lundi 9 septembre - par un des p’tite goutte

Réprimandé en début d’année pour avoir beigné son voisin : « - Eh ! m’dame, vous êtes raciste ! J’ai rien fait, etc. »

Recueil de témoignages de profs : ici c’est le collège en 6ème, mais aussi le CM2.

Un autre pour la route : « dans cette classe, début de cours, mon objectif : pas de sang cette fois-ci. Il ajoute : j’ai eu jusqu’à une dizaine de nationalités d’origines dans la même classe et il a fallu surtout lutter contre l’incessant racisme qui s’exprimait entre les uns et les autres »

« - À l’école, REP (ah, sorry, on ne dit plus rep, les pédagogos ont encore changé le nom, je ne me rappelle plus le nouveau, flemme de chercher, de toute façon C tout juste si on ne devait pas passer son temps à trouver le sens de tous les nouveaux acronymes qu’ils nous sortent chaque année, histoire de justifier des postes et fonctions payés par le contribuable).

À l’école, donc, quartier un peu « difficile », j’en ai pour un an : CE1 / CE2, OK. Sauf que parmi les élèves, l’un ne parle pas français, 3 CE1 d’origine étrangère, ont manifestement des problèmes psychosociaux – père parti, ou sans travail, personne ne parlant français à la maison, pas de petit déj., grand frère dans la petite délinquance ;

2 CE2 dont l’un n’est pas arrivé au niveau faute de temps car deuxième génération, et l’autre probablement « déstabilisé » culturellement – si ! Ça existe, passer du bled où tout le monde se connait, où le culte des ancêtres n’est pas que du folklore … à un pays froid hyper matérialiste et rationnel, eh bien cela peut occasionner des souffrances voire des pathologies à vie. 

J’allais oublier le petit blondinet « ch’tarbé » non pris correctement en compte par la psy ou l’institution pour une AVS (inutile de chercher, là aussi l’acronyme a changé) car cela prend du temps < institution ou souvent, parents dans le déni : - Non, ça n’est pas possible, mon petit il est normal, il n’a pas pu faire ça ! (en crise, se jeter la tête contre les murs au point de devoir être en ʺcontentionʺ par deux adultes).

Je ne juge pas. À quel point il est difficile de faire le deuil de l’enfant parfait…d’être immergé brutalement dans un monde aux repères si différents, et beaucoup moins humain-spirituel que le pays d’où je viens (nombreux sont les voyageurs, dont moi-même - N.D.A. - qui vous confirmeront ce fait senti, vécu, observé, objectif). »

 

Résultat pour ma prof. d’école : elle va devoir se taper une classe à au moins six niveaux, soit à la carte en quelque sorte, temps de préparation pour une séquence , disons une heure à multiplier par 6, sans parler des corrections.

Ce qui me rappelle un autre, qui m’avait confié, il y a un moment : « au bout de 2 à 3 ans, sans arrêt dans ma tour d’ivoire, à ne pratiquement pas voir ma famille, j’ai fait le décompte de mes heures travaillées en classe, à la maison, en réunions, en RVs, en formation continue les mercredis am. ou après les cours, etc. tout le professionnel donc ; par rapport à mon temps libre, et en comptant les vacances scolaires, j’en suis arrivé à la conclusion mathématique que j’étais payé un peu en dessous du smic. »

 

Je ne vais pas pleurer sur leur sort, je sais qu’avec l’expérience, ils s’organisent, travaillent mieux, ils gagnent du temps. Mais les débuts restent difficiles et même, m’a dit une autre, de plus en plus, du fait de la formation au cours de laquelle il est toujours demandé le maximum du maximum, au point que les démissions augmentent.

Elle continue : « - Auparavant déjà, à l’IUFM, on ne jurait que par la sacro-sainte ʺDIFFÉRENCIATIONʺ qui part d’une bonne intention mais qui en fait, je m’en suis vite rendu compte, nous préparait à nous taper des classes impossibles, chronophages car hétéroclites.

D’où l’idée qu’une politique avait été réfléchie, pensée en amont, mise en place, pour des accueils tous azimuts sans - toujours le Hors sol – sur le terrain, réaliser l’impossibilité de la chose.

J’en suis arrivée, dans ma zone moyenne niveau difficulté, à constater, sans prétendre être sociologue mais par simple constat approximatif :

Que deux tiers environ d’élève d’origine étrangère, (dans l’ordre) beurs, blacks, pays de l’Est etc. non encore adaptés, vont ralentir la classe, pour des questions de pédagogie ou de comportement depuis la maternelle jusqu’au CM2…

Par conséquent : Le niveau est plus bas. Je ne suis pas Vishnou, bodhisattva ou je ne sais quelle Kali aux milles bras pour traiter trois choses à la fois. Obligatoirement, les aides demandées, les interventions en classe seront successives et non simultanées, n’en déplaisent à ces messieurs d’en haut qui décident qui sera où et quand. 

Et surtout que l’on ne me traite pas de raciste ! J’adore tous mes élèves, les respecte, considère ne pas connaître tous les tenants et aboutissants ayant conduit aux situations parfois déplorables et constate, de plus :

Qu’un tiers environ d’élèves d’origine étrangère, adaptés car depuis suffisamment longtemps dans le pays, ou bien, ça n’est pas si rare, car adoptés, sont impeccables et même 2peccables pour la raison probable qu’ils ont eu, aussi, à surmonter plus. Ils sont relativement souvent « moteurs » pour les autres. Certains sont remarquables, admirables. »

 

De ces témoignages, et d’autres encore, je déduis que la mixité sociale ou plutôt la non mixité, mal pensée, mal régie, généralement excessive, est l’un des facteurs qui fait que notre école a un niveau plus bas que d’autres européennes, par exemple.

D’autres facteurs interviennent, bien sûr, j’ai lu qu’ici en France les profs avaient les salaires parmi les plus bas d’europe en tenant compte du niveau de vie ; etc. etc.

 

Mais, vous l’aurez peut-être compris, j’écris cet article en réaction à ce que je j’ai lu de la part d’un certain Cédric Villani, candidat à la mairie de Paris. Cet homme a avancé une cause liée à l’immigration expliquant le niveau bas de l’école.

Malheureux ! Tu as, ne serait-ce que le temps d’un instant, oublié que dans notre presse actuelle, certaines choses, certains noms ne se disent pas, sont sur liste noire, en quarantaine, escamotés, tabous…

Aussitôt la bien-pensance, des pimbêches avec prestance, des bien-comme-il-faut, des propres sur soi se jetèrent sur toi :

« - EH ! M’SIEUR, VOUS ÊTES RACISTE ! »

Le gamin, c’est en quelques secondes à quelques jours qu’il va comprendre que le/la prof n’est pas dupe.

Les faiseurs et faiseuses d’opinion, il n’ont toujours pas compris ou voulu voir que nous ne sommes pas dupes…depuis plus de quarante ans.

Secondes, jours, décennies…euh…mathématiquement, ça ne tient pas. Il va falloir, nécessairement, que ça change.



21 réactions


  • Clocel Clocel 9 septembre 18:46

    Un bodhisattva c’est juste un aspirant à l’éveil, celui qui est en chemin vers l’état de Bouddha..


    • un des p'tite goutte un des p’tite goutte 10 septembre 12:20

      @Clocel Oui, mais l’hindouisme ayant en grande partie récupéré le bouddhisme (qui n’est pas réincarnationniste, comme trop le croient), il a aussi généré des représentations de bodhisattvas à la manière indienne, aux multiples bras.


  • Eric Havas Eric Havas 9 septembre 19:54

    Chute de la « France » au 24ème rang des QI par pays, et au 25éme du PISA et baisse au je sais plus combien de la qualification professionnelle par l’OIT

    Le plein d’avenir capitalo-progressiste de l’ouverture mondialisto-internationaliste, une chance.


    • Désintox Désintox 10 septembre 14:53

      @Eric Havas
      Les autres pays sont aussi sujet à l’immigration.


    • foufouille foufouille 10 septembre 15:54

      @Cadoudal

      ça dépend beaucoup de l’éducation, tu peux apprendre à lire et compter sans aller à l’école mais tu resteras limité sans livre sous la main ni collège, lycée ou payant.


  • CLOJAC CLOJAC 9 septembre 21:27

    La baisse de niveau dans les petites classes est certes préoccupant mais, bon il y a belle lurette qu’au nom du pédagogisme on a jeté aux oubliettes les fondamentaux au profit des activités d’éveil interactives et des tentatives pathétiques de fabriquer à la chaîne des « nouveaux Français ».

    Amha il y a bien pire : Au classement de Shanghaï 2019 qui compare 1 200 institutions d’enseignement supérieur en fonction de 6 critères liés à la recherche, dans le top 100, on trouve seulement 3 universités françaises, la meilleure au 44 ème rang.

    Parmi les 20 premières universités classées, 16 sont américaines. Quatre établissements européens se positionnent dans le top 20 : Cambridge (3e), Oxford (7e), lLondon university College (15e) et la polytechnique fédérale de Zurich (19e).


  • Ruut Ruut 9 septembre 22:20

    Existe-t-il des cours de soutien supplémentaires pour les étudiants ne maitrisant pas la langue Française dans votre établissement, l’histoire qu’ils rattrapent le niveau ?
    Pourquoi ne sont-ils pas dans des classes d’intégration ?

    Existe-t-il des garderies surveillées pour les devoirs l’histoire que le logement familiale inadapté ne nuise pas aux devoirs à la maison ?

    Il y a quand même plein de choses faisables au niveau de l’établissement non dépendante du gouvernement pour améliorer la situation.
    Ou se trouvent les blocages ?


  • machin 10 septembre 04:49

    J’ai abandonné la lecture à la moitié...

    Les jérémiades habituelles, touffues et chiantes comme la pluie.

    Aucun intérêt.


    • un des p'tite goutte un des p’tite goutte 10 septembre 12:22

      @machin Je te le concède, C pas très haut.


    • mmbbb 10 septembre 20:15

      @un des p’tite goutte Ne vous inquiétez pas , la bourgeoisie de gauche , celle qui nous casse les roustons a longueur d annee avec le vouloir vivre ensemble , ne met pas ses merdeux dans de telles classes Il y a desormais ispo facto , une selection de fait , les centres villes ont une homogénéité sociale par l argent notamment et les grandes ecoles qui donnent de vraies perspectives professionnelles sont par nature selectives Je passe assez souvent devant le lycee du parc a Lyon ou J F REVEL fit ses classes , on est loin du film « entre les murs » et les profs ne sont pas des rigolos qui ne passent pas le plus clair de leur a faire de la discipline. les cours sont structures , etayes et les lyceens attentifs et besogneux L ecole nat est devenu une poubelle , Demain se sera encore pire , j avais deja connu le debut de cette décadence Quant a notre pays , il a perdu deux places dans le classement de la recherche . 


  • the clone the clone 10 septembre 08:51

    Etre raciste c’est de ne plus supporter les sales cons ....


  • the clone the clone 10 septembre 08:54

    j’ai eu jusqu’à une dizaine de nationalités d’origines dans la même classe et il a fallu surtout lutter contre l’incessant racisme qui s’exprimait entre les uns et les autres

    Si un jour on a dans nos écoles des élèves venus d’autres planètes je ne vous explique même pas le chaos ....

    Ouais il m’a fait une antenne d’honneur , msieur il m’a mis sa palme au cul , il m’a regardé avec on œil au milieu de son anus .....


    • Eric Havas Eric Havas 10 septembre 13:02

      @the clone
      Ouais il m’a fait une antenne d’honneur , msieur il m’a mis sa palme au cul , il m’a regardé avec on œil au milieu de son anus .....
       
      Vous plaignez pas, on dirait presque du Céline ! smiley


    • the clone the clone 10 septembre 14:22

      @Eric Havas

       Du Céline fion ?


    • un des p'tite goutte un des p’tite goutte 11 septembre 19:02

      @the clone
      Ah, ça fait du bien :-> je transmets à la personne concernée par le témoignage.
      Elle a enfin réussi à quitter le 9.3. après des décennies de démarches, des déppressions, des arrêts maladies..
      euh + tard désolé @troletbus deux réponses, une ,C mon handicap.


  • troletbuse troletbuse 10 septembre 10:20

    Un chercheur de vit, c’est un homosexuel

    Une chercheuse de vit, une nymphomane  smiley


  • gaijin gaijin 10 septembre 10:50

    « chercheur de vie »

    alors appliquer a l’administration ( et a toute forme de management technocratique ) les règles jadis utiles en cas de peste : sauve toi ! cours, part tôt, vas loin ....mais non pas reviens tard , ne reviens pas ......


  • ddacoudre ddacoudre 10 septembre 17:49

    Bonjour Rien à redire sur cet ensemble de difficulté. Nous en sommes encore à une vision scolaire du19 Siècles, et ce n’est pas l’ajuste d e la pédagogique qui va changer cela

    Car à la pédagogie on veut lui faire remplir un rôle d’économie budgétaire. C’est l’enseignant qui doit remplacer ma création de classes spécifiques adaptées aux difficultés qui naissent des milieux sociaux et récupérer la filière normale ensuite. Nous sommes encore des attardés, heureusement tous les pays, pour prendre en compte l’importance d’un enseignement tout au long de l’existence. Ce qui aurait comme incidence de se reporter par mimétisme sur le développement des enfants.c cela peut paraître excessif au regard de tous les pays où les enfants n’ont pas de scolarité. Justement s’ils disposaient des savoirs nécessaire il saurait qu’il n’y a pas besoin de disposer d’argent pour enseigner. Excuser moi de vous parler de l’an ,3000. Cordialement ddacoudre OverBlog


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