lundi 4 janvier - par Fergus

Typologie simplifiée des tueurs multiples

Les tueurs multiples appartiennent à trois catégories : les tueurs en série, les tueurs de masse et les tueurs à la chaîne. Trois catégories de criminels qui se distinguent par les motivations ou les pulsions, les modes d’action et la temporalité des crimes…

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LES TUEURS DE MASSE

Chacun a, présent à l’esprit, des exemples de tueries de masse commises en France ou à l’étranger. Perpétrées par un ou plusieurs individus, ces tueries sont caractérisées par un grand nombre de victimes*, toutes abattues dans un laps de temps court, généralement compris entre quelques minutes et quelques heures, sans rupture de la séquence meurtrière. Le plus souvent ces tueries de masse ont pour motivation le racisme ou le terrorisme, ce dernier pouvant être, soit de nature politique, soit de nature religieuse, parfois un mix des deux, à l’image des attentats commis par les djihadistes fanatisés d’Al-Qaïda ou de Daech, ou par des individus radicalisés qui s’en réclament.

Lorsqu’il agit en solitaire, le meurtrier de masse peut également tuer sous l’influence d’un dérèglement psychiatrique, souvent de nature paranoïaque, sans la moindre référence à une quelconque idéologie, à l’image de la plupart des tueries commises dans les écoles et les universités, notamment américaines**. Les cas de Xavier Dupont de Ligonnès qui, en 2011, a tué les 5 membres de sa famille, et celui, plus lointain, de Jean-Baptiste Troppmann, auteur en 1849 de ce que l’on a nommé le « massacre de Pantin  » (6 morts dont 5 enfants atrocement mutilés), illustrent également d’autres formes de tueries de masse qui relèvent elles aussi de la psychiatrie. 

À noter qu’il est parfois difficile de faire la part des choses entre la schizophrénie paranoïde et la motivation idéologique qui en est le moteur. À cet égard, les experts se sont montrés partagés sur le cas du terroriste d’extrême-droite Anders Behring Breivik qui, pour mémoire, a froidement assassiné 69 jeunes travaillistes sur Utøya, une île proche d’Oslo, après avoir tué 8 personnes dans l’explosion d’un véhicule piégé dans la capitale norvégienne. S’il ne s’était pas donné la mort avant toute expertise psychiatrique, nul doute que le cas de Richard Durn, auteur d’une tuerie ayant coûté la vie à 8 membres du Conseil municipal de Nanterre en 2002 aurait probablement donné lieux au même type de questionnement sur la dualité des motivations.

Les tueries de masse commises en groupe relèvent, quant à elles, le plus souvent d’actions terroristes concertées. L’attentat de janvier 2015 contre Charlie Hebdo (12 morts) et les attentats du 13 novembre 2015 (130 personnes tuées au Bataclan et aux terrasses de cafés parisiens) en ont été les plus spectaculaires et les plus tragiques illustrations en termes de bilan humain, mais hélas pas les seules dans la longue litanie des attaques subies par la France depuis les années 80.

Les tueurs de masse sont quasiment toujours des hommes équipés d’armes à feu, en général des fusils d’assaut pouvant occasionner un maximum de dégâts dans les populations ciblées. Il peut cependant arriver que, dans le cadre des actions terroristes, l’on ait affaire à un tueur de masse isolé agissant sur commandite directe ou indirecte au moyen d’une « arme par destination » – à opposer au qualificatif d’« arme par nature » –, le plus souvent une voiture ou un camion-bélier. L’exemple le plus dramatique de ce type d’attaque que la France ait connu a été l’attentat commis à Nice le 14 juillet 2016 (86 morts) par un criminel agissant au nom de l’État islamique.

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Aucun acte terroriste commis avec des « armes par destination » n’a toutefois dépassé, en termes d’ampleur et de retentissement planétaire, les attaques du 11 septembre 2001 qui, rappelons-le, ont fait 2 977 morts aux États-Unis. Ce jour-là, les armes – ô combien redoutables ! – ont été des avions de ligne détournés puis lancés par des pilotes-suicide sur les cibles visées, notamment les tours jumelles du World Trade Center de New York.

LES TUEURS EN SERIE

Ils sont de loin les plus connus du public, et probablement les plus proches de l’imaginaire morbide dont la plupart d’entre nous sont peu ou prou porteurs. Les tueurs en série fascinent. Et ce n’est pas un hasard si ceux que les anglosaxons dénomment serial killers ont été, sont et seront les personnages centraux d’innombrables fictions littéraires, théâtrales et cinématographiques. Les tueurs en série agissent dans la durée – durant des mois, des années, voire des décennies –, le plus souvent poussés par leurs pulsions assassines lorsqu’elles atteignent des phases paroxystiques. Mais contrairement aux tueurs de masse qui aspirent à être abattus en cours d’action ou qui se suicident leur « mission » accomplie, les tueurs en série mettent tout en œuvre pour ne pas se faire prendre. Autre différence notable avec les tueurs de masse, les tueurs en série ont recours, chacun selon ses fantasmes, à des procédés de mise à mort très diversifiés : arme à feu, couteau, outil, poison, étranglement, étouffement, noyade (liste non exhaustive).

En France, l’archétype du tueur en série – un rôle tenu pendant des siècles par le « Barbe bleue » de Vendée Gilles de Rais –, a longtemps été l’assassin des veuves Henri Désiré Landru, lui-même qualifié de « Barbe bleue de Gambais  » en référence au village des Yvelines où il dépeçait ses victimes avant de les brûler dans une chaudière. Toutefois, ni Landru (11 victimes) ni le sinistre Dr Marcel Petiot (27 victimes « officielles », probablement beaucoup plus) ne répondent aux caractéristiques dominantes des crimes en série. Et pour cause : contrairement au profil-type du tueur en série, principalement poussé par une volonté de domination le plus souvent d’origine sexuelle, Landru et Petiot ont avant tout été des assassins crapuleux en quête d’enrichissement, même si le second nommé a, de fait, pris un réel plaisir à l’agonie de certaines de ses victimes.

Cette dimension sexuelle dominante chez les tueurs en série, souvent alliée à des actes de torture physique ou psychologique, est présente notamment chez Joseph Vacher (probablement 11 meurtres), le « tueur de bergers » du film Le Juge et l’Assassin, Guy Georges (21 victimes) et Michel Fourniret (au moins 12 victimes présumées), pour ne citer que ces criminels-là en France. Au plan international, parmi d’innombrables cas, notons ceux, emblématiques, de Pedro Alonso Lopez (au moins 310 meurtres d’enfants avoués en Amérique du Sud), Daniel Camargo Barbosa (au moins 150 jeunes filles tuées en Colombie et en Equateur), Andreï Tchikatilo, le « boucher de Rostov » (52 victimes, principalement des enfants en partie cannibalisés) et son alter ego Joachim Kroll, dit « le cannibale de la Ruhr » (8 assassinats de femmes et d’enfants avérés, 14 avoués). Sans oublier Samuel Little : qualifié par le FBI de « pire tueur en série des États-Unis, ce tueur, décédé le mercredi 30 décembre, aurait commis entre 50 et 93 meurtres de femmes.

Beaucoup plus minoritaires (7,5 %), les tueuses en série ne sont pas absentes du macabre palmarès de la mort administrée à autrui. Toutefois, contrairement à ce que l’on constate chez leurs homologues masculins, très peu de cas trouvent leur origine dans l’assouvissement de pulsions sexuelles. Et quand cela arrive, c’est souvent dans le cadre d’un couple de psychopathes, à l’image des Britanniques Fred et Rosemary West (au moins 10 victimes communes, la plupart arrivées sans méfiance dans leur B&B). En réalité, les femmes tuent plus souvent poussées par de graves dérèglements psychiatriques qui, en milieu hospitalier, les conduisent à tuer des patients, parfois des nourrissons ou de jeunes enfants, telles l’Américaine Genene Jones (probablement plusieurs dizaines de victimes) ou la Britannique Beverly Allitt. Pas de meurtres d’enfants en revanche pour la Française Ludivine Chambet, aide-soignante en EHPAD, mais des soins mortels prodigués sur des personnes âgées (10 victimes) qu’elle prétendait « soulager ». Plus complexe est le cas d’Hèlene Jégado, exécutée au 19e siècle pour 5 meurtres par empoisonnement, mais probablement responsable de la mort de plusieurs dizaines de personnes sur la base d’un imaginaire mystique mêlé de petits intérêts personnels. 

LES TUEURS A LA CHAINE

Souvent confondus avec les tueurs de masse du fait de leur action dans une même séquence criminelle, les tueurs à la chaîne (en anglais spree killers) s’en distinguent par une errance meurtrière qui, en quelques heures, les conduit à tuer, le plus souvent sans discernement de l’âge, du sexe et de la qualité des victimes, en général sous l’emprise d’un dérèglement de nature paranoïaque.

Tel a été le cas de Guy Martel qui, dans la journée du 19 mai 1944, a tiré sur 15 personnes et tué 7 d’entre elles – dont plusieurs membres de sa famille – répartis dans 8 villages de la région de Dol-de-Bretagne. Encore plus emblématique a été le cas du jeune Éric Borel (16 ans) : le 23 septembre 1995, après avoir tué sa famille à Solliès-Pont (Var), il a continué de tuer en se rendant à Cuers, faisant au total 15 morts avant de se suicider à l’arrivée des gendarmes. Christian Dornier, meurtrier de 14 personnes le 12 juillet 1989 dans son village de Luxiol (Doubs) et sur la route du village voisin d’Autechaux, a également illustré cette catégorie de meurtriers.

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Le tueur à la chaîne le plus connu reste à ce jour un policier sud-coréen nommé Woo Bum-Kon. Le 26 avril 1982, armé d’un fusil et de grenades, il s’est présenté es-fonctions au domicile de nombreuses familles résidant dans 5 villages différents et a tenté d’abattre toutes les personnes présentes. Au total, il a tué 56 personnes et en a blessé 35 autres avant de se suicider à la grenade. Un autre tueur à la chaîne a laissé une trace indélébile dans la paisible Tasmanie  : le 28 avril 1996, Martin Bryant, motivé par une sorte de délire mégalomaniaque, se lançait, en divers lieux de Port-Arthur, dans une mortelle randonnée qui, en quelques heures, a fait 35 morts et blessé 37 autres personnes.

Disons-le sans ambages, la littérature juridique criminelle, notamment anglo-saxonne, peine à établir des frontières claires entre les tueurs de masse et les tueurs à la chaîne en prise à des pathologies psychiatriques. Dès lors, il appartient à chacun de se faire son opinion. Ou d’y renoncer. Ce type de controverse intellectuelle ne ramènera en effet pas à la vie les personnes décédées, ni à une existence normale les victimes qui ont survécu, parfois atrocement mutilées, aux actes de ces criminels.

Le FBI considère qu’il a affaire à un « tueur en série » dès la 4e victime d’un même criminel.

** Le massacre de Colombine (Colorado) a été commis non par un, mais par deux élèves. À ce titre, il constitue une exception. La médiatisation planétaire de cette tuerie est liée à la diffusion du documentaire Bowling for Columbine de Michael Moore et du film Elephant de Gus Van Sant.

À lire également :

Moi, Hélène Jégado, cuisinière et tueuse en série

Ukraine : des cannibales de l’ère soviétique au monstre Tchikatilo



130 réactions


  • Clocel Clocel 4 janvier 10:12

    Z’avez oublié Bill Gates...


    • Fergus Fergus 4 janvier 11:30

      Bonjour, Clocel

      Et tous les personnages politiques bellicistes...


    • Et hop ! Et hop ! 4 janvier 13:23

      @Fergus

      Oui, Sarkozy et BHL (et Hillary Clinton) en Syrie, pas tueurs en masse ?


    • Clocel Clocel 4 janvier 14:13

      @Fergus

      Vous confondez bellicistes et sociopathes et il ne s’agit pas de politique mais de pathologie mentale lourde.

      Un politique, c’est juste quelqu’un qui a loupé la distribution de baffes quand c’était la saison et qui va faire payer cher à ses contemporains le manque de freins de sa personnalité inachevée.


    • daniel ahsaini 4 janvier 19:50

      @Clocel
      Fergus, gruni etc..la clique des censeurs...rien à dire, surtout, sans pensée , mais , tjrs édités...
      Les copro éditeurs et mangeurs , tjrs la ma même saveur de latrine...vivent fergus & gruni...quelle misère ces gens là !


    • Fergus Fergus 4 janvier 20:06

      Bonsoir, daniel ahsaini

      Je vous souhaite moi aussi une excellente année ! smiley

      Plus sérieusement : « censeur », moi ? Navré de vous décevoir, je n’ai jamais censuré quiconque !!!


    • INsoMnia INsoMnia 4 janvier 21:56

      @Clocel

      Ce Billou et sa Mélinda... de vrai amour que dis-je ????


  • Géronimo howakhan Géronimo howakhan 4 janvier 10:25

    Les plus grands criminels sont toujours des pseudo élites et leur armées....


    • Géronimo howakhan Géronimo howakhan 4 janvier 10:27

      @Géronimo howakhan

      ainsi que les masses.
      Discours de la servitude volontaire de Étienne de La Boétie

      Ce maître n’a pourtant que deux yeux, deux mains, un corps, et rien de plus que n’a le dernier des habitants du nombre infini de nos villes. Ce qu’il a de plus, ce sont les moyens que vous lui fournissez pour vous détruire. D’où tire-t-il tous ces yeux qui vous épient, si ce n’est de vous ? Comment a-t-il tant de mains pour vous frapper, s’il ne vous les emprunte ? Les pieds dont il foule vos cités ne sont-ils pas les vôtres ? A-t-il pouvoir sur vous, qui ne soit de vous-mêmes ? Comment oserait-il vous assaillir, s’il n’était d’intelligence avec vous  ? Quel mal pourrait-il vous faire, si vous n’étiez les receleurs du larron qui vous pille, les complices du meurtrier qui vous tue et les traîtres de vous-mêmes ?



    • Géronimo howakhan Géronimo howakhan 4 janvier 10:38

      @Géronimo howakhan

      Discours de la servitude volontaire de Étienne de La Boétie

      Mais ils ne font guère mieux ceux d’aujourd’hui qui, avant de commettre leurs crimes les plus graves, les font toujours précéder de quelques jolis discours sur le bien public et le soulagement des malheureux



    • Géronimo howakhan Géronimo howakhan 4 janvier 11:01

      @Géronimo howakhan

      Des cannibales de Michel de Montaigne

      Nous les pouvons bien les appeler barbares, eu égard aux règles de la raison, mais non pas eu égard à nous, qui les surpassons en toutes sortes de barbarie.


    • Fergus Fergus 4 janvier 11:35

      Bonjour, Géronimo howakhan

      Vous avez raison, mais on sort du sujet. Encore que les attentats politico-religieux de masse  tel le massacre commis hier au Niger par Al-Qaïda établissent un pont avec les actes de guerre « officiels ». 


    • Gollum Gollum 4 janvier 11:48

      @Fergus

      Ben non il n’a pas raison. Il dévie le sujet sur les élites ce n’est pas par hasard à mon avis..

      Notre indien fait partie d’une frange qui pense que le mal habite seulement dans les hautes sphères... Autrement dit le peuple est seulement capable du bien.

      C’est une sorte de manichéisme chrétien qui ne dit pas son nom mais qui est fort répandu aujourd’hui..

      Or votre texte montre que ce n’est qu’un mythe et que dans le peuple il y a de sacrés cas capables des pires horreurs...

      Ce qui suppose que dans les gens riches et puissants il y a des gens bien...

      Mais le marxisme manichéen, d’origine chrétienne, latent de l’indien ne le supporte pas...

      D’où son contre-feu.


    • Gollum Gollum 4 janvier 12:11

      @Géronimo howakhan

      tu dis exactement le contraire à 100 % de ce que j’émets depuis si longtemps, ....

      Ah ok... E comme ce que je dis c’est qu’il y a des gens biens partout et des mauvais partout ton discours serait de dire l’inverse ?

      Ben voilà CQFD. D’où ta diversion sur les élites c’est bien ce que je dis.

      Élites sataniques d’ailleurs selon ton discours à l’œuvre depuis des milliers d’années... 12000 ans c’est bien ça ?...


    • Gollum Gollum 4 janvier 12:15

      @Géronimo howakhan

      D’ailleurs le fait que tu me qualifie d’ haineux montre ta promptitude à te positionner sur un plan moral...

      Si je suis haineux c’est que toi tu ne l’es pas... Ben voyons.

      Lis bien dans mon historique jamais je n’ai qualifié un de mes interlocuteurs de haineux..


    • Shawford Gaïa 001 4 janvier 12:17

      @Gollum

      Parfois on se demande quand même si tu ne préfères pas les laineux !

      Béééhhh !? smiley   


    • Shawford Gaïa 001 4 janvier 12:19

      @Gollum

      Un peu comme ça -> https://youtu.be/BKtyL_uzWo4

       smiley smiley


    • Gollum Gollum 4 janvier 12:25

      @Gaïa 001

      Uniquement en gigot. smiley

      Nulle ta chanson...


    • Shawford Gaïa 001 4 janvier 12:28

      @Gollum

       smiley

      Oldelaf nul ? smiley

      M’est avis que c’est parce que t’es pas assez aware ! smiley

      Serais-tu là en fait pour sauver ton gigot... pardon... EGO !!?? ^^


    • Fergus Fergus 4 janvier 13:15

      Bonjour, Gollum

      « Ben non il n’a pas raison »

      Je réagissais au 1er commentaire. Le fait est que les plus grands massacres de l’histoire ont été commis sur l’ordre de pouvoirs politiques en place.

      « Autrement dit le peuple est seulement capable du bien »

      On a vu cela lors de différentes révolutions au cours desquelles le « peuple » livré à lui-même s’est livré aux pires massacres.


    • Et hop ! Et hop ! 4 janvier 13:31

      @Fergus

      Il faut voir dans quelle mesure la populace n’a pas été rameutée, protégée, parfois payée et souvent ennivrée par des fauteurs de violence qui restent dans l’ombre.

      Il y a souvent ce cas sous la Révolution avec l’affaire Réveillon, puis pour la prise de la Bastille. Aussi dans le génocide arménien, les victimes ayant d’abord été désarmée à l’initiative des autorités qui ne les ont ensuite pas du tout protégées, et qui ont assuré les assassins de l’impunité.


    • Fergus Fergus 4 janvier 13:58

      Bonjour, Et hop !

      Vous avez raison, toutes les périodes de troubles et de chaos sont propices aux manipulations. 


    • Silence, on pique ! Silence, on pique ! 4 janvier 14:25

      @Gollum

      Le mal habite riches ou pauvres. Mais au contraire des pauvres, les élites ont tous pouvoirs de l’instrumentaliser avec leurs moyens à disposition : corruption, crimes de masse, assassinats ciblés pour conserver le pouvoir ou faire taire les gens qui dérangent, guerres bactériologiques, bombardements de civils, etc.

      « Derrière chaque fortune, il y a un crime ». Léon Bloy

      L’élite est indéfendable, surtout l’actuelle. 


    • Fergus Fergus 4 janvier 14:37

      Bonjour, Silence, on pique !

      Je partage totalement le contenu de votre paragraphe sur le « mal ».

      Je n’aime en revanche pas du tout l’aphorisme populiste de Léon Bloy. Pour une raison simple : il est faux ! Certes, on se fait plaisir en lisant une telle sentence. Mais force est de reconnaître qu’il existe  fort heureusement des fortunes d’origine non criminelle, même si l’on prend ce mot au sens large. Par exemple des fortunes basées sur l’art ou la littérature.

      « L’élite est indéfendable, surtout l’actuelle »

      Je ne crois pas que l’élite actuelle soit pire que celles qui l’ont précédée. Ce qui, à mes yeux, est « indéfendable », c’est le principe dynastique qui maintient dans les mêmes familles fortune et pouvoir sans que les héritiers en ait eu le moindre mérite.


    • Gollum Gollum 4 janvier 15:15

      @Fergus

      Je n’aime en revanche pas du tout l’aphorisme populiste de Léon Bloy. Pour une raison simple : il est faux !

      Idem. De toute façon tout est très contestable chez Bloy. Mais il est intéressant à lire. Il montre comment le christianisme pervertit le bon sens...

      J’ai d’ailleurs parlé de lui récemment et notre homme de foi est d’une mauvaise foi... la mauvaise foi typique des bigots...

      Ce n’est pas pour ça que j’aime ce monde d’aujourd’hui où l’argent est roi... Et trop d’argent mène à la corruption...

      Quant aux pervers en haut de l’échelle ils ne sont pas plus pervers que les serial killers ils ont juste plus de puissance...


    • Fergus Fergus 4 janvier 15:26

      @ Gollum

      « trop d’argent mène à la corruption. »

      L’exemple le plus navrant en est le sport, domaine où les valeurs éthiques sont devenues de plus en plus souvent bafouées par l’émergence du professionnalisme, puis par les exigences de retour sur investissement des investisseurs.

      « Quant aux pervers en haut de l’échelle ils ne sont pas plus pervers que les serial killers ils ont juste plus de puissance »

      Et la possibilité d’assouvir leurs fantasmes par d’autres moyens.


    • Silence, on pique ! Silence, on pique ! 4 janvier 17:04

      @Fergus
      Article qui sort de l’ordinaire. Merci.
      Léon Bloy a dit bien pire : « « Le riche est une brute inexorable qu’on est forcé d’arrêter avec une faux ou un paquet de mitraille dans le ventre ».
       Le sang du pauvre.
      N’anticipez pas les intentions de Léon Bloy en falsifiant son mysticisme et son sens aigu des réalités sociales de son époque, en usant d’un terme aussi galvaudé que « populisme ». 
      En 2021, à l’heure de la dictature qui nous écrase, Léon Bloy se titrerait une balle dans la tête, tant sa quête d’absolu ne pourrait résister à notre époque de dinguerie générale où l’élite actuelle ressemble à un monstre nébuleux, insaisissable, gazeux, glauque, partout et nulle part à la fois. Il serait incapable de trouver une réponse à la dinguerie généralisée que nous vivons à l’heure du crime institutionnel généralisé. Même dans les mains du mystère de la foi, Léon Bloy serait cet impuissant alter égo de notre propre questionnement. Léon Bloy reste un très grand écrivain, au même titre qu’un Céline pourfendu par les imbéciles et trous du cul institutionnels. Rien compris à ces deux immenses littérateurs. 

      Dans votre article, vous oubliez en passant, les réseaux de pédo-criminalités et le silence complice qui les couvre, et les faibles efforts ntrepris pour mettre fin à ces crimes. 


    • Silence, on pique ! Silence, on pique ! 4 janvier 17:08

      @Gollum

      La mauvaise foi typique des bigots...

      Confondre un bigot et un mystique concernant Léon Bloy, il faut oser...


    • Gollum Gollum 4 janvier 17:38

      @Silence, on pique !

      J’ose d’autant plus que j’ai lu le bonhomme...

      Avant on me l’avait recommandé comme un esprit original.

      Et puis au fur et à mesure de la lecture... quelle déception...

      Ne supporte pas Victor Hugo parce que contre l’Eglise et trop panthéiste au goût du dit bigot...

      Encense la poésie d’un Verlaine post-conversion alors que ce sont précisément ses poèmes les plus fades, les plus indigestes... d’une mièvrerie d’enfant mal dégrossi..

      Fait l’éloge du martyre typiquement idiot dans Le désespéré avec l’héroïne qui se fait arracher toutes les dents pour ne pas susciter de désirs coupables à son amoureux...

      Et tout est à l’avenant...

      Mais bon je ne regrette pas ma découverte, ça confirme ce que je pensais (ô combien) de cet univers mental de dingue du bigot..

      Le rejet de Hugo, poète ô combien puissant, qui fait l’unanimité (sauf..) et au contraire l’exaltation des dernières poésies de Verlaine qui sont les plus à ch... fallait quand même la faire et l’oser !

      Eh ben le gars a osé. Et la raison profonde de ça c’est que Hugo n’était pas catholique alors que Verlaine l’est devenu... 

      Un beau modèle de mauvaise foi et de parti pris.


    • Silence, on pique ! Silence, on pique ! 4 janvier 19:08

      @Gollum

      Ce n’est pas parce que vous l’avez lu que vous l’avez compris. 
      Huysmans disait de lui : Bloy est un cerveau aride, 
      Je dirais qu’il est hermétique. 
      @ Gollum, vous ne supportez pas qu’on puisse parler de Jésus avec ce déchaînement propre aux âmes déchirées. Vous agissez exactement comme la piétaille faussement intellectuelle qui le catalogue définitivement dans la case des écrivains réactionnaires. 
      « Ah ! les bourgeois, les phénix d’entre les bourgeois, ceux qui peuvent encore tressaillir en voyant onduler une poitrine de désespéré, sentiront, cette fois, l’inexprimable danger d’avoir toujours été des pourceaux dans une société qui sanglote en voyant approcher sa fin. »
      Il parle ainsi devant un tableau de Henry de Groux, peintre tourmenté qui a représenté le Christ aux Outrages. D’après Bloy, Henry de Groux est un peintre effrayant. 
       Rafale immense de déchaînés contre un pauvre Dieu qui tremble ! 
      Cette phrase résume à elle seule, la démarche spirituelle et mystique de Bloy. 
       L’Artiste visionnaire, simplifant tout à la façon du génie, creuse un lit unique au torrent des catastrophes. Il choisit pour les crétins volontaires et les satisfaits pour les semeurs d’amertume et les jardiniers d’ignominie, la très plausible extermination par les supplices. 
       Jésus devant Pilate... anodin Sauveur préconisé par des apôtres tel Renan et le R.P. Didon, un Christ rassurant et cosmétique, élevé dans les salons et qui savait ce qu’on doit aux gens du monde. 
      Léon Bloy avec des mots terribles, nous trace cette Eglise du XIXe siècle qui marche à sa perte par ses compromissions avec les gens d’argent et les sociétés secrètes, le portrait d’une église « cosmétique ». Léon Bloy écarte en même temps, l’idée d’un Christ « ruisselant de sang » gothique et populacière. Entre les deux conceptions de Bloy, la place d’un Rédempteur véritablement torturé. Comme lui ?

      Vous l’avez lu, mais sans grâce, avec la brutalité d’un rouleau compresseur. 


    • Gollum Gollum 5 janvier 09:57

      @Silence, on pique !

      vous ne supportez pas qu’on puisse parler de Jésus avec ce déchaînement propre aux âmes déchirées.

      Les gens font ce qu’ils veulent mais en effet je ne suis pas très fan des âmes déchirées... 

      Je préfère les âmes unifiées et donc sereines. (Mon côté antique, stoïcien)

      Quant à cette Eglise du XIXe siècle qui marche à sa perte par ses compromissions avec les gens d’argent elle avait trahi son fondateur des siècles avant Bloy..

      Donc pour résumer je l’ai très bien lu et compris mais je suis allergique. Rien d’autre que le très classique dolorisme chrétien dont on a été saturé jusqu’à indigestion.

      J’ai d’ailleurs ri quand Bloy évoque l’héroïne dans Le désespéré qui se fait sauter la mâchoire alors qu’un simple voile sur le visage eût suffit pour le même résultat..

      Seulement voilà cela n’aurait pas eu l’effet escompté de l’héroïsme chrétien capable de n’importe quelle absurdité pour impressionner le gogo...

      Bloy a un côté hystérique propre à la psychopathologie chrétienne, du moins une certaine frange... C’est cette hystérie qui lui fait préférer Verlaine au détriment de Hugo contre tout bon sens et donc de la majorité des gens  ceux qui ne succombent pas aux charmes de ce christianisme larmoyant et bigot..

      C’est d’ailleurs une des raisons qui me fait préférer l’Orthodoxie plus axée sur le Christ glorieux que sur le Christ souffrant..


    • Et hop ! Et hop ! 5 janvier 12:03

      @Fergus

      Le principe dynastique est nécessaire parce que le entreprises se développent sur des durées qui dépassent la vie d’un homme et que les compétences se développent et s’accumulent sur plusieurs générations.

      Il y a des dynasties de médecins, d’éleveurs, de marins pêcheurs, de militaires, des architectes qui ses transmettent un savoir faire et une expérience beaucoup plus perfectionnés qu’une personne nouvelle dans cette activité, même si il y a des exceptions.

      Je connais des menuisiers qui le sont de père en fils depuis 7 générations. J’ai trouvé une généalogie de médecins de père en fils puis en fille sur 12 générations.

      Les universitaires et l’éducation nationale ne forment qu’à des professions intellectuelles qui sont limitées (essentiellement des professeurs et des bureaucrates, plus des juristes et des médecins dans les facs de droit et de médecine) et qui demande un savoir se transmettant par initiation, ils sont incapables de former un marin pêcheur, un menuisier, un viticulteur fabricant de vin, un luthier, un éleveur qui gagne des concours, un musicien, un cuisinier, un boulanger, un horticulteur, et en général à toutes les professions utiles. Ils méprisent ces professions, et les font mépriser par la société.


    • Et hop ! Et hop ! 5 janvier 12:07

      @Et hop !

      Il y a des dynasties comme les Peugeot qui ont été industriels depuis le début du XVIIIe siècle, à chaque générations ils ont eu des enfants qui sont entrée dans des grandes écoles d’ingénieurs à concours où il n’y a pas de passe-droit comme Centrale et Polytechnique.

      D’un autre côté il y a beaucoup de familles rentières des affaires et de la politique qui exploitent une situation de monopole de type mafieuse, vivant en parasites de l’État sans produire de vraies richesses.


    • Fergus Fergus 5 janvier 13:09

      Bonjour, Et hop !

      Je n’ai rien contre les dynasties intellectuelles, bien au contraire.

      Et je n’aurais rien non plus contre les dynasties industrielles si elles étaient soumises à un système d’écrêtement drastique des fortunes.

      Et cela sous la forme d’une très forte augmentation des droits de succession sur tous les biens, excepté les outils de travail lorsqu’ils restent gérés par les héritiers, les droits de succession étant perçus de manière différée lors de la vente de tout ou partie des biens industriels 10, 20 ou 30 ans plus tard.


    • Et hop ! Et hop ! 6 janvier 17:27

      @Fergus :

      La fortune des Peugeot c’était leurs usines, leurs modèles, leur marque, le développement a augmenté la valeur à chaque génération, si vous leur prenez 20 % à chaque génération, c’est plus que la rentabilité de l’affaire qui va se retrouver en difficulté pour sortir cet argent.

      Ou alors ça oblige à vendre 20 % des actions avec une perte de contrôle.

      Il faudrait distinguer entre la fortune professionnelle (la valeur des usines ou d’un domaine agricole), de la fortune personnelle, cette dernière est souvent insignifiante chez les entrepreneurs industriels ou agricoles, si on n’y compte pas les actions des sociétés. 

      Les propriétaires d’entreprises financières et commerciales sont très différents, leur outil de travail c’est l’argent.

      Il y a trois types de propriétaires d’industries (on peut dire la même chose pour les éditeurs) :
      la personne et la fameille fondatrice,
      l’État représenté par un énarque quand c’est nationalisé,
      un groupes financier actionnaire représenté par un PDG quand la famille se fait racheter.
       les employés pour former une coopérative ou une mutuelle.

      Les énarques ça donne Vivendi, les requins de la finance ça donne Arcelor, Alshtom : un dépeçage des actifs, puis délocalisation des fabrications, les coopératives ou les mutelles d’employés ça n’a pas l’air de marcher.

      Les anciennes familles textiles du Nord comme celles qui possèdent Auchan, Décathlon, ne se font pas cotter en bourse, elles ne vendent des actions qu’à des membres de leur famile qui sont extrêmement nombreuses. L’avantage est qu’elle ne doivent pas publier un bilan, elles ne sont pas obligées de verser des dividendes pour sioutenir le cours à la bourse, et elles ne peuvent pas subir un OPA. 


    • Fergus Fergus 6 janvier 18:51

      Bonsoir, Et hop !

      Je me suis sans doute mal exprimé : ne seraient soumis à des droits de succession que le produit des parts cédées au moment de leur vente. Il n’y aurait donc pas d’atteinte à l’outil de production ! 


    • Et hop ! Et hop ! 8 janvier 13:45

      @Fergus

      C’est compliqué à mettre en oeuvre, le problème étant très différent selon qu’il s’agit de fortunes financières investies dans des spéculations en bourse, de groupes monopolistes comme LVMH, et de fortunes consistant en une seule activité réellement productive de biens (usine, entreprise de bâtiment, flotte de chalutiers ou de navires marchands, maison d’édition, fabrique d’instruments de musique ou de chaussures) ou de services (cabinet de médecin ou d’architecte, ou hôtel-rstaurant, ou salon de coiffure repris par un enfant).

      Il y a déjà ce problème pour les agriculteurs et les commerçants avec le partage successoral égalitaire du Code Civil qui rend difficile la continuité transgénérationnelle qui est souhaitable parce qu’elle corrspond à une vue à long terme et pas à une rentabilité à court terme pour dégager des dividendes.


  • Pcastor Pcastor 4 janvier 10:35

    Un excellent ( à mon avis) ouvrage sur le sujet : « l’énigme des tueurs en série » de Daniel ZAGURY. Il a , entres autres, expertisé Guy Georges, Patrice Allègre, Pierre Chanal, Michel Fourniret....Son approche psychiatrique extrêmement fouillée et convaincante, ne se laisse pas résumer...un risque de réengloutissement traumatique qu’il s’agit de transformer en triomphe d’aujourd’hui, au détriment des victimes.Il boucle son bouquin par une méditation sur le mal et une interrogation fondamentale sur l’epsilon, l’epsilon qui anime les « justes »ceux qui ont sauvé des vies au péril de la leur, notamment dans des circonstances historiques extrêmes.

    Et un second du même auteur : « la barbarie des hommes ordinaires », pour bien commencer l’année... smiley


  • Laconique Laconique 4 janvier 10:40

    Un article qui définit bien les différentes typologies. On peut regretter que les exemples soient très franco-français, sans citer les grands noms américains comme Ted Bundy, Richard Ramirez, Jeffrey Dahmer, qui figurent pourtant dans votre bandeau illustratif. Le site de référence francophone sur le sujet est https://www.tueursenserie.org/. Pour un prochain article, vous pourriez aborder les murderabilia, c’est très frais comme sujet.


    • Aristide Aristide 4 janvier 11:26

      @Laconique

      Un article qui définit bien les différentes typologies. 

      Il me semble que c’est seulement une typologie, simplifiée comme le dit l’auteur et essentiellement axée sur le mode opératoire. 
      Ce sujet est d’une complexité extrême, et s’il n’est inutile d’essayer de définir une typologie sur les modes opératoires, se limiter à cette vision laisse de coté de nombreuses caractéristiques tout aussi importantes. La motivation par exemple, différencier les actes « politiques » des actes individuels, enfin même là l’analyse est incomplète les actes politiques peuvent être différenciés par leur mode d’organisation, de même dans les actes individuels les motivations sont très diffuses. On peut ajouter de nombreux autres axes d’analyse ... 

      Enfin, un axe d’analyse simplifié à mon sens qui restreint la vision que l’on peut avoir de ce phénomène social, politique, sociétal, .... d’une extrême complexité.


    • Laconique Laconique 4 janvier 11:38

      @Aristide

      Oui, Fergus a un peu mélangé les torchons et les serviettes. Mais c’est le sujet de l’article, une typologie. On aurait aussi pu aborder la mythification du phénomène dans le cinéma américain. Zodiac de David Fincher est un des meilleurs films de ce début de siècle pour moi par exemple. Ou encore Tueurs nés d’Oliver Stone qui a fait scandale a l’époque.


    • Fergus Fergus 4 janvier 11:59

      Bonjour, Laconique

      Merci à vous pour ce commentaire.
       
      « On peut regretter que les exemples soient très franco-français »
      Mon but était d’illustrer le propos. Et le fait est que les cas français sont plus parlants pour la majorité d’entre nous que des cas, parfois beaucoup plus spectaculaires, puisés à l’étranger. Encore que j’ai cité quelques cas de criminels étrangers emblématiques, il est vrai parmi beaucoup d’autres dont ceux que vous citez.

      Merci pour ces liens. Le fait est que les « murderabilia » feraient un excellent sujet. Je retiens votre suggestion pour un prochain opus, encore que vous pourriez le traiter vous-même...


    • Aristide Aristide 4 janvier 12:11

      @Laconique

      Il ne mélange pas, il a choisit à mon sens un angle, une typologie qui est réductrice de la complexité de ce phénomène social.

      Dans les films sur le sujet, le film de Sean PENN de 2001 : « The Pledge » avec un Jack NICHOLSON impressionnant comme à son habitude.

      Un autre film « Une pluie sans fin », un film chinois d’une qualité assez impressionnante traite exactement du même sujet, sous le même angle et le même point de vue ...

      Je n’ose vous préciser ce point de vue tellement cela vous enlèverait quelque interet à les voir.


    • Laconique Laconique 4 janvier 12:23

      @Fergus

      Merci pour votre réponse,

       

      Ce genre de sujets ça passe très bien avec vous, car vous êtes tout sauf un « tordu ». Moi je préfère m’abstenir pour le moment.

       

      @Aristide

       

      Merci pour les références, c’est décidément inépuisable. Et les asiatiques y vont très fort dans tous ces trucs pervers, on peut leur faire confiance.

       

      J’avais moi-même réalisé une petite vidéo sur le sujet à l’époque, je la recommande aux amateurs :

       

      https://www.youtube.com/watch?v=xWbAHl2IJn0


    • Aristide Aristide 4 janvier 12:35

      @Laconique

      Ces deux films sont aussi la description d’une vision sociale de leur milieu culturel, même si le sujets sont très proches à la limite de la copie, ils portent tous les deux une description sans concession de la société ...

      Ce qui est étonnant, c’est cette proximité entre les deux personnages principaux de ces deux films, différents mais à la fois si proche ... dans leur humanité et l’impasse dans lesquels ils s’engouffrent sans le savoir ... Mais j’ai peur d’en avoir trop dit ...


    • Fergus Fergus 4 janvier 12:48

      Bonjour, Aristide

      « Ce sujet est d’une complexité extrême »

      Vous avez raison. Et mon objectif n’était évidemment pas d’entrer dans une étude pointue du sujet  qui n’aurait d’ailleurs pas sa place sur ce site —, mais de l’aborder d’une manière effectivement simplifiée pour susciter la curiosité et le débat, loin des arguties juridiques et psychiatriques inhérentes à ce domaine de la criminologie. 


    • Aristide Aristide 4 janvier 13:10

      @Fergus

      Vous avez choisi un angle qui à mon sens est assez réducteur, maintenant, il est permet l’échange. Le principal défaut est à mon sens de poser une même grille d’analyse sur des crimes qui relèvent du politique, du terrorisme et ceux qui sont d’ordre sociétal, de la criminalité « ordinaire ».

      Même si on peut contester cette frontière, il me semble que l’article y aurait gagné en clarté.


    • Fergus Fergus 4 janvier 13:35

      @ Aristide

      « Même si on peut contester cette frontière, il me semble que l’article y aurait gagné en clarté »

      Sans doute, mais au risque de l’allonger considérablement, ce qui n’était pas mon but. J’ai choisi « un angle » qui, bien qu’assez « réducteur »  vous avez raison de le souligner —, n’en permet pas moins l’« échange ». 


  • Le Panda Le Panda 4 janvier 11:31

    Fergus, bonjour,

    Tu as passé un mauvais réveillon ou bien tu as eu comme cadeau un « livre noir » ? Par les temps qui courent, il me semble que les tueurs en séries sortis des faits divers agissent au vu de tous. Nombreux sont les politiques en place qui ont cautionnés des « sectes » L’Apocalypse selon Jim Jones. Il y a 40 ans, ce soi-disant révérend entraine les quelque 900 fidèles de sa secte installée au Guyana dans l’un des plus grands suicides collectifs de l’Histoire. Cette secte était financé par le président des USA. Puis nous constatons que dans masse de génocides les instigateurs ne sont jamais condamnés.


    • Aristide Aristide 4 janvier 11:56

      @Le Panda

      Cette secte était financé par le président des USA. 

      Un début de commencement de preuve de cela !!!


    • Fergus Fergus 4 janvier 12:03

      Bonjour, Le Panda

      Non, j’ai passé d’excellentes fêtes de fin d’année, notamment un réveillon de Saint-Sylvestre avec mes petits-enfants et leurs parents. smiley

      Sur le financement de la secte de Jim Jones « par le président des USA », je me joins à la question posée par Aristide.


    • Géronimo howakhan Géronimo howakhan 4 janvier 12:04

      @Aristide

      Salut, depuis Nuremberg la preuve n’est pas nécessaire..article 19 et 21..


    • Fergus Fergus 4 janvier 12:06

      @ Le Panda

      « nous constatons que dans masse de génocides les instigateurs ne sont jamais condamnés »

      Hélas ! Ces faits sont imputables à des chefs d’état ou de gouvernement. Et en l’absence d’un véritable « Tribunal pénal international » reconnu par tous, ce n’est pas demain que l’on verra les responsables de ces massacres poursuivis et condamnés.


    • Ben Schott 4 janvier 12:08

      @Fergus
       
      J’espère seulement que vous n’étiez pas plus de six et que vous avez respecté les gestes-barrière.
       


    • Aristide Aristide 4 janvier 12:22

      @Fergus

      ce n’est pas demain que l’on verra les responsables de ces massacres poursuivis et condamnés.

      C’est bizarre que vous colportiez ce genre de ragots : deux tribunaux internationaux ont jugés les génocides en Ex-Yougoslovie et au Rwanda. La lise des personnes condamnées est impressionnante, et le premier responsable, le chef de l’Etat yougoslave Milosevic a été jugé et condamné, comme d’autres comme Mladic, ...105 jugements !!! Pour le Rwanda idem, des dizaines de personnes jugées et condamnées.

      Pour l’histoire, Nuremberg a aussi été la preuve que l’impunité n’est pas la règle.


    • Pcastor Pcastor 4 janvier 12:32

      @Fergus
      On ne peut malheureusement pas réduire le phénomène génocidaire à ses instigateurs, il y a aussi des exécutants. Qu’est ce qui conduit, par exemple, cet instituteur Hutu, donc à priori plutôt éduqué ou cultivé, à massacrer à la machette le soir un enfant Tutsi qu’il a eu dans sa classe le matin ?
      L’expérience de Milgram, par ailleurs, pose quelques questions...


    • Le Panda Le Panda 4 janvier 12:37

      @Fergus
      Mon commentaire n’avait aucun caractère, ni moqueur, ni agressif, quant à la question sur le président des USA en poste à l’époque je vais te poser le lien. Aussi bien pour toi que pour Aristide et les autres. Si tu penses à présent que c’est la solution de prendre des risques inconsidérés c’est ton droit.  smiley 
      Tu ferais bien parfois de faire un tour en modération bien des joies dans ta maisonnée  smiley


    • Aristide Aristide 4 janvier 12:46

      @Pcastor

      L’expérience de Milgram, par ailleurs, pose quelques questions...

      Elle pose l’évidente question sur l’obéissance à l’autorité et à la déresponsabilisation individuelle. La question est de savoir comment l’individu peut abandonner toute valeur morale ou éthique sur la seule base d’une obéissance à une autorité. Et là ? Qui est à l’abri ? Qui peut s’en dégager ? ...


    • Fergus Fergus 4 janvier 12:51

      Bonjour, Ben Schott

      Les gestes barrière, on peut éventuellement les respecter le temps d’un repas, mais pas durant une semaine d’activités en commun dans un habitat unique.  smiley


    • Fergus Fergus 4 janvier 12:58

      @ Aristide

      Je ne dis pas que la CPI n’a pas quelques justes condamnations à son actif, mais que représentent-elles comparées à toutes celles qui pourraient être prononcées si ce tribunal était reconnu par tous les états, et s’il n’était pas de fait bridé par les pressions géopolitiques pour traiter certains dossiers.


    • Le Panda Le Panda 4 janvier 13:02

      @Fergus et Aristide puis les autres,
      Lorsque je pose un commentaire, il peut m’arriver de commettre des erreurs comme tout un chacun. Mais la en la circonstance ! 
      Après avoir obtenu ces fonctions politiques, il entretient une correspondance avec Rosalynn Carter, la femme du futur président Jimmy Carter12,22. Il prend l’habitude de conduire plusieurs cars de fidèles à des meetings politiques et à des élections pour soutenir ses candidats préférés2]_%C2%AB_The_First_Amendment_guarantee_of_freedom_of_religion_[%E2%80%A6]_those_who_attempted_to_defect_from_the_temple._%C2%BB-110" style="text-decoration-line: none; color: rgb(11, 0, 128); background-image: none;">23. Le Temple du Peuple est une association non lucrative, qui ne paie donc pas d’impôts, et ne doit en théorie pas s’impliquer en politique. Il reste donc discret, faisant croire qu’il coordonne simplement les déplacements. Pour envoyer des lettres anonymes faisant l’éloge du Temple aux personnalités politiques, un « comité de diversion » est créé4]_%C2%AB_My_responsibilities_grew._[%E2%80%A6]_using_the_term_%22nigger-lover%22_to_describe_him_and_his_good_deeds_%C2%BB-111" style="text-decoration-line: none; color: rgb(11, 0, 128); background-image: none;">24.

      Jimmy Carter avait d’ailleurs à l’époque fait une déclaration à ce sujet, mais on peut se poser la question, « La femme du futur président des USA ont réellement cautionnés Le Temple du Peuple et le finance en lui accordant un »statut" qui lui permettait de ne payer aucun impôt, donc c’est un auto financement qu’on le veuille ou pas.  smiley 


    • Pcastor Pcastor 4 janvier 13:15

      @Aristide
      Est ce que cela suffit ( l’obéissance à l’autorité ou la pression sociale ) ? Ou doit on rechercher d’autres causes concomitantes, la « déhumanisation » à priori des victimes que l’on réduit à l’état de « cafards » par exemple ?
      Et quid du mystère des justes, ceux qui non seulement résistent à l’idéologie génocidaire mais qui risquent leur propre vie pour en sauver d’autres ?


    • Ben Schott 4 janvier 14:16

      @Fergus
       
      « Les gestes barrière, on peut éventuellement les respecter le temps d’un repas, mais pas durant une semaine d’activités en commun dans un habitat unique. »
       
      Mais comment ça s’est passé exactement ? Vous avez respecté les gestes-barrière jusqu’à minuit, ou d’entrée vous vous en êtes affranchis ?
       
      S’il n’y avait eu qu’un repas, les auriez-vous respectés (surtout celui qui consistait à dîner seul avec votre épouse et la moitié de la bûche dans la cuisine) ?
       
      Votre comportement a-t-il été responsable ?
       
      Avez-vous commencé une thérapie comportementale pour guérir de votre phobie des piqûres afin de recevoir votre vaccin-citoyen ?
       

       


    • Fergus Fergus 4 janvier 14:23

      @ Ben Schott

      Et sur le sujet de l’article, avez-vous quelque chose à dire ?


    • Le Panda Le Panda 4 janvier 16:04

      @Fergus
      Non, j’ai passé d’excellentes fêtes de fin d’année, notamment un réveillon de Saint-Sylvestre avec mes petits-enfants et leurs parents. 
      =======
      Ta réponse je l’ai ressenti comme une claque qui cingle, chacun prend les risques qui lui semblent les moins dangereux 

       smiley Il est évident que tout ne s’achète pas !

    • velosolex velosolex 4 janvier 18:29

      @Aristide
      Les guerres légitiment le crime, et donnent la possibilité à des pervers, n’osant pas en temps de paix, passer à l’acte, s’abandonner aux pires pratiques. Malheureusement les preuves de banalisation sont si nombreuses qu’il n’y même plus de démonstration à faire à ce sujet. L’instit que vous évoquez est en résonnance avec tous ces exactions qu’on a vu en Bosnie, et plus loin en Pologne, où il y a eut plusieurs pogroms de juifs fait par les autres villageois, des voisins. pendant la seconde guerre mondiale.
      Certains pratiquent de façon matoise, pour s’approprier les biens des victimes, d’autres par simple gout de la chose. Ce n’est pas tous les jours qu’on peut tuer, torturer et violer sans prendre de risques. Alors pourquoi hésiter.
      C’est le black Friday des tortionnaires !. 
      Des gens normaux. Parait il. Qui ensuite ne se rappelleront plus ou se trouveront des excuses, ou diront qu’ils ont fait comme les autres. « Tuons les tous dieu reconnaitra les siens ! »..Le nombre fait loi et alibi et justification. Là nous sommes dans l’industrie du crime. Les psychopathes travaillent pour leur compte. Actuellement, ils fascinent les foules. On en fait des films. Hier on s’intéressait aux héros qui sauvaient et se sacrifiaient pour les autres. Maintenant, on s’attache de façon obscène à la « scène du crime », et celui qui sacrifie les autres devient le héros. Qu’est ce à dire sur l’état de la société ?...Les modèles que nous fabriquons risquent bien de faire des émules, au niveau des identifications !
      « Ah non, pas de mauvais procès, nous disent les cinéastes et les gens de la culture. les gens sont parfaitement capables de faire la différence entre fiction et réalité... »
      Masi alors, pourquoi met on tant d’argent dans la publicité ?...Qui à partir de récits imaginaires agit sur les comportements ?
      Peut être faudrait il créer un collectif de citoyens pour réfléchir à la question. !


  • ZenZoe ZenZoe 4 janvier 12:18

    Bonjour Fergus,

    Sujet qui fascine. On peut sans doute avancer sans trop se tromper que les tueurs multiples ont des problèmes d’ordre psychologique, voire psychiatrique, mais la question est qu’est-ce qui va faire la différence celui qui passe à l’acte et celui qui va rester inoffensif ? Et peut-on prévenir ? Questions sans réponse j’imagine...

    J’en profite pour dire que Stéphane Bourgouin, l’auto-proclamé et très médiatique spécialiste des tueurs en série, que j’écoutais avec intérêt, n’est finalement qu’une fraude. Il ne connait presque rien au sujet. L’arnaque a été révélée assez récemment et confirmée par l’intéressé. Tout fout l’camp.


    • Aristide Aristide 4 janvier 12:26

      @ZenZoe

      J’en profite pour dire que Stéphane Bourgouin, l’auto-proclamé et très médiatique spécialiste des tueurs en série, que j’écoutais avec intérêt, n’est finalement qu’une fraude. Il ne connait presque rien au sujet. L’arnaque a été révélée assez récemment et confirmée par l’intéressé. Tout fout l’camp.

      Toute ressemblance avec des spécialistes médiatiques sur le COVID est purement fortuite.


    • Fergus Fergus 4 janvier 13:08

      Bonjour, ZenZoe

      « peut-on prévenir ? » 

      Sauf à vivre dans un état totalitaire qui met en place des procédures d’exclusion de la société des individus potentiellement dangereux, la réponse est clairement non.
      Ce qui n’empêche pas des chercheurs et des politiques de tenter de mettre sur pied au moins des processus d’identification des individus à risque.

      J’ai effectivement entendu parler du cas de Stéphane Bourgoin, manifestement un mythomane dont les délires et les mensonges ont atteint des sommets.


    • Fergus Fergus 4 janvier 13:09

      @ Aristide

      « Toute ressemblance avec des spécialistes médiatiques sur le COVID est purement fortuite »

       smiley


  • velosolex velosolex 4 janvier 12:54

    Bonjour et bonne année

    Je doute que Xavier de Ligones puisse être classé, en me référant à ce que j’ai lui sur lui, comme révélant d’une maladie psychiatrique. C’est un bon paranoïaque. Mais la paranoïa n’est pas une maladie mentale, c’est un trait de personnalité. Bien sûr des malades psychotiques peuvent avoir des traits paranoïaques, mais celle ci sont liées à leurs distorsions du réel, et à un envahissement de leur pensée. Alors ce ne sera plus qu’un mécanisme de défense. D’une façon générale, ce n’est parce qu’un crime est particulièrement choquant, et qu’on dit « c’est un malade qui a fait ça », que le criminel l’est pour autant. Ou alors il faut classer tous les nazis comme des malades. Plus sûrement on peut dire que ce sont tous des psychopathes, une catégorie assez vaste pour qu’on puisse mettre énormément de criminels dedans. 

    J’avais écrit un article lié à l’histoire du Batavia, une histoire célèbre en Hollande et en Australie sur ce sujet.

    Ou l’on voit un psychopathe à l’œuvre, dans une époque assez trouble, comme la notre d’ailleurs, pour en révéler. https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/de-la-psychopathie-des-pirates-du-185354

    Daesh est en effet une répllque à l’identique de tous les mouvements liés à l’hérésie qu’on a vu fleurir surtout au dix septième siècle, comme dans la ville de Münster, où ils terrorisèrent la population, au nom d’un christ revisité qui leur donnait tous les droits. « Le roi des derniers jours », a été écrit sur ce sujet par Barret et Gurgaud, deux auteurs facheusement oubliés, que je lis actuellement


    • Fergus Fergus 4 janvier 13:53

      Bonjour, velosolex

      « C’est un bon paranoïaque »

      Comme la plupart des spécialistes qui se sont penchés sur le cas de Dupont de Ligonnès, je pense que la paranoïa qui l’a conduit à supprimer toute sa famille et à doter chaque cadavre d’un objet symbolique lui ayant appartenu relève de la maladie mentale, ce que vient étayer la froide planification des assassinats étalée sur plusieurs jours qui n’a rien à voir avec une crise de démence.

      Qu’il y ait eu des psychopathes chez les nazis, c’est une évidence. Mais ils sont à chercher dans les sphères dirigeantes, nettement moins parmi les exécutants de la Solution finale dont il est probable que la majorité ait agi par lâcheté sans avoir eu le profil des promoteurs de cette horreur.

      Vous piquez ma curiosité avec Le roi des derniers jours. Je prends note de cette référence.


    • Coriosolite 4 janvier 14:43

      @Fergus
      Bonjour,
      Comme la discussion dérive vers la criminalité politique, je vous suggère une recherche sur la ponérologie politique -étude de la genèse du mal, appliquée à des fins politiques- et sur son fondateur A. Lobaczewski.
      Plusieurs sites internet et quelques videos sur youtube pour se faire une idée avant la lecture du livre de Lobaczewski.
      Cordialement


    • Fergus Fergus 4 janvier 15:20

      Bonjour, Coriosolite

      Excellente suggestion. Merci à vous. Et bonne année !


    • velosolex velosolex 4 janvier 16:25

      @Fergus
      « Vous piquez ma curiosité », c’est exactement ce qui m’est arrivé quand j’ai découvert un livre de ces deux auteurs dans une ressourcerie. Un très bon livre sur le compagnonnage. « Ils voyageaient la », que je vous recommande. 
      Peut être ferais je un article sur ces deux écrivains que je ne connaissais pas, bien qu’ils aient eu leur heure de gloire dans les années 70 et au début des années 80., Ils meurent tous deux curieusement la même année à 52ans...En deux mois j’ai lui trois livres d’eux, un aussi sur les croisades et un autre sur les chemins de Compostelle. Le livre qu’ils ont écrit en 77 a coïncidé avec le début de l’intérêt nouveau qu’on a accordé à ce vieux chemin de pèlerinage connu depuis le moyen âge, et leur livre inspiré a eut un retentissement à l’époque. Deux hommes assez étonnants qui ont fait mille choses, et qui sont curieusement oubliés maintenant. On ne trouve plus guère leurs livres. Peut être en livre de poche. Mais si vous regardez sur Babelio vous verrez que les critiques sont pratiquement absentes
      Gurgaud fut le négre de Marek Halter, entre autres..Tous deux eurent des parcours d’excellence...La route, le pèlerinage, les personnalités religieuses limites endoctrinant les foules, la foi qui pousse les hommes à supporter des expériences limites, voilà leur terrain de prédiction. Nul doute qu’ils auraient exprimé des choses intéressantes sur l’époque que nous vivons. 
      Il faut être très vigilent à exclure la responsabilité des hommes dans ce qu’ils font. Même ceux qui ont parfois des déséquilibres mentaux, ne doivent pas être à priori jugés irresponsables de leurs action, car la notion de bien et de mal sont inscrits chez la plupart des individus. Nous sommes des individus en résonnance les uns avec les autres, et les messages judiciaires sont là pour conforter les grands interdits, qui font sens, et construisent la justice, et aident les victimes à se reconstruire. 


    • velosolex velosolex 4 janvier 16:30

      @velosolex
       Ils voyageaient la France...le dernier mot a sauté. L’histoire du compagnonage, qui n’est pas qu’un chemin d’excellence sur les routes de France, dans la rencontre de maitres et de techniques, mais aussi l’occasion à l’époque de se lancer pour des jeunes gens dans une sorte de voyage initiatique, et poétique, en relation avec la chanson de geste du moyen age. C’est l’occasion de montrer combien l’aléatoire alors parsemait le voyage, dangereux souvent, et jamais certain d’aboutir. De dresser aussi l’éventaire des chemins fluviaux et des relais de poste. 


    • velosolex velosolex 4 janvier 16:50

      @Fergus
      Procéder par rituels ne signifie pas qu’il y ait maladie mentale. Et même quand il y a des troubles mentaux, dont l’importance peut être très variés, tenir de la névrose ou de la psychose, cela ne veut pas dire qu’il y a une perte de la responsabilité du criminel. il peut y avoir une responsabilité limitée, sans doute dans certains cas. L’irresponsabilité totale est parfois évidente, et faire unanimité . C’est le plus facile. Maintenant les juges sont moins enclins à reconnaitre que par le passé l’irresponsabilité totale, évidente dans les cas de crises de dissociation psychotiques, et je pense qu’ils ont raison, car dans un passé récent, un simple séjour en psychiatrie suffisait parfois à provoquer l’indulgence. 


    • Fergus Fergus 4 janvier 19:08

      @ velosolex

      Rassurez-vous, il ne me viendrait pas à l’idée de me prononcer sur la responsabilité pénale  totale ou partielle  d’un criminel. Il y a des experts pour cela, et même s’il leur arrive de commettre des erreurs, on n’a jamais trouvé de meilleur moyen que leurs témoignages pour éclairer les jurys.


    • velosolex velosolex 4 janvier 20:44

      @Fergus
      Les experts se bornent à donner une analyse de la personnalité du sujet, Mais c’est le juge qui décide le juge qui décide, en rapport avec l’expertise, qu’un délinquant est ou non pénalement responsable.


    • Fergus Fergus 4 janvier 20:51

      @ velosolex

      Certes ! Mais l’avis du (ou des) expert(s) sur le fait que le profil de l’accusé peut ou non donner lieu à une sanction pénale reste déterminant.


  • Mythe errant surnommé : LE TUEUR (par quelqu’un de proche dont je ne dévoilerai pas le nom) détestait le chasse (CHAMBORD). Un coup de culpabilité,... Conseil de lecture : Johan DREUE : Axes majeurs et portails temporel. https://www.google.com/search?q=axe+majeurs+et+portail+temporel&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=2ahUKEwjS1rqYvYLuAhWCDewKHd_KDDkQ_AUoAXoECAQQAw&biw=1280&bih=695#imgrc=YiUDxC57-f23ZM. Son plat préféré étant : l’ORTOLAN. 


  • Question : en période de guerre, est-on un assassin ???


    • Fergus Fergus 4 janvier 15:45

      Bonjour, Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Excellente question.

      A titre personnel, je répondrais « non », un assassin étant à mes yeux un individu qui tue consciemment :
      pour assouvir une pulsion de violence ou une perversion sexuelle ;
      pour se venger de sa victime ;
      pour s’approprier des biens ou de l’argent ;
      pour remplir un « contrat » moyennant rémunération.

      Qu’il le fasse par patriotisme ou pas, un soldat engagé dans une guerre tue pour ne pas être tué. 

      On peut toutefois considérer qu’un mercenaire est un assassin professionnel couvert par le gouvernement qui l’emploie.


    • Et hop ! Et hop ! 5 janvier 01:07

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Un soldat, non si il agit selon les ordres et ne commet pas de crimes de guerre qui sont bien définis (tuer des civils qui ne prennent pas part aux combats, des prisonniers de guerre, etc..).

      Mais des gens comme Bomber Harris sont bien des assassins... de masse.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Arthur_Travers_Harris


  • Pauline pas Bismutée 4 janvier 15:40

    Bonjour

    J’ai une question hors sujet ( pardon Fergus ) : l « histoire » des chevaux torturés a-t-elle été éclaircie ? Ou en est-on ?


    • Fergus Fergus 4 janvier 19:12

      Bonsoir, Pauline pas Bismutée

      Aucune idée. J’ai lu que dans la majorité des cas, il s’est agi d’accidents. Mais des agressions d’origine humaine restent possibles. Encore aujourd’hui, il a été fait mention d’un cheval mutilé dans l’Indre.
      En tout état de cause, je compatis sincèrement au sort de ces animaux et à l’angoisse des propriétaires.


    • Et hop ! Et hop ! 5 janvier 01:09

      @Pauline pas Bismutée

      Je trouve scandaleux qu’on n’ait jamais fait de monuments pour honorer les millions de chevaux tués à la guerre.


    • Pauline pas Bismutée 5 janvier 07:49

      @Et hop ! et @ Fergus

      Accidents ? On se fout de nous !?
      Bien sur qu’il faudrait honorer les chevaux tués a la guerre, et les chiens, et les animaux qui ont subi des vivisections pour que l’on puisse fabriquer des respirateurs plus performants, et les dauphins que l’on dresse a mettre des bombes sous les bateaux, et les souris sur lesquelles on expérimente des médicaments, et les lapins dont on brûle les yeux avec des cosmétiques pour bonnes femmes vieillissantes...
      Une expérimentation de plus : la reconnaissance est-elle dans nos gènes ???
      Bon je m’égare...


    • Et hop ! Et hop ! 5 janvier 11:46

      @Pauline pas Bismutée

      Il ne s’agit ni d’accident, ni de mutilations volontaires, il s’agit de chevaux tués comme les soldats par des balles, des obus, des gaz mortels, le froid, la faim, les épidémie, la fatigue.


  • Le psychopathe est celui qui n’a pas d’instance surmoïque. Il passe ) l’acte et déteste les obstacles. Les pervers lui jouit de sa malfaisance...c’est souvent plus élaboré...Il peut même mettre beaucoup de temps pour échafauder sont plan...Celui qui est dans le déni de l’existence de l’autre frôle toujours la psychose. Chez ceux qui sont très structurés, il s’agit bien de psychotique. La frontière est souvent floue. Exemple, un pervers narcissique a presque toujours des composantes paranoïaques. https://www.youtube.com/watch?v=UW8rGfJrsiw


    • Fergus Fergus 4 janvier 15:55

      @ Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Pour sourire, cet article de 2011 :
      Qui suis-je ?


    • @Fergus Je suis certaine qu’Henry IV, dit le bon Roy,, n’avait pas ce profil, lui qui aimait être proche et parler avec le peuple. Et pourtant, chaque matin, il se levait pour aller guerroyer....signe de sa virilité. Napoléon aussi : a sa bien aimée : ne te ne laves pas pendant une semaine, j’arrive.... Le crime a changé de visage, surtout d’ailleurs depuis l’apparition du genre POLAR,...


  • agent ananas agent ananas 4 janvier 15:50

    Vous n’avez encore rien vu Fergus ... Attendez la saison 3, après celles de Bush et Obama !

    Biden a rempli son administration des pires faucons psychopathes (Anthony Blinken, Michèle Flournoy, Avril Haines, Linda Thomas-Greenfield, Jake Sullivan, Suzan Rice ... entre autres)

    Prêt pour le grand feu d’artifice ?


    • Fergus Fergus 4 janvier 15:59

      Bonjour, agent ananas

      Le pire n’est jamais sûr. Et je ne suis pas convaincu que Biden soit décidé à rejouer la carte d’un leadership planétaire imposé par tous les moyens.
      Cela dit, je ne suis pas un expert en géopolitique...


  • Le Panda Le Panda 4 janvier 16:12

    @Fergus,

    Tu demandes des preuves tu les as et tu fais silence ! 

    Église de Scientologie
    Frédéric Lenoir soulignait en 1998 la différence de statut entre certains pays d’Europe dont la France, où l’organisation était listée comme « secte absolue », et celle en Amérique du Nord, où l’Église de Scientologie a été reconnue comme religion par les services fiscaux des États-Unis en 1993, et où s’affichent parmi ...

    Il y a aussi « Tom Crus » qui a été parrainé y compris par Sarkozy, puis il est déclaré comme « Prophète » Tom Cruise, légende du cinéma… et prophète de la secte scientologue. Lorsque l’on sait le nombre de morts que la secte scientologue draine en « Elle » tu les as oublié ceux-là ! Ou je me trompe ? 


    • Fergus Fergus 4 janvier 19:20

      Bonsoir, Le Panda

      La fait est qu’il y a une énorme différence entre la manière dont les sectes  reconnues comme telles par la Miviludes — sont traitées en France et aux Etats-Unis.

      Pour ce qui est de Sarkozy et Cruise, le premier était fasciné par le second comme il l’a toujours été face à des « stars » internationales. Un rapport sans aucun intérêt.


    • Le Panda Le Panda 4 janvier 20:04

      @Fergus
      J’aime, j’adore ta parade, on se croit à Disney Land !

       smiley Tu penses que c’est la raison pour laquelle Sarkozy a épousé Carla bruni ? smiley

      Puis qu’ils ont fraient « Une Carlitte »  ? 

       smiley

  • Francis, agnotologue Francis 4 janvier 16:18

    Tom Cruise, celui qui a fait une crise de nerf parce qu’un technicien portait son masque de travers ?

     

     ps. Ce n’est pas une question, c’est une remarque.

    Bonjour Le Panda.


    • Le Panda Le Panda 4 janvier 17:55

      @Francis
      Bien des choses positives pour 2021, merci pour le lien de Tom Cruise la remarque est la « bienvenue » Rien ne vaut le jour ou il rencontra Sarkozy ! Juste pour rire Lien il n’y a pas que le président des USA, Sarkozy avait prit la bonne route !
      Bonjour Francis 


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