mercredi 13 septembre - par desembuleur

Un bien sinistre débat : C dans l’air du 5 septembre 2017

Un bien sinistre débat : C dans l'air du 5 septembre 2017

Si jamais vous sortez d'un sommeil profond qui a duré une dizaine d'années et que vous vous demandez où en est le débat démocratique dans notre pays, vous pouvez regarder l'émission C dans l'air du 5 septembre sur la grogne des maires. Tout y est.

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1. Un débat imaginé par un ingénu

Imaginons un instant une personne totalement naïve et non initiée à la réalité actuelle de la démocratie en France. Cette personne serait instruite par des lectures théoriques sur la démocratie, aurait des connaissances historiques sur les différentes révolutions en France, connaîtrait les différentes déclarations des droits de l'Homme et du Citoyen, les organismes internationaux mais n'aurait aucune idée de la manière dont s'applique l'idée démocratique aujourd'hui dans notre pays.

Imaginons maintenant que nous demandions à cette personne d'organiser un débat médiatique diffusé à une heure de grande écoute et sur une chaîne réputée sérieuse sur le thème "les maires se rebiffent". Quels invités choisirait-elle ? On peut parier que cette personne, naïve, quoique instruite au plus haut degré du fonctionnement d'une démocratie et de ses idéaux, aurait deux priorités.

Tout d'abord il lui semblerait évident d'inviter un représentant des maires pour qu'il puisse venir expliquer le plus justement possible et sans risque de mauvaise interprétation les raisons de cette rebiffade.

Ensuite, et afin qu'il y ait débat entre les deux parties, il voudrait inviter un responsable politique de la majorité gouvernementale qui pourrait tenter de justifier les choix politiques fait par le président. Il faudrait que cet invité soit le plus important possible, dans l'idéal le ministre de la Cohésion des Territoires, quelqu'un qui soit un responsable.

Ces deux invités lui sembleraient la base à un débat sur le sujet. En effet, cette personne, pétrie des grands principes démocratiques et dont l'idéal serait de mettre entre les mains de chacun les outils indispensables à la compréhension de la société n'envisagerait pas les choses autrement, c'est certain.

Ensuite, elle pourrait ajouter un représentant des acteurs sociaux, un représentant d'une association d'aide aux personnes âgées par exemple ou d'aide au logement qui pourrait expliquer ce que les baisses de dotation impliquent à son niveau. Elle pourrait également inviter un statisticien de l'INSEE dont le rôle serait d'apporter un éclairage chiffré, un chercheur au CNRS qui pourrait citer des études. Tous ces invités seraient en tout cas indépendants, chacun intervenant dans un domaine précis avec un point de vue différent.

Imaginons maintenant la tête de cette personne en découvrant les invités de l'émission C dans l'air sur la cinquième...

C'est à n'y rien comprendre...[

2. Ce qu'est réellement le débat

Un représentant des maires ? Aucun. Un représentant du gouvernement ? Non plus. Un statisticien ? Un chercheur ? Pas mieux. Un représentant de la société civile, un acteur social ? Toujours pas.

Par contre deux journalistes, un éditorialiste à L'Express et une journaliste de l'Opinion aux points de vue très proches, un directeur d'école de commerce, ancien membre de la cour des comptes, au point de vue également très proche de celui des journalistes et un économiste avec un point de vue différent mais placé seul face à trois contradicteurs.

Ainsi nous sommes ici non pas dans du débat réel mais dans du commentaire et plus précisément du commentaire qui prend l'apparence du débat et qui est présenté comme tel. En effet un débat se fait entre les parties concernées, or elles ne sont pas présentes, alors que le commentaire se fait par des gens extérieurs. Ainsi nous sommes certains que l'émission ne fera aucunement évoluer la situation dans un sens comme dans l'autre.

Et puis ajoutons qu'il n'aura échappé à personne que trois des quatre invités possèdent le même point de vue qui est avant tout un point de vue comptable qui ne se préoccupe pas du reste. Pour la pluralité des points de vue on a déjà connu mieux. Bien sûr un invité tente de défendre une autre vision des choses mais à trois contre un ses idées ont bien peu de chance de s'imposer dans l'esprit des téléspectateurs.

Alors certains diront que s'il n'y a pas de maire sur le plateau on en voit quand même dans des petits reportages. Certes mais n'étant pas présent sur le plateau ils ne peuvent répondre aux arguments des invités qui partagent majoritairement la même opinion libérale.

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Autrement dit il semble que le but de cette émission soit autant d'orienter le téléspectateur dans son opinion que d'organiser un débat afin d'éclairer sur les tenants et les aboutissants d'un phénomène de société.

Il est évident que le choc pour la personne naïve et imbibée des grands principes démocratiques serait très violent. Pourtant c'est ainsi que fonctionne trop souvent notre démocratie et cet exemple est loin d'être isolé. On pourrait dire qu'il est même plutôt positif dans le sens ou il existe tout de même une voix divergente sur le plateau, ce qui est loin d'être systématique.

3. Et nous dans tout ça ?

Et oui, et nous ? Nous les téléspectateurs qui regardons cette émission, y verrons nous plus clair ou sommes nous encouragés à la passivité et à l'acceptation de ce qui se présente comme une fatalité par la voix de trois invités d'accord entre eux ?

Ah bien sûr de temps à autre le quatrième invité tente de faire entendre une voix discordante mais il n'empêche pas les trois autres de parler entre eux en gens responsables et de connivence.

Tellement de connivence d'ailleurs que parfois le téléspectateur se demande un peu de quoi ils parlent entre eux. Ainsi lorsque monsieur François Ecalle (membre de l'IFRAP, think tank libéral présenté comme « un réseau très militant très engagé pour la réduction de la sphère publique et des interventions de l'État ») parle de clientélisme en évoquant les contrats aidés on cherche à comprendre de quoi il peut bien parler. Heureusement il avoue habiter à Levallois-Perret ce qui permet de comprendre l'origine d'un point de vue si particulier car pour le commun des mortels le contrat aidé permet d'avoir accès à une garderie dans son village, une cantinière ou autres employés qui sont tout sauf inutiles.

De même il est légitime de se demander quelle commune habitent les deux journalistes qui tombent si facilement d'accord avec lui. Parions que la réalité rurale et post-industrielle sur laquelle revient régulièrement le quatrième invité n'est pas celle qui s'impose à eux par sa permanence quotidienne.

C'est peu dire que le débat médiatique n'est pas forcément impartial et qu'il peut être orienté dans un sens plutôt qu'un autre. Mais aujourd'hui encore il reste un espoir de voir vivre le plus longtemps possible les idéaux démocratiques et c'est à l'échelle communale justement, celle-là même qui est sous les feux des projecteurs et que les gouvernements successifs promettent systématiquement de réformer.

L'échelon communal est indéniablement celui qui à l'heure actuelle permet le mieux l'expression des citoyens et la prise en compte d'un réel intérêt commun. Charge à nous de le faire vivre.

article publié à l'origine sur le blog cifsom.wordpress.com



34 réactions


  • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 13 septembre 16:54

    Bien vu !


    Les journaleux à la botte ont en effet tendance à confondre communication et masturbation exhibitionniste !

    Les médias sont de plus en plus sujets à des crises de schizophrénie qui se traduisent par une propension à fonctionner en circuit fermé, à s’inviter entre eux et à parler d’eux. Hier j’ai entendu sur France Info une conversation entre la journaliste de cette radio et un dirigeant de VSD qu’elle avait invité pour parler de quoi ? De l’évolution de la presse !

    Voilà : l’objet de la presse, c’est de prendre son pied en parlant d’elle-même et en s’envoyant des fleurs avec l’air d’être heureusement surprise quand elle les reçoit : « oh ! des fleurs ! Fallait pas ! Vous n’êtes pas raisonnable ! Un bisou quand même ! Merci : elles sont très belles ! »

  • Alexis Toulet Alexis Toulet 13 septembre 16:55

    « C dans l’air » dans le genre du commentaire auto-satisfait et toujours conforme à la doxa néolibérale est à peu près ce qui se fait de mieux.


    Ou pire, selon le point de vue.

    Celui qui se trouve trop heureux une fin de soirée, qui éprouve le besoin de déprimer et de se révolter contre une propagande éhontée et un monde auto-référent, sourd et aveugle à ses propres préjugés - qu’il regarde « C dans l’air ».

    Pour les autres, du temps perdu.

  • L'apostilleur L’apostilleur 13 septembre 18:02
    desembuleur On peut partager votre avis quant à la non représentation des maires dans une émission qui les concerne. 
    On peut aussi se demander lequel aurait une opinion qui les représente tous. 
    Et si vous attendez de leur président F. Baroin qu’il expose une synthèse plutôt qu’un avis partisan, alors ...
    Il ne vous a pas échappé que les maires sont des élus dont certains ne communiquent qu’en vue de leurs échéances électorales. 
    Si vous vous êtes rapproché il y a quelques mois des réunions municipales alors vous avez entendu les cris d’orfraies résultant des baisses des dotations aux communes. Puis, quelques temps plus tard, vous avez entendu les mêmes présenter des plans d’économies en en vantant les mérites qu’ils s’attribuent. Lesquels étant très favorablement accueillis d’ailleurs, par les auditeurs de tous bords...
    Quant à la relation citoyen/commune elle ne doit pas rester au microcosme impliqué de la commune, car honnêtement, si vous participiez à ces réunions vous pourriez constater que les intervenants ne parlent quasi exclusivement que des problèmes qui les concernent.
    On doit donc, me semlbe-t-il,pouvoir trouver aussi intéressants les avis éclairés de personnes non impliquées dans ces problématiques.
    L’intérêt de l’émission n’était-il pas d’abord de développer une situation et d’en parler avec en toile de fond le mille feuille administratif qui mine notre pays ? 

  • desembuleur desembuleur 13 septembre 19:00

    François Baroin n’est pas le seul interlocuteur possible même si son avis serait très intéressant en la matière mais le président de l’AMRF semble tout indiqué dans ce débat car, cela est souligné dans le « débat » de C dans l’air, ce sont principalement les petites communes qui souffrent des baisses de dotations, de la fin abrupte des contrats aidés...

    L’idée générale est que le point de vue « mille feuille administratif qui coûte cher » n’est qu’un point de vue parmi d’autres et qu’il est bon parfois de dire à quoi sert l’argent distribué. Ce n’est pas que du gâchis...


    • Alren Alren 13 septembre 19:23

      @desembuleur

      Vous regardez encore cette émission ringarde pour petits vieux qui ne comprennent pas la moitié de ce qui se dit mais croient que tout ce qui est dans le journal ou dans le poste est vrai ( et ont de ce fait massivement voté Micron) ?

      Le « mille-feuille » administratif a été créé par les gouvernants pour donner des sièges d’élus à leurs copains et des emplois à leurs obligés.
      Si la majeur partie des crédits qu’il absorbe est restitué au bien commun, cela au final n’est pas si coûteux, les indemnités et salaires supplémentaires ne représentant qu’une partie faible des budgets.

      Une chose est certaine : la suppression des communes et des départements serait un recul de la démocratie de proximité.


    • L'apostilleur L’apostilleur 13 septembre 21:04

      @Alren Votre préambule ne sert pas le commentaire qui suit. Votre attachement à la commune et au département est une réminiscence révolutionnaire ou l’attachement « d’un petit vieux » à une tradition ancienne ?


    • ZenZoe ZenZoe 14 septembre 09:32

      @Alren
      cette émission ringarde pour petits vieux qui ne comprennent pas la moitié de ce qui se dit mais croient que tout ce qui est dans le journal ou dans le poste est vrai...

      Eh ben !
      Est-il vraiment nécessaire d’insulter et de mettre tous ceux qui regardent cette émission dans le même sac ? D’autant plus que je suis persuadée que beaucoup la regardent régulièrement - dont moi, j’assume, et dont l’auteur du commentaire non ?


    • Alren Alren 14 septembre 12:59

      @L’apostilleur

      Je suis partisan de conserver la commune parce qu’elle est plus démocratique que « l’agglomération » : si elle est petite, il est beaucoup plus facile à un citoyen d’approcher l’exécutif que si celui-ci, se trouve dans la grande ville qui de fait a accaparé le contrôle et le pouvoir sur les petites et lui impose ce qui fait son intérêt au détriment des leurs.

      De la même façon, je préfère le département qui du fait de sa taille possède une unité géographique, à la région et surtout la super région complètement disparate et artificielle voulue par nos ennemis de l’UE pour contester la souveraineté du peuple, assise (en théorie) sur l’État et la loi nationale commune.


    • desembuleur desembuleur 14 septembre 13:12

      @Alren
      Je suis totalement d’accord avec votre idée de la démocratie de proximité. Bien sûr que la commune est le maillon le plus fort de la démocratie actuellement. C’est d’ailleurs pour cela que depuis des années elles subissent les attaques continues des libéraux qui se succèdent au gouvernement.

      Pour contester la souveraineté du peuple ils cherchent à détruire le maillage communal actuel et à remplacer les bénévoles par des professionnels de la politique appliquant un programme.
      Vous trouverez un exemple concret de cela à travers le cas de ma commune, Saint-Ouen-les-Vignes, en lutte contre un projet de fusion : cifsom.wordpress.com

  • petit gibus 13 septembre 20:16
    C dans l’air

    Un modèle de flagornerie merdiatique télévisuel actuel

  • Jeff84 13 septembre 20:19

    Ah ça c’est sûr, dès que ce n’est pas un gauchiste pur et dur qui déverse son discours prémâché, c’est un scandale...

    Quant au clientélisme, c’est pourtant très simple : c’est piquer du pognon au public en général, pour satisfaire une minorité d’électeurs. En l’occurrence les titulaires de ces contrats, leurs proches, et également ceux qui sont suffisamment cons pour ne pas relier l’ « aide » en question, avec leurs impôts qui augmentent. Les gauchistes, donc.


    • petit gibus 13 septembre 20:42
      @Jeff84
      C’est sûr qu’on ne verra pas un « gauchiste » invité 
      dans ce type d’émission d’une haute tenue libéralisée
      ça ferait trop tache par rapport au discours lissé 
       déversé quotidiennement et uniquement par des Barbiers smiley


    • desembuleur desembuleur 14 septembre 13:14

      @Jeff84
      Sincèrement je pense que dans les petites communes, de gauche comme de droite, le « clientélisme » n’existe pas. Ceci est peut-être valable pour de grosses communes aisées mais certainement pas dans l’écrasante majorité des communes françaises qui ne peuvent pas se permettre se genre de chose.


    • Alren Alren 17 septembre 13:22

      @Jeff84

      Quant au clientélisme, c’est pourtant très simple : c’est piquer du pognon au public en général, pour satisfaire une minorité d’électeurs.

      Parfaitement d’accord avec vous !!! C’est ce qu’a fait Hollande qui a piqué le pognon des contribuables ( 40 milliards, excusez du peu !) pour le refiler au MEDEF, lequel devait créer un million d’emplois en échange. Et qui bien sûr a distribué cet argent public issu du travail aux parasites sociaux que sont les « actionnaires » et qui eux s’enrichissent en dormant !


    • Jeff84 18 septembre 07:45

      @desembuleur
      Foutage de gueule.

      Mon associé est trésorier d’une commune de quelques milliers d’habitants, et il me raconte toutes leurs magouilles, y compris les petits arrangements pour avoir des votes.

      Mon frère vit dans une commune de moins de 1000 habitants, où les seuls terrains qui deviennent constructibles sont ceux du maire et de ses amis.

      Sinon, j’ai un client plombier qui facture très, très bien la mairie d’un patelin. Il a une grande famille, qui votent tous comme il faut.


    • Jeff84 18 septembre 07:49

      @Alren
      C’est plutôt piquer le pognon de toutes les entreprises (qui payent largement plus en impôts), pour le rendre uniquement à celles qui ont des salariés, les plus grands bénéficiaires étant des entreprises publiques comme la SNCF ou la Poste, qui ne payent pas d’impôt, car chroniquement déficitaires.


  • hervepasgrave hervepasgrave 14 septembre 07:42

    Bonjour,
    Nous avançons certes au ralenti de chez ralenti,mais nous avançons.
    Cette émission résume d’ailleurs toutes les émissions proposées qui va du jardinage ,en passant par la cuisine,le bricolage etc.Ce n’est qu’une grande vitrine de tout ce qui se produit et se vend a l’heure actuelle.
    Vous faites la une démonstration involontaire de ce que vous ne percevez pas.Qui est la sommes de ce que les gens ne veulent plus.vous nous facilité cette tâche sans même vous en rendre compte en additionnant tous nos maux.Commençant par les plus hautes sphères et vous arrivez au point le plus bas « Les maires a la rescousse ! » qu’elle grande histoire ? ils sont les plus proches représentant du peuple ! en êtes vous si sure ?!
    Car a ne pas si tromper ,j’ai comme un doute dans la réalité des faits et des actes.
    Premièrement il faut se rappeler qu’il n’y a pas si longtemps la question était « a quoi bon de vouloir être maire ,car trop risqué par les lourdes responsabilités pénales,civiles. »
    Il n’y a pas eu ce fameux fléau ,ras de marées de mairies sans maire ? c’est illogique,non ?
    Deuxièmement dans les actes que voyons nous sans trop faire d’effort ? Ils ne se comporte que comme ce que vous critiquez là.
    Ils cherchent a dégraisser les emplois quand ils le peuvent.Ne devait-ils pas donner l’exemple d’être des modèles et qu’ils étaient les acteurs actifs du développement et par voies de conséquences de l’emploi !
    Ils sont devenu principalement des vendeurs et des promoteurs de spectacles ,de cultures diverses et variées !
    Un exemple basique qui se voit et se ressent pour les populations ,toutes les infrastructures routières de blocage, qui sont franchement ubuesques ,dangereuses et inutiles.Qui les choisi ?.
    Alors ! quand nous voyons de moins en moins d’électeurs cela se comprend .Cela ne peux que s’amplifier. Au moins cela éclairci la vision générale.
    Même s’il faut reconnaitre que nous sommes a un point de non retour et que l’urgence est grande,très grande. Alors ! nous paierons le prix fort de toutes les dissensions ,des égoïsmes mal placées.

    Le brouillard se lève de jour en jour. La grande distribution s’achève dans la représentativité
    Alors ! quels invités modèles pour nous sauver,nous éclairer ,avez vous oubliés dans le tableau ?
    Qui aura la possibilité de s’exprimer qui ne soit pas un temps soit peux manipulé,toxique ?
    cestpasgrave !


  • troletbuse troletbuse 14 septembre 09:03

    Il faut bien lancer des leurres alors que la loi travail va être mise en oeuvre. De la même façon, on parle soit du FN ou de FI comme principal opposant. Ca coûte pas cher, ca ne mène à rien. Macraron peut continuer à exécuter ses basses oeuvres.


  • bob14 bob14 14 septembre 09:08
    C dans l’air, mais ça retombe toujours dans les chiottes...

  • ZenZoe ZenZoe 14 septembre 09:37

    A chaque fois qu’il y a un maire présent, j’ai remarqué qu’il ne répond jamais à la question mais sert à chaque fois son baratin électoral, comme s’il était en campagne. C’est soulant. Et impossible de l’arrêter, il est en pilote automatique...
    Un maire à la télé, c’est 95% de considérations politiques, 5% de réflexion sur l’intérêt général.


  • Raymond75 14 septembre 10:14

    L’espace médiatique est totalement saturé par un petit groupe de commentateurs que l’on voit, toujours les mêmes, sur toutes les chaines en quasi permanence. Ce sont des ’experts’ autoproclamés sur tous les sujets, et surtout en l’absence des personnes concernées. Et leur principal point fort est le développement à l’infini de la petite phrase sortie de son contexte (trop long à expliquer) ou de la parole maladroite. Ils sont toutes et tous ’chefs de rédaction’, mais on se demande quand ils trouvent le temps de travailler à leur rédaction. Il ne s’agit que de cirque médiatique pour faire du buzz.


    • petit gibus 14 septembre 11:29
      @Raymond75

      Ah faut voir le sourire de satisfaction de ces « experts autoproclamés »
      lorsqu’ils pondent entre eux leurs commentaires ! 

    • hervepasgrave hervepasgrave 14 septembre 13:25

      @Raymond75
      Bonjour,
      Il est facile de comprendre ta colère,mais tu ne fais qu’une mauvaise déduction et conclusion.
      Car pour leur postes de rédacteurs en chef .C’est d’entrée réglé car là, leur travail n ’existe pas parce qu’ils ont des ânes obéissant sous leurs ordres « la carotte ou la porte »c’est tout bonus !
      Mais il ne faut se tromper ils bossent et leur boulot consiste uniquement a produire ce qui te répugnes.C’est leur gagne pain et il se retrouve dans la même position des personnels de leur rédaction. Maintenant leur gesticulation a inévitablement une fin.
      Je le reconnais ,il y a encore de la marge et c’est surtout cela le drame pour chacun de nous.
      Mais les gens s’aperçoivent qu’entre les intoxications de ces personnages et toutes les nouvelles qui sous différentes formes s’aditionne la fin est de plus en plus proche,car la réalité ne suis pas,tout au contraire.
      moralité ,si tenté que demain ce problème majeur et planétaire se réglait ,il ne faudrait pas faire l’impasse de les oublier.
      cestpasgrave !


  • Doume65 14 septembre 11:54

    « Nous les téléspectateurs qui regardons cette émission »
    Et, nous, plus nombreux qui l’ont regardé une fois ou deux et conclu, comme la police, qu’on pouvait circuler : il n’y avait rien à voir !


  • HELIOS HELIOS 14 septembre 12:10

    .... la « rédaction » de France télévision ?


    Des gens a la pensée unique qui s’appuient sur l’état pour propager leur vision de la société future qu’ils nous imposent.
    Regardez un peu ce qu’est FranceInfo :

     !! pas de journaliste, mais des relais d’opinion 
     !! pas de periodiste, mais des chargés de com des puissants
     !! pas d’analyste, mais des prêt a penser... 

    a se demander a quoi sert la Charte d’éthique professionnelle des journalistes ... et elle a été actualisée en 2011... et qui exprime un certain nombre de point sous le paragraphe 

     :*** C’est dans ces conditions qu’un journaliste digne de ce nom : ***

    et je vous en cite qu’un point, parmi d’autres que les participants a C dans l’air ne doivent pas connaitre - a moins qu’ils ne soient pas journaliste -

    # Tient l’esprit critique, la véracité, l’exactitude, l’intégrité, l’équité, l’impartialité, pour les piliers de l’action journalistique ; tient l’accusation sans preuve, l’intention de nuire, l’altération des documents, la déformation des faits, le détournement d’images, le mensonge, la manipulation, la censure et l’autocensure, la non vérification des faits, pour les plus graves dérives professionnelles ;

    vous ne trouvez pas cela marrant quand vous voyez les tronches de cake que ces « invités » vous font ???

  • goc goc 14 septembre 12:27

    @ Desembuleur

    bonjour et merci pour votre article
    Malheureusement ce genre de débat déséquilibré est monnaie courante dans cette émission, et on peut compter sur la présentatrice qui « mouillait sa culotte » à chaque fois qu’elle évoque le nom de son idole aka le nabot. Pour moi cette émission n’est qu’un faire valoir du corporatisme journalistique en déchéance.
    Mais je vous assure que concernant les débat avec des invités, le pire n’est pas la Cinq mais bien Arte, surtout quand il s’agit de mettre en cause le « système ». J’ai le souvenir d’un prétendu débat pendant la libération d’Alep, composé de 3 invités dont un ultra pro-usioniste baptisé expert international, Le représentant de la fumeuse ONG rebelle financé par la CIA,et un russophobe compulsif. Je vous laisse imaginer l’ampleur et la « qualité » du débat

    ou par exemple ce « reportage » à charge, ou les mots « terroriste » et « islamistes » sont systématiquement remplacé par le mot « rebelle »
    https://www.youtube.com/watch?v=D-AsJufMc-E


  • Alter 14 septembre 12:49

    Ces « journalistes » sont les missionnaires d’un clergé néolibéral qui ont la volonté de faire l’opinion mais aucune volonté de donner des informations. Ils sont déconnectés de la réalité dans tout ce qu’ils font et ils y croient en plus.

    Pourquoi vouloir qu’une émission regardé par le public fasse étalage de la démocratie. Ces démagogues exècrent la démocratie, haïssent le peuple et pense s’adresser à des arriérés. Quand leur monde va s’effondrer, ils vont tomber avec lui.
    Ensuite, je ne pense pas que tous les journalistes soient dans ce cas, mais ils sont tenu parce qu’ils ont une famille, une maison à payer et doivent se nourrir, tous les journalistes ne touchent pas le salaire des présentateurs ou de ceux qui passent à la télévision. Ceux qui passent à la télévision c’est l’aristocratie pendant que les autres qui constituent la masse ploient sous les exigences et les délires idéologique de ces mêmes aristocrates. C’est la bobologie libertaire dans toute sa splendeur, un genre de bourgeoisie nouveau fait de décérébrer et qui ne savent plus que leur métier ne passe pas seulement par la communication mais par une information bien documenté, le plus possible fiable...

    Il faudrait une presse organisée, libre et réellement indépendante de toute les puissances financières mais aussi une volonté de la part des journalistes de s’émanciper de leur patron milliardaires. Le problème réside bien là, il faut une révolution dans les esprits et surtout des gens qui veulent réellement regarder les réalités en face. Cette volonté aussi passe par un peuple qui veut et qui exige qu’on parle de la réalité mais pour la plupart des gens la télévision c’est un loisir abrutissant et il leur faut du spectacle, pas des choses sérieuses qui va les pousser à réfléchir.
    On va tous devenir pauvre et con... c’est un grand futur qui nous attends je trouve pas vous ?


  • HELIOS HELIOS 14 septembre 14:08

    ****** DEGAGISME *******


    on l’a fait pour les politiques, pas assez, certes, il en reste encore trop... qu’attendons nous pour le faire avec la presse pourrie jusqu’a la moelle ???

    Alors, ON FAIT QUOI, MAINTENANT (1)

    ****** ON LES VIRE TOUS ! ******

    ... en zappant dès qu’ils apparaissent a l’écran.

    (1) forme interrogative verbale incorrecte de la langue française par des publicitaires incultes, volontairement ou non !

  • geedorah geedorah 14 septembre 16:35

    "Autrement dit il semble que le but de cette émission soit autant d’orienter le téléspectateur dans son opinion que d’organiser un débat afin d’éclairer sur les tenants et les aboutissants d’un phénomène de société."

    c’est la raison d’être de cette émission...
    ça se passe comme ça à chaque fois depuis ses débuts ...


  • Albert123 14 septembre 16:38

    « Nous les téléspectateurs qui regardons cette émission »


    on est bien désolé pour vous si vous continuez à perdre du temps devant ce cirque médiatique.

    je laisse à ceux qui se bercent encore d’illusions le choix de picorer ce monde vraiment immonde que l’Homme vraiment debout rejette en intégralité.

    Qu’attendez vous de la TV sinon une énième escroquerie pour faire perdurer ce que vous faites au final semblant de dénoncer ?

    Il n’y a rien à espérer de ce coté, donc rien à regretter non plus.

    • desembuleur desembuleur 14 septembre 17:19

      @Albert123
      En fait je prétend qu’au delà de cette émission toute la vie médiatique est organisée de la même façon. Le cas particulier de cette émission ne m’intéresse pas plus que ça. Par contre en tant que membre d’un collectif luttant contre une fusion de ma commune avec une autre tout ce qui concerne le débat public sur les communes m’intéresse.


  • Dom66 Dom66 14 septembre 18:04

    A l’auteur,

    C dans l"air du 5 septembre 2017 un bien sinistre débat ??? pourquoi , d’habitude c’est bien ??

    Une émission de merde point.

    Ceux qui déranges ne sont plus jamais invités.


  • Zevengeur Zevengeur 15 septembre 11:40

    Analyser chaque émission TV pour en arriver à la conclusion qu’elle manipule ne montre que la partie émergée de l’iceberg, voilà une approche plus globale :
    https://zevengeur.wordpress.com/2017/08/07/qui-controle-les-medias-controle-les-cerveaux-et-les-bulletins-de-vote/


  • jllourel 24 septembre 12:40

    La majorité des débats politiques ressemble à ça maintenant. Le pluralisme des idées des grands media est mort. On peut s’interroger sur la démocratie que la majorité des gens assimile au simple fait de voter. Nous sommes tombé dans l’antre de la pensée unique et ça fait peur de voir à quel point les gens même les plus instruits reprennent la musique propagandiste des médias comme si c’était la leur.


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