jeudi 11 juillet - par ddacoudre

Un virus Capitalosocomial

 Client, ce roi sans cervelle.
 
Cet étrange animal à deux pattes à l'appétit insatiable.
Un animal d'élevage par excellence comme il n'y en a pas un autre au monde.
Imaginons un mouton qui produise la nourriture qu'il mange et qui se tond la laine pour la racheter à fin de s'en recouvrir après l'avoir transformée en tout ce que nous voudrons, sur l'idée d'un autre mouton, qui lui ne se tond pas.
Celui ci lui fait payer son idée lumineuse, en profitant de l'appétit insatiable de ce mouton tondu qui ne sait que bêler.

Vous êtes comme moi, vous vous demandez si ce mouton qui a des idées c'est vraiment un mouton.

Et bien moi ce n'est pas comme cela que je me suis interrogé.
Je me suis demandé si celui qui a des idées n'est pas un mouton normalement conçu.
et s'il n'y aurait pas un sot travesti en mouton pour l'autre.
Je l'admets, le sot nous en parlons tous sans jamais avoir pu identifier son espèce.
L'on dirait le virus d'une maladie Capitalosocomiale culturel, c'est à dire transmissible par mimétisme. Le plus redoutable virus HUMAIN à ce jour.
Le seul vaccin inoculé a échoué 80 ans après sa première injection.

Personne n'a jamais pu isoler un sot.
C'est là la puissance de ce virus.
Longtemps on a cru qu'il était génétique. De récentes études sociobiolgiques ont confirmé que ce n'était qu'une mauvaise copie de innée.
Comme un produit Chinois. Nous avons fait du faux avant eux.

Dans ces conditions.

Si nous présentons un sot à un éleveur, il est preneur.
Il se fout de savoir s'il va l'habiller suivant la demande, en poule, glou-glou, canard, vache ou cochon.

Demandons. Et si l'envie n'est pas là, on la publiera, on l'offrira.
On transformera le sot à la demande, l'essentiel et que le client n'ait pas envie d'idées.


Les idées ça nous ruine, nous tond un mouton normal en moins de deux.

Au sot il faut le flatter. Il faut suivre les conseils de la Fontaine, chacun vit aux dépens de celui qui l'écoute, qui le flatte.

Et le sot il le vaut bien.
Ca a été fait personnellement pour lui.
Ajusté à da laine.
Si si croyez moi, le sot individuel.
La sottise adaptée à chaque sot.

Il ne faut pas lésiner sur la technologie,
C'est barbare de l'obliger de se tondre encore au ciseau.
À l'ère du net la tonte va plus vite, elle se fait à la minute au lieu de l'heure.
Il pourra choisir avec quel outil, quelle coupe à la mode il appliquera pour être In.
Enfin, en quelle forme de design il re endossera son pelage dans un espace apaisant, un espace calmant les douleurs de la tonte. Un brossage doux dans le dos sous un fond de nuages moutonneux. Une brosse en poil de SOI Narcisse.

Il aura un podium narcissique digital. Fini la flaque d'eau de Narcisse, le vent en troublé l'image. Son image se connecte se projette bien raser d'envie.

Un jour j'ai suivi un sot mouton au toilette. J'ai fait du voyeurisme.
J'ai été déçu pas de sot, c'était bien un mouton. J'étais frustré, un peu honteux d'un tel mauvais jugement sur des êtres.

J'ai profondément réfléchi
Lafontaine n'avait pu se tromper l'on ne répéterait pas quel que chose de faux.
Alors je suis allé chez mon boucher.
je lui ai réclamé une tête de mouton.
Il m'a demandé comment je vous la prépare.
Je lui ai dit : sans ce qui l'a fait succomber, dépendre, des mots de celui qui vit à ses dépens.


La nuit m'avait porté conseil.
J'avais compris qu'il fallait enlever le miroir du renard dans la tête du mouton.
Chez moi je défais le paquet.
Salaud de boucher toujours prêt à faire du fric, il a gardé la cervelle.

La même histoire raconté par : Le Nouvel economiste.fr
Une référence informative.

“Ici, le client est roi.” S’il y a bien un slogan commercial sonnant faux c’est celui-là.
Que n’a-t-on pas essayé de nous faire croire pendant des années ! Que l’avis (l’envie) d’un consommateur l’emportait sur la déballe du vendeur ? Archi-faux bien entendu. Jusqu’à aujourd’hui.
Époque désormais révolue. Le pouvoir change de camp.
Bienvenue dans l’ère du consommateur connecté. Les Anglo-Saxons évoquent le “Customer Empowerment”.
8 Français sur 10 ont accès à Internet, passant plus de 4 heures par jour sur la Toile dont une grâce à des appareils mobiles.
Hyper-connecté, hyper-informé, ce client-roi est enfin une réalité. Fabricants et marques, distributeurs et magasin doivent certes accepter cette nouvelle donne mais surtout s’y adapter.
Toute la relation client est chamboulée.
A la seule logique produit doit s’ajouter une nécessité de service. Approche transformant considérablement la façon dont les entreprises doivent être organisées.

Le plus grand H&M du monde a ouvert ses portes il y a quelques semaines au cœur de New York, à Times Square. Particularité de ce temple de la consommation de 5 000 m2 ?
Il multiplie les innovations de rupture au service du consommateur.
Sans surprise, le numérique est à l’honneur.
Le plus spectaculaire : un “podium digital” sur lequel les clients peuvent se filmer en train de porter les produits de la marque et les envoyer sur des écrans dans la boutique et sur les réseaux sociaux à leurs amis. Une “mezzanine digitale” avec de confortables canapés est aussi à disposition pour chouchouter ceux qui voudront recharger leurs smartphones, écouter de la musique ou profiter de tablettes tactiles généreusement proposées.
Le client roi, c’est donc désormais vrai.

Le Nouvel economiste a bien raison, le Renard est Roi et le Client Tondu.
 




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