mardi 9 août - par Djam

Seule la poésie peut changer le monde....

Titre qui enclenchera sans doute quelques doutes chez certains esprits par trop rationnels... mais tentons la proposition...

mes derniers commentaires sur AV n'ont de cesse de rappeler que nos "articles" et commentaires n'ont en réalité strictement aucun impact sur la poursuite des événements. Initiés par des forces qui nous échappent indéfiniment, ce que l'on voit n'est jamais ce qui EST réellement. Nous savons tous ici - du moins on l'espère - que l'homme n'a aucun accès à la réalité objective, au mieux nous pouvons l'interpréter en espérant nous rapprocher de la "brûlure de la vérité" affirme le poète et il est difficile d'en faire une crème apaisante.

Mais humain trop humain (merci Nietzsche), je cède à mon goût immodéré pour la pensée rédigée au mieux de la maîtrise syntaxique et de l'ordre de mes fumeuses pensées. Et plutôt que de poursuivre avec des articles qui se veulent (toujours, si si, toujours, avouez-le donc !) sérieux parce que supposément argumentés, nous savons cependant tous que nos "sources" de crédibilité viennent de ceux qui ont pensé, analysé, conceptualisé avant nous. Au mieux, nous les relayons, au pire on les trahit (le plus souvent !).

Je poursuis donc, mais avec l'angle le plus libre possible, celui de la poésie. mal aimée en France, encore citée et récitée dans les rues en Iran, supportée sous forme simplifiée - nouvelles - par les anglais, génialement furtive par les japonais (haïkus), prodigieusement versifiée par les grands poètes classiques, la poésie n'en demeure pas moins la dernière expression vraiment libre dans un monde desséché et dont le cœur s'est éteint au profit d'un peace-maker sous contrôle algorithmé. 

En effet, tout le monde peut lire de la poésie sans rechercher autre chose que la douceur de ses multiples formes. Et tout le monde peut en écrire sans rechercher à faire du style ou de la métaphore spectaculaire. Le vrac est totalement accepté en poésie, la folie aussi. Et pour amorcer mon nouvel élan agoravoxien, je vous propose aujourd'hui deux extraits qui résonnent diablement fort avec les affres de notre époque... du moins pour ceux qui liront en lâchant prise sur le vouloir-tout-saisir-rationnellement !

La supposée folie de RIMBAUD... Respirez et lisez en muselant votre mental rationnel... laissez-vous juste porter...

1/ Extrait d'UNE SAISON EN ENFER : "Mauvais sang"

J'ai de mes ancêtres gaulois l'oeil bleu blanc, la cervelle étroite, et la maladresse dans la lutte. Je trouve mon habillement aussi barbare que le leur. Mais je ne me beurre (*) pas la chevelure.

(*) Evoque le roi Chilpéric qui se beurrait littéralement les cheveux. 

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2/ Le supposé hermétisme de René CHAR... "Chaine" extrait de "Artine et autres poèmes" 1930).

Le grand bûcher des alliances

Sous le spiral ciel d'échec

C'est l'hiver en barque pourrie

Des compagnons solides aux compagnes liquides

Des lits de mort sous les écorces

Dans les profondeurs vacantes de la terre

Les arcs forgent un nouveau nombre d'ailes

Les labours rayonnants adorentles guérisseurs détrempés

Sur la paille des fatalistes

L'écume d'astre coule tout allumé

Il n'y a pas d'absence irremplaçable.

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D'aucuns n'hésiteront pas à user de l'argument tarte à la crème, genre "l'Histoire et les guerres ne s'arrêtent pas avec de la poésie" !!! 

Certes, certes, mais j'affirme que si l'esprit moderne avait préféré la poésie aux guerres, le monde eut eu une sacrée autre gueule. L'esprit rationnel accouche d'esprits secs, durs, partisans, teigneux, vindicatifs et meurtriers... lui manque son pendant Eros, le goût de la vie, de l'amour vrai et des belles choses gratuites.

Bon fin d'été à tutti

Djam dans les vents chauds...



80 réactions


  • Clocel Clocel 9 août 18:40

    Va falloir poèter fort alors...


  • Valyria Tanit Valyria Tanit 9 août 19:08

    « J’ai laissé cette toute petite chose
    que l’on appelle moi
    et suis devenu le monde immense »

     

    Natsume Soseki

    (haïku cité dans « Kyoto Song » de Colette Fellous)


    • Djam Djam 9 août 21:12

      @Valyria Tanit

      Petite merveille d’haïku smiley Merci Valyria !


    • Valyria Tanit Valyria Tanit 9 août 22:52

      @Djam
      De rien !
       
      « Mon amour a la couleur de la nuit
      Couleur des ténèbres
      Que vient visiter la lune »

       
      Natsume Soseki


    • Cyrus lacerta 9 août 22:59

      @Valyria Tanit

      brisée brisee sans cesse la lune dans l’ eau

      O kaeri nasai


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 9 août 23:07

      @Valyria Tanit
      Ton cul sur la commode

      Je viens ma belle , en vie et vit .

      Aita


    • Cyrus lacerta 9 août 23:18

      @Aita Pea Pea

      C’èst toudis les p’tits qu’on spotche !

      te fait pas marcher dessus smiley


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 9 août 23:46

      @Aita Pea Pea
      Filles veuillez vous entremettre
      D’escouter pourquoy pleure et crie
      C’est que ne puy remedre y mettre

      Ne que monnoye on descrie .


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 10 août 00:04

      @Aita Pea Pea
      Ballade de la belle Heaulmiere . Villon


    • Valyria Tanit Valyria Tanit 10 août 15:03

      « Verse-nous ton poison pour qu’il nous réconforte !
      Nous voulons, tant ce feu nous brûle le cerveau,

      Plonger au fond du gouffre, Enfer ou Ciel, qu’importe ?

      Au fond de l’Inconnu pour trouver du nouveau ! »

       

      Baudelaire, « Le voyage » (extrait cité dans l’article Malcolm Lowry, la fureur des gouffres)

       


    • Djam Djam 11 août 12:02

      @Valyria Tanit

      On ne s’en lasse pas smiley

      Ici, une de mes tentatives haïkistes...

      Le soir traîne les pieds

      Le ciel a du rose aux joues

      En bas l’herbe épie.

       


    • Djam Djam 11 août 20:33

      @Aita Pea Pea

      Belle musique que la langue de Villon qui semble parfois chanter l’esprit... 
      Merci smiley


    • velosolex velosolex 12 août 09:57

      @Valyria Tanit
      Le poète n’est pas sans arme face à la brutalité du monde

      Voilà un haïku, dont on voit tout de suite que ce n’est pas Poutine qu’en est l’auteur.
      Pas à la dernière strophe, mais à la première.
      Entre les deux, l’incertitude de la balance
      Et du regard de l’autre


    • Joséphine Joséphine 12 août 17:02

      @velosolex

      « Voilà un haïku, dont on voit tout de suite que ce n’est pas Poutine qu’en est l’auteur. »

      C’est obsessionnel, cela relève de la perversité. Je ne sais pas combien de temps vous avez passé en psychiatrie Monsieur Bingo, mais cela ne vous a pas fait du bien ! Lisez Pouchkine, ça passera ! 


    • Cyrus lacerta 12 août 17:35

      @Joséphine

      je me demande s’ il as un petit velo dans la tete pour son araigné au plafond ...

      Il soliloque sans fin , parlant dans le vide sans ecouter la moindre bribe des reponse qu’ on lui fait .... repetant sans fin les meme argument en se regardant son divin nombril ...

      aurais t’ on un rare exemplaire de psychose messianique ?

      Aree velosolex arreee ... areee areee velo 


    • Valyria Tanit Valyria Tanit 12 août 17:41

      @Djam
      Merci smiley


    • velosolex velosolex 13 août 02:28

      @Joséphine
      La poésie vous est aussi étrangère que l’humour, et le poil à gratter
      Il faut se méfier des gens qui n’ont pas d’humour, comme Poutine. Ne parlons pas de Labrov, ni de Medvedev. Plus sinistres les uns que les autres. 
      Si je suis pervers, alors il va falloir trouver un autre qualificatif à Poutine. 
      Il travaille à grande échelle, en ces temps d’incendie généralisés. 
      On peut dire que c’est le roi des pyromanes. 
      Les notres à coté sont des petits bras

      Je ne viens pas ici pour faire des figures imposées, comme une ballerine
      La poésie, ça tient des tripes, de la necessité, et non du la toilette hygiénique, 

      Votre déodorant ne cache pas l’odeur de cadavre. On peut faire de beaux poèmes avec la mort, à la façon de Beaudelaire. Quand à la peinture, Soutine, un Russe, éxilé à Paris se servait des quartiers de boeufs qu’il faisait monter chez lui, avant de se mettre à l’oeuvre.
      Au bout d’une semaine, les voisins se plaignaient de l’odeur et des mouches. Un moindre mal. Le malheur de certains hommes, c’est de ne pas avoir fait les beaux arts, comme Hitler. Quand à Poutine, je ne vois pas trop ce qui aurait pu le sauver, hors la chute du mur sur son tête, quant il était à Berlin est, le jour de la dislocation. 


    • Joséphine Joséphine 13 août 16:10

      @velosolex

      La poésie ne m’est point étrangère, vous n’imaginez pas à quel point cher Monsieur Bingo. Et je ne mets jamais de déodorant, je ne porte que du Guerlain. Vous ne savez rien de moi, vous me prenez pour une poutinolâtre qui fait des gros bisous à Pout-Pout tous les soirs alors que je dénonce le piège tendu par l’OTAN. 

      Quant à votre prose, je la trouve grossière, lourde et redondante. Que de billevesées ! Vous n’êtes pas un poète. Vous voudriez bien, mais il vous manque l’aura, la connexion de l’âme , et surtout le talent. J’imagine que vous avez du écrire de nombreux livres inachevés dans votre Word, aucun éditeur digne de ce nom ne peut évidemment publier ces griiffonnages égocentrés . Le roman et la poésie sont la forme d’art la plus achevée, bien plus qu’un tableau, et vous y êtes totalement hermétique, quoique vous en pensiez. Lisez donc vos logorrhées inutiles avec un regard critique et cessez donc d’être en admiration devant ce que vous écrivez. 


    • velosolex velosolex 13 août 23:06

      @Joséphine
      Si vous n’êtes pas Pouliinolâtre, c’est tout de même bien imité. La dissidence n’apparait pas spontanément. Chez vous l’agressivité, et les remontés acides néfastes pour la santé, naissent de l’impossibilité à supporté la contradiction.
      Il en faut d’autre pour me déstabiliser. Une vie passée en psychiatrie du bon coté de la blouse m’a vacciné contre toute provocation.
      Vous imaginez beaucoup de choses chez les autres, de façon projective, certaine qu’elles obeissent non à un désir d’apandouissement personnel et à une passion, mais à une ambition sociale. 
      Et voilà notre dame qui se fait juge des pratiques et de la hiérarchie, comme un commissaire brandissant sa pancarte,après la prestation d’un patineur sur la glace. 
      Il vous est impossible de supposer que la poésie est un éclat de rire, une récréation, une façon de se mettre la tête à l’envers. 
      Et que comme tant d’autres arts, de nombreux adeptes se moquent d’une consécration quelconque, et des efforts mortifères qu’il faudrait acccomplir, s’ils en avaient le goût, pour arriver à être distingué par un quelconque Poutine, lors d’une cérémonie officielle, où tous les Assurancetourix du coin, se mettent en rangs d’oignons, comme lors d’un concours de miss. 
      Il y eut c’est vrai des gens comme Aragon qui vendirent leur âme au diable en faisant des colliers de fleurs au camarade Staline, pour avoir une médaille en toc. 
      C’est à vous dégouter d’avoir du talent, pour se ridiculiser ainsi.
      Vous pouvez imaginez tout ce qu’il vous plait sur mon compte. Tant mieux. Il faut reconnaitre ainsi que les échanges écrits font fonctionner plus l’imaginaire que les réseaux nauséabonds, où les intervenants ont glissé dans le sturpe et parfois le strip tease, verso et recto. 
      La vie vaut d’être vécu par le supplément d’âme que chacun s’accorde. Peut être sommes nous tous des petits personnages sortis d’un album du regretté Sémpé. L’humour est une bonne soupape, qui dégonffle les egos.
      Dans la même série des passions raisonnées, voilà un demi siècle et plus que je fais du vélo. Voilà longtemps, si je l’ai révé un jour, que je sais que je ne gagnerai jamais le tour de France, ni même que mon nom soit « dans le journal »..... 
      Je continue quand même, le croiriez vous, par amour pour la bécane, et tout ce qu’elle m’apporte, en terme de trancendance et de liberté.
      C’est pareil pour la poésie et la peinture.
      Celui qui fait dépendre l’exercice d’un hobby par ce que les autres en pensent, n’a pas d’autre passion dans la vie, que celle du pouvoir. 


    • Djam Djam 14 août 12:23

      @velosolex

      Je vous lis vélosolex et vos commentaires réservent des passages intéressants, mais quoi... qu’avez-vous à faire une fixation sur Poutine ? Avez-vous donc besoin, comme tant d’autres, d’un bouc émissaire pour exprimer quelque chose en vous qui relève évidemment d’une certaine frustration ??

      Sérieusement Vélosolex, de vous à moi, vous êtes tout de même conscient que nos esprits sont pris en otage par une médiacrature passée maîtresse dans l’art de fabriquer des ennemis pour justifier leur propre haine meurtrière ?

      Vous vous fixez sur Poutine, bon... qui croit ici que cet homme soit un ange ou un gentil ? Mais pensez-vous vraiment que les Macron, Biden, Clinon, Obama, Trudeau, Draghi, Sanchez, Steinmeier, etc soient meilleurs que ce Poutine qui semble occuper vos cauchemars ?

      Cher ami, l’une des premières attitudes à apprendre quand on entend commenter l’actualité, c’est de ne pas tomber dans le partisan, de ne pas rester en mode binaire (gentils versus méchants). Poutine est un chef d’état comme les autres. Il a cependant quand même un truc que les autres n’ont pas (plus ?) : le goût de son pays, de la défendre et d’en faire une grande nation. Oui, je sais, ça n’est plus le goût de nos mondialistes, et pourtant c’est bien sous forme de nations renouvellées que le monde continuera... tôt ou tard.


    • velosolex velosolex 15 août 16:52

      @Djam
      On peut être contre la mondialisation, tout en évitant le nationalisme. J’aime les pays, à la façon de Giono, en termes de terroirs, de particularismes aimables et de cachettes possibles envers les rouleaux compresseurs de la modernité furieuse, qui avillie le monde, sur fond de consumérisme.
      . Pas du tout décliné dans le sens haineux et démagogue de Poutine, qui est un rétrécissement de la pensée, nous ayant mené tant de fois dans des culs de sac.
      Je suis malade de l’Ukraine, et il m’est impossible de considérer de façon détachée ce qui se passe la bas, rappelant la montée du nazisme, la propagande de Goering.
      Cela n’est pas arrivé d’un coup.
      La Syrie, la Tchetchénie, et la guerre des Balkains, semblent avoir été le même galop d’entrainement pour la Russie qu’a été la guerre d’espagne pour les Allemands en 36.
      L’Ukraine semble avoir pris la place de la Pologne, qu’Hiler attaqua sous le prétexte fallacieux de défendre les minorités allemandes opprimées, comme Poutlne le fait dans le Dombass, à propos des Russophiles. L’histoire a t’elle le hoquet ? La grande Russie prendra t’elle la place du grand reich qui était fait pour durer 1000 ans ;
      L’indicible rendra toujours presque ridicule les commentaires d’explication d’un génocide. Il existe différentes graduations dans le malheur, comme dans le climat. On ne peut pas mettre sur le même plan l’opportunisme d’hommes politiques vereux et les promotteurs de génocide, jouant avec les bombes atomiques. 
      Depuis quelques temps, touts les clignotants virent au rouge, comme semblant se centrifuger vers ce que peut craindre un bouquet final. 


  • Astrolabe Astrolabe 9 août 19:12

    Le mystère des choses, où donc est-il ?

    Où donc est-il, qu’il n’apparaisse point

    pour nous montrer à tout le moins qu’il est mystère ?

    Qu’en sait le fleuve et qu’en sait l’arbre ?

    Et moi, qui ne suis pas plus qu’eux, qu’en sais-je ?

    Toutes les fois que je regarde les choses et que je pense à ce que les hommes pensent d’elles,

    je ris comme un ruisseau qui bruit avec fraîcheur sur une pierre.

    .

    Car l’unique signification occulte des choses,

    c’est qu’elles n’aient aucune signification occulte.

    Il est plus étranges que toutes les étrangetés

    et que les songes de tous les poètes

    et que les pensées de tous les philosophes,

    que les choses soient réellement ce qu’elles paraissent être

    et qu’il n’y ait rien à y comprendre.

    .

    Oui, voici ce que mes sens ont appris tout seuls : –

    les choses n’ont pas de signification : elles ont une existence.

    Les choses sont l’unique sens occulte des choses.

     

    Fernando Pessoa

    ou Alberto Caeiro

    le Gardeur de troupeaux

    et les autres poèmes d’Alberto Caeiro


    • Djam Djam 9 août 21:14

      @Astrolabe

      Merci Astrolabe !
      Pessoa m’a souvent fascinée... je le soupçonne d’être un initié tant certains de ses poèmes et écrits sont emprunts de mystère...


    • Astrolabe Astrolabe 9 août 21:27

      @Djam
       
      Ce qui est fascinant chez Pessoa, c’est la pluralité et l’altérité présentes au sein de ses hétéronymes : Alberto Caeiro, qui incarne la nature et la sagesse païenne ;Ricardo Reis, l’épicurisme à la manière d’Horace , Alvaro de Campos, le « modernisme » et la désillusion, etc


    • Adèle Coupechoux 10 août 12:43

      @Astrolabe

      Merci pour ce poème.


    • Djam Djam 11 août 12:03

      @Astrolabe

      Oui... un esprit poétique complexe et fascinant...


    • velosolex velosolex 12 août 10:36

      @Djam
      J’ai visité son appartement à Lisbonne. Une coquille vide. 
      Le lit est resté, et la vue de la fenêtre, sur cette rue que je n’ai pas trouvé si triste qu’il le disait. Mais l’étranger porte en lui une poésie des lieux lié à son innocence que l’autochtone n’a pas.
      Tout avait été refait sur deux étages et ressemblait à une mausolée, ou une suite de bureaux. Loin de la maison d’Alexandra David Neal à Digne qu’était restée dans son jus, avec la vieille secrétaire toujours en vie alors, ressemblant à une momie. 
      J’était décu de cette visite. Plus tard, j’ai retrouvé les échos de Pesoa et des ses sept vie, semblable à celle d’un chat, dans toutes les rues du vieux Lisbonne populaire.
      La ville est imprégnée de sa présence comme Venise l’est de Casanova. Des artistes du street art ont peint son visage sur les murs, comme Wharol faisait mille variations de Marylin.
      Un groupe de danseuses issues du cap vert levaient des soleils sur la place Don Pedro. . Leurs longues jambes dorées décrivaient des arcs de compas magiques, et leur visage, leurs tresses, et leur allure métisée me firent penser à ces odalisques qui fascinaient Hugo Pratt. Un pur bonheur de chorégraphie capté par le plus grand hasard, et je me suis pris pour Corto Maltesse en Abyssinie, à la recherche d’Arthur. J’ai pris une photo pour tenter de capter cet instant, comme une preuve que je rêvais bien .
       Plus tard, parmi les spectateurs, j’ai reconnu le visage de cet homme à lunettes, à la petite moustache, et au chapeau gris. 


    • Djam Djam 14 août 12:28

      @velosolex

      Voilà ! c’est, pour ma part, avec ce genre de réponse que je vous apprécie vélo smiley


    • velosolex velosolex 15 août 17:57

      @Djam
      Il vaut mieux voir ce qui unie les gens, que ce qui les sépare. C’est ainsi qu’un autre monde est possible. Pesoa fait partie des auteurs que je préfère. Un de ces gens de bien sans ego, détestant les honneurs, les cabinets, rendant leur récupération impossible par les démagogues. Tchekov, Kafka, et Cervantes, me viennent à l’esprit., mais aussi les auteurs anonymes qui ont éctit les 1001 nuits Pour la poésie elle jaillit hors des lvres, et des recueils certifiés par l’académie. Il est difficile d’apprécier un poète étranger en traduction, tant chaque mot à une substance. 


  • Clocel Clocel 9 août 19:32

    Au détour d’un poème en marche vers le Rien
    j’ai rencontré Quelqu’un
    qui dans l’ombre me parle en silence
    et qui est mon chemin
    connaissant tout de moi depuis bien avant ma naissance
    au point que je défaille soudain
    de surprise d’effroi et d’une étrange joie
    devant cette Existence immense qui me tutoie.

    Marc Alyn


    • Djam Djam 9 août 21:15

      @Clocel

      Je ne connais pas Marc Alyn... c’est superbe, juste et parlant. Merci à vous Clocel smiley


  • ZenZoe ZenZoe 9 août 20:01

    Bon, puisque d’autres postent des poèmes, voici l’un de mes favoris, invitant à la détente :

    Toujou couri

    Pou gagner vie

    Quand bien couru

    Vie l’est foutue. 

    (Topor)


    • Astrolabe Astrolabe 9 août 20:47

      @ZenZoe

      Il me rappelle celui-ci de Boris Vian :
                                         
       

      La vie, c’est comme une dent

      D’abord on n’y a pas pensé

      On s’est contenté de mâcher

      Et puis ça se gâte soudain

      Ça vous fait mal et on y tient

      Et on la soigne et les soucis

      Et pour qu’on soit vraiment guéri

      Il faut vous l’arracher...

      La vie

       


    • Djam Djam 9 août 21:17

      @ZenZoe

      J’adore ! Quand je dis que la liberté est dans la poésie, en voilà la preuve... le langage est un alphabet que l’on peut mettre dans l’ordre que l’on veut et les phonèmes peuvent aussi être revisités pour notre grand plaisir de lecture ou d’écoute !


    • Djam Djam 9 août 21:20

      @Astrolabe

      Du pur Vian ! Bien dit, bien écrit, tout simple et si pertinent...
      J’ai été une mauvaise élève longtemps (pour cause de tristesse infinie, j’avais cessé d’étudier) jusqu’au jour où l’on m’a demander de lire un passage poétique de B. Vian... ce fut mon 1er choc de littérature libre...


  • LOST on Earth Louis 9 août 21:17

    Ben non djam la poésie ne peut rien changer car ce monde matériel c’est de la merde (suffit d’observer ce site lol)

    C’est bientôt la fin et tant mieux

    Les cathares avaient raison

    Retournons dans le Plérôme

    2023 ..... ?????


    • Djam Djam 9 août 21:23

      @Louis
      Ben vous avez tout à fait le droit de le voir par ce bout là, cher Louis... Après tout, vos quelques lignes peuvent aussi être une sorte de poésie car elle n’est pas forcément toujours heureuse la poésie... Baudelaire nous l’a moult fois démontré. 
      Quant au site, je partage un peu votre perception, mais quoi, est-ce une raison pour sombrer avec dans le négativisme systématique ? 
      Voilà, je passe, je propose ceci, beaucoup réponde par des poèmes et je trouve que c’est un petit miracle... je sais, il ne durera que le temps des échanges, mais c’est déjà un grain de lumière...


    • Djam Djam 9 août 21:26

      @Louis

      Oui, on peut aussi le voir par ce bout-là... je vous comprends aussi smiley
      Mais quoi, est-ce une raison pour sombrer avec la dérive de ce site ? 
      Bien sûr que non ! 
      Je passe, je propose ceci, l’on répond librement et comme il y a plusieurs poèmes en retour, cela me ravie et me fait grand bien !
      Vos lignes peuvent s’apparenter à de la poésie, Baudelaire ne faisait pas toujours dans la gaité... 
      Juste profitons de ces partages plus doux ou plus métaphorique smiley


  • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 9 août 21:18

    Il est parfait le monde, c’est les cons dessus qui pourrissent tout ^^


  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 9 août 21:29

    Villon...


  • @d’jam (session)

     (voilà je passe .....il ne durera que le temps des échanges mais c’est déjà un grain de lumière )

      Notre vie est un voyage

     Dans l’hiver et dans la nuit

     Nous cherchons notre passage

     Dans le ciel où rien ne luit ....

     ...chanson des gardes Suisses 1793


  • lephénix lephénix 9 août 22:37

    tout le monde est poète même ceux qui persistent à persifler... car la poésie nous fait renouer avec notre pouvoir de faire, notre puissance d’agir, elle est rien moins que notre clé pour ouvrir le réel.. il y a ceux ou celles qui se lèvent tôt pour saisir des levers de soleil ou lèvent les yeux vers les étoiles sans faire de rimes riches pour autant, etc « le poète ne doit pas dire qu’il pleut, il doit faire tomber la pluie » (valéry) chacun a (virtuellement) le pouvoir de faire tomber la pluie en pleine canicule ou faire advenir le souffle d’une brise... l’angoisse de se savoir mortel en pure perte peut pousser à de salvatrices fulgurances vers l’infinie richesse poétique de l’existence...


  • Clocel Clocel 10 août 07:58
    Deux mille et des poussières

    Deux mille et des poussières
    je raye un millénaire sur le calendrier.
    - Comment trouvez-vous cette vie ? – Palpitante !
    - Et ce siècle ? – Passable.
    L’éternité ne fait pas son âge, ce matin
    Et moi, poète confidentiel d’une langue partout étrangère,
    Je vous dis que les rues regorgent d’êtres qui n’ont jamais vécu
    Et prennent néanmoins la mort en marche ainsi qu’un autobus
    Pour des odyssées sans issue vers d’abstraites Sibéries ou de scabreuses Babylones.
    Ceux qui n’existèrent qu’à reculons, nourris d’absence et d’avenir posthume
    Savent combien il est dangereux de lancer des prières aux dieux
    Ou de glisser son âme entre les grilles à portée de leurs griffes.
    Serons-nous remboursés à la fin du spectacle ?
    Vagabond de l’entre-deux-mondes, je guette les oiseaux qui saccagent le ciel.
    L’automne a mis partout des fruits qui te ressemblent.

    Marc Alyn


    • Djam Djam 14 août 12:30

      @Clocel

      Merci pour ce beau texte profond de vérité. Je m’en vais découvrir Marc Alyn smiley !


  • C’est le Char d’Ezechiel. René Char n’habitait pas loin de Eze à Aix en Provence....


  • René Barjavel a écrit que nous avons un prénom caché et qu’il suffit de prendre votre poète préféré. D’ouvrir le livre à une page et de descendre le doigt jusqu’au premier prénom. Déjà que j’avais Flore, j’ai MARGUERITE. CE qui colle bien avec Marguerite Marie Alacoque. https://fr.wikipedia.org/wiki/Marguerite-Marie_Alacoque. Amusant, son blason ramène à la Belgique : Un coq et un Lion sur fond Jaune. Elle est la spirale : 136. 8 fois 17. Ouvrons la page 136 de René Char : Dans la luzerne de ta voix tournois d’oiseaux chassent soucis de sécheresse. Quand deviendront guides les sables balafrés issus des lents charrois de la terre, le calme approchera de notre espace clos..


    • Djam Djam 11 août 12:08

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Je sais votre goût pour l’invisible, le langage des oiseaux, le symbolisme et forcément la poésie qui leur est consubstantiel...
      Barjavel, dont le style rédactionnel n’était pas très recherché, n’en fut pas moins visionnaire. Qui n’a pas été frappé par son « Ravage » ? 
      Je ferai le petit exercice que vous suggérez smiley 


  • Intéressant à relever : née un 22. Extrait :Contrairement à la demande de consécration de la Russie au Cœur immaculé de Marie2,3,4, cette demande est restée lettre morte. Certains auteurs (notamment l’abbé Émile Bougaud dans son Histoire de la Bienheureuse Marguerite-Marie, Poussielgue, 1874, ou le Chanoine Crépin, dans un article du Bulletin de l’Œuvre du Sacré-Cœur de Montmartre, Octobre 1915) ont observé que c’est exactement 100 ans plus tard, le 17 juin 1789, que le Tiers état se proclame Assemblée nationale, créant ainsi la rupture avec la France de Clovis5,6. Remarquons aussi que sa vie est liée au nombre 17.... 1 plus7 égale 8. L’infini de la spirale ou escalier de Chambord...


  • Tournois d’oiseaux chassent la sécheresse. Il se fait que la 17ème carte du Tarot est la lettre PHE (ou PE) qui signifie : VERBE. Car le verbe oblige à saliver et chasse la sécheresse. La carte représente une femme qui verse de l’eau. 

    17 - Pé, le Verbe Créateur

     - Valeur numérique : 80

     - Planète : Vénus

     - Signification : La Bouche

     - Rayonnement : Jaune orangé

     

     Notions - Clefs :

     - Quelque chose a besoin d’être exprimé

     - Attention à ce qui est dit, le verbe est créateur !

     - Apprendre à écouter l’autre

     - Le chant libérateur

     


  • Quand le pouvoir créateur de l’être humain remonte et jaillit par sa parole d’Amour, celle-ci a le pouvoir de rendre vivant tout ce qu’elle touche ! Nous sommes faits à l’image de Dieu et nous pouvons ainsi réclamer notre héritage de lumière, dont fait partie l’immense pouvoir créateur du Verbe. Une parole prononcée en conscience est toujours agissante, jamais anodine, et voyage plus loin qu’on pourrait le croire.

    Ce pouvoir est l’Epée du Chevalier à la quête du Saint-Graal. La voix humaine est un cadeau du Ciel, qu’il faut respecter et utiliser avec amour. Lorsque Pé apparaît dans le tirage, Elle vient nous rappeler ce divin pouvoir.

    A travers un simple échange de mots dans la vie courante (professionnelle, familiale ou simplement chez un commerçant) existe aussi un échange d’énergies qui est une nouvelle occasion d’aimer, de poser un acte d’unité.

    La Terre, l’humanité et chacun de nous avons absolument besoin de ces actes simples qui rectifient tant de souffrances liées à l’égoïsme et la séparation. Une pensée positive, un pardon, une prière, un mantra... sont bien plus puissants lorsqu’ils sont prononcés à voix haute. Il est à noter que le corps physique, qui possède sa propre conscience intelligente, n’entend que ce qui est dit à voix haute.

    Les paroles ont sur lui un grand impact, alors autant éviter d’exprimer tout haut des pensées de doute ou de découragement. Les cellules prennent tout au premier degré !

    Le chant a par lui-même un grand pouvoir guérisseur, car le corps résonne et vibre au son de la voix.


    • Djam Djam 11 août 12:17

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Nous sommes en intrication intégrale avec toute la manifestation du Vivant. Seuls les cœurs secs ont oublié la force de l’amour pour de vrai. Passion (souvent tristes selon Spinoza qui s’y connaissait en la matière !) et Désir sont les maux (mots) de la modernitude en phase finale. 

      L’invisible est hautement plus fascinant que le visible mais il faut un long chemin et pas mal d’épreuves avant d’entrevoir cette évidence qui à, de tout temps, aidé l’homo sapiens a aller sans trop trembler vers son destin d’Être éphémère.

      Il a été démontré en effet que les pensées et les mots dits (maudits !) ont un impact sur ceux à qui on les adresse. Dans les temps passés on parlait de malédiction (mal diction) à juste titre, la modernité parle de névroses voire de « fantômes dans les placards » de chaque histoire familiale). Tout se transmet dans un flux permanent d’échos de nos gestes et mots. 

      Il n’y a qu’un seul chemin pour « nettoyer » ces malédictions : Aimer, pardonner, élever sa conscience autant que possible. Des attitudes que la modernité sèche à classer dans la colonne des gnanganteries. Dommage... les lumières qui se tamisent finissent toutes au noir complet. 


    • @Djam Ce qui est en haut est comme est qui est en bas. Si la terre se déssèche. C’est que le coeur de l’homme est sec. La poésie est liquide. On l’a liquidée...


    • Djam Djam 14 août 12:35

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Oui, c’est vrai qu’on a pas mal liquidé la poésie, mais en même temps (comme dirait un gamin prétentieux smiley, j’ai constaté que les divers salons de la poésie à Paris et partout ailleurs en province pendant l’été, étaient très fréquentés ! 
      Elle est comme l’eau, la poésie, elle s’infiltre partout sans bruit, sans événement et quand on la découvre elle a déjà cheminé depuis très loin. Elle peut se faire toute petite, se faire même oublier le temps que l’esprit humain ait épuisé ses agitations stériles et puis, sans cier gare, elle pointe son pif comme un oiseau qui entre dans votre salon au moment où vous ouvrez vos fenêtres en grand smiley


  • J’aime cette synchronicité de ma vie. René Barjavel est décédé le jour de la naissance de mon père et est né le jour du décès de ma mère : un 24 janviei (jour qui fêtait son nom de famille). A elle.. René Barjavel, né le 24 janvier 1911 à Nyons et mort le 24 novembre 1985 à Paris 14ᵉ, est un écrivain et journaliste français, également scénariste et dialoguiste de cinéma. BARJAVEL : C’est le monde de la Vie. Quand vous admirez une fleur, communiquez avec elle en prenant, en abondance, par vos yeux, par vos narines, ce qu’elle vous offre sans mesure. Parlez-lui, dites-lui qu’elle est belle, et, pour cela, remerciez-la. En effeuillant la Marguerite......


  • C’est un point assuré plein d’admiration,
    Que le haut & le bas n’est qu’une même chose :
    Pour faire d’une seule en tout le monde enclose,
    Des effets merveilleux par adaptation.

    D’un seul en a tout fait la méditation,
    Et pour parents, matrice, & nourrice, on lui pose,
    Phœbus, Diane, l’air, & la terre, où repose,
    Cette chose en qui gît toute perfection.

    Si on la mue en terre elle a sa force entière :
    Séparant par grand art, mais facile manière,
    Le subtil de l’épais, & la terre du feu.

    De la terre elle monte au ciel, & puis en terre,


  • Adèle Coupechoux 10 août 12:39

    La terre est bleue comme une orange, Paul Eluard

    Bel été à vous.

  • I.A. 10 août 14:08

    Un poème n’est paquebot aurait dit Queneau

    Nique un simple je de maux, matelot

    Bonnes vacances, pouet, et à bientôt


    • Djam Djam 11 août 12:20

      @I.A.

      Et le bougre s’y connaissait également en matière de « langue des oiseaux » !


  • Avatar Avatar 11 août 11:06

    Le monde change, à son rythme,

    selon la nature de ses propres rimes.

    Ce que la poésie peut changer

    c’est le regard que nous lui portons...


    • Djam Djam 11 août 12:24

      @Avatar

      Bien dit, Avatar ! 
      La poésie jaillit sans prévenir... il n’est pas rare que les enfants qui s’expriment encore selon leur imagerie mentale nous sortent des formules dignes du Petit Prince.

      A lire ou relire d’ailleurs ce « PETIT PRINCE »... tout y est : formules pertinentes, images frappantes, bon sens et philosophie simple sur l’Amour, seule « denrée » à partager sans limite...

      Bel été à vous...


  • velosolex velosolex 13 août 01:56

               De Guernica à Boutcha

    Tu as pris la route du Nord sans même te retourner

    Avec ta pauvre valise entourée d’une ficelle

    Tu ressembles maintenant à ces grands blessés

    A qui, dans un bon jour, sur la Puerta del sol

    Tu donnais hier une pièce jaune ou deux

    Pour te faire bien voir des dieux


    Sur la margelle du vieux puits

    En trois coups de manivelle

    Tu as remonté le seau de fer rouillé

    Arrosé les plantes apeurées dans leur pot

    Et donné à manger une dernière fois au chat !


    Tu trouves ton chemin entre ces villages déserts

    Où les nuages perdus se sauvent à toute allure

    Ou le chant des oiseaux moqueurs a disparu

    Et vivre jusqu’au soir est devenu la grande affaire !


    Les panneaux de direction

    Ne sont plus que des menaces sourdes

    De Seville à Burgos l’horizon flamboie

    Comme un soufflet de forge, rudoyant les hommes

    Et la rose des vents se teinte de pourpre et de sanguine


    Dans la Mancha, ils ont cloué Don Quichotte

    Aux ailes décharnées d’un moulin à vent

    La lumière du jour est devenue une injure

    Et dans les fossés bordés de coquelicots

    Les cadavres éclatent d ‘un soleil trop mûr

    Passant du vermillon à la terre brûlée

    Comme dans une peinture de Goya travaillé au couteau


    Parfois le rire de l’idiot te prend comme un frisson

    Tu ne diras pas ton nom

    Tu n’avoueras pas que tu es un homme

    Que tu détiens encore des secrets, des morceaux d’histoire

    Il te faudra cacher ta colère, retenir ton crachat

    Ne pas leur demander ce qu’ils ont fait du paradis

    Où tu ignorais jouer un rôle, chaque matin

    En embrassant ta femme

    En te rendant à ton travail !


    Tu n’en reviens pas de ce bonheur perdu et ignoré

    Sur un fil, du linge qui sèche et se déchire au vent

    Depuis des jours et des jours t’arrache une larme

    Cela évoque tant ces choses tendres et fragiles

    Et pendant deux secondes

    Le parfum d’un bouquet de lavande

    Surmonte celui de la charogne


    Les pierres ont eu raison de tes chaussures

    Tu n’as plus de lacet pour retenir ta misère

    La corne épaisse t’as poussé aux pieds

    Te voilà libre au vent mauvais

    Prêt demain à passer la frontière

    Avide d’un nouveau destin

    Bien loin des promesses de l’ange musicien

    Dont la partition et les rimes

    Dans une autre vie

    T’avaient tant fait rêvé      


    • Cyrus lacerta 13 août 02:12

      @velosolex

      • La bête souple du feu a bondi d’entre les bruyères comme sonnaient les coups de trois heures du matin. Elle était à ce moment-là dans les pinèdes à faire le diable à quatre.
      • Sur l’instant, on a cru pouvoir la maîtriser sans trop de dégâts ; mais elle a rué si dru, tout le jour et une partie de la nuit suivante, qu’elle a rompu les bras et fatigué les cervelles de tous les gars.
      • Comme l’aube pointait, ils l’ont vue, plus robuste et plus joyeuse que jamais, qui tordait parmi les collines son large corps pareil à un torrent. C’était trop tard.
      • Depuis qu’elle a poussé sa tête rouge à travers les bois et les landes, son ventre de flammes suit ; sa queue, derrière elle, bat les braises et les cendres. Elle rampe, elle saute, elle avance. Un coup de griffe à droite, un à gauche ; ici elle éventre une chênaie, là elle dévore d’un seul claquement de gueule vingt chênes blancs et trois pompons de pins ; le dard de sa langue tâte le vent pour prendre la direction. On dirait qu’elle sait où elle va.
      • Les buissons se sont défendus un moment en jurant, puis la flamme s’est dressée sur eux, et elle les a écrasés sous ses pieds bleus. Elle a dansé en criant de joie ; mais en dansant, la rusée, elle est allée à petits pas jusqu’aux genévriers, là-bas, qui ne se sont pas seulement défendus. En moins de rien ; ils ont été couchés ; et ils criaient encore qu’elle, en terrain plat et libre, bondissait à travers l’herbe…
      • Ses muscles roux se tordent ; sa grande haleine creuse un trou brûlant dans le ciel. La flamme saute comme si elle voulait quitter la terre pour toujours ; à travers son corps aminci on peut voir toute la colline brûlée.
      jean giono

    • velosolex velosolex 13 août 02:36

      @lacerta

      Une grande capacité à vomir le texte des autres
      Comme un dérouleur de papier chiotte qui s’emballe
      Donnant envie de tirer la chasse d’eau


    • Cyrus lacerta 13 août 02:50

      @velosolex

      non juste une reponse du berger a la bergere sur les mont are krishna
      pour repondre a ton idiotie de te servir de la poesie pour comparer ghernica et boucha ...

      tu refait un BBQ ce weekend .... ? moi a ta place je m’ en tiendrais au patte au beuure smiley

      bon apetito maestro ... 


    • velosolex velosolex 13 août 02:58

      @lacert

      Je fais moi aussi des fautes d’orthographe.
      Ce n’est pas mortel jusqu’à un certain niveau.
      Un peu comme les flatulences qui effraient les bergères !

      Ca gâche les rimes et les haïkus

      Y a pas de honte à aller consulter. 


    • Cyrus lacerta 13 août 03:17

      @velosolex

      Pour le sourire de l’ ange ,
      Aux ailes parées de brumes...
      Pour les coeurs chargés d’ enclumes,
      Qui vivent d’ apres leurs songes ;
      Se perdent, dans les ténèbres...,
      D’un doute ... ! l’ amour qui sombre .


  • La poésie est de nature aquatique : elle coule de SOURCE. Ne cherchez plus le Giec. Lisez Le grand THOTH HERMES TRISMEGISTE : ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. Vos coeur est SEC. 

    Piatka 05 juin 2018
    Henri Michaux
    UN CAS DE SPONTANÉITÉ MAGIQUE

    Sur une grande route,
    
il n’est pas rare de voir une vague,
    
une vague toute seule,

    une vague à part de l’océan.

    Elle n’a aucune utilité, ne constitue pas un jeu.

    C’est un cas de spontanéité magique.

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