lundi 11 septembre - par Gérard Faure-Kapper

Tchernobyl, Levothyrox, 2 événements liés, 2 mensonges d’Etat

Par Gérard Faure-Kapper

 

Tchernobyl, Levothyrox, ces 2 mots sont liés

1986, après la catastrophe de Tchernobyl, contrairement aux autres états européens, la France n’a pris aucune disposition pour protéger la population.

Pire, elle a voulu convaincre le public qu’il n’y avait aucun danger sur la santé.

Voici le communiqué sur TF1 d'un médecin et expert en radioprotection. :

« On a fait tellement de catastrophisme sur le plan du nucléaire que l’on risque de déclencher des paniques, alors je voudrais bien dire clairement, que même pour les Scandinaves, la santé n’est absolument pas menacée.

C’est un phénomène que nous suivons tous, toutes les personnes compétentes. Ca ne menace personne actuellement, sauf peut-être dans le voisinage immédiat de l’usine, et encore c’est dans l’usine que je pense que les Russes ont admis qu’il y avait des personnes lésées. »

 

Personne, moi en premier, n’avait pris de protection particulière. Nous avons continué à consommer des produits dont la plupart étaient contaminés. De plus, les masses n’étaient pas informées qu’il fallait se procurer des pastilles d’iode.

Résultat de ce mensonge, dans les années qui ont suivi, il y a eu une explosion des cancers de la thyroïde.

 

2017, 31 ans après, les problèmes thyroïdiens ne sont pas tous liés à cet événement, mais certainement une proportion non négligeable.

Les malades sont soignées avec un médicament, le Levothyrox.

Les autorités françaises avaient demandé au laboratoire, d’en modifier la composition.

Résultat, encore une fois, sans que personne ne soit vraiment informé, depuis avril 2017, des troubles apparaissent : vertiges, tremblements, angoisse, nausées, troubles du sommeil, jambes lourdes, état de fatigue général.

Ce n’est que par déduction que les victimes ont fait le rapprochement avec le médicament, vers juillet 2017.

 

La machine gouvernementale à mentir s’est remise en action. Comme pour Tchernobyl, d’éminents spécialistes ont défilés sur les plateaux en niant les liens, en niant les troubles, en demandant de patienter, en conseillant de consulter, etc.

Mais il était absolument hors de question de revenir à l’ancienne formule. Pourquoi ? On se le demande, ça aurait été si simple.

C’est la ministre de la santé qui l’a dit le 6 septembre 2017 Elle a précisé également, comme Le professeur Pellerin 31 ans plus tôt, que

« ça ne met pas en danger la vie des patients.

La crise est liée à un défaut d’information mais pas à un défaut du médicament.

La nouvelle formule est plus stable que la précédente.

On ne reviendra pas en arrière.

Il ne s’agit pas d’un scandale sanitaire mais c’est une crise liée à un défaut d’information et à un défaut d’accompagnement qu’il faut entendre, mais il n’y a pas de fraude, pas de faute.

Il y a un sentiment permanent de complotisme dès que l’on parle du médicament, alimenté par des réseaux sociaux. »

 

Et voila, le grand mot est lâché. Tous ceux qui se plaignent de troublent graves ne sont que de sales complotistes. Après tout, c’est bien fait ce qui leur arrive.

 

Le premier point commun entre Tchernobyl et le Levothyrox, c’est la Thyroïde. Le premier l’a provoqué, le second la soigne.

Le second point commun, ce n’est pas le défaut d’information, mais le mensonge d’Etat organisé dans les deux cas.

Protéger la filière nucléaire dans le premier cas, Protéger la filière pharmaceutique dans le second.

Le résultat ? la perte de confiance des victimes vis-à-vis de l’Etat, du Ministère de la santé, de l’agence du médicament, des médecins et des pharmaciens.

 

Aujourd’hui, les victimes cherchent des solutions pour se sortir de ce cauchemar et explorent fébrilement Google.

 

Quant à moi, après cet article, on va sûrement me renvoyer dans ma chambre, en l’occurrence la 17ème chambre correctionnelle.

 

Une dernière chose. Mon épouse qui a été victime de ces troubles graves depuis 6 mois, a pris un générique fabriqué en Angleterre.

Après 2 jours, tous les troubles ont disparu. Reste encore quelques vertiges.

Il s’agit de la Levothyroxine fabriquée par les laboratoires ALMUS.

Mais ceci est vrai pour mon épouse. Pour les autres, je ne sais pas.



16 réactions


  • Clocel Clocel 11 septembre 09:24

    « Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n’est pas victime, il est complice ».

    George Orwell.


  • pemile pemile 11 septembre 09:50

    "Aujourd’hui, les victimes cherchent des solutions pour se sortir de ce cauchemar et explorent fébrilement Google.

    « 

    Ouais, plutôt que d’aller voir leur médecin ou leur endocrino !

     »Une dernière chose. Mon épouse qui a été victime de ces troubles graves depuis 6 mois, a pris un générique fabriqué en Angleterre.

    Après 2 jours, tous les troubles ont disparu.« 

    Oui, mais il lui suffisait peut être, comme cevennevive, de légèrement baisser le dosage avec la nouvelle formule.

    Ce qui m’étonne dans votre témoignage c’est que pas une seul fois vous nous avez parlé d’une chose primordiale, les dosages sanguins en TSH/T4/T3 de votre épouse, le b-a-ba de tout problème endocrinien alors que les titres de vos articles sont bordeline comme déclarer que vous avez trouvé un »médicament de substitution" qui règle tous les problèmes smiley


  • Gérard Faure-Kapper Gérard Faure-Kapper 11 septembre 10:02

    Effectivement je n’en ai pas parlé. Elle a commencé le nouveau traitement en avril. En juin, elle avait des troubles et a fait une nouvelle analyse. Celle-ci n’a pas révélé de changements.


    D’autre part, les autorités médicales ont bien expliqué, que le principe actif n’avait pas changé et qu’il s’agissait d’effets secondaires liés à l’excipient.

    Les autorités médicales ont donc expliqué que ça ne venait pas des taux chez la personne.

    En suivant leur raisonnement, si l’on fait, comme certains disent, une nouvelle analyse, ça va sans doute modifier la prise du nouveau médicament.

    Mais comme il ne s’agit que d’effets secondaires, soi-disant, lorsqu’ils auront disparus, comme l’affirme la sécurité des médicaments, vous vous retrouvez avez une inadaptation du dosage.

    Le vrai problème, ce sont ces différences de discours entre la ministre et les pharmaciens.

    N’ayant plus aucune confiance dans leurs discours contradictoires, nous avons vu un pharmacien en Angleterre qui nous a immédiatement prescrit ce générique.

    Première prise samedi matin, dès l’après midi, certains symptômes s’étaient atténués. J’attends une semaine avant d’informer.

    Ce générique, c’est tous simplement l’ancienne formule.

    • pemile pemile 11 septembre 10:30

      @Gérard Faure-Kapper "D’autre part, les autorités médicales ont bien expliqué, que le principe actif n’avait pas changé et qu’il s’agissait d’effets secondaires liés à l’excipient."

      Des sources de cela ? Le seul discours que j’ai entendu c’est que cela ne pouvait pas être un effet secondaire de l’excipient mais que la nouvelle formule pouvait modifier l’assimilation et donc le dosage.


    • Gérard Faure-Kapper Gérard Faure-Kapper 11 septembre 10:45

      @pemile

      Les sources, ce sont les disccours officiels sur Youtube. Mes propos ne sont que leur retranscription.

      Notamment ces 2 liens.



      Il n’y a pas un seul discours, mais 2.

      C’est un effet secondaire donc ça ne modifie pas le médicament.

      ou

      C’est votre taux qui a changé.


      Quand vous êtes, comme nous, des profanes et que vous êtes victime, vous ne pouvez plus faire confiance aux autorités ni aux médecins.

      Comme tout le monde, nous avons cherché et trouvé à l’étranger, des génériques.




    • cevennevive cevennevive 11 septembre 10:45

      @pemile, bonjour,


      Oui ! La substance active de l’ancienne formule était moins stable dans le temps. Plus la date de péremption était proche, plus la substance active s’était détériorée.

      Ce qui fait, et c’est bien compréhensible, que la nouvelle formule est légèrement sur-dosée par rapport à ce que nous prenions avant, parce que plus stable dans le temps.

      Comprenez-moi bien, je ne veux en aucun cas excuser les agissements en sous-main des laboratoires ! Je crois fermement qu’il faut interroger son corps et ses réflexes après une prise de médicaments.

      Nous devons désormais n’avoir qu’une faible confiance dans les substances que nous prescrivent les médecins. C’est dommage.

      Voyez l’Ibuprofène. Il fait très mal à certains mais ils ne s’en doutent pas et continuent à en absorber en cas de douleurs...


    • Gérard Faure-Kapper Gérard Faure-Kapper 11 septembre 10:50

      @cevennevive


      Vous avez raison, quand on souffre, on n’est plus accessible aux raisonnement rationnels.

      Qui n’a pas voulu, en cas de migraine extrême, se coller une balle dans la tête.

      Certes, ce n’est pas la solution car une balle calme la douleur mais a certains effets secondaires indésirables.

  • cevennevive cevennevive 11 septembre 11:02

    Bonjour Gérard,


    Je crois qu’il ne faut plus parler de Tchernobyl désormais. La catastrophe a fait bien plus de mal que l’on a voulu nous dire. Mais c’est fait.

    Il est bien évident que nos thyroïdes ont accusé le coup. C’est à nous, maintenant de nous prendre en main. Nous méfier des assertions péremptoires des autorités médicales ou gouvernementales et écouter nos corps.

    Vous savez bien que l’on nous ment à longueur d’année pour toutes sortes de raisons (surtout financières) et que le quidam qui n’est « rien » est quantité négligeable. Il est « fainéant », il est « sans dent », il est « complotiste » et toujours à se plaindre.

    Donnons-lui des médicaments, des vaccins, des poisons divers dans son assiette, dans son eau et dans son air, afin qu’il voie que l’on s’occupe de lui, et qu’il vote pour nous...

    Bien à vous.



  • cevennevive cevennevive 11 septembre 12:44

    Finalement, la plus grosse erreur dans cette histoire c’est la désinvolture des laboratoires Merck et des instances médicales.


    Voyez : je reçois chaque deux ans une lettre du service technique automobile pour m’avertir que je dois faire le contrôle technique dans les jours qui suivent. On s’occupe donc de ma sécurité en voiture et de la santé de mon véhicule (et de mon porte-monnaie !)

    N’aurait-on pas pu imaginer que les pharmacies, (qui ont toutes l’adresse de ceux qui prennent du Levothyrox dans leur officine) ou la sécu, nous aient avertis, avec beaucoup d’explications simples de ce changement d’adjuvant, avec conseil de faire une analyse de sang plus souvent ? Nous expliquer que la molécule était moins stable dans l’ancienne formule par exemple ?

    La pharmacie où je vais a bien distribué ce genre d’explication, mais bien après la polémique, il n’y a guère qu’une quinzaine de jours...

    La vérification de nos véhicules serait-elle plus importante que notre santé ??? 


    • foufouille foufouille 11 septembre 13:34

      @cevennevive
      un médoc n’est pas fiable à 100% et comme les tests sont faits sur juste 100 patients, c’est invisible, non prévisible.
      tu n’es pas une voiture mais bien plus compliqué comme machine biologique.


  • aliante 11 septembre 15:33

    A la différence c’est que le bizness de l’atome profitait à al France alors que dans le cas présent
    le bizness profite à une entreprise étrangère


  • cevennevive cevennevive 11 septembre 17:19

    Pour Gérard et ceux qui douteraient du sur-dosage qu’implique la nouvelle formule :


    Ce matin, prise de sang, je viens d’avoir les résultats :
    - Le 24 avril 2017 - TSH : 1,44
    - Le 11 sept 2017 - TSH : 0.81

    Depuis la nouvelle formule, ma TSH a fortement baissé sans changer le dosage du Levothyrox qui est toujours à 100 micro-grammes.

    Et souvenez-vous que, depuis une dizaine de jours, je prends du 100 en écornant un peu mon cachet avec un cutter !!! Si je ne l’avais pas fait, je serais certainement au-dessous de la norme qui est de 0.40.

    Cela prouve, je crois, que la nouvelle formule, sans être sur-dosée, est plus efficiente, car la molécule est sans doute mieux conservée.

    Je vais donc devoir désormais prendre du 75 micro-grammes.





    • Debrief 11 septembre 19:31

      @cevennevive
      Bonjour,

      Pour vous cela semble être un problème surdosage qu’induirait la nouvelle formule. Pour l’épouse de l’auteur, pas de différence de dosage au vu des analyses avec malgré tout des effets secondaires. Donc tirer des conclusions hâtives sur le dosage comme source unique des effets secondaires n’est pas très scientifique.
       
      D’autre part, il est quand même extrêmement surprenant que chez vous, et donc chez d’autres probablement, une variation de -40% de TSH soit induite par un médicament réputé devoir se substituer à un autre tel quel sans que ce genre de problème ne soit identifié en amont.
       
      Il faut aussi rester prudent sur les analyses, les taux d’hormones hypophysaires variant dans le temps. Une analyse T3/T4 additionnelle aurait été utile.
       
      L’ancienne formule variait dans le temps et à l’approche de la date de péremption contenait moins de molécule active. Une variation qui n’a jamais suscité de retour notoires sur des effets secondaire qui auraient dû se manifester si le sous-dosage était significatif.
       
      Bref, mis à part une obscure explication sur l’« assimilation » influant sur la dose de T4 métabolisée due au remplacement du lactose par la mannitol, pour le moment on ne sait rien.


  • crabo21 12 septembre 02:18

    On elit pas des corrompus, on élit des gens que le pouvoir corrompt ensuite


  • rugueux 12 septembre 08:39

    @cevenennenvie

    testis unus, testis nullus !

    Quand la beaufitude se targue de pharmacologie !


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