mardi 8 août - par christophecroshouplon

Rêvons avec Le Petit Prince - Le Ministère de l’Elévation de l’Enfant

Je rêve parfois d’un Ministère de l’Elévation de l’Enfant ou au contraire d’éduquer et d’évaluer et de noter et de classer on s’intéresse à ce dernier vraiment.

Où pour tout ce qui est du ressort du savoir on revienne aux bonnes vieilles méthodes de l’apprentissage en balançant le pédagogisme destructeur à la poubelle et tous les pseudos experts qui vont avec, ces pseudos ingénieurs qui n’y connaissent rien et ne servent qu’à inventer de fumeuses théories qui sur le terrain sapent la connaissance.

Où on s’intéresse vraiment à ce pourquoi l’enfant est destiné au lieu d’en faire de la chair à canon pour les boites capitalistes.

Où on enseigne tôt la philosophie et les arts et les disciplines sportives.

Où l’on propose aux petits de jouer sur scène, de dessiner, d’apprendre à chanter et à danser.

Ou on décloisonne la semaine avec des temps de pause.

Où on supprime toutes les notes. 

Où on fasse des classes de quinze à vingt élèves.

Où on paie bien les profs et ou on arrête de les évaluer.

Où on bazarde évidemment tout ce charabia entrepreneurial autour des compétences de l’enfant, cette sauce managériale n ayant absolument rien à faire à l’école.

Où on remette l’ordinateur à sa juste place c’est à dire pas à la première.

Où on interdise les portables allumés pendant les cours.

Où on réapprend le respect, la politesse, le savoir-vivre, le respect des races et des cultures.

Où on ne parle plus de sexualité ou alors tard, vers douze ans.

Où aucun fonctionnaire n impose ou ne conseille aux professeurs experts de bibliographies ou de listes d’ouvrages conseillés.

Où on laisse les professeurs d’histoire dire LEUR version et non la version des puissants systématiquement.

Où on apprenne aux enfants à réfléchir, à écrire convenablement, à ne pas être dans l’émotion.

Où on revienne aux grands auteurs classiques, ou on n omette pas les actuels, ou on projette des films de qualité.

Où le règne des parents se tienne plus à distance, ou maman virago arrête de se croire chez elle à tout bout de champ.

Où les religions soient étudiées mais se tiennent aussi à distance.

Où pas un doigt de communautarisme ne pénètre la salle de classe.

Où tous les politiciens n’aient aucun droit de regard sur rien quel que soit leur bord sur ce qui se passe à l’école et surtout sur les programmes.

Où le métier de professeur soit reconnu sa juste valeur, un des plus beaux métiers du monde.

Où la hiérarchie soit confinée à des taches uniquement logistiques.

Où l’Académie n’existe plus.

Où il n’y ait aucune hiérarchie.

Où seul compte la relation enfant professeur.

Où les conseils de classe deviennent des œuvres bienveillantes tournées vers le meilleur de chacun des gosses.

Où on ne sacralise pas le bambin pour mieux l'abrutir.

Ou la mixité sociale soit obligatoire.

Je rêve …

 




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