute de courage de passer a la capitalisation.


    • Jean-Luc Picard-Bachelerie 10 février 23:23

      @Spartacus
      Faux


    • ZenZoe ZenZoe 11 février 09:26

      @Spartacus
      Il y a du vrai dans ce que vous dites


    • Spartacus Lequidam Spartacus 11 février 09:48

      @Jean-Luc Picard-Bachelerie

      Faux ?

      Mais si c’était faux les fonctionnaires qui admirent le système seraient dans le système....

      Mais la retraite des fonctionnaires n’est pas une caisse avec une balance cantonnée qui équilibre recettes et dépenses, mais sourcé sur le contribuable...

      Faire partie d’une caste qui se branle du financement et qui n’a pas de caisse de retraite cantonnée et pleure de perdre ses privilèges, rend aveugle et pas très réaliste....


    • JulietFox 11 février 10:00

      @Spartacus
      Gauchistes, écrivez vous.
      Vous devenez poli ?
      Avant c’était gauchiasse.


    • Spartacus Lequidam Spartacus 11 février 15:27

      @JulietFox

      Je n’ai jamais écrit une seule fois ce mot là...
      Je fais dans la moquerie, et le péjoratif, mais pas dans l’insulte.


    • Xenozoid Xenozoid 11 février 15:29

      @Spartacus

      et dans la caricature,tu es surement tombé dedans


    • Eric F Eric F 11 février 21:12

      @Jean-Luc Picard-Bachelerie
      « Vous oubliez juste que les fonctionnaires ont des salaires moindres que dans le privé »
      En fait la question n’est pas tellement là, car la différence de salaire net n’est pas si forte en moyenne, mais dans le privé il y a un salaire brut sur lequel sont prélevées des cotisations, alors que dans le public l’ensemble des cotisations (ou l’équivalent) est payé par l’état ; donc le « cout de main d’oeuvre incluant les charges » est comparable.

      " ... les régimes dérogatoires [ ] ont déjà été accordés . Le régime universel n’existe déjà plus depuis plusieurs semaines"
      Exact, mais c’est le résultat des grêves et manifestations, qui ont été catégorielles et non pas générales -cela aurait pu porter sur la garantie de revalorisation du point et la sanctuarisation du financement-. La demande de retrait est un chiffon rouge car irréaliste, mais les demandes de spécificités ont été en bonne partie prises en compte.


  • ticotico ticotico 10 février 23:21

    @l’auteur

    J’en suis arrivé depuis un moment à la même conclusion, et dans les mêmes termes, le trait commun entre toutes les macronneries est la recherche de la soumission.

    Qu’il s’agisse des 80 kmh, du code du travail ou des retraites, le but officiel est d’améliorer une situation donnée, mais la réalité est bien d’accroître la soumission de chacun, obligé de céder un peu de sa liberté, de ses droits ou de ses revenus.

    Le mélenchon a mis le doigt sur cette volonté de soumission en nommant son mouvement LFI, mais son insoumission reste plus une posture marketing qu’une vraie remise en cause d’un système.

    J’ai quelques idées sur ce qui meut le pantin de l’Elysée et ses employeurs, au delà du simple pillage de la France. Avec un peu de temps, je peux proposer un article sur le sujet.


    • Jean-Luc Picard-Bachelerie 10 février 23:26

      @ticotico
      Ne vous gênez pas sur l’article, il sera la bienvenue.
      Mais ôtez-vous l’idée que Macron est un pantin. Ou alors un pantin zélé qui veut faire mieux que ses maîtres. De toute façon il est à l’initiative et a déclaré la guerre au peuple.


    • ticotico ticotico 10 février 23:58

      @Jean-Luc Picard-Bachelerie

      D’accord, il y a de l’autonomie dans le macron, mais seulement dans les moyens, pas dans la finalité.

      Attali et les autres Dr Frankenstein n’ont pas le contrôle entier de leur créature. La tendance chez lui, c’est l’excès de zéle. Ce syndrome est partagé par les milices éborgneuses de castaner ou les infâmes députés refusant des droits spéciaux au parents perdant un enfant.

      C’est vrai qu’il donne aussi l’impression d’avoir des lubies ou des comptes personnels à régler.

      Par exemple, Todd m’avait bien fait rire un jour en déclarant que « macron faisait preuve d’un acharnement tout particulier à l’encontre de la génération de sa femme ».


  • Perceval Perceval 11 février 07:45

    Le peuple français ce serait la retraite prématurée et chère payée pour tous ? Vos aïeux ont sans doute vécu la Berezina et la retraite de Russie. Comment peut on imaginer que l’avenir d’un pays soit constitué par une armée de retraités qui taperaient le carton au troquet du coin (ou joueraient aux petits Robespierre illustré comme JLM) en attendant que tombe leur pension chaque mois. C’est ça votre France du XXIe siècle, c’est ce qui va donner envie au monde entier de travailler avec nous ?


    • Jean-Luc Picard-Bachelerie 11 février 20:35

      @Perceval
      Vous oubliez de compter les victimes du chômage.
      Parce qu’il ne faut pas rêver, si nous n’arrivons pas à partager le travail actuellement, comment le retard de départ à la retraite pourrait faciliter la chose ? Bien au contraire, le chômage va augmenter. Et par là même, ôter à ces victimes d’accumuler des points qui baisseront leur future retraite. 
      Et puis, franchement, les investisseurs ne regardent pas le taux d’actifs dans un pays pour investir, c’est même curieux comme raisonnement. Le seul truc qu’ils regardent, c’est juste les bénéfices qu’ils peuvent faire et tous les moyens sont bons.
      Un vrai projet de société serait d’intégrer tout le travail non « productif », c’est-à-dire, non producteur de richesses financières dans les emplois rémunérés. Là, nous n’aurions même pas assez de bras. Mais, évidemment, pour faire cela, il faut sortir du capitalisme.


  • soi même 11 février 18:58

    Réforme des retraites ou projet de destruction du peuple ? Sa cela fait désordre, par contre cela est vrai, Réforme des retraites ou projet de destitution du pouvoir ?


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