lundi 18 mai - par Marc Dugois

Tant que l’on croira que le PIB est un produit et que nous sommes un pays riche….

Tant que l’on croira que le PIB est un produit et que nous sommes un pays riche, nous ne prendrons pas la peine de comprendre la monnaie, pas plus que la réapparition de l’esclavage qui nous permet de vivre agréablement.

C’est par un matraquage constant et universel que les troïkas politiques, médiatiques et universitaires occidentales, nous rabâchent que nous sommes riches et que chaque année le Produit Intérieur Brut (traduction servile du GDP Gross Domestic Product anglo-saxon) augmente cette richesse. L’Insee affirme péremptoirement et faussement que le PIB donne une mesure des richesses nouvelles créées chaque année. C’est devenu une telle évidence qu’il est devenu blasphématoire et crime de lèse-majesté, de simplement constater que le PIB ne mesure qu’un échange et en aucun cas une production et encore moins une richesse nouvelle. Sur cette fausse richesse, nous finançons tous nos fantasmes dont le remboursement d’une dette que l’on creuse davantage chaque jour, et surtout nous faussons tous nos raisonnements en tous domaines comme Vincent Lindon vient de le montrer, apparemment en toute bonne foi, dans son entretien avec Médiapart .

Il est temps de regarder de très près ce qu’est vraiment le PIB, comment il est calculé et ce qu’il indique.

Les définitions de l’Insee et de Wikipédia sont les mêmes mais dans un ordre différent.

Définition de l’lnsee :

Agrégat représentant le résultat final de l’activité de production des unités productrices résidentes.

Il peut se définir de trois manières :

le PIB est égal à la somme des valeurs ajoutées brutes des différents secteurs institutionnels ou des différentes branches d’activité, augmentée des impôts moins les subventions sur les produits (lesquels ne sont pas affectés aux secteurs et aux branchesd’activité) ;

le PIB est égal à la somme des emplois finals intérieurs de biens et de services (consommation finale effective, formation brute de capital fixe, variations de stocks), plus les exportations,moins les importations ;

le PIB est égal à la somme des emplois des comptes d’exploitation des secteurs institutionnels : rémunération des salariés, impôts sur la production et les importations moins les subventions, excédent brut d’exploitation et revenu mixte.

Définition de Wikipédia :

Le PIB est un indicateur macroéconomique nommé agrégat, c’est-à-dire une grandeur globale qui mesure l’activité économique. Il est possible de proposer trois approches du PIB, cependant, on le considère la plupart du temps comme la somme des valeurs ajoutées produites par l’ensemble des unités résidentes, c’est-à-dire les agents économiques effectivement présents sur le territoire pendant au moins 183 jours sur une année.

Le PIB a ainsi une triple optique basée sur les grands principes de la comptabilité nationale :

La production : PIB = somme des VAB + IP – SUBV. L’approche par la production, met ainsi en relation la somme des valeurs ajoutéesbrutes, l’impôt sur la production ainsi que les différentes subventions.

La formation de revenu : PIB = RS + EBE + RMB – SUBV + IP, avec RS la rémunération des salariés, EBE l’Excédent brut d’exploitation, RMB les revenus mixtes bruts, SUBV les subventions et IP les impôts sur la production (liés à la production et aux importations).

La demande : PIB = CF + FBCF + (X-M), avec CF la consommation finale, FBCF la formation brute de capital fixe (l’investissement), X les exportations et M les importations.

On voit déjà que la première définition est la même mais que les deuxième et troisième sont inversées.

Le PIB est donc d’après l’Insee un « agrégat représentant le résultat final de l’activité de production des unités productrices résidentes », l’agrégat étant défini comme « une grandeur synthétique mesurant le résultat de l’activité économique.

Toujours d’après l’Insee, « il peut se définir de trois manières ». Examinons-les précisément.

Première manière Insee

Le PIB est égal à la somme des valeurs ajoutées brutes des différents secteurs institutionnels ou des différentes branches d’activités, augmentée des impôts moins les subventions sur les produits (lesquels ne sont pas affectés aux secteurs et aux branches d’activité).

Wikipédia en fait un premier décryptage en écrivant sur sa page comptabilité nationale

PIB = somme des VAB + IP – SUBV. L’approche par la production, met ainsi en relation la somme des valeurs ajoutées brutes, l’impôt sur la production ainsi que les différentes subventions.

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Wikipédia en fait un décryptage plus complet sur sa page PIB

Composantes vues sous l’angle de la production

Le PIB est égal à la somme des valeurs ajoutées des agents économiques résidents, calculée aux prix du marché, à laquelle on ajoute la part de la valeur ajoutée récupérée par l’État (taxe sur la valeur ajoutée et droits de douane) et de laquelle on soustrait les subventions ;

PIB = Somme des valeurs ajoutées + TVA + Droits et taxes sur les importations – Subventions sur les produits

Si potentiellement trois méthodes coexistent pour calculer le PIB d’un pays ou d’une région (via la production, la dépense ou le revenu), la première méthode (approche par la production) est utilisée pour des raisons pratiques. Selon cette technique, on additionne toutes les valeurs ajoutées issues des comptes de résultats fournis par les entreprises, et les administrations publiques.

Le PIB approche donc l’activité, la non-oisiveté, la neg-otium, le négoce par la valorisation que fait le client de ce que propose l’entreprise en abandonnant son argent. Cette première approche est la valorisation de ce qui est vendu, par la dépense que fait le client à la fois pour l’entreprise et pour l’État. Pour l’entreprise c’est la valeur ajoutée, ce qu’elle touche de l’extérieur moins ce qu’elle a payé à l’extérieur ; pour l’État c’est la TVA moins ce qu’il a donné en subventions.

Le PIB calcule donc la somme des monnaies que les clients apportent à l’entreprise en échange de son travail, somme à répartir entre l’entreprise et l’État, et à l’intérieur de l’entreprise entre salariés et actionnaires. On cherche vainement comment ce simple échange peut être vu comme une création de richesse.

Deuxième manière Insee, troisième Wikipédia

Le PIB est égal à la somme des emplois finals intérieurs de biens et de services (consommation finale effective, formation brute de capital fixe, variations de stocks), plus les exportations, moins les importations.

Wikipédia fait son premier déblayage sur sa page comptabilité nationale :

PIB = CF+ FBCF + (X-M), avec CF la consommation finale, FBCF la formation brute de capital fixe (l’investissement), X les exportations et M les importations.

et une étude plus poussée sur sa page PIB :

Composantes vues sous l’angle des dépenses

Le PIB est égal à la somme des emplois finaux intérieurs de biens et de services, c’est-à-dire : la consommation finale effective (CF), l’investissement (formation brute de capital fixe (FBCF)) et les variations de stocks (VS). Cette définition se déduit de l’égalité comptable entre les ressources de l’économie (PIB) et les emplois qui sont faits de ces ressources.

En situation d’autarcie, on a (équilibre Ressources – Emplois) :

PIB = CF + FBCF + VS

Dans une économie ouverte les importations (notées M) s’ajoutent aux ressources, les exportations (notées X) aux emplois, si bien que la relation ci-dessus devient :

PIB + M = CF + FBCF + VS + X

La dernière relation peut se réécrire :

PIB = CF + FBCF + VS + X – M

Ou, en omettant les variations de stock et en développant la consommation finale :

PIB = C + G + I + (X – M)

Consommation (C)

Investissements (I)

Dépenses publiques courantes (G)

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Exportation (X)

Importation (M)

Là c’est l’approche du négoce par l’argent dépensé, la consommation finale comme l’investissement n’étant que des dépenses. Le rajout des exportations qui sont des ventes moins les importations qui sont des achats, est farfelu. Analysons-le.

Observons d’abord qu’une augmentation de stock est comparable à une importation et une diminution de stock à une exportation. On pourrait même appeler exportation toute transformation de nature en monnaie et importation toute transformation de monnaie en nature. Observons donc « en même temps » la gymnastique sur l’import-export et la non gymnastique sur les stocks toujours appelés simplement « variations de stock » sans jamais dire dans quel sens. Est-ce un export ou un import ? Mystère !

Wikipédia nous donne involontairement la clé du mystère en écrivant :

En situation d’autarcie, on a (équilibre Ressources – Emplois) :

             PIB = CF + FBCF + VS

Dans une économie ouverte les importations (notées M) s’ajoutent aux ressources, les exportations (notées X) aux emplois

 PIB = C + G + I + (X -M)

Dans la première équation, le PIB est vu comme une ressource et la consommation et l’investissement comme des emplois. On parle donc en monnaie. VS est une augmentation de stock.

Dans la seconde équation on a rajouté des ressources en nature à des ressources en monnaie, ce qui est aussi stupide que d’additionner des achats et des ventes. On ne sait plus si le PIB est en nature ou en monnaie. On comprend qu’ils « omettent » les variations de stocks dans la formule PIB = CF + FBCF + VS + X – M car quand VS est derrière CF + FBCF, c’est une augmentation de stock et quand il précède X – M, c’est une diminution de stock. La variation de stock est incalculable et, au lieu de comprendre son erreur, on la masque en ne parlant jamais que de variations de stocks sans jamais en préciser le sens. Cette formule est fausse et surtout elle ne veut absolument plus rien dire.

La seule formule juste est celle qui parle en monnaie de ce qui est dépensé :

PIB = CF + FBCF = C + G + I

Troisième manière de l’Insee et deuxième de Wikipédia

Le PIB est égal à la somme des emplois des comptes d’exploitation des secteurs institutionnels : rémunération des salariés, impôts sur la production et les importations moins les subventions, excédent brut d’exploitation et revenu mixte.

Wikipédia fait son décryptage en remettant en ordre les éléments cités, ce qui permet de voir la supercherie.

PIB = RS + EBE + RMB – SUBV + IP, avec RS la rémunération des salariés, EBE l’Excédent brut d’exploitation, RMB les revenus mixtes bruts, SUBV les subventions et IP les impôts sur la production (liés à la production et aux importations).

Là c’est un vrai bras d’honneur que nous font l’Insee et Wikipédia qui partent du principe que tout le monde s’en moque et que personne ne regarde de près ce dont on parle. C’est une répétition pure et simple de la première définition en mélangeant les différents termes de l’addition et en les représentant différemment. La définition de la valeur ajoutée (VA) est justement l’excédent brut d’exploitation (EBE) plus la rémunération des salariés (RS) plus la rémunération des dirigeants non-salariés (RMB). Wikipédia l’explique dans sa page comptabilité nationale :

EBE= PIB – Salaires – Impôts (production + produit) + Subvention (exploitation + produit).

Cette dernière définition n’est donc qu’une répétition de la première. Il n’y a donc que deux définitions du PIB toutes les deux chiffrées en monnaie, l’une chiffrant ce qu’il y avait à vendre, l’autre chiffrant la monnaie dépensée pour acheter.

Quiconque vient dire ou écrire que le PIB nous enrichit et, qu’à cause de cela, nous sommes un pays riche capable d’être généreux et même devant l’être, est trompé s’il est de bonne foi et délictueux s’il ne l’est pas.

Faire croire que le PIB est le chiffrage d’une production de richesses permet, grâce à la fausse monnaie légale que les banques ont maintenant le droit de fabriquer, de faire croire que les machines des entreprises créent continuellement des richesses et que, si nous votons bien, nos élus, quels qu’ils soient, pourront faire de nous des nababs aussi généreux qu’intelligents. Nous pourrons alors nous entredéchirer parce que nous nous verrons mutuellement ni assez intelligents ni assez généreux ou trop généreux et trop bêtes, du moment que nous continuerons à consommer et à voter.

On ne peut être réaliste, quel que soit le sujet, si l’on croit vivre en un lieu où coule la corne d’abondance. Tant que nous croirons au PIB créateur de richesses, nous ne serons raisonnables sur aucun sujet car tout sera faussé. Apprenons au moins à sourire quand ils financent tout, à droite comme à gauche et au milieu, avec des pourcentages de PIB.



35 réactions


  • Francis JL 18 mai 10:12

    Personne ne croit que le PIB est un produit.

     

    Le thermomètre n’est pas la température. La pendule n’est pas le temps, même si certain commentateurs de radio disent souvent à leurs invités « le temps tourne » !!!


    • Marc Dugois Marc Dugois 18 mai 10:24

      @JL
      Là le problème est que c’est un thermomètre qui dit mesurer le temps ou une horloge qui affirme mesurer la témpérature.

      Le PIB s’affirme comme un produit (Produit Intérieur Brut) et dit mesurer la création de richesse alors qu’il ne mesure que les échanges.


    • Francis JL 18 mai 12:17

      @Marc Dugois
       
       connaissez vous le BNB ou indice de bonheur national brut ?


    • Marc Dugois Marc Dugois 18 mai 12:38

      @JL

      Oui c’est une réaction au PlB et au PNB par le roi du Bouthan dans les années 70. C’est une réaction très saine mais purement théorique.


    • mmbbb 18 mai 18:43

      @Marc Dugois un truc de ba ba cool


  • Cartman Cartman 18 mai 11:29

    Oui, évidement le PIB est un indicateur parmi tant d’autres auquel on fait dire beaucoup de conneries. La France n’utilise que cet indicateur en 2020 ? Pourquoi le reste du monde s’intéresse au bien-être, à l’environnement, à l’égalité salariale, la santé, la participation à la gouvernance, le débat public, les opportunités économiques, l’emploi, la prospérité, l’engagement économique international et crée donc des indicateurs bien plus complexes que le PIB pour quantifier diverses tendances sociétales, politiques et économiques ? À plus forte raison, si vous nous expliquez que le PIB n’est pas intrinsèquement lié à la richesse matérielle et à la croissance d’un pays, les français sont mal barrés. https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01060845/document


    • Marc Dugois Marc Dugois 18 mai 11:57

      @Cartman

      Un indicateur doit d’abord dire ce qu’il indique et l’indiquer vraiment. Savoir qu’en faire est un autre sujet. Le PlB indique une activité d’échange et on fait croire à une activité de production. C’est une « fakenews » permanente et jamais dénoncée.


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 18 mai 11:37

    Pourquoi se chicaner sur la façon de compter les sous ?

    La principale utilisation idéologique du PIB consiste avant tout à le diviser par les nombre d’habitants pour faire croire que la richesse est répartie équitablement.

    La notion le plus inique est celle de « pouvoir d’achat ». Ça a à peu près autant de sens que l’« espérance de vie ».


    • Iris Iris 18 mai 11:57

      @Séraphin Lampion
      Vrai, toutes ces choses moyennées sont infâmes et bien utiles pour nous enfumer. De manière générale, remplacer l’observation fine par les mathématiques est une bêtise.


    • Marc Dugois Marc Dugois 18 mai 12:04

      @Séraphin Lampion

      Penser richesse en lisant PlB, c’est être déjà tombé dans le panneau et s’attendre à voir utilisé des pourcentages de PlB.


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 18 mai 13:03

      @assouline

      lien

      « La valeur moyenne du PIB par habitant ne renseigne que sur la taille du gâteau que les habitants ont à se partager. Convenons de ce qu’il est plus profitable à chacun de se partager un gros gâteau qu’un petit et ce, quel que soit le degré d’égalité de la répartition....  »

      1. la taille du gâteau est donné par la valeur absolue et pas la valeur moyenne
      2. il est plus « profitable » ( et équitable) de partager un gâteau de trois kilos en trois parts d’un kilo pour trois personnes que de se partager un gâteau de six kilos en une part de cinq kilos et deux parts de 500 grammes. 



    • Marc Dugois Marc Dugois 18 mai 13:12

      @assouline

      « La valeur moyenne du PIB par habitant ne renseigne que sur la taille du gâteau que les habitants ont à se partager ».

      C’est compliqué de réagir à la fois contre les intellectuels dévoyés qui

      font croire à cette phrase et contre les braves gens abusés qui y croient sans rien comprendre.

      Espérons que certains liront tranquillement cet article en voulant le comprendre.


    • Marc Dugois Marc Dugois 18 mai 13:19

      @Séraphin Lampion

      Mais d’où vient donc cette croyance incroyable et complètement fausse qu’il y a un gâteau ? C’est dans les contes pour enfants qu’il y a des cornes d’abondance !!

      Qu’un peuple entier en arrive à croire à cette histoire idiote de gâteau à se partager, est un phénomène sociologique actuel que les historiens devront comprendre.


    • Iris Iris 18 mai 13:40

      @assoulione

      « C’est le discours d’un observateur qui ne sait pas ce qu’est une valeur moyenne.
      Et qui voudrait faire dire à une moyenne ce qu’elle ne dit pas...  »

      Comment Lampion voudrait-il faire dire à une moyenne ce qu’elle ne dit pas, alors qu’il ne sait pas ce que c’est ?

      « A degré égal de répartition, un gros PIB donne lieu à un PIB par habitant plus important qu’un petit PIB. Dans ce cas, Il n’est donc pas faux de dire que les habitants d’un pays riche sont plus riches que les habitants d’un pays pauvre. Et ça n’a rien d’idéologique... »

      Non ça n’est pas faux, ça ne veut juste rien dire, puisque vous supposez un degré égal de répartition. Et vous essayez donc de faire dire à une moyenne ce qu’elle ne dit pas, ce qui est exactement ce que vous reprochez à Lampion juste avant.

      Mais vous le faites surement exprès ?


    • nono le simplet nono le simplet 18 mai 14:03

      @Marc Dugois
      Mais d’où vient donc cette croyance incroyable et complètement fausse qu’il y a un gâteau ?

      de toutes façons, s’il y en avait un, ceux qui l’auraient ne partageraient pas smiley


    • HELIOS HELIOS 18 mai 15:00

      @Marc Dugois

      oui, il y a un gateau !
      Mais ce gateau, ce n’est pas un gateau individuel, c’est un gateau collectif et le partage n’est pas dans la privatisation de sa part mais dans sa vision collective évaluée au prorata.

      La richesse du pays, calculée comme vous le citez, peu importe d’ailleurs, sert a montrer quelle est la dimension absolue des parts qui vont etre atribuée a des domaines pour lesquels chaque français n’en a pas la même utilisation ni la même valorisation.

      Donner 2% a l’armée touche tous les français a peu pres equitablement....
      15% a l’éducation nationale ne touche que les français qui ont des enfants etc... et au total, le fonctionnement du pays coute 100% (et même plus puisqu’on appelle cela « déficit » au dela du taux de croissance) du PIB dont l’usage et l’interet n’est pas equitable pour chaque français.

      Je ne reviens pas sur ce mecanisme d’égalité ou d’équité et d’ailleurs on a inventé pour cela ce qu’on appelle « solidarité » qui est en fait un mecanisme d’assurance theoriquement a somme nulle.

      Alors, finalement, il y a bien un gateau et ce gateau sert de salaire a notre pays pour payer ses besoins... les besoins etant réputés servir tous les français au prorata de l’usage qu’ils en font (et il faudrait diminuer le PIB du paiement du service offert aux utilisateurs)

      Le seul détail que je perçois comme vicieux, c’est dans les mecanismes inexistants d’ammortissement qui devraient etre déduit du PIB, ainsi au passage de tout ce qui est destruction avant la fin de l’ammortissement (financé par les assurances)... laissez croire que la renovation pour obsolescence ou defaillance entre dans le PIB est un abus mais c’est un autre problème...


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 18 mai 15:01

      @Marc Dugois

      vous savez, moi, je suis un peu limité, comme garçon, mais en plus, j’en ai rien à carrer qu’il y ait ou pas un gâteau
      je signalais seulement à Machin que son raisonnement se cassait le nez, comme disait Dom Juan à Sganarelle : 

      SGANARELLE.- Mon raisonnement est qu’il y a quelque chose d’admirable dans l’homme, quoi que vous puissiez dire, que tous les savants ne sauraient expliquer. Cela n’est-il pas merveilleux que me voilà ici, et que j’aie quelque chose dans la tête qui pense cent choses différentes en un moment, et fait de mon corps tout ce qu’elle veut ? Je veux frapper des mains, hausser le bras, lever les yeux au ciel, baisser la tête, remuer les pieds, aller à droit, à gauche, en avant, en arrière, tourner...
      Il se laisse tomber en tournant.

      DOM JUAN.- Bon, voilà ton raisonnement qui a le nez cassé.


    • Marc Dugois Marc Dugois 18 mai 17:15

      @HELIOS

      Vous mettez le doigt sur l’ampleur du problème dramatique que nous vivons. 99% des Franças pensent comme vous qu’l y a un gâteau et que le PlB le mesure, ce qui est un rêve absolu, tout l’article essaie de le démontrer. Le PlB ne mesure qu’un négoce, un échange entre une richesse reconnue antérieurement qu’est la monnaie et une production qui veut se faire reconnaitre comme richesse. ll n’y a absolument rien à se partager après cet échange !!!!


    • mmbbb 18 mai 18:54

      @Marc Dugois il y a un truc que je pige pas chez vous Lorsque Venise tenait les mers et ipso facto le commerce , elle fut une république prospere et peter de thunes Il y eut un decret des doges n autorisant pas les gondoles a etre des objets somptuaires d ou leur couleur noire Un pays tel les Emirats ont un PIB par habitant surperieur a la France , ils sont assis sous la manne du petrole ; Il y a une relation entre PIB par habitant et niveau de vie me semble t il ! 


    • Marc Dugois Marc Dugois 18 mai 20:25

      @mmbbb
      Le PlB est la somme des dépenses publiques et privées et normalement en effet plus on dépense, plus cela veut dire que cela va bien et vos exemples sont exacts.

      Mais actuellement les banques fabriquent toutes sans arriêt de la fausse monnaie légale pour que les productions des machines soient consdérées comme des richesses puisqu’achetées. La dette est de plusieurs centaines de milliers de milliards de dollars ou d’euros. Et le PlB ne mesure que les dépenses !!!


    • mmbbb 18 mai 20:50

      @Marc Dugois si vous parlez dettes privees et publiques , l economie mondiale marche grace a la dette dont le montant est de  255 000 milliards de dollars

      La crise du CORONAVIRUS accentuera la planche a billet , Macron et Merkel ont annonce un plan de 500 milliards d euros aujourd hui Ces dettes peuvent etre effacees comme l a fait Hollande avec la dette ivoirienne 
      https://www.rtl.fr/actu/international/la-france-annule-la-dette-de-la-cote-d-ivoire-estimee-a-3-milliards-d-euros-7751154527

      Ce ne sont que des jeux d ecritures quoique 


    • Marc Dugois Marc Dugois 18 mai 21:50

      @mmbbb
      Rien ne marche grâce à la dette, ce n’est qu’une illusion.

      L’illusion semble marcher en effet grâce à la dette qui est un esclavage dans le temps, grâce au mondialisme qui est un esclavage dans l’espace et grâce à trois esclavages ici et maintenant : la paupérisation des classes moyennes, le chômage et l’immigration.


    • Marc Dugois Marc Dugois 18 mai 22:39

      @assouline

      Où voyez-vous un revenu national ?

      D’où vous vient ce mythe bien commode mais tellement enfantin  ?


    • Iris Iris 20 mai 09:54

      @assouline Bonjour. Vous niez donc que votre propos était au minimum incohérent ?


  • Trelawney Trelawney 18 mai 14:45

    Votre article est aussi confus qu’un avis d’expert sur le Covid 19


  • Marc Dugois Marc Dugois 18 mai 17:03

     Vous ête sûrement passé par Daupihne ou un équivalent.

    Vous n’intégrez pas que derrère les lettres majuscules VA XS X M CF etc ll y a des flux qui font passer de nature (voiture, carotte, pétrole) à monnaie (dollar, euro), ou de monnaie à nature. Personne ne sait additionner intelligemment un achat et une vente parce que ce sont des flux inverses. 

    Additionner un investissement (FBCF) à des exportations ( X ) comme le fait l’lnsee dans ses tableaux d’emploi-ressource est déraisonnable car c’est additionner deux flux en sens contraire.


    • Marc Dugois Marc Dugois 18 mai 22:01

      @assouline

      Votre raisonnement commence bien et en effet il ne s’agit que d’un échange mais comment cet échange chiffré par le PlB peut-il être utilisé comme une richesse à réutiliser par pourcentages ?

      C’est la seule question importante et comme il n’y a rien à réutiliser, on utilise en fait les esclavages, ce qui n’est pas joli joli.

      Mais vous êtes l’exemple du formatage réussi qui défend l’indéfendable sans prendre la peine d’aller au fond des choses. Je ne vous en veux nullement. Cela fait des années que je répète que le capitalisme a fait de ses victimes ses complices.


  • Emin Bernar Emin Bernar 19 mai 14:41

    @Marc Dugois Le problème c’est le contenu du PNB : qu’est-ce qu’on produit, qu’est-ce qu’on consomme ! Par exemple quand dans un quartier un marchand de journaux est remplacé par un Mac Do ; ou quand une librairie est remplacée par une parapharmacie ; ou une piscine publique devient un hôtel de luxe ; ou un jardin public est annexé en partie par Roland Garros ; ou un centre commercial géant est créé ! J’ai écrit sur tout cela dans Agoravox car je l’ai vécu dans mon quartier ... PNB ou BNB that is the question !!!  smiley


    • Marc Dugois Marc Dugois 19 mai 15:53

      @Emin Bernar

      Chaque fois qu’une dépense est faite, un fonctionnaire payé, une marchandise vendue, un service rémunéré, un investissement fait avec espoir, cela augmente ce qu’on a l’audace d’appeler Produit lntérieur Brut quand on ne s’intéresse qu’à la France et Produit National Brut quand on ne s’intéresse qu’aux Français.

      Ce ne sont que des dépenses et on formate les esprits à l’université pour qu’ils croient que ce soit une richesse à se partager. D’où, pour payer ces dépenses, l’esclavage dans le temps qu’est la dette, l’esclavage dans l’espace qu’est le mondialisme et les esclavages ici et maintenant que sont la paupérisation des classes moyennes, le chômage et l’immigration.

      Lisez bien les 26 commentaires d’Assouline, exemple parfait du formaté de bonne foi qui croit dur comme fer à ce qu’il écrit, et qui devient malgré lui le complice du scandale que nous vivons.


    • Marc Dugois Marc Dugois 20 mai 09:09

      @assouline
      @Emin Bernar

      C’est très bien d’aborder le sujet passionnant du lien entre la richesse et la monnaie. C’est beaucoup moins bien d’en dire n’importe quoi en ayant absolument besoin d’une corne d’abondance créatrice qui n’a jamais existé.

      Avant ce commentaire, la corne d’abondance abondait des richesses chiffrées par le PlB, maintenant elle abonde des revenus mensuels des ménages qui expliquent tout. Ce n’est pas plus sérieux.

      L’erreur fondamentale du commentateur est de ne pas avoir encore compris que l’économie n’est qu’une ronde et que, à la fois les marchandises et services, et à la fois la monnaie ont une origine ; il y a deux circuits qui tournent en sens inverse : un circuit en nature nourri par l’énergie humaine et l’énergie monétaire, et un circuit monétaire normalement nourri par l’énergie humaine et qui ne l’est actuellement que par la fausse monnaie légale des banques qui laisse croire que le PlB chiffre une création de richesses.

      Encore un effort et vous comprendrez que la monnaie est un titre de créance sur n’importe quel membre du groupe qui l’utilise et que ce titre est normalement causé par une richesse aux yeux du groupe, richesse préalablement constatée par le groupe.

      Vous arriverez à la seule conclusion possible que tout part de l’énergie humaine et donc du travail et qu’il est totalement stupide d’avoir une organisation qui n’utilise pas l’énergie humaine de millions de chômeurs et qui laisse perdre leur temps à l’université à des millions d’étudiants que l’on formate à croire à l’existence de la corne d’abondance, au fait que nous sommes un pays riche qui s’enrichit davantage chaque année par la croissance économique qui n’est qu’une augmentation des dépenses.

      Je rajouterai que si vous voulez fare des démonstrations en économie avec la mathématique, vous devez vérifier que tous les éléments de votre équation sont A LA FOlS soit tous des achats (passage de monnaie en nature) ou tous des ventes (passage de nature en monnaie), ET que l’on parle uniformément en nature (achat vente) ou en monnaie (paiement encaissement). Chaque fois que l’on mélange une vente avec des achats, un achat avec des ventes, ou que l’on parle en monnaie alors que tout le reste est en nature ou inversement, ON lNTRODUlT UN CHANGEMENT DE SlGNE DANS L’EQUATlON, ce qui la rend aussi fausse que stupide.


  • Jean Keim Jean Keim 20 mai 07:50

    Finalement le PIB est une création mentale comme la monnaie ou la paix des armes, il est qq. part entre l’extrème et insultante richesse et l’extrême et dégradant pauvreté, notre pays est riche, riche de ses millions de gens vivant sous le seuil de pauvreté qui est lui aussi une création mentale.

    Dans un monde où le partage serait une pratique naturelle, il y aurait peut-être parfois des pénuries, mais la pauvreté n’existerait plus.


    • Marc Dugois Marc Dugois 20 mai 09:18

      @Jean Keim

      Partager est un noble but mais partager quoi ?

      Tant que l’on n’a pas compris que nous ne pouvons partager que ce que fait l’énergie humaine et que les cornes d’abondance ne sont que des fantasmes, nous continuerons à nous entredéchirer pour savoir qui a accaparé une richesse inexistante, et ce que nous devrions en faire.


    • Iris Iris 20 mai 09:51

      @Marc Dugois Tout le monde ici est quand même à peu près d’accord pour savoir qui a accaparé l’argent. C’est roujours ça smiley


    • Marc Dugois Marc Dugois 20 mai 10:17

      @Iris

      Absolument. Ceux qui accaparent l’argent sont ceux qui ont accès à la fausse monnaie légale des banques, quelle que soit la complexité des circuits pour y parvenir.


    • Jean Keim Jean Keim 20 mai 16:43

      @Marc Dugois

      Partager quoi, et bien sûrement pas l’argent.

      Dans un premier temps nous pourrions commencer par partager le travail et ce qu’il produit, ce serait un bon début.


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