dimanche 10 février - par Marcel MONIN

Sommes-nous gouvernés par des gens dangereux ?

Sommes-nous gouvernés par des gens dangereux ?

Si l’on se reporte à la définition du « gouvernement mondial » (*) telle qu’elle est donnée par D. Rockefeller, on doit admettre que cette forme de gouvernement est exactement à l’opposé de celle du gouvernement « démocratique » :

« … Mais le monde est aujourd’hui plus sophistiqué et préparé à l’entrée dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale des siècles passés ». (David Rockefeller ; Commission Trilatérale, 1991).

D’où le sentiment que cette idéologie politique est, et sa mise en œuvre (*) serait, « dangereuses » à divers titres. Ceux qui prônent l’installation du « gouvernement mondial » peuvent donc, au moins d’un point de vue logique, être considérés comme dangereux pour la démocratie, c’est à dire pour les citoyens. Lesquels (si tant est que l’on puisse alors continuer à parler de « citoyens ») ne pouvant plus participer au gouvernement (« du peuple, par le peuple, pour le peuple » (*), seraient à la merci de cette oligarchie gouvernante. Dans leur vie … Et, pourquoi pas, pour le reste de liberté qui leur serait consentie, voire pour leur vie, si le « gouvernement mondial » estimait qu’il convient de réduire la trop forte pression exercée par certaines strates de la population.

Il est donc important de chercher à savoir qui, parmi les dirigeants du monde, est potentiellement dangereux (ou dangereux tout court). D’où la question (formulée sous une forme provocatrice) que nous posons.

Répondre à la question n’est pas une mince affaire. Un légitime propriétaire de sa voiture peut se révéler être un crétin dangereux quand il est au volant dès lors qu’il un adepte de certaines drogues. C’est pour cette raison que les policiers et les gendarmes opèrent des dépistages chez les automobilistes. Et disposent d’outils permettant d’apprécier la dangerosité pour les autres de chaque individu contrôlé.

S’agissant de l’évaluation de la dangerosité des dirigeants -qu’ils doivent leurs postes à l’élection n’a rien à voir-, on pourrait s’inspirer de la méthode. Et mettre en place une batterie de tests. Adaptés (1) à la question posée. Par exemple :

Test 1 . Quand ils annoncent le gouvernement mondial, les dirigeants présentent-ils cette perspective comme un danger dont il faut se prémunir (activement) ? (réponse A). Ou déclarent-ils au contraire qu’il faut s’y préparer, l’avènement de cette forme de gouvernement étant inéluctable, voire même souhaitable ? (réponse B).

Test 2. Quand les dirigeants prennent des décisions, dans le temps qui nous sépare (*) de l’installation (2) formelle de ce gouvernement, leurs décisions s’inscrivent-elles dans la logique de cette forme de gouvernement ? (réponse B). Ou visent-elles plutôt à maintenir en place (et à la défendre contre les manœuvres et tentatives des autres) la forme du gouvernement démocratique et ses acquis ? (réponse A).

Conclusion : … Quand les A l’emportent, l’individu n’est pas dangereux (3).

Marcel-M. MONIN

m. de conf. hon. des universités.

(1) Remarque méthodologique : se pose évidemment aux spécialistes des sciences sociales, la question (préliminaire) de savoir si la formulation des questions est adaptée à l’objet de l’étude. Chacun pourra donc en proposer d’autres, ou donner à nos questions une autre formulation.

(2) à Jérusalem (rêve de J. Attali) ou ailleurs. NB. V. sur internet les références des écrits et les déclarations sur cette question de cet auteur-acteur. Et les réactions de diverses personnalités.

(3) Quand les B l’emportent se pose un sérieux problème politique. Ainsi que l’angoissante question : « quand la démocratie est en voie d’être perdue, ou qu’elle l’a été à la suite d’un vote ou d’un enchaînement de votes, les citoyens (qui n’en sont alors plus vraiment ) peuvent-ils la recouvrer par la même voie ? »

NB. Cette question fait référence au syllogisme enseigné fréquemment par les constitutionalistes et les politistes à leurs étudiants : « la démocratie repose sur l’élection, donc l’élection « peut » détruire (sous entendu légitimement) la démocratie ». En réalité, si un vote a pour objet et pour effet de détruire la démocratie, cette opération électorale est nécessairement contraire -et de fait étrangère- à la démocratie. Qu’après coup, en tire, ou on puisse ou pas en tirer les conséquences, est une autre affaire. Les militaires et les dirigeants algériens, qui n’avaient pas tous fait des études de droit, l’ont compris, lorsqu’en 1992 ils ont arrêté le processus électoral et ont dissous les APC tombées entre les mains du FIS. Etant entendu qu’il peut arriver qu’après qu’un individu (plus que dangereux au regard de ses actes) se soit installé au pouvoir, y compris par la violence, soit « débarqué - et que la démocratie soit recouvrée - par l’effet d’un vote (cas Pinochet au Chili).

(*) voir sur AGORAVOX, notre article : « Déjà … le gouvernement mondial », et nos développements de science politique (fiction) : « Gouvernement mondial : éléments pour la rédaction d’une constitution ».



22 réactions


  • François Pignon François Pignon 10 février 18:04

    C’est quand la bête est blessée qu’elle est le plus dangereuse, surtout si elle est blessée à mort : ses réactions sont imprévisibles et sa fureur décuple son agressivité. Tout se passe comme si, sachant qu’elle va mourir, elle entendait ne rien vouloir laisser derrière elle, même si elle est responsable de se propres blessures.


  • karibo karibo 10 février 18:09

    Bonjour .

    A votre affirmation « sous une forme provocatrice », montre à mes yeux une frilosité et partialité indigne de l’ importance du sujet .

    De vous répondre par une question, netanyahou est-il aussi « dangereux » que Trump, ou Kimsun ll ?

    Poser les questions ou la seule réponse est soit A soit B est encore considérer comme acquis et : normal, voir consenti , du NOW induit par : vous savez parfaitement qui puisque vous le nommez...

    Est -il soluble ou pas dans la démocratie, pour ne pas dire n’ est-il pas une quenelle à cette dernière ?

    « Danger ou s’ y préparer » est également plus qu’ ambigu !

    & vous répondre les 3 mon capitaine ! bien sur que ces dictateurs qui se disent démocrates sont des dangers, pour le monde entier, et ce n’ est pas à la dictature qu’ ils veulent imposer qu’ il faut se préparer, mais bien à leur faire la guerre, voir les neutraliser , et les GJ en sont un début de réponse, le RIC, la suite et le Frexit le coup de grâce !

    De terminer par vous renvoyer vers E Chouard , qui vous expliquera de manière édifiante qu’ élire des Maitres n’ a rien de démocratique, puisque c’ est se déposséder de sa souveraineté et la donner à des usurpateurs choisis par des Bilderberg, Goldman sax, Rothschild & Rockefeller , je vois déjà les accusations se former au complotisme, racisme, anti mes 1+1 .

    « Sophistiqué » serait donc le sésame permettant d’ asservir encore plus les Peuples ... 

    ça sent l’ endoctrinement et manipulation à plein nez et dire que c ’est à ça que vous avez été moulé , en d’ autre temps on appelait ça des collabos...


  • phan 10 février 18:10
    L’article 72 : Tous les mandats sont révocables par referendum, y compris celui du président de la République. 
    L’article 73 : Les projets de loi en discussion à l’Assemblée Nationale peuvent être soumis à un référendum populaire. 
    L’article 74 : Les lois peuvent être abrogés totalement ou partiellement par referendum populaire. 
    Augusto Macron a reconnu Maricón Guaidó comme président par intérim du Venezuela, en charge de « mettre en œuvre un processus électoral ». Maricón Guaidó est en charge de mettre œuvre une intervention militaire des Etats-Unis.

    Oui, nous sommes gouvernés par des gens dangereux :

    « Un jour viendra sans doute où on dira, pour faire la synthèse, que si la France a semé le chaos en Libye, en Syrie et au Yémen, au fond, c’était pour “partager sa culture “, comme l’a affirmé François Fillon à propos de la colonisation française des siècles passés. Au pays des droits de l’homme, tout est possible, et même prendre des vessies pour des lanternes. »  Bruno Guigue 

  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 10 février 18:21

    Ne jamais oublier que c’est le peuple qui a mis ces personnes au pouvoir. Et puisque vous évoquez les sciences sociales, j’aimerais reprendre cette parole de Freud : il ne sert à rien de lutter contre les destin. Juste en connaître le contenu. Si Macron persiste dans son mondialisme, un contre pouvoir va prendre forme. Ne jamaos négliger le narcissisme des individus qui détestent fondamentalement être méprisé et maîtrisé par une emprise. Dit autrement : l’humain est son propre ennemi ou danger.


  • Dom66 Dom66 10 février 19:18

     

    La réponse est OUI.  smiley

     


  • soi même 10 février 22:42

    Sommes-nous gouvernés par des gens dangereux ?

    Il serait temps Mr MONIN que vous étudiez la psyché humaine pour découvrir que l’être humain est à la fois social et antisocial.

    Sommes-nous gouvernés par des gens dangereux ?

    Il va pas sens dire quand l’égoïsme est devenue principe de vie, il y a plus de freins pour vivre avec des êtes qui n’ont plus le sens de l’État.

    Sommes-nous gouvernés par des gens dangereux ?

    Oui, Tous hommes politiques aujourd’hui rêvent d’être Jules César.


    • baldis30 12 février 18:26

      @soi même
      bonsoir
       « Oui, Tous hommes politiques aujourd’hui rêvent d’être Jules César. »

       Et se retrouvent Néron, assassin d’Agrippine la jeune et affublé de Giton !


  • Houp@ Houp@ 10 février 23:42

    Bonsoir,

    « Sommes-nous gouvernés par des gens dangereux ? » je réponds oui sans hésiter. A constater la situation économique, politique, sociale, dans laquelle

    se trouve la France (le monde ?) depuis plusieurs années et particulièrement depuis quelques mois il paraît clair que les détenteurs du pouvoir sont de dangereux irresponsables.

    On dit même que certains d’entre eux seraient des psychopathes (des jaloux certainement)...

    Est-ce que se poser la question n’est pas déjà apporter un début de réponse ?.

    Concentrer tous les pouvoirs entre quelques mains seulement est forcément dangereux.

    Concernant ce fameux « gouvernement mondial », seule une minorité de la population a conscience des intentions des « gens qui nous gouverne », ceux opérant en pleine lumière comme ceux manœuvrant dans l’ombre.

    Si vous posez la question dans votre entourage, vous constaterez que l’idée d’un « gouvernement mondial » apparaît farfelue à bon nombre d’entre nous. Et je ne serais pas étonné qu’une partie de la classe politique considère que ce concept n’est pas sérieux. Peur de passer pour un complotiste, peut-être...

    Et si la population était informée comme cela devrait être sur les intentions opaques des amis de J. Attali en matière de « gouvernance mondiale », il y a fort à parier qu’elle ne permettrait pas que ce projet aboutisse.


    • François Pignon François Pignon 11 février 07:12

      @Houp@

      La « gouvernance » mondiale des amis de Jacques Attali est en place depuis longtemps à travers le réseau des places financières Wall-Street, La City, Paris, Francfort, Singapour et Zurich avec quelques annexes dans le Golfe Persique et ailleurs.
      Mais un réseau, même s’il manipule, n’est pas un « gouvernement », c’est une mafia blanchie, une plante parasite qui pompe la sève de l’arbre sans lequel elle n’existerait pas mais qui risque bien de mourir étouffé et vidé de sa sève vitale. 
      Et le parasite mourra aussi.
      On peut r^ver à la reprise de rejets sur la souche, mais rien n’est moins sûr.


  • lala rhetorique lala rhetorique 11 février 09:28

    Quand un président de la république obéit à un sous-fifre comme Benalla, en effet il y a grand danger. Car ce soi-disant-président n’a pas du tout le sens de la nation. Il pourrait avoir remis à Benalla, pour qu’il le vende, le code de la bombe atomique. Tout est possible et pas à prendre à la légère. Ce président lutte contre son peuple, et non pour son peuple. Il est donc en trahison perpétuelle.


  • Biscotte Biscotte 11 février 10:52

    Je ne sais pas si l’on est gouverné par des gens dangereux, en revanche par des enc*lés, là aucun doute !


    • pemile pemile 11 février 11:00

      @Biscotte « Je ne sais pas si l’on est gouverné par des gens dangereux, en revanche par des enc*lés, là aucun doute ! »

      Ce ne serait pas plutôt des enc*leurs ?


    • @pemile
       Pas du tout !
       Les enc*leurs c’est pour les mouches !
       nous on est des moujons... qu’on se le dise smiley


    • phan 11 février 11:12

      @pemile
      Les gouverneurs sont des enc*lés, parce que les gouvernés sont vraiment dans la m*rde !


  • zygzornifle zygzornifle 11 février 11:26

    La politique comme la religion sont plein de gens dangereux .....


  • JPCiron JPCiron 11 février 16:41

    <« … Mais le monde est aujourd’hui plus sophistiqué et préparé à l’entrée dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale des siècles passés ». (David Rockefeller ; Commission Trilatérale, 1991)>


    Il y a « les Dirigeants », qui sont traditionnellement élus dans les démocraties et aussi dans nombre de dictatures. 

    Mais compterons-nous les dirigeants tels Trump ou Maduro ou d’autres parmi l’élite intellectuelle ? smiley)

    On connaît des Lobbies puissants (genre AIPAC) qui, joints à d’autres structures, chacune dans ses domaines de compétences, laissent peu de liberté de manœuvre aux « dirigeants » en charge de l’Etat. Et il y a certainement bien d’autres groupes de structures protéiformes qui agissent sans nécessairement se coordonner, car ces « élites » tendent à penser de la même manière, de manière occulte ou au grand jour. (l’idée de complots ne me semble pas adaptée)




  • Reiki Reiki 11 février 17:13

    A mon sens Oui, mais pas pour les gens les plus furtuné du monde. 

    C est une mascarade, la seule fois ou il demande notre avis sur l union , ils noye notre opinion se qui es anti-democratique. Du coup il se permette d enchainer financierement les pays europeens . 

    Ils nous promettent une prise de conscience sur se modele économique et la maitrise du réchauffement . Queue nini ... c est nous qui payons pour un resultat contraire a se qui es attendu... Traiter de Marrakech, libre échange .... 

     La question serai , es que les États peuvent vivre a crédit sur la planete eternellement ? 

    En sachant qu il faudras des fond gigantesque pour amortir les degat collateraux , comme manque d eau potable, monté des eaux, mutiplication des zones dangereuse , voire inhabitable, la reponse es non .

    Le véritable crash de la civilisation viendra de là, le capitalisme à permis un developpement inégale des populations sans ternir compte de leur capacité réele une dette toujours plus grande et un capitale en ressource toujours plus petit.

    Toute cette civilisation Mondiale es un délire , ils parlent d échange de biens comme si celui ci sauverai le monde ... Alors que nous sommes dans une course qui entraine notre perte de souveraineté et tous d abord économique.

    .... Qui a oublié ? Se qu a fais l europe quand les chinois refusais de commercé ? 

    Avais t il d autre choix que de jouer le jeu ? 

    Cette arrogance a donné lieu a toujours plus de brutalité en europe par opportunité. 

    Se Monde es une farce et le capitalisme qui nous gouverne es dangereux. 


Réagir