mardi 15 juillet 2014 - par Luc-Laurent Salvador

Ukraine : de la Grande Russie à la Sainte Russie ?

En quinze ans de quasi « règne », Poutine a réussi à restaurer la grande Russie. Celle-ci peut à présent s’opposer aux visées de l’Empire et l’intégration réussie de la Crimée en est la meilleure preuve. On peut alors se demander si, en récupérant ainsi le berceau de la foi et (donc) de l’âme russe tout en restant stoïque face à l’agression occidentale en Ukraine, Poutine ne serait pas en train de ressuciter la Sainte Russie dont le monde aurait grand besoin pour terrasser le dragon du mondialisme impérial.

Une guerre civile a cours en Ukraine. Les médias en donnent seulement des échos lointains et soigneusement filtrés. Des sites de réinformation ont toutefois évoqué un nettoyage ethnique en préparation mais le massacre d’Odessa [1] comme, dernièrement, l’exposition des populations lors de la prise de Slaviansk laissaient à penser qu’il pourrait s’agir d’une visée génocidaire [2].

Actuellement, l’armée de Kiev est en route vers ce bastion de la résistance qu’est Donetsk. La ville se prépare à l’assaut et tente d’évacuer les populations civiles. Mais on ne sait toujours pas ce que va faire la Russie. Beaucoup se demandent pourquoi n’y a-t-il pas eu d’intervention alors que Poutine avait laissé entendre qu’il apporterait son soutien ? Si on veut considérer qu’il y a là, au mieux, une reculade, au pire, une trahison, la question est alors de savoir jusqu’à quand va durer cette « retraite » de la Russie ?

Ce sont ces questions que se pose — et discute à longueur de blog, avec une grande honnêteté, beaucoup d’intelligence mais aussi d’émotions — l’ex-analyste militaire qui depuis 2007 se cache derrière le surnom de Saker (nom anglais du faucon sacre).

Ce fin observateur n’a pas de réponse tranchée mais nous fournit un maximum d’éléments d’information de première main comme par exemple cette vidéo d’Igor Stelkov, le chef des miliciens qui étaient à Slaviansk depuis trois mois. Ce militaire expérimenté ne comprend pas qu’il ne soit pas aidé par la Russie et lance un appel. Il se bat, il est prêt à mourir, mais ne peut accepter que tant d’innocents russes d’Ukraine doivent mourir ainsi dans l’indifférence apparente de leur mère patrie.

Comme la guerre est d’abord un jeu de dupes, certains laissent entendre que Stelkov serait ici dans un jeu de rôle, qu’il nous fait en somme une psy-op du pauvre, destinée à désinformer le pouvoir ukrainien et, peut-être, à forcer la main du pouvoir russe qui, pour le moment, quoi qu’il en soit, reste ferme sur un non interventionnisme dont le principe a été clairement formulé par Dimitri Iazov, ancien ministre de la Défense et dernier maréchal vivant de l’ère soviétique :

« Quelques têtes brûlées sont en faveur de l’envoi de nos forces armées sur le territoire de l’Ukraine du Sud-est, où une guerre est en cours. Nous ne pouvons pas permettre cela. Nous ne pouvons pas envoyer des troupes sur le territoire des Républiques du Peuple du Donbass et de Lugansk, qui sont des républiques non reconnues et qui font partie d’un autre pays, l’Ukraine. De telles actions irréfléchies pourraient conduire à une troisième guerre mondiale. »

En faisant ainsi l’effort de s’informer et/ou de lire entre les lignes du storytelling de nos médias alignés, on ne peut douter que la situation en Ukraine soit tragique au point que lire le blog du Saker apparaît presque comme un acte moral, un acte de santé mentale et même de salut public puisque c’est aussi, en définitive, un acte de résistance.

Celle-ci ne commence-t-elle pas lorsqu’on se fait témoin (actif) de la vérité [3] plutôt qu’observateur panurge qui regarde seulement ce qu’on veut bien lui montrer ? On ne nous dit pas suffisamment — et pour cause — le pouvoir d’une opinion publique bien informée !

Quoi qu’il en soit, grâce au blog du Saker, nous disposons d’un flux informationnel varié, donc riche, non formaté, non pasteurisé, qu’on peut qualifier d’authentique.

Je ne dis pas « véridique » car la tâche est toujours, comme en science, de faire sens de la montagne de faits, de témoignages et de points de vue a priori subjectifs qui nous sont offerts. Le Saker donne son point de vue mais c’est à chacun qu’il revient d’organiser les faits en un tableau cohérent qui lui paraisse crédible et, loin d’être un défaut, c’est au contraire, un des grands atouts du blog que de ne pas tenter d’être monolithique. Le lectorat y apporte l’intelligence du collectif et contribue activement par ses commentaires au dégagement de la « vérité vraisemblable » du moment sans que, pour autant, l’incertitude ne cesse de prévaloir. Il y a donc là tout l’opposé de ce à quoi nous sommes habitués en tant que consommateurs de nouvelles précuisinées par Big Media.

Ceci veut dire que pour comprendre ce qui se passe en Ukraine, il importe de regarder au-delà des données brutes et il est donc nécessaire de disposer d’un cadre interprétatif, c’est-à-dire, d’une « théorie » tant il est vrai, comme disait le psychologue Kurt Lewin, qu’« il n’est rien de plus pratique qu’une bonne théorie ».

La chose est beaucoup moins compliquée qu’il n’y paraît puisqu’il suffit pour cela d’expliciter nos préconceptions, c’est-à-dire, ce à partir de quoi nous tentons d’organiser le réel.

C’est ce que je vais faire à présent en supposant que je suis en bonne compagnie c’est-à-dire, que le lecteur n’est pas un « bien-pensant » nourri au grain des médias alignés et que nous partageons grosso modo le point de vue selon lequel :

  1. la situation en Ukraine résulte d’une énième opération de l’Empire destinée à asseoir son emprise mondiale en brisant la charnière ukrainienne du continent eurasiatique. Comme l’avait expliqué Brezinski (1997) dans son livre Le grand échiquier, il s’agit pour l’Empire d’isoler la Russie afin d’empêcher son association avec l’Europe et l’Asie car ceci marginaliserait complètement les Etats-Unis et leur ferait perdre leur suprématie mondiale.
  2. La visée hégémonique de l’Empire USraélien (anglo-sioniste selon le Saker) a pour finalité transparente un Nouvel Ordre Mondial qu’on peut comprendre comme le rassemblement de tous les individus de la planète dans la paix d’une unité parfaite car débarrassée des frontières, des nations voire des religions, et cela sous l’égide d’un gouvernement mondial qui aura pour seul défaut d’être aussi démocratique que nous le sommes vis-à-vis des cafards.
  3. La Russie est appelée à se fondre dans ce NOM et, comme toute autre nation, il ne lui est laissé d’autre choix que de le faire de gré ou de force.
  4. Toutefois, depuis son accès au pouvoir, Poutine n’a eu de cesse de restaurer la pleine souveraineté de la Russie et tout semble indiquer à présent qu’il entend s’opposer à la marche irrésistible du N.O.M, en s’efforçant notamment de constituer un pôle eurasiatique dégagé de l’influence impériale, en particulier de sa monnaie [4].

Ce contexte de guerre froide qui ne dit pas son nom serait de nature à rendre encore plus troublant le fait que la Russie ne vienne pas au secours des populations russophones et russophiles de Nouvelle Russie, cela alors même que Poutine avait laissé entendre qu’il ne les laisserait pas tomber. Dès lors qu’elle en a le pouvoir, pourquoi la Russie laisserait-elle la barbarie de l’Empire s’accomplir à ses portes sans réagir ?

Parmi les arguments les plus solides évoqués sur le blog du Saker on trouve ... :

  1. Le fait que Poutine est un juriste qui a toujours fait du respect du droit son cheval de bataille, particulièrement au plan international.
  2. Il a toujours défendu un principe de souveraineté des Etats contre le mensonger « devoir d’ingérence » avec lequel les démocraties impériales justifient les guerres néocoloniales et leurs cortèges de bombes. Dimitri Iazov cité plus haut s’appuie directement sur ce principe.
  3. Le fait est que la Russie n’est liée par aucun traité d’assistance mutuelle vis-à-vis de l’Ukraine de sorte qu’il n’y a officiellement aucun abandon de sa part à laisser l’Ukraine aux mains d’une bande de fascistes soutenus par l’Empire.
  4. L’idée que, selon toutes probabilités, le Kremlin sait très bien que (le lobby pro-israélien des néocons au sein de l’Etat profond de) l’Empire n’attend qu’un prétexte pour lancer une frappe nucléaire et qu’il serait donc complètement fou de tomber dans ce piège pour un devoir moral d’ingérence dénué de tout fondement légal.
  5. Si la Russie intervenait, elle aurait une énorme responsabilité vis-à-vis de l’Ukraine. Elle aurait en effet la charge, écrasante d’un point de vue financier, de revitaliser une économie ukrainienne complètement moribonde. Cela fragiliserait probablement sa propre économie et donc sa sécurité d’une manière inacceptable.

N’étant ni dans la tête, ni dans le cercle des intimes de Poutine, je ne tenterai pas de discuter le poids relatif à accorder à chacun de ces motifs. Ils sont probablement tous pertinents mais, même si le Saker a pris explicitement position contre le quatrième point [5], j’avoue rester particulièrement sensible à cette éventualité. Une escalade est toujours possible et c’est justement l’exception que le Saker reconnaît à la logique solide et rassurante de son raisonnement.

Une fois admise cette possibilité d’une montée aux extrêmes avec probable passage d’un point de non-retour pour la civilisation, nous pourrions encore refuser de l’envisager sérieusement, c’est-à-dire, continuer à faire l’autruche et vaquer à nos préoccupations terre à terre en espérant simplement être chanceux, comme nous l’avons été jusqu’à présent [6]. Toutefois, il me semble que cela pourrait être l’occasion d’oser enfin se confronter aux grandes questions, c’est-à-dire, aux fins dernières, à l’eschatologie et donc, à ce qui a déjà été l’Alpha et pourrait bien être l’Omega de l’humain : le religieux. Cela serait d’autant plus pertinent que Poutine est assurément sensible à cette perspective.

Il y a d’autant plus de chance que ce dernier soit dans une réflexion sur le rôle de la Russie dans ces temps apocalyptiques qu’il n’est pas une marionnette de l’Empire comme Bush ou Obama ; il est un être réfléchi, un stratège ; il a un réel pouvoir de décision et sait qu’il se trouve à la croisée des chemins. Poutine a ce choix herculéen de décider de la voie à prendre avec une épée de Damoclès nucléaire sur sa tête et une dans son fourreau.

De plus, Poutine est un croyant qui a déjà beaucoup fait pour rendre à l’Eglise orthodoxe son rôle de guide spirituel et moral de la Russie éternelle. Il fait régulièrement des retraites au monastère de Valaam — haut lieu de la spiritualité orthodoxe — et, en particulier, à chaque fois qu’il a des décisions importantes à prendre. Lors de sa dernière visite de quatre jours, en pleine crise ukrainienne, il aurait évoqué la « vision » d’une « bataille entre la Russie chrétienne et les forces diaboliques qui se sont emparés de l’Ouest  », ce qui n’a pas laissé d’effrayer le Kremlin car tout cela se serait trouvé mentionné dans un mémo présidentiel qui faisant explicitement le lien avec les exercices d’entraînement à une guerre nucléaire totale ayant eu lieu début mai.

Dans un tel contexte, n’en déplaise aux athées fanatiques de la « libre pensée », il ne me semble pas complètement extravaguant de tenter d’interpréter la situation ukrainienne — et notamment l’absence de soutien militaire aux populations russophones de l’Est — en incluant la dimension religieuse.

Le fait que la Russie ne réponde pas par la force à la violence exercée contre des populations « apparentées » ne pourrait-il être considéré comme une attitude chrétienne ? N’est-il pas évident que, comme le fait l’Empire à tout propos, Poutine aurait pu prendre prétexte d’un devoir d’assistance aux populations russophones victimes du pouvoir fasciste pour légitimer une intervention militaire et donc, une agression ? Or, tout se passe comme s’il adoptait au contraire l’attitude la plus digne qui soit : la retenue chrétienne, charitable au possible, qui consiste non seulement à s’abstenir mais surtout à s’interdire de se faire justice soi-même et qui, en coupant court à toute contagion de la violence, à toute escalade, laisse la porte ouverte à la réconciliation.

Poutine semble ainsi se conformer à une morale qui, que cela plaise ou non, en est venue à dominer la noosphère même si cela s’est fait au complet insu de notre plein gré, ainsi que cela avait d’ailleurs été prophétisé. En effet, il semblerait qu’une logique quasi instinctive soit à l’œuvre tant nous sommes aptes à reconnaître instantanément qui incarne le mal lorsque l’agression est unilatérale comme c’est actuellement le cas avec les armées de Kiev qui se déplacent dans l’Est pour mater des populations revendiquant seulement un droit à l’autodétermination parfaitement légitime du point de vue occidental.

Si la coalition entre bandes fascistes et mafia oligarchique en vient à écraser dans le sang les velléités indépendantistes de l’Est ukrainien sans que la Russie intervienne, il sera plus difficile pour les médias de l’Empire de convaincre leurs opinions publiques respectives que les Russes sont les vilains de l’histoire et que les massacres ont été faits pour la bonne cause.

L’Occident apparaîtra comme ayant soutenu des salauds de la pire espèce et non seulement le sang des victimes retombera sur nos têtes, mais c’est toutes les « choses cachées depuis la fondation » de l’Empire Usraélien qui pourraient alors faire surface grâce à la clé de lecture ukrainienne. Le jugement de Poutine qui parlait d’un Occident satanique semblera alors parfaitement mérité.

Autant la Russie pourra attester que la violence et l’iniquité proviennent entièrement des machinations de l’Empire en restant immobile, impassible ou stoïque dans l’épreuve, autant le moindre engagement de sa part dans une réaction même minimalement violente suffirait pour valider la pompe à mensonges à laquelle s’abreuvent les médias asservis, le précédent palestinien étant, sous ce rapport, parfaitement édifiant [7].

Si Poutine se faisait un devoir moral absolu de voler au secours des populations agressées au mépris du droit international, il démontrerait un vain et désormais archaïque souci de l’honneur mal compris qui est, depuis la nuit des temps, le moyen le plus aisé de manipuler les hommes pour les amener à s’engager dans la violence à laquelle pourtant ils répugnent.

 Cette tentation diabolique que constitue la mécanique victimaire de la défense-comme-violence-légitime est toujours à l’esprit des humains trop humains que nous sommes alors qu’il s’agit d’un parfait attrape-nigaud. Comme Gavroche se jetant à l’eau pour éviter la pluie, la stupidité consistant à tomber délibérément dans ce piège rend d’emblée illusoire tout gain sous le rapport de l’honneur. Même s’il meurt « pour l’honneur », un zombie téléguidé par l’ennemi n’a aucun honneur digne de ce nom. Sérieusement, qu’y aurait-il d’honorable à entraîner son peuple dans un holocauste nucléaire ?

Lorsqu’on veut résolument la paix, vient toujours le moment difficile où il nous faut suivre l’exigeant modèle christique et sinon tendre la joue gauche, au moins s’abstenir de répliquer lorsqu’on nous frappe la joue droite. On peut penser que c’est ce que fait Poutine et qu’il a donc vis-à-vis de l’Ukraine une attitude tout à la fois chrétienne dans son essence et parfaite d’un point de vue stratégique.

Il n’est pas, pour autant, nécessaire d’imaginer que Poutine est une Figura Christi, un saint ou simplement un repenti de la barbarie russe en Tchétchénie. Si l’Occident en venait à chercher résolument l’escalade en contestant militairement le rattachement démocratique de la Crimée à la Russie, il est probable qu’il ne reculerait pas devant l’éventualité d’une guerre totale et, donc, d’une destruction assurée sous le feu nucléaire de l’Empire.

Malgré tout, je ne peux m’empêcher de penser qu’après avoir restauré la grande Russie, Poutine a, notamment avec le retour de la Crimée dans le giron russe, rendu son âme à la Sainte Russie, ce qui semble un prodige quand on songe aux quelques soixante-dix années de l’éclipse soviétique.

Si je suis particulièrement enclin à penser ainsi c’est grâce aux remarquables analyses sous l’angle de l’eschatologie coranique que le Sheikh Imran Hosein développe dans ses nombreuses vidéos [8]. C’est peu de dire qu’il attribue un rôle cardinal à la Russie car ce serait grâce à elle, grâce à l’Eglise d’Orient que, selon lui, les forces du Bien prévaudront quand viendra (bientôt ?) la "fin des temps". En toute logique, pour que cela se réalise, encore faudrait-il que la Russie n’ait pas été vitrifiée sous un tapis de bombes nucléaires. Par conséquent, la réserve actuelle de Poutine me semble fondée et bienvenue du point de vue stratégique.

 Force m’est de reconnaître qu’en affirmant cela, je légitime et je ferais donc moi-même si je l'avais le choix de la non intervention russe dans l’Est ukrainien avec tout ce que cela peut signifier de souffrances pour les populations concernées. Il y a là un choix moral qui, je l'admets, n’est pas évident à assumer mais décidément je ne vois que folie à tomber tête baissée dans le piège de l’Empire.

Faudrait-il penser alors que les populations de l’Est ukrainien se trouvent sacrifiées sur l’autel de la realpolitik ?

Ce serait probablement une erreur car dans la présente situation la Russie ne tient pas le couteau, elle n’est pas l’agent du sacrifice, elle est seulement patiente, au double sens du terme.

Encore une fois, si Poutine est capable de conserver cette attitude suffisamment longtemps (il est malheureusement douteux qu’il puisse le faire indéfiniment), il y a de grandes chances que les opinions publiques puisse enfin percevoir que, comme en Irak, en Libye, en Syrie, etc. la violence mondiale provient avant‑tout de l’Empire anglo-sioniste et de ses marionnettes. Je veux croire que cela contribuera de manière critique à leur effondrement lorsque le moment sera venu. Après combien de vicissitudes et de vies perdues parviendrons-nous à cette issue heureuse ? Je n’ose l’imaginer...

 



[1] Après avoir lu l’article de Thierry Meyssan, on découvrira avec intérêt ce documentaire en deux parties, 1 et 2, compilant toutes les vidéos prises au moment des faits.

[2] Voir aussi cet article ainsi que cette vidéo sur les crimes commis par l’armée ukrainienne, proposée, avec les précédentes, dans ce post du Saker.

[3] Nous avons d’autant moins d’excuses pour ignorer les machinations de l’Empire en Ukraine que le Saker a maintenant l’appui d’une équipe française qui propose son blog en versions française et russe sensiblement élargies du point de vue éditorial.

[5] En arguant d’un équilibre de la terreur à présent rétabli (après la phase de délitement russe des années 90) qui, en toute rationalité, interdirait aux U.S.A de recourir à la force nucléaire puisque la destruction mutuelle resterait assurée en dépit de leurs défenses anti-missiles balistiques.

[6][6] Comme nous l’avons été jusqu’à présent selon Robert McNamara qui évoquait la crise de Cuba.

[7] Nous ne le savons que trop : quelques roquettes palestiniennes ont suffi à « justifier » les massacres de l’opération Plomb durci aux yeux d’une opinion publique anesthésiée depuis des décennies et il semblerait que la ficelle ne soit pas encore usée puisque le même scénario a cours actuellement.

[8] Voici la dernière vidéo de Imran Hosein sur le sujet. Je l’ai trouvé à son meilleur dans celle-ci mais elle est sans sous-titrés français. Enfin ce montage est assez réussi et comporte des passages de ses interventions faites en Russie à l’été dernier.

 



73 réactions


  • alinea alinea 15 juillet 2014 10:04

    Tout est dit ; peut-être aussi que Poutine a fait énormément pour le rapprochement Russie/US ; qu’il compte peut-être encore réussir cette « collaboration » ou du moins échanges cordiaux. Les dirigeants sont éphémères, il sait que l’Allemagne commence à renâcler à suivre US comme un mentor, il connaît l’opinion publique dans les pays de « l’Empire Otan », il patiente !
    Quand on pense qu’il n’a pas levé le petit doigt en Crimée et que nos infos nous ont abreuvés d’annexion !! on comprend bien sa prudence !
    Je crois qu’il y a énormément d’exilés vers la Russie et il est vrai qu’à moyen et long terme, l’indépendance de l’Ukraine est indispensable... donc... patientons avec lui ?


  • Malika 15 juillet 2014 10:17

    Je suis d’accord avec vous.

    Tout ça fait froid dans le dos.
    Et ne laisse présager rien de bon...
    Où sont passés nos héros ?

    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 15 juillet 2014 13:21

      Poutine a la trempe du héros.
      Espérons, comme disait ma grand-mère, que les petits cochons ne le mangent pas.
      Par contre, à l’ouest, rien de nouveau, que des marionnettes, agitées ou molassonnes, c’est du pareil au même.


  • filo... 15 juillet 2014 11:10

    http://www.vineyardsaker.fr/

    Le site de Saker est un site de référence. Il est généralement très bien informé et ses analyses sont sérieuses.

    La pseudo crise ukrainienne crée avec 4 milliards de Dollars (au minimum) pour que l’occupant américain justifie sa présence en Europe. Mais aussi pour donner un semblant d’existence à l’OTAN qui se cherche toujours son rôle.

    A un moment donné Obama voulait réduire armée US aux proportions qu’elle avait en 1940.

    Etait il sincère ou non ?

    Mais son complexe militaro industriel a crié au loup de toute ses forces. Et la « crise ukrainienne » est arrivé !

    C’est une fistule sur la face d’UE.

    Et c’est avec eux que c’est le plus grave. UE sera prête de suivre USA jusqu’à faire la guerre à la Russie et ceci à la place des américains. J’en suis certain maintenant.

    Une réelle preuve que UE a été crée par et pour les américains.


  • eric 15 juillet 2014 11:36

    Toujours la même question. Un discours vaut il par lui même, ou sa validité dépend elle de celui qui l’énonce ?

    Ici, on retrouve texto la vision du monde du NSDAP avant pendant et après sa prise du pouvoir. Le « système », les « anglosionistes », mêmes les mots et les contenus sont identiques.
    Dans la première hypothèse, on aurait donc affaire ici, dans cet article, au sens précis du mot, à un fascisme.
    Entendons nous bien : tous ce que dit un fasciste n’est pas nécessairement et par nature faux. La question du lien entre ce genre de vision du monde et les résultats que l’on sait mérite cependant d’être posée. Il est difficile de croire à une déconnexion complète.

    Face à ces mots, la vigilance antifasciste est de rigueur au nom du principe de précaution durable et divers civil citoyen.....


    • Lucadeparis Lucadeparis 15 juillet 2014 11:58

      Eric : « Toujours la même question. Un discours vaut il par lui même, ou sa validité dépend elle de celui qui l’énonce ? »
      Toujours la même question de qui ? Des pseudo-antifascistes, chasseurs de sorcières et autres boucs émissaires ? Des personnes qui ne savent que « penser » en termes de bons (eux, forcément), et de méchants diables (forcément nazis, fascistes, extrêmistes, xénophobes, racistes, antisémites, etc.), ce qui leur permet de faire l’effort de penser et de réfléchir (penser sur leur propre attitude), en employant que cette grille manichéenne simpliste et de se contenter d’attaques ad hominem, plutôt que de penser sur les arguments et à partir des faits.
      Ce sont les mêmes pseudo-antifascistes (crâne rasé, blouson noir) qui attaquent des manifestants démocrates pacifistes, volent leur matériel, essaient de censurer la diffusion de leurs agissements publics illégaux (http://www.agoravox.tv/actualites/politique/article/quand-un-groupuscule-d-extreme-44660), tout cela par la violence, et c’est cette propagation violente d’une politique par la force (et donc des plus forts, si cela fonctionne) qui définit le fascisme.
      L’origine du concept exprime bien que les fascistes sont des sbires d’une élite déjà en place : "Le mot fasci lui-même est une référence à la Rome antique (les magistrats romains étaient précédés d’un certain nombre de gardes, les licteurs, chargés de ces faisceaux, symboles d’autorité, de violence de la loi." (https://fr.wikipedia.org/wiki/Fascisme#Origines_du_fascisme_italien).


    • Lucadeparis Lucadeparis 15 juillet 2014 12:01

      Rectificatif : « ce qui leur permet de ne pas faire l’effort de penser »


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 15 juillet 2014 13:30

      Merci Lucadeparis pour cette réponse pertinente et éclairante qui met parfaitement en perspective le côté stéréotypé, catégorique et stigmatisant du message d’Eric.


    • eric 15 juillet 2014 16:13

      Quel soulagement ! Ainsi, vous auriez bien les mêmes idées, au moins en politique internationale, mais vous excluriez le recours à la violence pour les faire valoir. Un Nazisme non violent en quelque sorte.
      Je recourrai au terme générique du jargon de gauche « fasciste » pour être compris, mais la référence au NSDAP, montre bien que je me referai précisément au national socialisme bien sur...
      Cela étant votre réponse n’en est pas une. La question que je posai était de savoir si il y avait une cohérence, un rapport de cause à effet entre ce type de vision géostratégique et les autres aspect du national socialisme. Il n’y a rien d’ad hominem là dedans.
      Les faits, concernant les porteurs originel de vos idées en matière de politique internationale, sont que, comme l’a montré Emmanuel Todd, ils se sont livré à une grande expérience réussie d’égalitarisme social. Les élites dominantes traditionnelles allemandes ont été entièrement laminées et réduites à la soumission par ce régime socialiste. Votre définition théorique du fascisme ne tient pas la comparaison avec ses réalités.


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 15 juillet 2014 17:12

      @ Eric

      Je soupçonne que votre message ne m’est pas directement adressé mais comme il me concerne quand même pas mal, je vais tenter d’y répondre « en miroir », en vous parodiant, mais en plus bref :

      « Votre système de pensée et de communication est totalitaire et, en particulier, pervers, donc clairement stalinien. Ceci dit en toute amitié, cad, ni ad hominen ni surtout ad personam. Bien à vous ».

      Autrement dit, il n’y a pas dans vos messages l’ombre d’un soupçon d’une possibilité de dialogue véritable.


    • eric 15 juillet 2014 19:22

      Cela dépend...Sur la Russie, je serai assez d’accord avec vous. dans votre introduction un peu elliptique, on comprend entre les lignes que, non, vous ne pensez pas qu’en réintégrant la Crimée, la Russie récupéré son « âme » et son berceau spirituel, mais que vous faites sans doute référence a la Rous Kievaine...Genre 9 eme siècle de mémoire..
      C’est un peu comme si la France aujourd’hui, revendiquait Aix La chapelle, en oubliant au passage que son « cœur spirituel » était a Rome...A aller dans ce sens, il serait presque plus raisonnable d’argumenter sur le devoir historique de Poutine de récupérer Constantinople. Deja, c’est moins lointain dans le temps...D’autant qu’entre temps, l’Ukraine a ete sensiblement aussi longtemps polono lithuanienne que russe, sans que du reste cela permette non plus en quoi que ce soit de trancher définitivement ce qu’elle devrait être aujourd’hui.
      ( et je vous dis cela, personnellement, hors les anciennes provinces autrichiennes et ou polonaises, mon sentiment personnel est que l’Ukraine serait aussi bien intégrée a la Russie, mais pour de vraies raisons raisonnables et surtout, je pense que c’est a eux de choisir, et qu’une des raisons des réticences de pas mal de locaux, pourrait bien être liee a ce qu’ils comprennent de Poutine et de sa politique...)

      A ce degré de reprise non critique de certains arguments propagandistes russes ou pro russes, je devine en effet que le dialogue serait difficile.

      Mais la question qui m’intéressait ici était bien la suivante : votre discours est, vraiment, en politique internationale, celui du NSDAP, si on y rajoute ce que dit votre copain sur la nécessité de se débarrasser des élites qui oppressent le peuple, on a en plus tout une partie de leur discours intérieur aussi. Sans parler des attaques racistes sur le anglosaxons, ou de la croyance un peu irrationnelle que quelques millions de supposes sionistes domineraient les précédents...
      Moi, ce qui m’intéressait, c’est ou sont les différences restantes entre eux et vous. Votre amis, me dit non violence. Je note...


    • alinea alinea 15 juillet 2014 21:33

      J’en connais bien qui « récupèrent » un pays parce que leur légende dit qu’il y a deux mille ans et plus il leur « appartenait » !!
      La question de la Crimée n’est pas une question d’âme enterrée à Aix-la-Chapelle( smiley ), c’est le fait que ses habitants sont Russes ou russophones ou russophiles !! qu’ils voulaient être Russes complétement plutôt que persécutés par ce régime dont ils se doutaient bien qu’il était cinglé ! et ça n’est pas une question « d’idée », c’est un constat, c’est tout !


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 16 juillet 2014 02:43

      « des attaques racistes sur le anglosaxons »

      Franchement, malgré ce qui semblait une ouverture sinon au dialogue, au moins à une discussion à laquelle Alinéa a donné une excellente conclusion, il me semble assez clair quand je lis ce que vous écrivez ci-dessus que ma parodie a visé juste.
      Je vous mets au défi de donner la moindre substance à cette accusation malhonnête.

      Vu comment vous organisez vos catégories, je ne suis pas étonné que vous ayez des problèmes avec. Maintenant si vous vous intéressez tellement à l’assimilation au NSDAP, pourquoi ne pas regarder du côté de svoboda ? Là vous aurez de la substance que vous n’aurez pas besoin d’halluciner.

      Enfin votre « non violence, je note » me fait sourire. C’est un peu comme si vous disiez les côtes des Amériques et de l’Europe-Afrique ont les mêmes tracés, alors quelle différence ? Ah oui, il y a un océan entre les deux, je note...


    • eric 16 juillet 2014 07:53

      A alinéa, tout a fait ! Et toute personne raisonnable le comprend. Je veux dire pour la Crimée. C’est bien pourquoi, même si ce n’est pas entièrement clair dans la formulation, je n’ai pas douté un instant que l’auteur ne situait pas le cœur spirituel de la Russie en Crimée, mais bien dans la Kiev du 9 eme siècle.

      Et avec votre perspicacité habituelle, vous pointez le gros gros bug de ce truc....C’est un argument....de type sioniste...En un peu moins convainquant. Si il y a eu des Viking à Kiev à l’époque et à Moscou cela justifie-t-il un Anschluss russe aujourd’hui sur Kiev ? C’est l’idée général de ce texte, qui au fond, n’est hostile qu’à une certaine forme de sionisme. Personellement, je trouve cela un peu suspect...

      Mais l’affaire de Crimée est un bon exemple sur une autre question. La première réaction de nos cousins russes de Crimée a été, « chouette, on va enfin avoir des retraites russes » ( c’est à dire gagées par le petrole-gaz). Enfin, pour ceux qui n’avaient pas encore réussi à avoir leur propiska en Russie. L’hostilité persistante à la Russie d’une partie des ukrainiens de l’ouest en dit long sur leur ressentiment et leur patriotisme. Eux aussi savent que l’intégration à la Russie pourrait leur rapporter de l’argent à titre personnel....ils n’en veulent pas.


    • eric 16 juillet 2014 08:01

      A salvador : « la violence mondiale provient avant‑tout de l’Empire anglo-sioniste »aussi démocratique que nous le sommes vis-à-vis des cafards« .

      Le »sionisme« est un idée. Vous êtes contre. Pourquoi pas, malgré une certaine contradiction avec l’idée que l’Ukraine devrait être russe parce qu’elle le fut à différentes époques historiques.

      Les »anglo« laisse supposer qu’une population en particulier aurait des visées hégémoniques. La aussi pourquoi pas, mais c’est clairement raciste...

      Cela jette aussi une lumière crue sur votre conception de la non violence. On traite des peuples de »gazeurs de cafards", et on voudrait nous faire croire que la réaction légitime serait la non violence ?


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 16 juillet 2014 10:15

      @ Eric,

      Merci d’étaler aussi clairement le caractère essentiellement affectif et donc bien peu rationnel de votre propos.

      Je vous avais demandé de justifier l’accusation que vous portiez à mon égard en évoquant des « attaques racistes sur les anglosaxons » et vous pointez simplement cette analogie anodine que je vais reformuler pour vous la rendre explicite vu que, visiblement, son sens vous a échappé.
      J’ai dit, en substance, que l’Empire avait pour ses citoyens le même souci de la démocratie que nous avons nous-mêmes pour les cafards.
      Où voyez-vous du racisme ici ?
      Il n’y en a pas, alors pourquoi la mettre en exergue de votre réponse ?

      Serait-ce pour donner du corps à VOTRE référence délirante à un « gazage des cafards » ?
      Vous flattez votre paranoïa mon cher Eric. Si vous me lisez bien vous verrez que l’analogie en question fait seulement référence à notre absence complète de souci de démocratie pour les cafards. Je n’ai rien dit de ce qu’il convenait de faire avec les cafards. Visiblement, vous, vous pensez à les gazer. Sachez que moi, je penserais plutôt à les manger. Eh oui, ça existe. Donc, voyez, je vois les cafards plutôt comme des animaux d’élevages dont il est clair qu’on se fout royalement de leurs éventuelles aspirations démocratiques.
      Et je disais que l’Empire est dans le même rapport à nous autres citoyens concernant nos, pour le coup, légitimes, aspirations démocratiques. Trouvez-vous à redire à cela ?

      Mais aussi erronée qu’elle soit dans ses motifs, allons au bout de votre accusation d’insincérité sous le rapport de la non violence. Où voyez vous qu’il y ait quelque chose d’improbable à ce qu’à la violence la plus brutale il soit répondu sur un mode non violent ? Ne vous souvient-il pas que Gandhi a lutté de manière absolument non violente contre ce même Empire qui, avec la brutalité que l’on sait, défendait son emprise sur l’Inde ?

      L’Empire actuel, que j’appelle anglo-sioniste en reprenant l’expression du Saker mais que pour ma part je désigne plus volontiers comme USraélien, est tout prêt à nous vitrifier si cela doit servir ses plans de domination mondiale. Pour autant, je reste convaincu que nous n’avons d’autres voies que la non violence, et notamment l’éducation des consciencese, pour lutter contre lui. Vous voyez de la violence où il n’y en a pas. Cela veut que vous êtes vous-même porteur de cette violence et que vous la projetez.
      Alors, si vous aviez l’obligeance de cesser, je vous en serais reconnaissant smiley.

      Enfin, pour revenir à la vaine accusation de racisme que vous portez à mon égard, vous n’avez finalement trouvé que l’association entre, d’une part, les visées hégémoniques que j’attribue (par définition) à l’Empire et, d’autre part, le caractère anglo-sioniste qu’on peut assez légitimement, je crois, lui reconnaître.

      Je ne sais pas si vous vous en rendez compte, mais si, par quelqu’improbable folie, votre accusation était validée et inscrite dans le droit, il serait interdit d’identifier par la nationalité ou les opinions qui que ce soit dès lors qu’on lui attribuerait une volonté de (toute) puissance.
      Heureusement, cela ne risque pas d’arriver, une des principales raisons étant que nous sommes tous assez naturellement portés à la « toute puissance ». La prohibition frapperait quasiment tout discours.

      Mais revenons à votre fallacieuse logique et finissons de la démonter.
      Vous voyez du racisme dans le fait que j’identifie un complexe disons militaro-politico-financier cherchant à s’établir en tant que gouvernement mondial comme étant « anglo » ?

      Vous êtes malade ?

      Et si j’avais dit « franco » c’était bon ?

      Sérieusement, quel rapport y a-t-il entre anglo et race ?
      Aucun, vous le savez bien.
      Le seul lien qu’il y a actuellement, là présentement, c’est vous, ou disons votre esprit surchauffé qui a projeté du racisme parce qu’il avait envie de le voir.

      Même à supposer qu’anglo ait pu désigner quelque chose de l’ordre de la race chez l’humain (j’imagine que chez les vaches ou les chevaux c’est possible smiley), le fait que je désigne l’Empire comme a) étant « méchant » ET b) ayant une origine « anglo » ne pourrait aucunement être raciste car ce n’est pas tous les anglos qui veulent faire empire.

      Dire qu’il existe des belliqueux ou des mégalos chez les anglos est une trivialité absolument non raciste, j’espère que vous le voyez. Pour faire racisme, il faut utiliser le quantificateur universel et non pas l’existentiel.

      Pour conclure, je vous invite à écouter vos interlocuteurs plutôt que de projeter sur eux vos fantasmes.
      Disons-le autrement : vous qui, comme tant d’autres en ce moment, voyez de la haine et du racisme à tout propos, vous gagneriez beaucoup, je crois, à méditer cette belle parole du Talmud :

      « Nous ne voyons pas les choses telles qu’elles sont, mais telles que nous sommes. »


  • Furax Furax 15 juillet 2014 12:09

    Très belle analyse.
    Je la partage entièrement.
     smiley


  • antyreac 15 juillet 2014 13:05

    Cela démontre une fois de plus que la Russie est avant tout un état impérialiste aux réactions imprévisibles et brutales (l’annexion de la Crimée le prouve) et qui réduit sa population a un quasi servage dans un pays militarisé à outrance


  • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 15 juillet 2014 13:44

    « Cela démontre une fois de plus que la Russie est avant tout un état impérialiste »
    « Cela » ? Quoi cela ? Je ne vois rien.

    « réactions imprévisibles et brutales (l’annexion de la Crimée le prouve) »
    Ah je comprends mieux. Vous hallucinez (aux deux sens du terme) smiley

    La réaction de Poutine s’est limitée au fait d’avaliser une décision populaire qui est un droit à l’auto-détermination explicitement reconnu par les Occidentaux (surtout quand ça les arrange, cad,) depuis le Kosovo.

    Pour ce qui est du servage et de la militarisation à outrance, regardez du côté US avec je crois 45 millions de personnes à vivre avec des bons alimentaires, un budget militaire égal à la moitié de celui de la planète et un nombre de bases à l’étranger sensiblement équivalent au nombre de pays qu’il y a dans le monde.
    Si vous ne pouvez regarder de ce côté, allez votre neurologue, c’est sûrement une héminégligence (idéologique peut-être smiley ?)


  • berry 15 juillet 2014 13:53

    Vous avez raison de mettre en avant le site vineyardsaker.fr
    Je l’ai découvert récemment et il offre d’excellentes analyses de la situation en Ukraine.

    Je conseillerais particulièrement celle-ci :
    http://www.vineyardsaker.fr/2014/07/11/pour-la-russie-la-question-est-tactique-pas-strategique/
    L’auteur y prévoit un effondrement économique de l’Ukraine d’ici la fin de l’année, provoquant un changement de régime à Kiev.
    Il estime que Moscou ne lâchera jamais le donbass et continuera d’apporter une aide militaire discrète mais décisive.
    Une intervention militaire officielle n’est pas écartée mais n’est envisageable qu’en dernier ressort.


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 15 juillet 2014 14:12

      Oui, oui, je n’y insisterai jamais assez : il faut lire le Saker, il donne des éclairages remarquables ! Je pense que sa prise de position officielle de non interventionnisme n’empêchera jamais complètement l’infiltration de moyens militaires ou logistiques. Les USA ne se gênent pas pour faire cela au vu et su de tout le monde, en Syrie notamment, les Russes ne vont pas se gêner. L’important est que l’armée russe ne viennent pas à franchir la frontière ukrainienne car ce serait un casus belli pour l’Empire.


    • antyreac 15 juillet 2014 15:08

      L’Europe est tout au plus une sorte de fédération d’états pas un empire

      Par contre la Russie a toutes les caractéristiques d’un empire :manque de démocratie,un armement pléthorique , des conflits pratiquement avec tous ses voisins européens de l’ex urss ,annexion des territoires Crimée mais aussi une partie de Géorgie....

    • alinea alinea 15 juillet 2014 15:34

      antyréac :
      ce n’est pas parce que l’on répète comme un mantra un mensonge qu’il devient vérité !! smiley


    • Xenozoid 15 juillet 2014 15:37

      exact @ Alinea, moi avoir penser pareil


    • antyreac 15 juillet 2014 15:41

      Désolé mais c’est la vérité....


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 15 juillet 2014 16:52

      Non antyréac, désolé, ce que vous dites n’est pas la vérité et visiblement vous êtes complètement à côté de la plaque. L’Europe est juste un annexe de l’Empire, comme l’Amérique du Sud si vous voulez.
      L’Empire est un terme qui désigne l’état actuel d’un pouvoir « impérial » au sens d’ayant une volonté hégémonique s’étendant à toute la Terre et qui s’est d’abord incarné comme Empire Britannique et qui a, ensuite, stratégiquement, laissé la première place à l’Empire étasunien qui, à son tour, fait de son mieux pour servir les intérêts... sionistes qui, eux-mêmes, sont asservis à la visée de domination mondiale dont le but est un Nouvel Ordre Mondial officiellement établi, ce qui est peut-être imminent mais n’est pas encore le cas. Comme le dit si bien Attali, le gouvernement mondial se fera, avant la guerre (donc sans la guerre puisqu’il est censé être la solution) ou après la guerre et il aura son siège à... Jérusalem. Tiens quelle drôle d’idée ? Comme le dit si bien le Sheick Imran Hosein, si on reprend l’idée de la Pax Romana imposée par l’Empire romain, on sera passé en un siècle et quelques de la Pax Britannica, à la Pax Americana puis très prochainement, quand cet Empire ce sera épuisé dans ses guerres sur toute la planète, ce sera très probablement la ... Pax Judaïca ! (Pour ma part, je proposerais plutôt, sans malice aucune le terme de Pax Sionica, mais bon, nous verrons bien).


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 15 juillet 2014 16:55

      A toute fin utile, je précise que Sionica est peut-être bien un barbarisme et non pas du latinisme. Je viens de l’inventer donc ça doit être un néologisme aussi...


    • antyreac 15 juillet 2014 17:34

      Désolé de vous vous dire que vous débitez des âneries ou plutôt des délires nées dans un cerveau bien malade

      Donnez moi le nom de l’historien digne de ce nom qui emploi un vocabulaire pareil avec des termes semblables
      Je pense que vous devriez vous penchez sérieusement sur les ouvrages historiques sérieux
      et délaisser les torches culs gauchistes qui abîment bien des gens fragiles 

    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 15 juillet 2014 17:55

      La verdeur et la vivacité de votre propos me réjouit. C’est si bon de se sentir incompris et méprisé par certaines personnes.
      Maintenant, si vous tenez à parler d’âneries, je vous assure que penser que le terme Empire désignait l’Europe en était une, et de beau calibre.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 16 juillet 2014 18:35

      antyreac,
      Je pense que vous devriez vous penchez sur un livre :
      « La Nouvelle Grande Russie » anatomie d’une résurrection par Xavier Moreau, un français qui vit en Russie.
      Cela vous éviterait de nous servir du TF1 réchauffé.


  • soi même 15 juillet 2014 14:30

    La Russie a cette particularité qui trouve ces racines dans Pierre le Grand, c’est d’ossifier tant tôt vers une politique pro occidental et d’une politique oriental.
    On le peut le percevoir dans la lignée des Tsars Romanov ce courant pro occidental et ce courant slavophile.

    Toute l’histoire de la Russie depuis le XIV siècles et traverser par ses courants contradictoires L’abandon de Moscou pour Saint Saint-Pétersbourg est le signe le plus marquant de se fait.

    Les Tsars Rouge n’échappent pas mon plus à ce cas de figure, de cette ambivalence après le régne de Boris Eltsine qui fit des conceptions importance à l’Occident qui en a profiter pour rentré en force , il y a un retour à l’autre courant slavophile avec Vladimir Poutine et Dmitri Medvedev qui incarne à eux deux l’Aigle Bicéphale Russe.
    Par sa formation aux services secrets, Général du KGB, Vladimir Poutine doit être au parfum comment l’Europe occidental et extrême Occidental à fait des coups tordues à la Russie.
    Ce qui expliquerait son extrême prudence à ne pas engager fondamentalement des troupes en Ukraine qui serait pour ceux qui soutènement l’Ukraine actuellement serait un casus belli.

    Il y a annoté depuis le siégé de Sevastopol de 1853 à 1856 , la Russie c’est vue confronté à une agression contant de l’Occident, même la révolution Russe bolchevique est une création Occidental.
    On comprend d’autant mieux pourquoi , Vladimir Poutine privilégie une médiation à une réaction interventionniste en Ukraine qui ressemble comme deux gouttes d’eaux à la poudrière des Balkans en 1914 .
    Dans ce sens je salue, la prudence de Poutine à ne pas tombé dans le panneaux de l’interventionniste pan-panslavisme .
    Qui serait un piège mortel pour son pays et pour le monde.

     


  • coinfinger 15 juillet 2014 14:33

    A mon avis faut pas s’exagerer le Christianisme de Poutine . Le chrétien qui aspire à la sainteté s’isole , à juste titre de la Société .
    Faut pas s’exagerer non plus la puissance destructrice des US le F35 n’arrive pas à voler , mais les S300 stoppent à 90 % les F16 et missiles , çà c’est un vrai bouclier anti-missiles .
    Non ce qui est à craindre c’est la démence des gens de Biens Atlantistes et l’ incommensurable inertie mentale et physique des masses occidentales . Poutine attend simplement l’hiver , là où nos élites vont commencer à envisager les évenements avec sérieux .
    Il n’ y a que le prix de l’énergie à court terme qui suscite chez eux le soupson de reflexion utile . 


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 15 juillet 2014 14:46

      « Le chrétien qui aspire à la sainteté s’isole , à juste titre de la Société »
      Désolé, je vois là un simple stéréotype. Le chrétien qui aspire à la sainteté peut aussi choisir de le faire en se consacrant à ses semblables selon différents sacerdoces. Le pouvoir n’est pas le plus sûr des chemins pour cela, mais il arrive que la sainteté soit au bout. Ceci dit, concernant Poutine, je ne pense pas que ce soit là son aspiration. Maintenant, si vous m’avez bien lu, vous aurez constaté que Poutine fait, justement, des retraites régulières au monastère de Valaam. Ce qui lui permet d’équilibrer une vie sociale des plus exigeantes.

      Pour le reste, j’ai bien peur que vous ayez raison. Les automates qui nous gouvernent semblent ne fonctionner qu’aux besoins primaires...


  • soi même 15 juillet 2014 14:58

    si vous voulez connaître un aspect de la spiritualité russe , il y a trés beau film de Pavel Lounguine L’Île.

    http://www.youtube.com/watch?v=bFLRDVOeYlw


  • Werner Laferier Werner Laferier 15 juillet 2014 17:06

    Nous n’avons même pas besoin d’ouvrir les yeux pour voir que la Russie est toujours un état barbare, brutale et tyrannique, la population se fait toujours martyriser par des tsars sans scrupule (Tsar rouge Staline, Tsar Nicholas 2, Ivan le terrible, Catherine 2...).
    Staline, Nicholas 2 sont approuvé par tous les Russes et sont des héros populaire en Russie !
    La Russie aime la dictature et le pouvoir et le fait savoir à toutes les époques, à quand un régime démocratique chez les soviétiques ?
    Espérons que la Russie ne réplique pas aussi violemment qu’Hitler, sinon on est vraiment partis pour la Troisième Guerre Mondiale, en attendant de faire crouler ce pays sous les sanctions.
    J’ai divers conditions qui doivent être appliqué sans conditions afin que la Russie soit reconnue comme un pays civilisé et démocratique :

    - Désarmement des ADM, qu’elles soient chimique ou nucléaire.
    - Jugement de tous les dignitaires proche de Poutine ainsi que poutine lui même.
    - Dissolution de l’Armée Rouge Russe qui emploie des méthodes brutale et qui n’est pas une armée moderne et morale.
    - Remise en cause de l’histoire russe et condamnation de ces périodes plus que trouble, la repentance doit être de mise, le Japon, l4Allemagne et la France ont fait leurs mea-culpa et condamnent leurs périodes obscurantistes, la Russie ose flatter son histoire faite de tyrannie et de mensonge.
    - Dettes de guerres à rembourser à tous les pays que la Russie à tenté de violer, d’annexer ou de détruire.
    -Mise en place d’un système démocratique sous le contrôle de la communauté Internationale.
    - Intégration des territoires de l’ex-Russie à l’UE.
    -Dissolution de la Russie en plusieurs micros-états, la Russie n’est qu’un ramassis de peuplades de différentes ethnies, il est inutile de garder une unité sous un joug centrale.

    La Russie, cette fausse entité si elle persiste ne s’arrêtera pas là et cherchera l’intervention ouverte par tous les moyens. D’abord c’étaient les provocations dans le but de se couvrir de la cause humanitaire en Ukraine. Comme ça ne marche pas vraiment et les guerriers à la solde de la Russie perdent le terrain, la Russie impatiente crée elle-même des provocations à la frontière qui rappellent comme 2 gouttes d’eau la pseudo-attaque de l’armée finlandaise sur les gardes-frontières russes en novembre 1939 qui a justifié l’invasion de Staline.
    l’Ukraine n’a aucune raison ni intérêt d’attaquer la Russie surarmée qui a déjà envahi la Crimée ukrainienne ; depuis des mois l’Ukraine cherche comment arrêter la guerre et passer aux autres problèmes.


    • wesson wesson 15 juillet 2014 17:20

      Bonjour Werner, 


      « depuis des mois l’Ukraine cherche comment arrêter la guerre »

      C’est exactement l’inverse. D’ailleurs, ils en sont désespérés au point d’obliger les réfugiés de l’Est à revenir combattre pour tuer leur propres voisins.


      Voici une vidéo courte et très bien faite (sous-titrée en Français) qui explique cela parfaitement.


    • Werner Laferier Werner Laferier 15 juillet 2014 17:32

      Votre premier lien ne prouve rien du tout, le document est flou, on ne peut même pas entrevoir les lignes.
      Votre deuxiéme document est une propagande typique de Moscou, ceux qui commentent cette vidéo le font savoir également. Au vu du ton de la voix du présentateur de votre vidéo, je peut dire sans hésitation que c’est un agent du FSB qui diffuse une propagande.

      Merci d’apporter des liens crédible ou s’abstenir de répondre.


    • wesson wesson 15 juillet 2014 17:52

      « le document est flou,  »


      merci de me le signaler, effectivement je me suis trompé de lien. Voici le bon (page 1 et page 2). ça me donné également l’occasion de le décrire un peu.

      C’est un document du ministère de l’intérieur indiquant qu’il convient de séparer les réfugiés de l’Est en plusieurs groupes. Le groupe des hommes de 18 à 65 ans (séparés en 2 groupes C1 (18-50) et C2 (50-65)) doivent être incorporés de force au troupes militaires, et aller combattre.

      Le document précise également que cela facilitera les choses afin de trier qui dans ces réfugiés est « pro Ukraine » ou pas, et évitera des abus du statut de réfugiés.

      Tout ceci est bien évidement totalement contraire à la convention de 1951 sur les réfugiés, et à son protocole d’application de 1967. Obliger des gens qui ont quitté les zones de conflits à y revenir pour tuer leur voisin ou se faire tuer, voilà bien des méthodes de barbares.

      Et après on s’étonnes que à même pas 40.000 réfugiés aient choisi l’Ukraine, alors que un demi million est déjà passé en Russie. 


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 16 juillet 2014 18:49

      Merci Wesson, c’est exactement ça, les USA veulent la guerre pour sauver leur économie en perdition et leur sacro saint dollar...


      Mais Poutine et ses conseillers ont une autre conception des choses que ces adeptes de jeux vidéo ! Ils ont décidé d’attaquer l’ Empire au portefeuille.

      Hier, les 5 pays des BRICS ont décidé de créer une Banque de développement et un fonds de réserve, pour prendre leurs distances avec la Banque Mondiale et le FMI.

      « Dollar : KO par encerclement ? Les BRICS sont en train de gagner. »

    • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 20 juillet 2014 17:10

      @ Werner Laferier,

      Tiens, de nouveau parmi nous ?

      Vous écrivez :

      « J’ai divers conditions qui doivent être appliqué sans conditions afin que la Russie soit reconnue comme un pays civilisé et démocratique : » (sic)

      Vous avez parfaitement raison, Werner Laferier, quant aux diverses conditions qui doivent être appliquées sans conditions par ce pays, la Russie. 
      Et le mieux, ce serait que les États-Unis, — votre modèle, si je vous ai bien compris en vous lisant ici ou là — commencent par montrer le bon exemple sur leur propre territoire, en appliquant par exemple le programme suivant :

      1) suppression de toutes les armes de destruction massive sur leur sol.
      2) remise en cause de l’histoire des EUA et reconnaissance du génocide amérindien.
      3) suppression de la base de Guantanamo.
      4) acceptation d’une enquête internationale sur les événements du 11 septembre 2001 et défèrement éventuel de MM. George double Vé Bush, Colin Powel, Donald Rumsfeld et consorts devant le TPI.

      Ce pourrait être un bon début.

      Il est en effet inadmissible que la Russie ne se soumette pas à vos conditions. Ah, mais !

      La force de l’exemple, Werner Laferier, la force de l’exemple. Tout est là !

      Qu’en pensez-vous ?

      Cordialement.

      Thierry Saladin

  • tf1Groupie 15 juillet 2014 17:52

    Poutine est un bon chrétien ... comme Bush.

    Bon mais c’est rassurant de savoir qu’il y a les bons et il y a les méchants, ça va me libérer du temps de réflexion.


  • ykpaiha ykpaiha 15 juillet 2014 18:06

    Aie aie Wermer von Wermer a parlé....

    Comme votre modele préféré pour dire des conneries.
    « La Russie aime la dictature et le pouvoir et le fait savoir à toutes les époques »
    A force de singer les spécialistes TF1 on fini par y croire.

    Aller comme je ne desespere pas de vous aider un peu a adoucir une haine congénitale et spasmodique, vous commencerez par lire :

    les Cloches de Novgorod puis vous continuerez votre lecture avec le pouvoir des tsars.....Puis un petit tour par un petit traité d’économie sovietique( tout en se rappelant que a contrario de votre Babel les Russes ont eu a faire face a un pays dévasté par la guerre) , pour enfin ouvrir les yeux sur ce qui se passe actuellement....mais pas avant sinon ben c’a ne sert a rien,

    Prochaine étape un Pouchkin (le negre...et oui et en plus il en était fier) ou un Soljenitsine, mais avant il vous faudra digérer.

    Digérer le petit voyage actuel du prince des ténebres « Putin » dit Vlad l’ancien , et de la mise en place d’un monde hors de vos camps militaires américains qu’est devenu le monde ......libre.


    • antyreac 15 juillet 2014 18:18

      N’empêche ce Wermer a plutôt raison par rapport aux gauchistes pourris de ce fil qui soutiennent Putin(le bien nommé ) 


    • ykpaiha ykpaiha 15 juillet 2014 18:32

      Putin gauchiste et peripatéticien....au point ou on en est pourquoi pas...de l’école de platon bien sur.

      Et si vous cherchiez un peu ce a quoi vous penser vous conduira la.... :

      Livre ;
      Génie du proxénétisme : beautés de la religion péripatéticienne », Charles Robinson joue avec les deux sens du mot, il y critique le système libéral où seule compte la rentabilité en décrivant un secteur d’activité très particulier : la prostitution.

      De quoi illustrer quelque peu votre propos, tres cher.


    • antyreac 15 juillet 2014 18:44

      Putin est la traduction direct du russe (Пу́тин )


  • goc goc 15 juillet 2014 20:19

    Je crois surtout que Poutine sait parfaitement qu’aux USA actuellement, ce sont les ultras-faucons qui décident et qui ne veulent qu’une seule chose : la guerre avec la Russie.

    D’une part, parce que leur anticommunisme con-genital est toujours aussi actif, et d’autre part, parce qu’ils savent très bien que les USA vont tout droit vers un krach economique d’ampleur mondiale, et donc qu’ils sont dans une dynamique de fuite en avant qui doit aller jusqu’à la guerre.

    Pour Poutine, la seule tactique possible pour éviter cela, est d’arriver à isoler l’Europe du schémas américain. Or il ne pourra le faire que s’il n’est pas en position d’agresseur, mais bien d’agresser.

    Aujourd’hui sa stratégie consiste à démontrer aux européens à quel point les USA vont à la dérive guerrière, et surtout que ces mêmes USA tentent d’entrainer l’Europe. Voila pourquoi il est obligé d’attendre soit un massacre fait par Kiev et reconnu comme tel par la communauté internationale, soit une attaque sur la Crimée. Ce dernier point a son importance, car aujourd’hui l’Europe a avalisé l’appartenance de la Crimée à la Russie, et donc acceptera une intervention russe en cas d’attaque par l’Ukraine. Bref, même pour l’Europe, la Crimée est bien la ligne rouge à ne pas dépasser.


    • antyreac 15 juillet 2014 20:38

      Je crois surtout que Poutine sait parfaitement qu’aux USA actuellement, ce sont les ultras-faucons qui décident et qui ne veulent qu’une seule chose : la guerre avec la Russie.


      Comment peut on émettre des pareilles élucubrations 
      site moi des sources des gens sensés
      vraiment n’importe quoi !

    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 16 juillet 2014 03:28

      @ Goc
      Je vois bien les choses ainsi. Mais j’ignorais que l’Europe avait si bien intégré l’intégration de la Crimée. Tant mieux. Quoi qu’il en soit, c’est bien la ligne rouge, en effet. Sébastopol est d’une telle importance stratégique !


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 16 juillet 2014 19:03

      antyreac,
      Voilà les sources. Le Pentagone : « Tout ce que l’Ouest attend de la Russie, c’est que la Russie n’existe plus ! » Site Dedefensa.


      Je ne comprends pas votre acharnement à associer Poutine « aux gauchistes » ??
      Poutine est anti-impérialiste.
      Il a décrit sa ligne politique dans son discours de Munich en 2007 :

      « Pour Poutine, le Nouvel Ordre Mondial n’a pas d’avenir.
      Ce qui compte, c’est le principe consacré de la souveraineté des Etats.
      Non alignement sur les USA, non confrontation, et non ingérence dans les affaires des autres nations. » 

      Vous devriez plutôt demander à ceux qui soutiennent Poutine, pourquoi ils ne demandent pas logiquement, le retour de la souveraineté de la France, par la sortie de l’ UE, de l’euro et de l’ OTAN ?

  • antyreac 15 juillet 2014 21:19

    La réalité est que la Russie passe à côté de la démocratie et avec Putin se tournent de plus en plus vers un régime militaro-autoritaire qui n’a rien à faire de l’opinion profonde du peuple

    Je crains le pire pour la Russie avec un cinglé à sa tête comme Putin qui n’hésite pas utiliser son armée pour les coups de force comme en Géorgie ou en crimée plus récemment. 

    • alinea alinea 15 juillet 2014 21:41

      Vous préférez les coups de force des US vers l’Irak, l’Afghanistan ? Mais c’est vrai, eux, ils pensent à leur peuple, surtout ceux qui vivent à la Nouvelle-Orléans , après Katrina !!


    • antyreac 15 juillet 2014 21:54

      Rien à voir avec la Russie impérialiste,les américains ont toujours préconisé la démocratie dans ses interventions

      Certains pays comme le Japon ou la Corée du Sud sont devenus des véritables puissances économiques
      La Russie ne peut pas dire autant
       et les pays de l’est sortant du communisme sous la tutelle de l’ex-urss étaient sinistrés économiquement et payent encore aujourd’hui cette période terrible

    • alinea alinea 15 juillet 2014 21:58

      antyréac, vous n’ignorez tout de même pas que la Russie n’est plus communiste ? Et qu’il ne doit pas rester beaucoup de monde responsable du communisme en URSS !! On ne choisit pas son passé, déjà que pour l’avenir c’est pas évident !!
      Oui, après ce qu’ils ont vécu, je trouve qu’ils s’en sortent pas mal !!


    • antyreac 15 juillet 2014 22:04

      Oui, après ce qu’ils ont vécu, je trouve qu’ils s’en sortent pas mal !!


      Mais malheureusement moins bien que les pays de l’ouest les écarts sont considérables entre ces pays (par exemple la Bulgarie et la Roumanie) et les pays comme la France et l’Allemagne

    • alinea alinea 15 juillet 2014 22:34

      Curieuse conversation !! je dis : compte tenu de leur passé, c’est-à dire une dictature soi-disant communiste !! et... après les guerres, aucune aide américaine, plutôt le contraire !! smiley Je me demande ce que serait devenue l’Allemagne sans les US !!


    • ykpaiha ykpaiha 15 juillet 2014 23:43

      Allemagne sans les US....

      Ou l’inverse....non ? Cela pourrait aussi venir a l’esprit.
      Un pile n’existe pas sans face.
      Et une betise sans farce.

      Parceque pour avoir une syntese, il faut aussi une antithese.

      Donc ce que vous avancez est partial, partiel donc erroné ou nul si vous préferez, au choix.

      Quand a l’opinion des peuples...vous pretez un peu le flanc au sarcasmes la....surtout a la vue des vertus cadinales affichés ces temps ci par le camps de la « kommunoté Inter-nazi-onale »


  • coinfinger 16 juillet 2014 02:48

    Difficile de prendre Poutine pour un cinglé . J’insiste pas sur la notion de Sainteté c’est dérivatif et plus profond du point de vue éthique .
    Je restreint la notion au domaine politique . Pour l’instant quoiqu’on en dise Poutine n’a méme pas fait la preuve de son patriotisme .
    L’économie Russe pivote esssentiellement autour du gaz , et non d’un développement autonome . Socialement et politiquement il n’a pas prouvé non plus et corrélativement son patriotisme .
    La Russie n’aurait jamais connu son extension sans les cosaques . Hors précisémment l’Ukraine n’est historiquement existante comme autre chose qu’une colonie polono-juive nazie (avant l’invention de Hitler) que grace aux Cosaques .
    Si formellement les Cosaques n’existent plus , ils sont toujours là et dans le Caucase ont joué un role certain et décisif pour Poutine .
    Maintenant ce sont des rebelles et pas des saints non plus , ils sont capables de travailler aussi pour Pravy Sector , si on y met le prix .
    Pour Poutine il existe un intéret certain à se servir d’eux , mais pour autant à ne pas leur donner une autonomie qui serait fatale à l’emprise sur l’Ukraine ou méme la Russie .
    Ce genre de tactique s’est vu à d’autres occasions : l’insurrection de Varsovie par ex . A l’inverse pour ce qui de Paris en 1945 , les communistes se sont gardés d’étre en premiére ligne au profit de la police ex-collabo , parce là Von Scholtiz aurait été plus virulent .

    Ce que je veux dire c’est que rester dans un cadre ’patriotique’ est un peu angélique . 


  • 7588788 16 juillet 2014 14:05

    La Russie est une « kleptocratie », un régime politique populaire sur le continent africain. Ne cherchez pas la cohérence entre les mouvements nationalistes, religieux, communistes, etc. dans ce pays, ce n’est que de la poudre aux yeux.

    Le seul Dieu en Russie, et au Venezuela, son allié, est celui de l’argent, comme en Occident.


  • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 16 juillet 2014 17:13

    @ 7588788

    Une des bonnes choses que l’on peut porter au crédit de Poutine, c’est bien d’avoir mis au pas les oligo-kleptocrates de l’ère Eltsine.

    Une des choses désastreuses que l’on peut reprocher à Porochenko, c’est bien d’avoir abandonné les différentes régions d’Ukraine aux mains de ses amis oligo-kleptocrates qui vont s’en mettre plein les poches jusqu’à l’effondrement probable de la nation. Et quand ça arrivera, bien sûr, ils seront très loin...


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 17 juillet 2014 06:26

      Effectivement, les deux gros chantiers de Poutine ont été la régionalisation et la mise au pas des oligarques.


      « Les oligarques sont et resteront toujours très impopulaires et considérés comme les pillards du patrimoine commun russe. Poutine a promis au peuple russe de soumettre cette caste incontrôlable.

      En 2000, il instaure de nouvelles règles :
      * Les oligarques pourront conserver leurs biens mal acquis, mais,
      * Ils devront payer des impôts.
      * Arrêter l’évasion fiscale
      * Réinvestir les profits en Russie.
      * Enfin et surtout, ne plus faire de politique.

      La plupart comprennent que les temps ont changé, sauf Khodorkovsky qui refuse de s’incliner, considérant que ses soutiens américains le protègent... »
      Extrait du livre de Xavier Moreau : « La nouvelle grande Russie »

  • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 16 juillet 2014 17:20

    Note pour le webmaster : je n’ai pas pu envoyer mon précédent message après avoir cliqué sur « réagir à ce message » dans la petite « fenêtre » de 7588788. Après avoir rédigé (sans aucun bouton visible pour les mises en formes et autres fonctions), la page « plante » quand je clique sur « voir ce message avant de le poster ». ça se met en demi-teinte et plus rien ne bouge. Je suis sous Firefox 29.0.
    Par contre sur la page de l’article la prise de commentaire est fonctionnelle, avec ses 5 boutons. Voilà, c’était pour info au cas où ça pourrait servir.


  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 17 juillet 2014 05:58

    Les USA entourent la Russie et la Chine de bases militaires.


    La Russie va équilibrer les choses, et envisage d’installer une base à Cuba, à 170 kms des USA... Cuba est d’accord. D’autres bases sont en discussion...

    La Russie peut aussi fermer le robinet du gaz pour l’ Ukraine, et du coup, pour l’ Europe, si Obama et l’ UE continuent les sanctions envers la Russie.
    L’hiver risque d’être frisquet pour certains...

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