vendredi 17 avril 2015 - par Séraphin Lampion

Sol Invictus et la septante, instruments de l’impérialisme romain

Pourquoi sommes-nous obligés de préciser, quand nous mentionnons une date, si elle se situe avant ou après l’ »ère chrétienne » ? Quel rôle a bien pu jouer cette religion chrétienne dans l’antiquité et le moyen-âge pour avoir pu imposer ce calendrier à la planète entière, ou du moins aux organismes officiels et internationaux ?

La septante.

Après la défaite de Spartacus lors de la guerre servile, vers – 70, qui se solde par une défaite écrasante pour eux, les esclaves romains perdent tout espoir de retrouver une condition d’homme libre. Mais l’espoir en un Sauveur était né.

Vers - 30, des esclaves formés aux lettres sont envoyés à Alexandrie comme "employés aux écritures". En Egypte, ils découvrent la Septante, une version grecque de la Bible hébraïque (non reconnue par le judaïsme). Ces esclaves assimilent leur condition à l’oppression subie par les juifs et donnent une place à part à ce livre qui se met à circuler. Mais la grande majorité des esclaves sont illettrés et les traditions orales supplantent les traditions écrites jusqu' au règne de Constantin

Chrestus

Suetone a laissé un témoignage sur des provocateurs et agitateurs de Rome sous le principat de Claude (41-54) menés par un certain Chrestus, un prophète parmi les esclaves romains dans la Rome du I er siècle. Les adeptes de Chrestus sont progressivement désignés par le terme "chrétiens". Cette appellation caractérisait sous Trajan (98-117) toute personne opposée à l'ordre Romain, passible de peine de mort, amalgame pratique,équivalent à « terroriste » aujourd’hui. Il existait d’autres rebelles parmi les populations envahies par les armées romaines, ce qui augmentait le nombre de "chrétiens" au fur et à mesure qu' avançaient les frontières.

Les « Collegia »

En 144, la Septante est définitivement adoptée par ces "chrétiens". Deux lois vont alors contribuer à la propagation du "christianisme" dans les régions sous domination romaine :

- la première, instaurée par Septime Sévère (193 à 211) permettait aux citoyens de Rome de se regrouper en associations.

- la seconde, instaurée en 212 par Caracalla, accordait la citoyenneté romaine à tous les hommes libres vivant dans l' Empire. La plèbe urbaine "chrétienne", qui pouvait alors se réunir dans des Collegia, s'organiser et créer des mutualités avec les esclaves "chrétiens", permettant aux pauvres de s'assurer d'une sépulture dans des lieux appropriés acquis par ces associations. La pratique de ce culte privé était autorisé à condition de désigner un episcopus (évêque), responsable de la discipline du groupe, qui faisait le lien entre l’association et l’administration impériale ( jamais un esclave), et la récitation d’une prière pour la prospérité de l’Empire et la bonne santé de l' Empereur à la fin de chaque réunion de Collegium.

Il ne s’agissait pas d'une Eglise, mais de différentes Collegia doctrinalement concurrentes, dont les oppositions pouvaient se transformer en véritables bagarres. Chacune d'entre elles adoptent la Septante, dans plusieurs versions, interprétée de différente manière, ainsi que d'autres textes ou des apports d'autres religions dites païennes ; les évêques des autres Collegia les considèrent comme hérétiques et/ou les textes adoptés comme apocryphes, et vice versa. Avec la conversion de romains au judaïsme et la propagation des "chrétiens", le monothéisme s’impose petit à petit dans l’Empire des romains polythéistes, à coté de nombreux autres cultes comme celui de Mithra.

Jésus-Christ

Aux 2ème et 3ème siècles, les chrétiens ne font pas mention de Jésus Christ dans des textes où il devrait figurer. Cyprien qui écrivait à son ami Donat pour l' inciter à partager sa nouvelle croyance religieuse, sans jamais mentionner le messie des chrétiens. Minucius Félix dans son apologie à la religion chrétienne, qui ne mentionne ni le Christ, ni la Septante, ni les Evangiles, ni les Apôtres.....Des "chrétiens" sans Christ.

Entre 235 à 284, pendant 50 ans, l’Empire Romain vivra sous un climat d’anarchie où 20 empereurs se succéderont, et bien que divisées, les Collegia "chrétiens", très présentes dans les grandes villes de l’Empire, Rome, Carthage, Alexandrie, Antioche forment une sorte de parti hiérarchisé, unique en son genre, sans aucune concurrence de cette nature dans les religions dites païennes. Cette prise d'importance est sans doute la raison qui a poussé Dèce en 250, Valérien en 257, et Dioclétien en 303

Constantin Christos

A partir de 313, Constantin va réaliser l'un des plus grands tours de passe-passe politique de l' histoire, en se convertissant et en faisant rapidement du "christianisme » la religion d'état de l' Empire Romain. Tous ces évêques, ces chefs de Collegia, ces lettrés chrétiens issus des paedagogia de l' Administration de l' Empire, pour garantir leur vie et leurs avantages, ont pactisé avec leur ancien ennemi pour lui apporter un appui. Constantin en fera son administration religieuse. Il prend pour symbole le chrisme et pour titre Christos (oint de Dieu), et perpétue la tradition romaine des "souverains-dieux soleils" tel que Septime Dominus Sévère ou Auguste.

Constantin Pontifex Maximus devient ainsi le représentant officiel du Dieu Unique des chrétiens. L' Edit de Milan autorise les "chrétiens" à pratiquer publiquement leur culte.

Comme la grande majorité des chrétiens sont illettrés, plutôt que s' attacher aux écritures, Constantin va utiliser d'autres moyens pour fidéliser les communautés chrétiennes, avec la construction de nombreuses Collégiales ou Basiliques (maisons de l' Empereur), et n' oubliera pas ceux qui sont attachés à la Septante en déclarant Jérusalem comme capitale spirituelle. A ce moment les chrétiens, traditionnellement insoumis dans la Rome Antique deviennent des troupes obéissantes.

A Constantinople, l’Istanbul actuelle, la future Byzance, dans sa nouvelle capitale de l' Empire, au centre ville, domine une statue monumentale sur un pylône de pierres rouges représentant Constantin en divinité solaire illuminant de ses rayons la totalité de l' Empire. Son mausolée dit Eglise des Saint Apôtres, abrite son sarcophage trônant au centre de l' édifice, tel le soleil éclairant tout le Zodiaque symbolisé par 12 faux sarcophages représentant les 12 divinités zodiacales.

 A Rome, il ordonne l’édification de la basilique de Saint Pierre, vraisemblablement commencée en 322. A Jérusalem, il fait construire une. Il officialisait ainsi l' appropriation chrétienne de la Septante, et créait virtuellement les Lieux Saints chrétiens en permettant aux futurs évangélistes, copistes, correcteurs, glossateurs, et autres, de situer en Galilée la vie terrestre de leur Sauveur.

Le syncrétisme de Constantin

En 335, on christianisa la fête d'une autre religion. Noêl ou Neo Helios (Nouveau soleil) qui coïncide à peu près avec le solstice d'hiver est fêté le 25 décembre pour fêter la naissance du Sauveur... ce jour de fête coïncide avec celui de Sol Invictus (religion très répandue dans l’armée romaine) et avec la naissance de Mithra.

Pâques est un nom emprunté à une fête juive, par l’influence de la Septante sur les chrétiens, mais qui n' a pas plus de liens avec le judaïsme que ce nom. Les juifs fêtent Pâques à une date fixe de leur calendrier (le 15 Nissan) pour commémorer l’exode hors d’Egypte, tandis que les chrétiens fêtent Pâques durant l’équinoxe de printemps, pour commémorer la résurrection du Christ. Les premiers n’ont jamais eu de mal à dater cette fête tandis que la datation de la Pâques chrétienne est restée un problème jusqu' à l’instauration du calendrier Grégorien. Avant que Constantin ne légifère la date de Pâques, cette fête était célébrée le 25 mars, or le culte de Cybèle et Attis célèbre ce même jour... la résurrection d' Attis.

En 451 le Concile de Chalcédoine introduit la doctrine d’un Christ en croix, comme pour succéder au mythique Attis, crucifié et ressuscité, de même qu'on déclarera de foi que le Sauveur s'était incarné sous les traits d'un esclave (chose que les Evangiles actuels ignorent).

Le Concile de Constantinople en 692 ordonne de ne représenter Christos que sous une forme humaine, ce qui sous-entend que jusqu' à l'aube du 8ème siècle, le Sauveur était représenté sous d’autres formes.

La papauté

Contrairement à l’idée reçue, la liste des papes ne commence pas avec Saint Pierre. C’est an 382 que l' Empereur d' Occident Gratien décide d'abandonner son titre de Pontifex Maximus, après que Théodose ait fait interdire tout culte qui ne soit pas celui du Christ-Roi. Cette "révolution culturelle" va conduire vers des persécutions de pratiquants de religions, auxquels le christianisme a pourtants puisé certains fondements : le culte de Mithra, de Cybelle et Attis, Sol Invictus. Une répression sur les cultes dits païens qui va durer de nombreux siècles en Occident et en Orient, accompagnée de la destruction des textes et des livres concernés, une répression sans comparaison bien plus importante et sanglante que les précédentes persécutions romaines anti-chrétiennes.

Le premier évêque à s'intituler Pontifex Maximus est Léon 1 er vers 440. De 590 à 604 l'évêque de Rome, Grégoire, dit Grégoire le Grand connaît plusieurs succès en convertissant au christianisme plusieurs souverains barbares, et il impose une primauté sans conteste de Rome, à l'encontre notamment du Patriarche de Constantinople, qui voulait être nommé par l'Empereur d' Orient.

L’intervention des « barbares » (qui n’étaient bien souvent que des mercenaires venus réclamer la solde que Rome ne leur payait pas), va relativiser les pouvoirs de la papauté jusqu' au 8ème siècle. Menacé par les Lombards, l’évêque de Rome, Etienne II, demandera de l'aide à Pépin le Bref accompagné d'un document aujourd'hui nommé comme la Donation de Constantin. Ce document rattaché au nom de l’Empereur Constantin et adressé à l’évêque de Rome Sylvestre 1er, en 315 aurait pour origine la guérison, par Sylvestre, de la lèpre dont Constantin aurait été affligé. Ce texte est divisé en deux parties, la première établit les croyances que Sylvestre aurait inculqué à Constantin. La seconde partie est la donation à proprement parler, et prétend léguer à Sylvestre et à ses successeurs, la ville de Rome, l’Italie et toutes les régions occidentales de l’Empire. Constantin y aurait déclaré devoir se retirer dans la partie orientale de l’Empire pour ne pas empiéter sur la souveraineté de l’évêque de Rome. Pour ses nombreux anachronismes, notamment le legs d'églises à Rome, qui n'existaient pas en 315-317, date supposée de sa rédaction, ce document est largement considéré comme une falsification depuis le 12ème siècle, et par le Vatican depuis le 19ème siècle.

Pépin le Bref accède à la demande d'Etienne II vers 753, envoie ses troupes et libère Rome et l' Italie qu'il offre à la papauté. C'est la naissance des Etats Pontificaux, et, bien que les lombards vont bien vite reprendre le contrôle de la région, la papauté se déclare à ce moment-là comme légitime héritière de l' Empire Romain d' Occident, à partir d'un faux document. Ces étatsse sont accrus et ont connu leur extension maximale au 14 ème siècle.

A partir de ces données, on peut établir une chronologie de l’ évolution du christianisme dans notre histoire :

-70 Révolte de Spartacus

-30 Découverte de la Septante par les premiers esclaves "chrétiens" lettrés

 0 Naissance supposée de Jésus Christ

 50 Révolte de Chrestus à Rome

100 Trajan nomme "chrétiens" toute personne opposée à l’ordre romain

111 Pline le Jeune mentionne que les chrétiens louent "le Christ"

135 Disparition de tout état juif en Palestine

144 La Septante est définitivement adoptée par les chrétiens

210 Approbation de deux législations romaines qui permettent l' extension du christianisme dans l' Empire

313 Conversion de Constantin au christianisme dont le Concile de Nicée légifère ce nouveau culte et affirme la nature trinitaire d'un Dieu Unique, une révolution parmi les cultes monothéistes

335 La fête du Sol Invictus devient le jour de Noël

440 Léon 1er, premier pape portant le titre de Pontifex Maximus

451 Le Concile de Chalcédoine introduit la doctrine d'un Christ en croix, et d'un Sauveur incarné sous les traits d'un esclave

546 Premier Nouveau Testament constitué par le Codex Fuldensis

692 Le Concile in Trullo de Constantinople ordonne de ne représenter le Christ que sous forme humaine

753 Etienne II fait intervenir Pépin le Bref en Italie avec le document de la Fausse Donation de Constantin. Naissance des Etats du Pape.

795 Charlemagne fait réviser les différentes reproductions écrites de la Bible et leurs dissonances

800 Début de la révolution scripturale de la minuscule qui laisse à l’abandon un grand nombre de textes anciens

Le fait que la décision de rattacher le calendrier naissance supposée du Christ n’est pas un hasard. La proposition de Denys le Petit a été adoptée par l'Église en 532, puis elle s’est généralisée au 8ème siècle. A partir de l'an 1000, seul ce calendrier figure sur les actes officiels, certifiant ainsi l’influence effective de la doctrine chrétienne dans les sociétés européennes.



70 réactions


  • filo... 17 avril 2015 14:04

    Article qui dépeint christianisme et Occident dans ses formes idylliques, comme une suite logique des choses, parfaitement juste et normale, le tout, en somme, coulent de source.

    Mais en réalité, la face cachée de cette histoire de décompte d’avant et d’après JC est une question de domination et de l’hégémonie occidentale sur le reste du monde. Il est étroitement lié avec tous le reste que l’Occident a véhiculé comme p.ex. esclavagisme, croisades, implantation de la démocratie par tous les moyens, colonialisme.

    Tiens p.ex. colonialisme vous êtes combien en France encore aujourd’hui à croire que le colonialisme c’était qq chose de bien et positif puisque il propagé uniquement la culture française.

    Or, maintenant ça devient évidant et les exemples tels que la pseudo crise ukrainienne, Libye, Syrie etc, les démontrent que l’Occident a perdu cette hégémonie qu’il avait avant.
    Je dois l’avouer que je ne sais pas si les occidentaux ont compris cela et ils le font semblant comme si...
    Ou bien leur stupidité a atteint des sommets et ils poussent le monde dans les abîmes.

    Mais il est sûr et certain que viendra le jour où il faudra tour refaire en commençant par abandonner les certitudes occidentales et refaire histoire (qui sera nécessairement autre que celle des vainqueurs), les sciences, religions (se débarrasser des religions, peu être et pourquoi pas après tout)

    D’habitude je n’ai quasi pas de certitudes dans ma vie, mais alors là ; je vous dis qui vivra verra !


    • Séraphin Lampion P-Troll 17 avril 2015 14:07

      @filo...


      cet article ne dit rien d’autre !
      avez-vous remarqué le titre ?

    • filo... 17 avril 2015 15:05

      @P-Troll
      Le titre c’est une chose et le texte une autre. Selon moi votre article, le texte donc, c’est la gloriole occidentale ; d’où ma réaction...


    • Séraphin Lampion P-Troll 17 avril 2015 15:11

      @filo...

      Pourtant, cest moi l’auteur et mon propos était de développer le titre...
      J’ai dû être maladroit.


    • Aldous Aldous 18 avril 2015 17:52

      @P-Troll
      Le titre est mensonger.


      La septante est la traduction de l’ancient testament demandé par le roi-pharaon grec Ptolémé aux juifs hellènisés installes à Alexandrie pour sa bibliothèque.

      Sa traduction est due à 70 rabbins et elle est si bien admise par les hébreux que le grec a été élevé PAR EUX au rang de langue liturgique juive.

      Le dimanche ferié est renommé de Soldi à Kyriaki en grec et domini en latin par le pape Sylvestre Ier c’est a dire Jour du Seigneur, car le christ est ressucité la nuit entre shabbat (samedi) et dimanche. 

      Oser assimiler le culte de sol invictis et le christianisme est une vaste plaisanterie.

      Le chritianisme sépare ce qui est à Dieu de ce qui est à César. le chef de l’Eglise est le christ et non l’emprereur, et l’Eglise dépende de ses patriarches (dont le pape pour l’occident) et non du pouvoir politique.

    • Aldous Aldous 18 avril 2015 18:02

      @Aldous
      Les noms chrétiens de la semaine (empire romain d’orient et monde orthodoxe)

      Domini / Kyriaki Jour du seigneur
      Deutera (second jour) = lundi
      Triti (3e jour) = mardi
      tetarti (4e jour) = mercredi
      Penpti (5e jour) = jeudi
      Paraskevi (Préparation (du shabbat)
      Sabbato (Shabbat) = samedi

      Samedi et dimanche sont fériés dans le monde orthodoxe chrétien

    • Séraphin Lampion P-Troll 19 avril 2015 09:11

      @Aldous

      « Oser assimiler le culte de sol invictis et le christianisme est une vaste plaisanterie. »

      A vos yeux, tout ce qui entame la version officielle est une vaste plaisanterie.
      L’église a d’ailleurs eu le temps d’écrire l’histoire à sa façon en détruisant les documents qui la gênaient et en produisant des textes apocryphes.
      Les abbayes ont eu pendant plusieurs siècles le monopole des connaissances, et le contrôle était strict.

      Je n’en ai pas les capacités, mais il serait intéressant d’étudier l’histoire à la lumière de l’anthropologie, et l’influence exercée par Sol Invictus constituerait un sujet de premier ordre.

    • Aldous Aldous 19 avril 2015 09:41

      @P-Troll
      Moi ? Vous avez lu mes articles ?

      Quelle Église ?
      Ce que je dis est commun à au moins 4 Eglises qui se sont séparées dès les premiers siècles : Grecs, Coptes, Ethiopiens, Syriaques. Ont-ils tous modifié l’histoire de concert ? 
      Les abbayes de quel pays ? Vous prenez le « Nom de la Rose » pour un documentaire hisorique ? 
      Etudiez Byzance, et vos certitudes maçonniques s’effondreront.

      Je veux bien que Sol invictus soit de nouveau en vogue à Rome à partir des Tusculum, mais par pitié, n’y melez pas Constantin. Constantin n’était pas un empereur chrétien. C’est sa mère qui l’était.
      Constantin ne s’est converti que sur son lit de mort. Il est donc normal qu’il ait porté toute sa vie le titre de pontifex maximus comme tous les empereurs depuis César. Et ça ne relève d’aucun complot.

    • Séraphin Lampion P-Troll 19 avril 2015 11:12

      @Aldous


      « Je veux bien que Sol invictus soit de nouveau en vogue à Rome à partir des Tusculum, mais par pitié, n’y melez pas Constantin »

      La religion du Soleil Invaincu s’adressait davantage aux militaires qu’aux civils, qui ne faisaient guère que suivre le mouvement, et elle fut, de fait, très répandue dans les milieux militaires. Si elle n’est pas particulièrement mise en avant par la propagande impériale de Dioclétien (284-305) et de la Tétrarchie (293-306), elle était toujours vivace dans l’armée au début du ive siècle puisque l’empereur Constantin Ier (306-337), fervent adorateur de ce dieu, fera frapper sur les monnaies la légende « Soli Invicto Comiti », « Au Soleil invaincu qui m’accompagne ». C’est lui qui, par une loi du 7 mars 321, fera du « Jour du Soleil », correspondant au dimanche (cf. Sonntag, de Sonne, soleil, et Tag, jour, en allemand), le jour du repos hebdomadaire (Code Justinien 3.12.2).

      Constantin n’était pas chrétien, c’est certain : il a utilisé le réseau des évêques pour remmettre en l’ordre l’administration de l’empire, ce n’est pas apreil.


  • njama njama 17 avril 2015 15:01

    sauf erreur c’est bien Constantin qui suscite le Premier concile de Nicée en 325 dans lequel il intervient d’ailleurs :
    dans sa Lettre aux Églises il écrit notamment "La question touchant la fête de Pâque y ayant été agitée, tous sont demeurés d’accord d’un commun consentement de la célébrer le même jour… Tous ont jugé que c’était une chose indigne, de suivre en ce point la coutume des Juifs… Ils sont si fort éloignés de la vérité, même en ce point, qu’ils célèbrent deux fois la fête de Pâque en une année… Embrassez donc volontairement l’usage, qui est établi à Rome, en Italie, en Afrique, en Égypte, en Espagne, en Gaule, en Angleterre, en Achaïe, dans le Diocèse d’Asie et de Pont, et en Cilicie. » (ici)
    La rupture avec les Juifs est ainsi consommée par l’adoption du calendrier romain, bien que Jésus selon les Évangiles avait célébré la Pâque juive, juste avant de donner (d’y ajouter ?) un nouveau rite dont on peut supposer qu’il n’annulait pas la validité spirituelle du précédent, ni la liberté de le célébrer.
    Le début du IV° siècle ouvre beaucoup de changements majeurs dans le christianisme, comme par exemple l’émergence du symbolisme de la Croix qui n’avait pas vraiment d’importance auparavant et qui se substitue à celui de l’Ancre , ainsi que le dogme de la Trinité qui signe la mise à l’index des autres hérésies que Constantin ira combattre. Certainement est-ce là aussi le début d’un christianisme guerrier ...


    • Séraphin Lampion P-Troll 17 avril 2015 15:10

      @njama

      Merci pour ces précisions

      L’ancre ne serait autre que l’ânkh, la croix ansée égyptienne.

      L’ânkh est utilisé fréquemment dans l’art égyptien, en particulier dans les peintures des tombes ; il apparaît souvent au bout des doigts d’une divinité, dans des images montrant les divinités de l’au-delà faisant le don de vie à la momie de la personne défunte.


    • njama njama 17 avril 2015 16:22

      @P-Troll
      je ne saurais dire s’il y a un rapport avec l’ânkh égyptienne, il ne me semble que non car l’Ancre des premiers chrétiens ne fait pas référence à la Croix, cela vient de l’Épître aux Hébreux (6:19) de saint Paul : « Nous avons cette espérance comme une ancre pour l’âme, ferme et sûre », un symbole d’attachement ferme et sûr à la foi.

      Clément d’Alexandrie (vers 150 à vers 200) mentionne l’ancre comme un symbole autorisé des chrétiens, avec le poisson (ichtus). Dans son ouvrage appelé Le Pédagogue, pour les catéchumènes, il écrit : « les signes qui doivent distinguer le chrétien sont une colombe, un poisson, une nacelle portée à pleine voile vers le Ciel et l’ancre marine (anchora nautica). »
      Pas plus que l’étoile de David n’était le symbole de la religion des israélites, pas plus la Croix n’était le symbole universel des chrétiens ...


    • andromerde95 17 avril 2015 18:19

      les menteurs professionnels le crucifiement était un moyen de mise à mort ultra répandu sous l’empire romain, ça vient uniquement de là la croix chrétienne. donc ce n’est qu’une coïncidence si les égyptiens avaient une croix dans leur religion.


    • andromerde95 17 avril 2015 18:21

      la trinité était répandue parmi les chrétiens avant le concile de nicée : 

      Ignace d’Antioche (an 110)
      À l’Église à Éphèse en Asie . . . choisie à travers de vraies souffrances par la volonté du Père en Jésus Christ notre Dieu (Lettre aux Éphesiens 1).
      Pour notre Dieu, Jésus Christ, qui fut conçu par Marie en accord avec le plan de Dieu : de la semence de David, il est vrai, mais aussi du Saint Esprit (ibid. 18,2).

      Justin le martyre (an 151)
      Avec ce Dieu suprême nous adorons encore deux autres personnes : celui qui est venu pour nous enseigner sa doctrine, Jésus-Christ notre maître, crucifié en Judée sous Ponce-Pilate, du temps de Tibère-César, véritablement fils de Dieu ; et enfin l’Esprit prophétique, culte éminemment raisonnable, comme nous vous le démontrerons. A ce propos on crie à la folie : quelle absurdité, en effet, de placer à côté du Dieu immuable et éternel, à côté du créateur du monde, un homme crucifié ! C’est qu’il y a là un mystère que vous ignorez : nous allons vous le découvrir (Première Apologie 13,5–6).
      Il (Jésus) est appelé Dieu, Il est Dieu et le sera toujours. (Dialogue avec Tryphon, 58 : 9.)

      Théophile d’Antioche (an 181)
      Tel est l’attribut de Dieu, du plus haut et du plus puissant et du Dieu vivant, non seulement d’être partout, mais aussi de tout voir et de tout entendre ; car il ne peut en aucun cas être contenu en un lieu. . . . Les trois jours avant les luminaires furent créés comme des types de la Trinité : Dieu, sa Parole et sa Sagesse (À Autolycus 2,15).

      Irénée de Lyon (an 189)
      Car l’Église, bien que dispersée de par le monde entier, même au bout de la terre, a reçu des apôtres et de leurs disciples la foi en un seul Dieu, le Père Tout Puissant . . . et en un seul Jésus Christ, le Fils de Dieu, qui est devenu chair pour notre salut, et dans le Saint Esprit (Contre les hérésies 1,10,1).
      Il (Christ) est vraiment Dieu et vraiment homme. (Contre les hérésies, 4, 6, 7.)
      Christ (Jésus) notre Seigneur, notre Dieu, notre Sauveur et notre Roi. (Contre les hérésies, 3 19, 2.)

      Clément d’Alexandrie (mort en 215)
      Aussi le Christ est à la fois humain et divin, dualité une, Dieu et homme. (Protreptique, 1, 7, 1.)
      Il s’est revêtu d’un homme car il est Dieu sans souillure sous l’aspect d’un homme. (Protreptique 37 : 3, le pédagogue 1, 115.)
      La Parole Divine, celui qui est vraiment la divinité manifestée, celui qui fut rendu égal au Seigneur de l’univers parce qu’il était son Fils. (Exhortation aux païens, 10.)
      Le Père n’a jamais été sans le Fils. (Stromates 5.)
      Je ne comprends rien d’autre sinon qu’il s’agit ici de la sainte Trinité car le 3ème est le Saint-Esprit et le Fils est la seconde par lequel toutes choses furent faites selon la volonté du Père. (Stromates 5)

      Tertullien (an 216)
      Nous croyons en un seul Dieu, mais avec la dispensation ou l’économie, comme nous l’appelons, que ce Dieu unique ait un Fils, son Verbe, procédant de lui-même, « par qui tout, a été fait et sans qui rien n’a été fait. » . . . Nous croyons que de là il a envoyé ensuite, conformément à sa promesse, l’Esprit saint, le Paraclet du Père, pour sanctifier la foi de ceux qui croient au Père, au Fils et à l’Esprit saint. . . ce symbole nous a été transmis dès le commencement de l’Évangile, même avant les premiers hérétiques (Contre Praxeas 2).
      En gardant néanmoins le sacrement de l’économie qui divise l’Unité en Trinité, où nous distinguons trois personnes, le Père, le Fils et l’Esprit saint. Ils sont trois, non pas en essence, mais en degré ; non pas en substance, mais en forme ; non pas en puissance, mais en espèce ; tous trois ayant une seule et même substance, une seule et même nature, une seule et même puissance, parce qu’il n’y a qu’un seul Dieu duquel procèdent ces degrés, ces formes et ces espèces, sous le nom de Père, de Fils et de Saint-Esprit (ibid.).
      Ne perds jamais de vue le principe, établi par moi, que le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont inséparables, et par-là, tu reconnaîtras toujours dans quel sens on le dit. Car voilà que je soutiens maintenant qu’autre [distinct] est le Père, autre est le Fils, autre l’Esprit saint. L’ignorant ou le pervers se scandalisent de ce mot, comme s’il signifiait diversité, et qu’il impliquât par suite de cette diversité la séparation du Père, du Fils et de l’Esprit. (ibid., 9). 
      Ainsi l’union du Père dans le Fils et du Fils dans le Paraclet, forme trois personnes indissolubles, produites l’une de l’autre, de manière que trois sont une seule et même chose, mais ne sont pas un seul, « ainsi qu’il a été dit : Mon Père et moi, nous sommes une seule et même chose, » ce qui implique l’unité de substance, mais non l’unité de nombre. (ibid., 25).

      Origène (an 225)
      Car nous ne soutenons pas ce que les hérétiques imaginent : qu’une partie de l’être de Dieu a été transformé dans le Fils, ou que le Fils a été procréé par le Père à partir de substances non existantes, c’est-à-dire, à partir d’un être en dehors de lui-même, comme si il y avait eu un temps où il [le Fils] n’existait pas ( Doctrines fondamentales 4,4,1).
      Non, en rejetant toute suggestion de corporéité, nous croyons que la Parole et la Sagesse ont été engendrées du Dieu invisible et incorporel, sans rien de corporel . . . l’expression que nous employons cependant, qu’il n’y a pas eu de temps où il n’existait pas, doit être utilisé avec une certaine précaution. Car les mots ‘lorsque’ et ‘jamais’ sont des termes temporels, alors que tout ce qui est dit du Père, du Fils et du Saint Esprit, doit être compris comme transcendant tous les temps, tous les âges (ibid.).

      Le Pape Denis (262)
      Ensuite je dois m’adresser à ceux qui divisent, séparent et détruisent la monarchie (la Trinité), l’enseignement le plus vénérable de l’Église de Dieu, en trois puissances et hypostases séparées et en trois divinités.. . . . [Certains hérétiques] prêchent en quelque manière trois dieux, en divisant la sainte unité en trois hypostases étrangères l’une à l’autre et totalement séparées (Lettre à Denis évêque d’Alexandrie 1).
      Il est nécessaire, d’ailleurs, que la Trinité divine soit récapitulée et ramenée à un seul, comme à un sommet, c’est-à-dire le Dieu tout-puissant de l’univers . . . Ce n’est donc pas n’importe quel blasphème, mais le plus grand, de dire que le Seigneur est en quelque sorte une chose façonnée [une créature]. . . . Si donc le Fils a été fait [a été créé], il y eut un temps où cela n’était pas ; et il y eut donc un moment où Dieu était sans cela ; ce qui est totalement insensé. (ibid., 1–2).
      Il ne faut donc pas partager en trois divinités l’admirable et divine unité. . . . mais il faut croire en Dieu le Père tout-puissant et en son Fils Jésus Christ et au Saint-Esprit : le Verbe est uni au Dieu de l’univers. Car il dit : « Moi et le Père, nous sommes un » Jn 10,30 et « Je suis dans le Père et le Père est en moi » Jn 14,10 (ibid., 3).

      Grégoire le Thaumaturge (265)
      Il n’y a qu’un seul Dieu. . . . Il y a une Trinité parfaite, en gloire, éternité et souveraineté, ni divisée ni séparée. Par conséquent il n’y a rien de créé ni servitude dans la Trinité, ni rien d’ajouté, comme si à une époque il y avait quelque chose de non existant, et puis plus tard quelque chose ait été introduit. Et ainsi le Fils n’a pas été sans le Père, ni l’Esprit sans le Fils ; mais sans variation ni changement, la même Trinité demeure à jamais (Déclaration de Foi).

    • njama njama 17 avril 2015 21:00

      @andromerde95
      le crucifiement était un moyen de mise à mort ultra répandu
      je le crois volontiers
      je soutiens d’ailleurs la thèse que Jésus s’est fait buté comme Socrate bien que d’une toute autre manière mais pour les mêmes raisons qu’il était un empêcheur de croire en rond ...
      franchement la Trinité n’a rien à voir là-dedans ... et on s’en tape de cette vision d’intellos qui ne repose que sur leurs propres phantasmes, et sauf que elle était devenue une expression de la pensée unique (et inique)
      le crucifiement vous m’avez bien fait rire, je connaissais crucifixion ... et éventuellement cruci_fiction


    • andromerde95 17 avril 2015 23:48

      @njama

      crucifiement expression fr 


      la trinité des fantasmes ah bon ? : - Jésus est le Grand Dieu Sauveur, d’ailleurs selon Esaïe 43:11 l’Éternel est le seul sauveur et il n’y en pas d’autres hormis lui (Tite 2 :13 //Esaïe 43 :11 ; Matthieu 1 :21 ; Jean 4 :42 ; Jean 12 :47 ; Actes 4 :12 ; Hébreux 7 :25)
      - Jésus-Christ est le Créateur (Jean 1 :3 et Colossiens 1 :16//Esaïe 44 :24)
      -Que ça soit Jésus ou YHWH, tout genou fléchit devant lui et toute langue jure en son nom(Ésaïe 45:23//Philippiens 2 :10)
      - Jésus-Christ est l’Alpha et l’Oméga comme Dieu(Apocalypse 1 :8 (*il est probable que ça soit juste le christ appelé le tous-puissant et le Seigneur Dieu)// 1:17-18 ; 21:6 )

      - Jésus-Christ est le YHWH de l’Ancien Testament :
      - Dans l’AT, YHWH est celui qui sonde les cœurs et les reins (Jérémie 17 :10)/Dans le NT, c’est Jésus Christ qui le fait (Apocalypse 2 :18-23) 
      - YHWH/Jésus-Christ est le seul rocher (Esaïe 44 :8/1 Corinthiens 10 :4)
      - YHWH/Christ est la pierre d’achoppement, le rocher de scandale (Esaïe 8 :13-14/1 Pierre 2 :7)
      - YHWH/Christ est le Roi d’Israël (Sophonie 3 :15/Jean 1 :49)
      - YHWH/Christ est le Saint (Psaume 22 :4/Actes 3 :14)
      - YHWH/Christ est le Roi, le Seigneur de Gloire (Psaume 24 :7-10/1 Corinthiens 2 :8)
      - Christ est appelé « L’Eternel notre Justice » (Jérémie 23 :5-6) [Jésus/Yéchoua = « Dieu sauve]
      - YHWH/Christ fonde sa gloire par la bouche des enfants (Psaume 8 :2-3/Matthieu 21 :16)
      - La gloire de YHWH et celle de Christ sont décrites de la même manière dans les deux textes suivants : Psaume 102 :25-28 et Hébreux 1 :10-13a
      - Jan le Baptiste devait préparer la route de YHWH/Christ (Esaïe 40 :3/Matthieu 3 :3)
      - YHWH/Christ est estimé à 30 sicles d’argent (Zacharie 11 :13/Matthieu 27 :3-10) - YHWH/Christ est celui qui est percé (Zacharie 12 :10/Jean 19 :37)
      - Les pieds de YHWH/Christ se poseront sur la montagne des Oliviers (Zacharie 14 :3-4/Actes 1 :11-12) 
      YHWH/Christ est l’époux du peuple de Dieu (Esaïe 54 :5/Matthieu 9 :15)


    • andromerde95 17 avril 2015 23:49

      - Christ possède un nom au-dessus de tout nom (Philippiens 2 :9) : quel est le Nom au-dessus de tout nom ? 
      -Jésus descend du ciel et vient d’en haut or celui qui descend du ciel et vient d’en haut est au dessus de tous (Jean 3:31 à comparer avec Jean 3:13, Jean 6:38 et Jean 8:23)
      -aussi jésus=Dieu là : jean 14 « 13et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. 14Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. »
      jésus est Dieu, il faut prier jésus et faire des vœux en son nom, le père est glorifié dans le fils donc en glorifiant jésus on glorifie le père.
      -Mt 18:28 « Jésus, s’étant approché, leur parla ainsi : Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. »
      jésus est tous-puissant, il a tous les pouvoirs partout c’est donc Dieu.
      -luc 4 :« 12Jésus lui répondit : Il est dit : Tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu. »
      jésus se fait tenter par le diable dans ce chap mais il rétorque au Diable (sortant des versets bibliques, hors de leur contexte pour tenter jésus) qu’il est écrit qu’il ne faut pas tenter Dieu, donc jésus est Dieu.


    • andromerde95 17 avril 2015 23:49

      -« Ecoute-moi, Jacob ! Et toi, Israël, que j’ai appelé ! C’est moi, moi qui suis le premier, c’est aussi moi qui suis le dernier. Ma main a fondé la terre, et ma droite a étendu les cieux  : je les appelle, et aussitôt ils se présentent. Vous tous, assemblez-vous, et écoutez ! Qui d’entre eux a annoncé ces choses ? Celui que l’Eternel aime exécutera sa volonté contre Babylone, et son bras s’appesantira sur les Chaldéens. Moi, moi, j’ai parlé, et je l’ai appelé ; je l’ai fait venir, et son œuvre réussira. Approchez-vous de moi, et écoutez ! Dès le commencement, je n’ai point parlé en cachette, dès l’origine de ces choses, j’ai été là. Et maintenant, le Seigneur, l’Eternel, m’a envoyé avec son esprit » (Esaïe 48 : 12-16)
      Dans ce passage, nous voyons une allusion directe à Dieu le Père (l’Eternel), à Dieu le Fils (celui qui parle, la Parole), et à Dieu le Saint-Esprit (Son Esprit). Dans ce passage l’Éternel déclare qu’il est envoyé par l’Éternel.
      -Philippe dit que jésus est Dieu Jean 20:28
      -dans jean 8:58 jésus est « JE SUIS » (nom de Dieu) et est (au présent) depuis l’éternité avant Abraham
      -Dans 2 pierre 1:1 ’Simon Pierre, serviteur et apôtre de Jésus-Christ, à ceux qui ont reçu en partage une foi du même prix que la nôtre, par la justice de notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ
      -Jésus lui dit : Jn 11 Je suis la résurrection et la vie.
      -Jn 14:6 « Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. »
      -Jésus remplace les commandements divins juifs par ses commandements à lui Mt 5 « 43Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. 44Mais moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent »
      -Jn 8,24 "pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés ; car si vous ne croyez pas que moi, JE SUIS, vous mourrez dans vos péchés.
      -jean 5:22-23 Le Père veut que son Fils soit honoré comme lui et autant que lui, bref il demande d’adorer son fils


    • cathy30 cathy30 18 avril 2015 09:35

      @njama
      Faire un rapprochement avec l’espérance du salut en Christ et la croix, c’est fort tout de même, c’est du grand n’importe quoi. 


    • Aldous Aldous 18 avril 2015 18:36

      Ca me fait marrer tous les grands spécialistes du christianisme qui sont athées ou musulmans ou juifs...


      Sur Europe 1 l’autre jour Marion Ruggieri nous a doctement expliqué que la lapidation aurait été inventée par les chrétiens et que ce serait une grande tradition chrétienne !

      Preuve à l’appuis : le christ ordonnerait de jeter la première pierre ! Quelle mauvaise foi !

      La lapidation est une coutume juive que Jésus a abolie en disant « que celui qui n’a jamais péché jetes la 1ere pierre. » Tous étant pécheurs, nul ne peut jeter cette pierre.

      Elle a été réintroduite par le Coran qui est la seule religion qu la pratique toujours aujourd’hui (je vous épargne les vidéos c’est ignoble)

      L’époque est à la colomnie du christianisme et la persécution des chrétien. Que Dieu leur pardonne ils ne savent pas ce qu’ils font.


    • Séraphin Lampion P-Troll 19 avril 2015 09:15

      @Aldous

      Vous me faites penser à l’abbé dans « Le Nom de la Rose » d’Umberto Eco.

    • Aldous Aldous 19 avril 2015 09:54

      @P-Troll
      C’est une fiction. Un oeuvre de divertissement. Vous savez faire la différence entre le cinéma et la réalité ?


  • njama njama 17 avril 2015 15:21

    Aux 2ème et 3ème siècles, les chrétiens ne font pas mention de Jésus Christ dans des textes où il devrait figurer.
    Peut-être n’était-il pas tant cité car le culte restait très monothéiste (?), ce n’est que plus tard que le culte deviendra « Déo_anthropocentré » sur Jésus-Christ Fils de Dieu, bien que fils de Dieu soit une expression fréquente dans la Bible.
    Néanmoins, Jésus est cité 4 fois dans la Didachè un petit livret écrit en langue grecque, vraisemblablement d’origine syrienne, une sorte de catéchisme pour les premières communautés chrétiennes, dont la rédaction remonterait aux années 60 à 90 : il est donc contemporain des évangiles. « On en avait connaissance par les citations des Père de l’Eglise (Irénée de Lyon, Clément d’Alexandrie, Origène), ou le travail d’Eusèbe de Césarée (Histoire ecclésiastique vers 313) » . Le mot grec -« didakè » signifiant « enseignement », ou « doctrine » (en grec koinè).
    Chapitre IX
    1. - Quant à l’eucharistie, faites ainsi vos actions de grâce. D’abord pour la coupe :
    2. - « Nous Te rendons grâce, notre Père, pour la sainte vigne de David Ton serviteur que Tu nous a fait connaître par Jésus Ton Enfant. A Toi la gloire pour les siècles. »
    3. - Pour la fraction du pain : « Nous Te rendons grâces, notre Père, pour la vie et la connaissance que Tu nous a révélés par Jésus Ton Enfant. » A Toi la gloire pour les siècles.
    4. - De même que ce pain rompu était dispersé sur les collines et que, rassemblé, il est devenu Un, qu’ainsi soit rassemblée ton Église des extrémités de la terre dans Ton Royaume. Car à Toi sont la gloire et la puissance par Jésus-Christ pour les siècles. « 

    Chapitre X
    1. - Après vous être rassasiés (1), rendez grâces ainsi : » Nous te rendons grâces, Père saint, pour ton saint Nom que tu as fait habiter dans nos cœurs et pour la connaissance et la foi et l’immortalité que tu nous as révélées par Jésus Ton Enfant.
     


    • Séraphin Lampion P-Troll 17 avril 2015 15:33

      @njama

      Moi, vous savez, ça m’est égal que Jésus ait existé ou pas.
      Ce n’est pas la question qui m’intéressait dans cet article.

      Ce qui m’intéressait, c’est :

      - comment, par un coup de génie, Constantin a su renverser le rapport chrétiens/empire en se « convertissant » et utiliser un réseau, celui des évêques chrétiens, pour reprendre la main sur une administration déliquescente qui ne jouait plus son rôle.

      - comment le relais a été assuré par cette organisation dont les habitudes de clandestinité plongeait dans ses racines 

      - comment le culte le plus répandu dans l’armée romaine et passé aujourd’hui sous silence a été remplacé par un autre culte devenu religion de l’état (et non pas religion d’état), mais en laissant des traces indélébiles comme les dates des grandes fêtes religieuses qui correspondent aux soltices et équinoxes de l’ancienne religion solaire.

    • njama njama 17 avril 2015 17:29

      @P-Troll
      L’ancien culte de Rome tombait peut-être en désuétude, comme aujourd’hui le catholicisme ?
      coup de génie de Constantin, peut-être ? puisqu’il réalise une assimilation du christianisme avec le culte du soleil
      « l’empereur Constantin Ier (306-337), fervent adorateur de ce dieu, fera frapper sur les monnaies la légende « Soli Invicto Comiti », « Au Soleil invaincu qui m’accompagne ». C’est lui qui, par une loi du 7 mars 321, fera du « Jour du Soleil », correspondant au dimanche (cf. Sonntag, de Sonne, soleil, et Tag, jour, en allemand), le jour du repos hebdomadaire (Code Justinien 3.12.2). » http://fr.wikipedia.org/wiki/Sol_Invictus_%28religion%29

      On peut aussi supposer que les « réseaux » (iglesia, assemblées) de chrétiens étaient devenus petit à petit conséquents et influents, et probablement parmi eux y avait-il des épiscopoï et diakonos (évêques et diacres) qui exerçaient une grande autorité morale sur leurs frères de foi ...
      plutôt que de les combattre ne valait-il pas mieux les joindre ? ou « se les mettre dans la poche » comme on dit, surtout ceux d’une intelligence très avisée.


    • Séraphin Lampion P-Troll 17 avril 2015 17:42

      @njama

      Exactement !

      Ce type de manœuvre qui consiste à s’allier avec ses anciens ennemis pour renforcer son propre pouvoir a d’ailleurs eu d’autres exemples dans l’histoire.
      Un des derniers exemplesest le contrat passé entre la CIA et Lucky Luciano : les services secrets américains lui auraient demandé d’entrer en contact avec les principales « familles » siciliennes, dont notamment le parrain de Palerme, Calogero Vizzini, afin qu’elles facilitent le débarquement allié en Sicile par des sabotages et des missions de renseignements. La mafia aurait ainsi joué un rôle non négligeable dans la réussite des opérations militaires. Le gangster italo-américain a alors organisé l’infiltration d’hommes pour le repérage avant le Débarquement et, après le Débarquement, la nomination à la tête de villages des anciens chefs mafieux persécutés par Mussolini, ce qui correspondait au souhait des Américains de contenir l’influence communiste dans l’île. La mafia traditionnelle qui était moribonde a ressuscité et fait toujours des affaires.


    • Allexandre 17 avril 2015 21:34

      @P-Troll
      Vous pourriez ajouter cet autre coup de génie de Constantin Ier qui réussît à légitimer pour 15 siècles, la monarchie de droit divin. Le roi, lieutenant de Dieu sur terre, désigné par Dieu (et son intermédiaire l’Eglise de Rome) se substituait au Prince-dieu romain. C’était habile et ça a marché du feu de ...Dieu !


    • cathy30 cathy30 18 avril 2015 09:38

      @P-Troll
      C’est simple, Constantin a vu de quel côté la tartine était beurrée en choisissant le christianisme comme religion, quand il a lu dans l’évangile, rendez à César ce qui appartient à César. 


    • Aldous Aldous 18 avril 2015 18:45

      @Allexandre
      N’importe quoi.


      Le premier roi oint (comme les anciens rois d’Israël) est Pépin le Bref. Il a obtenu cette onction (qui destituait les mérovingiens) en refilant aux pape l’exarchat de Ravenne (bout de l’empire Romain) dont le pape a fait les états pontificaux.

      A oartir de là le pape s’est errigé en faiseur de dynastie, a oint les rois et les empereurs d’OCCIDENT et à développé le concept de subordination du temporel au spirituel qui sera formalisée par l’abbée de Clairveau sous le nom de principe des deux glaives.

      Au contraire cette onction de Pin fut jugée scandaleuse à Constantinople à la fois par le pouvoir temporel, César se voyant dépouillé d’un province par un usurpateur que par le patriarche, pour qui la confustion entre spirituel et temporl était hetérodoxe.

      Dans l’orthodoxie, TOUS les chretiens sont oints après leur baptême : c’est la chrismation.

      Nous sommes tous rois. Les remiers sont les derniers. La hierarchie de l’Eglise est l’inverse de celle du pouvoir temporel. C’est un triangle inversé, qui est un contrepouvoir du trizngle du pouvoir temporel. Les deux font l’etoile de Salomon (dite de David)

  • njama njama 17 avril 2015 16:05

    Théodose ait fait interdire tout culte qui ne soit pas celui du Christ-Roi. Cette « révolution culturelle » va conduire vers des persécutions de pratiquants de religions, auxquels le christianisme a pourtant puisé certains fondements : le culte de Mithra, de Cybelle et Attis, Sol Invictus. Une répression sur les cultes dits païens qui va durer de nombreux siècles en Occident et en Orient, accompagnée de la destruction des textes et des livres concernés, une répression sans comparaison bien plus importante et sanglante que les précédentes persécutions romaines anti-chrétiennes.

    Gustave Le Bon (1884), La civilisation des Arabes : livre III (L’empire des Arabes), explique (page 79 à 81) que c’est sous Théodose que l’Egypte ancienne est mise en pièces  :

    Lorsque le christianisme devint la religion officielle de Constantinople, l’empereur Théodose fit abattre, en 389, tous les temples et statues des anciens dieux de l’Égypte, et tout ce qui pouvait rappeler ces derniers. Les monuments trop solidement construits pour pouvoir être détruits facilement eurent leurs inscriptions et leurs personnages martelés.

    L’Égypte est encore couverte des débris de cette fanatique dévastation. Ce fut un des plus tristes actes d’intolérance et de vandalisme qu’ait connus l’histoire. Il est regrettable d’avoir à constater qu’un des premiers actes des propagateurs de la religion nouvelle, qui venait de remplacer les anciens dieux de la Grèce et de Rome, fut la destruction de monuments que la plupart des conquérants avaient respectés depuis cinq mille ans.

    Cet acte de vandalisme entraîna comme conséquence rapide l’anéantissement de la civilisation égyptienne. La science des hiéroglyphes se perdit entièrement et ne fut retrouvée que de nos jours. l’Égypte devint forcément chrétienne, mais elle tomba dans un état de décadence, qui ne fit que s’accentuer chaque jour jusqu’à l’arrivée des Arabes.

    Quand la conquête de l’Égypte fut tentée par le lieutenant du deuxième successeur de Mahomet, elle avait pour maître l’empereur de Constantinople, Héraclius. Son état était des plus misérables, elle était devenue le champ de bataille de nombreuses sectes chrétiennes qui pullulaient à cette époque, s’excommuniaient réciproquement et se livraient d’éternels combats.

    Ensanglantée chaque jour par les dissensions religieuses, ruinée par les exactions des gouverneurs, l’Égypte professait une haine profonde pour ses tristes maîtres, et devait recevoir comme libérateurs ceux qui l’arracheraient aux mains des empereurs de Constantinople. C’est aux Arabes que fut réservé ce rôle.
    [...]

    http://classiques.uqac.ca/classiques/le_bon_gustave/civilisation_des_arabes /Arabes_livre_3.pdf


    • Aldous Aldous 18 avril 2015 20:19

      @njama
      Gustave le bon etant né en 1841 ça en fait un excellent témoin occulaire de ce qu’il affirme.


      Ce sont les Arabes musulmans qui ont démolit les statues egyptienne comme il le fond aujourd’hui leurs descendants fanatisés partout où il le peuvent.

      De même ce sont les arabes quiont détruit les bibliothèque d’Aexandrie et de Perse. C ?est doncumenté oar les chroniqueurs arabes eux mêmes. Le bon, franc maçon, adulé par Moscovici ! Tout un programme.

  • Séraphin Lampion P-Troll 17 avril 2015 16:14

    «  l’Égypte professait une haine profonde pour ses tristes maîtres, et devait recevoir comme libérateurs ceux qui l’arracheraient aux mains des empereurs de Constantinople.  »


    Libérateurs ou nouveaux maîtres ?
    Arabes ou musulmans ?
    Ce sont les Turcs Ottomans qui ont pris ce ralais, et on ne peut pas dire que l’Egypte ait gagné au change. De phare, elle est devenue lanterne, et de capitale, elle est devenue province, sinon colonie.

    • njama njama 17 avril 2015 16:26

      @P-Troll
      pour ce qui est du phare d’Alexandrie, sa destruction n’est pas le fait des Arabes.

      2. - Conquête de l’Égypte par les Arabes (page 84 du PDF Livre III)

      Ce fut l’an 18 de l’hégire (639 de J.-C.) qu’Amrou, lieutenant du khalife Omar,
      pénétra en Égypte. Nous avons dit déjà combien sa conduite envers la population
      envahie fut habile. Laissant aux Égyptiens leur religion, leurs lois, leurs usages, il ne leur demanda en échange de la paix et de la protection qu’il leur assurait, que le paiement régulier d’un tribut annuel de 15 francs par tête.
      Ces conditions furent acceptées avec empressement. Il n’y eut qu’une partie de la population composée de Grecs, c’est-à-dire les soldats, les fonctionnaires et le clergé, qui refusa de se soumettre aux envahisseurs. Réfugiés à Alexandrie, ils y soutinrent un siège de quatorze mois qui coûta la vie à vingt-trois mille Arabes.

      Malgré ces pertes importantes, Amrou se montra très indulgent pour les habitants de la grande cité ; il leur épargna tout acte de violence et ne chercha qu’à se concilier leur affection, en recevant toutes leurs réclamations et tâchant d’y faire droit. Il fit réparer les digues et les canaux et consacra des sommes importantes aux grands travaux publics. Quant au prétendu incendie de la bibliothèque d’Alexandrie, un tel vandalisme était tellement contraire aux habitudes des Arabes, qu’on peut se demander comment une pareille légende a pu être acceptée pendant si longtemps par des écrivains sérieux. Elle a été trop bien réfutée à notre époque, pour qu’il soit nécessaire d’y revenir. Rien n’a été plus facile que de prouver, par des citations forts claires, que, bien avant les Arabes, les chrétiens avaient détruit les livres païens d’Alexandrie avec autant de soin qu’ils avaient renversé les statues, et que par conséquent il ne restait plus rien à brûler.

      Gustave Le Bon (1884), La civilisation des Arabes : livre III (L’empire des Arabes)


  • Electric Electric 17 avril 2015 16:21

    Cet article est un plagiat du résumé des travaux de Jean Claude PICARD, professeur en Sorbonne et décédé, publié sur le blog « histoiredemystifiée » dans un papier paru en 2012 et que l’auteur s’est accaparé en totalité sans citer ses sources :

    http://histoiredemystifiee.blogspot.fr/2012/08/le-christianisme-une-religion.html

    Bernard Henry Bothul, sors de ce corps !

    Pas beau de pomper, recracher sans citer ses sources pour faire le mariole.

    Sans rancune, je conseille à l’auteur la lecture du livre du Dr Francesco Carotta « Jesus was Caesar », qui montre que le personnage qui a servi de modèle à la VIE de Jésus était Caius Iulius Caesar, né d’une vierge, fait Dieu de son vivant, aux batailles miraculeuses, à la clémence légendaire, trahi par les siens, assassiné pour la Pâques, accusé de vouloir devenir Roi (coup fatal porté par Longinius comme jésus), dont une statue de cire fut crucifiée symboliquement sur un tropaeum au pied du capitolum (mont du crâne), ressuscité le troisième jour et assis à la droite du père, Jupiter. L’Evangile de Marc reprend dans l’ordre et trait pour trait la vita caesare de 49 (le Rubicon/Jourdain) à son assassinat en 44. Pompée le Grand fut son Jean Baptiste.

    La crucifixion symbolique de Caesar est narrée par Appien dans le livre II des guerres civiles.

    Dichotomie de l’Eglise catholique romaine : Caesar était le clément, le sauveur, le Dieu vivant, le Seigneur issu de la classe des populare aux origines modestes, mais divines, accouché par césarienne. Son culte dans tout l’Empire sera célébré par ses anciens légionnaires installés dans les colonies après le sauvetage au Sénat (Sanhédrin) des Acta Caesare par Marcus Antonius. Il est le sauveur du peuple, de la Plèbe, le fondateur de l’Empire et le liquidateur des guerres civiles.

    Il effectue les réformes monétaires (crise de la dette), fiscales, agraires, sociétales, religieuses, calendaires qui jettent les bases de l’Empire romain. Il est le Pontifex Maximus. ou ArCHieReus megISTOS (CHRISTOS par contraction) en grec.

    Caius Iulius Caesar est le Christ du peuple.

    Octave (Auguste), son fils adoptif et nouveau Caesar, magiquement intronisé incarnation de Caesar lors des jeux de l’été 44 lors du passage de la comète (reprise ensuite comme symbole chrétien avec le Chi Rhô qui est une récupération des symboles numismatiques des pièces frappées en l’honneur de Jules après sa mort) se devra de venger son père, puisque parricide il y eut (et non tyrannicide comme l’auraient voulu Brutus et Cassius). Fini la clemencia caesare, place au règne solaire, impérial et apollonien d’Auguste.

    Auguste est le Christ du Clergé de l’Eglise catholique romaine. Il est aussi le Christ jeune des Evangiles.

    Le culte sera délocalisé en Palestine en 70 après la chute du Temple, haut lieu des faits d’armes des flaviens. La conversion paulinienne est une tentative de se concilier les juifs.

    Certains chercheurs pensent que Paul était aussi Flavius Josèphe. Abelard Reuchlin va plus loin et donne le nom du rédacteur des Evangiles : Lucius Calpurnius Piso, descendant du L C Piso beau Frère de Jules et dont Appien nous rappelle le rôle majeur dans le sauvetage de l’héritage caésarien. Cette « conspiration » du tournant du 1er au IIème siècle impliquait probablement aussi Suétone, bref les historiens officiels du régime.

    Finalement, on se raccroche ensuite aux travaux que l’auteur a usurpé, avec l’adjonction de la source Q (ésotérisme, reliquat des anciennes religions des mystères) qui donne sa puissance au christianisme, ainsi que la récupération de pratiques païennes comme le partage du pain et du vin lors des libéralia, le Liber Pater remis au goût du jour par Jules et célébrées le 17 nisan, soit le jour de ses funérailles qui tombaient cette année là aussi avec la Pâque juive. On y adjoindra Mythra.

    Au printemps, à Rome, on coupait un sapin qu’on ornait de colifichets.

    Le monde est donc dirigé par 3 cités Etat : le Vatican (spirituel), la City (financier), et Washington DC (militaire).

    Le Capitole (Temple de Jupiter) a été construit sur les terres jésuites de la famille Caroll. La Constitution des USA est une copie quasi conforme de la Théologie de la libération de la Foi, rédigée par le Cardinal Bellarmin, qui figure sur les armes du Pape François. Le Supérieur Général de la Compagnie de Jésus, Lorenzo Ricci, a supervisé ce coup de maître depuis sa « fausse prison’ » du collège anglais à Rome, après la « fausse dissolution » de la Compagnie en 1773, prémices à la « révolution » américaine.

    La Compagnie britanniques des Indes orientales a été crée le 24 décembre 1599 par un certain Fitch pour 30£ de capital. Ce Fitch avait été sauvé par les jésuites de Goa après avoir été fait prisonnier pour commerce illégal. Eh eh eh !!!

    C’est donc en toute logique que le premier drapeau des Etats Unis fût celui de la Cie des Indes, avant que les 13 étoiles ne viennent remplacer les bandes. Il fût choisi lors d’une réunion entre Franklin, Washington et « Le Professeur » alias Lorenzo Ricci en personne ressuscité après « son décès » de novembre 1775.

    En 1772, parut en langue française « l’art de la guerre » de Sun Tzu, traduit par le jésuite Amiot. Il ne serait pas étonnant que Lorenzo Ricci en soit le véritable auteur, lui qui a sabordé ses vaisseaux (fausse dissolution, affaiblissement du Vatican), a simulé sa mort, pour mieux aller mettre le nouveau monde sous tutelle, où alors la religion catholique était INTERDITE.

    Il suffira ensuite de tapisser Washington de symbolique franc-maçonne pour noyer le poisson.

    Toute cette histoire est racontée dans la fresque de la coupole du Capitole pour qui sait bien lire.

    Thèse issu des travaux de Tupper Saussy (le Kaiser Sauze américain) et de son livre « The rulers of Evil ».

    De la Mésopotamie à Rome et jusqu’à Washington, Babylon rules the world.

    NB : la communisme a été inventé et expérimenté par les jésuites sur les indiens guaranis au Paraguay de 1600 à 1750. Son drapeau est rouge comme celui de St Ignace de Loyola, des boucliers des légionnaires romains, des Rothschild, et son Christ Laïc le Che Guevara.

    Le trésor des jésuites après leur « dissolution » a été confié à une petite famille juive qui deviendra les Rothschild.

    Cet épisode est narré par Alexandre Dumas dans le Conte de Monté Christo. Dantes est la Cie de Jésus. Quand il revient de son île au trésor, il rachète la banque « Thomson & French » pour assouvir sa vengeance et ne pas apparaitre au grand jour. Allusion à peine voilée à l’alliance de la Cie avec les Rothschild qui doivent plus leur bonne fortune à de précieux alliés qu’à un sens des affaire surnaturel.

    On finit avec le nombre de la bête 666  :

    666 = D (500)+ C(100) + L(50) + X(10) + V(5) + I(1), soit le système alphanumérique de Rome.


  • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 17 avril 2015 16:54

    Cette fois, c’est de l’histoire ou du délire ?


    • Séraphin Lampion P-Troll 17 avril 2015 17:23

      @Jean J. MOUROT

      Non, c’est sérieux !
      Comme l’a signalé Electric, je ne l’ai pas inventé !

    • Aldous Aldous 18 avril 2015 20:23

      @P-Troll
      Pas inventé ne signifit oas sérieux.


      Je connais des histoires de Toto que je n’ai pas inventé.

      C’est Toto qui se balade avec sa grand mère.
      Toto voit une sucette et veut la ramasser mais sa grand-mère lui dit : « - On ne ramasse pas les vieilles choses qui tombent par terre ». Ils continuent leur chemin mais Toto et triste. De retour chez eux, la grand-mère tombe dans les escaliers. Elle dit alors : « - Toto, aide-moi » Et il lui répond : « - On ne ramasse les vielles choses qui tombent par terre ».

    • Séraphin Lampion P-Troll 19 avril 2015 09:18

      @Aldous

      Manifestement, vous n’avez pas non plus inventé la poudre !

  • soi même 17 avril 2015 20:07

    Au P Ttrolls heuresement que j’ai lue des ouvrages un peut plus consistants sur le début du Chistanisme entre autres les Actes des Apotre pour dire que votre papier et bon pour faire du papier à tapisserie où faire un appendice au Da Vinci Code !

    http://dame-licorne.pagesperso-orange.fr/IMAGES/mithra%207.jpg


    • Séraphin Lampion P-Troll 17 avril 2015 20:52

      @soi même

      Question de style, sans doute ?

      Sachez quand même que ce n’est pas un article sur le début du Christianisme, mais sur l’utilisation d’une structure en place (le évêques) pour la reprise en main d’une administration déliquescente, en assurant le contrôle de cette structure à travers une fonction dominatrice, celle d’empereur !

    • soi même 17 avril 2015 21:35

      @P-Troll, et bien intéreser vous à la vie de Constantin le Grand ce grand païen fait état d’une apparition de la Croix dans le ciel vue par lui-même et son armée, ainsi que d’un songe prémonitoire qui aurait annoncé à Constantin sa victoire contre Maxence au pont Milvius. La nuit même, Jésus lui serait apparu en rêve et lui aurait montré un chrisme flamboyant dans le ciel en lui disant : « Par ce signe, tu vaincras » (hoc signo vinces). Constantin fit alors apposer sur le labarum et sur le bouclier de ses légionnaires un chrisme, formé des deux lettres grecques Khi (Χ) et Rho (Ρ), les initiales du mot Christ. .

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Constantin_Ier_(empereur_romain)

      En fait, Constantin, comme son père Constance Chlore, suivit d’abord la religion solaire (Sol Invictus). Il se considérait alors comme l’inspiré d’un dieu unique, assez mal défini, et il était resté "pontifex maximus" de la religion officielle impériale. Il ne fut baptisé dans la foi chrétienne que sur son lit de mort (337).

      Néanmoins, Constantin reste l’empereur qui a rendu possible le triomphe du christianisme dans l’Empire en accordant des privilèges juridiques et fiscaux aux Chrétiens, en apportant des entraves au paganisme (fermeture des temples, interdiction des sacrifices) et en intervenant dans le conflit qui opposait les Chrétiens orthodoxes et les ariens.

      Vers 319, Arius, prêtre d’Alexandrie prêchait une doctrine originale concernant la Trinité : seul le Père était véritablement de nature divine ; Jésus, le Fils n’était que la première de ses créatures. Ces idées furent condamnées une première fois, par un synode tenu à Alexandrie où l’on excommunia le prêtre Arius.
      Le patriarche d’Alexandrie communiqua cette sanction au pape Sylvestre. Mais celui-ci adopta une attitude prudente et attentiste (certains diront chèvre-choutiste), se gardant bien de prendre position dans le conflit idéologique

      Profitant sans doute du silence de celui qui, qu’on le veuille ou non, était reconnu comme la plus haute autorité de l’Église en matière dogmatique, l’hérésie gagna du terrain, entraînant avec elle son cortège de troubles et de violences.

      L’empereur Constantin, en homme sanguinaire mais ordonné qu’il était, ne pouvait en aucun cas tolérer cette atmosphère de guerre civile larvée. Il commença par dépêcher à Alexandrie son homme de confiance ès christianisme, l’évêque espagnol Ozius de Cordoue, porteur d’un rescrit impérial ordonnant la réconciliation des deux partis, vu que leur dispute ne portait pas sur l’essentiel de la foi mais « sur des détails » (sic), sur des billevesées, calembredaines et autres gaudrioles.

      http://www.empereurs-romains.net/emp55.htm


    • Aldous Aldous 18 avril 2015 20:37

      @soi même
      Amen.


      Le moto de Saint Constantin le Grand n’est pas sol invictus mais En touto nika (ΕΝ ΤΟΥΤΟ ΝΙΚΑ) soit en latin IN HOC SIGNO VINCES

      Par ce signe tu vaincra. Ce signe c’est le chrisme les deux lettres grecques Χ Ρ (☧) qui correspondent à CH et R pour Christos.

      La croix a été retrouvée à Jérusalem, selon la tradition, par des émissaires de Saint Hélène, la mère de l’empereur Constantin, qui, elle, était baptisée.

      C’est à partir de ce moment que le culte de la vraie croix s’est développé à Byzance.

      Les Byzantins étaient très érudits et avaient de nombreux chroniqueurs à travers les âges. Il y a eu deux renaissances littéraires dans la longue histoire des Byzantins. Falsifier leur histoire (qui n’est plus enseignée à l’école) est une entreprise à haut risque de ridicule car tout est documenté.

    • Séraphin Lampion P-Troll 19 avril 2015 09:21

      @Aldous

      « Falsifier leur histoire (qui n’est plus enseignée à l’école) est une entreprise à haut risque de ridicule car tout est documenté. »

      Prétendre la connaître aussi...

  • Kevin Queral Kevin Queral 17 avril 2015 21:17

    @P-Troll
    Article au sujet passionnant ! J’adore et merci !
    Cependant, l’étymologie de Noël n’est pas le grec ’’neos Helios’’, mais le latin ’’dies natalis solis inuicti’’, natalis qui par évolution populaire donnera notre mot Noël.
    Cela dit, ça ne change pas le sens de votre propos.


    • Séraphin Lampion P-Troll 18 avril 2015 09:22

      @Kevin Queral

      dont acte

    • Aldous Aldous 18 avril 2015 20:43

      @P-Troll
      Noël vient sans doute d’Emmanouil (Emmanuel) tiré de l’hébreux imanou Il : Dieu est parmi nous.




    • Séraphin Lampion P-Troll 19 avril 2015 09:24

      @Aldous


      C’est super la philologie !
      Tiens ! 
      Voilà une science exacte.
      Déjà trois versions pour l’origine du nom de la fête la plus popilaire encore aujourd’hui.
      Ça laisse rêveur sur le sérieux de autres interprétations !


  • ddacoudre ddacoudre 17 avril 2015 21:48

    bonjour p-troll

    il ne manque pas de versions sur ce sujet, mais il est certain que l’administration romaine a structuré celle qui est devenu papale. il me parait évident que ce choix marque une transition en posant la référence d’un nouveau départ qui c’est appuyait sur une référence festive en vigueur, car personne ne sait si le jésus christ à existé et quand il serait né. il me parait tout à fait normal qu’il y ai eu des événements qui aient conduit à cette identification, car nous ne pouvons inventer ce que nous ignorons, mais par contre nous disposons de l’art d’en modifier l’histoire de bouche à oreille d’où l’importance de la septante et l’histoire d’une opposition qui s’appuie dessus pour s’opposer à Rome. nous retrouvons cela dans la version du nouveau testament où l’empereur romain Érode veut se rendre à la naissance du messie sensé n’avoir qu’un rôle religieux,et quand il apprend qu’il est là pour reconquérir la liberté de son peuple il ordonne de tuer tous les nouveaux nés.
    l’histoire a certainement été arrangé mais le fond confirme une opposition politique au romain.

    cordialement.


  • captain beefheart 18 avril 2015 00:34

    us @Merci ,P-Troll,pour cet article infiniment intéressant que je conserverai pour m’y approfondir ultérieurement.Je voulais vous poser une question concernant le rêve avec le « In hoc signo vinces »que Constantin a invoqué pour ce changement finalement très politique.Soi-même en parle un peu plus haut.Est-ce vrai qu’il a rêvé ce rêve dans le sanctuaire annexe amphithéatre gallo-romain de Grand,actuellement dans le département des Vosges ?Où est-ce qu’on trouve des sources la-dessus ?
    C’était déjà de la propagande ?


    • Séraphin Lampion P-Troll 18 avril 2015 09:16

      @captain beefheart

      Comment savoir si quiconque a rêvé ?
      Comment savoir si Jeanne d’Arc a entendu des voix.

      Il y a les traditions orales, les mythes, les légendes, et il y a les faits (quand ils sont attestés), les écrits (quand ils ne sont pas apocryphes) et ... l’histoire.

      Que Grand soit un site gallo-romain majeur, on le sait d’une manière tangible grâce aux vestiges qui sont d’ailleurs longtemps restés ignorés.

      Ce lieu de pèlerinage qui existait déjà à l’époque pré-romaine (celtique) voué au dieu gaulois Granus (dieu du grain, des moissons) assimilé à Apollon par les Romains possédait le plus grand amphithéâtre du monde romain au nord de la Loire et la plus grande mosaïque, mise au jour en 1883, plus grande que celle de Trèves qui continue pourtant à s’approprier le record...
      La taille de l’amphithéâtre prouve l’importance de la fréquentation de ce site, et les responsables du marketing de l’époque ont eu le même défaut que les propriétaires d’hôtels du 19ème siècle qui affirmaient avoir hébergé Napoléon.

      La tradition dit que Caracala y serait passé en 213 et Constantin en 309.
      Rien n’est moins sûr, pas plus qu’il se soit converti au christianisme. Selon certains historiens, il y aurait adopté le culte solaire de Sol Invictus, comme le confirment les monnaies qu’il frappe à l’époque, dédiées à SOLI INVICTO. D’ailleurs, un commentaire précédente situe la conversion de Constantin qu’au moment de sa mort.

      Pour ce qui est de la devise qu’il s’était choisie, « in hoc signo vinces » (par ce signe tu vaincras), il semblerait que la locution et le chrisme lui-même soient d’origine égyptienne... à creuser. La légende affirme que ce choix est le résultat d’une « apparition » de ce symbole dans le ciel avant la bataille du pont Milvius en 312. Là, ce n’est plus une question d’histoire, mais de croyance.



    • Aldous Aldous 18 avril 2015 20:45

      @P-Troll
      Ce n’est pas un rêve mais un signe dans le ciel, vu par son armée entière.

      Ils ont tous peint le chrisme sur leurs bouliers ! 

    • Séraphin Lampion P-Troll 19 avril 2015 09:26

      @Aldous

      ... et la marmotte, elle a mis le chocolat dans le papier alu...

  • J.MAY MAIBORODA 18 avril 2015 08:31

    N’étant pas très « versé » en histoire des religions, je ne saurais prendre parti pour l’auteur ou, a contrario, pour ses détracteurs.

    Reste que son article permet d’ouvrir une réflexion sur les origines du Christianisme, ou plus généralement, sur les relations entre une idéologie religieuse, quelle qu’elle soit, et le Pouvoir.
    En l’occurrence, le récit de l’instrumentalisation du christianisme par les empereurs romains n’est pas sans intérêt.

    • Séraphin Lampion P-Troll 18 avril 2015 09:21

      @MAIBORODA

      Merci pour cette litote.

    • Aldous Aldous 18 avril 2015 21:00

      @P-Troll
      Sauf que c’est exactement l’inverse de la conception chrétienne orthodoxe de la relation entre les deux pouvoirs.


      Si l’orthodoxie a rompu avec Rome c’est justement parceque le pape Léon IX avait constitué un état avec un chancelier sur le modèle germanique.

      Et ce chancelier, c’est jutement Fréderic de Lorraine, le tout premier chancelier (1er ministre) et futur pape (Etienne IX) qui est envoyé à Constantinople pour présenter le nouvel état pontifical aux Grecs.

      L’empereur, en homme d’état, recevra son collègue avec les honneurs, le patriarche sera déconfit devant cette horreur : le siège apostolique de Rome et tombé dans l’erreur ! Le premier des chrétiens confond ce qui est à César et ce qui est à Dieu.

      En plus Humbert de Moyenmoutier, le légat du pape lui a rédige une lettre dans laquelle il le traite ouvertement de pédé en accusant les Grecs d’avoir nommé une femme au poste de patriarche.

      Bref, Rome voulait à tout prix rompre avec l’Orient chretien. Le plus drôle fut que l’excommunication que Humbert a déposée sur l’autel de Sainte Sophie etait nulle et non avenue : Léon IX était mort depuis des mois.

      On ne force pas la main à Dieu.

      ΙΣ ΧΣ ΝΙΚΑ

  • cathy30 cathy30 18 avril 2015 09:45

    Vous écrivez : 135 Disparition de tout état juif en Palestine

    Ceci est une erreur, 
    Cela s’appelait la Judée (tribu de Juda) . Les romains par la suite ont appelé la Judée, Palestine pour mater les révoltes, mais jamais ce territoire s’est appelé état juif. 







  • cathy30 cathy30 18 avril 2015 09:53

    La trinité n’existe pas dans le nouveau testament, c’est une création babylonienne de l’Eglise catholique. 

    Jésus est l’image de Dieu sur terre, fils de l’homme, filiation d’Adam. Le Saint Esprit est l’Esprit de Dieu. Jésus est Dieu venu sur terre pour le salut des hommes. C’est un cadeau immense. 
    Emmanuel, Dieu avec nous. 

    • andromerde95 18 avril 2015 14:30

      @cathy30
      hérésie détecté.

      la « trinité » babylonienne c’est 3 dieux différents, c’ets une triade pas une trinité. la trinité chrétienne un seul Dieu enfin la trinité babylonienne s’est inspiré de la triade divine qui a laissé ses marques dans la nature :
      3 temps : passé, présent, futur
      3 dimensions
      3 couleurs primaires
      3 états : liquide, gazeux, solide
      etc...

      enfin la trinité est biblique preuves :
      - Jésus est le Grand Dieu Sauveur, d’ailleurs selon Esaïe 43:11 l’Éternel est le seul sauveur et il n’y en pas d’autres hormis lui (Tite 2 :13 //Esaïe 43 :11 ; Matthieu 1 :21 ; Jean 4 :42 ; Jean 12 :47 ; Actes 4 :12 ; Hébreux 7 :25)
      - Jésus-Christ est le Créateur (Jean 1 :3 et Colossiens 1 :16//Esaïe 44 :24)
      -Que ça soit Jésus ou YHWH, tout genou fléchit devant lui et toute langue jure en son nom(Ésaïe 45:23//Philippiens 2 :10)
      - Jésus-Christ est l’Alpha et l’Oméga comme Dieu(Apocalypse 1 :8 (*il est probable que ça soit juste le christ appelé le tous-puissant et le Seigneur Dieu)// 1:17-18 ; 21:6 )

      - Jésus-Christ est le YHWH de l’Ancien Testament :
      - Dans l’AT, YHWH est celui qui sonde les cœurs et les reins (Jérémie 17 :10)/Dans le NT, c’est Jésus Christ qui le fait (Apocalypse 2 :18-23) 
      - YHWH/Jésus-Christ est le seul rocher (Esaïe 44 :8/1 Corinthiens 10 :4)
      - YHWH/Christ est la pierre d’achoppement, le rocher de scandale (Esaïe 8 :13-14/1 Pierre 2 :7)
      - YHWH/Christ est le Roi d’Israël (Sophonie 3 :15/Jean 1 :49)
      - YHWH/Christ est le Saint (Psaume 22 :4/Actes 3 :14)
      - YHWH/Christ est le Roi, le Seigneur de Gloire (Psaume 24 :7-10/1 Corinthiens 2 :8)
      - Christ est appelé « L’Eternel notre Justice » (Jérémie 23 :5-6) [Jésus/Yéchoua = « Dieu sauve]
      - YHWH/Christ fonde sa gloire par la bouche des enfants (Psaume 8 :2-3/Matthieu 21 :16)
      - La gloire de YHWH et celle de Christ sont décrites de la même manière dans les deux textes suivants : Psaume 102 :25-28 et Hébreux 1 :10-13a
      - Jan le Baptiste devait préparer la route de YHWH/Christ (Esaïe 40 :3/Matthieu 3 :3)
      - YHWH/Christ est estimé à 30 sicles d’argent (Zacharie 11 :13/Matthieu 27 :3-10) - YHWH/Christ est celui qui est percé (Zacharie 12 :10/Jean 19 :37)
      - Les pieds de YHWH/Christ se poseront sur la montagne des Oliviers (Zacharie 14 :3-4/Actes 1 :11-12) 
      YHWH/Christ est l’époux du peuple de Dieu (Esaïe 54 :5/Matthieu 9 :15)

    • andromerde95 18 avril 2015 14:30

      - Christ possède un nom au-dessus de tout nom (Philippiens 2 :9) : quel est le Nom au-dessus de tout nom ? 
      -Jésus descend du ciel et vient d’en haut or celui qui descend du ciel et vient d’en haut est au dessus de tous (Jean 3:31 à comparer avec Jean 3:13, Jean 6:38 et Jean 8:23)
      -aussi jésus=Dieu là : jean 14 « 13et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. 14Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. »
      jésus est Dieu, il faut prier jésus et faire des vœux en son nom, le père est glorifié dans le fils donc en glorifiant jésus on glorifie le père.
      -Mt 18:28 « Jésus, s’étant approché, leur parla ainsi : Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. »
      jésus est tous-puissant, il a tous les pouvoirs partout c’est donc Dieu.
      -luc 4 :« 12Jésus lui répondit : Il est dit : Tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu. »
      jésus se fait tenter par le diable dans ce chap mais il rétorque au Diable (sortant des versets bibliques, hors de leur contexte pour tenter jésus) qu’il est écrit qu’il ne faut pas tenter Dieu, donc jésus est Dieu.


    • andromerde95 18 avril 2015 14:31

      -« Ecoute-moi, Jacob ! Et toi, Israël, que j’ai appelé ! C’est moi, moi qui suis le premier, c’est aussi moi qui suis le dernier. Ma main a fondé la terre, et ma droite a étendu les cieux  : je les appelle, et aussitôt ils se présentent. Vous tous, assemblez-vous, et écoutez ! Qui d’entre eux a annoncé ces choses ? Celui que l’Eternel aime exécutera sa volonté contre Babylone, et son bras s’appesantira sur les Chaldéens. Moi, moi, j’ai parlé, et je l’ai appelé ; je l’ai fait venir, et son œuvre réussira. Approchez-vous de moi, et écoutez ! Dès le commencement, je n’ai point parlé en cachette, dès l’origine de ces choses, j’ai été là. Et maintenant, le Seigneur, l’Eternel, m’a envoyé avec son esprit » (Esaïe 48 : 12-16)
      Dans ce passage, nous voyons une allusion directe à Dieu le Père (l’Eternel), à Dieu le Fils (celui qui parle, la Parole), et à Dieu le Saint-Esprit (Son Esprit). Dans ce passage l’Éternel déclare qu’il est envoyé par l’Éternel.
      -Philippe dit que jésus est Dieu Jean 20:28
      -dans jean 8:58 jésus est « JE SUIS » (nom de Dieu) et est (au présent) depuis l’éternité avant Abraham
      -Dans 2 pierre 1:1 ’Simon Pierre, serviteur et apôtre de Jésus-Christ, à ceux qui ont reçu en partage une foi du même prix que la nôtre, par la justice de notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ
      -Jésus lui dit : Jn 11 Je suis la résurrection et la vie.
      -Jn 14:6 « Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. »
      -Jésus remplace les commandements divins juifs par ses commandements à lui Mt 5 « 43Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. 44Mais moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent »
      -Jn 8,24 "pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés ; car si vous ne croyez pas que moi, JE SUIS, vous mourrez dans vos péchés.
      -jean 5:22-23 Le Père veut que son Fils soit honoré comme lui et autant que lui, bref il demande d’adorer son fils


    • Aldous Aldous 18 avril 2015 21:22

      @andromerde95
      La trinité est une idée des philosophes grecs. Ils avaient compris que si le monde est causal (loi de cause à effet) alors il y a une cause initiale : en archè o logos (au debut le logos, la raison) dira héraclite d’Ephèse, bien avant Saint Jean.


      Or si cette raison universelle, Dieu, est créatrice elle doit pouvoir agir. Elle n’est donc oas immuable ce qui sembke contradictoire. Plotin résoud cette contradiction en définissant les trois hypostases de Dieu. Plotin a trouvé ce principe dans la République de Platon et dans le Parménide.

      L’adoption de la trinité par le concile de Nicée, permettera d’expliciter les paroles du christ (st Jen 15:26) « Quand sera venu le consolateur, que je vous enverrai de la part du Père, l’Esprit de vérité, qui procède du Père, il rendra témoignage de moi ; et vous aussi, vous rendrez témoignage, parce que vous êtes avec moi dès le commencement. » Le rapport entre Jésus le Père et l’Esprit saint sont désormais clairs.

      Du moins jusqu’à ce qu’un certain Charlemagne vienne contredire le Christ en ajoutant que l’Esprit saint procède aussi du Fils (et filioque). Erreur que tes théologiens romains reconnaissent désormais à demi mots. 

    • andromerde95 18 avril 2015 23:57

      @Aldous
      Jean 14:26 « 26Mais le consolateur, l’Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.

       »
      l’Esprit Saint est envoyé au nom du Fils. 
      Jean 15 :26 « Quand sera venu le consolateur, que je vous enverrai de la part du Père, l’Esprit de vérité, qui vient du Père, il rendra témoignage de moi ; »
      Jésus envoi le Saint Esprit, le saint esprit rend témoignage du Fils.

      Jean 16:7 « Cependant je vous dis la vérité : il vous est avantageux que je m’en aille, car si je ne m’en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous ; mais, si je m’en vais, je vous l’enverrai. »
      Jésus envoi le Saint Esprit.

      Le St Esprit procède bien du Père Et DU FILS AUSSI. Si ça serait pas le cas, Le Fils ne serait pas égal au Père. 


    • njama njama 19 avril 2015 11:32

      @andromerde95 & Aldous
      Cette histoire de la Trinité n’a pas beaucoup fait avancer le bonheur sur terre, au contraire puisque cette interprétation théologique sur les écrits d’un Jean qui ne fut très probablement pas l’apôtre fait encore débat depuis Nicée et n’a convaincu personne. Ce Jean ne rapporte aucune parabole, bizarre ...faisait-il l’école buissonnière au lieu d’écouter les enseignements du maître ?
      Il me semble que cette question est tout à faire secondaire, si pas inutile pour suivre la Loi, pour pratiquer le Bien, pour aimer autrui, son prochain qu’il soit chrétien ou non, et même incroyant.
      Que visait ce dogme sinon que d’affirmer la divinité de Jésus, du Fils, et sa « consubstantialité » avec (ou en) Dieu, le Créateur, le Père de l’Univers. En soi, le fond était exact, sauf que dans la forme, cela ne l’était pas.
      On pourra apprécier le récent Évangile d’Arès(consultable en ligne ici) il est encore trop tôt pour en apprécier la portée et les conséquences, mais néanmoins, il confirme totalement sa divinité, à ce détail près qu’elle ne lui était pas liée par nature à sa naissance, mais que le Père en a fait « un Dieu » en raison de ses exploits !

      « Je suis Celui Qui a parlé par Jésus, Mon Second Fils, celui qui, après Élie, déjà glorifié, a renoncé au vœu d’Adam de dominer la terre et les nations pour le prix d’un tombeau glacé où M’attendre,
      et qui fut plus glorifié encore. Celui que J’ai oint Moi-même. Celui dont J’ai effacé la tare à cause de ses exploits pour mettre ses pas dans Mes Pas, pour aimer Mon Peuple, en effaçant des registres de César son nom et le nom de sa mère des registres du temple, pour qu’il n’ait plus de génération, pour que sa mère restât une jeune fille, qu’aucune inscription de fiançailles ne demeurât, pour l’enlever à tout ascendant et le faire entrer dans Ma Maison Royale, en faire un Dieu en le fondant en Moi sans retour comme l’argent s’allie à l’or, pour former un miroir qui serait plus éblouissant que mille soleils si Je n’y faisais passer Mon Souffle pour en ternir l’éclat et le rendre supportable aux anges et aux élus, Mon Souffle Que J’exhale pour Me rendre visible. »
      (2/11 à 14)

      « Ma Main a oint les lèvres de Mon Messager ; son enseignement est vrai : l’homme Jésus n’est pas Dieu ; c’est le Christ Qui est Dieu, c’est Moi né de Jésus né de Marie.
      Un espace plus long qu’un rayon de soleil va de Jésus au Christ  ; la distance infinie qui sépare la terre du Ciel il l’a parcourue, parce qu’il a mis ses pas dans Mes Pas, il ne s’En est jamais écarté, il s’est embrasé de Mon Amour pour l’homme, son frère, et comme une fumée pure il s’est élevé vers Moi ; il a accompli en un an, le temps d’un battement d’ailes, ce que le monde pour son salut accomplit dans les siècles des siècles.
      Je l’ai fondu en Moi ; J’en ai fait un Dieu ; il est devenu Moi. Quelle intelligence d’homme, faible lumignon, peut comprendre cela ? »
      (32/02 à 05)
      voilà donc que cela pourrait mettre enfin tout le monde d’accord après quelques 16 siècles de querelles et que l’on en finirait avec ces débats antiques des théologiens.qui ont semé par leurs bavardages stériles des divisions dans la chrétienté.


  • docdory docdory 18 avril 2015 11:48

    Tout ceci plaide en faveur d’une chronologie laïque universelle, dont l’an zéro serait évidemment 1969 !


    • Séraphin Lampion P-Troll 18 avril 2015 14:47

      @docdory


      ça serait aussi arbitraire !
      pourquoi pas 1957 : le Spoutnik, ou 1961 premier vol habité, Gagarine

      l’essentiel, c’est que l’année 0 ne corresponde pas à l’arrivée d’un nouveau messie
      ça signifierait que l’humanité piétine...

    • docdory docdory 18 avril 2015 19:42

      @P-Troll
      Je réponds à vos objections dans l’article que j’ai écrit et qui est en lien dans mon commentaire.


    • Aldous Aldous 18 avril 2015 21:25

      Déjà tenté par les guillotineurs.

      Raté. smiley
      Les gens préfèrent Jésus à Robespierre. Normal.

    • Séraphin Lampion P-Troll 19 avril 2015 09:31

      @Aldous

      parce que vous croyez que Napoléon a demandé leur avis aux « gens » ?

  • njama njama 18 avril 2015 19:47

    A la base je ne suis pas contre que la fête d’Hanoukka, celle des Noël catholique et orthodoxe correspondent au sol invictus, le solstice d’hiver, mais allez donc mettre tous ces gens d’accord ... c’est mission impossible, (sauf décret) pourtant ce serait mignon un Noël à la fois entre les Gentils, et les Juifs.

     
    d’après les récits de la mystique chrétienne Maria Valtorta, Jésus est né justement le 25 du mois de Casleu (Kisleu) ?« (2.99) Ce jour est celui de la fête de la lumière (Hanoukka) - tout un symbole !!!! - dont les festivités s’étendent sur huit jours.
    (voir dans la page 586 >)  »Moi, je suis toujours une lampe allumée... et je voudrais que vous aussi le soyez. Je suis l’Encénie ** Éternelle, Pierre. Sais-tu que je suis né justement le 25 du mois de Casleu ?«  
    quelques paroles après, il dit :  »Je ne suis pas né à Nazareth, mais au milieu des ruines, à Bethléem.« 

    ** L’Encénie – nom féminin issu du grec egkainia ou Kainos (nouveau). C’est la fête (Hanouka ou Chanukkah) que les Juifs célèbrent le 25 du neuvième mois (Kislev ou Casleu, soit novembre/décembre), en mémoire de la purification du Temple par Judas Macchabée, après qu’il eut été pillé et profané par Antiochus Épiphane.
    même chose pour Pâques, les dates catholique, orthodoxe et juive en suivent pas les mêmes calendriers, alors que rien dans les Évangiles n’invalide la Pâque juive, toutes ces modifications des dates de Pâques sont purement arbitraires, elles datent du Premier Concile de Nicée.


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