Les suicides en série à France-Telecom ont fait réagir le gouvernement. Le ministre du Travail, Xavier Darcos, a convoqué le PDG, Didier Lombard, pour parler du management de l’entreprise. La méthode dite MBO (Management By Objectives) est à la racine du mal. En se focalisant sur des résultats quantifiés, les cadres dirigeants de France-Telecom préfèrent tout ignorer des hommes et des femmes qu’ils dirigent.
Vincent, ingénieur chez France-Telecom, est bien vu par son supérieur hiérarchique. Il travaille intensément 12 heures par jour. De plus, il doit être disponible à des heures indues pour des réunions téléphoniques à l’heure où travaillent les sous-traitants indiens. Il n’a pas quarante ans. Combien de temps va-t-il tenir ce rythme dont souffre sa jeune famille ? Comment va-t-il réagir quand sa carrière arrivera à son asymptote, voire à son déclin, alors qu’il n’aura pas été capable de développer une vie sociale équilibrée ?
Dans les entreprises comme France-Telecom, le meilleur directeur est celui qui arrive sans rien connaître au secteur dont il prend la direction. Il commence par prendre très rapidement connaissance de son nouveau pré carré, de préférence avec l’aide de consultants extérieurs. Ceux-ci vont non seulement le rassurer sur la pertinence des changements brutaux qu’il veut instaurer mais aussi lui apprendre comment envelopper la chose dans du papier de soie. Avec sa réorganisation, le nouveau directeur va frapper les esprits, il va les occuper à se réorganiser en sorte que nulle contestation ne soit possible. Dans le branle-bas de combat, quelques petits malins se faufilent vers les nouveaux postes de managers. Ils sont d’ailleurs promus davantage en fonction de leur allégeance au nouveau directeur qu’en raison de leurs compétences. Il serait dangereux qu’ils connaissent trop bien la vie de leurs collaborateurs, car ils pourraient se faire les avocats de leurs suggestions et de leurs attentes.
Actuellement, le grand jeu consiste à transférer l’activité , le coeur du métier de la plupart des salariés, à des sous-traitants lointains qui sont payés 3 à 5 fois moins cher. Ainsi les objectifs chiffrés fixés par la direction seront atteints et même dépassés. L’accroissement de rentabilité attendu est supérieur à celle que peut permettre l’innovation et le progrès continu par les équipes en place. Les chefs de projets métier sont transformés en acheteurs de prestations. Les techniciens n’ont plus aucune opportunité d’exercer et de progresser dans leur technique. Ils sont condamnés à accepter les miettes d’activité qui restent, et qui ne nécessitent généralement aucune qualification particulière. Les plus jeunes vont chercher fortune ailleurs. Les plus anciens ont-ils les mêmes opportunités de rebondir ? Ils sont condamnés à rester dans l’entreprise. Ils mesurent tout le mépris dont ils sont ainsi l’objet, sans la possibilité du moindre dialogue. Leurs compétences acquises au fil des ans sont ignorées ; elles sont devenues inutiles. D’acteurs, ils sont devenus des pions sans intérêt pour l’entreprise. Il leur est difficile de mettre leur mouchoir sur des décennies d’investissement personnel. Ils peinent à prendre de la distance, alors que les managers ont tendance à les culpabiliser, ou pire à les ignorer. Dans ce contexte pathogène, est-il étonnant que beaucoup dépriment, consultent psychologues et psychiatres, avec une grande consommation d’antidépresseurs et d’anxiolytiques ? Est-il étonnant que certains commettent des gestes irréversibles ?
Tels sont les mécanismes mis en oeuvre dans des entreprises françaises telles que France-Telecom. Ainsi les « objectifs chiffrés ambitieux » détruisent-ils non seulement l’emploi, mais les employés eux-mêmes, jusqu’à ce que certains achèvent de se détruire eux-mêmes.
France-Telecom soumet son personnel au « management par objectifs » dans sa forme la plus dure, qui conduit au « management par la peur ». Ce n’est pas avec des psychologues et des psychiatres chargés de soigner le stress des salariés qu’on règlera le problème, c’est en supprimant cette méthode de management homicide. Il faut commencer par révoquer le PDG.
Faire du MBO en traitant le stress, c’est comme diffuser des gaz asphyxiants en distribuant des masques à gaz.
Le problème, c’est surtout pour ceux qui se sont laissé duper par des discours lénifiants quand il s’agissait de motiver les troupes.. Et à qui on s’est bien gardé de dire que cette situation n’était pas appelée à durer..
Ils fabriquaient leurs lampes vaec conscience professionnelles, des ouvriers modèle.. et puis un jour.. Pffuitt ! Tout leur (stupide) investissement d’énergie.. dépensé bpour rien ! Pas de reconnissance...
Acquérir un savoir-faire ?
Oui.. Mais valable pour un nombre réduit de personnes.
Je me suis retrouvé au chômage quand, compositeur typographe, une crise a frappé le secteur de l’imprimerie..
J’ai enchainé les boulots : roulier pour la « Société de Manutention routière et ferroviaire », tapissier/ réparateur de banquettes trouées dans les bistrots, peintre en lettres.. puis cuisinier.. parce qu’on en a besoin partout.. Puis le Bac, grâce à l’armée.. Puis Barman, spécialisé whisky (et oui !) puis étudiant, puis graphiste et opérateur PAO, puis....
La survie individuelle ?
Le Tiers Monde vit ainsi..
Istanbul au début des années quatre vingt ? Peu de mendiants mais partourt de l’activité dans la rue.
Un exemple d’entreprise individuelle à faible investissement de départ ?
Le type vêtu d’une blouse blance avec l’instrument qui fait « pro » et qui passe dans les gares en criant « Tensiyon, tensiyon ! » et qui vous lit votre tension avec des gestes de grand médecin pour une piécette.
Le type qui s’installe avec un lapin qui choisira parmi plusieurs petits bouts de salade celui qui contient un papier où est inscrit votre avenir proche..
Le gamin qui cire les chaussures..
Une myriade d’auto entrepreneurs qui ont choisi une autre voie que le suicide.. mais une économie qui ne décollait pas.
La fameuse « somme des égoïsmes individuels » ne produisait pas grand chose..
Avec tout de même un filet de sécurité à faire vomir un ultra libéral : l’Etat bloquait les prix d’une série de produits de "première nécessité : pain, farine, huile, thé, raki (! !), etc...
Dans ce cas de FT, on s’étonne qu’il n’y ait pas eu de révolte. Mais cela est du à la tertiarisation et à la cible péférentielles des pressions des petits chefs : les employés les plus âgés..
Des ouvriers à la chaine soumis à des cadences infernales cassent leurs machines.. Des secrétaires trop âgées se remettent en question et, ne trouvant pas de réponses, trouvent le chemin qui mène à la fenêtre..
le probleme c est l adaptabilité à ce monde , jusqu a mon avant dernier emploi quand j allais a l embauche le patron me disait montre ce que tu sais faire , en mai dernier ma boite a foutue le camps je suis allé a leur nouveau truc anpe le gus en cravatte m’a dis « il vas falloir apprendre a dire ce que vous savez faire » putain ! Ce que j essaye de dire c est que nous ne sommes pas egaux dans la réussite mais aussi dans l adversité je croise des gus de mon age(50+)qu on met au rebut avec des fleurs mais au rebut et qui ne voient aucune portes de sortie alors quand en plus ils n existaient socialement et intellectuellement que par rapport a leur travail !les mecs sont a la ramasse et se font tatanner par les drh a l embauche
On nous dit aujourd’hui que la raison d’être d’une entreprise c’est de faire du chiffre et du l’argent...
Moi je respecte cette philosophie à la lettre, la raison d’être d’un employé c’est de gagner de l’argent....il faut arrêter de se tuer au travail et être fidèle à son emplyeur.
Des cabinet de recrutement existent alors...il faut avoir se vendre au plus offrant...pour faire le moins de choses
Le taux de suicide démentiel à France Telecom n’est pas seulement révélateur du malaise qui règne dans cette entreprise, il témoigne aussi de la perte de substance combative chez les fonctionnaires par manque de stimulation des capacités à affronter les aleas de la vie professionnelle. En extrapolant, que se passerait-il si la fonction publique basculait du jour au lendemain vers cet univers bardé d’aleas dans lequel les salariés du privé baignent en permanence ?
Chez nous 2 tiers des postes ont été supprimés en moins de cinq ans. (Aucun suicide)Aucun boulot au monde ne justifie que l’on bousille sa vie et celle de ses proches avec. Il faut apprendre à se blinder et prévoir deux coups d’avance. Rien ne sert d’attendre que l’inéluctable se produise, ça ne fait que démolir le bonhomme. Le mieux c’est de commencer à virer de bord quand on s’aperçoit que le mauvais temps s’installe pour longtemps. La GPEC, c’est du pipeau, il faut être un peu mou du bulbe pour croire que les entreprises ne vous veulent que du bien.
C’est clair qu’à France telecom, c’est d’un grand ménage qu’il s’agit. Soit on fuit, soit on combat sur place pour flanquer dehors la bande d’incapables qui gère cette boutique. Les marins pêcheurs cassent dans les préféctures, les agriculteurs sortent la fourche, les transporteurs bloquent les routes. Ils n’ont qu’à couper les lignes....ou bien changer de métier
Faut arrêter, se suicider pour le travail c’est gravement pathologique. C’est pas les employeurs qui manquent. Si votre boss est un **biiiip** barrez vous !
Pour le reste vous voulez manager comment si ce n’est en fonction des objectifs ?
Le problème ici est que l’on a surprotégé des gens auquel on a donné le statut de fonctionnaire. Résultat ils se sont reposés sur leurs lauriers d’autant plus qu’ils avaient un monopole. Lorsque le secteur des télécoms s’est ouvert, la concurrence a fait s’effondrer les prix d’abord vers l’international puis en quelques années aussi vers le local. 60 millions de personnes y ont gagnées énormément.
Mais du coup les gens surprotégés ont du rentrer dans la vraie vie. Et visiblement ils n’y étaient pas préparés. La question est : Doit on punir 60 millions de personnes en les faisant payer plus cher pour que quelques uns puissent conserver leur statut ? Et bien désolé mais la réponse est non.
Et avec un peu de chance on va bientot aussi rationaliser EDF / GDF et la SNCF. C’est con à dire, mais on peut aussi augmenter le pouvoir d’achat en réduisant les coûts. Par exemple 10% sur la facture d’électricité (Direct Energie) c’est déja ca de pris.
Alors il faut arrêter avec cela. Ce n’est pas à la collectivité de payer pour le bien être de quelques uns. La baisse des prix a été colossale. Mes parents dépassaient souvent les 1000 Francs de facture de téléphone, je n’ai jamais eu une facture supérieure à 30 € internet compris. 120 € d’économisé c’est 12% d’un SMIC. Alors franchement les jérémiades de syndicalistes de FT on s’en fout.
Je ne conteste pas votre remarque : « Pour le reste vous voulez manager comment si ce n’est en fonction des objectifs ? ».
J’ai dit au début de cet article que « La méthode dite MBO (Management By Objectives) est à la racine du mal ». C’est exact, mais comprenez bien que le malaise des entreprises françaises ne vient pas des objectifs en tant que tels, car naturellement il faut des objectifs, mais d’une méthode, dite MBO, qui obéit à des règles précises. Elle est enseignée dans les écoles de commerce, et le directeur de HEC, Bernard Ramanantsoa, vient de reconnaître dans Le Monde - crise oblige - qu’il est grand temps de la réformer.
Quant aux salariés surprotégés parce qu’ils ont le statut de fonctionnaires, sachez que les salariés des grandes entreprises japonaises ne sont pas stressés par des objectifs impossibles à atteindre et ne travaillent pas dans l’incertitude du lendemain comme ceux des grandes entreprises françaises, et encore plus ceux de leurs sous-traitants.
"Chez nous 2 tiers des postes ont été supprimés en moins de cinq
ans. (Aucun suicide)Aucun boulot au monde ne justifie que l’on bousille
sa vie et celle de ses proches avec. Il faut apprendre à se blinder et prévoir deux coups d’avance. Rien
ne sert d’attendre que l’inéluctable se produise, ça ne fait que
démolir le bonhomme. Le mieux c’est de commencer à virer de bord quand
on s’aperçoit que le mauvais temps s’installe pour longtemps. La GPEC,
c’est du pipeau, il faut être un peu mou du bulbe pour croire que les
entreprises ne vous veulent que du bien."
Tout à fait d’accord. Mais je crois qu’il y a eu aussi beaucoup de suicide en ex URSS après la chute du mur.
Et c’est finalement pareil lorsque l’on a élevé un animal en captivité et qu’on le relache dans la nature, il ne sait plus se nourrir et meurt.
Et le processus est un peu pareil. Dès qu’ils doivent réaffronter les réalités, c’est un calvaire. J’avais vu des gens de la poste qui se plaignaient sur un forum de devoir vendre des produits financiers pour faire du profit. Et c’est un peu de cela qu’il s’agit. Il faut chasser pour gagner de quoi ramener chez soi.
Très simpliste comme analyse. Bien sûr que les entreprises ont toujours été gérées en fonction des objectifs. Mais c’est la manière de les atteindre qui a changé. Et comme je suis aux premières loges, je peux vous expliquer comment cela se passe par exemple dans le service de santé nationale en Angleterre, où tout est désormais géré par objectifs. Un malade qui arrive en ambulance ne doit pas attendre plus de ...... minutes avant d’être vu par un urgentiste . Ça c’est un objectif (la Charte du patient en fait) , et comme il n’est pas réaliste, c’est dans l’ambulance qu’il attend maintenant avant qu’un urgentiste se libère et puisse venir l’ausculter. Mais dans les statitisques, ce patient aura été vu dans les délais impartis. C’est la connerie humaine qui rend les gens malades et les pousse au suicide, parce que de toujours l’être humain a été capable de s’adapter. Mais de toute évidence pas à l’absurdité institutionnalisée.
« Très simpliste comme analyse ». Je suis bien d’accord avec vous. Vu de loin, le principe du MBO semble frappé au coin du bons sens : « Voici ton objectif, on se retrouve dans un mois, tu seras sanctionné s’il n’est pas atteint ». Le problème, c’est que l’objectif est fixé arbitrairement et que le chef ne se soucie pas du tout de la façon dont le subordonné peut l’atteindre. C’est une méthode qui évite au chef de réfléchir et qui incite le subordonné à tricher.
J’ai lu un livre édifiant sur le service de santé en Grande-Bretagne : « Le Royaume enchanté de Tony Blair » par Philippe Auclair (Fayard éditeur).
Bruxman les fonctionnaires ne sont pas surprotégés mais travaillent avec une sécurité que chaque travailleur devrait avoir...
Plutôt que les stigmatiser exigeons de nouveaux droits pour tous les travailleurs Quand les travailleurs du public comme du privé se fâcheront pour de bon et ensemble on verra qui ne « sait affronter les réalités de la vraie vie ».
"il faut être un peu mou du bulbe pour croire que les
entreprises ne vous veulent que du bien.« »
Il faut aussi être mou du bulbe pour penser que les travailleurs accepteront indéfiniment d’être exploités et méprisés par ces malades qui dirigent nos entreprises. Il faut les virer ! Et que les salariés prennent leurs affaires en mains en supprimant la propriété privée des moyens de production tout en instaurant l’égalité sociale !
@ Gollum « J’ai heureusement pu échapper assez tôt à ce milieu de dingues »
tout à fait d’accord.
Pour ma part, je ne dois pas y échapper, je cherche même pas à y rentrer.
« Ce qui est amusant aussi, ce sont les cadres sans culture aucune, qui s’imaginent faire partie de l’élite, parce qu’ils sont de simples techniciens.. avec le mépris qui va avec »
Vous avez tout compris... Le plus haut niveau de pouvoir étant - actuellement - le plus haut niveau d’incompétence.
J’ai pris la premiere annonce d’emploi de chez xxx, au hasard .
votre rôle
........................................
Missions Au sein de notre pôle infogérance, dans un contexte ITIL, votre rôle consiste à :
Suivre un Portefeuille de clients infogérés (env 800000 € de facturation récurrente annuelle) • Etre garant du périmètre et des engagements de service.(ok mais comment ?) • Animer les comités de pilotage et rédiger les CR. Fournir les rapports d’activité.(ok facile) • Assurer la communication en cas de crise.(quand la merde touche le ventilo a vous de jouer , c’est quoi le niveau de crise a gerer ?) • Assurer le suivi opérationnel des prestataires et sous-traitants impliqués dans la fourniture du service(ok facile, laisser travailler ceux qui savent) • Avoir une vue précise des plates-formes techniques(ca sera dure quand on y connait rien). Identifier les besoins d’évolution exprimés par le client ou les équipes techniques.(ok , je note et je reporte , facile facile) • Conseiller les clients dans leur choix d’infrastructures (facile , je sors la brochure ) • Assurer un suivi financier et fournir les informations nécessaires à la facturation(haha c’est SAP qui fait ca pour moi) Dans le cadre d’une structure en pleine évolution, vous êtes également amené à : • Vous impliquer dans la rédaction des propositions d’évolution, en relation avec les équipes commerciales et avant-vente.(deja dit plus haut) • Vous impliquer dans la conduite des projets d’évolution.(on causera a la machine a cafe) • Vous impliquer dans le traitement des incidents et problèmes de production complexes.(ouille la ca peut devenir difficile , il est la le piege....je prends le job ?) Assurer l’intégration de nouveaux clients à votre portefeuille (c’est un autre service qui me les integrent de toute facon , je ne veux pas empieter sur d’autres services) Mettre en place les processus de communication et de suivi de la prestation.(hahaha il y’en a deja un ? ou alors c’est un aveux de non suivi des prestations client , dont on se fout ! Rédiger les conventions de service et des engagements de niveaux de service(ouais cause toujours) S’assurer de la bonne compréhension par le client du périmètre, des engagements et du fonctionnement de la prestation d’infogérance(le client il comprendra rien , mais comme il ne veut pas passer pour un con , il dira oui , sacha que ca marchera de toute facon)
votre profil
• Bac+4/5. 5 ans. Expérience dans la production ou la gestion de projets en environnement infogérance ou chez un client final. etc....
Bon , bref en 40h par semaine faire tout ca est impossible , et le naif qui pense y arriver ne peux que se bruler les ailes . Evidemment les super diplomes formes a encaisser un volume de travail important , y arriveront pendant 5 a 10 ans , quelque uns passeront dans les spheres superieures ou on ne fait plus rien et s’en sortiront et deviendront bien maleables car ce sera la periode ou ils seront le plus endettes de leur vie (mariage , stabilisation , credit immo , 4x4 ) , mais combien seront laisses morts sur le bord ?
Non il suffit d’être du métier de l’infogérance et on sait de quoi il en retourne.
Si on ne sait pas, on est pas du métier et donc on est pas concerné par l’offre.
Pour le reste, bien sur que le monsieur risque de faire des heures sups. Mais ce genre de postes (Infogérance dans un contexte ITIL) paie en général très bien dès le début et les progressions de salaires sont rapides.
Après bien entendu, personne ne songe à rester dans ce type de boulot toute sa vie. Mais cette offre peut être un bon tremplin vers d’autres postes.
Une nouvelle mode à inaugurer ? Osera t’on parler de mode dans ce cas ?
J’ai comme l’impression que le vocabulaire changera dans ces cas là.
Après les affreux « pirates » , mots utilisé pour Hadopi, quel terme sera inventé sur mesure dans ces cas là :
Salarié barbare, égorgeur ou éventreur ? ou autre mot encore plus fort.
Par un splendide tour de passe passe du style de « celui qui le dit qui l’est » vous aurez remarqué comment les victimes sont présentées au final comme bourreau ...
Comme on l’a déjà dit un dernier « C dans l’air » a traité du sujet , je l’ai vu. Je pense que le sujet est potentiellement explosif, là aussi il faudra que les masques tombent ...Un choix de société est a faire et ceux qui sont contre la direction de remettre tout au service des hommes ( et non l’inverse, et non plus au service d’une petite fraction oligarchique) doivent l’exprimer sans faux semblant, ceux à qui il reste un peu d’humanité feront les choix qui s’imposent.
Cela va du changement de patron ou de société quand c’est simple ( par exemple choisir une SCOP) à un un changement plus radical quand c’est plus compliqué (œuvrer à la chute du mur en question ...)
Au fait vous avez remarqué qu’on n’entend plus beaucoup les inspecteurs du travail ? Ils sont eux même sous pression intenable depuis longtemps. ce serait idem pour les médecins du travail ?
Quand aux psychiatres et psychologues j’avais déjà fait remarquer à un auteur Liliane Bourdin sur Agoravox qu’a part elle ( ça fait un moment qu’elle parle de ces problèmes) et 2, 3 autres, le silence était assourdissant !!!
Peut-être qu’eux aussi sont, sous une forme ou une autre de dépendance, sous pression intenable ...
une des possibles recettes à appliquer pour faire cesser la pression est de retrouver son autonomie ( casser la dépendance), donc ça passe par un changement de structure comme par exemple l’économie sociale et solidaire, SCOP etc
la vraie question, que personne ne se pose c’est : « en quoi mon comportement quotidien, mes valeurs, mes mensonges (aux autres et à moi) sont responsables de cet état de fait ? »
Il y a des fourmis qui ont plus de poids que d’autres, mais assurément la grande majorité ne fait que renforcer un système dont on se dit victime ensuite. Prisonnier de ses propres illusions, l’homme refuse d’admettre qu’une médaille a un revers, qu’une action induit une réaction.
« dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu’ils en chérissent les causes. » Bossuet
Faut etre solidement givré pour se suicider pour un boulot quel qu il soit !! C est pas a moi que ca risque d arriver , je suis incapable de faire autre chose que me bidonner devant des reactions ausssi saugrenues....pauvres ilotes !!! LE TRAVAIL EST L OPIUM DU PETIT PEUPLE !!! KRAL MRAX.....
Si des personnes apparemment en bonne santé se suicident, il y a forcement un probleme en amont de l’acte, mais il est absurde, jusqu’à plus informé de relier les motifs et le passage à l’acte par le chemin le plus court. Entre le probleme exclusivement personnel, et le probleme sociétal, il y a place pour nombre de thèses différentes, répondant chacune à une ampleur de probleme. Je pense que le suicide a une fonction régulatrice, de même que d’autres actes, que nous qualifions de choix personnels, et qui sont peut etre des choix pré programmés pour répondre à l’évolution de notre environnement. Si le suicide est un reflexe « normal » , nous devons garder à l’esprit, que l’être humain, dans une infinité de domaine est capable d’imiter la nature, et de provoquer des réactions ciblées. Nous savons soigner les travers d’une société, mais également les susciter. Le suicide est un drame humain, mais aussi dramatique soit il, il y a des degrés d’amplitude, selon qu’il soit la conséquence, d’une déception sentimale, d’un harcèlement patronale , d’une culture nationale, d’une dérégulation mondiale, ou d’un déséquilibre de notre eco système. Que certains tirent profits de ces suicides, pour acquérir des avantages, m’importe peu, si d’autres, s’attachent à comprendre, et à pointer les raisons profondes de ces suicides. Sachant, que chaque etre humain, a pour mission de perpétuer l’espèce, tout ce qui pertube cette mission, peut etre considéré comme une forme de suicide collectif. Si les suicidés sont des personnes d’âge mur, parents et grands parents, nous avons un probleme limité à un sentiment naturel ou provoqué. Si les suicidés sont en majorité des personnes aptes à procréer, et s’ils sont aussi bien manuels, qu’intellectuels, nous avons peut etre un probleme beaucoup plus compliqué qu’il n’y parait.
Sont cons chez Orange, fallais me demander, je les connais bien moi les humains j’ai plein de potes qui sont humains...
Bon alors messieurs les extra terrestres de la direction d’Orange :
Un humain normal, dans une société de merde comme celle là, a le besoin non-négociable de traiter son patron d’enculé matin midi et soir ; Sinon au bout d’un moment il en peu plus et ça fait gonfler vos stats...
Bon la vulgarité c’est mal, mais là ça sauve des vies alors go in the mood enfoirés...
Je ne connais pas le contexte exact de France Telecom. Mais le taux de suicide pourrait être un indicateur (partiel) de réels problèmes, mais celui constaté à FT n’était pas supérieur au taux ailleurs. Cela ne veut pas dire qu’il n’y avait pas de vrais problèmes de management à FT, mais ce n’est probablement pas ceux indiqués partout dans les médias. Les objectifs chiffrés ne sont pas un problème, au contraire, ils sont indispensables (à condition d’être bien choisis évidemment). ils sont le signe qu’on recherche une responsabilisation de chacun, ce qui est incontournable pour un management efficace.
Sans une telle responsabilisation, on sombre vite dans les situations absurdes constatées dans les administrations qui n’ont pas encore évolué. Situations qui ne sont d’ailleurs pas réservées aux administrations, mais qui peuvent être constatées dans les grandes ou très grandes entreprises, là où justement le fonctionnement est proche des administrations, sans responsabilisation.
Pour prendre un exemple différent : le Vol 401 Eastern Air Lines (101 morts sur 176, en décembre 72) a illustré parfaitement le besoin que chacun ait des responsabilités claires, et qu’il s’y tienne. Le Commandant de bord n’est pas resté « pilote » (et s’est occupé comme tous les autres d’essayer de résoudre un problème de voyant qui ne s’allumait pas -car défectueux-) ni le mécanicien, parti de son siège pour essayer de voir si le train d’atterrissage était sorti, et qui n’a donc pas entendu l’alarme indiquant que l’avion volait dangereusement bas. A contrario, même en l’absence de train sorti, l’avion aurait pu atterrir sur le ventre (sur un tapis de mousse carbonique), et le nombre de morts aurait été beaucoup plus faible (en l’occurrence le train était vraiment sorti... !!!)
Autre exemple : un prisonnier célèbre pour le nombre d’évasions réussies a donné sa recette : choisir le moment où il y avait le plus de gardiens... car alors ils étaient tous occupés à parler avec un autre, tous persuadés qu’étant nombreux la surveillance (supposée par les autres) les dispensait d’assurer leur propre surveillance...
Cependant, cette responsabilisation individuelle, aussi nécessaire soit-elle, n’est pas suffisante : une règle de base du Management est de fixer des objectifs à ses collaborateurs (ce qui n’exclut pas de les fixer ensemble), mais de laisser chacun une autonomie suffisante au niveau du choix des moyens. Car l’être humain se distingue par sa volonté de liberté !
Un autre critère est donc essentiel : la « diffusion du pouvoir », l’autonomie laissée à chacun.
Ensemble, ces deux critères permettent « l’empowerment », qui est constaté dans les entreprises à très hautes performances (start-ups par exemple), ou les équipes hautes performances. L’ambiance de travail excellente y est favorisée par l’obtention de résultats gratifiants, l’envie et le plaisir de travailler -et de réussir- ensemble des objectifs ambitieux (eh oui, il est plus facile paradoxalement de réussir des objectifs ambitieux que des objectifs faciles !!!)... et cela nécessite un projet commun, fédérateur et mobilisateur, une vison commune minimale, des valeurs partagées, eux mêmes permettant à la CONFIANCE de se développer dans l’entité concernée (confiance en soi, en les autres, en le groupe, en la faculté d’obtenir des résultats...). Est-il nécessaire de signaler que c’est ce qu’on appelle l’esprit d’équipe ?
En revanche, la diffusion du pouvoir sans responsabilisation mène tout droit... à l’anarchie, au bazar absolu, qui peuvent être constatés dans quelques associations, et dans de très rares entreprises (heureusement).
Bref, des objectifs chiffrés (et ambitieux !) ne sont pas un problème, mais au contraire absolument indispensables. Ils sont simplement non suffisants, et sans l’autonomie signalée, ils peuvent effectivement mener au management par la pression, par la peur (et même la terreur, surtout en période de crise : « si tu n’es pas content, la porte c’est par là »)
Gardons nous donc de slogans simplificateurs, très réducteurs, et donc très faux !