vendredi 5 mars 2010 - par Lucilio

Un vaccin contre le socialisme - Ayn Rand (1905-1982)

La gauche hait l’individualisme parce que cette dernière sait que si les gens se respectent eux-mêmes et se préoccupent de leur bien-être, jamais ils n’accepteront de se soumettre. Telle est la leçon que nous enseignait l’essayiste et romancière américaine d’origine russe dont l’œuvre connaît aujourd’hui un regain de succès de l’autre côté de l’Atlantique – un phénomène que l’on peut certainement lier au rejet de la politique d’Obama par la majorité de la population américaine et à l’apparition des Tea Parties.

Toute la vie, on vous a appris que cultiver son esprit ou se préoccuper de son développement personnel était le fait d’un être égoïste, et dès lors que l’on se libère de la tyrannie de l’intérêt propre, on devient un citoyen « conscientisé » et « engagé » (sic). La grande réussite du socialisme a consisté à convaincre la société que le bien collectif est le seul auquel on doive aspirer et que les fins personnelles sont perverses, parce que l’individu agit moralement seulement quand on l’oblige ou quand il ne prétend pas obtenir le moindre bénéfice. Si l’on écoute attentivement un « progressiste », on se rend vite compte que rien ne le dérange plus que le bonheur d’autrui car il dépend, lui, de la souffrance. Voyant un riche, il ne peut que penser à un pauvre famélique qui n’a rien à se mettre sous la dent ; la faute, comme on s’en doute, est celle de la vile obsession du millionnaire, qui ne pense qu’à lui.

La romancière Ayn Rand (1905-1982) – auteur de livres comme La source vive (The Fountainhead), qui fut adapté à l’écran sous le titre Le rebelle, ou Atlas Shrugged, dont on prévoit également une prochaine adaptation cinématographique – vit clairement que la gauche haïssait l’individualisme parce que cette dernière savait que si les gens se respectaient eux-mêmes et se préoccupaient de leur bien-être, jamais ils n’accepteraient de se soumettre. Mais à partir du moment où l’on introduit le sentiment de culpabilité dans l’esprit de l’homme, on intronise le vice comme éthique. Ainsi, Rand écrivait/dénonçait :

« Si les travailleurs luttent pour de plus hauts salaires, ces derniers sont présentés comme des avantages sociaux ; si les entrepreneurs luttent pour des bénéfices plus grands, on les traite d’avares égoïstes. »

Pour Rand, d’origine russe, après avoir souffert du socialisme soviétique, il était évident que la liberté court un grand danger quand on accepte directement ou indirectement la philosophie tribale de la gauche. Dans La vertu d’égoïsme, Rand remit en question ce genre de vision, et eut énormément de succès. Comme avec le reste de ses ouvrages, qui ont été lus par des dizaines de millions de personnes dans le monde, et qui aujourd’hui encore se classent parmi les dix meilleures ventes de la littérature classique aux États-Unis. Dans ce livre, elle pose les bases d’une éthique individualiste dénommée « objectivisme », parce qu’elle part de la reconnaissance du fait que la réalité est un fait absolu qui ne peut être dévoyée par les désirs de personne et qui est seulement accessible à travers de la raison.

Selon cette philosophie, le monde nous enseigne que l’homme est dépourvu d’instincts et qu’il peut seulement survivre avec sa raison. Pour cela, il a besoin que ses actions ne se voient pas parasitées par des hordes ou des pillards qui le privent des fruits de son travail. Lui et lui seul est l’unique souverain de son existence, qui sait ce qu’il veut et comment il le veut. Pour cette raison, personne n’a le droit de décider à sa place. L’objectivisme n’est pas une éthique du caprice ou un subjectivisme, mais un corpus de normes qui exige que l’homme mène à son terme ses potentialités, comme le recommandait l’unique philosophe dont Rand reconnaissait s’être inspiré, Aristote.

« Le principe social de base de l’éthique objectiviste est que, de même que la vie est une fin en soi, de même tout être humain est une fin en soi, et non un moyen pour la fin ou le bien-être des autres [...] Vivre pour son propre profit signifie que le propos moral le plus élevé de l’être humain est l’obtention de sa propre félicité. »

La société qui dérive de cet individualisme n’est pas une jungle que tant de clercs et d’intellectuels ont tenté de nous vendre comme quelque chose de mal ou de pervers. L’unique société qui se base sur une éthique comme celle que propose Rand est celle des marchands, qui vivent en paix en échangeant des biens contre des biens, de la valeur contre de la valeur, qui se fient à la parole donnée, qui travaillent dur pour progresser et qui ne se consacrent pas à l’extorsion ou à la criminalité, parce qu’ils respectent l’idée que chacun puisse mener sa vie à sa guise. Cette société n’est pas une jungle ; mais, au contraire, un lieu où les personnes sont traitées comme telles et où l’État se limite à protéger les droits individuels

Dans une de ses citations les plus célèbres, Rand signalait que les droits individuels étaient « les moyens de subordination de la société à la loi morale ». En ce sens, elle reconnut que les uniques droits sont le droit à la vie et son corollaire, celui de propriété. Sans propriété, les personnes ne sont pas maîtres de leurs propres efforts, puisqu’ils ne peuvent acquérir leurs moyens de subsistance. C’est ainsi quelle arrivait à la conclusion :

« L’homme qui produit pendant que d’autres disposent du produit de son effort est un esclave. »

Des phrases comme celle-ci ont valu à Rand le mépris de nombreux défenseurs de la liberté. Peut-être ont-ils raison en qualifiant sa philosophie d’extrême. Mais aujourd’hui, nous nous trouvons devant un cruel dilemme. Si nous acceptons que servir le prochain et nous sacrifier pour la société est un axiome, comme c’est le cas actuellement, comment pouvons-nous empêcher que le gouvernement établisse des impôts confiscatoires, emprisonne des innocents, libère des criminels et exproprie des propriétaires ? Arrivé à ce point, il ne reste probablement plus d’autre option que d’en appeler à l’inefficience du socialisme comme unique explication de son échec. Si telle est la philosophie que nous employons, l’utilitarisme, nous pouvons commencer à creuser notre tombe.

Mais il est encore temps d’éviter que le torrent de boue socialiste nous emporte. Cependant, nous ne pourrons triompher que si nous adoptons une philosophie claire qui explique pourquoi nous avons des droits et pourquoi ils sont inaliénables. Au vu de l’atrophie intellectuelle de la gauche, montrer que le roi est nu et que leurs idées peuvent se réfuter rien qu’en les exposant à la lumière de la logique n’est pas si difficile qu’il y paraît à première vue. La vertu de l’égoïsme peut être le combustible qui fait fonctionner ce moteur qui fait bouger le monde, comme le pensait Aristote, et qui n’est rien d’autre que l’être humain. 
 
 


107 réactions


  • José Lopez-Martinez José Lopez-Martinez 5 mars 2010 09:55

    Il est plus que temps que les Européens découvrent cette personnalité marquante de la pensée politique américaine. On sent bien la différence culturelle entre les deux rives de l’Atlantique : ici, les crises économiques donnent des ailes aux utopies socialistes - malgré les systématiques et castastrophiques échecs enregistrés tout au long du 20e siècle - ; là-bas, chaque crise fait exploser les ventes des ouvrages d’Ayn Rand (l’année dernière, chez Amazon, Atlas Shrugged était classé 1er, 2e, 3e, 7e, 15e des ventes de classiques et 3e, 5e, 6e des ventes de fiction en général).


    • Traroth Traroth 5 mars 2010 14:29

      La relance économique par la vente d’ouvrage d’Ayn Rand, en somme... smiley

      C’est ça le secret de la prospérité économique étasunienne ! Ahem... smiley


    • ChatquiChouine ChatquiChouine 5 mars 2010 22:44

       Ils sont étonnants ces américains !

       Après avoir été licenciés et jetés à la rue par millions, conséquence directe des dérives d’un libéralisme absolutiste ayant entrainé une crise paroxistique, les v’la qui se ruent sur un ouvrage qui fait l’éloge....du libéralisme !?

       Si le symptome est généralisé, je ne doute pas que les petite échopes discrètes qui proposent menottes, latex et autres fouets en cuir doivent faire, elles aussi, un sacré chiffre d’affaire ! 


  • Francis, agnotologue JL 5 mars 2010 10:08

    Il est certain qu’en cette ère de capitalisme triomphant, de libéralisme pronant le « greed is good », tous les ennemis de l’ancienne Union soviétiques sont les bienvenus pour les prédateurs qui ne veulent voir dans les masses, qu’un troupeau de moutons. Et le meilleur moyen c’est évidemment de magnifier l’individualisme.

    « La conscience des masses n’a besoin d’être influencée que dans un sens négatif ». (Orwell)


    • José Lopez-Martinez José Lopez-Martinez 5 mars 2010 10:15

      @ JL :

      « ...tous les ennemis de l’ancienne Union soviétiques... »

      Parce qu’elle aurait encore des « amis », la défunte URSS, replendissant phare de la dictature du prolétariat ?

      Sinon, qui voit dans le peuple un troupeau de moutons - écorchables à souhait -, si ce n’est précisément le socialisme ? « Conscience de classe », vaste et sinistre escroquerie intellectuelle.


    • Francis, agnotologue JL 5 mars 2010 10:32

      Lopez-Martinez, nous savons bien désormais, que les discours que relaient les sirènes néo-libérales sont, ou bien de la propagande de spéculateurs, ou bien du néo-pétainisme : les premiers sont les prédateuirs, les seconds leurs idiots utiles.


    • José Lopez-Martinez José Lopez-Martinez 5 mars 2010 10:44

      @ JL :

      « ...ou bien du néo-pétainisme... »

      Quelle blague ! En appeler au fantôme du pétainisme pour diaboliser l’individualisme. Pétain-Travail-Famille-Patrie, le mec qui avait comme Premier Ministre un ancien socialiste et qui mit en place la Sécurité sociale à la française.


    • Francis, agnotologue JL 5 mars 2010 10:58

      « La « rupture », c’est quoi ? Le démantèlement des acquis sociaux, le fait que les riches paient moins d’impôts, qu’on privatise de façon rampante l’université, qu’on donne les coudées franches aux affairistes. Cette façon de déguiser une soumission au capitalisme mondialisé en révolution nationale relève en soi du « pétainisme », au sens formel. » « De quoi Sarkozy est-il le nom ? »,  Alain Badiou


    • José Lopez-Martinez José Lopez-Martinez 5 mars 2010 11:05

      JL,

      Sarkozy, le type qui pond une nouvelle taxe toutes les semaines et un nouveau règlement tous les deux jours, qui prône le nationalisme économique, dont le gouvernement bat en brèche la liberté d’expression et de pensée (Internet, voile, etc.) n’a strictement rien à voir avec l’individualisme ou le libéralisme. Sarkozy, c’est juste un gentil socialiste de droite, qu’aiment tant les Français.


    • Francis, agnotologue JL 5 mars 2010 11:27

      @ Lopez-Martinez, vous dites, je cite : « On sent bien la différence culturelle entre les deux rives de l’Atlantique : ici, les crises économiques donnent des ailes aux utopies socialistes »

      Vous avez vu ça où ? Dans vos cauchemars ?

      Vous dites : « Sarkozy est socialiste » ?

      Alors, pour vous le socialisme c’est : Le démantèlement des acquis sociaux, le fait que les riches paient moins d’impôts, qu’on privatise de façon rampante l’université, qu’on donne les coudées franches aux affairistes. ?

      C’est cela pour vous le socialisme ? Je crois que je n’aurais pas dû faire l’honneur à l’auteur - vous êtes chargé de répondre à sa place ? - d’intervenir sous ce qu’un autre intervenant a qualifié de torchon. Je ne vous salue pas !


    • Francis, agnotologue JL 5 mars 2010 11:31

      @ Lopez-Martinez, juste un mot encore : si vous croyez qu’un socialiste, même de droite est capable d’instaurer un bouclier fiscal, c’est que vous êtes, désolé de vous le dire, un imbécile qui n’a rien compris. Mais un imbécile de la pire espèce, un imbécile qui fait du prosélytisme.


    • José Lopez-Martinez José Lopez-Martinez 5 mars 2010 11:34

      @ JL :

      « Vous dites : »Sarkozy est socialiste«  ? »

      J’ai dit sarkozy est un socialiste de droite, c’est-à-dire un type qui prétend se servir de l’État pour favoriser ceux de la droite dont il est l’affidé, qui s’imagine que l’économie se règle à coups de décrets, qui assure que l’État doit se mêler de tout et de tous, etc.


    • José Lopez-Martinez José Lopez-Martinez 5 mars 2010 11:37

      @ JL :

      « ...vous êtes, désolé de vous le dire, un imbécile qui n’a rien compris... »

      Se faire traiter d’imbécile par quelqu’un qui nous assure que le libéralisme consiste à multiplier les règlements et à écraser les gens sous chaque fois plus de taxes est un plaisir de fin gourmet.


    • Francis, agnotologue JL 5 mars 2010 11:43

      Vous confondez socialiste et étatiste. Aujourd’hui, les deux intégrismes économiques en présence sont le néolibéralisme et le néoconservatisme ou étatisme, ou corporatisme comme on dit aux USA. Et tant que les Etats sont encore solvables, ces deux intégrismes sont complices

      L’objectif ultime des grandes sociétés qui forment le cœur du complexe du capitalisme du désastre, c’est d’introduire le modèle de gouvernement à but lucratif – qui progresse rapidement dans des circonstances extraordinaires – dans le fonctionnement ordinaire, au jour le jour, de l’Etat. Autrement dit, il s’agit de privatiser le gouvernement. (Naomi Klein, « La stratégie du choc »,)

      « Structurellement, l’équivalent politique de l’entreprise est l’Etat totalitaire. » (Noam Chomsky, cité là)

      « Le Fascisme devrait plutôt être appelé Corporatisme, puisqu’il s’agit en fait de l’intégration des pouvoirs de l’état et des pouvoirs du marché. » (Benito Mussolini, cité là) Le fascisme est l’évolution naturelle du capitalisme.

      Ce que Naomi Klein appelle du corporatisme, autrement dit l’étatisme néolibéral, c’est un fascisme de droite.



    • José Lopez-Martinez José Lopez-Martinez 5 mars 2010 11:52

      @ JL :

      « Le fascisme est l’évolution naturelle du capitalisme. »

      C’est celaaa ouiii... C’est bien pourquoi les fondateurs du fascisme étaient socialistes et défendaient des politiques socialistes. C’est bien pourquoi le parti nazi s’appelait Parti national socialiste des travailleurs allemands. Pas national-capitaliste, pas national-libéral ou national-plombier, mais bien national-SOCIALISTE. C’est bien pourquoi que programme du parti nazi aurait parfaitement pu être repris par n’importe quel parti socialiste :

      « - Nous exigeons que le gouvernement se consacre avant tout à son obligation d’offrir aux citoyens les opportunités adéquates pour l’emploi et pour gagner leur vie ;
      - Il ne sera pas permis que les activités des individus choquent avec celles de la communauté, au contraire, elles devront être confinées et consacrées au bien de tous ;
      - Nous exigeons la nationalisation de toutes les entreprises qui auront été concentrées (en trust) ;
      - Nous exigeons que l’État partage les bénéfices de grandes entreprises ;
      - Nous exigeons que la provision pour les plus âgés augmentent à une échelle supérieure ;
      - Nous exigeons la réforme de la terre... ; l’approbation d’une loi de confiscation de la terre à des fins communales ; l’abolition de l’intérêt sur les hypothèques et l’interdiction de la spéculation sur la terre ;
      - Nous exigeons une réforme agraire... ; la promulgation d’une loi d’expropriation sans compensation des propriétaires de n’importe quelle terre qui pourrait être requise pour les intérêts nationaux ; l’abolition du loyer de la terre... ;
      - L’État organisera de manière adéquate le système culturel... la conception de l’idée de l’État (la science de la citoyenneté) sera enseignée dans les écoles dès le début ; nous exigeons que les enfants... soient éduqués à la charge de l’État ;
      - C’est le devoir de l’État d’aider à élever l’état moyen de santé de la nation en fournissant des centre publics de maternité, en interdisant le travail infantile... » (programme en 25 points du Parti Allemand National Socialiste des Travailleurs)


    • saint_sebastien saint_sebastien 5 mars 2010 12:33

      Les nazis se sont alliés aux vieilles familles bourgeoises allemandes , et aux banquiers américains , la crème du socialisme bref ...

      les nazis n’avaient rien de socialistes ... Rosa Luxembourg en sait quelque chose ... combien de socialistes et de communistes dans les camps de concentration ?

    • Francis, agnotologue JL 5 mars 2010 12:42

      @ Lopez-Martinez, vous confondez le discours des nazis et leur action. Comme on avait vu des prédateurs faire ce qu’ils disent et dire ce qu’ils font 

      Il en est de même entre le discours néolibéral et l’action des corporatistes à ceci près : l’un est l’alibi de l’autre, et réciproquement. Les autoproclamés néolibéraux ne sont que la parole non déclarée des prédateurs, et les prédateurs sont médiatiquement muets : on n’a jamais vu un coporatiste justifier son action, dire qu’effectivement il bénéficie de prébendes indues, de largesses, jamais l’on n’a entendu un lobbyiste dire qu’il « influence » les élus.

      Les libéraux disent ce qu’il conviendrait de faire et les corporatistes font ce qu’il conviendrait de dire. Ainsi, nul ne peut les accuser de se contredire.

      Et l’énergie dépensée à démonter les discours impensés des néolibéraux est un booster à l’action prédatrice des puissances économiques. Réciproquemen, la prédation des corporatiste eouvre un boulevard aux sirènes libérales. En somme, rien de nouveau sous le soleil depuis que l’on sait que les cons ne perdent pas leur temps, ils perdent celui des autres.


    • xbrossard 5 mars 2010 13:04

      @JLM

      « J’ai dit sarkozy est un socialiste de droite »

       smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley

      je propose JLM comme grand gagnant de la plus grosse connerie du mois (de l’année peut-être ?)


    • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 5 mars 2010 13:38

      Pourtant Jose a raison

      le liberalisme economique et societal s’oppose a l’interventionnisme

      Combien d’impots nouveaux sous Sarko ? Ciombien de lois en plus dans tous les domaines ? Combien de nationalisations d’entreprises et de subventions versees ?

      Repondre a ces questions vous permettra de realiser a quel point nous sommes TRES TRES LOIN du liberalisme en France en 2010.


    • Traroth Traroth 5 mars 2010 14:32

      « diaboliser l’individualisme » : Nul besoin de diaboliser l’égoïsme pour que chacun se rende compte que ça n’est pas une bonne méthode pour diriger la société ! Les libéraux prétendent que la loi de la jungle est le dernier mot de l’évolution sociale humaine, mais quand on voit les résultats, on ne peut qu’espérer que ça soit faux !


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 5 mars 2010 15:13

      @ JL


      Vous vous engagez dans un débat avec les nouveaux - ou rebaptisés - thuriféraires à plein temps sur Avox de la vision américaine du monde. Puis-je vous suggérer de voir plutôt comment leur discours s’articule et comment leurs intervention s’imbriquent. La structure est intéressante et la comprendre la rend facile à contrer. Avant de gaspiller des cartouches, attendons de voir si leur action est ponctuelle et cessera après les régionales ou si elle est un nouveau phénomène permanent


      PJCA

    • Daniel Tourre Ziberal 6 mars 2010 11:09

      Il a parfaitement raison.

      Sarkozy est un socialiste de droite.

      Toute sa politique n’est qu’un hymne a un état omniprésent.

      Il n’y a pas d’hyper-président sans hyper-état.

      Mais nos étatistes français a peine dégrossi du communiste, traitent de libéraux tout ceux qui sont en dessous qui font un politique un peu en dessous de l’URSS.


    • Francis, agnotologue JL 6 mars 2010 13:05

      Bonjour Pirerre JC Allard, j’ai décidément beaucoup de mal avec ce texte. C’est la deuxième fois que j’essaie de le comprendre, je n’y arrive pas. J’essaierai une autre fois peut-être.


    • Claude Hubert rony 7 mars 2010 20:14

      @ zibéral...

      vous dites ??


  • Cug Cug 5 mars 2010 10:21

    Arf tant d’inepties !

    Vive la « Rand corporation » bien connue pour sa vision bienfaitrice de l’humanité.

    Et chacun pour sa gueule smiley


    • José Lopez-Martinez José Lopez-Martinez 5 mars 2010 10:26

      @ Cug :

      La RAND Corporation n’a rien à voir avec Ayn Rand. Ici, RAND est l’acronyme de « Research and Development » et il s’agissait d’un programme de l’Armée de l’Air américaine.


    • Cug Cug 5 mars 2010 10:39

      Dsl mais vu la teneur de l’article, la « RAND corpo » va très bien avec !

      Limite je dirai que cet article est sponsorisé soit par l’extrème droite ou des marchands d’armes.

      Dans le premier cas la soi disant liberté de chacun est garanti par l’armée et la police face aux cohortes de pauvres et dans le second par vous même ...


  • kitamissa kitamissa 5 mars 2010 10:25

    dans la vie,c’est à chacun sa chance ....il faut la provoquer pour qu’elle vous sourie et accepter la défaite si vous n’avez pas su la saisir ,mais ne jamais dire que c’est la faute aux autres !

    sa vie ,on la fait soi même,compter sur les autres avec l’esprit moutonnier ,c’est la louper !

    c’est pour celà que je n’ai jamais pu adhèrer à la philosophie socialo - communiste !


    • foufouille foufouille 5 mars 2010 11:50

      tu es plutot ne a la bonne epoque
      journal de 78, 3 pages de boulots
      maintenant 2 encadres bidons
      plus les deloc.........


    • kitamissa kitamissa 5 mars 2010 13:19

      Foufouille ..

      la chance,c’est pas dans les petites annonces qu’on la trouve,et l’époque n’a rien à voir là dedans .....

      la chance,c’est lorsque que l’on ose voler des ses propres ailes et que l’on prend un risque !
       si ça marche tant mieux,si ça foire,tant pis,on essaie encore ,il faut s’accrocher et ne compter que sur soi même ....

      et ne invoquer la faute des autres en cas d’échec ;

      personne ne fait de cadeau à personne,et ce ne sont pas les belles promesses faites par des marchands de rêve professionnels qui te feront vivre !


    • foufouille foufouille 5 mars 2010 13:33

      non kita
      ca montre qu’il y a plus de boulots dans les journeaux
      en belgique 21 carrefour vont fermer
      apres les usines les magasins
      ensuite ?

      suffit de ragarder les code barres
      france 300-379
      code interne 200-299 (aldi)

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Code-barres_EAN


    • foufouille foufouille 5 mars 2010 13:37

      et aussi transforme, emballe en france
      meme francais est en pourcentage

      « veritable cassoulet artisanal »
      tu retourne : eXXX en quantite


    • Traroth Traroth 5 mars 2010 14:38

      « sa vie ,on la fait soi même » : C’est ça ! Fils de Sarkozy ou gamin du Darfour, tout le monde a les même chance dans la vie !

      On est exactement au cœur de la mythologie libérale, là ! C’est le mensonge qu’on fait croire à tout le monde, et finalement, ce sont les rmiste qui se retrouvent en train de protester contre l’ISF. Pour quand ils seront riches, bien sûr...


    • foufouille foufouille 5 mars 2010 16:27

      non a son epoque c’etait vrai


  • nhjsenior 5 mars 2010 10:30

    Mort de rire à la lecture de cet article

    Comme si la propriété était un acquis génétique, comme si la pensée politique américaine était la panacée.

    Non mais descendez de vos arbres les gars. La pensée américaine domine le monde depuis bientôt 50 ans. Et vous affirmeriez que le résultat de cette domination est digne de louange. Les désastres économiques, les pays ravagés par la guerre, les ingérences dans les gouvernements du monde, l’uniformisation des cultures, le vol des matières premières : nous vivons la pire époque de l’humanité avec un impérialisme le plus dur, lu plus violent que l’on n’ait jamais vu, alors que la Terre pourrait largement produire le nécessaire au bonheur de l’humanité.

    Même le peuple américain devient une proie pour ces libéraux que vous n’osez pas nommer.
    Et pourquoi opposez cette pensée à la pensée de gauche ? Comme si défendre des idées de gauche était plus dangereux que la pensée de droite !!!! (je tiens à vous rassurer je ne suis pas de gauche !!)

    Mais qui êtes vous monsieur l’auteur de cet article pour encenser une philosophie aussi lamentable. Ouvrez grands vos yeux et remarquez combien les états (même socialistes) protègent d’abord les riches, les nantis et les grandes industries brefs tous ceux qui prônent le respect de l’individualisme et de la propriété. A première vue cela n’a pas l’air de rendre le monde heureux. En dernier lieu que Ayn Rand soit un succès de librairie ne prouve rien. Le prix Nobel d’économie fut bien attribué à un certain Friedmann dont les frasques ont entrainées des millions de mort.

    En conclusion permettez moi de vous proposer une alternative à votre philosophie politique. : Les droits principaux de l’homme sont de survivre et l’aspiration au bonheur.

    Parler de la propriété comme une aspiration éthique !!! c’est pathetique


    • José Lopez-Martinez José Lopez-Martinez 5 mars 2010 10:54

      @ nhjsenior :

      « Comme si la propriété était un acquis génétique... »

      Non, ce n’est pas un acquis génétique, c’est un droit qui doit être protégé car nécessaire à la réalisation de toute société humaine viable.


      « ...comme si la pensée politique américaine était la panacée... »

      La pensée américaine, c’est surtout et essentiellement de la pensée européenne. Ainsi tous les théoriciens fondateurs de l’individualisme et du libéralisme furent des européens. Par ailleurs, Ayn Rand, également d’origine européenne, reconnaît parfaitement sa dette intellectuelle à Aristote.


    • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 5 mars 2010 13:49

      La pensée américaine domine le monde depuis bientôt 50 ans


      mais de QUELLE pensee parlez vous ?

      Milton Friedman ? Naomi Klein ? Gary Becker ? Noam Chomsky ?

      Vous faites rire. C’est comme ceux qui disent , la bouffe US c’est le Mc Do, en oubliant la cuisine Cajun, le Tex Mex ou le bio du Vermont


    • Traroth Traroth 5 mars 2010 14:39

      "c’est un droit qui doit être protégé car nécessaire à la réalisation de toute société humaine viable«  : Ca, ce n’est rien d’autre qu’une affirmation gratuite dénuée d’ »intérêt !


    • Rétif 5 mars 2010 21:36

      Droit de survivre et droit au bonheur ?

      eh bien ! mais, justement. Ce sont les droits mêmes de l’individu !

      Mais la constitution américaine est plus précise dcans son préambule : il y est question de
       
      Droit "à la recherche du bonheur, donc la recherche personnelle et individuelle.

      Il n’y a pas de droit opposable au bonheur que l’individu ait à réclamer des autres !
       


    • Proudhon Proudhon 7 mars 2010 20:27

      Une lecture pour vous à méditer :

      Théorie de la propriété (1862)Pierre-Joseph Proudhon (1809-1865)

      http://classiques.uqac.ca/classiques/Proudhon/theorie_de_la_propriete/theor ie_de_la_propriete.html

    • William7 9 mars 2010 15:26

      Bienvenue dans le royaume timbré et sociopathique de l’anarcapie. smiley


  • sisyphe sisyphe 5 mars 2010 10:38

    La gauche hait l’individualisme parce que cette dernière sait que si les gens se respectent eux-mêmes et se préoccupent de leur bien-être, jamais ils n’accepteront de se soumettre.

    Une phrase, une seule ; la première, et on s’évite ainsi de lire tout le torchon qui suit !

    Quelqu’un peut tirer la chasse ?
    Merci.


    • werther_original werther_original 5 mars 2010 14:12

      sisyphe , ca c’est de l’argument choc. nous le nommerons argument « closet ».

      Plus sérieusement , il y a un moyen très simple de voir qu’il n’y a pas de division politique en france.

      simple , on ne parle pas de politique.

      Nous avons droit à des débats sur des « ajustements économiques » , « financer tel loi avec tel ponction sur tel caisse a tant de % »

      Ce n’est pas de la politique , c’est de l’économie.

      Le fait que l’on ne parle pas de politique est très simple à comprendre. Il n’y a pas lieu d’avoir de débats, tous sont d’accords. Le projet politique est « le mondialisme ». p.s , ump , les verts , modem .... tous sont mondialistes ou alter-mondialistes.

      Alors sisyphe , qui a priori , defendez la gauche contre des valeurs de droite qui seraient vecteur de concurrence, je disais donc sisyphe , que vous defendez un systeme qui amenera de toute manière une concurrence , qui , si elle n’est pas nationale , sera internationale.


    • Traroth Traroth 5 mars 2010 14:43

      « Voila pourquoi je suis apolitique » : Etre apolitique, c’est accepter de subir sans broncher. Croire que toutes les opinions se valent, ce n’est pas être apolitique, c’est être relativiste, et donc incapable de jugement.

      Votre erreur est de croire que les opinions exprimées par les penseurs poltiques (et je ne suis pas en train d’assimiler les commentaires sur ce forum à de la pensée politique, hein. Avis aux mal-comprenants...) est sans impact sur le réel.
      Rien n’est plus faux ! La société est façonnée par les choix politiques.


    • Traroth Traroth 5 mars 2010 14:43

      @Pascal M.Vincent : j’ose espérer que vous ne votez pas, cela dit !


    • werther_original werther_original 5 mars 2010 15:00

      Croire que toutes les opinions se valent, ce n’est pas être apolitique, c’est être relativiste, et donc incapable de jugement.

      Deja une opinion , c’est sale.

      Ensuite , quand les grandes décisions se valent réellement et que les différences sont sur des points de détail ? Que dit-t-on ?

      ben selon traroth , ca ne se dit pas puisque cela n’existe pas.

      Bon traroth , j’imagine qu’au PS ou a l’ump , tous les gens ne sont pas d’accord sur tout. Il n’empeche que dans les grandes lignes , ils appartiennent a l’ump.

      Voila , vous reculez votre loupe et vous voyez la meme chose entre les partis politiques. Ils sont tous du même bord mais avec des différences.


    • Traroth Traroth 7 mars 2010 12:19

      Je suis le premier à dire qu’il n’y a pas de différence entre le PS, le Modem et l’UMP. Ca ne veut pas dire que tous les partis sont pareils.


  • Gabriel Gabriel 5 mars 2010 10:59

    A quand un vaccin contre la connerie ?


  • drlapiano 5 mars 2010 11:50

    Bravo Lucilio d’oser affronter les crachat pour faire découvrir Ayn Rand.
    Ayn Rand, à lire absolument ...

    La réaction de « sisyphe » est typique : la phrase « la gauche hait l’individualisme .... » est sans doute un raccourci un peu rapide et inutilement polémique

    Il n’en reste pas moins que« sisyphe » fuit la réflexion dés que l’on conteste son modèle bienveillant de connaissance de ce qu’ est le bien de l’humanité souffrante, et du bon chemin pour aller vers un avenir radieux !
    Modèle qui passe par la coercition, la soumission ... ce qu’il refuse d’admettre ...
    D’où l’insulte comme argument ! Intéressante façon de débattre.


    • foufouille foufouille 5 mars 2010 11:51

      et ton modele par l’esclavage


    • Traroth Traroth 5 mars 2010 14:44

      « la phrase »la gauche hait l’individualisme .... " est sans doute un raccourci un peu rapide et inutilement polémique" : Non, c’est une erreur. Ou un mensonge. En tout cas, c’est faux.


    • Daniel Tourre Ziberal 6 mars 2010 11:14

      Oui bravo.

      Il est clair que pour les étatistes fanatiques ce forum, plus enivrés d’Etat que les fascistes italiens, un écrivain qui défend l’individualisme c’est un objet incompréhensible.

      En plus elle a vécu aux USA, là pour nos xénophobes étatistes c’est intolérable.

      Ce qui est frappant, c’est l’inculture crasse des adversaires du libéralisme.
      Ils prétendent s’y opposer à longueur de mails, mais ils ne le connaissent tout simplement pas. Ils n’ont jamais lu un auteur libéral, ils sont complètement à coté de la plaque 9 fois 10.


    • Traroth Traroth 7 mars 2010 12:21

      Ce qui est surtout frappant, c’est votre recours à l’attaque contre vos adversaires faute d’argument. Si on remplacle « individualisme » par un synonyme, comme « égoïsme » dans vos propos, ça devient très éclairant !


  • kiouty 5 mars 2010 12:06


    Ces salauds de pauvres qui vouent une haine aux riches, faudrait vraiment les exterminer quoi XD


    • Rétif 5 mars 2010 21:16

      Mais non, faut pas les exterminer.
      Qu’est-ce qu’on ferait sans eux !

      Et puis je ne crois pas que ceux qui papotent et tapotent sur Avox fassent partie de cettet catégorie.

      Eux aussi que feraient-ils sans les pauvres ? Que leur resterait-il à papoter ?


  • saint_sebastien saint_sebastien 5 mars 2010 12:42

    Le libéralisme , n’est pas la libre entreprise , c’est le vol. L’appropriation et le vol des terres des indiens , le vol des terres des améridiens , le colonialisme britannique ou français , la transformation de toutes les ressources gratuites ( eau , air , terre ) en ressources payantes , les cartels , les oligopoles , etc ...

    L’état final du libéralisme , quand un business a écrasé tout ces concurrents , c’est le fascisme , la fusion de l’industrie privée et de l’état , puisque il s’agit de maximiser son profit , autant dicter les lois qui vont permettre de le faire.
    Le libéralisme est aussi utopique que le communisme et conduit de la même manière au despotisme , car la faiblesse d’un système n’est pas le système lui même , mais la nature de l’homme, un prédateur qui voudra toujours détruire son voisin pour le dominer.

    L’Amérique , championne du « libéralisme » a les plus grosses dépenses publiques et un déficit public bien supérieur à la France.

    Les gogos libéraux français oublient toujours de le signaler... puisque leurs amis industriels américains se servent dans la caisse via la corruption et l’attribution des marchés publics truquée.

  • saint_sebastien saint_sebastien 5 mars 2010 12:50

    Pourquoi les libéraux ne vont ils pas tous s’installer aux USA , et nous foutre la paix , pas de cartes vertes ? je croyais que c’était le pays de la liberté , apparemment pas d’immigration lol ...


    Ce pays tombe en ruine , et les gogos nous sortent la bible de Ron Paul ... ce même Ron Paul non favorable à l’immigration sud américaine aux USA , alors que les WASP américains sont eux même des immigrés , et par dessus tout , des voleurs , meurtriers et pillards ...

    Bref encore de la pure hypocrisie , qui heureusement , est en train de tomber , exactement comme le communisme. Mieux vaut s’y préparer plutôt que vouloir réanimer le cadavre.

  • Guit'z Guit’z 5 mars 2010 13:01

    Résumé de son torchon : MON pognon, MES plaisirs, MON estomace, MA gueule... C’est toi ou moi ? Alors TA GUEULE !


  • sleeping-zombie 5 mars 2010 13:02

    Bon moment de détente...
    Ce que j’aime avec les anti - <insérer le mot en « isme »> primaire, c’est qu’ils sont jamais à une contradiction près...
    ou comment faire l’apologie de la bourgeoisie :
    « Si les travailleurs luttent pour de plus hauts salaires, ces derniers sont présentés comme des avantages sociaux ; si les entrepreneurs luttent pour des bénéfices plus grands, on les traite d’avares égoïstes. »
    et montrer l’étendue de son horreur :
    « L’homme qui produit pendant que d’autres disposent du produit de son effort est un esclave. »

    Ca me rappelle notre actuelle président à l’époque ou il était caporal-chef de la police, qui déblatérait dans une émission de son pote bétonneur (TF1 ou LCI je sais plus...) et qui disais en substance : « comment voulez vous accepter que des types qui ne fichent rien de toute la journée roule dans des voitures que personne ne peut se payer ? ».
    Bon, lui parlais des trafiquants de drogue, mais venant du maire-de-Neuilly-depuis-25 ans, ces propos prennent une toute autre saveur...


    • Traroth Traroth 5 mars 2010 14:55

      Quel sommet dans le relativisme. Comme si un travailleur luttant pour avoir de quoi survivre et à manger tous les jours, c’était la même chose qu’un entrepreneur qui lutte pour s’acheter une cinquième Ferrari ! Tout se vaut, hein...


  • xbrossard 5 mars 2010 13:21

    @l’auteur

    « Selon cette philosophie, le monde nous enseigne que l’homme est dépourvu d’instincts et qu’il peut seulement survivre avec sa raison. Pour cela, il a besoin que ses actions ne se voient pas parasitées par des hordes ou des pillards qui le privent des fruits de son travail »

    exactement ce que je pensais, je bosse dans une SSII où je doit rapporter 3 fois ce que je coûte...mais pourquoi je me fais parasiter par mes patrons qui me privent des fruits de mon travail ?!?

    Ah mais je me suis trompé, les patrons sont dans le camp des bons, c’est l’Etat qui me prend sur ce qui me reste après les vautours qui est le méchant...


    • werther_original werther_original 5 mars 2010 13:56

      C’est simple , tu te met en free-lance.


    • Traroth Traroth 5 mars 2010 14:58

      Voila : Tu te mets en freelance. Et comme toutes les grosses boites ne traitent qu’avec des grosses SSII, tu es obligé de devenir un sous-traitant dont tu étais avant un salarié. La seule chose que tu as perdu au passage, c’est le statut de salarié, et tu risque de gagner moins qu’avant !

      Pas de bol que certains connaissent le panier de crabes informatique, hein ? Ca empêche de raconter des conneries tranquille...


    • Traroth Traroth 5 mars 2010 14:59

      « de devenir un sous-traitant de la boite dont tu étais avant un salarié »


    • werther_original werther_original 5 mars 2010 15:12

      je travaille dans un SSII , personnelement , mes patrons ne touche pas 3 fois ce que je rapporte. Quand on enleve les charges et les frais de déplacement , les frais de prospection , l’infrastructure.......

      Si j’etais en free-lance , je toucherais 300-400 euros de plus sans avoir un statut de salarié.


    • Traroth Traroth 5 mars 2010 15:20

      Si tu n’es pas en sous-traitance, tu peux gagner bien plus que ça, mais ce n’est vraiment plus la règle.

      Après, si tu veux les mêmes sécurités, il faudra payer des caisses complémentaires...


    • werther_original werther_original 5 mars 2010 15:27

      ah oui , plus que ca ?

      Il faut compter aussi que tu n’as pas de congés payés. Tout congé est sans solde.

      Refaites le calcul.

      J’ai trois free-lance autour de moi.
      Salaire moyen 2200 - 2500 euros net en comptant tout.


    • Rétif 5 mars 2010 21:28

      Heureusement que tu rapportes plus que ce que tu ne coûtes, sans ça, t’aurais pas eu le boulot  !


    • Daniel Tourre Ziberal 6 mars 2010 11:26

      je suis freelance dans l’informatique depuis 10 ans.

      Effectivement, les grosses boites imposent de passer par des SSII, mais tu met en concurrence les SSII et ça marche.
      Si elles ne sont pas contentes, tu vas voir une autre SSII...
      Tu gagnes plus et tu as plus de pouvoir.

      Mais c’est clair que ça fait mal de laisser 12% de ta factu.

      Un problème culturel il me semble : En France, on aime pas l’individualisme.
      Et un problème de droit du travail : A cause du droit du travail, un inspecteur du travail peut requalifier un independant comme un salarié.. même si l’independant ne le veut pas !! Résultat : les grosses boites se blindent.


  • Traroth Traroth 5 mars 2010 14:24

    « La gauche hait l’individualisme parce que cette dernière sait que si les gens se respectent eux-mêmes et se préoccupent de leur bien-être, jamais ils n’accepteront de se soumettre » : Le socialisme cherche à « soumettre » les gens (mais à quoi ?), c’est un postulat de base de l’article qui n’est même pas discuté. Si vous n’admettez pas ce postulat, passez votre chemin. Personnellement, je n’ai pas pris la peine de lire plus loin.

    Article de propagande bien puant !


    • werther_original werther_original 5 mars 2010 14:40

      ben au socialisme , il me semble.


    • Traroth Traroth 5 mars 2010 15:00

      Et en français, ça donne quoi ?


    • werther_original werther_original 5 mars 2010 15:19

      l’important n’est pas la langue mais la comprehension.

      Le socialisme c’est la collectivisation. Que ce soit collectivisation du systeme de santé , retraite ou autre.

      Donc l’individualisme n’est pas trop compatible avec le socialisme puisque un individualiste dira : moi , je me suis démerdé , les autres n’ont qu’a faire comme moi ; et de plus je ne pense qu’a mon epanouissement personnel.

      Donc le socialisme cherche a soumettre les gens au socialisme , en ce sens qu’il cherche a les soumettre a une culture « d’obliteration » de l’egoisme.

      Ca va , en francais et expliqué en plus.


    • Traroth Traroth 5 mars 2010 15:23

      Le socialisme ne prône que la propriété collective des moyens de production, rien d’autre.


    • werther_original werther_original 5 mars 2010 15:29

      ce que vous dites est que l’on peut tres bien imaginer un systeme socialiste avec des mutuelles privés , pas de retraite par répartition et avec des hopitaux privés.

      C’est cela ?


    • foufouille foufouille 5 mars 2010 15:41

      le socialisme doit etre minimum, sinon ca n’a rien de social comme actuellement
      une partie de la societe pourrait etre socialiste et une autre part liberaliste


    • Bodhi 5 mars 2010 21:39
      • l’important n’est pas la langue mais la comprehension.
      • Le socialisme c’est la collectivisation. Que ce soit collectivisation du systeme de santé , retraite ou autre.
      • Donc l’individualisme n’est pas trop compatible avec le socialisme puisque un individualiste dira : moi , je me suis démerdé , les autres n’ont qu’a faire comme moi ; et de plus je ne pense qu’a mon epanouissement personnel.
      • Donc le socialisme cherche a soumettre les gens au socialisme , en ce sens qu’il cherche a les soumettre a une culture « d’obliteration » de l’egoisme.
      • Ca va , en francais et expliqué en plus.
      Votre raisonnement n’est vrai que si l’on considère que l’épanouissement personnel passe obligatoirement par une réalisation qui nous est entièrement propre.

      Si demain l’argent vient à disparaitre et que chacun reçoit ce dont il a besoin, la notion d’épanouissement personnelle ne va t-elle pas être différente ?
      J’en suis sûr.
      D’ailleurs dire que le socialisme qui est quand même une notion assez large
      (puisque regroupant la social-démocratie, le communisme, certains mouvements humanistes, le marxisme à son état le plus pur, l’anarchisme ...etc)
      ne met pas en avant la notion d’individu c’est quand même parler sans connaitre toutes les idéologies qui le compose.

      Les deux dernières que j’ai nommé le marxisme et l’anarchisme, celles que je connais le plus, on pour finalité d’un point de vue économique de réduire à une quantité nécessaire le temps de travail.
      Imaginez que l’on ne travail que 4 heures par jour au lieu de 8 heures actuellement. Que croyez vous que l’on va faire de ce temps supplémentaire ?
      La réponse est simple. On va faire ce que l’on veut.
      Pour moi c’est ça l’épanouissement personnel. Faire ce que l’on veut dans la limite du possible.
      Si pour vous le fait de s’épanouir passe par le travail, allez y travailler.

      Mais sachez que la pensée libérale quelque soit sa forme mettra toujours en avant le privé et la notion de concurrence qu’il impose ce qui obligera à travailler plus que dans un système socialiste libertaire et par conséquent vous laissera moins de possibilité de vous épanouir en dehors de votre travail.

      A plus...


    • Bodhi 5 mars 2010 21:50

      * je traite évidement de marxisme libertaire.


  • Dudule 5 mars 2010 15:37

    Grande offensive de la secte friedmanoïde aujourd’hui.

    La disparition de Jacques Guignol les a motivés.


    • Rétif 5 mars 2010 19:40

      Mais vigoureuse contre-offensive de la secte stalinienne.


    • Dudule 5 mars 2010 20:16

      Problème : je ne suis ni stalinien, ni communiste, ni trotskiste.

      Tendis que vous, vous êtes bien une crapule libérale. Ou un imbécile libéral. Après trente ans de libéralisme déchainé, maintenant que l’on a pu en tirer les conséquences, celles-ci sont les suivantes :

      Les libéraux sont soit des crapules, soit des imbéciles. Choisis ton camp, camarade.


  • Rétif 5 mars 2010 16:31

    La haine de l’individualisme, c’est bien la définition de toute pensée de type marxiste,
    aboutie en fascisme, national-socialisme, lénino-stalinienne.

    « Enfin, aujourd’hui, l’individualisme est définitivement mort, détruit,éliminé » (André Wurmser
    philosophe, membre du PCF, dans un article des Lettres Françaises en 1952)


  • Rétif 5 mars 2010 16:34

    Pour le fun

    « Le prolétariat est incapable de pensée autre que corporatiste. La révolution doit lui être apportée par des intellectuels bourgeois » Lénine.


  • Le péripate Le péripate 5 mars 2010 16:38

    Et dire que certains qualifient le socialiste Barroso d’ultra-libéral. Je crains qu’ils n’aient une attaque si d’aventure ils lisaient Rand.
    Car effectivement il y a de l’extrême chez Rand, un radicalisme exceptionnel. Et aussi, il faut le dire une attitude authentiquement sectaire (le groupe avait par exemple cherché à faire divorcer Rothbard ! ).
    C’est ce côté un peu étroit de la pensée de Rand, cet absolutisme intellectuel qui l’écarte définitivement de la souplesse de la pensée d’Hayek ou de l’utilitarisme rigoureux (voire maniaque) de Davis Friedman.
    Avec comme résultat que des pistes par elle ouvertes sont inexplorées, je pense par exemple aux mots qu’elle a sur le sacrifice.

    Une belle pensée, très peu connue en France, mais faut-il s’en étonner ? L’Université marxiste a bien travaillé. smiley


  • frédéric lyon 5 mars 2010 18:28

    Autre pensée à redécouvrir, celle de Frédéric Bastiat.


  • Pierre 5 mars 2010 18:30

    Un article nul sur une idéologue inculte et dogmatique, de son vrai nom Alice Rosenbaum, qui fuit l’URSS et gagne les Etats-Unis en 1926.

    Pour en savoir davantage sur cette imposture intellectuelle, je recommande le troisième chapitre du livre de François Flahault, Le crépuscule de Prométhée (Mille et Une Nuits, 2008).


  • Rétif 5 mars 2010 19:37

    Une idéologie inculte et dogmatique, c’est le socialisme !


    • Dudule 5 mars 2010 20:25

      Quel socialisme ? Fourier, Proudhon, Luxembourg ? Plus récemment Chavez, Mélanchon ? C’est quoi pour vous « le » socialisme ?

      Par contre, la lâcheté, la veulerie, la mauvaise foi, la pingrerie élevées en valeurs morales et sociales, de l’idéologie libérale, on en a tellement ras la casquette, on sait ce que c’est, merci, on sort d’en prendre.


  • Dudule 5 mars 2010 20:41

    D’ailleurs, en passant, tant que j’y suis, votre gourou, Anne Rand, ça fait des années que j’en entends parler. Pas vraiment une révélation. Ses écris et ses pensées ont été analysés comme fondement de l’idéologie néocon aux US, au même titre que Leo Strauss.

    Si vous croyez que le vent de l’histoire souffle dans votre sens et qu’il est temps de citer vos maîtres à penser pour servir votre prosélytisme, je vous affirme que vous faites fausse route : vous êtes vent debout, le balancier de l’histoire est en train de vous revenir dans la gueule. Vous avez eu votre heure, c’est terminé. Les journaputes continuent à vous servir la soupe par habitude, ils font ça depuis plus de trente ans, on ne se change pas comme ça du jour au lendemain, c’est normal...

    Mais j’ai noté dans les commentaires sur la mort de Jacques Guignol un certain nombre de gens qui se disent de droite ou dont on sait qu’ils le sont, dire en substance que quand ils l’ont appris ils ont repris deux fois des nouilles, un peu comme les gens de gauche. Il y a un sacré consensus républicain là dessus... Un Jacques Marseille qui meurt, ce sont des bibliothèques et des écoles qui apparaissent, pour paraphraser Hampaté Ba.

    Il faut vous y faire : tout le monde vous déteste en connaissance de cause, vous êtes à l’œuvre depuis trop longtemps, arrêtez de nous pompez l’air, on en a vraiment plein le fondement de vous et vos semblables ultra-minoritaires qui faites la pluie et le mauvais temps depuis des décennies.


  • Rétif 5 mars 2010 21:45

    Quel déversement !

    Sauf que ça manque complètement d’argumentation et de la moindre analyse !


  • paluard 6 mars 2010 09:51

    « L’unique société qui se base sur une éthique comme celle que propose Rand est celle des marchands, qui vivent en paix… et qui ne se consacrent pas à l’extorsion ou à la criminalité… » Euh, vous etes sérieux quand vous écrivez ça ?

    C’est sur, quoi de plus honnête qu’un marchand ? Un mafieux peut-être ? Puisque, après tout, eux aussi échangent « des biens contre des biens, de la valeur contre de la valeur, […] se fient à la parole donnée, […] travaillent dur pour progresser… »

    Bon, il y a un peu de vrai dans toute cette daube ; je vous conseille de lire ou relire ce manifeste pour essayer d’en prendre conscience en toute objectivité (d’accord, l’auteur était tout de même plus proche idéologiquement de Timothy McVeigh que de Chomsky, mais au moins il s’est bougé le cul lui !).

    Mais tout de même, c’est lorsqu’on lit des aberrations telles que votre « vertu de l’égoïsme », que l’on comprend à quel point nous sommes déjà loin sur la route de l’inversion des valeurs. On n’est plus très loin d’un bon « Viva la muerte ! ».

    (Encore une fois, et parce que rien n’est simple en ce bas monde, il faut lire Paul Diel pour comprendre la valeur de ce qu’il appelait « l’egoisme essentiel » ; a opposer au faux altruisme, au paraître, a ce que nous appellerions aujourd’hui le politiquement correct, et qui est en train de ravager les esprits.)

    Alors pour remettre les pendules a l’heure je vais vous donner la définition profonde des valeurs de droite et de gauche ; il s’agit de mon interprétation personnelle a moi, j’en suis très fier, et je l’ai même déposée a la SACEM.

    Si en général la droite a plus de partisans, plus de succès que la gauche, c’est parce qu’elle s’adresse au plus petit dénominateur commun en l’homme : le cerveau reptilien. Son discours est réductible au plus simple : mon pays ! mon boulot ! ma maison ! ma femme ! ma thune ! ma voiture ! mes gosses ! mon ! moi ! mien ! ma gueule !!!

    Et ce discours de reptile, eh bien il est aussitôt compris par tous, y compris moi-même, car tous nous avons un cerveau reptilien ; un cerveau inquiet et apeure autant que violent et meurtrier.

    Le message de la gauche en revanche s’adresse a l’homme ; et cette espèce-la est malheureusement beaucoup plus rare que l’espèce reptilienne, car elle suppose d’avoir un cortex, de savoir réfléchir, et de comprendre ce très étrange fait de l’existence : tout ce que je fais a l’autre, en bien comme en mal, je me le fais a moi aussi. Quand j’abaisse un homme, je m’abaisse aussi ; quand je le traite avec respect, je deviens respectable.

    (Et relisez Paul Diel pour comprendre que le seul échappatoire a cette implacable légalité, c’est de s’extraire de la condition humaine ; de devenir rat, porc, vautour ou requin, comme le montrent si bien les tenants du capitalisme.)

    Alors certes, il y a des ratés : réfléchir n’est pas chose aisée, et le cortex n’a pas l’ancienneté du cerveau reptilien, il lui faudra encore quelques updates avant de fonctionner sans accroc ; mais c’est a vous de choisir votre camp : les reptiles ou les hommes. Lucillio, après « le libre commerce des organes » et aujourd’hui « Ayn Rand », laissez-moi vous suggérez quelques prochains articles : « Pour booster l’économie, libérons le travail des enfants ! », « Le servage est-il préférable au salariat ? », « Tout est à vendre ? J’achète votre âme ! »


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