lundi 15 décembre 2008 - par Lapa

Taxe sur la copie privée : on ratisse plus large et plus fort

Les ayants droits s’octroient une petite augmentation de 15% des taxes des supports d’enregistrement. La gabelle du XXIème siècle se porte bien, merci.

La réunion de la commission d’Albis du 10 Décembre dernier qui devait statuer sur l’augmentation des taxes imposées sur les supports d’enregistrements n’a pu se mettre d’accord faute d’un quorum atteint ; les industriels et 4 associations de consommateurs sur 6 ayant boycotté cette commission pluripartite dont les ayants droits détiennent de toute façon la majorité.

Cela ne fera que de retarder de quelques jours l’inévitable : une augmentation globale de 15% de la taxe avec des barèmes environ 8 fois plus élevés qu’au Danemark par exemple. (il faudra nous expliquer en quoi nos artistes millionnaires sont 8 fois plus floués que leurs homologues Danois). Une comparaison avec l’Espagne (avant la hausse de cette fin d’année !) est également disponible ici .

On l’a bien compris, cette commission est un bidonnage administratif pour imposer une fois de plus aux consommateurs une taxe mal foutue qui permet, sous couvert de « politique culturelle », d’engraisser nos gentils rentiers du CD qui ont trouvé là une manne bien opportune qu’ils peuvent en plus fixer à loisir.

Car on en est bien là, ce sont les ayants droits (représentants donc des artistes et sociétés privés) qui fixent en tout impunité leur rémunération sur le dos de consommateurs et d’industriels dont les produits sont censés « porter préjudice » à l’auteur. Et quand bien même ces industries mettent aux point des systèmes empêchant la copie privée (DRM par exemple) cela ne les exempts pas de recevoir la taxe pour un acte qu’elles empêchent… La logique Française dans toute sa splendeur.

Un exemple de jurisprudence.
(voir le chapitre 4 notamment).

Revenons à notre commission glorifiée par Mme Albanel comme « transparente et objective », ce qui fait doucement rire. Après avoir essuyé les plâtres du Conseil d’Etat concernant la prise en compte du piratage dans la copie privée (tous les consommateurs étant bien sûr des fraudeurs, c’est bien connu) et quelques propos de M.Fillon peu glorifiant à son égard ; on pouvait s’attendre à ce qu’elle revoit sa copie des barèmes de manière raisonnée.

Il n’en est rien. Arguant que le nouveau barème est le fruit de la baisse liée à la non prise en compte du piratage et de la hausse liée aux nouveaux taux de compressions des supports (plus on compresse, plus on copie et comme vous le savez, nous compressons toujours au maximum), la commission a décidé de ratisser large et fort. Aussi tout sera taxé à la hausse : de la disquette 3,5’ au téléphone portable. Du magnétoscope numérique au HD externe en passant par la clé usb…. Bref par une formule pour le moins fumeuse et totalement arbitraire, voilà comment s’accorder une petite hausse de 15%... Au dépend du consommateur dont le pouvoir d’achat n’a rien à envier à celui de Johnny ou autre Benabar. Seul le DVD voit sa taxe baisser. On peut dire donc que la commission croit en l’avenir du Blue-Ray…

Nouveaux barèmes.

Tant pis si vous utilisez votre téléphone… pour téléphoner ou si votre caméscope sert à filmer votre famille, votre ordinateur à travailler… les ayants droits ont décidé de taxer les outils de votre vie privée sous pretexte que la copie privée est une exception juridique et leur porte préjudice (qu’ils fixent eux mêmes ). Un peu comme si les jardiniers professionnels percevaient une taxe qu’ils fixeraient eux-mêmes sur les outils de jardin que vous achetez en magasin en quelque sorte…

Nous ne sommes pas dupes, tout cela montre bien que cette taxe n’est qu’un impôt de subventionnement et non un reboursement de préjudice.

Si nous pouvons dire qu’en France, l’industrie culturelle a de manière générale du mal à négocier l’évolution technique concernant le service aux consommateurs et la créativité, il ne fait aucun doute que concernant la taxation de la population, elle a su parfaitement négocier le virage des nouvelles technologies…Voire même parier sur l’avenir.



30 réactions


  • Yannick Harrel Yannick Harrel 15 décembre 2008 15:57

    Bonjour,

    Merci pour nous tenir au courant de l’évolution (survivance anachronique devrais-je dire) de cette commission qui a dépassé depuis longtemps la frontière de l’intelligence.

    Mais rien ne serait possible sans le parti pris des ministres de la culture qui se sont succédés et étant mités par les groupes de pression. Les dés sont de toute manière pipés dès le départ...

    Cordialement


  • Daniel Roux Daniel R 15 décembre 2008 16:16

    Avec Sarko, c’est une taxe par semaine.

    Il faut bien compenser les milliards de cadeaux fiscaux aux plus riches par des taxes, franchises et timbres, sur les autres.

    Moins de sécurité dans les rues, moins de sécurité sociale, moins de sécurité civique mais plus de taxes.

    Pas mal pour celui qui affirme faire la politique qu’il avait annoncé. On attend toujours la hausse du pouvoir d’achat, le retrait d’Afghanistan, la démocratie et l’intelligence au pouvoir.

    En attendant,

    Il prépare la carrière du prince héritier en mettant Devedjan au placard.

    Il veut nous faire travailler le dimanche et jusqu’à 70 ans.

    Il nous ridiculise à l’étranger.

    Il veut nommer jusqu’aux directeurx des télés.

    J’en passe et des meilleurs.

    Que ceux qui ont voté pour Sarko lève la main.

    "Pardonnez leur, ils ne savaient pas ce qu’ils faisaient."
     


    • nihalem 15 décembre 2008 16:35

      « Que ceux qui ont voté pour Sarko lève la main.  »

      Vu la compétence de la classe politique en général, ce serait plutôt que ceux qui ont voté lève la main. Spécialement pour les deux partis dominants.


  • Pelletier Jean Pelletier Jean 15 décembre 2008 17:22
    @L’auteur,

    Je vais prendre le temps de vous répondre par un papier complet sur cette question plus tard, car ce n’est pas possible de laisser s’exprimer une telle démagogie truffée de contre sens.

    C’est un peu facile d’assimiler la taxe pour copie privée avec "les artistes millionnaires" , car la gestion de la copie privée montre bien que ces artistes là se désintéressent complètement de la copie privée, ces fonds ainsi redistribuée en compensation de la copie privée réalisée dans un cercle limité dit de la famille intéressent la majorité des musiciens et des comédiens qui sont loin d’être des millionnaires, l’Adami a présenté à Cabourg un étude
    « sur les rémunérations des comédiens au cinéma et à la télévision » accessible sur son site adami.fr qui démontre l’intérêt de cette rémunération pour des artistes interprètes qui « tirent le diable par la queue « 
    Alors cela me fait mal quand vous parlez « des rentiers du Cd » ou du moins cela démontre que vous ne savez pas de quoi vous parlez.
     
    Même chose quant à propos de la commission vous parlez de « bidonnage administratif », la France est le pays en pointe sur ces questions (la copie privée existe dans 25 des 27 pays membres de la CEE) et il est vrai que c’est nous qui avons les taux les plus élevés, mais qui encore une fois viennent en juste rémunération à des artistes qui ne sont pas des millionnaires, mais notre système a inspiré les autres pays dans leurs négociations internes.
     
    Enfin vous oubliez de dire qu’un quart de ces sommes vont à des actions d’intérêts général, en clair à l’action artistique.
    Ainsi l’Adami (qui gère les droits des artistes interprètes) a en 2007 soutenu 1 000 projets pour près de 13 millions d’euros, soit un emploi direct pour plus de 7 000 artistes (hors festivals)
    En un mot ces projets aidés par l’Adami (mais aussi dans certains cas par la SACEM ou la SACD) portent sur :
     
    - le spectacle vivant
    - les festivals
    - les premières parties de concert
    - les courts métrages (ainsi les comédiens y sont rémunérés)
    - la formation professionnelle
    A plus sur la ligne d’Agoravox

    • jamesdu75 jamesdu75 15 décembre 2008 20:39

       Au départ je pensais que vôtre commentaire était interressant.
      Au final il l’ai toujours, mais par contre vous n’y comprenez rien du tout au sujet. 

      Le racket mafieux Albis, n’a rien d’une aide aux jeunes auteur ou autre pour se develloper. Y’a deja des taxes qui existent depuis des années pour ça.

      Quand vous acheter un Cd de musique, qui au passage a plus de 25 ans, moins de 3 % du prix va a l’auteur. A part certains connus (et pas reconnus) peuvent avoir plus. 

      Pour infos a peine vous payez un CD qui vous payez une taxe sous pretexte qu’il peut être piraté, mais vous en avez ni le droit ni la possibilité legal.

      Vous seriez le premier a monter au crénau, si l’état sort une taxe qui fait payer les voitures qui vont a plus de 130 Km/h et les coffres qui peuvent contenir un cadavre ou de la drogue.

      Derniérement un type qui achete un lecteur MP4 tente un procés contre Canal + pour le DVD de Mulluhand Drive. Il ne peut le compresser a cause des anticopies et transferer sur sa machine. Il a fallut 5 ans de pretexte a l’etat pour dire que NON dès qu’on achete un DVD, CD, Blue Ray ou MP3 avec DRM, le contenu ne nous appartient pas réellement. Idem pour un cd audio qui ne passe ni dans un lecteur MP3 ou ni un lecteur un lecteur de voiture.

      Se racket est plus flagrant avec l’achat dématérialisé en ligne, si vous achetiez des zik sur une plateforme de téléchargements, vous n’avez pas le droit de l’ecouter ou vous voulez et quand vous voulez. Le pire est quand même, quand la plateforme ferme et le zik a perdus sont droit. 2 € perdus pour rien. 

      Voila ce qu’il faut voir dans la commission Albis. De l’arnaque histoire de faire racker ceux qui ne savent pas, les autres achetent a l’etranger. Pour infos le nabot et la dinde tente de faire (ou l’ont fait je sais plus) passer une loie qui interdit l’achat de media vierge a l’etranger, sans payer une taxe directement a l’etat.


    • maclag 16 décembre 2008 06:33

      C’est bien pire que ça : la taxe n’est pas une taxe sur le piratage (ou contrefaçon, suivant les termes que vous préférez), c’est une redevance pour COPIE PRIVEE !

      Le piratage n’est normalement pas couvert dans cette taxe, elle est appliquée uniquement pour le cas où vous auriez fait une copie, pour votre usage personnel, d’un CD afin d’avoir la même musique à la maison, dans la voiture, et sur le téléphone portable, sans racheter le même CD ou télécharger la chanson sur le site officiel (à 2€ la chanson...), ce qui, tout le monde en conviendra, est un immense manque à gagner, d’autant plus que nous sommes tous drogués au 14 "chansons officielles de l’été de cette année".

      Je me demande pourquoi on n’augmente pas la taxe en prétextant que le CD a une durée de vie plus longue que la cassette, et qu’on rachètera le même CD beaucoup moins souvent que s’il était foutu après 10 écoutes...

      Le piratage est toujours puni, et officiellement pas compensé (bon, en pratique, on compense le piratage, la crise financière, le fait que Star’Ac ne se vend plus aussi bien qu’avant, etc.)
      On aurait pu faire tout ça à l’époque de la K7. A cette époque, je suppose que la copie privée ne causait pas de préjudice. Maintenant, si ?!?

      En ce qui me concerne, j’appelle ça un racket légalisé !


    • Pelletier Jean Pelletier Jean 16 décembre 2008 11:43

      @James....

      "Le racket mafieux Albis, n’a rien d’une aide aux jeunes auteur ou autre pour se develloper. Y’a deja des taxes qui existent depuis des années pour ça. "

      C’est justement ce genre de phrase qui n’est pas à la hauteur du sujet.

      "Racket mafieux" c’est limite de la diffamation quant aux taxes qui existent déjà pour les jeunes auteurs vous pourriez les détailler pour que l’on comprenne mieux votre propos ?

      Je peux comprendre que l’on conteste la loi de 1985 et la commision L321-9 dite Albis mais sur un terrain politique et juridique avec des argumenst qui ne soient pas simplemnt des insultes.

      Le sujet est complexe, il mérite un peu plus que cela, j’ai rédigé un article qui est en attente d’approbation pour publication.

      bien à vous.


    • Pelletier Jean Pelletier Jean 16 décembre 2008 12:28

      tous les complèments d’informations sont sur :

      www.copieprivee.org

      bien à vous

      Jean


    • Castor 21 décembre 2008 22:58

      La meilleure analyse sur la question est ici.

      Je déteste que l’on me fasse payer quelque chose que je ne consomme pas.

      Pourquoi ne pas faire payer une taxe sur les feuilles de papier vierges, sous le prétexte que l’acheteur pourrait y photocopier des livres ?

      Rien que l’exemple des films est écoeurant...Payer sa place 8€, acheter ensuite le DVD 22€ puis se le payer une fois encore par le biais de la redevance...
      Et il se trouve encore quelqu’un pour dire que l’industrie cinématographiqe est en crise ?

      Soyons sérieux une minute, le modèle économique de l’achat de cd et dvd est mort ou moribond. Il nous faut en inventer un autre, correspondant à ces nouvelles façons de consommer, pas trouver d’autres moyens de plumer le consommateur ni au surplus celui qui ne consomme pas !


    • Le péripate Le péripate 21 décembre 2008 23:20

       Lecture prometteuse ! Merci Castor. En retour, une analyse libertarienne sur le droit de reproduction, la propriété intellectuelle et les brevets d’inventions.


    • Castor 22 décembre 2008 20:22

      Merci, Péripate !

      Je lirai quand je pourrai trouver 5 mn, c’est à dire vraisemblablement courant 2009.

      J’embrasse tous les poteaux et toutes les potesses, ils se reconnaîtront, noyeux Joël et bonne fin 2008 !!!


  • Serpico Serpico 15 décembre 2008 18:40

    Ce qui est révoltant est qu’on répare un préjudice inexistant mais possible comme s’il était constaté (et donc nous sommes tous considérés comme des voleurs dès l’achat du support) mais en plus, on nous sanctionne quand on passe réellement à l’acte.

    Le préjudice étant réparé à l’avance, pourquoi serions-nous punis pour un délit qui a déjà été sanctionné ?


    • kiouty 15 décembre 2008 20:26

      Oui, mais le paradoxe est encore plus énorme, puisqu’on nous taxe d’un coté pour des pratiques qui sont par ailleurs illégales. C’est le beurre et l’argent du beurre.

      Dans un monde cohérent, soit on légalise le téléchargement et on le taxe (modele de la licence globale), soit le téléchargement est illégal et ca ne doit pas etre taxé, mais puni (plus ou moins le modele actuel). A l’heure actuelle, la situation est COMPLETEMENT illogique, puisque c’est les deux la fois (taxe ET punition) !

      Mais tant pis, ces nouvelles mesures vont encore inciter a acheter a l’etranger (par internet), et c’est autant de chiffre en moins pour les industriels francais dont les ventes vont ENCORE chuter, mais qu’importe, les ayants-droits doivent se frotter les mains et etre super contents d’eux  smiley


  • Lapa Lapa 15 décembre 2008 18:49

    Bonjour,

    votre commentaire complète très bien mon article. Vous parlez de financement de" spectacles culturels" pour seulement 25% par exemple. Nous sommes donc bien dans un impôt de subventionnement au pretexte de "préjudice" apporté par le père de famille filmant ces enfants à des auteurs. Subventionnement d’ailleurs dont on ne sait qui possède le droit de regard...

    La redistribution aux auteurs profite évidemment à ceux qui vendent déjà le plus. Nos artistes millionnaires, rentiers du CD et l’expression est parfaitement adaptée : elle montre comment l’industrie musicale a su profiter d’une technologie pour s’assurer des rentes confortables, les artistes délaissant le spectacle vivant et la scène et se contentant de vivre sur leurs ventes. Par contre quand la technologie commence à fair apparaître une possibilité de se passer de ce support (et donc pour les vendeurs de sonnerie de portables, de leur petite manne), il s’agit alors de la taxer à défaut d’essayer de tuer la technologie dans l’oeuf.

    On reconnaît là ceux qui prédisaient la fin de la création musicale lors de l’apparation des K7 audio. Vous faites partie de ceux-là et quand bien même vous vous engraissez rondement sur notre dos aujourd’hui (et si possible en toute discretion ) , je vous prédis un avenir plus difficle.


    L’historique de fonctionnement de cette commission depuis un an est absolument halucinant (le fait d’ailleurs que une partie décide de faire la chaise vide est quand même révélateur de certains symptomes) Il ne manquerait plus qu’une mauvaise pubilicté ébruite les petites ententes entre amis pour se graisser la patte sur le dos du citoyen. On appele ça démagogie et on s’empresse de se donner une virginité créatrice ou culturelle. 

    Toujours est-il que vous expliquerez en quoi les artistes français subissent donc plus de préjudices que leurs collègues européens ?

    En quoi mon disque dur d’ordinateur doit-il être taxé par vos amis sous des pretextes falalcieux ?

    le citoyen est le grand absent du débat. mais il faut dire qu’il n’est bon qu’à payer.


    • Pelletier Jean Pelletier Jean 16 décembre 2008 11:59
      @lapa


      Quand vous écrivez :

      "On reconnaît là ceux qui prédisaient la fin de la création musicale lors de l’apparition des K7 audio. Vous faites partie de ceux-là et quand bien même vous vous engraissez rondement sur notre dos aujourd’hui (et si possible en toute discrétion) , je vous prédis un avenir plus difficile. "

      J’ai hésité à vous répondre tant votre ton relève plus de la "haine" que du commentaire.
      Pour autant je ne suis pas de ceux qui essayent de "tuer" dans l’œuf les innovations technologiques, j’ai été de ceux qui ont défendu la licence globale pendant la loi DADVSI pour trouver une solution aux piratages illégaux qui lésaient les artiste et mettaient les audionautes en situation périlleuse sur le plan juridique. Ce qui était une manière e transférer le mécanisme de « copie privée (que vous ne prisez guère) sur les échanges INTERNET 
       
       
       
      Je ne vois pas bien de qui vous parlez quant à ceux qui « s’engraissent rondement sur votre dos » .. ; c’est encore une fois limite diffamatoire.
      C’est dommage car toutes ces questions autour des nouveaux usages liés à Internet bousculent les circuits économiques traditionnels, remettent en cause les artistes eux-mêmes dans l’exercice de leur métier, modifient radicalement le rapport du public à l’œuvre, et pose la difficile question de la monétisation de tout cela et de son juste partage entre le créateur, le producteur (qui accompagne la création) et le destinataire final le public et ce qu’il doit payer pour accéder à la création.
       
      Il faut avoir tous ces paramètres à l’esprit et bien connaître les circuits économiques et fiscaux tels qu’ils existent aujourd’hui et bien entendu avoir à l’esprit la tragique situation de l’intermittence à l’esprit.
       
      Après on peut parler politique et faire des choix sur ce que l’on veut ou pas et du prix à y mettre et sous quelle formes ?
       
      Cordialement.
       
      Jean



  • Marc Bruxman 15 décembre 2008 20:16

    Les gens qui ont refusés de siéger sont complices. Il fallait y aller et foutre un bordel tel que cela fasse scandal. Arriver déguisé en soldat SS après avoir invité les journalistes eut par exemple été une façon de faire. On est dans un monde médiatique, si vous ne choquez pas vous n’avez plus rien. Les autres l’ont très bien compris. Insulter les gens, déchirer les papiers de la signature et cracher à la geule des intervenants jusqu’à ce que les flics soient obligés d’intervenir eut été la seule façon de faire. 

    Mais la refuser d’y aller c’est pas un acte de protestation, c’est un acte d’acquiescement. Seulement voila ces gens se croient adulte et ne sont pas prêt à faire ce qu’il faut pour gagner. Et donc ils perdent. 

    Dans notre école d’ingé quand on voulait qu’ils retirent la propagande pour les maisons de disque, on écrivait sur les affiches des trucs tellement scandaleux qu’ils ne pouvaient pas les laisser. Cela marchait. 


  • @politique @politique 15 décembre 2008 20:22

    Bonsoir,

    Mince, je ne vais pas pouvoir vivre sans mes copis... !

    ça c’est vraiment trop dur ...ma vie n’a dés lors plus aucun sens ...

    Dans quelle société horrible je vis ! .................................................

    Merci pour cet espace d’expression libre .


  • stef stef 15 décembre 2008 22:53

    Deux reflex Canon (un vieux 300D et un 40D), bientôt 5D Mk II...

    Et bien entendu, des cartes CF pour l’enregistrement.

    Je n’utilise pas ces cartes pour stocker de la musique mais je paye quand même une taxe pour de la m...e car on ne peut plus dirre que les niaiseries infames que l’on entend actuellement soient de la musique et donc j’engraisse de quelques cents quelques neuneus chantant ou chanteurs neuneus (au choix).

    Quelques cents, c’est peu. Mais vu l’essor de la photo numérique, ce sont des sommes très rondelettes (oserais-je dire obèses ?) que les ayant droit (à rien dans le cas de la photo numérique) empochent...

    Le pire, c’est l’acheteur d’un APN compact livré avec une carte mémoire. D’entrée, il paye la taxe pour la carte incluse ET pour la mémoire embarquée. Je ne pense pas que beaucoup d’APN soient capables de lire du MP3 !

    Merci qui ? Merci les gros rapaces !

     smiley


  • Forest Ent Forest Ent 15 décembre 2008 23:02

    L’idée est effectivement de taxer tout de plus en plus pour sauver le soldat Universal. Mais entre ça et la taxe France Télé et d’autres, ça bloquera aussi.

    L’idéal serait une faillite rapide de la RIAA qu’on puisse commencer à causer, mais ça traîne. Un petit espoir avec la crise financière : par exemple quand Bain a racheté WMG, il a aussitôt pompé tout le cash en caisse, ce qui fait que la trésorerie va coûter cher. On peut espérer que ça va accélérer le mouvement.

    Les actionnaires comme Bain, Lee ou Terra Firma sont des hedge funds LBO. Ca fera une ardoise de plus pour la SocGen. Au point où elle en est, on ne verra pas la différence... Finalement, il y a une différence entre l’industrie du CD et la finance : la première crève de n’avoir pas eu en 2000-2002 d’idées de produits adaptés à l’air du temps. La seconde a eu trop d’idées.


  • kemilein 16 décembre 2008 06:51

    "l’industrie culturelle"
    Deja quand on se met a penser ainsi...
    la culture ne devrait pas etre une industrie, mais un art (quelconque) reconnu (donc culturel)

    "l’industrie culturelle" ou en bon francais explicite (un art pour sûr) se faire des euros sur votre dos, ceci dit en passant, en france normalement on pronnait le libre acces a la culture !
    //qui dit libre dit accessible, un CD a 20€ un DVD a 30/40 (voir 60)€ c’est du luxe.

    Ce que je trouve, tout autant, inadmissible que "le jardinier qui fixe lui meme les taxe sur le matos de jardin", c’est qu’on considère imbécilement (la commission) que la copie ne concerne qu’exclusivement les CD audio (puisque c’est majoritairement a eux qu’est reversée la taxe), or, il y a les films les jeux video, sans doute les cd de livres informatique, et les cd audio.


    • blibgnu blibgnu 16 décembre 2008 18:13

      A l’heure de l’Internet marchant si vous ne voulez pas payer un impôt déguisé pour enregistrer vos vidéos de vacances - ce qui est sans doute le cas de la majorité - achetez hors des frontières de ces pays crétins ! Je vous dirai bien de ne plus consommer tout ce superflux mais je risque de passer pour un affreux rétrograde troglodyte smiley ... et de toute façon le pouvoir d’achat qui plonge va s’en charger à votre place :->


  • Pelletier Jean Pelletier Jean 16 décembre 2008 12:25

    @A tous,

    je vous conseille d’aller sur le site de la copie privée où vous trouverez tous les élèments de compréhension à ce sujet :

    www.copieprivee.org

    bien à vous.

    jean


    • RilaX RilaX 16 décembre 2008 14:54

      Ce site ne prone pas la copie privée, mais la taxe. Comment faire passer des vessies pour des lanternes.

      A noter que je ne suis pas farouchement contre cette taxe, mais on paye cette taxe pour un truc qu’on a pas le droit de faire, et que si on le fait quand meme on risque en plus en plus la prison et un amende. A quant la taxe vitesse sur les voitures ?

      Sur le site en question on peut lire : "lorsqu’ils achètent des supports vierges ou du matériel servant à copier de la musique". J’apporterai une legere modification a cette phrase : "lorsqu’ils achètent des supports vierges ou du matériel pouvant servir à copier de la musique". en effet sont taxer toutes les memoires electroniques, pas uniquement celle uniquement destiné a copier de la musique (qui n’existent pas par definition). Donc, et il faut le repeter encore et encore, toute entreprise faisant des sauvegardes, toute entreprise achetant des disques durs financent contre leur gres l’industrie de la culture. Et comme dit ailleurs, les consommateurs qui achetent des apareil photos numeriques fionancent aussi l’industrie de la culture ; de meme que ceux qui se payent un camescope pour filmer leurs familles.

      Ce site essaye donc de faire passer des vessies pour des lanternes.


    • HELIOS HELIOS 21 décembre 2008 11:30

      la "nouvelle" taxe sur la vitesse des voitures existe deja... elle s’appelle bonus/malus ecologique !

      L’ancienne s’appelle "puissance fiscale" puisque vous payez, comme pour la taille du support informatique, en fonction de sa puissance.

      Une autre taxe sur les carburants est aussi chargées de penaliser ceux qui les utilisent le plus, excactement comme ceux qui utilisent le plus de CD, DVD vierges.


  • Stéfan Stéfan 17 décembre 2008 13:25

    La comparaison avec les jardiniers professionnels est excellente, mais ça va même encore plus loin. Car si je comprends bien la logique, l’idée c’est de dire : "vous piratez nos oeuvres, c’est interdit mais comme vous le faites quand même, on va taxer les supports pour compenser le manque à gagner, ceci étant dit on ne se privera pas de quand même vous attaquer si vous continuez à copier nos oeuvre."

    Donc c’est comme si les chauffeurs de taxi (les vrais, avec licence) exigeaient de toucher une taxe sur les ventes de voitures, au motif que toute personne achetant une voiture peut l’utiliser pour exercer illégalement (sans licence) la profession de chauffeur de taxi.


  • werther_original werther_original 22 décembre 2008 01:21

    Bonsoir tout le monde.

    Est-ce que les personnes qui polémiquent ici pourrait donner leur définition du mot artiste.
    Cela permettrait déja de voir ce que vous entendez par ce mot.

    Personnellement , je trouve la préface des nouvelles histoires extraordinaires d’Edgar a. Poe par baudelaire comme la meilleur des définitions qui n’en a jamais été faites.

    Dans cette préface, il est nul question de savoir si un musicien est un artiste ou si un écrivain est un artiste.
    De toute manière , le mot artiste n’est même pas utilisé. Ce mot est trop galvaudé pour avoir une quelconque signification. Il lui est préféré le mot poête, bien plus représentatif de l’homme d’art.
    Pour vraiment résumer, le poête a la connaissance du beau et de la justice. Il est entier et ne peut penser en demi-mesure. Ceci fait qu’il est aussi extremement irritable et rancunier.

    Sur la poésie ensuite , qui est donc le pendant du poète. Elle n’a existence que pour elle-même et n’a de but que sa poésie.Aucun autre but , ni politique , ni contestataire , ni éducative. ni rien d’ailleurs. Si par hasard elle a un de ces traits, cela ne doit pas être son objet premier.

    Le rappel de cette préface était donc pour vous dire qu’un poête ne peut se permettre des encartades pour coller avec l’esprit du moment ou pour augmenter hypothétiquement ses ventes.

    Et que vois-t-on aujourd’hui ? Des cd à des tarifs démesurés avec au moins 10 piste faites à la va-vite pour remplir et pour tenir un agenda, des produits dérivés (sonneries de téléphone,tee-shirt), des livres , des offres promotionnelles "que je t’offre 2 titres si t’en télécharges 10".

    On me dira "Ce sont les maisons de disques qui développent tout ceci". Simplement, si il y avait autant de poêtes qu’il y a d’artistes , elles n’existeraient même pas ces maisons de disques, car voyant son oeuvre ainsi dénaturés et instrumentalisés, le vrai poête ne pourrait se résoudre à signer un contrat dont il sait qu’il aura ses conséquences.

    J’entends toujours dire par les artistes " mais il faut bien manger". Soit, il faut manger. Mais on peut manger chez soi pour 3 euros le menu dirons nous. Pas la peine de manger du caviar à chaque repas.
    L’art , la poésie ne sont pas monnayable.Ils ne sont pas sujets à l’offre et la demande.

    L’art à été perverti. La Nouvelle aristocratie est la clique des chanteurs de niaiseries, des écrivains indulgent avec eux-mêmes. de la star academy. Toujours regardant sur leur cachet, jamais sur leur oeuvre.
    Est t’on un poête parce que l’on peut chanter du celine dion ? Est-t-on un poête parce que l’on a écrit un livre ?est-t-on un poête si l’on peut remplir un stade.

    Non surement pas. On est , dans l’ordre , une chanteuse émérite vocalement , un bon écrivain si le livre ne fait de pas de concession au style et à la structure pour chatouiller le porte-monnaie de l’acheteur ; un mauvais si l’on fait passer le sujet avant la forme ; un animal de foire si l’on joue de son et lumière pour cacher les carences de l’oeuvre.

    Il n’existe pas d’artiste à proprement parler. Il y a soit un poête soit rien.
    L’artiste est une invention mercantile.











  • victor latent 30 décembre 2008 23:20

    Bonjour,

    Que l’on taxe les supports numériques ne me dérange pas, personnellement je n’utilise que des clés USB car elles sont largement plus pratiques que les supports optiques.

    Que j’use du P2P pour télécharger un film que je n’ai pas pu voir à la télévision durant la semaine, ne me dérange pas plus que si je l’enregistre légalement sur mon « magnétoscope ».
    De même, que j’use encore du P2P pour me procurer une musique diffusée à la radio ou à la télévision, ne me choque pas, car j’entends cette chanson comme une publicité qui permet de découvrir l’Artiste indispensable à ma Culture générale. Curieusement cette même chanson devient une Oeuvre lorsqu’elle est sur un support numérique placé dans un rayon.

    Cette taxe du support numérique en elle-même n’est pas plus injuste que les autres, tant qu’il est plaisant de croire qu’elle aille dans le budget global de l’état providence afin d’être redistribuée idéalement pour le bien de la collectivité. Pourquoi pas, je gobe aussi.

    C’est la raison, l’excuse invoquée pour justifier cette surtaxe (redevance) qui m’interpelle. Au titre de la survie de l’artiste et de sa grande famille nommée Culture, des corporations privées ont réussi à mettre en place une forme de racket officiel qui s’ajoute aux taxes étatiques afin que le béotien que je suis s’éleve à la présence spirituelle de l’artiste. Ils ont réussi à me faire payer leur support publicitaire. Car l’artiste n’est plus là, il est virtuel, planqué dans des « 1 » des « 0 » de ma copie, déplaçable d’un clic vers la corbeille.

    D’après vous, que dirait mon patron si j’étais virtuellement présent à mon poste de travail ?
    Il me paye pour un travail tangible. Je ne discuterai pas l’idée d’un artiste qui demande quelques dizaines ou centaines d’euro pour l’écouter sur scène. Je paye son bel Art et surtout sa participation physique à son travail comme, le cas échéant, je paye pour une peinture, un meuble sur mesure, un livre, un objet certes dispensable, mais surtout palpable.

    Si l’artiste est en péril ou en mal de développement, pourquoi ne pas lui faire un téléthon le même soir que l’élection de Miss France ? Apres tout, culturellement, il est aussi indispensable qu’elle.


     


  • Illel Kieser ’l Baz 7 janvier 2009 20:41

    @auteur,
    vous avez produit un article à l’attention de Agoravox et des modérateurs...
    Cela métonnerait qu’il passe car la rédaction n’iame ce genre de protestation.

    J’ai trouvé votre article justifié, vos interpellations fondées et j’ai voté pour sa publication.

    S’il passe, tant mieux, sinon, essayons de réunir les auteurs/modérateurs qui sont dans la même ligne et la même volonté de préserver à la plateforme une quelité éditoriale qui ssemble se dégrader depuis les articles sur la crise...
    Je pense qu’il y a d’autres auteurs qui pensent de même, certains sont déjà partis.
    Bien à vous


    • Lapa Lapa 8 janvier 2009 14:48

      l’article vient d’être refusé. je vous donne la réponse du comité d’éradication euh... de rédaction :

      Bonjour,

      Nous vous remercions d’avoir soumis votre article (Agoravox : media(Voici)toyen ? - 49658) sur AgoraVox. Toutefois, le comitéde rédaction n’a pas validé sa publication. Nous considrons en effet que l’article exprime une opinion personnelle. Si notre rubrique tribune libre est ouverte a ce type d’article, la question que votre article aborde demande un supplémnt d’information et d’argumentation.


      On croit rêver ! je ne sais pas quoi faire car la question posée est quand même très pertinente (trop ?). Je vous remercie de votre soutien et demande si d’autres modérateurs on lu l’article et leurs réaction vis à vis de ça ?

      que faire ?


  • Illel Kieser ’l Baz 7 janvier 2009 20:45

    J’oubliais, le mieux, pour communiquer est de répondre au bas d’un des articles de chacun, ainsi nous sommes prévenus. Idem, qu cas ou le super régulateur maison voudrait supprimer ces commentaires, le mieux est de les produire tôt le matin ou tard le soir.


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